Mossoul-Alep, les bons et les mauvais morts

Par ROBERT PARRY
Mondialisation.ca, 20 octobre 2016
consortiumnews.com

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Alors que l’offensive sur Mossoul menée par les États-Unis et leurs alliés vient d’être lancée, les grands médias américains préparent le public à la justification des victimes civiles, contrairement à leur discours sur Alep.

Notez la différence dans la façon qu’a le New York Times de préparer le public aux victimes civiles de l’offensive de la coalition américaine à Mossoul pour libérer la ville de l’État islamique (EI) – en présentant les terroristes comme les seuls responsables – avec les condamnations incessantes de l’offensive des forces syriennes soutenues par la Russie dans la partie Est d’Alep tenue par al-Qaïda.
Dans le cas de Mossoul, les plus d’un million de résidents ne sont pas montrées comme les victimes des frappes américaines et de l’offensive terrestre irakienne, bien qu’il est certain qu’un grand nombre mourront. Au contraire, les civils sont décrits comme attendant avec impatience d’être libérés des terroristes d’IS et de leurs coupeurs de têtes.
« Les résidents de Mossoul sont en train de stocker des vivres et écrivent furtivement des slogans de résistance sur les murs », écrit le vétéran du journalisme, Rod Nordland, sur le lancement, cette semaine de l’offensive américaine. « Ces forces combattront pour entrer dans une ville où pendant des semaines la loi autoritaire et impitoyable d’EI…a sévi contre une population impatiente de fuir ou de se rebeller, selon les interviews d’une trentaine de gens de Mossoul…Sortir de Mossoul était devenu dangereux et difficile : ceux qui étaient pris devaient payer un million de dinars, à moins d’être d’anciens membres de l’Armée irakienne ou de la police, dans quel cas la sanction était la décapitation….Les graffitis et autres actions de dissidents contre l’EI ont été plus fréquences dans les dernières semaines, tout comme les exécutions lorsque les vandales étaient pris. »
Le Times poursuit : « Les résidents de Mossoul n’en peuvent plus des règles sociales interdisant de fumer et appelant à jeter de l’acide sur les tatouages, des exécutions sommaires d’opposants supposés, de la flagellation de ceux qui n’assistent pas à la prière ou se rasent et de la destruction des monuments historiques non islamiques ».
Le message est donc clair : si l’inévitable arrive et que l’offensive américaine tue des civiles à Mossoul, y compris des enfants, les lecteurs du New York Times ont été convaincus d’accepter ce « dommage collatéral » comme nécessaire si l’on veut débarrasser la ville des extrémistes assoiffés de sang. La guerre pour écraser ces fous l’exige, même si le nombre de civils tués dans l’« échange de feu » est important.
Nous avons connu le même traitement de l’information par les grands médias à l’occasion de diverses offensives organisées par les États-Unis sur des zones urbaines, comme la dévastation de la ville irakienne de Fallouja, en 2004, lorsque les Marines ont chassé les insurgés hors de la ville en rasant ou endommageant gravement la plupart des bâtiments de la ville et en tuant des centaines de civiles. Mais ces victimes étaient décrites dans la presse occidentale comme des « boucliers humains », leur mort étant de la responsabilité des rebelles irakiens.
Malgré le fait que les forces américaines ont envahi l’Irak en violation de la loi internationale – la mort de milliers de victimes civiles irakiennes de la force de frappe américaine selon la doctrine « shock and awe » (choquer et terroriser en vue d’une domination rapide-NDT), devraient être considérées comme crime de guerre – ni le New York Times, ni aucun grand média américain, n’a fait d’analyse de ce type. Comme aujourd’hui, cette position n’a été le fait que d’une minorité politique. Les tribunaux de crimes de guerre sont destinés à d’autres.
À l’inverse, le Times décrit régulièrement la bataille pour Alep-Est comme un simple cas de barbarie des dirigeants russes et syriens qui bombardent des populations innocentes sans se préoccuper du coût humain, en vertu d’un apparente soif d’assassinat d’enfants.
Plutôt que de se concentrer sur la loi d’airain d’al-Qaïda imposée à Alep-Est, le Times disait à ses lecteurs, fin septembre, comment interpréter l’offensive russo-syrienne pour chasser al-Qaïda et ses alliés. Un article d’Anne Barnard et Somini Sengupta, publié le 25 septembre, était titré « La Syrie et la Russie semble prêtes à brûler Alep ». « Rendre la vie impossible et la mort certaine. Ouvrir une issue de secours ou offrir un marché à ceux qui partent ou se rendent. Laisser le peuple sortir au compte-goutte. Tuer tous ceux qui restent. Recommencer jusqu’à la prise de possession d’une scène urbaine désertée. Telle est la stratégie que le gouvernement syrien et ses alliés russes ont adoptée depuis longtemps pour soumettre les rebelles syriens, en écrasant massivement les populations civiles qui les soutiennent. Mais au cours des derniers jours, avec la désintégration des espoirs d’un nouveau cessez-le-feu aux Nations unies, les Syriens et les Russes semble se mobiliser pour appliquer cette stratégie de « tuer tous ceux qui résistent » à la cible pourtant la plus ambitieuse : les sections tenues par les rebelles de la métropole divisée d’Alep ».
On notera, à nouveau, comment les « rebelles » sont présentés comme des héros locaux plutôt que comme une bande de djihadistes syriens et étrangers qui combattent sous le commandement opérationnel du Font al-Nousra filiale d’al-Qaïda qui a changé récemment son nom en Jabhat Fatah al-Sham (Front de la conquête de la Grande Syrie). Un changement de nom et un simulacre de rebelles « modérés » qui ne sont qu’une nouvelle supercherie.
Gareth Porter, journaliste et historien écrivait que « l’information issue d’un grand éventail de sources, y compris celle que les États-Unis soutiennent explicitement, montre clairement que toute organisation armée anti-Assad dans ces provinces (d’Idleb et Alep) est engagée dans une structure militaire contrôlée par les activistes d’al-Nousra. Tous ces groupes rebelles combattent avec le Front et coordonnent leurs opérations militaires avec lui. Au moins, depuis que l’administration Obama a, en 2014, armé des groupes rebelles syriens, même si elle savait que ces groupes étaient en relation étroite avec le Front al-Nousra, qui, simultanément, recevait des armes de la Turquie et du Qatar. Les stratèges appelaient à fournir des missiles anti-tanks TOW au « Front syrien révolutionnaire » (FRS) qu’ils considéraient comme un « client » de l’armée syrienne indépendant du Front al-Nousra.
« Cependant, lorsqu’une force conjointe d’al-Nousra et de brigades non-jihadistes, incluant le FSR, ont pris la base militaire syrienne de Wadi al-Deif, en décembre 2014, la vérité à commencé à émerger. Le FRS et d’autres groupes auxquels les États-Unis avaient fourni les missiles TOW avaient combattu sous le commandement d’al-Nousra pour prendre la base.
