La popularité du Président Macron à travers le temps

Le texte de Europe 1 et JDD considère l’ensemble des sondages qui interrogent sur  le Président Macron. Tous ne posent pas les mêmes questions ce qui explique les légères différences.

De toute façon, le Président, sa politique sont toutes en baisse, forte baisse. Ne serait-il pas possible d’invoquer la nature même du personnage. Il n’est pas aimé.

L’attrait du changement  jouent en sa faveur mais ceci n’est que de courte durée.

Les institutions politiques en France ne peuvent pas être exportées. Il faut revoir la magistrature. Oui on ne l’aime pas et il a été élu car il était le seul contre Marine Le Pen.

EUROPE 1 – JDD

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Popularité : Macron baisse dans tous les sondages

12h57 , le 4 août 2017, modifié à 13h02 , le 4 août 2017

INFOGRAPHIE – Les sondages se suivent et tous le confirment : la popularité d’Emmanuel Macron est en nette baisse cet été. La tendance est même plus accentuée que lors du quinquennat Hollande.

Cote de popularité, cote de confiance… Quel que soit l’indicateur utilisé, la tendance est la même : Emmanuel Macron dégringole. Les dernières enquêtes des instituts Elabe et YouGov diffusées jeudi le confirment, après celles de l’Ifop pour le JDD et Paris Match, d’Ipsos ou d’Harris Interactive. La baisse du chef de l’Etat est plus ou moins accentuée en fonction de ces sondages, et surtout de la question qui est posée aux personnes interrogées. Mais déjà, le début du quinquennat Macron semble plus sévèrement touché que ses prédécesseurs. « C’est une baisse inégalée lors du premier été d’un mandat présidentiel sous toute la Ve République…

…ci-dessus représente les courbes de la popularité du président de la République en fonction de l’institut. Assez logiquement, la chute de Macron dans l’opinion est plus m

arquée chez ceux qui le mettaient le plus haut. Dans notre baromètre Ifop du 23 juillet, le chef de l’Etat perdait ainsi 10 points (de 64 à 54%). Pour Harris, la baisse est de huit points (de 59% à 51%). En outre, Emmanuel Macron est en recul respectivement de sept, cinq et trois points chez YouGov, Elabe et Ipsos, mais sa cote était déjà inférieure aux 50% de satisfaits.

Cote de popularité ou de confiance de Macron selon l’institut de sondage

  Mai 2017 Juin 2017 Juillet 2017 Août 2017
Ifop-jdd 62% 62% 54%
elabe 45% 45% 40%
yougov

 

39% 43% 36%
Harris 57% 59% 51%
Ipsos

 

46% 45% 42%
ifop paris match

 

 

66 60 56

Pourquoi de si grandes différences entre les sondages? Car les instituts ne mesurent pas tout à fait la même chose. Pour le JDD, l’Ifop demande à ses sondés s’ils sont « satisfaits ou mécontents d’Emmanuel Macron comme président de la République ». Mais le même Ifop, dans le « tableau de bord » de Paris Match, questionne également « l’approbation » de « l’action » du Président. Ipsos et YouGov interrogent le « jugement » qui est porté sur son « action », entre avis favorables et défavorables. Elabe dresse pour sa part une « cote de confiance » puisqu’il questionne son panel sur sa « confiance » ou non en le chef de l’Etat pour « affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». De même, Harris sonde cette « confiance » à Emmanuel Macron « pour mener une bonne politique pour la France ». En plus de porter sur une popularité ou sur de la confiance, la question des instituts est donc plus ou moins générale.

Parmi les prédécesseurs d’Emmanuel Macron, c’est donc Jacques Chirac qui avait décroché le plus rapidement en 1995, avec 20 points de moins en deux baromètres de l’Ifop-JDD pour atteindre 39% de satisfaction au moins d’août. Mais François Hollande avait lui aussi connu une forte chute, bien qu’un peu plus tardive puisqu’il enregistrait une baisse de 11 points rien qu’en septembre 2012 – et de 18 points en quatre mois -, plombé par les hausses d’impôts. L’ex-Président ne s’en est jamais remis, plongeant jusqu’à 13% et achevant son quinquennat à 22%.

 

Le dernier sondage concernant le Président Macron

Cet ensemble d’organismes (YouGov) nous fournit de nombreux détails. Il le fallait car il nous est arrivé de tomber dans le piège de nos gentils Québécois. L’erreur n’était pas pour nous car eux-mêmes s’y étaient trouvés.

Voici donc quelques détails de la façon de travailler de YouGov.  Bernard Owen

 

La popularité d’Emmanuel Macron chute lourdement [SONDAGE EXCLUSIF]

Dans notre baromètre YouGov, le président de la République et son premier ministre voient leur popularité baisser considérablement.

03/08/2017 05:59 C

POLITIQUE – La mauvaise passe se confirme pour le couple exécutif. Selon notre baromètre YouGov du mois d’août réalisé pour Le HuffPost et CNews, la cote de popularité d’Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d’opinions à 36% en un mois. Une effondrement de 7 points qui vient conclure un mois de juillet pour le moins compliqué pour le chef de l’État.

Baisse du budget de la Défense, départ du chef d’état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l’Assemblée… le président de la République a vu les polémiques s’enchaîner les unes après les autres, ce qui est sanctionné aujourd’hui, comme le laissait penser le sondage Ifopparu dimanche 23 juillet dans le Journal du Dimanche.

Et les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le premier ministre. Edouard Philippe voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d’opinions favorables, dépassant d’une courte tête celle du locataire de l’Elysée.

Les centristes déçus

Le navire Macron semble prendre l’eau de toutes parts. « En baisse sur la quasi-totalité des franges de l’opinion, Emmanuel Macron se voit avant tout sanctionné auprès des sympathisants du centre (81% d’opinions favorables, -14 points) », note l’institut de sondage, qui souligne que la baisse s’observe également du côté des sympathisants des Républicains (-8 points).

Les sympathisants de la droite et du centre sanctionnent également lourdement le premier ministre.

Sur ces deux franges de l’opinion, Edouard Philippe enregistre une baisse de 10 points (77% d’opinions favorables pour les centristes, 47% pour les sympathisants Républicains). Preuve s’il en est que le couple exécutif déçoit surtout les gens qui lui sont proches idéologiquement. Ce qui n’est pas bon signe.

