Nicole Belloubet devant les médias

Monique Cochinal

Madame Belloubet, Ministre de la justice, tente de se justifier, et répond aux nombreuses questions embarrassantes de nos journalistes. Allons-nous enfin savoir le rôle exact joué par son ministère dans toutes ces affaires politico judiciaires, qui nous interpellent et nous inquiètent. Les principaux sujets d’inquiétude, pour beaucoup de Français sont l’insécurité sur notre territoire avec les attentats, les braquages, le grave problème des bandes de jeunes délinquants (de plus en plus jeunes) armés dans les banlieues des grandes villes, qui pillent, vivent du marché de la drogue, et vont jusqu’à tuer. Et puis, ce triste sentiment que notre justice n’est pas juste, que notre justice n’est pas indépendante, qu’elle est trop laxiste. Nos policiers sont malmenés, certains sont même tués, au point d’avoir peur d’aller dans ces banlieues à risque. Ils reprochent au ministère de la justice de relâcher trop vite ces petits voyous qui récidivent en sortant de prison. Les gardiens de prison sont, eux aussi découragés, malmenés, trop peu nombreux. La grosse inquiétude, depuis l’affaire Benalla (loin d’être terminée), est le sentiment que la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire n’est pas respectée dans ce gouvernement, et que l’on a tendance à protéger les amis du pouvoir, et à matraquer les opposants (affaire Mélanchon, affaire Le Pen, affaire Fillon), alors que plusieurs de nos ministres et amis du Président traînent tranquillement derrière eux des casseroles (Bayrou, Ferrand, et d’autres).

Notre dame Belloubet, raide comme la justice, parfois un peu agacée, est sur la défensive. Elle connaît parfaitement les attaques des journalistes et va se justifier : «  j’ai été nommée à ce ministère pour mettre en application toutes les réformes annoncées par le Président, c’est mon travail. Mais, je tiens à affirmer ici que la justice est indépendante et ne dépend pas du pouvoir. Nos magistrats sont neutres et veulent le rester. Ils ont toute ma confiance ». Quelle belle affirmation ! Pourquoi douter ?

La construction de nouvelles prisons est en chantier, mais il faudra encore des années pour voir se terminer les travaux. C’est une tâche colossale, car rien n’a été fait avant, malgré les promesses. Elle nous explique qu’elle a pris des mesures pour que les gardiens soient plus nombreux, mieux formés à leur rude tâche. Ce n’est pas dans son pouvoir de relâcher des prisonniers, c’est la décision du parquet, après enquête sérieuse, mais qu’elle a entière confiance en ses collaborateurs. Quant à la mise en examen et la perquisition du bruyant Mélanchon, c’est un mensonge quand il affirme qu’il y a complot politique. Elle n’y est pour rien, c’est le procureur qui décide seul, bien sûr après de sérieuses enquêtes. Pour la malheureuse affaire Benalla, elle ne dira rien, puisqu’il y a une affaire judiciaire en cours. Elle s’était vivement opposée, à l’époque, devant les médias, contre la convocation envoyée à Monsieur Benalla par le Président de la commission d’enquête : le sénateur Bas, en précisant qu’il pouvait refuser de se présenter devant cette commission, étant entre les mains de la justice, d’où une remontrance de notre Sénateur Bas avec cette remarque cinglante : « La loi m’autorise à convoquer tout citoyen, et s’il refuse de se présenter, nous irons le chercher avec deux gendarmes. Nous avons des points sombres à éclaircir pour faire toute la vérité, mais en respectant, bien évidemment, la séparation des pouvoirs. Aucune question concernant l’enquête judiciaire ne sera posée ».

