Les Présidents Trump, Macron et la Syrie

Maria Rodriguez-McKey

Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.― Charles de Gaulle

Les Présidents d’un Etat s’adapte à la situation géographique et politique internationale sans oublier son passé à travers l’histoire du monde.

Notre Président actuel entrerait dans la catégorie des « touche à tout », ce qui a certains inconvénients car   conserver la tête froide en voulant s’impliquer ici et là n’est pas donné à tous.

Notre actuel Président a reçu le Président Putin à Versailles , alors serait-il plus royaliste que le roi? Il a invité le Président Trump au célébrations du 14 juillet. Trump a tellement apprécié qu’il voudrait même organiser un défile militaire pour le prochain 4 juillet mais il a du mal à convaincre car le 4 juillet est réservé aux civils avec, certes, des feux d’artifice dans certaines villes.

Trump aime l’or aussi, comme le prouve son appartement dans son bâtiment « Trump Tower à Manhattan. Mais ce n’est pas Versailles.

Apparent, notre Président et Trump partagent aussi la même vision sur la Syrie, le français allant jusqu’à proposer que Bachar eAl-Assad soit jugé par la Cour Pénale Internationale ( Voir l’article sur la question). Même Hollande et Fabius auraient préféré avoir Trump on face pour se débarrasser d’Assad car à l’époque, les russes n’étaient pas présents. Le problème, avec cette possibilité serait que l’on se trouve avec un vide de pouvoir, comme l’Irak et la Libye.  La Russie a promis de riposter aux attaques du couple USA-France. Espérons que cela restera de l’ordre du symbole.

De partout l’on a critiqué, et avec raison, Trump. Mais après tout il s’avère utile pour les ambitions du Présidant français dans la région.  Car le but de la France est d’être assise à la table des négociations quand la guerre se sera terminée.  Comme après la fin de la première guerre mondiale où avec la Grande Bretagne elle a récupéré la Syrie et le Liban. Cette fois ci, il  ne sont pas que deux. Outre les Etats-Unis et la Russie, il y a l’Iran, la Turquie et très probablement les Kurdes, qui font du lobbying dans la capitale américaine.

Cette volonté de la France me rappelle un autre élément en commun entre le Président Trump et le Président Macron.  Le président français a proposé ses bons offices de médiateur entre le gouvernement turque et les kurdes de Syrie. Fin de non recevoir de la part du président Erdogan, donc échec pour Macron. Quant à Trump, il a dit, il y a environs une semaine, qu’il ferait revenir les troupes américaines de Syrie, ce qui était une erreur car les Etats-Unis, quoique on pense de Trump, a tout intérêt d’y rester en vue de la table des négociations. D’ailleurs, il y a quelques mois le ministres des Affaires Etrangères russe a dit que les américains le lui avaient promis. Vous voyez donc que chacun essaye de rattraper le coup et renforcer sa place.

De Gaulle avait parfaitement raison. Après il est question de ne pas se tromper d’ennemi, comme Hollande et Fabius qui ne voulaient pas bombarder l’Etat Islamique en Syrie. Or, il a fallu les attentats horribles de Paris pour qu’ils changent d’avis. Il faut bien comprendre qu’il est dans l’intérêt de tous de ne pas créer un vide de pouvoir en Syrie, en d’autres mots, une démocratie à la force des armes est-elle souhaitable? Après le 11 septembre il ne fallait surtout pas créer ces vides qui facilitent la création des Al Qaïda, Etat Islamique et d’autres.

Un trou d’un million d’euros au Havre rattrape Edouard Philippe

Quelques extraits d’une enquête de Mediapart .

 10 AVRIL 2018 PAR MICHAËL HAJDENBERG ET ANTTON ROUGET

L’organisation des « 500 ans du Havre », l’une des manifestations culturelles les plus importantes de l’année 2017, rattrape le Premier ministre Édouard Philippe, ancien maire de la ville et grand architecte de l’événement. Selon nos informations, des prestataires font face à plus d’un million d’euros d’impayés. La faute aux difficultés financières rencontrées par le producteur de l’événement, sélectionné dans des conditions suspectes.

Des visiteurs par milliers, un budget de 20 millions d’euros et des têtes d’affiche internationales… Officiellement, « les 500 ans du Havre » furent, en 2017, la vitrine éclatante du succès d’Édouard Philippe comme maire de sa ville. Mais, en coulisse, c’est une tout autre réalité qu’a découverte Mediapart en enquêtant sur les événements culturels organisés en Normandie par l’actuel Premier ministre, et dont il s’est servi comme tremplin politique. Marché public dévoyé, prestataires non payés, liens d’affaires avec Jacques Attali privilégiés : la mairie du Havre a beau répondre que « l’organisation a été menée strictement dans le cadre des règles de passation des marchés publics », l’examen précis des pièces du dossier fait apparaître des éléments pour le moins suspects.

