De l’amateurisme dans les sondages

Voici quelques extraits des derniers sondages IFOP.

SONDAGE. La rechute d’Emmanuel Macron

22h55 , le 21 octobre 2017, modifié à 12h34 , le 23 octobre 2017

BAROMETRE IFOP-JDD – Le président de la République perd trois points dans notre sondage mensuel. 32% des Français sont désormais satisfaits de son action.

L’information est une excellente chose encore faut-il, que tout ce que l’on trouve dans le monde, les idées, les pensées et les décisions soient clairement exposées. (En écrivant j’écoute Wanda Landowska jouant au clavecin les Variations Goldberg de Bach. Cette musique ne peut qu’accentuer les maladresses des précédents sondages) bBernard Owen

 

Balance of power?

Eliane Houlette, procureur affaire Fillon

We have been around and about the world to talk about elections. We have met interesting people, hard-working people, living in lovely but unstable countries where democracy is a magic word.

When we look back at those exchanges, we have doubts about their value.  As far as our teaching  goes, what can be said about these  democratic models that are sold and sometimes imposed, ?

Take the French political model as an example.  A prosecutor interferes with a national election. This  new prosecutor was a reaction to the Cahuzac affair during Hollande’s presidency.

The apparent reasons for the  interference in  the 2017 elections lie in the fact that the law concerning the hiring of family by those who hold elected office at the national level was poorly drafted and vague.  But we are a civilized nation! So that should not be. And yet it was.  As a result, voter reaction was expressed by a historically low turnout.

All my life I have taught about democracy.  What will happen now?  Students that see me come in through the door, will look at each other with a grin. How did this happen?  A lot of work still need to be done.

Laws that are voted as a result of a scandal are notoriously flawed. This hastily invented public prosecutor’s office on financial affairs had nefarious consequences on French democracy.  So you see, democracy is not only a question of holding elections.

We have to thank John Williams for his huge amount of information.

Willuam Dow

François Fillon, ex Prime Minister

L’Europe d’aujourd’hui et d’où viennent les désirs d’indépendance

Mouvements indépendantistes en Europe.

 

 

 

 

 

Bernard Owen, Maria Rodriguez McKey

u delà des années 1990 nous nous sommes rendus à travers des Etats de l’Europe de l’Est. La personnalité des uns et des autres apparaissait bien différente. L’inquiétude était parfois présent. Nos amis américains, qui nous accompagnaient, disposaient de moyens considérables et avaient l’expérience  depuis 1962 de l’Amérique du sud. Le monde d’alors se présentait de façon encourageante.

L’argent était présente. L’on pouvait voyager, vivre, inviter, former. Tout se présentait pour le mieux et pourtant ceux qui apportaient ces sommes, ces encouragements ne connaissaient que peu de ce savoir qu’ils devaient transmettre. Disons que la formation des formateurs laissait à désirer et cela n’a pas changé avec le temps.

Regardons l’Europe, l’ancienne Europe. Elle se décompose: l’Angleterre, l’Ecosse, la Lombardie, l’Espagne, la Flandre. Que de beaux  exemples! La Slovaquie a quitté la Tchécoslovaquie malgré la volonté des Slovaques.

Réfléchissons à la démocratie. Elle doit être forte dans son ensemble mais sa constitution doit dépendre des personnes qui la composent. Chacun  doit avoir son mot  à dire, exprimer ce qu’il souhaite. Ses croyances, ses religions doivent inspirer le respect. Seulement ne jamais oublier que les Etats sont composés d’êtres humains  pour qui les intérêts sont divers alors que les conséquences politiques de leurs actes ne sot toujours pas de première importance.

Prenons comme  exemples les Etats où les divisions sont déjà présentes au niveau des gouvernements.

Hongrie

Ls 199 députés à l’Assemblée nationale, le parlement unicaméral hongrois, sont élus au suffrage universel. Ces sièges sont renouvelés tous les quatre ans; fait plus rare, il n’y a jamais eu d’élections anticipées depuis la chute du communisme.

Chaque citoyen hongrois dispose de deux voix pour les élections législatives: d’une part, 106 députés sont élus au système majoritaire à un tour dans des circonscriptions uninominales, à l’image de l’élection de la Chambre des Communes au Royaume-Uni; d’autre part, 93 députés sont élus au système proportionnel dans une seule circonscription.

Elections législatives de 2010

Publié le 26 avril 2010 par Electionseurope

Les élections législatives hongroises, dont le deuxième tour s’est tenu aujourd’hui, ont confirmé le virage à droite du pays. Le FIDSEZ ayant remporté la majorité absolue des sièges, Viktor Orbán, son leader et ancien Premier ministre, redeviendra donc le prochain chef du gouvernement hongrois, succédant au social-démocrate Gordon Bajnai. Le Parti socialiste hongrois, qui avait obtenu plus de 40% des voix lors des élections législatives de 2006, s’effondre et perd plus de la moitié de ses électeurs. Vous trouverez une présentation détaillée des principaux partis politiques hongrois dans l’article qui leur est consacré.

Le parlement hongrois sort profondément bouleversé des élections législatives hongroises de cette année. Du côté des vainqueurs d’abord, tant le FIDESZ (national-conservateur) que le KDNP (démocrate-chrétien) obtiennent le meilleur score de leur histoire. Le FIDESZ détient seul la majorité absolue des sièges au parlement, une situation presque inédite dans la (courte) histoire de la Hongrie démocratique: seuls les sociaux-démocrates avaient réussi un pareil exploit, entre 1994 et 1998. Le FIDESZ a notamment emporté 173 des 176 sièges attribués au système majoritaire, arrivant en tête dans l’ensemble des régions du pays.

Deux nouveaux partis politiques font également leur entrée au parlement hongrois. Les nationalistes du JOBBIK, qui se sont notamment fait connaître pour leur milice et pour leur rhétorique anti-tziganes, ne sont certes pas la première formation nationaliste à entrer au parlement – le Parti hongrois de la justice et de la vie (MIEP) y avait eu une quinzaine de députés entre 1998 et 2002 – mais l’ampleur du succès du JOBBIK est impressionnante. Autres nouveaux venus, les députés du LMP seront les premiers écologistes à siéger au parlement hongrois. Les écologistes ont traditionnellement de la peine à obtenir des sièges dans les pays de l’ancien bloc communiste, seules l’Estonie et la République tchèque faisant exception actuellement.

Les sociaux-démocrates du MSZP ont signé le deuxième moins bon score de leur histoire lors de ces législatives. Ils n’avaient fait pire qu’en 1990, lors des premières élections démocratiques. Avec moins de 20% des voix, la social-démocratie hongroise est à un niveau extrêmement bas en comparaison européen, mais qui n’est toutefois pas sans similarités avec les scores des sociaux-démocrates polonais.

Deux partis disparaissent du parlement hongrois, alors qu’il y étaient présents depuis la démocratisation du pays. Le Forum démocratique hongrois (MDF), un parti conservateur modéré, avait été au pouvoir entre 1990 et 1994 après avoir remporté les élections de 1990, ainsi qu’entre 1998 et 2002 comme junior partners dans une coalition menée par le FIDESZ. Avec la disparition de l’Alliance des démocrates libres (SZDSZ) disparait également la seule force politique libérale hongroise. Le SZDSZ était le partenaire de coalition traditionnel des sociaux-démocrates, tant entre 1994 et 1998 qu’entre 2002 et 2010.

