A vouloir faire plaisir à tous…

Pouvoir d’achat, hausses des taxes… pourquoi la popularité d’Emmanuel Macron baisse

 16h48 , le 19 février 2018, modifié à 20h56 , le 19 février 2018

Emmanuel Macron n’est plus majoritaire dans l’opinion, selon le baromètre Ifop publié par le JDD dimanche. Pour la première fois, les critiques sont homogènes autour d’un facteur précis : le pouvoir d’achat.

Pour deux Français sur trois, Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale

09h17, le 24 février 2018

Deux Français sur trois ne font pas non plus confiance au président et à son gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa.

Plus de deux Français sur trois considèrent qu’Emmanuel Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale et une même proportion ne lui fait pas confiance pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa publié vendredi*. Alors que le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes samedi, 69% des personnes interrogées jugent le chef de l’État « plutôt éloigné » des préoccupations de la France rurale, contre 30% d’un avis contraire. Jean-Luc Mélenchon fait légèrement mieux en la matière avec 36% de réponses positives, mais 15% seulement des Français interrogés considèrent Laurent Wauquiez « plutôt proche » des préoccupations du monde rural, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.

La grande popularité du monde agricole. Par ailleurs, deux Français sur trois (65%) ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », contre 34% d’un avis opposé. Et une proportion semblable (66%) ne leur fait pas confiance pour « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail », contre 33% d’un avis contraire. À l’opposé, les agriculteurs jouissent pour leur part d’une grande popularité auprès des Français : 88% des personnes interrogées ont une « bonne opinion » d’eux et seuls 12% sont d’un avis opposé.

Des pratiques critiquées. Une popularité qui n’exclut pas quelques réserves : si 95% des Français considèrent que les agriculteurs « sont utiles au pays », ils sont 79% à penser qu’ils « utilisent trop de pesticides ». Enfin, pour 41% les agriculteurs sont « trop subventionnés » et 17% seulement estiment qu’ils « sont justement rétribués par la grande distribution ».

*Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Début janvier déjà, Emmanuel Macron accusait déjà une légère baisse dans notre baromètre mensuel réalisé par l’Ifop. Dimanche, la cote de popularité du chef de l’Etat s’est fixée à 44% d’opinions favorables, soit 6 points de moins que le mois précédent. Une nouvelle chute en réalité après la sévère désillusion de l’été dernier, quand le Président a vu cette même cote de popularité passer de 64% à 40%. Une telle évolution est observée dans les études de tous les autres instituts de sondage (Elabe, Harris, Ipsos, BVA et Kantar-TNS).

« L’effet déceptif » de la politique du gouvernement

Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop qui décrit « un coup d’arrêt pour le couple exécutif », insiste auprès du JDD sur une forte chute dans la catégorie des classes moyennes (moins 17 points chez les professions intermédiaires), et relativement importante chez les retraités et ceux qui s’apprêtent à le devenir. Ces derniers sont directement impactés par l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG), qu’ils ont pu constater sur leurs revenus à la fin du mois de janvier.

En revanche, Emmanuel Macron ne voit pas sa cote de popularité augmenter chez les 25-65 ans, dont une grande partie, actifs, ont pu voir leur salaire net augmenter en janvier. « L’enjeu du pouvoir d’achat gagne en intensité, commente Frédéric Dabi. Il y a un effet déceptif de la politique menée, avec un décalage entre le discours de Macron et la promesse d’augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, et les effets réels de sa politique, d’autre part. »

C’est bien la question du pouvoir d’achat qui cristallise les déceptions, alors qu’au 1er janvier, les prix du gaz, diesel, du fioul domestique ou des timbres ont augmenté. En mars, c’est le prix du paquet de cigarettes qui augmentera d’un euro. Selon le baromètre annuel de l’Observatoire Cetelem, publié le 6 février dernier, 48% des consommateurs jugent même que leur pouvoir d’achat a baissé en 2017… alors que selon une étude de l’Insee, l’indice du pouvoir d’achat moyen des Français a augmenté d’1,6% l’an dernier.

Les Français ne font pas confiance à Macron pour « améliorer leur niveau de vie »

Frédéric Dabi explique cela par la théorie du « vase-communicant ». « C’est l’idée que ce que le gouvernement nous donne d’un côté, il nous le prend de l’autre ; que s’il augmente le pouvoir d’achat des salariés, il devra trouver des recettes complémentaires pour équilibrer les comptes », résumait le directeur général adjoint de l’Ifop dans une interview fin janvier dans L’Obs en marge d’une étude Ifop sur l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Cela réactive une préoccupation plus générale depuis le début du quinquennat, développait encore le politologue. Les Français se disent qu’Emmanuel Macron va transformer le pays, certes, et qu’il le fait en cohérence avec son programme présidentiel. Mais ils se demandent s’ils vont eux-mêmes bénéficier de cette transformation. S’agira-t-il d’un changement pour tous? » Résultat : 70% des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour « améliorer leur niveau de vie » selon le sondage Elabe du 1er février dernier pour Les Echos-Radio Classique.

A ce contexte, il faut ajouter quelques bourdes du gouvernement qui n’ont pas arrangé ce climat de défiance. Mi-janvier sur LCP, la ministre Jacqueline Gourault a ainsi laissé entendre – avant de revenir sur ses propos – que la suppression de la taxe d’habitation serait compensée par la création d’un nouvel impôt. L’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et plusieurs mouvements sociaux (ceux des personnels soignants, des surveillants de prison ou aujourd’hui des cheminots de la SNCF) ont également contribué à écorner l’image du couple exécutif. « Des premières critiques sur le réel changement du pays », résume Frédéric Dabi.

Pour 56% des Français, l’islam est compatible avec les valeurs de la société française


La sénatrice du Val-de-Marne: « Personne n’osera jamais contrôler […] une Juive ultra-orthodoxe en robe longue, perruque et/ou foulard » Le Journal Musulman
Nous avons déjà écrit sur le sujet (« Extrémisme: La burqa et la barbe ne fort pas le terroriste  « ) un article qui est apparu d’abord sur le site du journal Les Echos puis sur ce site . Le sondage ci-dessous nous donne une nouvelle occasion car il montre qu’il y a encore une majorité des français qui pensent que  » l’islam est compatible avec les valeurs de la société française » mais le chiffre serait en recul.

L’amalgame fait par les représentants de l’Etat entre Islam et djihadistes a des conséquences.  Quelqu’un m’a dit, il y a peu de temps que l’Islam  n’était pas modéré.  Mais a-t-elle lu le Coran?;  Mais aux Etats-Unis où les protestants lissent directement la Bible, j’ai compris que l’on peut interpréter de mille façons un texte, d’où les nombreuses cultes protestants américaines.

Quand le Petit Journal était encore sur Canal Plus, un journaliste couvrir les élections américaines de 2017. Le journaliste avait été envoyé pour couvrir les élections américaines de 2017. Ce journaliste s’approche des personnes qui attendent à écouter Donald Trump.  Il leur lis deux passages violents.  Un des électeurs de Trump dit « C’est le Coran!’.  Le journaliste lui dit et lui répond que c’est un passage de la Bible.