Enfin, elle parle de la réforme de la constitution qu’elle prépare activement avec ses collaborateurs. Alors, on pense aussitôt à la nomination du nouveau Procureur de la République, pour remplacer Le Procureur Molins. Elle explique donc qu’elle avait pleins pouvoirs du Président pour recruter le successeur, qu’il avait été décidé de trois candidats (trois pour un poste à pourvoir, bizarre), et qu’elle avait bon espoir que l’un d’eux serait nommé. Seulement, on a appris, de source sûre, que le Président Macron avait rayé les 3 noms proposés. La démonstration était faite que le Président, jusqu’à maintenant, nomme les procureurs de la République comme il lui convient. Après avoir affirmé trois fois que la justice était indépendante, elle termine en annonçant que des réformes seront votées dans la nouvelle constitution.

A quand la justice indépendante !

SONDAGE. 84% des Français pensent que Macron n’améliorera pas leur pouvoir d’achat

JDD, 23h10 , le 27 octobre 2018

Selon un sondage Ifop pour le JDD, une majorité de Français estiment qu’Emmanuel Macron ne va pas améliorer leur pouvoir d’achat. Ils sont même 72% à considérer que leur pouvoir d’achat a baissé depuis mai 2017.

Prix des carburants, augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), sous-indexation à venir des pensions de retraite… Le pouvoir d’achat est mis à l’épreuve en ce second automne du quinquennat d’Emmanuel Macron. Et les Français le ressentent, à en croire le sondage Ifop que publie le JDD. Selon cette étude, 72% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a plutôt diminué depuis la dernière élection présidentielle, en mai 2017. Pour 22% d’entre eux, il est resté stable et seuls 6% des personnes interrogées considèrent, à l’inverse, qu’il a augmenté.

Un sympathisant En marche sur deux a vu baisser son pouvoir d’achat

Dans le détail, les sympathisants de La France insoumise (82%), des Républicains (84%) ou du Rassemblement national (81%) sont les plus nombreux à avoir ressenti une baisse de leur pouvoir d’achat. Mais même au sein des sympathisants de La République en marche, ils sont 50% à avoir cette opinion.

Dans le même sens, 84% des Français pensent que la politique d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe ne leur permettra pas d’améliorer leur pouvoir d’achat. Ils sont 80% à estimer que l’action du gouvernement n’améliorera le pouvoir d’achat des Français en règle générale.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 024 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La nouvelle grogne des Français : le prix de l’essence à la pompe

Les automobilistes Français grognent : en un mois, le prix de l’essence ou du diesel a considérablement augmenté : 23 % d’augmentation pour le diesel, et 14 % pour l’essence. Faire le plein devient ruineux, surtout pour les personnes qui roulent tous les jours, leur voiture étant un outil de travail.

Après une pétition sur internet qui a recueilli plus de 370 000 internautes en colère, un grand rassemblement est prévu le samedi 17 novembre pour une grande opération escargots sur toutes les routes et autoroutes de France. La grogne monte. Il faut dire qu’il y a peu de temps le gouvernement avait voté à la va vite et sans discernement cette loi des 80 kilomètres à l’heure, au lieu des 90 kilomètres, sur toutes les routes secondaires de France, très peu appréciée, même si on nous affirmait qu’elle était souhaitable pour éviter de graves accidents et des morts. C’était pour une bonne cause, car il y a toujours une bonne cause pour se justifier.

Puis, une grande campagne anti diesel fut lancée. Les voitures avec un moteur diesel devaient donc disparaître, et remplacées par des hybrides ou des électriques, car il était reconnu qu’elles polluaient trop nos villes et nos campagnes, en émettant trop de CO2, gare au réchauffement climatique par effet de serre, gare aux catastrophes imminentes. Mais, ces automobilistes sont inconscients, ils achètent les voitures qui leur plaisent, avec les moteurs qui polluent, et se déplacent de plus en plus en voiture, en oubliant la marche à pied préconisée pour garder une bonne santé.

Et enfin, Le prix du baril de pétrole augmentant, il était urgent d’augmenter le prix des carburants polluants, en ajoutant taxes et surtaxes, là aussi pour une bonne cause, puisque les taxes perçues seraient versées au Ministère de l’écologie pour financer les projets coûteux envisagés pour une rapide transition écologique. Après tout, c’est logique « les pollueurs doivent être les payeurs ».

