Utilisation de la jeunesse

Bernard Owen

Une fois à l’Ecole Militaire de Paris l’on bavardaient et j’ai mentionné Soros, très riche Hongrois d’origine,  et qui a crée de nombreuses associations dont l’une se nomme « En Marche ».

Notre ami Soros avait le projet suivant: Il avait ciblé dans la capitale du Kenya les endroits  les moins bien lotis et où les enfants étaient nombreux. La deuxième étape était de monter  une radio qui ne joué que de la musique dite « populaire ». La musique était interrompue régulièrement pour transmettre les slogans du genre « La politique n’est pas que pour les vieux elle est aussi pour les jeunes ». Il commence par faire marcher des jeunes en utilisant les principes de non-violence de Gene Sharp (198 articles).

Cela rappelle la jeunesse hitlérienne  à la fin de l’époque Weimar  qui était embrigadée en groupes destinés à obéir lors qu’ils deviendraient adultes autant les filles que les garçons. Cet embrigadement est toujours d’actualité.

Brigitte Macron vue par les « anglo-saxons »

Voici quelques extraits u du Daily Mail (Britannique) et le New York Times (Etats-Unis).

http://www.dailymail.co.uk

I have wrinkles, he has freshness. That’s how it is’: 64-year-old wife of France’s Emmanuel Macron speaks about the ‘problem’ of having a husband 25 years younger

  • Brigitte Macron opens up about 25-year difference between her and Emmanuel
  • She said she is reminded of his ‘freshness’ every morning while she has ‘wrinkles’
  • The couple met when Brigitte taught the teenage Emmanuel drama at school
  • She also discussed being forced to abandon plans to create new ‘First Lady’ role

By Peter Allen In Paris for MailOnline

PUBLISHED: 14:56 BST, 17 August 2017

The wife of French President Emmanuel Macron today spoke for the first time about being married to a man 25 years her junior, saying: ‘The only problem is that he’s younger than me’.

..  ‘Of course, we have breakfast, me with my wrinkles, him with freshness, but that’s how it is,’ said Mrs Macron.

She also spoke out after public pressure forced the Macrons to abandon their plans to give Mrs Macron the official title of First Lady – claiming she was not too bothered.

‘I don’t feel like a First Lady,’ said Mrs Macron.

France’s First Lady, a Confidante and Coach, May Break the Mold

By SUSAN CHIRA and LILIA BLAISEMAY 11, 2017

PARIS — If France’s president-elect has broken every rule in the political playbook, consider Brigitte Macron, the country’s next first lady.

She met her future husband, Emmanuel, when he was 15 and she was his 39-year-old drama teacher, married with three children. She and his parents at first tried to discourage him from pursuing her, and she has said they did not have a “carnal” relationship when he was in high school, but he eventually won her over.

By all accounts, she was present at every stage of his political evolution, coaching him on his speeches and public demeanor, and she is the one he turns to for an unsparing critique. He treats her as an equal partner and says she will define her future role.

In the days after the election, social media posts went viral criticizing the way the couple have sometimes been portrayed in the press: she as a predatory “cougar” and he as a “boy toy”; Ms. Macron, 64, has been called everything from a grandmother making his tea to a “cagole,” a French term for a bimbo. If the ages were reversed, her defenders pointed out, no one would have blinked an eye.

Leah Pisar, an expert in Franco-American relations who worked in the Clinton White House, said Ms. Macron served as his gatekeeper: “You want to get to him, you go through her.”

In this, Ms. Macron also appears maternal, protecting her husband as many French wives are expected to do. She is seen chiding him not to eat junk food on the trail in a documentary that followed his campaign for several months.

She and one of her daughters pushed him to help advance women in politics; he has pledged that half the candidates his party will field in the coming legislative elections will be women and that he will appoint many to his cabinet.

…in a television interview after he made it to the presidential runoff, her husband made it clear that she was not vanishing: “She will have a say in what she wants to be. She will have a presence, a voice, a look. She will have it privately by my side as she always has, but she will have a public role because that’s how it goes.”

Brigitte Macron, Liberator

Roger Cohen MAY 12, 2017

Emmanuel Macron and his wife, Brigitte, in Paris after his victory on May 7.

There have been magazine pieces about the couple, including an interview with Brigitte in Paris Match. As Le Monde put it, “It is together that this atypical couple scaled the steps of power. Never has the wife of a candidate been as present in a presidential campaign.” But prurience and sexism have been in short supply.

What’s new in a French political context is that Macron and his wife cooperate so intensely. She is a principal adviser. She gave up a job as a French teacher to work with Macron when he became economy minister in 2014, and has remained at his side. For many, she has helped humanize the technocrat-banker with a tendency (now contained) for highfalutin jargon. Born into a provincial family of chocolatiers, she has good antennae for ‘‘la France profonde” (deep France.) Not since the song was released a half-century ago has a more emphatic affirmative answer been given to the Beatles’ question: “Will you still need me, will you still feed me, when I’m sixty-four?”