Cette réalité – le fait que le gouvernement américain fournit directement de l’armement sophistiqué à al-Qaeda – est rarement mentionnée dans les grands médias américains, alors qu’on pourrait penser que cela ferait un « scoop ». Mais cela frustrerait le discours propagandiste tant désiré des « bons garçons » rebelles combattant les « mauvais garçons » soutenus par le gouvernement et les « super-mauvais garçons » russes.
Que se passera-t-il si les Américains comprennent que leurs impôts et l’armement américain servent au groupe terroriste qui a perpétré les attaques du 9/11 (attentat des Twin-Towers à New-York-NDT) ? Que se passera-t-il s’ils comprennent le contexte historique plus large dans lequel Washington a contribué au mouvement djihadiste moderne et à al-Qaeda, par son soutien et celui de l’Arabie saoudite aux moudjahidin afghans dans les années 1980 ?
Et que se passera-t-il si les Américains comprennent que les soi-disant « alliés » régionaux de Washington – dont l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et Israël – se sont mis du côté d’al-Qaïda en Syrie par haine de l’Iran chiite et de son allié, le gouvernement laïc syrien ?
On connaît ces sympathies pour al-Qaïda depuis plusieurs années, mais jamais il n’y a été fait référence dans les grands médias américains. En septembre 2013, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Michael Oren, alors proche ami du Premier ministre Benjamin Netanyahu, avait déclaré au Jerusalem Post qu’Israël privilégiait les Sunnites syriens à Bachar al-Assad. « Le plus grand danger pour Israël est l’arc stratégique qui s’étend de Téhéran à Damas en passant par Beyrouth », expliquait Oren au Jerusalem Post. « Nous avons toujours voulu le départ de Bachar al-Assad, nous avons toujours préféré les « mauvais garçons » qui ne sont pas soutenus par l’Iran aux « mauvais garçons » qui sont soutenus par l’Iran », même si les « mauvais garçons » sont affiliés à al-Qaïda, précisait-il.
Et, en juin 2014, parlant en tant qu’ancien ambassadeur à une conférence de l’Aspen Institute, Oren développait sa position, expliquant qu’Israël préférait même une victoire d’État islamique à la survie d’Assad soutenu par l’Iran en Syrie. « Du point de vue d’Israël, si un « mal » doit prédominer, que ce soit le « mal sunnite ».
Une telle « realpolitik », aussi cynique que dangereuse, est cachée au peuple américain. Au contraire, le conflit syrien est présenté comme ne concernant que les enfants. En forçant les civils à rester, al-Qaïda et ses alliés peuvent exploiter les blessés et les morts civils, particulièrement les enfants, dans un but de propagande.
Adoptant la stratégie de propagande d’al-Qaïda, le Times et d’autres médias ont mis l’accent sur les enfants. « Ils ne peuvent pas jouer, lire ou aller à l’école », pouvait-on lire le 27 septembre. « De plus en plus souvent, ils sont privés de nourriture. Les blessures ou les maladies peuvent être fatales. Beaucoup se blottissent avec leurs parents dans des abris souterrains sans fenêtres, qui n’offrent aucune protection contre les bombes puissantes qui ont transformé Alep-Est en scène de crime. Parmi les 250 000 personnes prisonnières dans le refuge de la ville divisée, il y a 100 000 enfants, les victimes les plus vulnérables des bombardements intensifiés des forces armées syriennes et de leurs alliés russes. Bien que le monde est périodiquement choqué par la souffrance des enfants dans le conflit syrien – les photos d’Omran Daqneesh prises par Alan Kurdi, avec le visage en sang en sont le meilleur exemple – la mort et les traumatismes sont de plus en plus fréquents chez les enfants. »
Ce discours propagandiste a imprégné la campagne présidentielle américaine. Martha Raddats, modérateur du second débat présidentiel, a intégré en grande partie le thème du « mal russe » dans une question, allant jusqu’à comparer les souffrances à Alep à l’Holocauste, à la campagne d’extermination de Juifs et autres minorités par les Nazis.
Ce qui a permis à l’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, de réitérer son appel à une intervention américaine plus importante en Syrie, y compris la « zone d’exclusivité aérienne » dont les militaires disent qu’elle nécessiterait une opération massive qui tuerait de nombreux syriens, civils et militaires, pour éliminer les systèmes sophistiqués de défense aérienne et les forces aériennes de la Syrie.
En se fondant sur la récente publication de Wikileaks des discours de Clinton aux banques d’investissement et autres intérêts spéciaux, nous savons qu’elle reconnaît aussi le coût humain élevé de cette stratégie. En juin 2013, elle disait : « Pour avoir une zone d’exclusion aérienne, vous devez détruire la défense aérienne en grande partie située dans les zones peuplées. Ainsi, nos missiles, même si ce sont des missiles « standoff » (bombes téléguidées-NDT) qui ne mettront pas nos pilotes en danger…vous allez tuer un tas de Syriens. Et ainsi, subitement, cette intervention dont les gens parlent si facilement, devient un engagement américain et de l’OTAN qui vous coûte un tas de civils. »
Cependant, au cours de sa campagne, Clinton a facilement parlé de sa proposition d’imposer une « zone d’exclusivité aérienne » sur la Syrie devenue encore plus dangereuse, depuis 2015, avec l’accord russe d’aide directe au gouvernement syrien pour combattre al-Qaeda et État islamique.
On ne dit pas, non plus, au sujet d’une telle intervention américaine, qu’elle pourrait ouvrir la voie à al-Qaïda et son clone EI pour battre l’armée syrienne et gagner le contrôle de Damas, créant même la possibilité d’un pire bain de sang chez les Chrétiens, les Chiites, les Alaouites, les Sunnites laïcs et autres « hérétiques ». Sans parler du fait qu’une « zone d’exclusion aérienne » imposée par les États-Unis serait une violation totale de la loi internationale.
Au cours des prochaines semaines, nous allons sûrement entendre souvent parler de la façon dont EI utilise le peuple de Mossoul comme « bouclier humain », en excuse aux bombardements américains lorsqu’ils frapperont des cibles civiles et tueront des enfants. Ce sera l’entière faute des rebelles. Sauf que c’est un autre registre de « règles du journalisme » qui a été appliqué à Alep.
Robert Parry
Article original en anglais : Good Deaths in Mosul, Bad Deaths in Aleppo, Consortiumnews.com, 17 octobre 2016
Traduction Christine Abdelkrim-Delanne, AfriqueAsie.fr, 19 octobre 2016
Robert Parry est un journaliste d’investigation collaborateur d’Associated Press et Newsweek dans les années 1980. Il contribue au site indépendant https://consortiumnews.com qui a publié cet article en anglais.
Avis de non-responsabilité: Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

La vie actuelle n’est pas limitée aux Moyen Orient .