J’ai remarqué qu’il y a toujours une bonne cause à l’appui pour faire passer des lois impopulaires dans ce gouvernement. Pour lutter contre les méfaits du tabac sur la santé, on augmente le prix du tabac, les taxes supplémentaires iront intégralement dans les caisses de l’Etat. Pour faire passer l’augmentation de la CSG prélevée sur le dos des « riches séniors » on leur dit d’être plus solidaires, car cette augmentation aidera nos pauvres jeunes. Là encore c’est pour une bonne cause. La suppression de la taxe d’habitation bientôt pour tous, quelle bonne nouvelle pour les contribuables, mais qui va payer le ramassage des ordures ménagères, l’entretien des routes, les nouvelles crèches, les nouvelles écoles, toutes les nouvelles infrastructures et charges imposées par l’Etat, qui, lui, réduit considérablement les subventions aux communes, « il faut faire des économies coûte que coûte ».

Pour en revenir au fort mécontentement des automobilistes, on se pose très sérieusement des questions : quelles sont ces nouvelles taxes ? Un nouveau matraquage fiscal ? Surtout quand on apprend la belle recette provenant de la TVA payée trois fois : à l’achat, pour le transport, et à la pompe, qui ira à 84 % dans les caisses de l’Etat. Et enfin, est-ce que ces nouvelles taxes iront au ministère de l’écologie, comme on nous l’affirme ? Ou bien serviront-elles à boucher les trous d’un autre ministère ?

Gaz à effet de serre Réchauffement climatique ? Fin de notre planète terre ?

Monique Cochinal

A longueur de journée, nos médias nous annoncent une fin prochaine de notre belle planète terre. Chacun y va de ses observations et affirmations (plus ou moins scientifiques), et la troupe de nos politiciens s’est, bien entendu, emparée du sujet pour nous prédire les pires catastrophes naturelles, si on ne mettait pas fin rapidement à nos désastreuses façons de vivre. On cherche à nous culpabiliser, on cherche à nous faire peur. Chaque gouvernement veut intervenir. Nous avons même un Ministre de l’écologie et de l’environnement (le deuxième nommé depuis ce quinquennat) entouré de nombreux écologistes. On entend parler d’énergies renouvelables (à savoir lesquelles qui soient efficaces et peu chères), d’agriculture bio, surtout sans pesticides : un gros souci pour les agriculteurs, car ils passent deux fois plus de temps dans leurs champs pour un maigre profit. L’alimentation doit être garantie bio avec sur l’emballage une étiquette bien voyante, nous indiquant le produit sans colorants, sans conservateurs, sans ceci, sans cela. Tout doit être garanti bio (c’est la loi).

Qu’en est-il exactement de ce réchauffement climatique et ses conséquences néfastes ? C’est assez difficile à savoir, car les chercheurs, eux-mêmes, ne sont pas tous d’accord. Il y a les « pro catastrophes » et les autres, beaucoup plus sensés, qui, après l’observation des changements climatiques sur une très longue période, deviennent plus mesurés dans leurs propos. Il est certain,  après une démonstration scientifique que, depuis 1945, le taux de gaz carbonique CO2 augmente constamment, entraînant un réchauffement climatique de la planète. D’après les données, la tendance générale montrait un réchauffement de près de 0,75 °C depuis 1880, et certains de nos scientifiques soutenaient qu’en 2099 cette augmentation de température irait jusqu’à 5°C et plus, apportant une série de catastrophes : forte fonte des glaciers aux deux pôles, mers envahissant les terres, tempêtes, grande sécheresse, famine etc… Oui, mais ….. Et heureusement, certains chercheurs comme Richard Lindzen nous font part de leurs découvertes : la température moyenne du globe a cessé de monter (graphiques officiels à l’appui). Nous sommes actuellement sur un plateau de température qui dure depuis plus de dix ans. Eh bien, dame nature est parfois imprévisible. Nos anciens le savaient, par expérience. On prévoyait les endroits inondables, donc inhabitables. En montagne, on évitait les couloirs d’avalanche. Les torrents et les rivières étaient maîtrisés. Les habitations étaient adaptées au climat, parfois très froid en hiver, et très chaud en été, car on connaissait déjà des périodes anormalement froides ou anormalement chaudes.