Le gouvernement aussi sanctionné

À l’instar des deux têtes de l’exécutif, le gouvernement voit également sa popularité s’effriter. Avec 33% d’opinions favorables, l’équipe gouvernementale perd 5 points par rapport au mois dernier. Là encore, ce sont les sympathisants du centre qui sanctionnent le plus lourdement l’action gouvernementale (-13 points).

Plus largement, seuls un peu plus d’un tiers des Français (36%, -9 points) estiment que le gouvernement « va de l’avant, et propose des mesures modernes », qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (35%, -8 points) ou qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -8 points).

Cette enquête YouGov confirme donc la phase délicate qu’a eu à traverser l’exécutif durant le mois de juillet. Mois qu’il avait pourtant entamé sous de bien meilleurs auspices.

Sondage réalisé en ligne du 26 au 27 juillet sur un échantillon représentatif de 1003 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas). En partenariat avec: YouGov

 Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews d’Août 2017

Par Antoni Minniti

Research Executive

Sur Latest Results, Omnibus Research , Politique

SurAoût 3, 2017, 12:21 pm

Un Président dans le dur alors qu’arrive le bilan des 100 jours

Entre le budget de la défense, le départ du général en chef des armées, la baisse des APL ou encore la gestion controversée de la majorité à l’Assemblée nationale, le Président Emmanuel Macron voit, à l’approche du 15 août et donc du terme de ses 100 premiers jours, sa popularité chuter lourdement et ternir des débuts jusque-là encourageants.

Trois mois après son arrivée à la tête de l’Etat, le Président Emmanuel Macron enregistre une baisse importante de popularité et atteint les 36% d’opinions favorables (-7 points par rapport au mois dernier). En baisse sur la quasi-totalité des franges de l’opinion, Emmanuel Macron se voit avant tout sanctionné auprès des sympathisants du Centre (81% d’opinions favorables, -14 points). Dans le détail, le Président enregistre un baisse de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (39% d’opinions favorables, -8 points), auprès des sympathisants d’Extrême droite (14% d’opinions favorables, -7 points) et auprès des sympathisants PS, EE-LV (47% d’opinions favorables, -2 points). En revanche, Emmanuel Macron parvient à maintenir son faible niveau de popularité auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (19% d’opinions favorables, stable).

En baisse également, Edouard Philippe parvient tout de même à supplanter, pour la première fois, le Président Emmanuel Macron pour ce qui est du niveau de popularité. De fait, le chef du gouvernement atteint les 37% d’opinions favorables, soit une baisse de 2 points par rapport au mois dernier. Dans le détail, cette baisse de popularité se manifeste surtout auprès des Centristes (77% d’opinions favorables, -10 points) et auprès des sympathisants Les Républicains (47% d’opinions favorables, -10 points). A gauche de l’échiquier politique, Edouard Philippe parvient à maintenir un cap auprès des sympathisants du PS, EE-LV (41% d’opinions favorables, stable) et même à améliorer sa popularité d’un point auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (16% d’opinions favorables, +1 point). Plus surprenant, le chef du gouvernement parvient même à enregistrer une hausse de 7 points auprès des sympathisants d’Extrême droite (25% d’opinions favorables).

Ce mois-ci, le classement des sujets de préoccupation des Français reste inchangé avec toujours en tête « le chômage », (25%, -2 points), « l’immigration » (15%, +1 point) et la « la protection sociale (retraites, sécurité sociale…) » (14%, +1 point).

Tout comme Emmanuel Macron, le gouvernement voit sa popularité s’effriter

Avec 33% d’opinions favorables, l’équipe gouvernementale perd 5 points par rapport au mois dernier. Dans le détail, cette baisse s’exprime avant tout auprès des sympathisants du Centre (79% d’opinions favorables, -13 points), et dans un degré moindre auprès des extrêmes : -8 points auprès des Frontistes (11% d’opinions favorables) et -9 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (11% d’opinions favorables). Dans une moindre mesure, le gouvernement perd 3 points auprès des sympathisants Les Républicains (37% d’opinions favorables). Enfin, tout comme Edouard Philippe, les membres du gouvernement parviennent à maintenir leur niveau de popularité auprès des sympathisants PS, EE-LV (43% d’opinions favorables).

En baisse sur l’ensemble des items, près d’un Français sur 2 estime toutefois que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (49%, -8 points) et qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (45%, -2 points). Mais sur le reste des items, seuls un peu plus d’un tiers des Français estiment qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (36%, -9 points), qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (35%, -8 points), qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (34%, -9 points) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -8 points). Enfin, moins d’un Français sur trois estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (28%, -3 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (20%, -3 points).

Le Front National, quant à lui, enregistre encore une fois une baisse sur la quasi-totalité des items. Seul un peu plus d’un tiers des Français estiment que le parti est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (38%, -3 points) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (34%, +1 point). Derrière, moins d’un tiers des Français estiment qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (33%, -4 points), qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (31%, -2 points). En retrait, moins d’un Français sur trois estime que le Front National « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (28%, -2 points), que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (23%, stable), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, -4 points), et qu’il « est composé de personnes compétentes » (20%, -3 points).

L’importance de la connaissance humaine

Les recherches sur l’embryon font l’objet de pratiques ou de législations très disparates selon les pays, allant de l’interdiction totale à un régime de « liberté surveillée ». AFP PHOTO MARCEL MOCHET / AFP PHOTO / MARCEL MOCHET

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Cette recherche nous permet de penser qu’il sera possible d’introduire des gênes à l’intérieur d’embryons pour réparer ceux-ci quand ils ^peuvent reproduire les mutations dangereuses pour le corps. Cela est encore loin de la pratique médicale mais ouvre la porte vers la possibilité de mettre à l’abri les bébés de maladies héréditaires.

Cet article présente des bienfaisantes possibilités et les dangers qui peuvent apparaître.

NEW YORK TIME

SCIENCE

In Breakthrough, Scientists Edit a Dangerous Mutation From Genes in Human Embryos

By PAM BELLUCKAUG. 2, 2017

Newly fertilized eggs before gene editing, left, and embryos after gene editing and a few rounds of cell division. A study published on Wednesday announced that edited human embryos can repair common and serious disease-causing gene mutations. CreditShoukhrat Mitalipov

Scientists for the first time have successfully edited genes in human embryos to repair a common and serious disease-causing mutation, producing apparently healthy embryos, according to a study published on Wednesday.

The research marks a major milestone and, while a long way from clinical use, it raises the prospect that gene editing may one day protect babies from a variety of hereditary conditions.

