Mensonges et vérités sur l’abstention

Voici quelques extraits d’un article publié le 10 juin 2017 par MEDIAPART écrit par HUBERT HUERTAS

 Une forte abstention devrait marquer ce premier tour. Les vainqueurs la négligeront pour ne voir que leur victoire, et les battus s’en serviront pour masquer leur défaite.

Les soirs d’élections, le taux d’abstention est la donnée que les gagnants évacuent et que les perdants brandissent. Les premiers, tout à leur euphorie, considèrent que « le peuple » a tranché, et les seconds, tout à leur déception, soutiennent que le résultat est une illusion d’optique. Ils n’auraient pas vraiment perdu, puisque leurs adversaires n’auraient pas vraiment gagné.

Dimanche, à partir de midi, le scénario obéira à l’habituelle dramaturgie des jours d’élections générales. La première statistique de participation tombera à la mi-journée et les premiers commentaires moulineront à l’infini ces pourcentages en les comparant aux précédentes consultations. À 17 heures, une seconde rafale surviendra, venue du ministère de l’intérieur. Enfin, vers 18 heures, les entreprises de sondages fourniront une fourchette à peu près définitive du nombre de votants.

De l’importance des élections

Conservateurs: bleu, gauche: rouge; es verts: vert; indépendantistes : Jaune; liberal Dems: orange.

Bernard Owen

Pour qu’un Etat soit un succès dans le temps, que de précautions à prendre!  Garder les yeux ouverts pour s’assurer du défaut des autres, leurs erreurs qui apparaissent à différentes époques.

Les élections législatives qui viennent de se dérouler en Grande Bretagne font apparaitre l’incapacité humaine. Un ami qui était au bureau du Premier Ministre  britannique CMERON à mentionné l’enthousiasme  de celui-ci lors de la préparation de la guerre de Libye. Certes, il n’était pas seul. Mais combien de morts, un pays mis à mal, le Sahel entre les mains des terroristes.

Cameron doit ignorer que Churchill voulait un Europe unie. Il s’est rendu aux Etats-Unis pour le financement à Donovan que l’on connait bien (lire Les Etats-Unis et l’Europe d’après guerre, 20 février 2016).  Les Etats-Unis souhaitait une Europe fédérale, Churchill une Europe unie. Churchill eut gain de cause et le Conseil de l’Europe fut crée à Londres avec des dollars américains puis à Strasbourg avec 10 millions de dollars provenant    des américains (CIA).

Nous ne sommes pas  là pour les détails pour les institutions? Nous dirons deux mots sur l’enthousiasme de Cameron au moment de la Libye. Son référendum sur l’Europe puis les élections anticipées qui viennent d’avoir lieu alors que le premier ministre disposait d’une majorité énorme au parlement.

Résultats en sièges

Il y a donc des êtres humains qui se mêlent à bien des choses qui ne les regardent pas. Soros le champion des hedge funds, et qui inquiètent les Etats-Unis et mettent la France  et l’Allemagne  et peu à peu place notre France sur la voie d’un pays en développement.

 

LREM, des candidats loin d’être exemplaires

A NOTER QUE PLUSIEURS ATTAQUES SUR NOTRE SITE ONT EU LIEU. Bernard Owen

 MEDIAPART

7 JUIN 2017 PAR MATHIEU MAGNAUDEIX (AVEC ANTTON ROUGET ET LOUISE FESSARD)

Le parti d’Emmanuel Macron, qui vise la majorité absolue aux législatives, souhaitait des candidats issus de la « société civile » et exemplaires. Mais certains mentent sur leur C.V., sont visés par des enquêtes judiciaires ou possèdent des sociétés dans les paradis fiscaux. Tour d’horizon des bras cassés de la Macronie, dont certains devraient devenir députés.