Vanessa Friedman

ON THE RUNWAY MAY 15, 2017

Especially because she is being cheered as an icon of “French style” as a result. Though equally interesting is the icon of French style she has enlisted in her cause. Traditionally, first ladies and female leaders from Mrs. Kennedy to Queen Elizabeth II and Angela Merkel have worked with a single designer on creating their image, a pattern broken in recent years by Mrs. Obama, and her peers Samantha Cameron and Sophie Grégoire Trudeau. While Ms. Macron seems to be engaged in a return to form, her choice of collaborator is an interesting one.

Brigitte Macron

Voici quelques extraits de ce qu’on pense à Mediaart sur le sujet.

Croquis. Transparence et eaux troubles à propos de Brigitte Macron

7 AOÛT 2017 PAR HUBERT HUERTAS

C’est la pétition du mois. Avec 200 000 signatures, la pétition « contre le statut de Première dame pour Brigitte Macron » atteint un niveau notable. Elle met le doigt sur un vrai problème, et sur beaucoup d’hypocrisie.

En réclamant que ne soit pas créé un statut de « Première dame », ce citoyen qui se présente comme « artiste peintre et auteur engagé, fondateur du “mouvement de l’égalité nationale » pour lutter contre la corruption et les discriminations » a soulevé un problème qui hante la Cinquième République depuis longtemps.

Un fantôme familier, dont l’aspect dérisoire et déphasé est mis en valeur par le vocabulaire lui-même : on parle de « première dame » comme si l’on revenait au temps de Guenièvre et Lancelot, ou de la comtesse de Ségur… Et pourquoi pas « preux chevalier » pour qualifier son fier mari ?

C’est le principe de ce statut qui est aujourd’hui contesté, avec des arguments qui ne manquent pas de force. Au nom de quoi cette personne rigoureusement privée, qui n’a pas été élue, disposerait-elle d’une existence publique dans l’organigramme de la République ? Et au moment où l’Assemblée interdit les emplois familiaux aux parlementaires, au nom de quoi le lien d’époux ou de compagnon ouvrirait-il ce droit au président de la République ? « Avec un tel statut la première dame usera de son rôle comme bon lui semble et ce sera lui reconnaître une existence juridique qui permettrait de bénéficier d’un budget, d’un rôle important, de nombreux collaborateurs, chauffeurs, protection renforcée et autres avantages… À l’heure où l’État souhaite faire des économies dans le budget de l’armée et souhaite moraliser la vie politique, se pose un problème de conscience nationale », proclame notamment la pétition de Thierry Paul Valette.

La difficulté, c’est que jusqu’à présent toutes les « premières dames » ont disposé d’un budget, attribué selon les volontés d’un seul, leur président de mari, qu’elles ont eu des collaborateurs, un bureau, absolument tout ce que redoutent les pétitionnaires. La crainte de ce mouvement, c’est que ce qui se passe déjà puisse un jour se passer…

L’autre réserve, c’est que Brigitte Macron bénéficie de trois collaborateurs, quand Valérie Trierweiler en avait cinq, et Carla Bruni huit – sans compter la gestion de son site qui, selon l’ancien député René Dosières, avait coûté 410 000 euros pour sa création et son entretien. Quant à Cécilia Sarkozy, lors de son bref passage avant son divorce, elle disposait carrément d’une carte de crédit payée par la présidence.

La question de la « première dame » est donc soulignée, et dénoncée avec virulence sur les réseaux sociaux au moment où l’intéressée a plutôt tendance à réduire son train de vie, ainsi que son influence. Si Cécilia Sarkozy exerçait par exemple un poids considérable sur les choix de son mari, si Carla Sarkozy avait transformé les conseils des ministres en agent promotionnel pour son dernier CD, si Valérie Trierweiler était directement intervenue dans la campagne des législatives de 2012 en soutenant Olivier Falorni contre Ségolène Royal, on ne peut pas faire grief à Brigitte Macron de s’immiscer dans les affaires politiques.

L’impopularité dans laquelle paraît s’enfoncer Emmanuel Macron n’est pas étrangère à la concentration de critiques sur le rôle potentiel de son épouse, et la pétition en porte d’ailleurs la trace quand elle évoque « les statuts prioritaires, à savoir celui des travailleurs, celui des petits retraités délaissés, les étudiants défavorisés par la baisse de l’APL, la crise des migrants… ».

Pourtant, aussi injuste que puisse paraître ce collimateur estival pour la personne de Mme Macron, la question du statut de la femme du président, ou de son mari si c’est une présidente, est une affaire symboliquement sensible. Or, avec son projet de « statut », le président Macron l’aborde en mélangeant les genres. Au nom de quelle légitimité une personne faisant partie de sa sphère familiale devrait-elle bénéficier d’une référence publique ?