But the achievement is also an example of human genetic engineering, once feared and unthinkable, and is sure to renew ethical concerns that some might try to design babies with certain traits, like greater intelligence or athleticism.

Scientists have long feared the unforeseen medical consequences of making inherited changes to human DNA. The cultural implications may be just as disturbing: Some experts have warned that unregulated genetic engineering may lead to a new form of eugenics, in which people with means pay to have children with enhanced traits even as those with disabilities are devalued.

The study, published in the journal Nature, comes just months after a national scientific committee recommended new guidelines for modifying embryos, easing blanket proscriptions but urging the technique be used only for dire medical problems.

“We’ve always said in the past gene editing shouldn’t be done, mostly because it couldn’t be done safely,” said Richard Hynes, a cancer researcher at the Massachusetts Institute of Technology who co-led the committee. “That’s still true, but now it looks like it’s going to be done safely soon,” he said, adding that the research is “a big breakthrough.”

“What our report said was, once the technical hurdles are cleared, then there will be societal issues that have to be considered and discussions that are going to have to happen. Now’s the time.”

Scientists at Oregon Health and Science University, with colleagues in California, China and South Korea, reported that they repaired dozens of embryos, fixing a mutation that causes a common heart condition that can lead to sudden death later in life.

If embryos with the repaired mutation were allowed to develop into babies, they would not only be disease-free but also would not transmit the disease to descendants.

The researchers averted two important safety problems: They produced embryos in which all cells — not just some — were mutation-free, and they avoided creating unwanted extra mutations.

“It feels a bit like a ‘one small step for (hu)mans, one giant leap for (hu)mankind’ moment,” Jennifer Doudna, a biochemist who helped discover the gene-editing method used, called CRISPR-Cas9, said in an email.

Gene Editing in Embryos

Scientists tried two techniques to remove a dangerous mutation. In the first, genetic “scissors” were inserted into fertilized eggs. The mutation was repaired in some of the resulting embryos but not always in every cell. The second method worked better: By injecting the “scissors” along with the sperm into the egg, more embryos emerged with repaired genes in every cell.

 

“I expect these results will be encouraging to those who hope to use human embryo editing for either research or eventual clinical purposes,” said Dr. Doudna, who was not involved in the study.

Much more research is needed before the method could be tested in clinical trials, currently impermissible under federal law. But if the technique is found to work safely with this and other mutations, it might help some couples who could not otherwise have healthy children.

Potentially, it could apply to any of more than 10,000 conditions caused by specific inherited mutations. Researchers and experts said those might include breast and ovarian cancer linked to BRCA mutations, as well as diseases like Huntington’s, Tay-Sachs, beta thalassemia, and even sickle cell anemiacystic fibrosis or some cases of early-onset Alzheimer’s.

“You could certainly help families who have been blighted by a horrible genetic disease,” said Robin Lovell-Badge, a professor of genetics and embryology at the Francis Crick Institute in London, who was not involved in the study.

“You could quite imagine that in the future the demand would increase. Maybe it will still be small, but for those individuals it will be very important.”

The researchers also discovered something unexpected: a previously unknown way that embryos repair themselves.

In other cells in the body, the editing process is carried out by genes that copy a DNA template introduced by scientists. In these embryos, the sperm cell’s mutant gene ignored that template and instead copied the healthy DNA sequence from the egg cell.

“We were so surprised that we just couldn’t get this template that we made to be used,” said Shoukhrat Mitalipov, director of the Center for Embryonic Cell and Gene Therapy at Oregon Health and Science University and senior author of the study. “It was very new and unusual.”

The research significantly improves upon previous efforts. In three sets of experiments in China since 2015, researchers seldom managed to get the intended change into embryonic genes.

And some embryos had cells that did not get repaired — a phenomenon called mosaicism that could result in the mutation being passed on — as well as unplanned mutations that could cause other health problems.

In February, a National Academy of Sciences, Engineering and Medicine committee endorsed modifying embryos, but only to correct mutations that cause “a serious disease or condition” and when no “reasonable alternatives” exist.

Shoukhrat Mitalipov, director of the Center for Embryonic Cell and Gene Therapy at Oregon Health and Science University, is one of the authors of the new study. CreditLeah Nash for The New York Times

Sheldon Krimsky, a bioethicist at Tufts University, said the main uncertainty about the new technique was whether “reasonable alternatives” to gene editing already exist.

As the authors themselves noted, many couples use pre-implantation genetic diagnosis to screen embryos at fertility clinics, allowing only healthy ones to be implanted. For these parents, gene editing could help by repairing mutant embryos so that more disease-free embryos would be available for implantation.

Hank Greely, director of the Center for Law and the Biosciences at Stanford, said creating fewer defective embryos also would reduce the number discarded by fertility clinics, which some people oppose.

 

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The larger issue is so-called germline engineering, which refers to changes made to embryo that are inheritable.

“If you’re in one camp, it’s a horror to be avoided, and if you’re in the other camp, it’s desirable,” Dr. Greely said. “That’s going to continue to be the fight, whether it’s a feature or a bug.”

For now, the fight is theoretical. Congress has barred the Food and Drug Administration from considering clinical trials involving germline engineering. And the National Institutes of Health is prohibited from funding gene-editing research in human embryos. (The new study was funded by Oregon Health and Science University, the Institute for Basic Science in South Korea, and several foundations.)

The authors say they hope that once the method is optimized and studied with other mutations, officials in the United States or another country will allow regulated clinical trials.

“I think it could be widely used, if it’s proven safe,” said Dr. Paula Amato, a co-author of the study and reproductive endocrinologist at O.H.S.U. Besides creating more healthy embryos for in vitro fertilization, she said, it could be used when screening embryos is not an option or to reduce arduous IVF cycles for women.

Dr. Mitalipov has pushed the scientific envelope before, generating ethical controversy with a so-called three-parent baby procedure that would place the nucleus of the egg of a woman with defective cellular mitochondria into the egg from a healthy woman. The F.D.A. has not approved trials of the method, but Britain may begin one soon.

The new study involves hypertrophic cardiomyopathy, a disease affecting about one in 500 people, which can cause sudden heart failure, often in young athletes.

It is caused by a mutation in a gene called MYBPC3. If one parent has a mutated copy, there is a 50 percent chance of passing the disease to children.