Dans sa ville, l’ambition d’Édouard Philippe a en effet laissé des traces douloureuses. Selon nos informations, plusieurs prestataires du Havre n’ont toujours pas été rémunérés pour leur participation aux « 500 ans », à l’été 2017. Cette ardoise dépasse le million d’euros et donne des sueurs froides au successeur du Premier ministre à la tête de la mairie, Luc Lemonnier.

Un trou d’un million dans une opération financée par le public : la situation n’est pas banale. Mais le groupement d’intérêt public bâti pour l’occasion n’a pas respecté les garde-fous qu’il avait lui-même imposés pour éviter ce genre d’accident.

Pour mettre sur pied la manifestation, le GIP « Le Havre 2017 », financé par l’argent public, a été créé en avril 2014. Il était présidé par Édouard Philippe en personne jusqu’à sa nomination à Matignon, en mai 2017. Doté d’un budget de 20 millions d’euros (ce qui en fait une des plus grandes manifestations culturelles des dernières années), le GIP a fait le choix d’externaliser la quasi-totalité de sa production, en sélectionnant un prestataire chargé d’organiser l’événement. …

Qu’en est-il de la gouvernance?

Notre Dame des Landes est un projet qui a vu le jour en 1963. C’était à l’époque la guerre froide. Depuis bien des choses ont changé dans le monde et en France. Il y a eu le choc pétrolier qui a arrêté le projet alors que le prix a  depuis beaucoup baissé. En 2012 le Premier ministre Ayrault décide de repousser d’environ six mois les premier travaux alors prévus en 2013 et crée une « commission du dialogue ». De nombreux recours en justice sont déposés par les opposants mais sont rejetés et, en 2016, une consultation locale en Loire-Atlantique approuve le transfert à 55%. Quel gâchis!  Et le Président Macron balaye d’un revers de main des décisions de justice sans compter le référendum. Le Président a le pouvoir d’aller à l’encontre d’une décision de justice… Où se situe alors la séparation des pouvoirs?

La réforme de la SNCF, qui est un sujet technique à la fois financier et des exigences Européennes, devient un affrontement gouvernement-syndicats.  Même si les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les syndicats de la  Société nationale du Réseau Ferroviaire, celles-ci sont menées dans un cadre tendu et où les français sont pris en otage.

Car en France, la gouvernance repose sur les épaules d’un seul homme qui devrait les avoir larges. Certes, quand il faut des reformes, le Président doit décider qu’après mure réflexion  et à condition d’avoir le courage pour braver la rue et prendre les décisions qui s’imposent mais dont les effets se situent au long terme. L’introduction des primaires a retiré une part du pouvoir qui se situait au niveau des partis pour le diriger vers un seul homme.

Elabe: Baromètre politique (avril 2018) : Légère baisse de l’exécutif

L’exécutif est en légère baisse (-2 points) : Emmanuel Macron obtient 39% de confiance, Edouard Philippe 35%.

Après une hausse de 3 points le mois dernier (38% à 41% de confiance), Emmanuel Macron est en baisse de 2 points et recueille la confiance de 39% des Français interrogés par Elabepour Les Echos et Radio Classique, pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays*. Après cette nouvelle légère inversion de la dynamique d’opinion, on observe une relative stabilité de la cote de confiance d’Emmanuel Macron depuis le mois d’août 2017, oscillant entre 37% et 42%.

Une majorité de Français (55%, +3) déclare ne pas lui faire confiance, dont 24% (+2) « pas du tout confiance ».

Le Premier ministre, Édouard Philippe, est lui aussi en baisse (-2 points) et obtient 35% de confiance.

53% des Français (+2) déclarent ne pas faire confiance à Edouard Philippe, dont 25% (+3) « pas du tout confiance ». 12% ne se prononcent pas (stable).

Dans le détail, la cote de confiance d’Emmanuel Macron est en baisse auprès de ceux qui lui avaient accordé une prime de confiance le mois dernier : les Français âgés de 35 à 49 ans (37%, -10) ceux de 65 ans et plus (42%, -7), des classes moyennes (41%, -6) et des classes populaires (27%, -7).