Cependant, notre nouveau ministre de l’écologie et de l’environnement, pressé par nos nombreux groupes « écolos » continue de prôner des politiques anti-carbone, déversant largement des subventions à droite et à gauche, avec l’argent qu’il emprunte.

N’y aurait-il pas trop d’exagération ? et serait-ce surtout le besoin de régenter tout, sans discernement ? Peut-être dans le seul but de plaire à un certain électorat. Mais… Attention ! Les gaulois « récalcitrants » sont de plus en plus mécontents : l’essence à la pompe augmente très fort, les tarifs du gaz et de l’électricité : idem, le taux de chômage : idem, et « en même temps », le pouvoir d’achat, lui, baisse régulièrement. Décidément, pas facile de rester au pouvoir, dans ce nouveau monde, même pour notre super Président.

« Des actions irresponsables »

RT

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a fustigé début octobre « des cliquetis d’armes » et promis une « riposte ».

« Les principaux pays de l’Otan accroissent leur présence militaire dans la région, à proximité des frontières de la Russie », a-t-elle dénoncé. « De telles actions irresponsables mèneront forcément à la déstabilisation de la situation politique et militaire dans le Nord, à une hausse des tensions ».

Celles-ci ont été encore attisées samedi avec l’annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987.

Reprochant à la Russie de développer un nouveau missile, le SSC-8, le président américain a menacé d’augmenter l’arsenal nucléaire de son pays.

L’article 5 conforté?

Si Donald Trump souffle le chaud et le froid sur son engagement vis-à-vis de l’Otan, notamment sur l’article 5 et ses obligations de défense collective, l’armée américaine participe à Trident Juncture avec le plus gros contingent, plus de 14.000 soldats et un groupe aéronaval notamment.

« Nous nous entraînons en Norvège mais bien sûr que les leçons tirées (…) de Trident Juncture sont aussi pertinentes pour d’autres pays », a noté Jens Stoltenberg.

Mardi, quatre soldats américains ont été légèrement blessés dans un carambolage de camions chargés de convoyer du matériel.

Outre les 29 pays membres de l’Alliance atlantique, l’exercice qui durera jusqu’au 7 novembre implique la Suède et la Finlande. Deux observateurs russes et deux biélorusses sont invités. Le chef de l’Otan a dit espérer que la Russie « évitera tout comportement périlleux ».

L’OTAN lance en Norvège son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide

25 oct. 2018, 11:39

Des soldats américains prenant part à un exercice de l’OTAN à Adazi, en Lettonie, le 23 octobre 2018 (image d’illustration).

Aux portes de la Russie, l’Alliance atlantique débute des manœuvres militaires de grande envergure contre un «ennemi imaginaire», destinée à tester l’efficacité de ses forces de défenses. Moscou dénonce un exercice «antirusse» à vocation offensive.

Près de 50 000 soldats, 250 aéronefs, 65 navires et quelque 10 000 véhicules terrestres : l’exercice «Trident Juncture 18», auquel participent 31 pays de l’OTAN et qui débute ce 25 octobre en Norvège, est la plus grande manœuvre militaire organisée par l’Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide.

Lire aussi

Poutine promet une réponse symétrique à l’extension de l’OTAN aux frontières russes

«Trident Juncture envoie un message clair à nos nations et à tout adversaire potentiel: l’OTAN ne cherche pas la confrontation mais elle sera prête à défendre tous les alliés contre toutes les menaces», a fait valoir le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse le 24 octobre.

L’objectif annoncé de l’exercice est de tester l’efficacité de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (Very High Readiness Joint Task Force), créée en 2014. Partie intégrante de la Force de réaction de l’OTAN, elle est conçue pour mener en quelques jours une opération de défense face à une attaque menée contre un membre de l’alliance.