Bernard Owen
Pourtant le Moyen Orient a tenu le devant de la scène. D’abord les avancées de DAESH ou ISIS selon la langue. Puis l’arrivée de la Russie, de l’Iran et le retournement de la situation. N’oublions pas l’étrange coup d’Etat en Turquie que l’on cherche à comprendre. En deux ans de temps les terroristes ont reculé et l’on se réjouit et pourtant les morts, les assassinats sont terribles.
Face à cela, l’absence de connaissance des règles de la démocratie font rêver. Les techniques électorales n’intéressent que peu de gens, mais le monde ne s’est pas arrêté et il existe un événement qui aurait dû retenir notre attention pendant sept ans.
Quel est cet événement de poids qui s’est produit après de longues négociations en dehors de cette activité béliqueuse. Il s’agit d’un accord économique « l’AECE » qui veut dire « accord économique et commercial global ». Techniquement il s’agit d’un accord entre le Canada et l’Europe. Ce qui surprend au premier abord est le déséquilibre entre le Canada et ses 10 provinces et les 28 Etats, maintenant 27, de l’Union Européenne.
Ce traité couvre les relations économiques bilatérales, les produits et les services, l’investissement et les achats gouvernementaux.
L’entente entre les différents partenaires pouvait donner lieu à quelques difficultés. Pour éviter les désaccords avec l’un des participants le traité prévoit que l’entente ne s’appliquera que durant 10 années.
Le retrait de la Grande Bretagne de l’Europe ainsi que la séparation possible de l’Ecosse de l’Angleterre indique quelques difficultés. La situations internationale de la Grande Bretagne est pour l’instant, la seule complication.
Il apparaît que nos législateurs ont souhaité aller un peu plus loin. Car pour que l’accord entre en vigueur l’ensemble des assemblées législatives régionales concernat et fédérales doivent être en accord. L’Europe a exigé que les 10 provinces canadiennes donnent leur accord. Or, jamais les provinces canadiennes ne s’ont intervenu au niveau international.
Faisons un parallèle avec les Etats-Unis. L’on envisage difficilement ce pays tenant compte de l’avis des 50 Etats dans le cadre d’un accord international. Les sujets de discorde se multiplient. Greenpeace critique l’intervention des tribunaux. L’on critique la possibilité d’investisseurs chercher l’arbitrage contre l’Etat. Nicolas Hulot qualifie l’accord de « liberticide ».
Collentin de Salle (directeur scientifique du Centre Jean Gol), auteur du projet mentionne que le progrès de la civilisation a toujours été le résultat d’un commerce avec les Etats d’Amérique du Nord. Terminons sur une note tragicomique: Le gouvernement de Wallonie s’oppose au traité. Vous connaisez laWallonie? A noter qu’une quarantaine de références se trouvent sur Wikipedia.