En revanche, auprès des cadres, il est en hausse de 6 points, à 65%, et atteint son plus haut niveau depuis le début du quinquennat auprès de cette catégorie de population. A noter que l’écart du niveau de confiance entre les cadres et les classes populaires n’a jamais été aussi important depuis mai 2017 (38 points).

D’un point de vue politique, il est en baisse de 13 points par rapport au mois dernier auprès des électeurs de Benoît Hamon (30%) et de 5 points auprès des électeurs de François Fillon (49%).

Malgré un soutien toujours très fort, il atteint auprès de ses propres électeurs, son point le plus bas après une légère baisse de 3 points, à 81%.

La cote de confiance du Premier ministre est en baisse auprès des mêmes catégories de population qu’Emmanuel Macron : les Français âgés de 35 à 49 ans (35%, -4), ceux de 65 ans et plus (40%, -9), les classes moyennes (35%, -4) et les classes populaires (25%, -3).

D’un point de vue politique, Edouard Philippe est également en baisse auprès des électeurs de Benoît Hamon (24%, -15) et de François Fillon (47%, -10).

*Le terrain d’enquête a été réalisé pendant la grève de la SNCF, les 3 et 4 avril 2018.

Image des personnalités : Nicolas Hulot (42%, +2) et Alain Juppé (38%, +2) restent en tête du classement.

Nicolas Hulot reste en tête (42%, +2) et devance toujours Alain Juppé (38%, +2) dans le classement des personnalités politiques préférées des Français. Jean-Yves Le Drian occupe une nouvelle fois la troisième position avec 31% d’image positive (stable).

Testé pour la première fois depuis septembre 2017, Nicolas Sarkozy se place en 4ème position avec 27% d’image positive. Il est au même niveau que Jean-Luc Mélenchon (27%, +3) et Olivier Besancenot (27%), lui aussi testé pour la première fois.

A noter que Marlène Schiappa est en hausse de 4 points, à 20% d’image positive.

Auprès des sympathisants de la gaucheJean-Luc Mélenchon reprend la tête du classement (61%, +3), quasiment au même niveau qu’Olivier Besancenot (60%). Benoît Hamon est en baisse de 8 points (53%) après une forte hausse le mois dernier et prend la troisième place. A noter, qu’après une forte hausse le mois dernier, Jean-Michel Blanquer perd 8 points, à 12% d’image positive.

Auprès des sympathisants de « La République En Marche ! » et du MoDem, Jean-Yves Le Drian prend la tête du classement (65%, +4) juste devant Nicolas Hulot (63%, -3) et Alain Juppé (61%, -6). Après de fortes baisses le mois dernier, Gérard Collomb (58%), Bruno Le Maire (53%) et Gérald Darmanin (35%) sont en hausse ce mois-ci (respectivement +6, +10 et +10).

A l’inverse, après une baisse le mois dernier, Marlène Schiappa est en hausse de 10 points à 42% d’image positive. A noter que François Bayrou perd 7 points ce mois-ci, à 42%.

Auprès des sympathisants de la droiteNicolas Sarkozy est largement en tête du classement, à 71% d’image positiveAlain Juppé (55%, +2), Xavier Bertrand (53%, stable) et Valérie Pécresse (52%, +4) suivent au classement.

Après une chute de 13 points le mois dernier, Laurent Wauquiez reprend 7 points, à 43%. Auprès des seuls sympathisants LR, il progresse de 17 points (52%) effaçant quasiment sa baisse de 20 points du mois dernier. A noter que Nicolas Dupont-Aignan est en hausse de 9 points, à 42%, à un point de Laurent 

Croquis. Pourquoi Fillon n’a pas encore perdu

Quelques extraits d’un article de Mediapart.

17 FÉVRIER 2017 PAR HUBERT HUERTAS

Justice ou pas, François Fillon persiste à rester candidat. Son discours est inaudible, ses meetings sont compromis, son agenda est erratique, sa défense est contradictoire. Mais il a une conviction : il peut être élu en mai. Il n’a pas forcément tort.

De mémoire de journaliste politique, on n’avait jamais vu ça. Un personnage majeur de l’élection centrale de la République française condamné par un impeachment de fait, c’est-à-dire une procédure de destitution qui l’empêche d’être candidat. Mais qui peut pourtant gagner…

François Fillon ne peut plus se rendre en France, cette France qu’il aspire à gouverner.