La solution pour en finir avec cette ambiguïté impose d’en revenir à la logique. La « fonction » de « première dame » n’existe pas, et c’est cette inexistence qui doit être consacrée et reconnue dans un texte. Les appartements de fonction de l’Élysée sont assez vastes pour que cette épouse, ou ce mari, y installe son bureau, et les services de communication sont assez experts pour traiter le courrier à son adresse et les réponses à apporter. Zéro statut, zéro bureau administratif, zéro euro de fonctionnement, voilà la solution. Avec ce dispositif, Brigitte Macron serait à l’abri d’attaques qui, parfois, n’atteignent pas le degré zéro, mais montent plutôt des égouts.

Réflexion

Bernard Owen

J’étais tout jeune quand mes parents m’ont emmené voir les grottes de Lascaux. Elles sont en Périgord. Elles étaient en c    et l’on y pénétrait par un trou mis à jour par un chien.  L’on avait une lanterne et admirait les animaux gravés dans les parois rugueuses de la grotte. L’on pénétrait dans la préhistoire pour contempler le travail de nos très anciens ancêtres. Mais qui étaient-ils?  Un chose est certaine, l’homme a toujours voulu s’exprimer. C’était merveilleux.

Plus tard, ayant grandi j’ai fait du droit romain et cela m’a permis de découvrir Rome  bien mieux qu’à travers l’histoire que l’on m’avait enseigné.

Donc l’être humain avait l’âme d’un artiste, savait  s’organiser. Et pourtant ces femmes et ces hommes qui savent tout faire ont des lacunes. Certes, on sait voler facilement, l’électronique facilite nos tâches.

En fait, l’on pourrait écrire des pages et des pages sur l’évolution de l’humanité. Mais il existe une faille. Il s’agit de l’imprévu car il faut garder en tête que tout est possible.

Or, l’humanité peut prévoir encore faut-il être un penseur averti (ce qui est rare) pour qu’un événement sans conséquence se produise et puisse réapparaître sous une forme terrible.

Nos juristes sont instruit dans les possibilités  du droit. Mais peut-on vraiment envisager toute ces possibilités?

A première vue, l’on  pourrait penser que « certains pays » sont plus ou moins organisés et certaines erreurs sont « impossibles. » L’Allemagne, pays riche, organisé est certainement à l’abri de toutes ces « erreurs possibles »?

Réfléchissons  un instant à ce merveilleux pays. Certes, il avait perdu une guerre. L’on connait  au moins l’une des raisons. Le général Erich Ludendorff bien qu’organisé n’avait pas tenu compte d’une règle qui est enseigné à l’Ecole de guerre: En attaquant soyons assuré de son approvisionnement. Que le ravitaillement  des troupes soit continu et les armes ne manquent jamais de munitions. La  résistance française et la mort de son beau-fils l’avait secoué ce qui  l’affaiblissait clairement  aux yeux de son Etat Major.

En ce grand pays  ayant perdu la guerre ce qui bouleversa la structure juridique du pays. L’Empereur abdiqua et quitta ce beau pays. Il fallait donc prévoir des nouvelles institutions.

Les vainqueurs, parmi lesquels la France, décidèrent de recomposer les frontières. Elle récupère l’Alsace et la Lorraine perdus en 1870 et décomposa l’Empire d’Autriche-Hongrie. La zone strictement allemande devint l’Autriche, à ses cotés la Hongrie  mais faisant parti d’un Empire. Il y a de tout mais l’on n’était pas certain des frontières et l’armée de l’Empire était décomposé: 7% des nouveau pays, la Roumanie était peuplée d’hongrois, une autre partie était  en Slovaquie, une partie dans la Voivodine, et une zone à grande majorité allemande en République Tchèque, les Soudetes.

L’Allemagne et l’Empire Austro-Hongrois perdaient du territoire dont les limites étaient mal connues, sans armée qui se trouvait tout aussi décomposé.

L’Allemagne avait, elle, conservé son armée et ,en ce qui concerne la politique, se voulait des plus démocratique. Le Président et l’Assemblée étaient élus  et aucun extrémisme de droite ou de gauche n’était toléré.

L’Assemblée était élue à la proportionnelle mais pour qu’elle soit vraiment démocratique on choisi que le transfert des suffrages en sièges se fasse au niveau national et non des régions. La nouvelle République allemande de Weimar se voulait irréprochable.

Pour la première élection (1919) deux partis dominaient les autres. Le Parti Socialiste et le Parti du Centre dont l’électorat se situait surtout au sud. C’était un parti entièrement Catholique.