  « Nous sommes vous. » Le slogan de campagne de La République en marche (LREM) pour les législatives des 11 et 18 juin, dévoilé ce week-end, joue à fond sur le registre « société civile », la marque de fabrique du parti. Mais certains des candidats sélectionnés par la commission nationale d’investiture, censés incarner le « renouvellement », promesse numéro un d’Emmanuel Macron, affichent des profils particuliers. Il y a bien sûr le cas Richard Ferrand, ministre candidat aux législatives et proche du président de la République, dossier épineux pour l’exécutif dans lequel le parquet de Brest a fini par ouvrir une enquête préliminaire visant des « infractions pénales en matière d’atteinte aux biens, de manquement au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité ». Mediapart a révélé les pratiques du député Alain Tourret, qui a utilisé son indemnité de frais de mandat à des fins personnelles. Ou celles de Véronique Avril, candidate à Saint-Denis, qui a loué un appartement insalubre à un prix exorbitant – une enquête préliminaire a été ouverte.
Enquêtes préliminaires, conflit d’intérêts, sanctions de l’AMF, propos gênants effacés de leurs comptes Facebook : Mediapart a enquêté sur d’autres cas évoqués par la presse… et a déniché quelques nouveaux C.V. gênants. Dans l’écrasante majorité des cas, LREM, qui vise une majorité absolue aux législatives, ne leur a pas retiré l’investiture.

Bruno Bonnell (6e circonscription du Rhône) : une sanction de l’Autorité des marchés financiers, deux sociétés au Delaware (paradis fiscal)

Dans la campagne d’Emmanuel Macron, l’adversaire de Najat Vallaud-Belkacem à Villeurbanne (Rhône), proche du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, a joué un rôle pivot. L’ex-patron d’Infogrames et Atari, apôtre médiatique de la « Robolution » – la révolution du travail et de l’économie par les robots, un concept déposé à l’Inpi qu’il décline à toutes les sauces – a été un soutien de la première heure du candidat d’En Marche! et le référent du parti dans le Rhône… mais aussi, de l’aveu même de l’entourage de Macron, un précieux rabatteur de dons privés : il a ainsi organisé deux événements privés à Lyon début février, un dîner et un cocktail, en marge du meeting d’Emmanuel Macron à Lyon.

Selon un jugement de divorce du tribunal de Lyon de 2011, ce patron souvent cité en modèle, interlocuteur de tous les ministres de l’économie, a pourtant « entièrement restructuré son patrimoine, y compris en utilisant judicieusement un endettement qui pourrait être qualifié de colossal, afin d’éluder l’impôt de solidarité sur la fortune d’abord et l’impôt sur le revenu ». Il a par ailleurs été sanctionné par l’Autorité des marchés financiers, le gendarme de la Bourse.

L’affaire remonte à quelques années. En 2007, Bonnell est « viré » avec fracas d’Infogrames, société aujourd’hui en liquidation judiciaire. Le 16 janvier 2008, Infogrames est condamné à verser 40 000 euros à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Bonnell n’est plus patron, mais c’est bien sa gestion qui est visée. Selon la décision, toujours accessible en ligne, l’AMF estime qu’entre juin 2003 et juin 2004, Infogrames Entertainment, « représentée par son directeur général d’alors, M. Bruno Bonnell », a « artificiellement fait varier le cours de son titre » en achetant et revendant des paquets d’actions, sans que l’AMF n’en soit informée. Des écoutes ont prouvé que le trésorier d’Infogrames a demandé à l’intermédiaire financier Natexis Bleichroeder de « soutenir de manière artificielle les cours, afin de favoriser la réalisation par Infogrames de cessions d’actions hors marché, effectuées les mêmes journées ». Des agissements contraires à plusieurs règlements, juge l’AMF. Sollicité par Mediapart, Bonnell dénonce un « excès de zèle » du régulateur et assure que les opérations étaient destinées à « défendre le titre », alors attaqué sur les marchés.

« Navya Inc. » a été déposée au Delaware par une société dont Bonnell préside le conseil de surveillance © DR.

Bonnell, qui incarna le patron intraitable dans l’éphémère version française de The Apprentice, le show télé qui fit connaître Donald Trump aux États-Unis, est par ailleurs propriétaire de deux sociétés, BB26 et Navya, basées dans le paradis fiscal du Delaware, petit État de la côte est des États-Unis qui compte plus d’entreprises que d’habitants. Et pour cause : les taxes y sont inexistantes, aucune activité réelle n’est exigée et le nom des propriétaires des sociétés n’est pas demandé. Le Delaware est donc impliqué dans toutes sortes de montages financiers permettant aux sociétés du monde entier d’éluder fiscalement des milliards de capitaux. Bonnell prie pourtant de croire que dans son cas, « tout est transparent ».