 

Dans la fable du méchant qui s’attaque au gentil, François Fillon tient les deux rôles à la fois. C’est un … animal mythologique qui se dévore lui même et que Charles Baudelaire a chanté dans un poème de fin du monde : « Je suis la plaie et le couteau ! / Je suis le soufflet et la joue ! / Je suis les membres et la roue, / Et la victime et le bourreau ! »

Donc, François Fillon est à terre, sa campagne est à plat, et tout ce qu’il pourrait dire et faire devrait en toute logique être frappé de nullité. Mais en VeRépublique, la logique a des raisons que la raison ne connaît pas. Fillon ne peut plus être un candidat à part entière, c’est un fait avéré, mais il conserve de bonnes chances de devenir le huitième président de la République française, et de le rester pour cinq ans.

Ainsi va notre élection présidentielle, voulue par un grand militaire, et qui était censée nous débarrasser des combines minoritaires ou des partis charnières. À vouloir imposer des majorités de fer, voilà, 60 ans plus tard, que notre système électoral favorise les minorités magiques. … Fillon s’accroche aux branches dans le but de rebondir et de passer de la broyeuse à la consécration. Avec son élection possible, la roche Tarpéienne ne serait plus à deux pas du Capitole, mais l’Élysée…

Fillon représente la perspective paradoxale d’une victoire par un candidat K.O., …Mais les parlementaires de droite ont fait leurs comptes et le bilan est sans appel. Fillon est dans la vase, mais son élimination ouvrirait une bataille de succession qui pourrait ravager la droite à un mois du dépôt des candidatures.

Lui restant candidat, .. il se trouvera un noyau incompressible d’électeurs de droite pour le soutenir. Ils bouderaient, traîneraient des pieds, mais marcheraient sur leur désillusion pour éviter Macron..

 

Pourra-t-il durer 5 ans ?

HUFFINGTON POST POLITIQUE

01/03/2018 05:00 CET | Actualisé 01/03/2018 09:36 CET

La popularité de Macron s’effondre de 11 points – SONDAGE

Dans notre baromètre YouGov, le chef de l’Etat perd 31 points de confiance chez les seuls sympathisants LR. Du jamais vu.

Par Geoffroy Clavel

POLITIQUE – Encore stable début février après une remontée inédite, la cote de popularité du président de la République s’effondre littéralement au cœur de l’hiver. Dans la vague du mois de mars de notre baromètre Yougov réalisé pour Le HuffPost et CNewsEmmanuel Macron voit son indice de confiance auprès des Français interrogés lourdement chuter de 11 points à 30% d’opinions favorables.

Face à ce qui s’apparente à sa plus forte dégringolade depuis son arrivée à l’Elysée, le chef de l’Etat retrouve son niveau de popularité le plus faible depuis le début du quinquennat et perd tout le bénéfice de sa « remontada » sondagière enregistrée depuis son dernier plus bas au mois de septembre dernier. Dans le même temps, le nombre d’avis défavorables augmente de 13 points à 58% des personnes interrogées.

YOUGOV

Désaveu cinglant chez les sympathisants LR

Faut-il voir dans cette bérézina les limites atteintes par la ligne du « en même temps » chère au fondateur d’En Marche? Une chose est certaine: celui-ci perd des plumes à gauche comme à droite. Entre le renoncement à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la politique budgétaire défavorable aux retraités dont le pouvoir d’achat a été grevé par le relèvement de la CSG, l’électorat de droite, traditionnellement plus âgé, inflige un désaveu sans appel au président de la République: Emmanuel Macron perd ainsi 31 points (!) de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (24% d’opinions favorables) qui soutenaient jusqu’alors majoritairement son action.

Dans le même temps, il perd 13 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (33% d’opinions favorables), 5 points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables) et 3 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (13% d’opinions favorables). Un électorat sensible aux débats sur l’immigration et visiblement décontenancé par la ligne dure adoptée par le président de la République vis à vis des migrants. Fait notable, la cote d’Emmanuel Macron gagne 3 points auprès des sympathisants du Front National (19% d’opinions favorables).

Edouard Philippe et le gouvernement plongent aussi

Si le président de la République est le plus affecté par ce désamour, Edouard Philippe et le gouvernement n’échappent pas au phénomène. Crédité lui aussi de 30% d’opinions favorables, le premier ministre perd six points en mars dont 23 points auprès des seuls sympathisants Les Républicains (27% d’opinions favorables).

Le scénario est identique s’agissant de l’équipe exécutive. Avec 28% d’opinions favorables, le gouvernement perd 8 points par rapport au mois dernier, dont 22 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains, 10 points auprès des électeurs centristes et 6 points auprès des sympathisants PS, EELV.