S’il cible officiellement un ennemi «imaginaire», difficile de ne pas voir dans cet exercice qui se tient sur le flanc nord-est de l’Alliance – soit aux portes de la Russie – une démonstration de force à l’endroit de Moscou. «L’environnement sécuritaire en Europe s’est significativement dégradé ces dernières années», a d’ailleurs souligné le secrétaire général de l’OTAN, dans une référence implicite à la crise ukrainienne.

Moscou dénonce un exercice «antirusse»

Invitée à venir observer cette manœuvre militaire, la Russie l’a fermement condamnée, estimant qu’elle s’inscrivait dans une campagne «antirusse». «Une telle activité […] semble provocatrice, même si l’on essaie de la justifier avec des visées purement défensives», a dénoncé l’ambassade de Russie à Oslo dans un communiqué.

Lire aussi

Pour Moscou, le retrait américain du traité sur les armes nucléaires pourrait mener au «chaos»

Notant que les activités militaires de l’OTAN avaient atteint leur plus haut niveau depuis la guerre froide, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a par ailleurs laissé entendre qu’il ne croyait pas à la vocation défensive de l’exercice. «[Trident Juncture 18] simule une action militaire offensive», a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Deutsche Welle.

Depuis des mois, Moscou s’irrite du renforcement en cours de la présence militaire occidentale dans la région. Etats-Unis et Grande-Bretagne ont en effet décidé d’intensifier les déploiements en Norvège pour acclimater leurs troupes au combat par grand froid.

Après les critiques virulentes qu’a pu formuler Donald Trump sur l’Alliance atlantique, les Etats-Unis semblent en effet soucieux de rassurer leurs alliés européens. Le secrétaire d’Etat à la Défense Jim Mattis a ainsi rappelé début octobre l’engagement «inébranlable» de Washington au sein de l’Alliance atlantique. Et l’annonce le 20 octobre par Donald Trump du retrait des Etats-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987 ne fait qu’accentuer cette idée.

Pour Moscou, le retrait américain du traité sur les armes nucléaires pourrait mener au «chaos»

«Nous irons au paradis en martyrs» : les phrases choc de Poutine au Club Valdaï

Spécialiste révèle: «C’est comme un karcher pour votre intestin»Compléments Biolifix

L’OTAN LANCE EN NORVÈGE SON PLUS GRAND EXERCICE MILITAIRE DEPUIS LA FIN DE LA GUERRE FROIDE

CyanGrapes

Club ValdaïÉdition 2013]

Cette édition a été la plus commentée en France, notamment à la suite des prises de positions de François Fillonsur le dossier syrien7,8. Le forum a également été marqué par une déclaration de Vladimir Poutine qui a affirmé que « la Russie a toutes les raisons de croire que l’utilisation des armes chimiques en Syrie était une provocation astucieuse »9. Il s’y est en outre prononcé pour un retour de la Russie à ses valeurs chrétiennes10.

Édition 2012[modifier | modifier le code]

L’économiste français Jacques Sapir, qui était présent, y a salué le « discours de vérité sur la zone euro » de Vladimir Poutine, qui a néanmoins « réaffirmé que la Russie faisait confiance aux gouvernements européens pour régler la crise ».

Nombreux sont les Etats à la recherche d’un système électoral

Bernard Owen

La volonté démocratique de nombreux Etats se traduit par la recherche de nouvelles institutions aptes à canaliser l’enthousiasme débordant et parfois dangereux, qui marque le rejet d’un régime opprimant parfois depuis longtemps. La recherche d’une constitution bat son plein. Les études sur le bicaméralisme sont considérées avec beaucoup d’attention, et si la loi électorale est rédigée avec soin pour assurer la liberté du vote, le choix du système électoral est relégué     au second plan. Les Hongrois adoptent un scrutin mixte en s’excusant de ne pas adopter en totalité un scrutin proportionnel, afin de ne pas dérouter les électeurs ayant certaines habitudes, et les Polonais, qui ont ouvert la marche vers la démocratie, ont appliqué l’ancien système électoral majoritaire à deux tours calqué sur celui de l’URSS en adoptant, jusqu’à un certain degré, la liberté de candidature. L’élection polonaise du 4 juin 1989 a démontré qu’une loi électorale prévue à l’origine pour des élections « dirigées » pouvait donner des résultats inattendus, quand il existait une opposition bien organisée pouvant mettre à profit des anomalies, comme, par exemple, celle de la nullité des bulletins (les bulletins sur lesquels tous les noms des candidats étaient rayés, étaient valables, ce qui a été habilement utilisé par les comités de Solidarité pour empêcher l’obtention de la majorité absolue nécessaire au premier tour dans les circonscriptions où leurs candidats ne pouvaient pas concourir).