Le rôle de l’Etat doit être neutre par rapport a toutes les religions.  Interdire la burqa?  et alors les femmes juives orthodoxes qui couvrent leurs corps et portent une perruque?  D’ailleurs, il y a plusieurs années, j’ai appris que quand la mairie de Lille avait, sous pression, dédier un jour de la semaine uniquement pour les femmes à la piscine municipale, les musulmanes se rencontraient à coté des juives orthodoxe.

Aux Etats-Unis, la jurisprudence du premier Amendement à la Constitution oblige le gouvernement fédéral et les gouvernements des Etats de l’union à exercer une neutralité absolue à l’égard des religions. Le citoyen, lui, peut afficher sa religion.

.Mais le terrorisme c’est tout une autre chose.  Depuis le 11 septembre il y a eu un seul attentat qui a été commis par un citoyen américain: l’attentat dans un discothèque en Floride. En revanche, en France, ne faudrait-il peut-être se poser la question de pourquoi tous les attentats sauf celui de Nice ont été commis par des citoyens français tout droit sortit de l’école de la République.  Il y a eu des belges aussi, qui ont aussi l’interdiction de la burqa.  D’ailleurs, on avait laissé circuler au moment des réjouissances le camion utilisé dans l’attentat de Nice malgré le fait qu’il avait été repéré par les cameras installées dans le cartier.

Justement parce qu’il y a ces attentats et que les citoyens ont peur. l’Etat ne doit pas se tromper ennemi. Maria Rodriguez-McKey

Pour 56% des Français, l’islam est compatible avec les valeurs de la société française

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 11/02/2018 à 08:23,  Publié le 11/02/2018 à 08:17

56% des Français considèrent que l’islam est compatible avec les valeurs de la société française, un chiffre en net recul comparé à 2016, selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche .

La tendance s’est inversée en deux ans. Lors d’une étude sur le même sujet réalisée par le même institut en septembre 2016, ils étaient 56% de la population à juger l’islam incompatible avec les valeurs de la société française, contre 44% opposés à cette opinion. En 2018, ils ne sont plus que 43% à considérer que cette religion ne correspond pas aux valeurs de la France (1% ne se prononce pas).

» LIRE AUSSI – L’immigration et l’islam crispent de plus en plus les Français

Cette opposition entre islam et société française est majoritaire chez les sympathisants des Républicains (63%) et du FN (62%). 41% des sympathisants de la République en marche et de La France insoumise (39%) partagent cette opinion, alors qu’ils ne sont que 27% parmi ceux qui se déclarent proches du Parti socialiste.

Une très large majorité de Français (70%), tous courants politiques confondus, est en revanche opposée à l’instauration d’une taxe sur les produits halal pour financer le culte musulman.

Enquête réalisée par téléphone les 2 et 3 février auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1.

Le Figaro.fr avec AFP

It doesn’t look good: Germany ridiculed over botched coalition

Having squeezed top posts out of Merkel, her government partners are now at each other’s throats

Bojan Pancevski, EU Correspondent

February 11 2018, 12:01am, The Sunday Times

Britain’s political class has been pushed into second place by Germany’s on the European scale of ridicule as the ruling parties in Berlin tear themselves apart over the spoils of power.

Angela Merkel, the caretaker chancellor, extended her political life by giving away the store to the Social Democrats last week but, instead of celebrating, the top Social Democrats promptly went for each other’s throats.

Merkel herself did not come out of it well. After 12 years in power, she is facing open calls to quit from top figures in her Christian Democrat Union (CDU) after capitulating to the demands of the Social Democratic Party (SPD) for powerful ministerial posts in the agreement to form a new coalition government.

The antics of SPD leaders, however, have provided a figleaf for her failure and ensured that Germany’s vaunted reputation for political stability has, like Britain’s, become a joke.

The central figure in this burlesque is Martin Schulz, the verbose former president of the European parliament, who was seen as the unlikely saviour of the SPD when he returned with great fanfare from a 23-year stint in Brussels to take over the party leadership last year.

A self-confessed former alcoholic, school dropout and failed professional footballer, Schulz at first seemed a refreshing alternative to the cerebral but dull Merkel.

He predicted that the SPD, which had been in a cross-party grand coalition with the CDU since 2013, would reverse its ­fortunes and sweep to power. The party last occupied the huge white chancellery in Berlin in 2002, only a year after it was built.

Schulz’s polling soared for a short while — fans depicted him online as ­Che Guevara and even Jesus — only to ­plummet to the depths after the German public saw him more intimately in a series of bumbling interviews and public appearances.

The SDP slumped to a historic low of 20% in the September general election, when voters alienated by Merkel’s former open-arms policy to migrants — which was fully supported by Schulz and his SPD — turned to the far-right Alternative for Germany party.

After that fiasco, Schulz pledged “never” to accept a role in any government led by Merkel, who was trying to build a new coalition and save her own skin after the CDU’s own poor showing at the polls.

So it was with incredulity that Germany heard Schulz announce on Wednesday that not only had he formed a grand coalition with Merkel but also that he would serve in it as her foreign­ ­minister, a coveted and prestigious job. “How could we have been so mistaken about this man?” mused the Tagesspiegel newspaper.

That was not all. Germany’s current foreign minister is Sigmar Gabriel, who gave up the leadership of the SPD last year so that Schulz — whom he thought of as a friend — could give the party a fresh start. It had been rumoured that Schulz had privately assured him he would keep his job.

On hearing that he was being stabbed in the back, Gabriel predictably un­sheathed his own stiletto.

He publicly accused Schulz of a breach of faith, saying that while the German public had approved of his performance as foreign minister the SPD leadership “clearly didn’t give a hoot”.

“The only thing left, really, is remorse over how disrespectful we’ve become with one another in our dealings and how little someone’s word still counts,” he added. “I am too much from a world in which you do not just look sideways but straight in the eyes and tell the truth. That evidently has fallen out of fashion.”

Gabriel, 58, then attempted a coup de grace by invoking his five-year-old daughter. She was relieved that he would spend more time with her, he said, than with “the man with the hairy face” — a reference to the bearded Schulz.

That, however, was too much for ­Bild, Germany’s biggest-selling newspaper, which complained: “Men who use their daughters for their personal power ­struggles — this is the state of our political elite in Germany. Pitiful.”

Die Zeit, the SPD-leaning newspaper, ran a front-page headline, “A republic on the verge of a nervous breakdown”, and a cartoon of the heraldic German eagle crash landing on its head.

The goings-on at the top of the SPD did not soften the criticism of Merkel for clinging to power by handing over key ministries including the Treasury to the SPD, the junior partner in the new ­government. Under the title “The Price of Power”, a cartoon in Der Spiegel magazine showed Merkel naked while SPD ­politicians run away with her clothes.

“Angela Merkel must read the writing on the wall and effectuate a handover of power in this legislative period,” said Peter Hauk, the CDU agriculture minister for the state of Baden-Württemberg.

Polls show that 63% of Germans see the chancellor as weakened by the arrangement, but the SPD is faring even worse: a new poll found their popularity had dropped to an incredible 17%.

This is why the whole coalition ­agreement could be scuppered by a 28-year-old parliamentary assistant, Kevin Kühnert, who is campaigning for SPD members to reject it in a party ballot on March 4.