L’écologisme contre l’écologie

Jean BAECHLER, Membre de l’Institut
Les alarmes résonnent de toutes parts et en permanence. La planète est menacée par les excès de l’humanité, qui s’en trouve compromise en retour jusque dans son existence même. Parvenu à un certain âge, un représentant de l’espèce a essuyé assez de « terreurs » avérées finalement exagérées ou imaginaires, pour demeurer sceptique et demander à voir. La terreur atomique du temps de la guerre froide s’est révélée vaine, mais le risque d’une catastrophe était très réel. Il était inutile et probablement dangereux de paniquer, mais la prudence et la vigilance étaient souhaitées chez les responsables politiques et militaires. Se pourrait-il que les risques écologiques évoqués avec insistance depuis une vingtaine d’années soient réels ?
Après tout, le bon sens suggère que le système humain, rendu ouvert par l’inventivité et la créativité humaines, devrait rencontrer les limites imposées par la fermeture du système-Terre, tant physique que vivant. D’un autre côté, le même bon sens souffle que la logique du vivant a dû équiper l’espèce de tout ce qu’il faut pour résoudre tous ses problèmes et survivre, sinon l’évolution de l’aurait pas sélectionnée, ce qui incite à la confiance et à l’optimisme. Mais l’expérience enseigne aussi que l’aventure humaine incline fâcheusement à évoluer par le mauvais côté :il faut des drames et des catastrophes, pour que les humains se résolvent à se mettre en quête des bonnes solutions et à les appliquer. Le bon sens conseillerait plutôt de prévoir et de prévenir les catastrophes.
Le recours au bon sens incombe à chaque citoyen et aux responsables politiques, à qui il délègue le soin et le souci de rechercher, autant que faire se peut, le bien commun, en l’occurrence le bien de l’humanité comme espèce, puisqu’il est question de la Terre comme son habitat irremplaçable. Mais ni les politiques ni les citoyens n’ont les compétences requises pour juger de l’état réel des lieux et avancer des solutions aux problèmes qui se poseraient effectivement. Les compétences existent et sont maîtrisées par les écologues. L’écologie est une science, dont l’objet propre est la planète-Terre considérée comme la « maison »-oikosen grec-du vivant en général et de l’espèce humaine en particulier. Cette maison est, en fait, un système extraordinairement complexe, d’autant plus qu’il est composé de trois sous-systèmes physique, biotique et anthropique, chacun d’une complexité croissante dans le sens de l’humain, et que l’ensemble est encore soumis à des influences originaires du système solaire.
Comme toute science, l’écologie procède par des hypothèses, dont sont déduites des prédictions de phénomènes, vérifiées par des expérimentations et des observations. Comme le vrai ne peut jamais être trouvé du premier coup, il faut recommencer, ce qui engage toute science en une exploration par essais, échecs, tris, cumulations et consolidations. Le vrai scientifique est donc toujours provisoire, qui ne deviendra définitif qu’à la fin, quand le réel sera devenu transparent à la conscience humaine et à l’intérieur de l’horizon cognitif humain. L’écologie en est loin, ce qui revient à dire que les écologues ne sont pas les détenteurs de vérités incontestables et encore moins incontestées.
Pour minimiser les risques d’erreur, le raisonnement et l’expérience imposent des mesures à prendre et à respecter par les chercheurs et les décideurs, respectivement. Les chercheurs doivent se constituer en communautés de pairs et en réseaux à l’échelle planétaire, de manière à éviter tout monopole d’un vrai provisoire et à favoriser les progrès de l’exploration du vrai par la critique des hypothèses et la vérification des prédictions. C’est ainsi que fonctionnent la science et les sciences depuis quatre siècles maintenant, d’abord en Europe et désormais sur la planète entière. De leur côté, les politiques devraient écouter les chercheurs, sans se confier aveuglément à aucune orthodoxie du moment, et ne recourir à des mesures préventives que flexibles, révisables, adaptables, car le vrai de demain pourrait réfuter celui d’aujourd’hui et des mesures trop abruptes et rigides interdire de le prendre en compte.
L’erreur fatale serait de se plier aux injonctions des harpies écologistes. L’écologisme est une idéologie, définie comme une utopie programmatique. Toute idéologie dénonce le présent comme intrinsèquement corrompu et promis à la catastrophe, s’il devait se perpétuer, et propose une mutation radicale, dont l’imposition par tous les moyens, jusques et y compris la terreur, permettrait l’instauration ou la restauration d’un état idéal. Il s’agit toujours d’assurer le bonheur des gens sans leur demander leur avis. Une idéologie isole un aspect du réel et le développe unilatéralement jusqu’à en faire le tableau intégral. En l’occurrence, une menace sur l’environnement-démographique, climatique, nucléaire, chimique, industrielle, technique…- est détachée de tout contexte et laissée se développer à l’infini, à moins que… Les cures sont variées, la croissance zéro voire négative, le véganisme extrême, la mutation énergétique, l’élimination de l’espèce humaine…
L’écologisme compromet gravement l’écologie comme science et la gestion de l’environnement par les responsables politiques. Il s’attaque à la science, en prenant effrontément appui sur le constat que les chercheurs se trompent à l’occasion, ne sont pas toujours d’accord entre eux et passent par des conceptions successives du vrai. Sans doute, mais ce n’est pas parce que le vrai scientifique est seulement provisoire, qu’il faut se mettre à l’écoute des ignorants et des imbéciles. Si une question écologique est en suspens, par exemple sur le climat, personne n’en sait plus que les écologues et les climatologues. Se persuader qu’il est possible d’en savoir plus qu’euxet suivre les opinions de ceux qui en sont convaincus, conduit à coup sûr à l’obscurantisme et ne peut qu’inspirer des mesures calamiteuses.
Or, le propre des idéologues est d’être des passionnés jusqu’à l’idée fixe et de se consacrer en permanence à la défense et à la diffusion de leurs lubies. Ils investissent tous les médias et infiltrent tous les forums, alors que les compétents et les raisonnables répugnent toujours à cet activisme, par honnêteté intellectuelle et parce qu’ils ont mieux à faire. Le risque est certain que l’opinion publique n’entende que les arguments écologistes et qu’elle fasse pression sur les décideurs politiques, qui ne sont pas, sauf exceptions rares, des scientifiques compétents. C’est pourquoi leur position est vitale et difficile. Ils doivent tenir compte de l’opinion publique et des groupes de pressions idéologiques, car ainsi le veut la démocratie et la liberté d’opinion, tout en s’en méfiant et en cherchant conseil auprès des compétents, qui ne sont pas toujours d’accord entre eux et jamais détenteurs d’une vérité définitive.
Plus que jamais, la vertu centrale de la politique s’avère être la prudence, qui devrait inspirer aux politiques de la méfiance voire de la répulsion pour les excités de l’écologisme et leur conseiller de s’adresser à ceux qui savent ou savent qu’ils ne savent pas. Par-dessus tout, ils doivent se garder, sous prétexte de démocratie mal comprise, de réunir les compétents et les incompétents dans des forums et des commissions communs, dans l’espoir d’en recueillir des conseils avisés, tenant compte de toutes les positions. Le scientifique et l’idéologiquene se concilient pas, mais le risque est de légitimer l’extravagance aux dépens du raisonnable bien informé.

Le réchauffement climatique anthropique : un mensonge qui arrange !

Par Antoine Calandra, janvier 2016

Sur le site de Mediapart:
HTTPS://BLOGS.MEDIAPART.FR/ANTOINE-CALANDRA/BLOG/100116/LE-RECHAUFFEMENT-CLIMATIQUE-ANTHROPIQUE-UN-MENSON

La COP21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015, pour accoucher d’une broutille, a remis la question du climat sur le devant de la scène politico-médiatique et m’a donné envie de faire le point sur ce sujet controversé. Le dernier « résumé pour les décideurs » de 2014 publié par le GIEC, agence de l’ONU, a servi de base de travail lors de cette grande foire internationale.
L’ONU (Organisation des Nations unies) est une organisation internationale censée apporter la paix dans le monde. Elle comprend de nombreuses agences qui sont malheureusement au service des multinationales et des élites politiques, et pas au service des peuples.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) par exemple, suite à un accord de 1959, n’a pas le droit de s’exprimer, ni d’agir en faveur des populations contaminées par la radioactivité sans l’aval de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique)

L’AIEA est un autre exemple de structure de l’ONU peu indépendante, à la fois gendarme (très gentil) et complice de la prolifération nucléaire dans le monde. Fukushima en est une illustration magistrale : depuis le 11 mars 2011, début de ce terrible accident nucléaire, l’AIEA s’emploie à minimiser la gravité de la catastrophe pour ne pas nuire au développement de l’énergie nucléaire dans le monde.

Je pense aussi à la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) qui prend comme alibi la faim dans le monde (qu’elle a peu combattu) pour promouvoir le développement des OGM.

Mais revenons au GIEC, l’agence de l’ONU la plus médiatisée ces dernières années. Il y a en effet un enjeu financier colossal autour des choix énergétiques, et bien sûr un lobbying effroyable.
La création du GIEC

Le GIEC fut créé en 1988 à la demande du G7 (G20 aujourd’hui) sous la pression de Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

Dans les années 1970 Thatcher, premier ministre, était en difficulté à cause des mineurs britanniques qui menaient de fortes grèves générant coupures d’électricité. Elle n’avait pas confiance dans les compagnies pétrolières ; sa préférence était l’énergie nucléaire.