Résultats détaillés des élections législatives hongroises de 2010 sont les suivants:

  • Fidesz – Union civique hongroise (national-conservateur), 52.7% des voix (+10.7%), 227 sièges (+86).
  • Parti socialiste hongrois – MSZP (social-démocrate), 19.3% des voix (-23.9%), 59 sièges (-131).
  • Mouvement pour une meilleure Hongrie – JOBBIK (nationaliste), 16.7% des voix (+14.5%), 47 sièges (+47).
  • Parti populaire démocrate-chrétien – KDNP, alliance avec Fidesz, 36 sièges (+13).
  • Une autre politique est possible – LMP (écologiste), 7.5% des voix (+7.5%), 16 sièges (+16).
  • Forum démocratique hongrois – MDF (conservateur), 2.7% des voix (-2.3%), 0 sièges (-11).
  • Alliance des démocrates libres – SZDSZ (libéral), 0.3% des voix (-6.2%), 0 sièges (-20).

N.B.: Les pourcentages indiqués sont les pourcentages obtenus par les partis pour les députés élus au système proportionnel.

Système électoral:

Le Parlement hongrois compte 386 députés élus pour un mandat de quatre ans. Les élections législatives hongroises se déroulent selon un système électoral mixte. 176 députés sont élus dans autant de circonscriptions, au système majoritaire à deux tours. Un candidat doit obtenir au moins 15% des voix pour pouvoir se présenter au second tour, à moins qu’il y ait moins de trois candidats qui aient dépassé les 15%. Dans ce cas, les trois candidats ayant recueilli le plus de voix peuvent se présenter au second tour. Les 210 autres sièges sont attribués au système proportionnel: 152 le sont dans des circonscriptions régionales et 58 dans une circonscription nationale unique. Un quorum est fixé à 5% pour les mandats attribués au système proportionnel.

ections législatives de 2014

Publié le 19 avril 2014 par Electionseurope

Voici enfin les résultats des élections législatives qui se sont tenues le 6 avril dernier en Hongrie. Ces élections ont été marquées par une nouvelle victoire éclatante du FIDESZ du Premier ministre Viktor Orban. Les 199 députés hongrois ont été élus en partie au système majoritaire à un tour et en partie au système proportionnel. Le nombre de députés avait été fortement réduit par rapport à 2010, passant de 386 à 199. Le taux de participation s’est élevé à 61.7%.

RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES HONGROISES DE 2014:

  • Coalition FIDESZ-KDNP, 45.0% des voix (-7.7%).
    • Union civique hongroise (FIDESZ, conservateur), 117 sièges (-110).
    • Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP), 16 sièges (-20).
  • Coalition de centre-gauche, 25.7% des voix (+6.4%).
    • Parti socialiste hongrois (MSZP, social-démocrate), 29 sièges (-30).
    • Coalition démocratique (DK, social-libéral), 4 sièges (+4).
    • Ensemble 2014 (social-libéral), 3 sièges (+3).
    • Dialogue pour la Hongrie (PM, écologiste), 1 siège (+1).
    • Parti libéral hongrois (MLP), 1 siège (+1).
  • JOBBIK (nationaliste), 20.3% des voix (+3.6%), 23 sièges (-24).
  • La politique peut être différente (LMP, écologiste), 5.4% des voix (-2.1%), 5 sièges (-11).

République Tchèque

Les élections législatives autrichiennes de 2017 (en allemand : Nationalratswahl in Österreich 2017) se sont tenues le 15 octobre 2017 et ont pourvu à la désignation des 183 députés de la XXVIe législature du Conseil national pour un mandat de cinq ans.

Ces élections législatives, qui devaient initialement être convoquées en 2018, sont anticipées de quelques mois et prennent place dans un contexte politique inédit pour l’Autriche, moins d’un an après un scrutin présidentiel laborieux à l’issue duquel les partis traditionnels — SPÖ et ÖVP — ont été désavoués par les électeurs.

Le Parti populaire (ÖVP), dirigé par Sebastian Kurz, remporte les élections avec un peu plus de 31 % des voix ; pour la première fois depuis 2002, les conservateurs constituent la première force politique représentée au Conseil national, suivi par le Parti social-démocrate (SPÖ), dirigé par le chancelier fédéral sortant Christian Kern, et le Parti de la liberté (FPÖ), formation d’extrême droite menée par Heinz-Christian Strache. De leur côté, Les Verts subissent une débâcle en recueillant le plus mauvais résultat de leur histoire, ce qui les prive d’une représentation parlementaire pour la prochaine législature.

À l’issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; celui-ci précise immédiatement qu’il engagera des négociations ouvertes avec l’ensemble des partis représentés au Conseil national, alors qu’une alliance entre l’ÖVP et le FPÖ était jugée hautement probable par les acteurs et les observateurs de l’échiquier politique autrichien.

Contexte

Lors des élections européennes de 2014, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) réalise un score de 19,72 % des voix et affiche une hausse de sept points par rapport à 2009. Le parti obtient quatre eurodéputés soit deux de plus. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) est quant à lui en recul de trois points. Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) réalisent un score historique de 14,52 % et trois eurodéputés.

Michael Spindelegger, vice-chancelier, ministre fédéral des Finances et président du Parti populaire autrichien, démissionne en 2014. Reinhold Mitterlehner lui succède à la tête de l’ÖVP et à la vice-chancellerie.

En 2016 a lieu l’élection présidentielle. Les candidats des partis au gouvernement sont largement battus, Rudolf Hundstorfercandidat du Parti social-démocrate d’Autriche obtient 11,28 % et Andreas Khol du Parti populaire autrichien obtient 11,12 %. Les deux réunis, ils ne rassemblent que 22,40 % des suffrages, ce qui constitue le pire score historique à une présidentielle pour eux. À l’inverse, le candidat FPÖ Norbert Hofer réalise une percée historique en totalisant 35,05 %. Alexander Van der Bellen, soutenu par les Grünen, se qualifie pour le second tour en obtenant 21,34 % des voix.

Avant le second tour, Werner Faymann, chancelier fédéral et président fédéral du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) depuis 2008, démissionne. Il est alors remplacé, par Christian Kern, président de la compagnie publique des chemins de fer (ÖBB).

Au second tour, Alexander Van der Bellen bat de peu Norbert Hofer avec 50,35 % des suffrages, soit 30 000 voixd’avance. Le scrutin est invalidé pour irrégularités. Lors d’un nouveau second tour, Van der Bellen est élu avec 53,79 %. Il est alors le second chef d’État écologiste en Europe, le premier écologiste élu à une telle fonction au suffrage universel, et le premier président fédéral autrichien qui n’est pas issu des deux grands partis depuis 1945.

Le 10 mai 2017, Mitterlehner annonce qu’il démissionne de la présidence de l’ÖVP et du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz, jeune ministre fédéral des Affaires étrangères connu pour ses positions très conservatrices, prend sa succession. Il négocie alors avec Kern la tenue de nouvelles élections législatives, convoquées le 15 octobre 20171, soit avec un an d’avance. Il crée une Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (en allemand : Liste Sebastian Kurz – Die Neue Volkspartei).

Eva Glawischnig-Piesczek annonce le 18 mai 2017 qu’elle démissionne de la présidence des Verts pour raisons familiales. Elle est remplacé par Ingrid Felipe mais c’est la députée européenne Ulrike Lunacek qui sera la candidate à la chancellerie pour les Verts.

Le 14 juin 2017, les sociaux-démocrates abandonne l’interdiction de former une coalition avec l’extrême droite. Cette interdiction existait depuis 30 ans. Le parti présente une « boussole des valeurs » qui sont des exigences demandées par le parti à ces partenaires au gouvernement. Ces exigences sont le salaire minimum à 1 500 €par mois, une politique pro-européenne, l’égalité entre les deux sexes et le respect des droits de l’homme.

Le 27 juin 2017, Team Stronach annonce qu’il ne disputera pas les élections car Frank Stronach souhaite quitter la vie politique.