La première élection se déroula bien  seulement la seconde (920) eut lieu après une crise monétaire propre à l’Allemagne où le Deutsch Mark a perdu toute sa valeur.

Devant le mécontentement compréhensible et la proportionnelle, les partis commencèrent à se diviser. Le Parti Socialiste perd des voix au Parti Communiste. Le Parti Catholique fait de même en perdant des voix à un Parti Bavarois. Le Parti Libéral perd des voix qu’il continua de perdre jusqu’à la fin de Weimar. C’était un parti d’intellectuels.

Pour celle de 1920 une coalition, qui inclut le Parti Nazi, obtiennent 6%. L’élection de 1928 le score du Parti Nazi descendit à 2.6% des suffrages. Notaient bien les suffrages car en temps dit « normal » le nazisme n’était pas populaire.

Malgré les erreurs de Ludedorff l’Allemagne était un pays industrialisé. L’assurance  chômage existait depuis 1927 et les capitaux américains se déversèrent en Allemagne. Bien qu’ayant perdu la guerre, l’Allemagne était un pays riche avec des infrastructures nécessaires au développement  industriel. Malheureusement, la crise de 1929 aux Etats-Unis frappa l’Allemagne étant donné l’énormité des capitaux provenant de ce pays. Aux élections de 1928 le Parti Nazi n’obtenait que 2.6% des suffrages qui grâce à la proportionnelle menait à un gouvernement de cinq partis et un indépendant. Cela peut fonctionner en temps normal   mais en temps de crise, celle de 1929, fut suivi d’une élection générale (1932) ou le vote Nazi passa de 2.6% à 32% des suffrages car quand vous avez les principaux partis en temps de crise dans l’impossibilité de se mettre d’accord, cela mène à un gouvernement minoritaire dirigé par Brunig, à la tête du Parti du Centre , qui proposait au Président  Hindenbourg  qui acceptait des projets qui devenaient loi. Cette situation dura deux ans.

L’économie allemande s’effondra. Il n’ya pas de gouvernement hormis celui de Brunig qui avait bonne réputation  et le Président Hindenbrg .

L’Allemagne de Weimar était brusquement devenu une dictature avec une assemblée  incapable  de prendre une décision.

En 1930 Hitler se présenta à l’élection présidentielle mais l’ancien président remporta l’élection.

Hindenburg meurt et Hitler le remplaça et sa  première tâche fut de faire jurer à l’armée  réunie de façon solennelle  non seulement

allégeance à la patrie mais à Hitler lui-même.

Je ne vais pas plus loin car l’on pourrait considérer qu’il s’agissait d’une farce si l’aventure n’avait pas pris fin qu’avec 50.000.00 millions de morts.

Les Etats-Unis avec de solides institutions politiques dont le scrutin majoritaire à un tour,  sortent de la guerre terrible la première puissance mondiale.

Que de puissance! Même l’élection d’un candidat quelque peu fantaisiste à la présidence (Trump) ne peut pas aller au delà de ce que son parti est prêt à accepter, un et le parti en opposition, moins fort mais  quand l’occasion viendra, lui aussi sera prêt à gouverner.

En ce qui concerne les modes de scrutin, je n’ai rien inventé, l’on en parle depuis des siècles et probablement même avant.

L’élection présidentielle 2017: facile a gagner, et après?

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Les sondages sont d’une grande importance. Ils nous transportent dans la population. Certes, pas toute la population française mais une sélection de personnes qui répondent à des questions les plus variées de façon à ce que nos spécialistes sondeurs puissent nous indiquer le 11 août, 20017 que « seulement 36% des Français se disent non satisfaits de l’action du Président de la République. »

Ce qui peut surprendre   car autant de mécontents pour l’ensemble des questions posées qui sont calculées pour atteindre les malheureux autant que les biens lotis.

Sans pénétrer dans les détails, il semblerait qu’on n’aime pas le personnage – soit pour des attitudes personnelles, son autoritarisme qui masque son absence d’autorité, sa volonté de voyager, de recevoir à Versailles, de se trouver ici et là en ayant peu à dire.

Tout n’est pas sa faute. La décomposition des partis par un système de primaires (voir Tocqueville). Une incompréhension de l’armée qui indique qu’il n’en a jamais fait partie sous forme de service militaire. Le projet de « En Marche » est donc nouveaux et ne devrait en rien bouleverser la politique.

Notre Président a été un temps ministre des finances. Or, la Cour des Comptes a réalisé un audit publié fin juin 2017 qui fait état d’un déficit de 4 à 5 milliards d’Euros des fiances publiques.

Alors pourquoi sa faible popularité?  Il est là par accident. L’effondrement des deux partis traditionnels pour les raisons dont on a déjà parlé puis l’éparpillement des voix au premier tour des présidentielles et des législatives sans oublier de mentionner le fait que 50% de l’électorat seulement a cru devoir voter.