En 1979, à Genève, se tient la première Conférence mondiale sur le climat. Alors que la crainte dans ces années là était celle d’un refroidissement planétaire, est déclaré que le dioxyde de carbone(CO2) émis par les activités humaines pourrait réchauffer la planète et avoir de graves conséquences.
Très opportuniste, Margaret Thatcher s’empare de cette pensée nouvelle pour faire la promotion de l’énergie nucléaire. La France déjà très engagée dans le nucléaire, sous la présidence de François Mitterrand, avec Jacques Delors président de la Commission européenne et représentant la France lors des grands sommets internationaux, appuie cette ligne politique.

Et le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) va naître en novembre 1988 et tout faire pour prouver la véracité de ce réchauffement climatique anthropique. Le lobby nucléaire y est dès le départ très présent.
Il est amusant de constater que le GIEC s’est renommé « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat » dans les traductions suivantes. L’appellation anglophone IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) ne contient pas ce mot. Le GIEC est un « Groupe Intergouvernemental » c’est à dire avant tout une structure soumise aux forces politiques.

Un mensonge qui arrange !

Depuis sa création le GIEC publie tous les six ans environ un épais rapport de plusieurs milliers de pages, ainsi qu’un « résumé pour les décideurs » de 20 à 40 pages servant de base aux négociations climatiques internationales. Le cinquième et dernier rapport date de 2014. Au fil des ans, ces résumés sont devenus de plus en plus illisibles.

Les trois premiers rapports du GIEC restaient prudents. En 1995, le GIEC concluait en disant qu’aucune des études n’avait apporté la preuve que le changement climatique puisse être attribué aux gaz à effet de serre. En 2001, le GIEC soulignait qu’en matière de modélisation du climat, ils étaient face à un « système chaotique couplé et non linéaire » et que les prédictions à long terme s’avéraient impossibles.

Mais dés le 4 ème rapport (AR4), fin 2007, sans aucune donnée nouvelle, le GIEC affirme que la réalité et l’ampleur du réchauffement climatique sont « sans équivoque ». L’effet de serre du CO2 serait la cause d’un réchauffement pouvant atteindre 6,4° en 2100 si rien n’était fait; cela provoquerait aridité, désertification, catastrophes climatiques et montée des océans. Des prédictions avec un écart allant de 0,2° à 6,4°! Une marge d’incertitude invalidant leurs conclusions.

AR4 affirmait entre autres que les glaciers de l’Himalaya pourraient disparaître en 2035 voire avant. Le GIEC dût démentir en 2010 suite aux protestations des scientifiques. Des études ont confirmé qu’il n’y avait aucun recul inquiétant des glaciers en Himalaya et plusieurs scientifiques et ex-experts du GIEC démissionnèrent pour exprimer leurs désaccords quant aux méthodes de travail et ses conclusions.

En tant que vice-président dans l’administration Clinton, Al Gore aida à promouvoir le protocole de Kyoto en 1997, traité international visant à réduire les émissions de CO2.

En 2006, dans son film « une vérité qui dérange », Al Gore se met en scène pour expliquer la future catastrophe planétaire liée aux activités humaines. Ce film quasi hollywoodien très médiatisé, avec ses images d’apocalypse et sa courbe impressionnante « en crosse de hockey » pour illustrer le réchauffement depuis la période industrielle, eut un retentissement international.

Mais cette courbe était fausse ! (et ce n’était pas la seule erreur). Elle avait été sciemment falsifiée. Ce mensonge scandaleux à des fins idéologiques aurait dû entraîner la dissolution du GIEC. Mais non, le GIEC admit son «erreur», la courbe disparut du rapport suivant et le film reçut 5 prix, 2 nominations et le prix Nobel de la paix fut attribué en 2007 au GIEC et à Al Gore !!

Puis il y eut en 2009, peu avant le sommet de Copenhague, la « Climategate », autre affaire très grave. Des hackers avaient diffusé plus de 5000 e-mails de hauts membres du GIEC. Dans ces échanges apparaissaient clairement les manipulations des données scientifiques pour les faire coller à leur théorie réchauffiste, ainsi que des rapports de scientifiques censurés « comme non conforme » à la version officielle du GIEC. On y vit aussi leurs méthodes d’intimidation contre ces scientifiques « dissidents ».

Le président du GIEC, Rajendra Pachauri, faisant l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel, dût démissionner le 24 Février 2015. Ce n’était pas le seul scandale le concernant; il était également visé par des accusations de conflits d’intérêts et d’enrichissement personnel.

Dans le 5ème et dernier rapport (2014), sans nouvelles données scientifiques, le GIEC devient plus affirmatif encore : le réchauffement du système climatique est dû aux activités humaines (probabilité de plus de 95 %) et il faut mettre fin à l’utilisation des énergies fossiles, principales responsables.

Qu’en est-il de ce soi-disant réchauffement climatique anthropique dû au dioxyde de carbone (CO2) ?

Tout d’abord, il est bon de rappeler que le climat de la Terre n’a jamais été constant et a sans cesse changé. De plus la climatologie est une science récente qui ne s’est développée qu’après la seconde guerre mondiale.

L’atmosphère de la Terre se compose d’une multitude de gaz dont une petite partie sont des gaz à effet de serre. Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau (H20). Heureusement qu’elle est là sinon il y aurait sur Terre 30°C de moins, soit une température moyenne de -18°C.

Le C02 est un gaz à effet de serre assez mineur ; c’est le seul qui augmente de façon significative. Depuis 20 ans, son augmentation semble se limiter d’elle-même dans une période pourtant fortement émettrice.

Pourquoi le CO2 a t-il augmenté ? la raison principale semble avoir peu de lien avec les activités humaines, mais venir surtout des cycles solaires ; le soleil ayant connu une période d’activité intense depuis 1950, cause non prise en compte par le GIEC.

La hausse des températures, du niveau des océans et le recul des glaciers seraient liés à la lente récupération de la Terre depuis 1715, fin du dernier « petit âge glaciaire ». Cette alternance entre petits âges glaciaires et périodes plus chaudes a pu être observée dans l’histoire de la Terre grâce à l’analyse des carottes glaciaires sur une période de 600 000 ans.

Le CO2 suit les changements de températures. Il est une conséquence et non une cause. Quand il fait froid, les océans absorbent plus de CO2, et quand il fait chaud, c’est l’inverse, ils en rejettent davantage. Le taux de CO2 d’origine anthropique dans l’atmosphère serait d’environ 5 %.