Le 8 juillet 2017, Irmgard Griss, qui était candidate à l’élection présidentielle de 2016 se joint à NEOS. Elle n’est pas membre du parti mais elle est la deuxième sur la liste après le chef du parti, Matthias Strolz. Les délégués du parti réunis à Vienne approuvent.

Le 17 juillet 2017, le député écologiste Peter Pilz quitte le groupe écologiste du conseil national. Le 25 juin 2017, la majorité des délégués des Verts avaient refusé de le placer sur la liste écologiste. Le 25 juillet 2017, il annonce en conférence de presse qu’il crée sa propre liste, la Liste Peter Pilz.

Le 10 août 2017, le vice-président de Team StronachRobert Lugar (de), annonce qu’il rejoint le FPÖ.

La campagne législative se déroule alors que l’Autriche est économiquement prospère et que l’immigration est un sujet majeur2.

Mode de scrutin

L’Autriche est une république semi-présidentielle dotée d’un parlement bicaméral. Sa chambre basse, le Conseil national, ou Nationalrat, est composée de 183 sièges dont les députés sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin proportionnel de liste bloquées dans 9 circonscriptions correspondants aux Landers autrichen, à raison de 7 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Ces neuf circonscriptions sont elles-mêmes subdivisées en un total de 43 circonscriptions régionales. Le seuil minimum de voix exigé d’un parti pour obtenir une représentation au parlement est fixé à 4 % ou un siège d’une circonscription régionale.

La clé de répartition proportionnelle se fait à la méthode de Hare au niveau régional puis d’Hondt au niveau fédéral. Bien que les listes soit bloquées, interdisant l’ajout de noms n’y figurant pas, les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour un maximum de trois candidats, permettant à ces derniers d’être placés en tête de liste pour peu qu’ils totalisent un minimum de 14 %, 10 % ou 7 % des voix respectivement au niveau régional, des Landers, et fédéral.

Campagne

Résultats des législatives autrichiennes de 201710
Partis  % Sièges +/-
Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (ÖVP) 31,5 62  14
Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) 26,9 52
Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) 26,0 51  11
NEOS – La nouvelle Autriche et le Forum libéral (NEOS) 5,3 10  1
Liste Peter Pilz (PILZ) 4,4 8 Nv
Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) 3,8 0  24
Mon vote compte ! (G!LT) 0,9 0 Nv
KPÖ Plus (KPÖ+) 0,8 0 Nv
Autres partis (8) 0,5 0
Suffrages exprimés 99,01
Votes blancs et invalides 0,99
Total 100 183
Abstentions 20,00
Nombre d’inscrits / participation 80,00

 

 

L’Autriche

Les élections législatives autrichiennes de 2017 (en allemand : Nationalratswahl in Österreich 2017) se sont tenues le 15 octobre 2017 et ont pourvu à la désignation des 183 députés de la XXVIe législature du Conseil national pour un mandat de cinq ans.

Ces élections législatives, qui devaient initialement être convoquées en 2018, sont anticipées de quelques mois et prennent place dans un contexte politique inédit pour l’Autriche, moins d’un an après un scrutin présidentiel laborieux à l’issue duquel les partis traditionnels — SPÖ et ÖVP — ont été désavoués par les électeurs.

Le Parti populaire (ÖVP), dirigé par Sebastian Kurz, remporte les élections avec un peu plus de 31 % des voix ; pour la première fois depuis 2002, les conservateurs constituent la première force politique représentée au Conseil national, suivi par le Parti social-démocrate (SPÖ), dirigé par le chancelier fédéral sortant Christian Kern, et le Parti de la liberté (FPÖ), formation d’extrême droite menée par Heinz-Christian Strache. De leur côté, Les Verts subissent une débâcle en recueillant le plus mauvais résultat de leur histoire, ce qui les prive d’une représentation parlementaire pour la prochaine législature.

À l’issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; celui-ci précise immédiatement qu’il engagera des négociations ouvertes avec l’ensemble des partis représentés au Conseil national, alors qu’une alliance entre l’ÖVP et le FPÖ était jugée hautement probable par les acteurs et les observateurs de l’échiquier politique autrichien.

Contexte

Lors des élections européennes de 2014, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) réalise un score de 19,72 % des voix et affiche une hausse de sept points par rapport à 2009. Le parti obtient quatre eurodéputés soit deux de plus. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) est quant à lui en recul de trois points. Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) réalisent un score historique de 14,52 % et trois eurodéputés.

Michael Spindelegger, vice-chancelier, ministre fédéral des Finances et président du Parti populaire autrichien, démissionne en 2014. Reinhold Mitterlehner lui succède à la tête de l’ÖVP et à la vice-chancellerie.

En 2016 a lieu l’élection présidentielle. Les candidats des partis au gouvernement sont largement battus, Rudolf Hundstorfercandidat du Parti social-démocrate d’Autriche obtient 11,28 % et Andreas Khol du Parti populaire autrichien obtient 11,12 %. Les deux réunis, ils ne rassemblent que 22,40 % des suffrages, ce qui constitue le pire score historique à une présidentielle pour eux. À l’inverse, le candidat FPÖ Norbert Hofer réalise une percée historique en totalisant 35,05 %. Alexander Van der Bellen, soutenu par les Grünen, se qualifie pour le second tour en obtenant 21,34 % des voix.

Avant le second tour, Werner Faymann, chancelier fédéral et président fédéral du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) depuis 2008, démissionne. Il est alors remplacé, par Christian Kern, président de la compagnie publique des chemins de fer (ÖBB).

Au second tour, Alexander Van der Bellen bat de peu Norbert Hofer avec 50,35 % des suffrages, soit 30 000 voixd’avance. Le scrutin est invalidé pour irrégularités. Lors d’un nouveau second tour, Van der Bellen est élu avec 53,79 %. Il est alors le second chef d’État écologiste en Europe, le premier écologiste élu à une telle fonction au suffrage universel, et le premier président fédéral autrichien qui n’est pas issu des deux grands partis depuis 1945.

Le 10 mai 2017, Mitterlehner annonce qu’il démissionne de la présidence de l’ÖVP et du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz, jeune ministre fédéral des Affaires étrangères connu pour ses positions très conservatrices, prend sa succession. Il négocie alors avec Kern la tenue de nouvelles élections législatives, convoquées le 15 octobre 20171, soit avec un an d’avance. Il crée une Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (en allemand : Liste Sebastian Kurz – Die Neue Volkspartei).

Eva Glawischnig-Piesczek annonce le 18 mai 2017 qu’elle démissionne de la présidence des Verts pour raisons familiales. Elle est remplacé par Ingrid Felipe mais c’est la députée européenne Ulrike Lunacek qui sera la candidate à la chancellerie pour les Verts.

Le 14 juin 2017, les sociaux-démocrates abandonne l’interdiction de former une coalition avec l’extrême droite. Cette interdiction existait depuis 30 ans. Le parti présente une « boussole des valeurs » qui sont des exigences demandées par le parti à ces partenaires au gouvernement. Ces exigences sont le salaire minimum à 1 500 €par mois, une politique pro-européenne, l’égalité entre les deux sexes et le respect des droits de l’homme.

Le 27 juin 2017, Team Stronach annonce qu’il ne disputera pas les élections car Frank Stronach souhaite quitter la vie politique.

Le 8 juillet 2017, Irmgard Griss, qui était candidate à l’élection présidentielle de 2016 se joint à NEOS. Elle n’est pas membre du parti mais elle est la deuxième sur la liste après le chef du parti, Matthias Strolz. Les délégués du parti réunis à Vienne approuvent.