Kühnert, head of the Young Socialists, the youth wing of the SPD, wants the party to rejuvenate itself in opposition and return to its ideological roots. His campaign includes a social media onslaught on the “political carnival in Berlin” and a speaking tour of SPD strongholds.

The SPD’s new parliamentary leader, Andrea Nahles, 47, is also on the left and led the Young Socialists in the 1990s. As social affairs minister in the last coalition, she forced through a minimum wage and an early retirement law.

Her influence will be balanced by another key SPD figure in Merkel’s government, Olaf Scholz, 59, the popular mayor of Hamburg and finance minister designate. Scholz, who is business-friendly, has moved quickly to reassure CDU partners in government that he would pursue a policy of fiscal rigour and preserve the balanced budget that has a near-religious connotation in Germany.

“In all extra demands we must look closely to see what we can and what we cannot afford,” Scholz told Der Spiegel, in what sounded like a warning to his more profligate-minded party colleagues.

However, to the rest of Europe and France, where President Emmanuel Macron longs to hear news of a change of heart in ­Germany over its willingness to invest more in a common budget, Scholz sent a more emollient message.

He appeared to do away with the orthodoxy of his predecessor Wolfgang Schäuble, who was seen as a grim en­forcer of austerity in the EU’s southern rim. “We don’t want to prescribe to European countries how they should develop. In the past, mistakes were definitely made in that regard,” Scholz said.

He also promised to increase ­Germany’s participation in the budget to fill the gap that will be created by Brexit, which is estimated at being in the region of €15bn (£13bn) a year.

Washington Post: French environment chief denies sexual misconduct claims

By Associated Press February 8

PARIS — President Emmanuel Macron’s environment minister on Thursday vigorously denied a report of alleged sexual misconduct that occurred earlier in his career.

Nicolas Hulot, a popular former TV star, came close to tears as he told BFM television how the allegations are devastating his family and putting him in a “crazy rage.” Macron and his prime minister offered Hulot their support.

French magazine Ebdo is publishing a report Friday saying that two women had accused Hulot of misconduct early in his career. The report, obtained Thursday by The Associated Press, claims that Hulot abandoned two potential presidential bids out of fear that the accusations would become public.

Hulot acknowledged on BFM that a woman had filed a legal complaint against him in 2008 for alleged sexual misconduct in 1997. Hulot said the case was dropped for lack of evidence, and gave no details.

According to Ebdo, the woman said Hulot forced her to have sex in one of his homes when she was 20 and he was 42 but she initially feared reporting it to police.

Hulot denied any wrongdoing. “Do you think that I benefit from immunity thanks to my fame, and that if there had been a rape case with an underage girl they (the police) would have let me go and said ‘Thank you Mr. Hulot for coming and have a good weekend’? No,” Hulot said on BFM.

Ebdo says another woman, a former employee of his environmental foundation, accused him of sexual wrongdoing and was allegedly paid to keep silent. Hulot said nothing happened and he paid no one off.

“It’s a nightmare,” Hulot said of the accusations. “It touches my family, my children and here I want to set things straight: I say stop.”

He said he hasn’t thought of resigning but said “my family comes first … That’s what will guide my decision.”

Macron offered his support during a Cabinet meeting Thursday, according to the government spokesman. Prime Minister Edouard Philippe said in a statement that “we have no reason to doubt” Hulot’s word.

YouGov: Le couple exécutif marque un coup d’arrêt ce mois-ci

Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews de Février 2018

Par Antoni Minni,  ti, Research Executive

Février 5, 2018, 3:10 pm

Après un début d’année très positif et des rendez-vous politiques importants, le couple exécutif marque un léger coup d’arrêt ce mois-ci avant son déplacement très attendu sur l’Île de Beauté début Février.

Avec 41% d’opinions favorables, le Président de la République parvient à conserver son pic de début d’année. Malgré une légère baisse auprès de sa majorité (90% d’opinions favorables, -1 point), c’est auprès des extrêmes que s’explique l’arrêt de la tendance positive observée en fin d’année dernière : en effet, Emmanuel Macron perd 12 points auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (16% d’opinions favorables) et 6 points auprès des sympathisants du Front National (16% d’opinions favorables). A contrario, c’est grâce aux sympathisants PS, EE-LV (46% d’opinions favorables, +5 points) et aux sympathisants du parti Les Républicains (55% d’opinions favorables, +14 points) que le chef de l’Etat parvient à maintenir ses scores de popularité ce mois-ci.

Le Premier ministre, quant à lui, ne parvient pas à éviter une baisse de popularité. Malgré une tendance similaire, Edouard Philippe perd 2 points et se voit crédité de 36% d’opinions favorables. Tout comme le Président, Edouard Philippe perd des points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables, -2 points) et auprès des extrêmes : -10 points auprès des sympathisants d’Extrêmes gauche (12% d’opinions favorables) et -6 points auprès des sympathisants du Front National (14% d’opinions favorables). Enfin, le chef du gouvernement parvient à gagner 1 point auprès des sympathisants PS, EE-LV (41% d’opinions favorables) et 8 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (50% d’opinions favorables).


Pourcentage d’opinions favorables à l’égard du couple exécutif

Inchangé, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français voit le « chômage et l’emploi » toujours en tête (25%, +3 points). Derrière, l’« immigration » (15%, stable) et la « protection sociale » (15%, stable) complètent le podium.

A l’instar d’Edouard Philippe, le gouvernement ne parvient pas à éviter une baisse de popularité ce mois-ci

Avec 36% d’opinions favorables, le gouvernement perd 1 point par rapport au mois dernier. Malgré une hausse auprès de sa majorité (89% d’opinions favorables, +1 point) et une hausse auprès des sympathisants du parti Les Républicains (48% d’opinions favorables, +7 points), le gouvernement baisse sur toutes les autres franges de l’opinion. Dans le détail, les membres du gouvernement perdent un point auprès des Frontistes (14% d’opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (38% d’opinions favorables) et de 15 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (8% d’opinions favorables).

Plus disputé que le mois dernier, le gouvernement se voit sanctionné ce mois-ci sur une partie des items testés. En baisse, toujours plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (55%, -2 points). En retrait, près d’un Français sur deux estime qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (49%, +2 points), qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (48%, -2 points) et qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (46%, +4 points). En baisse également, un peu plus d’un Français sur trois estime qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (36%, -1 point) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (35%, -1 point). Enfin, moins d’un Français sur trois estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (29%, +1 point) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (17%, -2 points).

A l’inverse du gouvernement et du mois dernier, le Front National enregistre des résultats stables. En effet, en hausse, toujours plus de 3 Français sur 10 estiment que le Front National a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (37%, +4 points), qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (36%, stable) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (34%, +2 points). Derrière, un peu plus d’un quart des Français estime qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (29%, +1 point) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (27%, +1 point). Enfin, moins d’un Français sur quatre estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (22%, -1 point), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, stable) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (21%, +3 points).

Macron, Netanyahou, Orban et Soros

Soros pleure-t-il son université?