Comme le confirme un document financier de l’époque, BB26 LLC (une SARL) a été créée en 2007 par Atari quand il a été débarqué. Un prêt d’un million d’euros lui a même été accordé par son ancienne entreprise pour lancer une activité dans la robotique et les jeux online. Mais Bonnell a dû rentrer précipitamment des États-Unis à cause d’un drame familial et n’a jamais lancé son activité. Il admet ne s’être ensuite « jamais occupé » de fermer la société. L’autre entité que nous avons découverte, Navya Inc., a été créée par la société du même nom, un fabricant de véhicules sans chauffeurs dont il préside le conseil de surveillance. « Il s’agissait de protéger la marque. Le Delaware n’est pas qu’un paradis fiscal, c’est aussi un lieu où l’on peut monter des sociétés rapidement. » Et surtout, dans la plus grande discrétion.

Au Benelux (4e circonscription des Français de l’étranger), le fantôme de l’affaire Pechiney

Dans la quatrième circonscription des Français de l’étranger (Benelux), le premier tour a déjà eu lieu. Pieyre-Alexandre Anglade, le candidat LREM, est largement en tête avec 52,27 % des voix, devant la candidate « insoumise » Sophie Rauszer. Il devient le grand favori. Surprise : sa suppléante, Dorothée Gruman, est l’épouse d’un célèbre courtier en titres condamné dans le cadre de la retentissante « affaire Pechiney-Triangle ». Annoncé en 1988, le rachat par la société publique Pechiney de la société américaine Triangle, cotée à New York, avait permis à plusieurs financiers proches de l’Élysée, du ministère des finances et du Parti socialiste de spéculer.

À l’époque courtier de la Compagnie parisienne de placements (CPP), Patrick Gruman a été reconnu coupable de délit d’initié et condamné en appel à six mois de prison avec sursis et 80 000 francs d’amende (contre 200 000 francs en première instance) en 1994. Patrick Gruman a aussi négocié un accord avec la justice américaine. La SEC, le gendarme des marchés financiers outre-Atlantique, a accepté que la pénalité du courtier soit confondue avec celle – estimée à un peu plus de 240 000 dollars – de l’ami qu’il avait initié.

« Ces faits sont aujourd’hui prescrits et ne figurent plus sur mon casier judiciaire », rétorque M. Gruman, associé d’un cabinet de conseil financier, qui se définit comme « simple militant d’En Marche! » et dit ne pas participer à la campagne de sa conjointe. Même son de cloche du côté du candidat, Pieyre-Alexandre Anglade : « Je ne ferai pas de commentaire sur cette affaire qui s’est produite il y a trente ans. Il ne faut pas réduire ma suppléante à ce qu’a fait son mari. » Le lien de Dorothée Gruman avec son époux n’est pourtant pas que matrimonial. Avant de s’installer à Bruxelles, la candidate a dirigé en France une société spécialisée dans l’organisation de mariages, « Mon plus beau jour », dont son époux fut administrateur. Introduite en Bourse en 2007, l’entreprise, ultra-performante à ses débuts, a été placée en liquidation judiciaire à peine trois ans plus tard.

La République en Marche! ou l’auberge espagnole

Bernard Owen

L’équipe de recherche du journal Le Monde a réalisé une enquête le 7 juin. L’équipe comprenant Maxime FerrerMathilde DamgéPierre Breteau, Laura Motet, Sophie Dupont, Vincent Nouvet, Jérémie BaruchMaxime VaudanoAnne-Aël DurandAdrien Sénécat, Maxime Delrue et Eléa Pommiers

  • Pour résumer le résultat de leur enquête: La moitié des candidats de La République en marche a déjà occupé un mandat électif.

Cette bavure peut s’étendre aux élections présidentielles passées. En effet, étant donné que le candidat Fillon des Républicains était empêché  de concourir, seul le candidat Macron pouvait se présenter contre la candidate Le Pen et encore avait-il obtenu un résultat loin derrière Jacques Chirac qui avait obtenu plus de 80% des suffrages dans des élections où la gauche plurielle avait mis à mal la candidature de Jospin (2002).