Nous avons déjà parlé des Etats-Unis surtout ce qui concerne l’interdiction pour les membres du Congrès et des fonctionnaires Fédéraux d’embaucher la famille, ou la question des Grands électeurs et leur rôle dans l’élection du Président Trump mais qui en dépit de tous ses tweets est bloqué par le Congrès ou les tribunaux fédéraux, qui représentent d’importants contre -pouvoirs.

Mais il y aune chose qu’on pourrait copier de ce pays parce qu’il est applicable à d’autres systèmes que le fédéral. Il s’agit du mode de scrutin qui est utilisé pour toutes les élections là bas. Aux Etats-Unis il y a toujours eu deux partis.  Vous me direz: seulement deux?   Il s’agit d’un parti de droite et l’autre de gauche. Chacun porte en son sein toutes les nuances idéologiques du parti, c’est-à-dire que, par exemple, le Parti Démocrate réunit toutes les tendances de la gauche et pareil pour la droite au sein des Républicains. Les extrêmes dans les deux partis ne pèsent pas lourd.

La France doit adopter un scrutin majorité à un tour. Alors que maintenant les voix se dispersent au premier tour et donc les partis traditionnels perdent et l’instabilité s’installe au long terme.

 

Dernier sondage IFOP-Le Figaro sur l’action présidentielle

Voici quelques extraits de l’article par Jean-Baptiste Garat, publié le 11/08/2017 à 17:00

SONDAGE EXCLUSIF – Seulement 36% des Français se disent satisfaits de son action.

… À la lecture des résultats de son enquête, Jérôme Fourquet, le directeur du pôle opinion de l’Ifop, tire un bilan plutôt alarmant des cent jours d’Emmanuel Macron, qui ne semble plus bénéficier de «la magie de sa campagne». Si l’on compare sa cote de confiance à celle de ses prédécesseurs, les sujets de préoccupation sont perceptibles. Un tiers seulement des Français (36 %) se disent satisfaits de son action quand, à la même époque en 2012, 46 % l’étaient à l’égard de celle de François Hollande. Les perspectives sont également moins bonnes quand c’est l’évolution de la situation qui est mesurée. 23 % des personnes interrogées estiment que le pays évolue aujourd’hui plutôt dans le bon sens. Elles étaient 45 % en août 2007, trois mois après l’élection de Nicolas Sarkozy.

… Pour Jerome « Fourquet. Même l’annonce des Jeux olympiques à Paris ne semble pas avoir d’effet positif. Les Français sont dans l’attente de résultats et d’une clarification des réformes.»

Car les premières annonces concrètes ont refroidi les ardeurs. La baisse des aides au logement à partir de la rentrée constitue ainsi l’une des mesures les plus rejetées (60 % d’insatisfaction), juste avant le transfert sur la CSG des cotisations des salariés (53 % de rejet).

…Ce que retiennent les Français, c’est qu’ils auront moins d’APL, que le tabac passe à 10 euros, que la CSG va augmenter. Aujourd’hui et maintenant. Pas que le système du logement va être réformé ou que les cotisations baisseront demain.» Et ce d’autant moins que l’exécutif peine à expliquer la cohérence de son projet.

… Et, selon le directeur de l’Ifop, l’un des traits qui domine chez Macron est son souci des «coups de com’». Pas sûr que les Français se contentent de cela.

Opération Sentinelle

Bernard Owen

Il existe naturellement différentes façons d’agir contre les menaces d’actions violentes contre les personnes allant tranquillement à leur travail.

Des petites patrouilles de militaires parmi une foule en mouvement (gare ou métro d’une capitale). Les militaires vont par trois (deux en tête suivis par le troisième). Les avantages: pour le public, une image de force. L’image est rassurante. Le raisonnement du public est « nous sommes forts et bien gardés ». Pour le terroriste: lui peut voir clairement le militaire qui ne le voit pas.

Le terrorisme n’a aucune limite quant à son armement,  arme à feu, explosif.  A savoir, l’opération Sentinelle qui présente des inconvénients autant que des avantages.

Le militaire possédant une arme de guerre résistera à s’en servir car un passant peut agir d’une façon inattendue. Il serait donc préférable qu’il dispose que d’une arme de poing contenant plusieurs cartouches que le  militaire peut facilement manipuler.

Ne serait-il pas convenable pour le bien général de ne pas adopter des textes sous le coup de l’émotion?

Wikipedia

Opération Sentinelle

Forces engagées

(« Le nombre d’hommes armés pour maintenir le calme est considérable » BernardOwen)

10 412 militaires sont déployés au 13 février3, dont 6 000 en Île-de-France. Ce dispositif est complété par 4 700 policiers et gendarmes et est maintenu au moins jusqu’à l’été4. Ces forces sont chargées de sécuriser 830 points sensibles en France : lieux de culte, écoles, représentations diplomatiques et consulaires, organes de presse sont surveillés 24 heures sur 245.