Les points communs entre ces quatre personnes n’ont rien d’évident. C’est plutôt au croisement de plusieurs actualités que se situe l’intérêt de leur rapprochement : la position de la France dans le conflit israélo-palestinien, les postures autoritaires et antisémites d’Orban, le talon de fer que subissent les Palestiniens et un financier international qui a initié une ONG qui appuie les luttes pour la démocratie et contre les discriminations. Et, au-delà de ces événements factuels, ce sont les signifiants qu’ils véhiculent qui font sens.

Les faits sont connus. Le président de la République française juge bon d’inviter B. Netanyahou à la commémoration du Vél’d’Hiv au cours de laquelle il mélange, au grand plaisir de son invité, antisionisme et antisémitisme. Orban tente de fermer l’Université libre initiée par Soros (et dans laquelle il avait étudié…) et s’en prend à ce dernier dans une forme si manifestement antisémite que cela fait réagir la communauté juive de Hongrie, laquelle, initialement soutenue par l’ambassade d’Israël dans ce pays, est ensuite désavouée par Netanyahou qui ne voit dans Soros que celui qui soutient les ONG israéliennes opposées à sa politique.

De cela on peut tirer quelques enseignements.

Le président de la République serait bien avisé de s’inspirer de ses deux prédécesseurs. A chaque fois que la diplomatie française a tenté de considérer M. Netanyahou comme un partenaire, elle n’a cessé d’essuyer rebuffades et déloyauté. En faisant mine de croire que le Premier ministre israélien serait favorable à une solution négociée (on entend par là autre chose qu’un régime de servitude à long terme imposé aux Palestiniens…), soit Emmanuel Macron se trompe, soit il fait semblant. Dans les deux cas, il ne fait que renforcer l’illusion israélienne d’un statu quo permanent ou, pire, les délires d’une partie du gouvernement israélien conduisant à la déportation des Palestiniens. Ceci ne signifie pas, bien sûr, qu’il ne faille pas recevoir et discuter avec M. Netanyahou, mais certes pas en le renforçant dans sa folie suicidaire par des gestes inappropriés. Reste aussi à définir ce que sera la politique de la France dans les prochaines années. La référence à une solution à deux Etats, la condamnation de la colonisation, l’appel à la reprise de la négociation bilatérale et le refus de reconnaître l’’Etat de Palestine ne sauraient constituer une politique si ce n’est, en y mettant les formes minimales, une forme d’entérinement de la situation d’aujourd’hui.

Assurément, en assimilant antisionisme et antisémitisme, le président de la République a commis deux fautes. D’abord en se livrant à un raccourci intellectuel et historique injustifié, dans un domaine qu’il ne maîtrise visiblement pas. Ensuite, en donnant à croire qu’il enfourche la thématique habituelle des autorités israéliennes qui tentent de désamorcer les critiques que mérite leur politique, en les assimilant à de l’antisémitisme. Non que certains ne dissimulent pas leur antisémitisme viscéral sous le vocable d’antisionisme : Dieudonné et d’autres en sont des exemples. Mais, si rien ne justifie de délégitimer l’existence de l’Etat d’Israël, rien ne justifie de transformer ceux et celles qui dénoncent la politique israélienne en antisémites.

Et le fait que ce propos ait été tenu au moment de la commémoration de la rafle du Vél’d’Hiv aggrave encore les choses. En conviant M. Netanyahou à la commémoration de ce moment d’indignité national, le président de la République confère à son hôte ce dont tous les gouvernements israéliens rêvent depuis toujours : le monopole de la représentation des juifs, même s’ils ne se reconnaissent pas dans l’Etat d’Israël. Ce qui est inacceptable pour trois raisons.

Rien n’autorise à faire de M. Netanyahou le porte-parole de ceux et celles qui ont disparu en juillet 1942. Concéder au Premier ministre israélien le droit de s’exprimer sur un événement de la seule responsabilité du régime nazi et de ses commettants français revient à faire de ceux et celles qui sont morts les citoyens d’un Etat qui n’existait pas, et d’usurper leur parole.

Rien, non plus, n’autorise Netanyahou à parler au nom des juifs. Nombre d’entre nous ne se reconnaissent pas dans l’Etat d’Israël et refusent d’être représentés par quelqu’un qu’ils n’ont pas élu et avec lequel ils entretiennent de lourds désaccords.

Enfin, qu’il le veuille ou non, en reconnaissant à M. Netanyahou une sorte de monopole de la représentation juive, le président de la République entraîne à confondre chaque juif personnellement avec la politique d’un Etat. Pèse-t-il bien les conséquences de cette logique de responsabilité imposée ?

Les dirigeants européens auront fait un grand pas lorsqu’ils cesseront de regarder Israël comme un Etat qui leur rappelle les crimes commis sur ce continent, malgré une civilisation que l’on voulait et que l’on croyait supérieure.

Ce ne sont pas ces responsabilités passées et le fait qu’elles ont contribué à la création de l’Etat d’Israël qui peuvent justifier la politique actuelle de cet Etat et le sort réservé aux Palestiniens.

Il faut mettre un terme, sans rien oublier pour autant, à ce lien pervers entre l’histoire de notre continent et notre attitude à l’égard de la politique israélienne. La responsabilité de l’Europe, pas plus que l’antisémitisme d’aujourd’hui, ne disparaîtront pas avec l’impunité reconnue aux autorités israéliennes.

Le sort réservé à M. Soros vient nous dire, encore plus fortement, que pour sauvegarder ce qu’elles pensent être leurs intérêts, les autorités israéliennes peuvent mépriser ce qu’elles affirment être dans leur ADN : lutter contre l’antisémitisme.

Il suffit que M. Soros déplaise au gouvernement israélien pour que, adoptant l’adage malheureux selon lequel l’ennemi de mon ennemi est mon ami, il soutienne un gouvernement aussi peu démocratique et maniant une aussi détestable rhétorique antisémite.

Il est vrai que sans aller aussi loin, la volonté de M. Netanyahou de mettre au pas les associations israéliennes qui dénoncent sa politique a quelques ressemblances avec la préoccupation de M. Orban de faire taire sa propre société civile.

Cet épisode devrait aussi servir de leçon à ceux et celles qui, en France, sanctifient Israël et sa politique. Il démontre, en effet, que, comme tous les autres Etats, Israël privilégie ses seuls intérêts. L’antisémitisme intéresse M. Netanyahou, surtout si cela lui apporte des immigrants et renforce sa monopolisation de la parole juive.

Le bilan de cette séquence n’est pas des meilleurs : un président de la République française qui nous laisse dans l’incertitude de sa politique et qui a commis quelques fautes symboliques majeures, la lutte contre l’antisémitisme délaissée au profit d’une alliance contre la société civile. Peut mieux faire, M. le Président !

Michel Tubiana, Président d’honneur de la LDH

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  • 10 MARS 2017

BLOG : LE BLOG DE YVSTER14

Le titre est volontiers putassier, mea culpa. Néanmoins, je vous enjoint de lire l’article qui suit. C’est une théorie qui, d’après ce que j’ai pu voir en l’ascension fulgurante de Macron, tient la route. Seule une révélation de wikileaks pourrait étayer cette thèse. A voir d’ici les semaines à venir, donc. Source: https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/

CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE DE LA PROCHAINE REVELATION

DE  JULIAN ASSANGE ?