Le 17 juillet 2017, le député écologiste Peter Pilz quitte le groupe écologiste du conseil national. Le 25 juin 2017, la majorité des délégués des Verts avaient refusé de le placer sur la liste écologiste. Le 25 juillet 2017, il annonce en conférence de presse qu’il crée sa propre liste, la Liste Peter Pilz.

Le 10 août 2017, le vice-président de Team StronachRobert Lugar (de), annonce qu’il rejoint le FPÖ.

La campagne législative se déroule alors que l’Autriche est économiquement prospère et que l’immigration est un sujet majeur2.

Mode de scrutin

L’Autriche est une république semi-présidentielle dotée d’un parlement bicaméral. Sa chambre basse, le Conseil national, ou Nationalrat, est composée de 183 sièges dont les députés sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin proportionnel de liste bloquées dans 9 circonscriptions correspondants aux Landers autrichen, à raison de 7 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Ces neuf circonscriptions sont elles-mêmes subdivisées en un total de 43 circonscriptions régionales. Le seuil minimum de voix exigé d’un parti pour obtenir une représentation au parlement est fixé à 4 % ou un siège d’une circonscription régionale.

La clé de répartition proportionnelle se fait à la méthode de Hare au niveau régional puis d’Hondt au niveau fédéral. Bien que les listes soit bloquées, interdisant l’ajout de noms n’y figurant pas, les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour un maximum de trois candidats, permettant à ces derniers d’être placés en tête de liste pour peu qu’ils totalisent un minimum de 14 %, 10 % ou 7 % des voix respectivement au niveau régional, des Landers, et fédéral.

 

Réflexions II

Bernard Owen

A mesure que l’on découvre le monde nous allons de surprise en surprise. L’être humain  n’est-il pas merveilleux? Il vote, il se tient dans le plus grand confort. Mais il sait toujours attaquer et sait se défendre de façon efficace.

Plusieurs constatations. La musique évolue. Au départ il existe l’air d’une chanson. Plusieurs personnes la connaissent mais s’agissant d’une femme et d’un homme la tonalité des voix n’est pas la même. Et progressivement l’on s’est aperçu que la voix  masculine était plus grave. La voix de femme et d’homme  ne pouvaient chanter exactement les mêmes airs. Progressivement l’on a découvert l’harmonie

Les voix seules puis les instruments. Il se posait un grave problème. Nous étions seuls ou avec la famille  et de la famille cela pouvait devenir un nombre considérable de groupements familiaux. L’un des ce groupes pouvait  devenir plus important.- Il se formait alors de ces groupes toujours plus importants. par le nombre et qui multipliaient les possibilités du savoir ou simplement introduisait la nécessité d’avoir divers degrés d’organisation.  La situation devenait délicate, les groupes n’étant pas d’égale force.. Ne pouvait -t-on   donc pas les rendre égaux en droit?

Le droit  introduit une notion d’égalité. Du point de vue juridique nous sommes égaux devant la loi. Alors se pose la question;  à savoir qui sera le chef. Y aura-t-il un seul chef ou un ensemble de dirigeants qui prendra en main le concert, le travail, les activités. La façon la plus simple serait d’avoir une monarchie, un dictateur et dans ces cas nous retrouvons la difficulté de savoir comment les désigner  car il faut bien un leader tenant  compte de la liberté ou la place de chacun.

A notre époque, l’hérédité du pouvoir  n’est pas de mise.  L’on se dirige vers l’élection. Rien n’est plus simple. Les gens vont se réunir et choisir une ou plusieurs personnes. Plusieurs personnes paraissent préférables ou souhaitables à mesure que la communauté grandit.

Un autre problème se pose, celui de la démocratie: le choix d’un votant sera égal à son vote? La ou les choix des dirigeants doit-il être connu ou serait-il secret?  L’antiquité a débattu cette question. Le « secret » l’a emporté.

Le votant devait être assuré que son choix ne serait pas connu. Sauf s’il le souhaitait et là encore faire connaitre son choix pouvait influencer certains autres.

Pendant un siècle la question a été débattu. Pas au niveau que nous avons envisagé mais sur la démocratie du vote. A savoir que la démocratie du vote soit égale pour tous.

L’on pourrait supposer que le choix collectif du chef ou des chefs aille de soi. Or, il n’en est rien. En un siècle les uns et les autres ont trouvé une multitude de formules permettant de désigner les chefs. Le plus simple étant le système majoritaire. Certains l’on trouvé  trop simple et pas démocratique alors l’on s’est mis au travail la proportionnelle et à la recherche de la formule parfaite. Les circonscriptions  étaient plus grandes et le rapport pourcentage suffrages était très proche du pourcentage de sièges obtenus.

Considéré de l’optique du mathématicien il n’avait que peut de chose à dire. Mais en cela le scrutin proportionnel difère entre la théorie et la pratique. Prenons quelques exemples:

  1. Allemagne d’après la défaite de Lundendorff en 1918 décida que la nouvelle république serait une merveille. On l’appela Weimar. Son système proportionnel est ce qu’on faisait de mieux. Le nombre de députés correspondrait à la population qu’il représenterait. Pour s’en bien assurer le transfert des suffrages se faisait à Berlin. Tout était parfait. La structure politique au niveau national serait en trois branches: Le président, le chancelier, l’assemblée législative.

La République de Weimar connu une inflation extraordinaire en 1923. Ce fut l’occasion pour trois partis d’extrême droit de se réunir et obtenir 6% des suffrages. Hitler en faisait partie. L’inflation terminé l’extrême droite se situa entre 2 et 3%.

Son niveau avant la crise de 1929 aux Etats Unis resta stable. D’une stabilité remarquable mais dès 1930 le Parti Nazi  atteint 18% des suffrages. Personne s’y attendait. Au début de la crise des Etats-Unis le gouvernement ne pouvait s’entendre car il était composé de cinq partis. L’année suivante l’Allemagne se trouva avec un gouvernement très minoritaire.

Les chercheurs qui se penchent sur les systèmes électoraux ont oublié et le font encore. Ils oublient encore que la politique ne consiste pas en une suite de chiffres. La politique se compose d’êtres humains qui sont certes des chiffres mais pas seulement. Ces chiffres sont animés par des pensées, des réactions, ce sont des chiffres intelligents qui ne restent nullement  oubliés.

L’Europe, qui a travers les siècles, a aidé à faire évoluer le monde.  Il faut  parfois se poser des questions. Quelle est la plus ancienne république?  Celle des Etats-Unis d’Amérique.  En somme, l’on élit le Président par le vote dit des « grands électeurs » qui correspondent en nombre selon la taille de l’Etat et le vote populaire qui élit les Chambres. Pour la Présidentielle, le vote des grands électeurs a été plus important que le vote populaire à cinq reprises et quand cela arrive c’est celui-ci qui l’emportent. Le système est curieux mais il fonctionne.

Mais encore plus important, surtout en ce qui concerne l’Europe, les contre pouvoirs. Les deux chambres du Congrès sont élues au scrutin majoritaire à un tour directement par le peuple.  Le résultat est évident: Le Congrès (premier des pouvoirs selon la Constitution) serve de contre-pouvoir à l’Exécutif et on le remarque notamment quand le Président ne donne pas satisfaction.

Au delà des effets des systèmes électoraux les complications apparaissent car ils viennent  s’imbriquer dans d’autres facteurs de façon différente. Par exemple:

– La structure d’accueil d’influence électorale.

– Le travail des ONG dans de grandes nations est une catastrophe. Par exemple: En Egypte.

Il ne faut  en aucune cas oublié la bêtise humaine qui pense tout savoir ou prévoir alors que l’histoire récente nous démontre le contraire.