Bravo à l’équipe du Monde. Nous attendons la suite.

Soulignons que les élections en France ne peuvent plus servir d’exemple au monde. Les institutions électorales doivent être revues. Notons que nous avons un avantage en utilisant le scrutin majoritaire hormis le scrutin des élections européennes. N’oublions pas que le scrutin proportionnel mène à des grands désastres de notre époque. Hélas, peu d’établissements d’enseignement supérieur s’y intéressent.

Législatives : l’auberge espagnole des candidats de La République en marche

D’après l’enquête du « Monde », 244 candidats de la majorité présidentielle aux législatives ont déjà décroché un mandat électif. Le plus gros contingent vient du PS.

  • La moitié des candidats de La République en marche a déjà occupé un mandat électif
  • 121 candidats seraient en situation de cumul avec un exécutif local incompatible avec un mandat de député
  • 90 PS, 80 MoDem, 30 UDI, 10 LR…

Le fait est suffisamment notable pour le souligner : selon le décompte du Monde, plus de la moitié des 525 candidats investis par La République en marche (LRM) en vue des législatives des 11 et 18 juin n’ont jamais occupé un seul mandat électif.

Un tour de force qui a tendance à occulter les 244 autres candidats qui, eux, ont déjà exercé des fonctions électives.

Enquête sur les candidats de La République en marche

Favori des élections législatives depuis la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, La République en marche (LRM) présente pour la première fois des candidats à un scrutin national. Âge, études, métiers, passé politique, profils sur les réseaux sociaux… Le Monde a épluché la liste des 525 candidats soutenus par ce nouveau mouvement pour en analyser la composition.

Voici les principaux volets de notre enquête :

Episode 1 :   Qui sont les candidats de LRM ?

Episode 2 :   Une « société civile » parfois en trompe-l’œil

Making-of :   Comment « Le Monde » a enquêté sur les candidats de La République en marche

Enfin, toutes les données utilisées sont consultables ici.

L’immense majorité de ces habitués de la politique ont plutôt été élus municipaux (215), mais on retrouve aussi un ancien sénateur (le radical de gauche Stéphane Mazars), deux anciens eurodéputés centristes (Marielle de Sarnez et Jean-Louis Bourlanges), 38 (anciens) conseillers départementaux et 45 (anciens) élus régionaux.

Les candidats LRM qui ont déjà eu…

Au moins un mandat Un mandat municipal Un mandat départemental Un mandat régional Un mandat parlementaire Aucun mandat

Seuls 24 candidats LRM ont déjà siégé à l’Assemblée nationale : 19 députés PS, un radical de gauche et quatre écologistes. Elus pour la plupart en 2012, parfois en 2007, aucun n’est susceptible de se heurter à la future loi Bayrou de moralisation de la vie publique, qui devrait interdire le cumul dans le temps de plus de trois mandats identiques consécutifs.

121 CUMULS POTENTIELS

En revanche, selon notre décompte, 121 candidats seraient, en cas d’élection, en contravention avec la loi de 2014 sur le cumul des mandats, qui entrera en vigueur après les législatives. En effet, ils occupent actuellement un ou plusieurs mandats exécutifs locaux (maire, maire adjoint, président ou vice-président de conseil départemental ou régional). Pour pouvoir entrer au Palais-Bourbon, ils devraient donc renoncer à ces mandats dans le mois qui suit leur élection.

Par quels partis sont-ils passés ?

Parmi les candidats dotés d’un bagage politique, le plus gros contingent de militants vient, sans surprise, du Parti socialiste ou du MJS : au moins 90 candidats y ont milité à un moment de leur carrière. Suivent les 79 représentants du MoDem : les trois quarts se présentent officiellement sous l’étiquette du parti centriste de François Bayrou, en vertu de l’accord électoral passé avec En marche ! ; le quart restant a quitté le MoDem et se présente directement sous l’étiquette LRM. C’est notamment le cas de la chroniqueuse des « Grandes Gueules » de RMC Claire O’Petit, une ancienne conseillère municipale à Saint-Denis dont Le Parisien a révélé qu’elle avait demandé en 2015 l’investiture du Front national pour les régionales.

Par quels partis les candidats LRM sont-ils passés ?