 

Using sperm from a man with hypertrophic cardiomyopathy and eggs from 12 healthy women, the researchers created fertilized eggs. Injecting CRISPR-Cas9, which works as a genetic scissors, they snipped out the mutated DNA sequence on the male MYBPC3 gene.

They injected a synthetic healthy DNA sequence into the fertilized egg, expecting that the male genome would copy that sequence into the cut portion. That is how this gene-editing process works in other cells in the body, and in mouse embryos, Dr. Mitalipov said.

Instead, the male gene copied the healthy sequence from the female gene. The authors don’t know why it happened.

Maybe human sex cells or gametes evolved to repair themselves because they are the only cells that transmit genes to offspring and “need special protection,” said Juan Carlos Izpisua Belmonte, a co-author and geneticist at the Salk Institute.

Out of 54 embryos, 36 emerged mutation-free, a significant improvement over natural circumstances in which about half would not have the mutation. Another 13 embryos also emerged without the mutation, but not in every cell.

The researchers tried to eliminate the problem by acting at an earlier stage, injecting the egg with the sperm and CRISPR-Cas9 simultaneously, instead of waiting to inject CRISPR-Cas9 into the already fertilized egg.

That resulted in 42 of 58 embryos, 72 percent, with two mutation-free copies of the gene in every cell. They also found no unwanted mutations in the embryos, which were destroyed after about three days.

The method was not perfect. The remaining 16 embryos had unwanted additions or deletions of DNA. Dr. Mitalipov said he believed fine-tuning the process would make at least 90 percent of embryos mutation-free.

And for disease-causing mutations on maternal genes, the same process should occur, with the father’s healthy genetic sequence being copied, he said.

But the technique will not work if both parents have two defective copies. Then, scientists would have to determine how to coax one gene to copy a synthetic DNA sequence, Dr. Mitalipov said.

Otherwise, he said, it should work with many diseases, “a variety of different heritable mutations.”

Les Pays Baltes

Bernard Owen

Début 1990 nous avons été invité à Riga en Lettonie. La première visite était au parlement. L’on nous avez accordé une place d’honneur de façon à ce que l’on puisse assister au débat.

L’on entendait parmi les députés les mêmes propos  anti communistes. J’ai pris la parole pour remercier les autorités de nous avoir fait connaitre cette belle vile. A  la fin de mon intervention un député m’a dit « à Riga ils s’agissaient non pas contre le communisme mais contre les russes ». En fin de session j’ai repéré le député qui avait beaucoup à dire. Il m’a répondu qu’en Orient les territoires (la Corée) occupés depuis longtemps par les japonais et ceux-ci      avaient du retourner au Japon après la guerre.

Plus tard, autour d’un café, l’on parlait de l’époque précédente quand Riga était indépendante. Riga était libre et j’apprenais que cette époque avait été courte car l’Assemblée Nationale n’arrivait pas à s’entendre. J’ai posé innocemment la question à savoir si l’élection générale était à la proportionnelle. On me répondit « oui », et je demanda à connaitre le système électoral actuel. L’on me répondit: « Le même ». Face à ma surprise mon interlocuteur me répondit le même car ils avaient décidé de conserver les éléments de la précédente constitution.

En désaccord sur ces points techniques, l’on nous fit faire un tour des environs qui nous fit découvrir un bel ensemble touristique après cette brève rencontre.

Ci-dessous vous trouverez quelques textes sur les russes en Estonie et en Lettonie.

Quel avenir pour la minorité russe en Estonie ?

Par Mariliis Mets | 19 novembre 2008

Pour citer cet article : Mariliis Mets, “Quel avenir pour la minorité russe en Estonie ?”, Nouvelle Europe [en ligne], Mercredi 19 novembre 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/543, consulté le 01 août 2017

Du point de vue estonien, la minorité
russe est un sujet particulier : « Ce n’est pas une minorité comme les
autres. C’est un héritage très lourd à assumer
 ». Dans ce contexte,
nous cherchons à savoir quelle est la situation actuelle de la minorité
russe en Estonie. Dans quelle mesure l’intégration de cette minorité
est réussie après 17 ans d’indépendace ?

L’Estonie comptait en 2005 32% de non-Estoniens, dont 80% de Russes, qui représentent 25,7% de la population . Ici, « le problème du multiculturalisme est plus visible et plus poussé que nulle part ailleurs » a dit Drechsler. Même si les Estoniens et les Russes ont vécu côte à côte depuis des décennies, on ne peut pas dire que la coexistance a toujours été harmonieuse.

Il s’avère également que la question de la minorité russe en Estonie ne concerne pas uniquement le pays lui-même. Les acteurs intéressées sont nombreux, comme la Russie, l’Union européenne et les organisations des droits de l’homme, et parfois avec des intérêts contradictoires. Du point de vue estonien, la minorité russe est un sujet particulier : « Ce n’est pas une minorité comme les autres. C’est un héritage très lourd à assumer ». Dans ce contexte, nous cherchons à savoir quelle est la situation actuelle de la minorité russe en Estonie. Dans quelle mesure l’intégration de cette minorité est réussi après 17 ans d’indépendace ?

Rappel historique

Pour comprendre la politique envers les minorités de l’Estonie aujourd’hui, il faut d’abord comprendre l’histoire estonienne. Ce pays d’à peine 1 344 684 habitants en 2006  a été depuis le XIIe siècle sous l’occupation des puissances voisines, sauf durant la période de la première République estonienne entre 1918 et 1940. Aujourd’hui, sa préocupation légitime est la survie de la nation, de son peuple et de sa langue. L’éducation était longtemps une prérogative des non-Estoniens et la langue estonienne n’était pas officiellement utilisée. Pour ces raisons et inquiétudes, les comportements sociaux des Estoniens envers la minorité russe n’est pas tout à fait commune au sein même du pays. La construction nationale post-impériale dans les pays Baltes représente un phénomène important en tant que modèle d’une société profondément divisée ethniquement.

Malgré l’image positive que l’Estonie dégage généralement – en raison de sa transformation rapide et libérale économiquement – les changements brusques dans les années 1990 ont profondément blessé une part non négligeable de la population non-estonienne qui forme un tiers de la population du pays. La majorité a enduré une profonde frustration et une désillusion, plusieurs espoirs pour l’avenir du pays ont été revus. Le retour en Europe n’a pas été aussi simple et évident que beaucoup espéraient au début des années 1990.