Les pays où l’on a interdit la « burqa »

Maria Rodriguez-McKey

Le New York Times a recensé les pays qui ont interdit la « burqa » (voile à visage couvert). Il s’agit du Denmark, les Pays Bas, la Norvège; l’Autriche, France, Belgique, Allemagne et cette année la « belle province », le Québec.

Les défenseurs dissent que la loi sert à encourager les immigrants à s’intégrer. On adopte une loi punitive pour mieux intégrer?  Ils dissent aussi qu’ils veulent éviter les communautarismes.  Mais les raisons pour le communautarisme sont multiples. Comme exemple, je vais parler de mon expérience Américaine avec l’immigration.

Il y a quelques années quand je vivais et travaillais à Washington D.C.  mon quartier était très mixte.  Il y avait surtout beaucoup d’ immigrants de El Salvador. Je travaillais pour un cabinet d’avocats d’immigration. Ces immigrants issus de la campagne ou de petit villages, parfois ils se connaissent de là-bas ‘ « the old country »), ils étaient souvent analphabètes, parlaient quasiment pas l’anglais, ils avaient plusieurs petits jobs, les familles vivaient entassés dans des petits appartements. Comme les italiens au début du siècle, ou les irlandais à la même époque ou avant.

Justement, concernant les Irlandais, des catholiques, L’Amérique n’a pas toujours été  le « melting pot » d’aujourd’hui. Au début de son histoire c’était un pays majoritairement anglo-saxon, c’est-à-dire d’origine anglaise et protestante. Mais dans les années 1840 les Etats-Unis a eu besoin de main d’œuvre. Les anglo-saxons ont donc fait venir les on a fait venir des irlandais, des Catholiques.

Les Catholiques représentaient 1% des Américains en 1790, en 1840 3,5%  mais en une génération la population américaine avait augmenté de 70% et les Catholiques de 300%. De nos jours ils sont 29%. (« Early U.S. Catholics and Catholic Immigrants 1790-1850 » –  Par: Tom Frascella, mars   2014)

Une réaction à cette immigration massive le mouvement nativiste est né et le parti Know Nothing. Un parti anti Catholique qui ne gagna jamais une élection sauf une fois à la mairie de Boston dans le Massachusetts, d’où est originaire John Kennedy.

Les Catholiques étaient perçu comme de immigrants obéissant le Vatican donc un Etat étranger. Heureusement qu’aux Etats-Unis il y avait et il y a toujours le scrutin majoritaire à un tour qui difficile voir impossible la percé d’un troisième parti. Aux Etats-Unis les Catholiques votent majoritairement ( ) pour le Parti Démocrate et représentent la droite du parti.

Si je mentionne l’aspect politique c’est parce qu’Europe, dernièrement l’Allemagne, les partis dits « populistes » ont le vent en poupe. Ils sont majoritairement anti – musulman. Et d’ailleurs le New York Times en fait un article.

Les lois contre la « burqa » sont discriminatoires contre celles qui le portent et pour ceux qui croient que cela combat les djihadistes, et il ne faut pas se tromper d’ennemi.

Voici deux articles du New York Times. Le premier traite la question de l’interdiction de la burqa par nombreux pays, le deuxième ou comment le l’extrême droite gagne l’Europe.

Burqa Bans: Which Countries Outlaw Face Coverings?

By LIAM STACKOCT. 19, 2017

PARIS — The Canadian province of Quebec is the latest place to make it a crime to wear a face-covering garment in public, a move that critics derided as discriminatory against Muslim women.

Quebec’s law, enacted on Wednesday, is the first of its kind in North America, but similar measures — sometimes referred to as burqa bans — have existed in Europe for years.

Very few Muslim women in Europe or North America wear full-face veils, but laws that forbid the coverings have come into force in at least five West European countries. Many more lawmakers — including in Denmarkthe Netherlands and Norway — have considered them.

Supporters of the laws say they are necessary to protect public safety, defend Western values or encourage migrants to assimilate into their new societies. But rights groups say they discriminate against Muslim women, some of whom view garments like niqabs and burqas as a religious obligation.

Here’s a look at efforts in some Western countries to restrict the wearing of face-covering garments in public.

CoCanada

The French-speaking province of Quebec has barred people with face coverings from receiving public services or from working in government jobs.

That means it is illegal for them to ride a public bus, work as a doctor or teacher, or receive publicly funded health care while covering their faces.

The government said people could apply for exemptions, but some are already built into the law: Doctors are allowed to wear a surgical mask that covers the lower half of the face, but not a veil that does the same thing.

Quebec’s minister of justice, Stéphanie Vallée, said the law fostered social cohesion, but critics disagreed. Ihsaan Gardee, the executive director of the National Council of Canadian Muslims, called it “an unnecessary law with a made-up solution to an invented problem.”

Austria

Austria’s ban on face coverings took effect in October. The law forbids women from wearing garments like burqas or niqabs in public, including in universities, public transportation or courthouses. Violators can be fined 150 euros, or about $175.

Muna Duzdar, a state secretary in the office of Chancellor Christian Kern, told reporters in May that the measure was part of a broader package intended to help immigrants assimilate to life in Austria.

But the law has proved difficult to enforce.

Last week, the police issued citations to two people: a male activist protesting the law by wearing a mask and a suit covered in €100 notes; and a man wearing a shark costume as part of a sidewalk advertising campaign for a chain of computer stores called McShark, who refused to remove the head piece when asked to do so.

France

In 2011, France became the first country in Western Europe to ban face-covering garments like the burqa or niqab in public, although the law did not explicitly mention Islam. The move made it illegal to cover one’s face in public places including streets and stores, as a security measure. Those who break the law face fines of up to €150.

The law has been divisive in France, which has long been riven by tensions between its Muslim population, Europe’s largest, and those who support the state ideology of secularism.

Last year a string of beach towns went one step further, driven in part by a string of deadly terrorist attacks, and banned the burkini, a full-body swimsuit worn by some Muslim women.

Belgium

A law that banned face-covering garments in public also came into effect in Belgium in 2011. Violators could be sentenced to seven days in prison and face a fine of €137.50.

The law was quickly challenged in court by two Muslim women who said it violated their right to privacy and freedom of religion.

But in July, the European Court of Human Rights ruled against them. It said it agreed with Belgium’s argument that the law was meant to “guarantee the conditions of ‘living together’ and the ‘protection of the rights and freedoms of others.’”

Midday prayers at a mosque in Berlin.

Germany

A law banning face coverings while driving took effect in Germany this month, coming on the heels of legislation prohibiting anyone in the civil service, military or working for an election from covering their faces.

Bavaria took the measure one step further, banning teachers and university professors from covering their faces.

Chancellor Angela Merkel has faced increasing pressure from the right in recent years and supported the new legislation last year as part of measures to help assimilation into society. She told reporters at the time, “From my standpoint, a fully veiled woman scarcely has a chance at full integration in Germany.”

There are roughly four million Muslims in Germany, about a quarter of whom arrived from 2015 to 2016 from Syria, Afghanistan and Iraq, after Ms. Merkel opened the border.

Muslims in Ribnovo, Bulgaria, in 2014. The country passed a law on face coverings in 2016.CreditSean Gallup/Getty Images

Bulgaria

Following in the footsteps of its larger European Union partners, Bulgaria banned face-covering garments in government offices, schools and cultural institutions in 2016.

Lawmakers who supported the measure denied it was discriminatory. They said it was intended to help the country respond to potential security issues posed by the migrant crisis.

But most Muslims in Bulgaria are native-born members of the country’s long-established Turkish minority. They make up about 12 percent of the population and few of them wear niqabs or other face coverings, according to Reuters.

In Czech Election, a New Threat to European Unity

By RICK LYMANOCT. 17, 2017

nytimes.com

Right-wing parties have been achieving electoral success in a growing number of nations.