Tout laisse croire que les pays de l’Est considèrent le scrutin de liste proportionnel comme le mode de scrutin vers lequel il faut tendre, étant donné qu’il correspond par excellence au pluralisme politique, et malheureusement certains politologues vous diront que la représentation proportionnelle permet, au moins pour la première élection, d’évaluer les différents courants d’opinion en présence. Cela laisse supposer que le mode de scrutin est un élément passif, qui reproduit plus ou moins fidèlement en nombre de sièges une volonté inéluctablement présente dans l’électorat. Or, il n’en est rien.

Il apparaît que l’idéologie inscrite sur les étendards des partis politiques, ainsi que dans leur programme, ne joue, électoralement, qu’un rôle marginal, car un électorat national européen ne comprend que quelques dizaines de millions de citoyens pleinement éveillés aux questions politiques. Cela ne veut pas dire que l’électeur fait n’importe quoi, au contraire, tout indique qu’il vote très sérieusement, mais pas pour les raisons qui sont amplement développées par les commentateurs des médias. L’une des motivations essentielles paraît être de voter pour le parti qui représente la  tendance à laquelle on est assimilé, ou à laquelle on souhaiterait être assimilé. La majorité des personnes savent très bien si elles sont de droite ou de gauche, mais les raisons, pour lesquelles elles choisiront tel parti de droite ou tel parti de gauche, dépendront de la façon dont sont regroupées les différentes composantes de la nation, et de l’image de l’enjeu politique, que lui présenteront les institutions au moment de l’élection. C’est à ce niveau qu’intervient le système électoral, car un scrutin à la majorité relative ne présente pas aux citoyens la même image de l’enjeu électoral qu’un scrutin de liste proportionnel, ce qui a pour résultat que les voix ne se dirigent pas vers les mêmes partis, la notion de « vote utile » (le « lost vote » anglo-saxon) ayant une signification très différente, selon le mode de scrutin utilisé.

L’observation comparative et historique des élections fait apparaître que le scrutin à la majorité relative tend à un bipartisme modéré, alors que le scrutin de liste proportionnel mène à un affaiblissement de tous les partis, qui ne peuvent pas s’appuyer sur des groupements de nature sociologique englobant une large part de l’électorat, par exemple, pour l’Europe, le syndicalisme ouvrier ou une Eglise Catholique possédant une solide structure d’associations militantes. Or, en régime parlementaire, la situation des partis présents au parlement exerce une influence prépondérante sur la nature des gouvernements, allant du gouvernement homogène majoritaire aux gouvernements minoritaires (même parfois de coalition). Il est certain qu’une période de six mois avec un gouvernement désigné pour régler les affaires courantes sans soutien parlementaire, pendant que 3 ou 4 partis tentent de définir un programme commun de gouvernement, peut convenir à un pays européen de petite taille (les Pays-Bas) destiné depuis longtemps à la démocratie, alors qu’une telle situation peut être fatale à des pays plus grands et accédant nouvellement à la démocratie. L’histoire européenne fournit suffisamment d’exemples de coalitions faibles et de courte durée pour considérer avec circonspection le scrutin de liste proportionnel.