154 unités ont été déployées sur 722 sites classés « sensibles » par les préfets3.

Après avoir établi un dispositif d’urgence face à une situation de crise, l’armée décide d’adapter progressivement son mode d’action vers plus de mobilité. Les patrouilles militaires statiques sont remplacées par des patrouilles plus mobiles. L’objectif est de « rendre la présence des militaires moins prédictible »5 et de « faire diminuer l’effectif militaire par paliers, pour le porter à 7 500, puis 3 000 »3.

Le 29 avril, face à l’évolution de la menace terroriste, le président de la République annonce la pérennisation de l’opération antiterroriste intérieure, avec le maintien de la mobilisation de 7 000 militaires6.

Campagne présidentielle : Emmanuel Macron est le plus dépensier avec 16,8 millions d’euros

RTL 

Emanuel Macron a dépensé bien plus d’argent que les autres candidats pour cibler ses électeurs. SMS, appels, courriers, tracts et sondages lui ont coûté plus de 5 millions d’euros, à peine moins que pour ses meetings lui revenant à 5,8 millions d’euros.

RTL Matin– Jérôme Florin

Campagne présidentielle : Emmanuel Macron est le plus dépensier avec 16,8 millions d’euros.

PUBLIÉ LE 08/08/2017 À 06:44

RTL a épluché les comptes de campagne des candidats de l’élection présidentielle publiés discrètement au Journal officiel. Ils seront validés d’ici janvier prochain par la Commission des comptes de campagne. On apprend ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,8 millions d’euros durant sa campagne présidentielle. Il devance Benoît Hamon (6,35% des voix) et ses 15,2 millions d’euros ! Suivent ensuite François Fillon, aussi éliminé au premier tour, avec 13,8 millions d’euros et Jean-Luc Mélenchon, 11 millions d’euros.

Marine Le Pen a dépensé quant à elle 12,5 millions d’euros. Chez les petits candidats, le plus économe a été Jean Lassalle avec 257.289 euros. Et quand on observe dans le détail, ces comptes de campagne recèlent plusieurs surprises. Emman

uel Macron a dépensé bien plus d’argent que les autres candidats pour cibler ses électeurs : SMS, appels, courriers, tracts et sondages lui ont coûtés plus de 5 millions d’euros. À peine moins que pour ses meetings pour 5,8 millions d’euros.

500 000 euros en conseil en communication pour Fillon

En matière de meetings, Jean-Luc Mélenchon est celui qui a été le plus gourmand, parce que, selon son équipe de campagne, les rassemblements étaient nombreux et en plein air donc plus coûteux en installation et en sécurité. Benoît Hamon a aussi dépensé beaucoup pour ses meetings : 6,1 millions d’euros, mais aussi pour son QG de campagne à 640.000 euros. Il était deux fois plus chers que celui d’Emmanuel Macron. La faute, explique l’équipe du candidat socialiste, à une campagne tardive où il a fallu tout trouver et réserver dans l’urgence.

François Fillon, lui, avait d’autres soucis : un demi-million d’euros a été englouti pour du conseil en communication. Il bat aussi largement le record pour ses déplacements : 1 million 453.000 euros, c’est trois fois plus que les autres candidats. Des prix qui correspondent plus à du jet privé (ou à des centaines de cars de militants) qu’à du train en seconde classe. Le candidat malheureux de la droite a aussi dépensé 1 million pour son QG, resté le plus souvent désert. Marine Le Pen, elle, a beaucoup dépensé pour acheter du matériel (451.000 euros), et pour avoir de l’argent. Ses frais financiers représentent 840.000 euros.

Mélenchon a récolté tris fois plus de dons que Macron

Dernière surprise de ces comptes de campagne, côté recettes. Alors qu’il a beaucoup été question des gros donateurs d’Emmanuel Macron, le plafond des dons est de 4.600 euros par personne, avec un million d’euro, le candidat d’En Marche n’a pas été le champion de la collecte. Jean-Luc Mélenchon a récolté trois fois plus, avec de multiples petits dons assure son entourage.

LA RÉDACTION VOUS RECOMMANDE

Commentaire:

Vu de loin en dehors des finances, avons-nous le Président que nous méritons? Considérons l’énergie, la vigueur et les soutiens.  Prenons pour exemple, le Président du Sénat Gérard Larcher, qui parlait avec énergie pour François Fillon qui aurait mieux entamé le résultat de Mme Le Pen.