Les océans représentent la majeure partie de la surface du globe et constituent un immense réservoir de CO2 contenant 60 fois sa quantité dans l’atmosphère.
Depuis 2003, 3000 balises Argo sont installées sur tous les océans du globe et leurs données sont transmises par satellite. Ces capteurs ne constatent aucune évolution significative de la température des océans depuis leur mise en place.

Depuis le début du XXIème siècle, les instituts spécialisés parlent de « pause », le GIEC emploie le mot « hiatus ». Le taux de réchauffement durant la période 1970-1998 était d’environ 0,17°C par décennie, alors que durant 1998-2012, ce taux est passé à environ 0,04°C par décennie (chiffres du MET Office, un des 3 plus importants centres de météorologie mondiale, utilisés par le GIEC). Des records de température sont toujours observés, ce qui n’est pas en contradiction avec l’ambiance de fond qui elle est quasi stationnaire.
Il y a aussi le phénomène El Nino qui est à l’origine de phénomènes météo exceptionnels perturbant le climat planétaire. Il est particulièrement puissant en 2015-début 2016. Son influence reste faible en Europe.

Des prédictions peu scientifiques …

Les mesures récentes, en particulier celles provenant des satellites et des balises Argo, sont trop éloignées des projections du GIEC pour valider leur théorie. De plus leurs modélisations ne concordent pas avec les cycles du passé. Comment pourraient-ils faire des prédictions justes pour l’avenir !?

Un rapport très complet datant de 2009, signé par 37 spécialistes internationaux concluaient par : les causes anthropiques du changement climatique restent marginales devant les causes naturelles.

Le soleil sortirait d’un cycle d’environ 60 ans d’activité intense et la tendance pourrait s’inverser et amener alors un refroidissement jusqu’en 2030.

De nombreux facteurs ont une influence sur le climat : les cycles solaires, le rayonnement cosmique (c’est à dire les particules chargées d’énergie qui pénètrent dans l’atmosphère terrestre), la formation des nuages, la dynamique des océans, le volcanisme et d’autres encore.
Les phénomènes météorologiques sont de nature chaotique et d’une prédiction aléatoire. La prévision climatique est complexe. Personne n’est en mesure de savoir vers quoi évoluera le climat d’ici la fin du XXIème siècle.

Malgré ce catastrophisme autour du réchauffement climatique, la banquise antarctique s’étend depuis 30 ans, les glaces arctiques ré-augmentent depuis 2013, les glaciers himalayens restent stables et les ours polaires ont l’air de bien se porter. Mais de tout ça, les médias ne parlent pas.
Et puis, si même il devait y avoir un réchauffement climatique, il faudrait une étude scientifique sèrieuse pour savoir si cela représenterait vraiment une catastrophe.

L’être humain et l’animal ne peuvent vivre sans oxygène comme les plantes ne peuvent se passer de CO2. Le CO2 est couramment utilisé dans les serres pour accroître le rendement des cultures. Aujourd’hui, le pourcentage de CO2 est de 0,04%. Un humain peut vivre dans une atmosphère contenant jusqu’à 5% de CO2. A ne pas confondre avec le monoxyde de carbone (CO), gaz toxique qui résulte de la combustion incomplète du bois, charbon, pétrole, gaz, etc…

Que penser de tout ça ?

Tout d’abord, les différentes affaires, erreurs et mensonges montrent qu’il n’y a aucune rigueur scientifique dans les travaux du GIEC, une structure pourtant censée synthétiser les travaux de qualité de nombreux scientifiques. Nous subissons une effroyable propagande idéologique. Il est d’ailleurs politiquement très incorrect de contester leurs thèses et tout est fait pour discréditer les contradicteurs en les raillant ou en censurant leur travail. D’où les départs de scientifiques du GIEC ( comme Judith Curry, une des climatologues les plus emblématiques )

Et surtout, il apparaît clairement qu’il y a de graves problèmes bien plus urgents à se préoccuper que cet éventuel réchauffement climatique futur.

Le matraquage permanent des médias autour de ce « global warming » anthropique sert à tout justifier : une inondation inédite, une tornade comme jamais auparavant, des sécheresses dévastatrices de plus en sévères, des ouragans plus puissants que jamais, et même des truffes en baisse et des chenilles processionnaires en plus ! Diantre, vivrions nous les débuts de l’apocalypse ! Tout est pain béni pour servir ce dogme.

Face au GIEC, certains « climato-sceptiques » ont des intérêts politiques et financiers aussi peu louables. L’enjeu climatique oppose l’industrie pétrolière et l’industrie nucléaire. S’y ajoute le récent enjeu des énergies renouvelables et les affrontements entre multinationales sont impitoyables. Cette fixation sur le CO2 est aussi un moyen de tenir à distance l’émergence économique des nouvelles puissances.

Le GIEC tente de donner à l’industrie nucléaire une dernière chance. Concernant la France, il est peu probable qu’elle soit économiquement en mesure d’investir les sommes énormes qu’elle a dépensée depuis les années 1970 pour renouveler son parc nucléaire vieillissant. D’autant plus qu’il n’y a rien de nouveau depuis longtemps sur le plan technologique. Les EPR sont très coûteux, d’une technologie ancienne, dangereuse et pas au point.

Quant au projet expérimental ITER à Cadarache sur la fusion nucléaire, il ne verra probablement jamais le jour. C’est un projet pharaonique des années 80, complètement obsolète, au coût faramineux encore inconnu, qu’ils n’arriveront pas même à construire. Une majorité de scientifiques n’y croit pas. (Je reviendrai prochainement sur ITER)

Le nucléaire produit aujourd’hui à peine plus de 10% de l’électricité mondiale et ne représente que 1,8% de la consommation mondiale d’énergie. Malgré l’alibi d’être une « énergie décarbonée » pouvant lutter contre le réchauffement climatique, un nouvel essor de l’énergie nucléaire semble peu probable. La France se trouve donc dans une impasse avec des centrales dangereuses et vieillissantes qui fournissent 77 % de son énergie électrique.

Mais une nouvelle économie repeinte en vert se porte bien et mise sur de juteux profits futurs grâce aux thèses du GIEC. Les cabinets et consultants sur « l’empreinte carbone » prospèrent. La vente des voitures électriques espère décoller.

De nombreuses institutions environnementalistes (WWF, Réseau Action Climat, Greenpeace, Réseau Sortir du nucléaire,…) se sont bien sûr ralliées au discours dominant et à cette croisade, rejoignant ainsi pronucléaires et autres lobbies malpropres, et détournant les militants écologistes des vrais combats à mener. WWF et Greenpeace ont été associés au GIEC dès sa création.