PSMoDemUDI et ses composantes(dont UDI)(dont PR)(dont UDF)UMP/LRPRGEELVParti écologiste MRC/MDC

SOURCE : LE MONDE

La palme de la girouette politique revient toutefois à Billel Ouadah qui, avant de rejoindre En marche ! dans la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis, avait déjà été candidat pour l’UDI, le Parti radical, le Mouvement des citoyens, le MoDem… et brigué sans succès l’investiture UMP pour les régionales.

On retrouve également dans les listes LRM une trentaine de candidats passés par l’Union des démocrates et indépendants (UDI), un mouvement centriste traditionnellement allié à la droite, qui n’avait pas rallié Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. L’UDI n’ayant pas conclu de partenariat avec le parti du président Macron, ces personnalités franchissent toutes le pas à titre individuel.

C’est aussi le cas des dix anciens du parti Les Républicains, à l’image d’Aurore Bergé, qui a rejoint Emmanuel Macron en février, après la défaite de son champion Alain Juppé à la primaire de la droite.

De façon plus anecdotique, LRM a également investi des militants du Parti radical de gauche (10), d’Europe écologie-Les Verts (8) et du MRC de Jean-Pierre Chevènement (2). Dans le Doubs, le mouvement d’Emmanuel Macron a même investi un ancien militant de la CGT et du Parti communiste, Denis Sommer, passé entre-temps par le PS. En Vendée, LRM présente Philippe Latombe, qui était encore candidat du mouvement souverainiste Debout la France il y a deux ans, à l’occasion des régionales. En Haute-Garonne, la majorité présidentielle sera représentée par Sébastien Nadot, un proche de Robert Hue (PCF), qui avait tenté de se présenter à la présidentielle sous la bannière du Mouvement des progressistes.

What Just Happened With Qatar?

THE ATLANTIC POLITICS, KRISHNADEV CALAMUR

JUN 5, 2017

 Six Arab countries—Saudi Arabia, Egypt, Bahrain, the United Arab Emirates, Libya, and Yemen—severed their relations with Qatar on Monday over its alleged support of terrorism.

The state-run Saudi Press Agency said the move was being taken to protect “national security from the dangers of terrorism and extremism,” and accused Qatar of supporting ISIS, al-Qaeda, and the Muslim Brotherhood, as well as Shia rebels in Saudi Arabia and Bahrain. The other Arab nations announced similar measures, as did Maldives, the tiny country in the Indian Ocean. Under the move, Saudi Arabia closes its borders with Qatar and ended land, sea, and air contact with its neighbor. The Arab nations also suspended Qatar from the military coalition that’s fighting in Yemen’s civil war against Iranian-backed Houthi rebels.

Qatar, in its response, said there was “no legitimate justification” for the move, accusing the Arab states of violating its sovereignty. Qatar is energy-rich, but heavily reliant on food and other essential supplies that are brought in by trucks across its border with Saudi Arabia. News media reported panic buying of goods in the country following the announcement. Qatar’s stock market fell 7.2 percent.

The move could have far-reaching consequences for U.S. alliances in the Middle East, as well as the U.S.-led effort against ISIS in Iraq and Syria. Qatar is home to the Al Udeid Air Base, the largest U.S. military base in the region where 11,000 U.S. personnel are stationed. The base has been used to stage attacks against ISIS targets. The move also comes just weeks after President Trump visited Riyadh and called for a united front against ISIS and extremism.

Saudi and allied relations with Qatar have been tense for years. In 2014, some of the same countries pulled out their diplomats from Qatar citing similar concerns. That dispute took nearly a year to resolve. Saudi Arabia also withdrew its ambassador to Doha from 2002 to 2008. But Monday’s move goes further: Among other steps, it closes Saudi Arabia’s land border with Qatar, a move that could have severe economic consequences for the country.