En ce qui concerne nos procureurs, n’auraient-ils pas eu mieux à faire que de s’acharner sur le candidat Fillon. Car biens des éléments étaient à remettre en cause et pour faciliter leur tâche . Nous avions publié l’exemple venu des Etats-Unis d’Amérique concernant les attachés parlementaires ainsi que celui de l’Union Européenne. En attendant la formation des procureurs se fait selon des règles d’une autre époque et la démocratie en pâtit. Bernard Owen, Docteur en Science Politique Panthéon Sorbonne Université Paris 1.

Emmanuel Macron : Jupiter ou turlupin ?

  • MEDIAPART, le 5 AOÛT 2017

PAR JEAN-MICHEL NAULOT

 

Emmanuel Macron pensait qu’avec de belles photos il allait ensommeiller les Français pendant la période estivale pour faire avancer discrètement quelques réformes impopulaires et donner quelques coups de hache dans les dépenses publiques… Eh bien, c’est raté !

La crise sociale que traverse la France depuis quelques années est telle que les festivités organisées pour distraire l’opinion ont été ressenties, en dehors de quelques cercles, comme autant d’initiatives décalées, voire provocantes.

Transformer le Palais de l’Elysée en salle de spectacles avec photographes attitrés ; y faire défiler les grands de ce monde et quelques people alors que tant de décisions urgentes attendent ; programmer un évènement par jour, voire deux ou trois, afin de s’assurer que l’on parle du président au journal de 20 heures ; rappeler que l’on est le chef, et qu’il n’y en a pas d’autre, comme si au lendemain d’une élection présidentielle les Français pouvaient en douter ; voler la vedette au Premier Ministre, la veille de son discours de politique générale, et le déjuger cinq jours après sur le calendrier annoncé des réformes… tout cela a donné le sentiment, au minimum, d’une personnalisation du pouvoir à hauts risques, d’une grande improvisation et d’une certaine légèreté dans la manière d’affronter les difficultés. On ne mentionnera pas, par indulgence, d’autres séquences qui ont accru le trouble du public.

Les sondages qui viennent d’être publiés montrent que les Français n’ont pas été dupes de la manœuvre. Nos concitoyens ne se sont pas laissé endormir. Ils lisent les journaux, écoutent la radio, regardent la télévision, même en vacances ! Aujourd’hui, le charme est rompu. 850 millions d’euros en moins pour l’armée alors que pendant toute la campagne électorale on n’a cessé de répéter qu’il est indispensable de porter ce budget à 2% du PIB ; 140 millions d’euros en moins pour l’aide au développement alors que cette aide qui n’a cessé de baisser depuis dix ans (0,36% du PIB en 2016) doit être portée à 0,70% du PIB, comme au Royaume Uni et en Allemagne ; 300 millions d’euros en moins pour les collectivités locales alors que l’on a promis quelques jours avant qu’il ne saurait y avoir « de baisse brutale des dotations » ; 5 euros en moins pour les APL et suppression de cette aide pour 50 000 personnes… : les initiatives prises à la mi-juillet étaient de nature à frapper les esprits !

Ces décisions confirment l’impression que l’on avait ressentie pendant la campagne électorale : le candidat ne savait pas très bien où il allait faire les économies promises. Il ne disait pas comment il allait financer la suppression de l’ISF (hors immobilier) et de la taxe d’habitation. Mais, « en même temps », il était important de pouvoir dire à Madame Merkel en fin d’année : « Nous avons tenu bon ! Le critère des 3% de déficit budgétaire a été respecté ! ». Restait alors le choix d’une baisse uniforme des dépenses, la pire des solutions !

Ce critère des 3%, qui n’existe qu’en zone euro, conduit décidément dans certains cas à des décisions bien peu rationnelles. Les économies en matière de dépenses publiques doivent en effet provenir de réformes structurelles et non des coups de hache. De plus, la progression de la dette publique ne doit pas être regardée de manière dogmatique. Elle est davantage liée aux crises financières qu’à une addiction des citoyens et de leurs dirigeants à la dépense publique. La corrélation entre déficits publics et crises financières a été démontrée depuis vingt ans dans tous les pays occidentaux.

Pour ne prendre qu’un exemple, celui de la France, la politique du franc fort conduite dans les années quatre-vingt-dix, avec des taux d’intérêt très élevés, a fait bondir la dette publique de 35% à 60% du PIB en six ans (1991 – 1997) et la crise de 2008 l’a fait bondir à nouveau de 64% à 90% du PIB (2007 – 2012). Si la France n’avait pas conduit sa politique du franc fort, elle aurait aujourd’hui une dette inférieure à celle de l’Allemagne. Il ne fut pourtant jamais question pendant la campagne électorale de la nécessité de mieux encadrer la finance pour éviter une nouvelle crise.