La violence inter-ethnique, qui se manifeste à mesure que la contrainte totalitaire se relâche, mène à envisager la représentation électorale des minorités. Là encore, bien des clichés concernant le rôle des partis politiques doivent être reconsidérés. Une minorité nationale ne forme pas un tout homogène, car elle est traversée, comme tout groupement humain, par plusieurs courants, par exemple, un courant conservateur et un courant progressiste. La vivacité de ces courants internes est en rapport avec l’’attitude de l’ensemble national à l’égard de cette minorité : une forte opposition affaiblit les courants internes, alors qu’une forte assimilation les encourage (effet qui joue aussi dans l’autre sens). La représentation proportionnelle intégrale place la liste représentant la minorité en concurrence avec les autres listes nationales, et conserve la différence sociologique en y ajoutant une différenciation politique, alors que le découpage du territoire occupé par la minorité en plusieurs circonscriptions majoritaires uninominales (comme pour le reste du pays) encourage le développement des différentes tendances, qui s’y trouvent, et les incite à rechercher l’appui des mêmes tendances présentes dans la nation. L’assimilation politique (non sociologique) de la minorité se fait alors par l’intermédiaire des partis nationaux, chacun d’entre eux étant contraint d’adopter des positions réalistes et modérées à l’égard de la minorité, afin de conserver la part de son électorat qui lui revient. Le « melting pot » américain, qui a permis l’insertion des vagues successives d’immigrants de toutes origines repose sur ce principe d’intégration politique.

Toute réflexion se portant sur les effets envisageables d’un système électoral doit faire attention aux actions d’apparence secondaires qui peuvent jouer un rôle déterminant et parfois dangereux. Il nous faut, à tout moment, garder à l’esprit l’importance du rôle des partis politiques. En France, depuis 1958, cet Etat, grâce à un scrutin majoritaire à deux tours, a obtenu un fonctionnement des institutions stable, comprenant un parti qui a formé le gouvernement, alors qu’un autre parti représente l’opposition. Ce dernier parti reste aux yeux de l’électorat un parti pouvant éventuellement devenir le parti majoritaire en mesure de former un gouvernement. L’on trouve, alors, un renversement légal du gouvernement par l’ancienne opposition devenue à son tour majoritaire à la chambre des députés et du Sénat.

Restons en France, où nous trouvons l’exemple d’une situation, qui intervient d’une façon imprévue, paraissant sans grande conséquence et pourtant remettant en cause la démocratie française. Il s’agit de l’introduction des élections primaires. L’idée était de permettre à une part relative de l’électorat d’un des partis de choisir un des dirigeants de son parti pour qu’il devienne le seul candidat retenu par le parti en vue de l’élection présidentielle. L’idée, au départ, ne semblait pas mauvaise, mais la multiplication des élections peut entraîner des complications ou même provoquer des dangers (Tocqueville l’avait rencontré lors de son voyage aux Etats-Unis).

Au club automobile : Les vieux pneus de cent noix

Jaguar Mark 10, 3,8 litres

Monique Cochinal

Ce matin, et pour la première fois, je suis invitée par mes amis, amateurs de voitures anciennes, à un grand rassemblement à Bouffémont, petite ville en bord de la forêt de Montmorency à quelques kilomètres d’Eaubonne. Ces rendez vous, organisés par le Club « Les vieux pneus de cent noix » ont lieu régulièrement le troisième dimanche de chaque mois.

Le départ est fixé à 9 heures, et le trajet est très agréable, en partie dans la forêt, qui se pare, à cette époque de l’année, de jolies couleurs automnales. J’apprécie beaucoup le confort de leur superbe Jaguar type « mark 10 » des années 1965, une vieille dame encore éblouissante, puissante, parfaitement entretenue et démarrant au quart de tour. Quelle belle mécanique !

Nous arrivons tôt, et après un accueil sympathique, on nous indique une place sur un vaste parking à côté d’une autre Jaguar un peu plus récente. Quelques autres voitures sont déjà arrivées, bien rangées, toutes tellement rutilantes sous le soleil matinal. Les organisateurs ont installé un stand, où l’on sert à volonté, boissons fraîches, boissons chaudes, accompagnées de viennoiseries, gâteaux secs.