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments.   Bonne lecture.

Propos liminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat!) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définit par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.

Le contexte

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

Macron entre dans la cour des grands.

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

Macron calibré au programme de la NED

  1. Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg,  ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est

  1. Le formation économique : la mondialisation de l’économie de  Jacques Attali.

Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Quel est l’objectif de Jacques Attali? Défenseur des la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles!), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose  dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant ds heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive): Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Beau parcours, non?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

C’est un véritable coup d’État! Soft, certes, mais un coup d’État!

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA?

Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie» est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel?

Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour  composer le  futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton? La CIA via les interceptions  de la NSA ou quelqu’un d’autre?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande? 

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.

Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence?

Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron?

A la vue de son parcours, la réponse est oui!

Une  preuve?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie  reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

Un président français choisi directement par les américains? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires!Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

  • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.
  • A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.
  • A propos de  Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.
  • A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –
  • A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés
  • A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017
  • A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

 

 

MEDIAPART: Les 316 « décisions » de la Commission Attali… et Macron (2008)

  • 18 OCT. 2014

 PAR GERARDFILOCHE

BLOG : LE BLOG DE GERARDFILOCHE

Étonnant comment ces 316 « décisions » émises pour Sarkozy sont les unes après les autres reprises par Hollande. Même si avec le « pacte de responsabilité » Hollande est allé nettement plus loin que ce qu’Attali proposait à Sarkozy.

Le pot-pourri du libéralisme

Nous reproduisons ici l’article de JJ Chavigné du jeudi 24 janvier 2008  –   Comme quoi il faut lire et garder les revues D&S qui depuis 21 ans font la critique du libéralisme et proposent une voie socialiste.

La Commission « Pour la libération de la croissance française » mise en place par Nicolas Sarkozy, présidée par Jacques Attali ancien conseiller de François Mitterrand et nouveau transfuge socialiste a rendu sa copie, un pavé de 334 pages.
Censée être « composée de 43 personnalités de différentes sensibilités », cette commission représentait surtout (à de très rares exceptions près) les différentes sensibilités libérales. Elle ne compte pas moins de 17 PDG ou anciens PDG (AXXA, Nestlé, Crédit Agricole SA, Essilor, Volvo, Areva, Orange, Cetelem…). Des ultralibéraux comme les anciens commissaires européens Mario Monti et Ana Palacio, les journalistes Eric Le Boucher du Monde et Yves de Kerdrel du Figaro ou Michel de Virville, maintenant DRH de Renault. Jean Kaspar, présenté comme ancien secrétaire général de la CFDT, est le seul qui ait ou ait eu des liens avec le mouvement syndical, même s’il « gère depuis dix ans son propre cabinet de conseil ».

Laissant entendre que ce rapport était équilibré, Attali s’est empressé d’affirmer : « Aucune des mesures qui est là ne peut s’appliquer sans être fait dans un ensemble. On ne peut pas supprimer les freins sur la roue gauche d’une voiture sans supprimer les freins sur la roue droite ». L’image est doublement erronée. D’abord parce qu’il paraît pour le moins inepte de recommander de rouler dans une voiture sans frein. Ensuite, parce que si l’on voit bien les freins qu’Attali préconise de supprimer sur la « roue gauche », il est difficile, même avec une loupe, de percevoir les freins qu’il propose de supprimer sur la « roue droite ». La dérèglementation tous azimuts des professions juridiques (avoués, notaires….) ne doit pas faire illusion, elle n’a qu’un objectif : permettre la concentration du capital dans ce secteur. Aucune proposition (sur 316) n’est faite pour diminuer la précarité du travail ou améliorer le pouvoir d’achat des salariés.

Nicolas Sarkozy d’accord avec l’essentiel

Nicolas Sarkozy a aussitôt déclaré : « Si certains sont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnable dans l’essentiel ». Le contraire eût étonné tant ces propositions reprennent tous les poncifs, toutes les idées reçues du sarkozysme à l’exception de la recommandation de ne pas respecter le « principe de précaution » et la suppression progressive des départements avec lesquelles le président de la République a pris ses distances. Il s’est donné bien garde, par contre, de commenter l’idée que 250 000 nouveaux immigrés par an pourraient donner à notre pays 0,5 % de croissance en plus.

Abaisser le « coût du travail ». Déréglementer. Retirer le maximum de protection aux salariés. C’est le modèle anglais-saxons. Une catastrophe pour les salariés anglais ou américain. Le paradis pour le patronat des deux pays. C’est la direction que nous indique Attali dans un geste de ciment armé. Car la commission Attali ne propose pas, elle décide ! Cet aréopage de libéraux, de technocrates et de quelques autres n’a que faire du suffrage universel : elle décide et veut nous imposer ses 316 « décisions ».

Le florilège du libéralisme

Beaucoup de commentateurs de ce rapport se sont contentés des 20 propositions phares mises en avant par la Commission. Il n’était pourtant pas intéressant de lire l’intégralité du rapport. .

Education

Permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants (décision 6). C’est la fin de la carte scolaire, sereinement assumée par la commission.

Développer le tutorat des élèves des ZEP par des étudiants (dans le cadre d’un service civique hebdomadaire : le travail non rémunéré obligatoire) et des enseignants retraités. (décision 151)

Renforcer les formations en alternance (décision 13)

Renforcer l’autonomie des universités et faire émerger 10 grands pôles universitaires de niveau mondial (décision 19)

Développer les financements privés pour l’Université (décision 22) Etendre le modèle de l’alternance à tous les niveaux de formation. Et développer les formations professionnalisantes à l’université (décision123)

C’est la reprise de la vieille lune libérale qui voudrait que le chômage des jeunes soit du à une inadéquation entre l’offre et la demande d’emploi alors que la réalité est toute autre : notre pays ne crée pas suffisamment d’emplois et le surtravail des uns (les heures supplémentaires) crée le chômage des autres. La preuve : les 400 000 emplois supplémentaires créés par la diminution du temps de travail en 2000 et 2001. Mais pour la commission Attali, cette période n’a jamais existé.

Les PME

Toutes les solutions préconisées sont tournées contre les salariés. Mais le fait que la grande majorité des PME fassent partie d’un grand groupe ou soient sous-traitantes d’entreprises donneurs d’ordre (qui dans les deux cas siphonnent leurs bénéfices) disparaît complètement du paysage.

La commission « décide » d’assouplir les seuils sociaux, de doubler pour 3 ans les seuils de 10 et 50 salariés en les faisant passer respectivement à 20 et à 100. Elle « décide » également de mettre en place dans les entreprises de moins de 250 salariés une représentation unique sous la forme d’un conseil d’entreprise exerçant les fonctions du comité d’entreprise, des délégués du personnel, du CHSCT, des délégués syndicaux. (décision 37)

La prévention en matière de santé

Développer massivement la prévention (décision 66) mais à budget constant et sans revenir sur le passage, imposé par la Droite et le Medef avec l’accord de la direction de la CFDT, de la visite médicale obligatoire dans les entreprises non plus tous les ans, mais tous les deux ans.