Qatar’s alleged support for the Muslim Brotherhood, which is banned in Egypt, elements of al-Qaeda, Hamas, ISIS, and other Islamist extremist groups has been well documented, and it’s this support that has been at the core of its disputes with its fellow Arab states. But the catalyst for Monday’s decision appears to be a Qatari news report last month that quoted Qatari Emir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani as criticizing Saudi Arabia, praising Iran, Saudi Arabia’s main regional rival, and describing Qatar’s relations with Israel as “good.” Qatari officials said the remarks were fake, and that news websites were a victim of a “shameful cybercrime.” But as David Roberts, a professor of defense studies at King’s College, wrote for the BBC: “The key problem was that these comments simply voiced out loud what many have long understood as Qatar’s true policy positions.” He adds:

[P]articularly under the leadership of the former Emir Hamad bin Khalifa al-Thani, Qatar sought to carve out a unique niche for itself and its policies, such as augmenting relations with Israel or Iran, and rejecting the wider consensus of the regional group of the monarchies, the Gulf Co-operation Council (GCC).

Previous regional attempts to persuade Qatar to change its policies haven’t succeeded, but Monday’s announced steps go further than any previous bid. Qatar, which now finds itself both regionally and economically isolated, may have few cards left to play.

KRISHNADEV CALAMUR is a senior editor at The Atlantic, where he oversees news coverage. He is a former editor and reporter at NPR and the author of Murder in Mumbai.

A Ivry, un camaïeu de rouges

 

 

MEDIAPART

4 JUIN 2017 PAR NICOLAS CHEVASSUS-AU-LOUIS

Un candidat du parti communiste, une candidate de La France insoumise, un candidat et député sortant du Mouvement républicain et citoyen s’affrontent dans la 10e circonscription du Val-de-Marne, au risque de provoquer « l’élection d’un député macroniste sur un territoire historiquement ancré à gauche ». En bonus, une histoire en images de la banlieue rouge, commentée par l’historien Emmanuel Bellanger.

On trouve de tout au grand marché de Vitry, chaque samedi matin. Les robes d’été et les foulards, les sandales de Chine et les chaussettes du Bangladesh, le grand bric-à-brac mondialisé, les tomates à 1 euro le kilo et les courgettes à 2, ainsi qu’un autre légume de saison : des tracts. Trois variétés de rouge, des fuchsia, des verts et même quelques bleus. On ne peut se les procurer qu’aux abords du marché, loin de ses travées bondées. Aux angles du quadrilatère des étalages, quatre gauches s’affrontent dans une circonscription, la 10e du Val-de-Marne, qui a voté à 36 % pour Mélenchon aux dernières présidentielles… et à 100 % pour Jean-Luc Laurent, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) au second tour des dernières législatives, en 2012.

Au premier tour, ce dernier avait obtenu 33 % des suffrages, 3 points devant le député sortant et maire (PCF) d’Ivry, Pierre Gosnat. Laurent et Gosnat étaient les seuls à pouvoir se maintenir dans un second tour, qui n’eût pas manqué d’intérêt dans une circonscription où droite et extrême droite rasent les murs. Las, Gosnat, sonné par sa seconde place dans un territoire qui envoyait invariablement un député communiste au Palais Bourbon depuis 1932, se retire, laissant libre cours à son adversaire, soutenu par le PS. Dernier d’une dynastie de trois générations d’élus communistes ivryens, Pierre Gosnat est depuis décédé.

Ci- dessous, histoire en images du communisme à Ivry, avec les commentaires
d’Emmanuel Bellanger, historien, auteur de 
Ivry, banlieue rouge 

Nos emplettes de tracts débutent à l’angle nord-est du marché où Jean-Luc Laurent, en costume cravate, serre des mains. On le reconnaît, on le salue. « J’ai pour moi d’être un député de terrain. » Il égrène des chiffres : 1 223 personnes reçues depuis 5 ans à sa permanence hebdomadaire, 19 ouvertures de classes, 4 quartiers classés en politique de la ville… Et nationalement ? « Mon problème avec François Hollande a commencé dès juillet 2012, quand il a renoncé à rediscuter des traités européens », affirme le député sortant, 60 ans, proche de Jean-Pierre Chevènement, auquel il a succédé à la tête du microscopique MRC, depuis 1976.