PRAGUE — He’s a media-wise billionaire used to getting his own way, and promising to run the government like a business. He wants immigrants to stay away. And although his political positions are tricky to pin down, they are tinged with populist and muscular rhetoric.

Andrej Babis, 63, who built an agribusiness and media empire in the ruins of the Soviet collapse, is the front-runner to become the Czech Republic’s new prime minister, running as the leader of a movement he created a few years ago for that very purpose.

He is like Trump, really,” said Jiri Pehe, a political analyst and director of New York University in Prague. “You can watch him and see how he suffers in Parliament, forced to listen to other people.”

In a year in which Europe has teetered through a series of fateful votes — in the NetherlandsFranceBritainGermanySpain and then this weekend in Austria — the outcome of Czech parliamentary elections on Friday and Saturday may well determine whether a fissure between the more prosperous nations of Western Europe and the increasingly authoritarian countries of the East will widen into a chasm.

In the West, nationalist and populist parties have made substantial gains in recent elections. But in the East, resentment of Brussels and resistance to immigration have helped propel such parties to power in several countries, notably Poland and Hungary. Now, the Czech Republic may join them.

Whether a wealthy oligarch with vast financial interests would prove as illiberal as Viktor Orban, Hungary’s populist prime minister, and Jaroslaw Kaczynski, the leader of Poland’s governing right-wing party, remains uncertain in a country as secular and Western-oriented as the Czech Republic. But Mr. Babis has suggested abolishing the Czech Senate and trimming the lower house of Parliament, moves that would strengthen the executive branch.

Following a pattern that has become familiar in European elections, the Czech vote pits longstanding mainstream parties in decline against anti-establishment upstarts from all corners of the political spectrum.

The youth-dominated Czech Pirate Party, which began in 2009 by calling for using the internet to streamline democracy, has seen its support in polls cross the 5 percent threshold to qualify for Parliament.

On the far right, Tomio Okamura — a half-Czech, half-Japanese entrepreneur whose Liberty and Direct Democracy Party opposes immigration, and calls Islam an ideology rather than a religion — drew 6.9 percent in the last election and is expected to do better this time around.

Ivan Bartos, the leader of the Czech Pirate Party, at a rally in Klatovy this month. The youth-dominated party has seen its support in polls rise above 5 percent, the threshold to qualify for Parliament.

Mr. Babis refers to his party, Ano, as a movement to overturn a culture of corruption among the political elite. Ano means “yes” in Czech, but it is also an acronym for Action of Dissatisfied Citizens. Its slogan is simple and vague: “Things will get better.”

Mr. Babis’s movement, formed in 2012, stunned the establishment by finishing second in parliamentary elections the following year, a strong enough showing to propel him and several supporters into major roles in a coalition government with the center-left Social Democratic Party and the center-right Christian Democratic Union. Mr. Babis served as finance minister.

But this spring, with Ano surging in popularity, the coalition fractured. Mr. Babis was investigated over possible tax crimes. His parliamentary immunity was revoked. He was fired as finance minister. And this month he was indicted on charges of misusing European Union subsidies — accusations that he calls politically motivated.

“The other parties are trying to push Babis out of politics, but it hasn’t worked,” said Pavel Fischer, the director of Stem, a nonprofit polling and research group in Prague.

President Milos Zeman, a populist with strong ties to Moscow, has said that if Ano wins, he will name Mr. Babis prime minister — even if Mr. Babis is in prison.

Ano still leads the polls, helped in no small measure by the oligarch’s grip on the Czech media. He owns or controls the two most popular newspapers, which regularly praise his efforts and denigrate opponents, as well as a popular radio station and a television network.

“He has tremendous power,” said Otto Eibl, a political scientist at Masaryk University in Brno. “So the concentration of power in Babis’s hands is enormous and some people are nervous about it. And they are right.”

But Mr. Babis has been difficult to pin down on the issues. He opposes sanctions on Russia and seeks more trade with Moscow. He does not want to adopt the euro. He is fiercely resistant to accepting refugees, especially Muslims.

He also controls a conglomerate with interests in agribusiness, forestry, food processing and chemicals that stretches across several European countries. A Bloomberg index of global billionaires puts him at No. 492, with an estimated worth of nearly $4.1 billion.

And he is careful to keep his Brussels-bashing on the vague side.

“Babis’s position on the European Union is not clear,because he is not talking about it most of the time,” Mr. Eibl said. “Sometimes he is forced to say something, but he usually avoids such topics.”

Like other former communist nations, the Czech Republic had to create new parties from scratch after the fall of the Soviet Union. Center-left Social Democrats lined up against center-right Civic Democrats, with the remnants of the Communist Party hoping for a return to power.

For more than a decade, with the economy rising at a brisk clip, voters seemed content to pass power among them. But the 2008 financial collapse shattered the equilibrium.

“Now, Czech voters are weary of traditional parties,” Mr. Pehe said. “And we see the rise of these populist movements.”

Antonin Gold, a real estate agent with no political experience, stood outside a subway station this month, wearing a badge identifying him as an Ano candidate for Parliament.

Mr. Gold said he had become so upset by news reports about yet another corruption investigation that he decided to join Mr. Babis’s movement.

“I didn’t think I could ignore it any longer, and I had to take action,” Mr. Gold said, pressing a leaflet into the hands of a woman scurrying past. He shrugged off the corruption charges as a move by the political establishment to cling to power.

Polls show Ano drawing 25 to 30 percent of the vote, well ahead of the second-place Social Democrats, though predicting the outcome is complicated.

“Many people still are not sure who they will vote for,” Mr. Fischer said. “The last days will be crucial.”

For his part, Mr. Babis has gone back and forth on comparisons with Mr. Trump, initially calling himself a much better businessman than the American president but later finding more to like in Mr. Trump’s hard line on immigration.

Mr. Okamura, of the far right, certainly sees a connection between his approach and Mr. Trump’s.

“I say we must make the Czech Republic good,” Mr. Okamura said. “Not great. I wanted to choose a word that Trump had not chosen. But of course, great would be fine.”

 

 

SONDAGE. Interview télévisée de Macron : 61% des Français pas convaincus

https://www.ouest-france.fr

Publié le 16/10/2017

Plus de six Français sur dix (61%) , disent ne pas avoir été convaincus, à l’issue de son interview télévisée dimanche soir sur TF1 et LCI, selon un sondage Harris Interactive pour RMC. | EPA / MAXPPP

Emmanuel Macron, dont la cote de popularité a chuté de 15 points en moyenne entre juin et octobre, s’est employé dimanche soir à expliquer ses réformes et à déminer les critiques, en défendant sa liberté de ton face à l’émoi suscité par ses récents propos sur le « bordel » ou « les fainéants ».

Y est-il parvenu ? Pas sûr. Le chef de l’Etat, qui s’est exprimé sur TF1 et LCI lors de sa première interview télévisée depuis son élection, a semble-t-il peiné à convaincre. Selon un sondage Harris Interactive pour RMC publié ce lundi matin, 61 % des Français « exposés à la prise de parole du président » de la République disent en effet ne pas avoir été convaincus. Seules, 39% des personnes interrogées sont d’un avis contraire.

24% des sondés se disent « pas du tout convaincus » et 37% « plutôt pas convaincus ». En revanche, 7% affirment avoir été « tout à fait convaincus » et 32% « plutôt convaincus ».

réalisée en ligne le 15 octobre 2017, à l’issue de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1 et LCI, auprès d’un échantillon de 856 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. 

 

De la continuité

Bernard Owen

Les Etats conventionnels, dont le fonctionnement au long terme est assuré, comprennent des hommes et des femmes politiques d’expérience. Leur départ est toujours douloureux,  la continuité est une nécessité.