La représentativité syndicale

Fonder la représentativité syndicale sur les résultats aux élections professionnelles. Ce qui est positif mais aussitôt assorti d’une condition qui retire beaucoup d’intérêt à cette mesure : la représentativité d’un syndicat national serait liée à l’obligation d’être signataire d’au moins un tiers des 50 conventions collectives les plus importantes. (décision 116).

Réduction de la dépense publique (20)

Réduire dès 2008, la part des dépenses publiques dans le PIB. Cette réduction devra atteindre 1 % du PIB par an et à partir de 2009, soit 20 milliards d’euros de réduction par rapport à la tendance par an pendant 5 ans (décision 20).

Emploi des « seniors »

Faire sauter le verrou de la retraite à 65 ans (décision 121) avancé sous la forme plus prudente de « permettre à chacun de retarder, s’il le désire, son départ à la retraite ». Lever toutes les interdictions au cumul emploi-retraite. (décision 134) Dans les deux cas, tant pis pour les jeunes qui ne trouvent pas de travail !

Durée du travail

Permettre aux entreprises de déroger à la durée légale du travail par accord de branche ou accord majoritaire d’entreprise (décision 136) Autoriser plus largement le travail du dimanche (décision 137)

La Sécurité sociale

Supprimer, dans la Constitution, la distinction entre le PFLSS (Loi de financement de la sécurité sociale) et la loi de finance (décision 224). Nous n’aurions plus alors aucune garantie que les sommes collectées pour l’assurance-maladie ou les allocations familiales ne soient pas utilisées à la construction, par exemple, d’un deuxième porte-avions.

Conditionner les prestations familiales aux revenus des ménages(décision 268). C’est la méthode en deux temps pour en finir avec les prestations familiales : attaquer d’abord le salariat à plein temps, ensuite le salariat pauvre.

Moduler la franchise médicale en fonction du revenu (décision 269). C’est la même méthode en deux temps pour en finir avec une bonne partie de l’assurance-maladie obligatoire.

Organiser une gestion régionale de la carte sanitaire (décision 273). Cela signifie que la carte sanitaire nationale supprimée par le plan Hôpital 2007 ne serait pas rétablie et que l’inégalité sanitaire entre régions aurait de beaux jours devant elle.

Fusionner la part salariale et la part patronale des cotisations sociales(décision 299)

Supprimer 3 points de cotisations sociales en les finançant par 0,6 point de CSG et 1,2 point du taux normal de TVA (décision 300). Non seulement il n’y a rien pour augmenter le pouvoir d’achat mais la commission « décide » de le diminuer en augmentant la CSG et en instaurant la TVA sociale.

Supprimer le numerus clausus à l‘installation des pharmaciens. (décision 212). Malgré la présence de la social-démocrate allemande Evelyne Ghebhardt, parlementaire européenne et rapporteur de la directive « Mac Creevy », la commission Attali ignore que cette disposition est déjà contenue dans cette directive et sera applicable en France dans moins de deux ans. Curieusement, la commission ne s’intéresse pas au numérus clausus des professions médicales, pourtant cruciales pour l’avenir.

Fonction publique

Mettre en œuvre de façon systématique le principe du non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partants à la retraite (décision 252) Augmenter la part des promotions au choix dans la fonction publique (décision 253).

Mettre en place des primes liées à la performance (collective et individuelle) des agents (décision 254).

Retraites

Non seulement le rapport accepte tous les allongements (venus et à venir) de durée de cotisations mais il en tire la conclusion chère à tout libéral en estimant : « La montée en puissance de l’épargne retraite individuelle ou collective est donc nécessaire » (décision 305)

La méthode Coué poussée à son comble

De l’ensemble des ces 316 décisions, la commission Attali attend une croissance de 1 point supplémentaire chaque année. C’est la méthode Coué dans toute sa splendeur. Le simple fait, par exemple, de diminuer de 1 point par an la dépense publique alors que s’annonce une récession ou au moins un fort ralentissement de la croissance américaine ne pourrait avoir que des effets négatifs sur la croissance.

« Ce point de PIB pourrait signifier chaque année, par exemple, tout à la fois, 500 euros de pouvoir d’achat en plus par ménage, 150 000 créations d’emplois supplémentaires, 90 000 logements sociaux de plus, 20 000 enfants handicapés scolarisés, 20 000 place d’hébergement d’urgence créées en plus pour les sans abris…. » ajoute la commission.

Elle a raison d’écrire « pourrait signifier » car le plus probable est que, si la potion amère de la commission aboutissait par quelque miracle, à une augmentation de la croissance, ce même remède de cheval permettrait aux profits de confisquer l’essentiel de ce surcroît de croissance

La droite à l’affut avec sa loi de « modernisation économique »

Ce pot-pourri des idées libérales pourrait paraître un laborieux exercice d’école. Il n’en est rien. La loi de « modernisation économique » qui sera présentée par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, s’appuiera sur ces 316 propositions pour amplifier l’offensive contre le salariat.

Sarkozy ne reprendra que ce qui l’intéresse, que ce qu’il estime pouvoir faire passer en fonction de l’état de l’opinion, du rapport de forces social, du rapport de force électoral. Pour freiner, stopper l’offensive de la Droite, la mobilisation sociale mais aussi victoire de la gauche dans une grande majorité de municipalités et de cantons sont donc décisives.

Jean-Jacques Chavigné

 

Emmanuel Macron, le banquier qui ne veut pas qu’on l’appelle banquier, n’était -il pas le rapporteur de la Commission Attali ? En tout cas il met tout cela allégrement en oeuvre…

 

Législatives partielles : deux candidats LR l’emportent dans le Val-d’Oise et à Belfort

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a qualifié cette double victoire de « désaveu » pour le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.

Le Monde.fr avec AFP | 04.02.2018 à 20h25 • Mis à jour le 05.02.2018 à 06h36

c’est une victoire pour Les Républicains (LR) et un camouflet pour La République en marche (LRM). Le parti de Laurent Wauquiez a annoncé, dimanche 4 février, une double victoire dans le Val-d’Oise et à Belfort après avoir remporté le second tour des élections législatives partielles.

Ian Boucard (Les Républicains), dont l’élection avait été invalidée en décembre, a été élu, en début de soirée, député de la 1recirconscription de Belfort avec 58,93 % des voix au second tour face au candidat MoDem-LRM Christophe Grudler (41,07 %), a fait savoir la préfecture. Le parti a ensuite annoncé avec 51,45 % des voix, la victoire d’Antoine Savignat dans le Val-d’Oise, face à la concurrente LRM, Isabelle Muller-Quoy (48,55 %).

Ce second tour est encore marqué par une participation très faible : 28,91 % à Belfort, contre 45,25 % en juin 2017. Et à peine 19,09 % dans le Val d’Oise, deux fois moins que l’an dernier.

Dans un communiqué, Laurent Wauquiez, le président de LR, a salué un « message clair » et un « désaveu » adressés par « la France du réel » à Emmanuel Macron et au gouvernement. « Les victoires de ce soir marquent une étape importante dans le renouvellement et la reconquête menés par notre famille politique », a-t-il ajouté.

Cette élection apparaissait pour nombre d’observateurs comme un premier test pour le pouvoir en marche, près de neuf mois après l’élection d’Emmanuel Macron.