Le matraquage autour de ce réchauffement idéologique a réussi à formater la pensée de nombreux militants qui sont devenus les relais zélés de cette propagande. Les personnes contestant ce dogme, ont vite droit à des insultes et se voient même traiter de révisionnistes !

Le capitalisme industriel fait des ravages sur la planète et de vraies catastrophes sont devant nos yeux.

Le danger de la science comme de la religion est de faire d’une théorie une grille de lecture unique et imposée. Les croyances ne devraient pas avoir leur place dans une étude scientifique.

Cette propagande sur une catastrophe climatique à venir permet de laisser dans l’ombre les catastrophes mondiales bien réelles, catastrophes à la fois humaines et environnementales : les guerres et la faim dans le monde, la pollution de l’air, des sols, des mers et des rivières (par des composants chimiques plus problématiques que le CO2), l’appauvrissement de la biodiversité, les déchets nucléaires, …

Impossible de passer sous silence la terrible catastrophe nucléaire en cours à Fukushima. Matsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, parlait il y a quelques jours, d’un accident encore jamais vécu par l’humanité et toujours pas maîtrisé. Les cœurs fondus des réacteurs restent inaccessibles à cause de leur niveau de radiation, détruisant même les robots envoyés. De grandes quantités de radionucléides mortels sont rejetés sans cesse dans la mer et dans l’atmosphère, et ont atteint l’ouest des États-Unis. Aucune perspective de solution à ce jour. M.Murata souhaite que le Japon se retire de l’accueil des jeux Olympiques de 2020 pour consacrer tous les efforts à la crise de Fukushima.

Fera t-il beau demain ?

La COP21, à Paris en décembre 2015, a coûté plus de 180 millions € et s’est terminée par un accord international, qualifié d’historique, ratifié par 195 États : stabiliser le réchauffement climatique dû aux activités humaines bien en dessous de 2°C d’ici à 2100 (sans aucun engagement chiffré des États).
Quel gaspillage d’argent public et quel égarement !

L’Homme ne commande quasiment rien du climat de la Terre. Ce sont là des forces naturelles bien plus puissantes qui sont à l’œuvre. Qu’en sera t-il du climat et de la température de la fin du siècle ? Fera t-il plus chaud ou plus froid ? Nous l’ignorons !

Le GIEC devrait être dissous. Rester aussi influent sur la scène internationale après une telle accumulation de mensonges, d’erreurs et de manipulations, montre la puissance des lobbies et forces politiques qui sont derrière cette structure.

Si l’ONU et ses agences se démenaient autant pour le bienfait de l’humanité qu’elles le font pour le monde des affaires, nous pourrions être confiants dans l’avenir.

Les multinationales ont pris le pouvoir et mènent le monde. Les dirigeants ne sont que des marionnettes pour les servir et nous endormir. Ils se plient aux impératifs du monde économique et délaissent les vrais problèmes de notre siècle.

Il est urgent de remettre en cause nos sociétés occidentales, qui tirent le monde vers le pire, et de revoir radicalement leur fonctionnement (production, consommation, distribution)

Parler du temps permet souvent de ne pas aborder les choses essentielles !

Parmi les puissances la Russie force le respect

Bernard Owen
Les interventions occidentales, au Moyen Orient, ont mené à des catastrophes. La deuxième guerre en Irak, a été déclenchée sous de faux prétextes. Les Kurdes Irakiens, à qui l’on a accordé l’indépendance, ont été les seuls à pouvoir tenir tête à Daesh, mais le problème kurde ne peut qu’avoir des répercussions en Turquie.
L’Egypte, où les ONGs américaines ont été longtemps au travail et ont conseillé de mettre en place des institutions qui ne pouvaient pas fonctionner. En Libye, la France et la Grande Bretagne ont transformé un Etat en une vaste zone tribale et tué le seul homme, qui pouvait maintenir la paix au Sahel. Ceux qui ont connu la Syrie avant 2001, parlaient d’un Etat bien organisé. Hélas, la Syrie prenait le même chemin, mais voici la Russie qui intervient pour des raisons que nous n’aborderons pas ici. Notons, cependant, que Daesh est maintenant partout en recul. Il y a des atrocités, c’est terrible ! mais il ne faut surtout pas en ajouter.
Certains souhaiteraient que l’on négocie. Or, l’on ne négocie pas en pleine bataille, l’on négocie quand la guerre est gagnée. Il s’agit d’une logique militaire, et la Russie est là pour nous le rappeler.

Syria: Russia arrives and ISIS is on the run

Bernard Owen

A few years back the West decided to intervene in the Middle East in order to impose democratic systems. As we know those interventions have not been a success.
The second Iraqi war was brought about on false pretenses. The Kurdish region of Irak had been detatched from Irak’s central authority. But the Kurds have been the only ones able to stop ISIS. Of course, this has repercussions on Turkey.
United States NGO’s, which have been in Egypt for quite a long time, offered bad advise as far as institutions go so it was not surprising that they did not work. As for Libya, what had been a organized State became a anarchic land of tribes and militia with, of course, the presence of ISIS. The head of that State, who was killed, had maintained peace in the Sahel region, and helped surrounding countries.
Syria appeared on the same track but the Russian Federation moved in for reasons we have already mentioned. However, whatever the reason, ISIS now retreating throughout theregion.
By suggesting a negotiation for humanitarian reasons, the U.N. forgets the realities of war and of military engagements. The golden rule is that one negotiates once the war is over. Sorry but this is what we have seen throughout history.

Le réchauffement climatique c’est arrêté (la suite)

Nous vous proposons d’abord le commentaire fort intéressant écrit par Dominique Pageau le 11 mars 2010, sur l’article « Changements climatiques – L’ONU fait valider les méthodes du GIEC » de Louis-Gilles Francoeur sur le site LE DEVOIR.com

Deuxièmement, un article de Claude Allègre
intitulé Le réchauffement climatique, c’est du passé
Rien à attendre de cette vérification

Un des grosses figures éclaboussés par le climategate, Phil Jones, qui était directeur du Climate Research Unit et un des auteurs du rapport du GIEC et à la tête du hadley center qui compile les relevés de températures des stations météo de partout dans le monde, a affirmé à la BBC qu’il n’y avait aucune certitude sur l’impact de l’homme sur le climat. Il a aussi admit qu’il y a eu plusieurs phases de réchauffement refroidissement lors des 130 dernières années et celles de 1975-1998 équivalait à celle de 1860-1880. Il ajoute qu’il n’y a plus de réchauffement significatif depuis 1995 et que si il est démontré qu’il y a eu dans le passé des changements semblables, comme l’optimum médiéval sur toutes la planète, ça démontrerait que de pareil changement ne sont pas sans précédent, ce qu’il demande existe, de nombreuses recherches sur en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie par exemple en Chine, démontre qu’il y eu réchauffement partout sur la planète il y a de ça 1000 ans.