A Barcelone, les partisans de l’Espagne donnent de la voix

Le roi Felipe et le Premier Ministre Rajoy

13 OCTOBRE 2017 PAR ROMARIC GODIN

MEDIAPART

Pour fêter le 12 octobre, « jour de l’hispanité », les partisans de l’unité de l’Espagne sont à nouveau descendus dans les rues de Barcelone. Une manifestation de soutien à la fermeté de Madrid contre les indépendantistes.

Barcelone (Espagne), envoyé spécial – La manifestation importante du dimanche 8 octobre contre l’indépendance de la Catalogne, où 350 000 personnes s’étaient réunies selon la police, a créé un fait nouveau. Désormais, les partisans du maintien de l’union avec l’Espagne se montrent et sortent dans les rues catalanes en masse.

Ce 12 octobre était l’occasion de répéter cette épreuve de force. Car le 12 octobre est la fête nationale de l’Espagne, le « jour de l’hispanité » qui célèbre l’arrivée de Christophe Colomb sur la petite île bahaméenne de San Salvador, en 1492. Cette fête est très contestée par les indépendantistes catalans qui ont proposé plusieurs fois de la boycotter. Dans plusieurs villes de Catalogne, des commerces sont ainsi restés sciemment ouverts ce jeudi. Raison de plus pour les « Espagnolistes » de descendre dans la rue, alors même que la crise politique se poursuit.

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Le rendez-vous est donné en haut du Passeig de Gràcia, la grande avenue parallèle à la Rambla de Catalunya. Le cortège doit la descendre jusqu’à la place de Catalogne, où des discours sont prévus. Pour une manifestation unioniste, la foule est loin d’être négligeable. 65 000 personnes se sont réunies, selon la police urbaine barcelonaise, à l’appel de l’association unioniste Société civile catalane et avec le soutien des deux grands partis de droite unionistes, le parti populaire (PP) et Ciudadanos. Le slogan officiel de la manifestation est « oui à la Catalogne et aussi à l’Espagne », qui traduit la volonté des organisateurs de montrer un visage plus ouvert de l’unionisme contre l’accusation de fascisme des indépendantismes. Un des slogans les plus entendus a ainsi été « nous ne sommes pas fascistes, nous sommes espagnols ».

Mais, de fait les participants sont nettement plus « bourgeois » que ceux de la réunion indépendantiste du 10 octobre, et même de celle, unioniste, du 8, qui avait été soutenue par le parti socialiste et avait vu des personnes « neutres » rejoindre ses rangs. Les manifestants sont venus en famille. Les maillots de l’équipe nationale de football espagnole, comme les polos et les chemises de marques à la mode, sont fièrement arborés sous les drapeaux espagnols croisés avec ceux de l’Union européenne et de la Catalogne. Mais, très souvent, les drapeaux arborent aussi le Sacré-Cœur de Jésus ou la croix crénelée rouge sur fond blanc des carlistes, un mouvement ultraconservateur du XIXe siècle.

On trouve, du reste, aussi des groupes qui affichent un nationalisme espagnol ultra, comme ceux qui arborent des tee-shirts « Génération identitaire » ou des drapeaux de la légion étrangère. Insensiblement, ce mélange de conservatisme bourgeois et de groupes d’extrême droite conduit l’observateur français à faire le parallèle avec le mouvement de la « manif pour tous ».

Tous les âges sont présents dans le cortège, mais on trouve beaucoup de retraités. Luis et Sanchez sont respectivement andalou et estrémadurien, ils vivent en Catalogne depuis 35 ans. Ils tendent fièrement chacun une pancarte. L’une se retrouve dans toute la manifestation et déclare « nous sommes la Catalogne » en catalan et « nous sommes l’Espagne » en castillan. L’autre est au verso une caricature du président catalan Carles Puigdemont avec des cheveux qui lui cachent la vue mais qui s’exclame : « je vois un futur prometteur ». Au recto, l’étoile de l’estelada, le drapeau sécessionniste, est accompagnée de ces mots : « ruine et désespoir ». Car Juana a peur : « Moi, je manifeste pour mes enfants et mes petits-enfants, parce que je ne veux pas qu’ils vivent dans le chaos et la ruine et qu’ils soient séparés du reste de leur famille en Espagne. » Luis reconnaît qu’il faut sans doute changer la constitution, mais « dans le cadre de la loi, pas n’importe comment, pas en faisant n’importe quoi comme le fait Puigdemont ».

Un peu plus loin, d’autres retraités évoquent leur crainte de sortir de l’Europe et leur volonté de préserver l’unité de l’Espagne. « Les indépendantistes comme Puigdemont et Junqueras [le vice-président du gouvernement catalan – ndlr] nous ont divisés. Avant, nous vivions bien, maintenant les familles sont séparées, les amis se tournent le dos, nous voulons revenir à une vie normale », explique Miguel Fernández. Son épouse Maria renchérit : « Nous ne voulons pas vivre hors de l’Europe et, eux, ils nous en chassent. » Miguel reconnaît qu’il faut un référendum pour régler la question, mais il le veut « légal »« Celui du 1er octobre était une farce, ce n’était pas la démocratie. On ne peut pas jouer avec ça », clôt-il.

Alors que le cortège descend le Passeig de Gràcia, les slogans les plus criés sont « vive l’Espagne » et « Puigdemont démission ». Mais d’autres sont aussi scandés : « L’Espagne unie ne sera jamais vaincue »« la Catalogne, c’est l’Espagne » et l’inévitable « Puigdemont en prison », qui a été le préféré de la manifestation du 8 octobre. L’ambiance est parfois martiale, on lève les poings, on prend la pose devant son drapeau préféré. Tous ne sont pas aussi paisibles que les retraités cités plus haut. Manuel arbore fièrement un tee-shirt affublé d’un « Valencia Antimarxista » (« Valence antimarxiste ») et il est très énervé par les « manipulateurs » du gouvernement catalan qui « ne parviendront pas à détruire la vraie Espagne ». Il est venu à Barcelone pour « défendre le roi et la garde civile ».

Justement, le cortège passe devant un groupe de Mossos d’esquadra, la police catalane. Les manifestants les sifflent copieusement et hurlent « dehors, dehors ». Beaucoup reprochent aux Mossos d’être « à la solde » du gouvernement catalan. À l’inverse, lorsque, après la manifestation, un groupe d’unionistes passe devant le siège de la police nationale espagnole, Via Laietania, les agents bénéficient d’une grande ovation ponctuée de sonores « gloire à notre police nationale ». Une réponse à la critique des indépendantistes et d’une grande partie de l’opinion internationale contre les violences policières commises lors du référendum du 1er octobre contre les électeurs. Le conflit entre polices, un des points sensibles de la situation catalane, est déjà une réalité dans la tête de nombre de manifestants.

Les manifestants s’acheminent vers la place de Catalogne, destination du défilé. Jorge est un père de famille de Sarrià, un quartier chic de Barcelone. Il est venu dire « sa fierté d’être espagnol », reprenant le slogan officiel de la fête de l’Hispanité. Cette « fierté » est un thème fréquemment repris dans le cortège où elle sert de substitut à un enthousiasme qui manque aux causes défensives comme celle de l’unionisme.

Jorge, lui, réclame l’utilisation de l’article 155 par Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, qui pourrait suspendre l’autonomie catalane : « Il aurait déjà dû le faire pour enfermer ce fou de Puigdemont et rétablir l’ordre en Catalogne. Sinon, toutes les entreprises vont partir. » Un autre manifestant intervient et affirme que les Catalans, « fils de l’hispanité », ont été « abandonnés par le gouvernement espagnol »« Il faut une intervention, maintenant ! », martèle-t-il en montrant un panonceau qui reprend ses paroles. Il est bruyamment approuvé par ceux qui l’entourent.