  • Ian Boucard (LR) remporte le scrutin à Belfort

C’est une « belle victoire pour notre famille politique, non Les Républicains ne sont pas morts », a réagi plus tôt Ian Boucard. « Les Terrifortains ont dit non à la hausse de la CSG, non à la hausse du [prix du] carburant », a-t-il poursuivi, soulignant que cette élection relevait d’un « enjeu national ».

Ian Boucard, 29 ans, suppléé par Damien Meslot, ancien député et actuel maire de Belfort, avait terminé, aux élections législatives de 2017, en tête au premier tour, recueillant 39 % des voix, soit 12 points de plus que son adversaire centriste Christophe Grudler (26,7 %). Au deuxième tour, le candidat LR avait remporté le scrutin avec seulement 279 voix.

Mais l’élection avait été annulée le 8 décembre par le Conseil constitutionnel, à la suite d’une requête du candidat centriste. Le Conseil a considéré que le candidat de la droite avait fait distribuer, en fin de campagne, deux faux tracts de La France insoumise et du Front national qui appelaient à voter pour lui au second tour.

Lire aussi :   A Belfort, le FN et les Patriotes sortent perdants des législatives partielles

  • Isabelle Muller-Quoy (LRM) perd dans le Val-d’Oise

Dans le Val d’Oise, le succès du candidat LR, Antoine Savignat, face à sa rivale LRM Isabelle Muller-Quoy – qui avait pris en juin la circonscription à la droite, mais dont l’élection avait été invalidée en raison de l’inéligibilité de son suppléant – était plus inattendu.

« Une remontada impressionnante cette semaine pour un excellent candidat, défenseur du Val d’Oise urbain et rural », a d’ailleurs tweeté, dimanche, la présidente LR d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, félicitant M. Savignat de sa « belle performance ».

Can Europe’s new xenophobes reshape the continent?

 

 

 

 

 

 

From Poland to Austria and Hungary, a new nationalism and hostility to migrants are rife. What does the spread of ‘illiberalism’ mean for the rest of Europe?

Philip Oltermann Budapest – The Guardian, The Observer

 Sat 3 Feb 2018 23.48 GMTLast modified on Sat 3 Feb 2018 23.56 GMT

In the House of Terror, one of Budapest’s most popular tourist attractions, two mannequins’ torsos stand back to back on a rotating platform, one wearing the uniform of Hungary’s communist secret police, the other that of the Arrow Cross fascist party. They bear mute testimony to the traumas of 20th-century history in this corner of Europe. Mária Schmidt, the museum’s director, says she would like to show her display to Angela Merkel, the German chancellor, thus reminding her that in 1945 Hungary was occupied by the two most brutal totalitarian regimes of the last century in the space of a single year. This would, she believes, explain why the country remains fiercely proud of its independence and suspicious of “neocolonial attitudes” towards eastern Europe from Brussels.

“We are Hungarians, and we want to preserve our culture,” Schmidt says, sitting in the museum’s boardroom. “We don’t want to copy what the Germans are doingor what the French are doing. We want to continue with our own way of life.” When the German chancellor visited Budapest in 2009, Schmidt claims she sent her an invitation to a commemorative event but got no response. “There is only one explanation for this,” she says. “She has a heart of ice.”

A historian who once wrote acclaimed books about the Holocaust, Schmidt is now seen in Hungary as intellectual-in-chief to the country’s avowedly illiberal prime minister Viktor Orbán, whose government subsidises the museum and a number of think tanks directed by her.

Like Orbán, she is no fan of refugees. Schmidt rejects the term for the thousands of people from Syria, Afghanistan and other war-torn countries who were left stranded at Budapest’s Keleti station in the summer of 2015, insisting they were “migrants” because they had already crossed several borders on their journey to the heart of the continent.

“We used to fight Turkish invaders and were occupied by the Turks for 150 years,” she says. “We know the consequences that certain kinds of contacts may entail.”

Schmidt dismisses the argument that European economies need immigration to make up for declining demographics and, in Hungary’s case, high levels of emigration: “The Hungarians who have emigrated will eventually come back because they will realise it is better here than anywhere else,” she says, adding that “automation and artificial intelligence are creating new kinds of methods of production” that require a smaller labour force.

“There is a debate about the future of Europe: whether it can remain an alliance of nation states, or whether it should become an empire. I don’t believe in empires. Where is the Soviet Union now? Where is the Third Reich? Where is the Ottoman empire? Where is the British Empire? Meanwhile, Hungary is still here. This is a state which is 1,100 years old.”

‘We feel that we are the future of Europe’: Hungary’s prime minister, Viktor Orbán. Photograph: Heinz-Peter Bader/Reuters

“Germany, by comparison, is a young country,” Schmidt adds, raising her voice. “I don’t like being lectured by people who couldn’t even set up a nation state before 1871.” Schmidt’s office later emailed to clarify that she had intended this as a joke.

Increasingly, there are signs that Schmidt and Orbán have the ambition to take their brand of “illiberal democracy”, with its constant attacks on liberal freedoms and its disdain for Muslim migrants perceived to be undermining the country’s Christian identity, to another level.

“Twenty-seven years ago here in central Europe we believed that Europe was our future; today we feel that we are the future of Europe,” the Hungarian prime minister told an audience in Romania last July, sketching out a scenario whereby Hungary would no longer just obstruct Brussels but begin to shape the continent in its image.

And as the fallout from the 2015 refugee crisis continues to divide east and west Europe, Orbán gathers copycats and admirers across the former Soviet bloc.

Since Poland’s 2015 general election the conservative Law and Justice party (PiS) has found itself entrenched in a constant stand-off with EU leaders over its plans to overhaul its constitutional court – a battle similar to one fought in Hungary in 2013.

As with Orbán’s assault on the judiciary, human rights NGOs and press freedom, Polish cities have seen large-scale protests by a younger generation, with thousands of people taking to the streets to protest against restrictions on women’s rights in the spring of 2016.

In the Czech Republic, president Miloš Zeman managed to secure his re-election last weekend by running a campaign from the Orbán playbook, painting his liberal opponent Jiří Drahoš as a pro-immigrant elitist with ties to Merkel.

Even Austria, governed since December by a right-leaning coalition which includes Heinz-Christian Strache’s rightwing Freedom Party (FPÖ), has not been immune to the Hungarian leader’s populist charm.

Orbán, who expects to extend his rule at elections in April, last Tuesday boarded a humble Railjet train to meet the new Austrian prime minister, Sebastian Kurz, in Vienna and declared a “fresh start” in Austrian-Hungarian relations: a symbolic westward extension of the Visegrád group – the post-cold war alliance formed in the early 1990s between Poland, Hungary, Slovakia and the Czech Republic – with a dash of old Habsburg glamour.

A protester with stickers depicting the new vice-chancellor of the far-right Freedom Party Christian Strache and incoming Austrian chancellor of the conservative People’s Party Sebastian Kurz in Vienna last December. Photograph: Joe Klamar/AFP/Getty Images

This November marks the centenary of the collapse of the Habsburg empire, ruled for 650 years by a dual monarchy from Budapest and Vienna. For Ivan Krastev, a Bulgarian political scientist at Vienna’s Institute of Human Sciences, the anniversary is crucial for understanding the new anti-Brussels axis running through the continent.