Donc, Jones, qui doit en mener un peu moins large et qui doit peser un peu plus ses mots maintenant avoue que la thèse du réchauffement par la CO2 repose que sur l’incapacité du GIEC d’expliquer le réchauffement entre 1975-1998 autrement. Kevin Trenberth, un des auteurs principaux des rapports du GIEC (lead author) a dit dans un éditorial pour la revue Nature que les « scénarios » du GIEC n’ont aucune valeur prédictive. Ils sont basé sur des modèles tellement simplifiés que le résultat n’est pas crédible. L’homme est expert en modèle climatique GCM. Ce même Trenberth à voulu contraindre un expert en tempête tropicale à écrire un rapport concluant à l’aggravation du phénomène en raison des changements climatiques. Comme ce n’était pas prouvé, cet expert a démissionné du GIEC. CE même Trenberth s’est désolé dans un courriel rendu public grâce au climategate que le climat ne se réchauffait plus alors que ses modèles avaient prédit le contraire.

Le GIEC c’est une grosse arnaque, il a été fondé par des catastrophistes afin de faire la promotion de leur théorie. Et on voit que malgré la controverse, rien ne va changer, car ça, ce n’est pas remis en question et ça ne sera pas valider par le IAC. Il est faux de dire que de plus en plus de recherches tant à démontrer l’influence de l’homme sur le climat, c’est plutot l’inverse.
Le réchauffement climatique, c’est du passé
Claude Allègre

La Maison Blanche n’a plus de conseiller climatique, les réunions de l’ONU sur le contrôle des émissions de CO2 font long feu les unes après les autres. La Cour suprême des Etats-Unis elle-même, dans une déclaration historique, vient de déclarer que le scénario classique du Global Warming (réchauffement climatique) créé par l’homme n’était pas démontré. Et de recommander la lecture des articles de Freeman Dyson, l’un des physiciens les plus respectés au monde et des climatolo-sceptiques les plus convaincus.
Au grand désespoir des scientifiques dont la notoriété s’est bâtie à moindres frais sur la mode du Global Warming, le sujet est en train de passer de mode. Car le climat est toujours à l’ordre du jour. Et il y a du nouveau!
Faisant suite aux travaux de plusieurs équipes notamment celle du Hollandais de Jager, des spécialistes du soleil travaillant avec la Nasa nous annoncent aujourd’hui qu’il faut peut-être s’attendre à entrer dans un petit âge glaciaire analogue à celui qui a prévalu de Louis XIV à Napoléon. Cette prédiction est fondée sur trois types d’observations indépendantes dont la plus spectaculaire est une diminution de 30% du champ magnétique du soleil.
Ces observations semblent indiquer une diminution de l’activité solaire et donc de l’intensité du rayonnement qu’il envoie et qui constitue l’éclairement de notre planète. C’est ce rayonnement qui sur Terre est source de tout: la vie, le cycle hydrologique, le climat etc. Dans le passé, depuis la découverte par Galilée des taches solaires, on a étudié les fluctuations de l’activité du soleil et découvert que ces fluctuations étaient liées aux variations du climat. On a des enregistrements historiques de ces liens entre activité solaire et climat. Aussi les affirmations des spécialistes de physique spatiale et d’astronomie solaire concernant le climat futur doivent-elles être considérées avec attention.
Naturellement, les médias français qui, pour des raisons difficiles à comprendre, se sont entichés du réchauffement climatique avec la culpabilité de l’homme, sans doute une résurgence du pêché originel, n’en parlent pas, laissant ce soin aux médias anglo-saxons. Du côté de la physique des hautes énergies, il y a aussi du nouveau: l’hypothèse selon laquelle le rayonnement cosmique galactique modulerait la nucléation des nuages et serait donc un facteur essentiel du climat semble confirmée par les expériences effectuées dans les accélérateurs de particules. Comme l’impact de ce rayonnement cosmique galactique sur la Terre est modulé par l’activité solaire, les deux types de travaux sont complémentaires et mettent en vedette le rôle primordial du soleil. On attend une publication imminente du groupe CLOUD duCERN de Genève.
On va ainsi bientôt avoir deux communautés scientifiques très puissantes: celle de la physique spatiale et celle de la physique des hautes énergies qui ensemble vont s’opposer à celle des climatologues. Le match promet!
Vous me direz que si, après un demi-siècle de recherches, de disputes violentes entre scientifiques, de sensibilisation des plus grands responsables politiques de la planète pour agir sur le climat, on découvre que la cause ultime du temps qu’il fait est le soleil, il ne faudra pas s’étonner de recevoir des sarcasmes de M. tout le monde! Si après tant d’études, tant de milliards dépensés, tant d’instruments et de satellites construits les scientifiques découvrent que la cause du climat c’est le soleil, il y a lieu de s’interroger sur leur sagacité et leur utilité!
Les prédictions fluctuent avec les époques. Dans les années 1970, on devait craindre un refroidissement ou un hiver nucléaire; dans les années 1990-2000 l’alarme c’était le réchauffement; va-t-on rebasculer vers la mode du refroidissement futur?
Ayant été fustigé, dénoncé, injurié, calomnié pour avoir osé dire et écrire que je ne crois pas aux prédictions climatiques du Giec pas plus que je ne crois aux prédictions économiques, on pourrait penser que la nouvelle thèse qui, je n’en doute pas, va progressivement devenir la mode dominante, entraînerait chez moi une adhésion amusée. Même pas.
Mon point de vue ne change pas. Ayant été amené à travailler sur les systèmes complexes naturels et à réfléchir sur leur logique, je continue à penser que le climat comme l’économie, comme la genèse du champ magnétique terrestre ou la turbulence est un système chaotique qui est imprédictible à long terme.
Je crois aussi comme je l’ai écrit depuis quinze ans que l’homme s’adaptera aux changements climatiques comme il a su le faire depuis son émergence sur Terre, il y a 4 millions d’années! Comme l’écrit si bien Jean-Claude Carrière «le futur est imprédictible justement parce que c’est le futur!»