Sur la place de Catalogne, la marée de drapeaux espagnols et les cris de « Puigdemont en prison » accompagnent les orateurs qui fustigent l’attitude du gouvernement catalan et réclament la fermeté de la part de Madrid. On lit un « manifeste pour l’unité de l’Espagne » qui est acclamé. Deux heures après le début de la manifestation, les manifestants commencent à se disperser dans les rues de l’Eixample et de la vieille ville. Occasionnellement, des cris de « ¡Viva España! » (« vive l’Espagne ») et de « ¡Viva el Rey! » (« vive le roi ! ») surgissent au milieu des flots de touristes qui continuent à traverser Barcelone comme s’il ne s’y passait rien.

Sur le « Triangle », entre les Ramblas et la place de la Catalogne, le ton monte entre des groupes de manifestants, des chaises et des tables du café Zurich volent. Une policière municipale est blessée. C’est l’épilogue d’une manifestation plutôt bon enfant qui rappelle combien la situation demeure tendue dans la capitale catalane.

Les Etats-Unis quittent l’Unesco, accusant l’organisation d’être « anti-israélienne »

Washington avait prévenu, début juillet, de son intention de réexaminer ses liens avec l’Unesco après sa décision d’inscrire la vieille ville de Hébron au patrimoine mondial.

Le Monde.fr avec AFP | 12.10.2017 à 15h17 • Mis à jour le 12.10.2017 à 17h39

Les Etats-Unis ont annoncé, jeudi 12 octobre, leur retrait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), accusant l’institution d’être « anti-israélienne ».

Washington conservera un statut d’observateur en lieu et place de leur représentation à l’agence onusienne sise à Paris, a précisé le département d’Etat américain. Le retrait ne sera effectif qu’à compter du 31 décembre 2018, conformément aux statuts de l’Unesco, a-t-il ajouté :

« Cette décision n’a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des Etats-Unis concernant l’accumulation des arriérés à l’Unesco, la nécessité d’une réforme en profondeur de l’organisation, et ses partis pris anti-israéliens persistants. »

Arrêt du financement américain en 2011

Washington avait prévenu, début juillet, de son intention de réexaminer ses liens avec l’Unesco après sa décision de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie occupée, « zone protégée » du patrimoine mondial. Cette décision, qualifiée d’« affront à l’histoire »« discrédite encore plus une agence onusienne déjà hautement discutable », avait alors déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

Les Etats-Unis, grand allié d’Israël, avaient déjà pris leurs distances avec l’Unesco. Ils avaient ainsi arrêté de participer à son financement en 2011 après que l’agence a admis la Palestine parmi ses Etats membres. Mais ils continuaient depuis à siéger au conseil exécutif de l’Unesco, composé de 58 membres.

Selon le département d’Etat, un statut d’observateur permettrait de continuer d’apporter la « vision » et « l’expertise » américaines « sur certains dossiers importants gérés par l’organisation », notamment « la protection du patrimoine mondial, la défense de la liberté de la presse » et la promotion des sciences et de l’éducation.

 Lire notre enquête sur l’institution :   Perdue dans ses multiples missions, l’Unesco cherche sa direction

Regrets « profonds » de l’Unesco

La directrice générale de l’organisation, Irina Bokova, a réagi dans un communiqué, regrettant « profondément » la décision américaine, et se disant « convaincue » que ses missions répondent « aux préoccupations du peuple américain » :

« L’universalité est essentielle à la mission de l’Unesco pour construire la paix et la sécurité internationales face à la haine et à la violence, par la défense des droits de l’homme et de la dignité humaine. »

Une position partagée par la France, canditate à la tête de l’Unesco, qui « regrette » cette décision « dans une période où le soutien de la communauté internationale à cette organisation est primordial » et estime que cette décision donne « une signification nouvelle »à sa candidature. De son côté, Israël a salué le début d’une « nouvelle ère aux Nations unies : celle où quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix ».

 

Macron philosophe: ces intellectuels qui n’y croient pas

 Charlotte Cieslinski, publié le 06/09/2016 à 13:05.  thttp://www.lexpress.fr

« Assistant » de Ricoeur, thèsard chez Balibar… Emmanuel Macron jouit d’une aura philosophique insolite dans l’arène politique. Pourtant, de Michel Onfray aux membres du Fonds Ricoeur, plusieurs intellectuels s’agacent publiquement d’une mise en scène qu’ils jugent surfaite.

Emmanuel Macron, un philosophe en politique? Doué en rhétorique, jamais avare d’une citation littéraire, le jeune fondateur d’En Marche! est régulièrement présenté comme ancien assistant de Ricoeur. Belle sur le papier, l’histoire du philosophe devenu banquier irrite pourtant une partie de l’intelligentsia française. « Je ne sais pas s’il est autant philosophe que ce qu’on a bien voulu le dire », a ainsi ironisé lundi Michel Onfray sur le plateau des « Grandes Gueules », chez RMC.

Assistant de Ricoeur?

Michel Onfray a ravivé la polémique lundi. « On dit qu’il a été l’assistant de Paul Ricoeur, je crois qu’il a dû corriger les épreuves d’un de ses livres. On dit qu’il est agrégé, normalien, apparemment ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré, cinglant. Quelques jours plus tôt dans Le Monde, la philosophe Myriam Revault d’Allonnes émettait également des réserves sur le rôle réel tenu par Emmanuel Macron auprès du philosophe.

Membre du conseil scientifique du Fonds Ricoeur, elle précise au quotidien du soir qu’Emmanuel Macron n’a été qu’assistant éditorial de l’ouvrage La Mémoire, l’histoire, l’oubli (Seuil, 2000). « Et non pas « l’assistant » de Paul Ricoeur à l’université, abus de langage souvent repris par les médias, ce qui supposerait qu’Emmanuel Macron ait enseigné la philosophie, ce qu’il n’a jamais fait, qui plus est avant Mai 68″, raille-t-elle

Une thèse avec Balibar?

Avant d’entrer à l’ENA, Emmanuel Macron a fait une hypokhâgne et une khâgne au lycée Henri IV, puis a obtenu un DEA de philosophie à l’université Paris-X Nanterre. De cette période, l’ancien ministre dit avoir été « beaucoup inspiré » par le philosophe marxiste Etienne Balibar. « Il dit qu’il a fait une thèse avec (Etienne) Balibar, il semblerait que Balibar ne s’en souvient pas », sourit Michel Onfray.

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De fait, le professeur en question admet n’avoir « aucun souvenir de son travail » universitaire. Et, souligne Le Monde, s’il n’a « aucune hostilité particulière à l’égard » de l’homme politique, il trouve « absolument obscène cette mise en scène de sa formation philosophique qu’il organise lui-même ou que son entourage organise ».

Une caution intello usurpée?

L’ancien énarque en fait-il trop avec la philo? Dans les premiers portraits que lui consacre la presse, Emmanuel Macron est décrit comme un ancien élève brillant, connaissant dès la sixième « les racines grecques et latines de la langue française« . Une réputation usurpée? Non, à en croire plusieurs membres du comité de rédaction de la revue Esprit, auquel a appartenu Emmanuel Macron.

C’est le cas de l’actuel directeur des études du think-tank de gauche Terra Nova, Marc-Olivier Padis qui loue –toujours dans Le Monde– son « agilité intellectuelle », et qui assure que sa relation avec Ricoeur n’a pas été gonflée. Idem pour Olivier Mongin, qui dirigé la revue jusqu’en 2012 et qui vante « l’incontestable solidité philosophique » du ministre démissionnaire.