Emmanuel Macron pensait qu’une communication très maîtrisée, un pouvoir de séduction évident et la décapitation du système politique ancien lui permettraient d’exercer un pouvoir qu’il voulait jupitérien. Il a lui-même choisi les futurs députés à partir de leur curriculum vitae, une grande innovation sur le plan démocratique, il s’est entouré de « technos » aux ordres, il a fait table rase au gouvernement de toute personnalité politique susceptible de lui porter ombrage, hormis François Bayrou qu’il a vite remplacé, et Jean-Yves Le Drian qu’il a déplacé. Résultat, nous avons une Assemblée nationale inaudible, les « technos » ont pris le pouvoir dans les ministères et les noms des ministres, parfois aux postes les plus importants, sont inconnus du grand public ! Qui sait que Florence Parly est ministre des armées alors que nous venons de vivre une crise inédite avec la démission du Chef d’État-Major des Armées ? Qui a entendu la voix de Florence Parly au cours de cette crise ?

La séduction et l’autoritarisme ne remplacent en rien l’autorité. De Gaulle écrivait à propos du chef dans « Le fil de l’épée » : « Il ne concède rien au désir de plaire ». Jusqu’à présent, notre nouveau président, c’est tout l’inverse. C’est en quelque sorte l’anti-chef ! De Gaulle ajoutait un peu plus loin dans ce même livre ce qui pourrait apparaître comme une mise en garde aujourd’hui : « Parfois, le chef, inapte à décider, se donne par l’agitation l’apparence et l’illusion de l’activité et, s’attachant à quelques détails, consume en interventions accessoires et désordonnées son désir d’influer quand même sur les évènements ».

Pendant la campagne présidentielle, certains observateurs avaient comparé Emmanuel Macron à Jean-Jacques Servan Schreiber (« JJSS ») qui avait excellé comme journaliste dans les années cinquante en fondant et en développant L’Express. Porté par la réussite professionnelle, par un grand pouvoir de séduction et par un antigaullisme viscéral, il s’était ensuite laissé tenter par la politique. En 1967, il écrivit un livre qui fut un très grand succès : « Le défi américain ». JJSS, grand admirateur du modèle américain, y expliquait que, puisque l’Amérique dominait le monde, il fallait faire deux choses pour lui résister : l’imiter, en libérant les initiatives, en encourageant la libre entreprise, et construire l’Europe fédérale. Très exactement ce que propose aujourd’hui Emmanuel Macron.

Les phrases de JJSS dans Le défi américain sont très proches de celles qu’utilise aujourd’hui Emmanuel Macron. Exemples : « La transformation réclamera toute la patience, l’habileté, l’énergie d’un gouvernement résolu à s’attaquer aux vraies réformes de structures : celles qui touchent à l’équilibre des pouvoirs dans la société ». Ou encore : « Il s’agit d’amener à l’exercice et à l’application de l’intelligence tous les hommes valides que notre société est capable de former et d’équiper ». Ou encore : « Le pays s’est mis à poursuivre deux objectifs contradictoires : sa croissance économique et la conservation de son vieux dispositif politique » (extrait du livre qui a suivi, « Le réveil de la France »).

Lancé en politique, JJSS resta treize jours au gouvernement de Jacques Chirac en 1974 ! Sa carrière ministérielle fut vraiment très éphémère… JJSS eut le tort de proposer des réformes très libérales alors que les Français n’en voulaient pas. Les Français rejetaient à l’époque autant le modèle américain que le fédéralisme en Europe. Ils les rejettent toujours. Ils ont peut-être tort aux yeux de certaines élites mais c’est leur choix de société. JJSS avait pensé que, grâce à sa clairvoyance et à un grand pouvoir de séduction, il pourrait convaincre nos concitoyens d’effectuer la révolution néolibérale. Il s’est trompé.

Un demi-siècle plus tard, alors que le même discours caricatural sur les anciens et les modernes est repris, rien n’a changé : les Français sont toujours attachés à leur modèle social, ils ne veulent pas vivre sur une terre d’inégalités comme les Américains, ils veulent que leur pays contribue positivement à l’union de l’Europe mais ne veulent en aucun cas d’un fédéralisme qui risquerait d’attiser les divisions entre les peuples. Excédé par les obsessions, les improvisations et le caractère plutôt narcissique de JJSS, Jacques Chirac avait fini par le surnommer « le turlupin » !

Emmanuel Macron, qui se rêvait en chef de l’Etat jupitérien pour assurer ce qu’il appelle, comme JJSS, la « transformation de la France », devrait prendre garde, lui aussi, de ne pas apparaître aux yeux des Français comme un turlupin après cet été destructeur ! En 2017, le modèle néolibéral anglo-saxon n’appartient-il pas davantage au passé qu’à la modernité, alors qu’il génère des inégalités record et qu’il provoque de violentes crises financières ? Et la volonté de plaire n’est-elle pas une manière un peu démodée de faire de la politique ? Monsieur le Président, nous n’en sommes qu’au tout début du quinquennat. Il est encore temps de corriger la trajectoire !

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