“In central and eastern Europe, the disintegration of the Habsburg empire resulted in the emergence of interwar ethnic states,” he says. “But these states were highly unstable because of the rivalries built up before the war.” Eastern European resentment over the refugee crisis had thrived because many states in the region still associate ethnic diversity with the tumultuous years between the wars.

In his 2017 book After Europe, Krastev sketches out how the genocides and migration waves of the war years replaced a previously multicultural Austrian-Hungarian empire, where parliaments at times allowed delegates to speak in any of eight languages, with a region of ethnically homogenous nation states.

Eventually, some of them signed up to the philosophy that states should be founded on a homogenous culture, a 19th-century western idea. Now that Germany had suddenly changed its mind about multiculturalism in the 21st century, why should they follow suit again?

If the story of the Austro-Hungarian empire and its collapse can explain the deeper dynamics of the new rift between eastern and western Europe, it also hints at where Orbán’s conservative counter-revolution may come up against its limits.

“There is a widespread view in central and eastern Europe that multinational empires were fated to collapse, because the western powers and historians spent decades telling them that they were,” says Philipp Ther, a professor of central European history at Vienna university and author of the prizewinning Europe Since 1989: A History. “In fact, in Austro-Hungary’s case, it was full of life and managed to gradually democratise, a lot more so than Prussia.

“But there won’t be a revival of Austro-Hungary now,” Ther says. “On the contrary: we will see growing conflicts between Austria and Hungary in the coming years.”

Austria’s vice chancellor Strache may have argued the case for Austria joining the Visegrád group in last year’s election campaign. But his own Freedom Party has been just as vocal about the need to hinder eastern European migrants’ access to the Austrian welfare state: plans to index benefits for children of Hungarian migrant workers is one of his government’s signature policies. Eastern European governments, including Orbán’s, have announced their intention to oppose the measures – in Brussels, naturally.

Austria, meanwhile, has announced its intention to sue Hungary for plans to expand a nuclear power station near the Austrian border, which is financed with a Russian loan of over €1bn.

Supporters of far-right Freedom Party in Vienna react after first exit polls last October. Photograph: Michael Dalder/Reuters

The Visegrád group, a loose network without any joint institutions or binding agreements, was partly set up as a post-imperial project from which the old power player in the region, Vienna, was deliberately excluded. The Austrian right, meanwhile, is less keen on seeing Poland as part of an eastern alliance, because it would no longer be the biggest and most powerful player.

Stoking nationalist sentiments has helped Orbán win elections but could eventually back his country into a demographic dead end. The economies of Poland and the Czech Republic already draw vast numbers of guest workers from the Ukraine. Hungary, on the other hand, speaks a complex language that has more in common with Finnish and Estonian than the Slavic tongues of its neighbouring states, and offers wages which are unattractive even to Hungarian minorities in Slovakia.

“Orbán doesn’t have the intellectual potential to become a leadership figure for the post-American European right,” argues Ther. “His notion of ‘illiberal democracy’ is a phrase, but not a concept with real foundation.”

Zeman’s courting of trade with China and Russia has drawn ire from Brussels and Berlin, but there are also western economists who concede that eastern European states may have to rebalance their economic models to avoid being stuck in what some call the “Europeanisation trap”. In a recent post for his blog at Le Monde, economist Thomas Piketty argued that the returns western investors have drawn from the Visegrád Four more than exceed capital flows heading the other way.

Yet, for now, Germany remains by far the most important export and import partner for each of the four Visegrád countries and Austria. Any move toward political divergence finds itself up against years of economic convergence.

“Nationalism used to be about your army or your economy,” says Krastev. “Now it is very much about the politics of culture, which is why people like Maria Schmidt are so important to Viktor Orbán.”

But the culture wars that galvanise support for Orbán in Hungary do not automatically work in Poland or Slovakia. In January the Hungarian foreign office abruptly cancelled a Future of Europe conference it had organised to mark the country’s presidency of the Visegrád Four. Schmidt says the conference had been postponed until May because it been caught “in the cross-hairs of political attacks” ahead of the April election. But some speculate that the conference was called off because the list of invited speakers, including alt-right provocateur Milo Yiannopoulos, proved too unpalatable for some of the other co-hosting governments.

As pessimistic as Krastev is about the future of the European Union, he is even more sceptical about Orbán’s conservative counter-revolution. “In a strange way, the success of every revolution is legitimised by the counter-revolution. I don’t believe we can restore nation states. And, at any rate, such nation states have a very short history. We are trying to make normal something that was very unusual.”

After a pause, he adds: “Of course, the problem is that the fact that no one really wants to destroy the European Union isn’t a guarantee that it isn’t going to disintegrate. Disintegration of empires is rarely an intention – it’s usually a traffic accident. Empires tend to disintegrate from the centre, not from the periphery.

“If Hungary were to leave the EU, no one would notice. The problem with the European Union comes when Germany decides it no longer has the patience to deal with this mess.”

MITTELEUROPA TURNS RIGHT

Austria

Chancellor Sebastian Kurz of the centre-right Austrian People’s Party rules in a coalition government with the far-right Freedom Party. The parties have stated their intention to curb benefits for migrants from other EU member states and restrict cash payments for asylum seekers. While explicitly ruling out a referendum on EU membership, Kurz said the European Union should focus more on “big issues” and not “small issues on which nations or regions can better decide for themselves”. Receiving Viktor Orban in Vienna this week, Kurz stated his aim to become “a bridge-builder between the Visegrad states and the countries in western Europe”

Czech Republic

President Milos Zeman, one of the last remaining active leaders from the region’s post-Soviet transition period, last weekend managed to get reelected by beating an opponent he derided as a pro-immigrant elitist with ties to Angela Merkel. Zeman surrounds himself with business advisers with connections to Moscow and Beijing and opposes sanctions against Russia. Prime minister Andrej Babis hails from rightwing populist party ANO but advocates close economic ties with the European Union.

Hungary

Campaigning is underway for a national poll on 8 April that is expected to result in the reelection of prime minister Viktor Orban of Fidesz. Hungary’s government has clashed with Brussels over its opposition to distribution quotas for refugees and judicial reforms that critics have described as “a serious risk to the rule of law”. A new law, dubbed the “Stop Soros Plan”, looks designed to curb the influence of Hungarian-born financier George Soros, who founded the Central European University and the Hungarian Helsinki Committee, a human-rights group.

Poland

Poland has been engaged in a two-year legal battle with Brussels that has been prolonger rather than curtailed by a government reshuffle and the appointment of a new PM, Mateusz Morawiecki. The Polish government has been battling to control the constitutional court, a move which critics say puts the country on a road to autocracy. On Thursday, the Polish government passed a libel bill that allows jail sentences for those accusing the Polish population of collaborating in the Holocaust or other war crimes.

Slovakia

Slovak prime minister Roberto Fico has his own history of clashing with the rest of the EU, describing the bloc’s migration policy in January 2016 as “ritual suicide”. But Slovakia is also the Visegrad group’s only member of the eurozone, and Fico last October insisted that ties with western Europe were more important for his country than solidarity with its Eastern European neighbours, describing his country as “a pro-European island in this region”.