Les relations entre la majorité et la minorité font inévitablement partie des processus de développement de long terme et des changements de la société entière. Dans le cas de l’Estonie, les relations interethniques entrent dans le cadre des transformations postsoviétiques incluant de nombreuses dimensions comme la privatisation, la création d’un nouveau système légal, l’introduction de l’économie marché etc. Le rôle de l’État dans l’intégration des minorités dans la société s’avère prépondérant ; l’établissement de relations interethniques étant inséparable des autres avancées sociales.

En Estonie, il y a désormais deux processus contradictoires que l’État par une politique d’intégration doit concilier : d’un côté la construction d’une société homogène, et de l’autre la montée du multiculturalisme. L’intégration consiste en l’unification des différences visant à satisfaire un intérêt général sans pour autant dénaturer les particularités ethniques propres à cette nation. Cette vaste unité inclut la fusion des différences, mais également la prépondérance de l’intérêt général. L’intégration et la construction d’une démocratie multiculturelle sont impératives pour un État qui veut fonctionner selon les normes du XXIe siècle et faire partie des pays européens démocratiques.

Statut légal de la minorité russe

La législation sur la citoyenneté après avoir regagné indépendance en 1991, cherchait à réorganiser sa société face à l’effondrement de l’Union soviétique. Sa législation sur la citoyenneté fixe la protection des Estoniens ethniques comme une priorité de leur politique.

La première loi sur la citoyenneté du 26 février 1992 a reconnu automatiquement comme citoyens estoniens uniquement les personnes ayant eu la citoyenneté sous la Première République estonienne et leurs descendants. Cette loi a été fortement critiquée, car elle a fait de la majorité de la population russophone (600 000 personnes) résidant en Estonie des non-citoyens. La loi de 1992 n’a pas seulement aggravé les tensions en Estonie, mais a également suscité une vive réaction de la part de la Russie, les organisations internationales insistant sur l’Estonie pour qu’elle adopte une législation plus libérale.

Aujourd’hui, selon la loi sur la citoyenneté de 1995, il est possible d’obtenir la nationalité par la naissance (au moins un parent estonien), par la naturalisation ou alors, la citoyenneté peut être restaurée à une personne l’ayant perdue en étant que mineur. L’article 6 de la loi sur la citoyenneté prévoit les conditions suivantes pour les étrangers souhaitant obtenir la nationalité estonienne : l’âge minimum est de 15 ans, il faut être résident permanent en Estonie depuis cinq ans, connaître la langue selon les réquisitions de l’article 8 (« un niveau d’estonien nécessaire pour la vie quotidienne » ), connaître la Constitution de la République estonienne et la loi sur la citoyenneté, avoir un revenu permanent permettant de vivre normalement, être loyal à l’État estonien et prêter serment en déclarant: « Je postule pour la citoyenneté estonienne, je jure fidélité au système constitutionnel de l’Estonie ».

Il faut prendre en compte que l’absence de citoyenneté n’affecte pas seulement la construction des identités de la population russe et le sentiment d’aliénation sociale, mais elle aussi a des conséquences très pratiques sur la vie quotidienne. En Estonie, seuls les citoyens ont les pleins droits de vote (les non-citoyens ne peuvent voter qu’aux élections municipales), peuvent être membre d’un parti politique et se présenter sur les listes électorales.

En outre, il y existe un statut particulier pour les minorités. Les minorités nationales reconnues par l’État estonien, selon la loi, bénéficient également des droits spécifiques, reconnus par la Loi sur l’autonomie culturelle des minorités nationales. Il s’agit du droit à l’autonomie culturelle, l’usage de leur langue dans l’administration d’une communauté où les membres de la minorité forment la majorité, la possibilité d’utiliser leur langue maternelle dans la justice et recevoir une éducation dans leur langue maternelle. Mais il est nécessaire de souligner que la définition de la minorité nationale exclue les immigrants de la période soviétique ainsi que leurs descendants, n’ayant pas de liens de longue date puisque arrivés après 1940.

Politique d’intégration

C’est seulement depuis 1998 qu’il existe une politique d’intégration en Estonie. Dans le programme d’intégration, il ressort trois aspects :  politique, socio-économique et culturel. En Estonie, l’intégration politique et socio-économique sont considérées comme une priorité inférieure à celle de l’aspect culturel. Ceci peut être expliqué d’un point de vue historique car pendant l’occupation soviétique, les deux communautés vivaient dans des mondes culturelles séparés. Pour cela, il convient d’insister sur l’intégration culturelle pendant la première étape de l’intégration, selon Raivo Vetik, sociologue estonien. Cependant, depuis quelques années, on observe une certaine évolution vers le modèle européen dans lequel l’intégration politique et socio-économique ont la priorité.

Selon les statistiques du Bureau de citoyenneté et des migrations, il n’y avait que 68% de citoyens d’Estonie dans le pays en 1992. En 2005, leur nombre a augmenté jusqu’à 82%. Ces dernières années on observe également une tendance qui tend vers la diminution du nombre des non-citoyens. Selon le recensement de 2000, il y avait encore 170 349  non-citoyens, mais en 2006, leur nombre était de 136 000.

L’étude Monitoring de l’intégration 2005  montre que dans plusieurs domaines, l’intégration n’a pas eu tant de succès que prévu. Un des aspects les plus préoccupants est le fait que la connaissance de l’estonien n’a pas amélioré depuis huit ans, restant toujours autour de 40%.

Situation économique

Amnesty International note dans son rapport  que la majorité de la population russophone se trouve souvent de facto exclus du système d’éducation et du marché de travail. Les exigences de citoyenneté pour trouver un travail dans le secteur privé ou public ont crée une situation où le chômage des Russes est très élevé. D’où un danger d’exclusion sociale.

L’emploi varie fortement selon les régions. La région avec le niveau de chômage le plus élevé est Ida-Virumaa, à l’Est du pays, où les possibilités d’embauche sont restreintes en raison du manque d’offre de travail. Si le chômage est deux fois plus élevé dans cette région, où la majorité de population est russophone, ce n’est pas à cause de facteurs subjectifs, comme la connaissance de l’estonien, mais surtout en raison de la politique économique régionale insuffisante et, par conséquent, d’une faible politique pour l’emploi (Pavelson, 2004). Il convient toutefois de souligner que dans les autres régions, les Russes se sont mieux adaptés à l’environnement local.