Il a voté contre la loi travail et a été des 58 signataires de la motion de censure déposée en mai 2016. « En l’état, je ne voterai pas la confiance à un gouvernement présenté par Édouard Philippe, l’actuel n’étant, comme le disait François Mitterrand, ni de gauche, ni de gauche. » Le 23 mai, la mairie du Kremlin-Bicêtre (ville incluse dans la dixième circonscription, avec Ivry, le nord de Vitry et l’est de Gentilly), dont il a été le premier magistrat de 1995 à 2016, a été perquisitionnée par la police dans le cadre d’une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale et trafic d’influence. La nouvelle ne pouvait plus mal tomber pour le candidat à sa réélection (lire icisa réaction).

À l’angle sud-est du marché, le candidat du PCF, Pascal Savoldelli, 55 ans, est en chemise, entouré d’une demi-douzaine de militants communistes, qui déploient leurs tracts sur des tables de camping, et d’autant de candidats de tous bords. De l’autre côté de la rue, commence la 9e circonscription du Val-de-Marne, d’où l’abondance de candidats et la perplexité des chalands qui ne savent plus bien à laquelle ils appartiennent.

« Un pur produit du charcutage électoral de Pasqua en 1986, dont l’objectif était de priver le PCF d’un député en réunissant dans une seule circonscription le sud de Vitry et la commune moins populaire d’Alfortville », dénonce Savoldelli, voix de basse et accent parigot à l’ancienne. L’homme est une autre sorte de notable. Ancien adjoint à la mairie d’Ivry, vice-président du Conseil départemental du Val-de-Marne, où il est chargé des finances, il est aussi… chargé des élections au sein du PCF. À ce titre, il a mené la délégation communiste dans les négociations avec La France insoumise, qui ont tenté, en vain, d’aboutir à un accord sur les législatives. L’échec s’est notamment joué sur la 10e circonscription du Val-de-Marne.

« La France insoumise tenait absolument à avoir un candidat sur les deux circonscriptions, où la gauche avait fait 100 % des voix au second tour des dernières législatives », dénonce Savoldelli, qui a donné son parrainage d’élu à Jean-Luc Mélenchon et a toujours défendu le soutien du PCF à l’insoumis en chef. Il regrette « l’oukase » de La France insoumise, soulignant qu’il a déposé sa candidature à la préfecture sans mentionner de suppléant, pour laisser jusqu’au bout la porte ouverte à un accord. Qu’est-ce qui différencie sa candidature de celle de La France insoumise ? « Sur la redistribution des richesses, on a une force de frappe toute autre. Regardez qui fait peur au patronat ! C’est le PCF », assène l’élu.

Autre argument : « Nous sommes sur un territoire où nous avons fait nos preuves. » Et de citer la carte Imagine R à moitié prix pour les jeunes ou l’ordinateur offert aux collégiens entrant en sixième, deux mesures du Conseil départemental du Val-de-Marne, le dernier à majorité communiste.

Parti très tôt – « j’ai mis ma candidature à la disposition des gens dès la fin novembre 2016 » –, il ne décolère pas contre la présence d’une candidature de La France insoumise sur la circonscription. « Elle fait prendre le risque de l’élection d’un député macroniste sur un territoire historiquement ancré à gauche », dénonce-t-il.

 

Les législatives ne sont pas une élection présidentielle

Bernard Owen

S’aventurer dans les sondages présente certes de l’intérêt encore faut-il un rien de réflexion.

Le JDD dans son baromètre  est très optimiste concernant le vote pour les candidats du Président Macron et font un rapprochement avec les récentes élections présidentielles.

« …31% seulement estiment que la France doit rester telle qu’elle est et protéger son identité. Avec ce 69-31, on est tout proches – et c’est un signe – du 66-34 du second tour de l’élection présidentielle ; 69-31 (Sondage du JDD: Les Français veulent du changement mais s’en méfient le 29 mai 2017,) »

Ce rapprochement législatives et présidentielles est délicat  car tout candidat opposé à Marine Le Pen aurait gagné. La personnalité du candidat importait peu,seule une minorité aurait accepté Marine Le Pen comme présidente.

Souvenons-nous le résultat du premier tour de la présidentielle de 2002. L’initiative de la gauche plurielle avait éliminé le premier ministre Jospin du deuxième tour laissant comme candidat Jean-Marie Le Pen accordant à Chirac un vote de 82,2% des suffrages au deuxième tour.

Pour terminer en 2017 les mots clés du JDD « Les Français veulent du changement mais se méfient. L’inquiétude est de mise. »