En ce qui concerne les revenus, les études antérieures ont démontré une pauvreté relative plus importante chez les Russes. En même temps selon l’étude de 2005, le nombre de pauvres parmi les Russes a baissé considérablement et les situations économiques de deux groupes ethniques se rapprochent. Il faut souligner que si les Estoniens sont stables dans leurs opinions concernant la satisfaction de leur vie – insatisfaction constante –, les Russes considèrent que leur situation s’améliore. De plus, les jeunes Russes de nationalité estonienne évaluent leur situation comme étant celle la plus satisfaisante.

Vie publique

Pour mesurer l’inclusion de la minorité russe dans la société estonienne, il est nécessaire d’analyser leur engagement politique. Selon l’étude Integratsiooni monitooring 2005, l’intérêt général pour la politique ne varie quasiment pas selon les nationalités, mais c’est l’intérêt pour la Russie qui fait la différence. Ici, l’idée des différents ‘mondes médiatiques’ trouve sa confirmation. Si 53% des Estoniens s’intéressent presque à tous les évènements politiques en Estonie, le pourcentage respectif pour les Russes est de 44%. L’écart le plus important se révèle dans l’intérêt pour la politique russe : il y a seulement 14% des Estoniens qui sont intéressés par tous les évènements politiques en Russie, et 42% des russes de l’Estonie le sont. Mais, malgré le fait que les gens affirment d’être intéressés par la politique, leur participation réelle reste modeste.

Actuellement, en prenant en compte la représentation de la minorité russe par les partis politiques russes, il y a une sous représentation de leurs intérêts au Parlement et au gouvernement. La dernière fois qu’il y avait un parti russe présent au Parlement remonte à 1995. Mais généralement cette absence des partis basés sur l’ethnicité au Parlement est un signal positif car affirme que la minorité russe préfère d’abord voter selon ses opinions politiques et pas en premier lieu en fonction de leur origine.

Un aspect important qui continue à diviser les Estoniens et les Russes dans la sphère publique, est que les médias russes dominent fortement le monde médiatique des Russes en Estonie. L’absence de dialogue entre les médias des deux communautés a diminué l’influence d’une idée commune de la société en créant des sources potentielles pour une identité civile divisée. Le fait que la majorité de Russes vivant en Estonie ait accès à la télévision de la Russie peut être aussi une sérieuse entrave à la cohésion de la société estonienne car l’attitude de la Russie envers la politique de l’Estonie est ouvertement hostile.

L’État estonien et la société estonienne ont mis des années pour comprendre qu’en réalité la minorité russe représente aussi une ressource sociale et une richesse culturelle. Mais, afin de voir aboutir une cohabitation harmonieuse et le fonctionnement d’une société multiculturelle, il est nécessaire d’obtenir d’une part, la tolérance et l’ouverture des Estoniens, et d’autre part l’acceptation par la minorité russe de leur nouveau statut en Estonie indépendante. Aujourd’hui les différents auteurs parlent de la nouvelle identité russo-estonienne ce qui est une preuve très positive du rapprochement des communautés et d’un certain sentiment d’unité de la société. Partant du concept de l’État-nation qui était dominant au début de la période de transformation, l’Estonie poursuit aujourd’hui l’idéal d’une société multiculturelle. Pourtant, il reste beaucoup de travail à faire. Comme l’a démontré le conflit interethnique après le déplacement du soldat de bronze à Tallinn en avril 2007, les tensions entre les Estoniens et les Russes persistent. Mais est-ce que les journées de troubles d’avril n’étaient qu’un coup monté par les groupes extrémistes ou la preuve d’un malaise plus profond de la société ?

n statut surprenant : Lettons mais non citoyens

Interview de William Mejia [1]
Par Arlette Mauriès, participante au voyage

De nombreuses minorités existent en Lettonie, originaires de Lituanie, Estonie, Pologne, Allemagne, Biélorussie, Ukraine et surtout Russie. En s’appuyant sur les statistiques, William Mejia ne nous parlera que de la minorité russe, très importante, et dont la présence est un objet de crainte en Lettonie.

On a peu parlé en France de cette minorité russe, sauf lors de l’adhésion de la Lettonie à l’Europe en 2004 à propos du statut, étrange et unique en Europe, de « non-citoyens ».

Pourquoi ces craintes ?

La population russe de Lettonie est importante mais inégalement répartie. Elle est beaucoup plus dense dans les villes comme Riga et dans ses alentours, ainsi que dans la province de Latgalé près de la frontière russe où elle peut atteindre – voire dépasser – 50 % de la population !

Lors de l’indépendance, en 1991, les Russes arrivés pendant la période soviétique (depuis 1940) sont restés en Lettonie où la situation se révèle meilleure qu’en Russie. Effrayés par leur nombre et par le risque d’une nouvelle perte d’indépendance, les Lettons créent pour eux le statut de « non-citoyen », qui leur interdit de voter et d’accéder à certaines professions (juge, avocat, fonctionnaire…).

Non-citoyen

Lors de l’indépendance de la Lettonie, une première loi provisoire accorde la citoyenneté automatiquement à toutes les personnes qui résidaient en Lettonie avant 1940 ainsi qu’à leurs descendants. En effet pour les Lettons, l’indépendance obtenue en 1991 prend la suite de la première période d’indépendance de 1918 à 1940. La période 1940-1991 est ainsi mise entre parenthèses, car il s’agit d’une période d’occupation illégale par les Soviétiques. Les personnes arrivées après 1940 ne sont donc pas considérées comme des citoyens lettons.
Après le départ définitif des Soviétiques le 24 avril 1994, la question de la nationalité est relancée. Il y a d’une part le souhait de verrouiller le pourcentage de population lettone dans le pays (au moyen de quotas annuels de naturalisation) et d’autre part celui de s’ouvrir à l’Europe. Un compromis est nécessaire, ce qui conduit à voter une nouvelle loi.

Les Lettons ont intégré de plus en plus de minorités russes de leur territoire. La proportion de Lettons croît ainsi lentement mais régulièrement : + 10 % de 1996 à 2010. En 2010 les citoyens lettons constituent environ 82 % de la population, les non-citoyens de Lettonie environ 15 %, les autres 3 %.

Depuis le processus de naturalisation initié en 1995, 133 050 personnes ont reçu la citoyenneté lettone. De 1995 à 1998 les naturalisations s’opèrent d’abord par fenêtres d’âge ; puis leur nombre explose par deux fois : d’abord à la suite de la loi sur la citoyenneté de 1998 puis lors de l’entrée dans l’Union Européenne en 2004. Le nombre des non-citoyens diminue de 49 % alors que les citoyens augmentent d’environ 4 %.

Un démographie inquiétante

On observe une forte baisse de la natalité et la population vieillit : depuis plusieurs années il y a moins de naissances que de décès ! En conséquence les deux populations, tant lettone que russe, décroissent ; de sorte que « l’accroissement naturel » – solde entre naissances et décès – est en fait négatif, et ce aussi bien chez les Russes que chez les Lettons. La crise apparue en 2008 accentue encore le phénomène.
L’émigration a surtout concerné les Russes qui se sont installés en Ukraine et au Biélorussie de 1995 à 2002. Elle a repris en 2006 avec un nouveau départ de Russes vers la Russie et, depuis la crise de 2008, avec une forte émigration des Lettons, principalement vers la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Ukraine et les États-Unis.

En résumé la proportion de citoyens lettons augmente avec l’intégration d’une partie des populations russophones mais une question reste : les Russes seront-ils toujours loyaux à la Lettonie ?

Diabolisation de la minorité russe

L’histoire : les Lettons se souviennent de la brutalité du retour dans le giron soviétique après leur première indépendance (1918-1939). Ils savent que chaque fois que l’URSS a perdu des territoires elle s’est agrandie à nouveau en en annexant d’autres. De plus la Lettonie a été une des républiques les plus avancées du territoire russe ou soviétique : Riga, 2e port tsariste, fleuron de la Russie, constitue une position convoitée.

Deux visions de l’Histoire s’affrontent : selon les Russes, les pays baltes sont entrés de leur plein gré dans l’empire soviétique ; alors que selon les Baltes il y a eu occupation et colonisation de leur pays, avec la déportation massive de dizaine de milliers de Lettons vers la Sibérie soviétique.

De plus le doute existe sur la loyauté des Russes intégrés : ne pourraient-ils pas se retourner un jour vers leur ancienne patrie ?
La situation est d’autant plus cruciale que le pays dépend de la Russie pour ses ressources énergétiques (Gazprom).

Rancunes et stéréotypes sont entretenus, conduisant à une mauvaise image les uns des autres. Les Russes considèrent généralement les Lettons comme des fascistes qui les ont chassés lorsque les Allemands sont arrivés, croyant recouvrer leur liberté. De plus ils estiment qu’ils ont permis le développement du pays qui, en 1940, n’était qu’un pays de paysans ; idée fausse puisque, avant la 2e guerre mondiale, la Lettonie était plus avancée économiquement que l’Union soviétique !
De leur côté les Lettons constatent que les Russes les ont spoliés de leurs biens et expropriés de leurs appartements – récupérés par les officiers soviétiques. De plus il leur était interdit de parler letton.
Griefs et rancunes sont toujours utilisés par les politiques.

La vie politique est essentiellement fondée sur les origines ethniques : sur l’échiquier politique, les Lettons se situent à droite et les Russes à gauche. Même les Verts sont situés à droite. Le parti communiste est désormais interdit.

Dans le système à la proportionnelle, il est difficile d’obtenir la majorité tant il y a de partis en lice. Cela oblige à la formation de coalition qui donne du pouvoir aux radicaux lettons ; en effet les partis moins extrémistes préfèrent s’allier à ces partis lettons plutôt qu’à des Russes plus modérés. Les Lettons nationalistes ont donc du poids.
Empêcher les Russes de voter (statut de non-citoyen) permettait de garder une vie politique dominée par les Lettons.

Mais la situation évolue : pour la première fois, en 2009, les habitants de Riga ont élu un maire russe : écœurés par les affaires de malversations et de gaspillages les Lettons n’étaient pas allés voter. Du coup, les russophones, profitant des naturalisations, ont pu peser sur les élections.

La langue ciment de l’identité lettone

Avec des minorités d’origines différentes, la Lettonie n’a jamais été un pays unifié avant 1919.

En fait l’unité lettone tient à la langue qui constitue son identité.
Cela laisse une chance aux russophones d’intégrer l’identité lettone par son apprentissage.

La population a évolué par rapport à la langue lettone. Les Russes arrivés entre 1950 et 1960 ne connaissent pas du tout la langue et ne veulent pas l’apprendre. C’est surtout à eux qu’est refusée la nationalité. Mais avec le temps leur nombre diminue et ils vont progressivement disparaître.

Depuis 1991 le letton est la langue officielle. Le système soviétique d’écoles russes et lettones a persisté après l’indépendance. En 1998 la réforme de l’éducation a obligé les écoles russes (et d’autres minorités) à accroître le nombre de cours donnés en letton (70 % en terminale). En 2004 obligation est faite à toutes les écoles de dispenser les cours en letton.

Comme langue d’enseignement, la part du letton ne cesse d’augmenter, celle du russe diminue. Le nombre d’élèves diminue pour les deux ce qui confirme l’évolution démographique très inquiétante.
Comme langue étrangère, le russe est en croissance ; c’est la deuxième langue enseignée après l’anglais, qui reste stable comme le français, aux dépens de l’allemand qui diminue.

Il y a une forte cassure dans la progression en 2008 liée aux coupes importantes dans le budget de l’éducation nationale.
En conclusion, la population lettone incorpore de plus en plus de citoyens russophones. Le programme de naturalisation a un impact sur la vie politique.

Les Lettons apprennent le russe et les jeunes Russes parlent de plus en plus letton même s’ils habitent dans des quartiers plus ou moins exclusivement russes.

[1] 1 – William Mejia est attaché de presse à l’ambassade de France en Lituanie depuis quelques mois ; il a habité à Riga 6 mois lors de son mastère.

 

Démographie des non-citoyens4
Groupe Nombre des non-citoyens  % du groupe  % des non-citoyens
Russes 185 741 31,7 65,7
Biélorusses 38 491 51,9 13,6
Ukrainiens 27 461 52,3 9,7
Polonais 9 699 20,0 3,4
Lettons 739 0,1 0,3
Lituaniens 7 266 26,0 2,6
Totale 282876 13,0 100


Non-citoyens de Lettonie

Les non-citoyens ou non-ressortissants (nepilsoņi) sont des habitants de Lettonie qui n’ont aucune citoyenneté, ni lettone ni autre.

Ce sont des ex-citoyens soviétiques et leurs descendants, en majorité des russophones russes, ukrainiens et biélorusses. En 1991 il y avait 700 000 ressortissants non citoyens Leur nombre est passé à 260 000 en 2015, soit 12,0 % de la population totale1

Histoire[modifier | modifier le code]

Après avoir recouvré son indépendance le 21 août 1991, la Lettonie avait accordé la citoyenneté lettone aux personnes qui l’avaient avant le 17 juin 1940 et à leurs descendants2. Ceux qui ne remplissaient pas ces conditions et n’ont pas obtenu une autre citoyenneté sont devenus des non-citoyens.

Le statut spécial des non-citoyens lettons (différent du statut d’apatride bezvalstnieks en droit letton) a été créé par une loi3 en 1995.

Démographie des non-citoyens (2014)[modifier | modifier le code]

Démographie des non-citoyens4
Groupe Nombre des non-citoyens  % du groupe  % des non-citoyens
Russes 185 741 31,7 65,7
Biélorusses 38 491 51,9 13,6
Ukrainiens 27 461 52,3 9,7
Polonais 9 699 20,0 3,4
Lettons 739 0,1 0,3
Lituaniens 7 266 26,0 2,6
Totale 282876 13,0 100

Droits[modifier | modifier le code]

Les non-citoyens ne doivent pas avoir de permis spécial pour vivre en Lettonie. Ils ont pour la plupart des droits sociaux. Ils n’ont pas le droit de vote et ne pourront pas travailler comme fonctionnaires ni devenir juge, procureur, avocat, assistant d’avocat, notaire ou encore militaire.

Le comité letton des droits de l’homme (FIDH) répertorie 80 différences dans les droits entre citoyens et non-citoyens lettons en 20115.

Naturalisation[modifier | modifier le code]

La naturalisation des non-citoyens a commencé en 1995. Avant 1998, elle n’était possible que pour une minorité de non-citoyens, par classes d’âge6. Pour obtenir la nationalité lettone, les candidats doivent passer des examens d’histoire lettone, de Constitution et de langue lettone ou avoir étudié dans une école dans laquelle les enseignements sont dispensés en letton.

Les attitudes internationales[modifier | modifier le code]

Les recommandations internationales demandent :

  • d’accélérer la naturalisation7,8;
  • d’accorder le droit de vote aux non-citoyens aux élections locales9,10;
  • de réduire le nombre des différences entre droits des citoyens et non-citoyens11,12;
  • d’éviter des demandes aux candidats à la naturalisation d’exprimer des convictions contraires à leur vision de l’histoire de leur communauté ou nation culturelle13.

Les obstacles locaux[modifier | modifier le code]

  • L’opinion publique : selon un sondage de 2005, 42,8 % des citoyens (soit 35,6 % des habitants) étaient « contre »le fait d’accorder le droit de vote aux non-citoyens aux élections locales alors que 45,9 % des citoyens (soit 38,4 % des habitants) étaient « pour », le reste ne se prononçant pas. Les Lettons étaient « contre » à 55,9 % et les russophones à 7,8% (74,6 % des russophones et 24,8 % des Lettons étaient « pour »)14.
  • Une partie des russophones ne parlent pas letton15,16,17ou ont de faibles bases18.

Non-citoyens de Lettonie

Les non-citoyens ou non-ressortissants (nepilsoņi) sont des habitants de Lettonie qui n’ont aucune citoyenneté, ni lettone ni autre.

Ce sont des ex-citoyens soviétiques et leurs descendants, en majorité des russophones russes, ukrainiens et biélorusses. En 1991 il y avait 700 000 ressortissants non citoyens Leur nombre est passé à 260 000 en 2015, soit 12,0 % de la population totale1

[modifier | modifier le code]

Après avoir recouvré son indépendance le 21 août 1991, la Lettonie avait accordé la citoyenneté lettone aux personnes qui l’avaient avant le 17 juin 1940 et à leurs descendants2. Ceux qui ne remplissaient pas ces conditions et n’ont pas obtenu une autre citoyenneté sont devenus des non-citoyens.

Le statut spécial des non-citoyens lettons (différent du statut d’apatride bezvalstnieks en droit letton) a été créé par une loi3 en 1995.

Démographie des non-citoyens (2014)[modifier | modifier le code]

Démographie des non-citoyens4
Groupe Nombre des non-citoyens  % du groupe  % des non-citoyens
Russes 185 741 31,7 65,7
Biélorusses 38 491 51,9 13,6
Ukrainiens 27 461 52,3 9,7
Polonais 9 699 20,0 3,4
Lettons 739 0,1 0,3
Lituaniens 7 266 26,0 2,6
Totale 282876 13,0 100

Droits[modifier | modifier le code]

Les non-citoyens ne doivent pas avoir de permis spécial pour vivre en Lettonie. Ils ont pour la plupart des droits sociaux. Ils n’ont pas le droit de vote et ne pourront pas travailler comme fonctionnaires ni devenir juge, procureur, avocat, assistant d’avocat, notaire ou encore militaire.

Le comité letton des droits de l’homme (FIDH) répertorie 80 différences dans les droits entre citoyens et non-citoyens lettons en 20115.

Naturalisation[modifier | modifier le code]

La naturalisation des non-citoyens a commencé en 1995. Avant 1998, elle n’était possible que pour une minorité de non-citoyens, par classes d’âge6. Pour obtenir la nationalité lettone, les candidats doivent passer des examens d’histoire lettone, de Constitution et de langue lettone ou avoir étudié dans une école dans laquelle les enseignements sont dispensés en letton.

Les attitudes internationales[modifier | modifier le code]

Les recommandations internationales demandent :

  • d’accélérer la naturalisation7,8;
  • d’accorder le droit de vote aux non-citoyens aux élections locales9,10;
  • de réduire le nombre des différences entre droits des citoyens et non-citoyens11,12;
  • d’éviter des demandes aux candidats à la naturalisation d’exprimer des convictions contraires à leur vision de l’histoire de leur communauté ou nation culturelle13.

Les obstacles locaux[modifier | modifier le code]

  • L’opinion publique : selon un sondage de 2005, 42,8 % des citoyens (soit 35,6 % des habitants) étaient « contre »le fait d’accorder le droit de vote aux non-citoyens aux élections locales alors que 45,9 % des citoyens (soit 38,4 % des habitants) étaient « pour », le reste ne se prononçant pas. Les Lettons étaient « contre » à 55,9 % et les russophones à 7,8% (74,6 % des russophones et 24,8 % des Lettons étaient « pour »)14.
  • Une partie des russophones ne parlent pas letton15,16,17ou ont de faibles bases18.