Je vois déjà la Jaguar de mes amis, le capot soulevé, entourée d’admirateurs. On se penche sur le moteur, on parle mécanique, on pose des questions, on prend des photos : extérieur, intérieur. « Combien de cylindres ? » « Avez-vous la direction assistée sur ce modèle ? Mais oui, déjà à cette époque, on connaissait ce principe, et tout cela fonctionne encore à merveille.

Peu à peu, les voitures arrivent, et à chaque fois, il se forme une allée d’honneur pour les voir passer, les admirer, et se ranger toutes bien alignées. Les personnes font connaissance, se parlent, évoquent des souvenirs personnels liés à ces merveilles d’une autre époque. Ils ont tous en commun une grande passion : la voiture ancienne. Un habitant de Bouffémont me disait que, depuis la création de ce rassemblement, en 2014, il vient assister à l’arrivée de ces voitures, dans ce parking. Son rêve, lui, c’était de posséder une vraie jeep, celle, me dit-il, qui a fait son entrée en France, lors de la dernière guerre. J’en ai déduit qu’il avait, à quelques années près, mon âge, et, en l’espace d’un instant, je me suis revue petite fille, perdue au milieu d’une foule immense, acclamant, ivre de joie, nos libérateurs américains, perchés sur ces nouvelles voitures chez nous : la jeep.

Très vite, toutes les allées du grand parking se remplissent. C’est un vrai plaisir de voir toutes ces voitures puissantes, longues, larges, petites, de toutes marques, bien rangées, plus ou moins anciennes, paraissant neuves, tellement elles sont bien entretenues. Il y a maintenant beaucoup de monde, hommes, femmes, enfants, qui circulent entre les allées, prennent des photos, se parlent, échangent souvenirs et conseils.

En fin de matinée, le parking est plein. Je n’ai jamais vu autant de voitures aux noms célèbres et venant de différents pays. Mustang, Porsch, Chevrolet, Alfa Romeo, Renault, Citroën, Ford, Delage, Peugeot, Simca. En me promenant dans les allées, j’ai revu la Peugeot 203 des années 52, avec la petite lucarne à l’arrière et le bras qui se levait pour indiquer les changements de direction, sur laquelle j’ai appris à conduire. Plus loin, était garée une belle Peugeot 403, notre première voiture. Encore dans une autre allée, deux belles DS se tenaient côte à côte, et je me suis souvenue de ce superbe voyage effectué en Algérie, dans notre DS, qui avait vaillamment traversé une partie du désert, sous une vraie tempête de sable, sans dommage. J’entends encore, lors de notre retour, le garagiste dire avec admiration : « regardez, les amis, comme c’est beau, cette mécanique, cette DS a traversé le désert. On va la débarrasser de tout ce sable, et elle sera ensuite comme neuve ».

Ce fut une très belle matinée. Encore merci à mes amis, Bernard et Maria de m’avoir permis de voir un tel rassemblement, et de découvrir avec grand plaisir ce monde de gens passionnés, qui gardent intacts les témoins de la fulgurante avancée mondiale de cette industrie automobile.

Le rôle insoupçonné des systèmes électoraux dans la vie politique des Etats

Bernard Owen

Le mode de scrutin ne doit pas être considéré comme étant un élément passif, qui va reproduire plus ou moins fidèlement en nombre de sièges une volonté inéluctablement présente dans l’électorat. Un scrutin à la majorité relative ne présente pas aux citoyens la même image de l’enjeu électoral qu’un scrutin de liste proportionnel, ce qui a pour résultat que les voix ne se dirigent pas vers les mêmes partis, car la notion de « vote utile » (le « lost vote » des anglo-saxons) a une signification très différente selon le mode de scrutin utilisé.

Les études en cours font apparaître que le scrutin à la majorité relative tend à un quasi bipartisme modéré, alors que le scrutin de liste proportionnel mène à un affaiblissement de tous les partis , qui ne peuvent pas s’appuyer sur des groupements de nature sociologique englobant une large part de l’électorat, par exemple : le syndicalisme ouvrier ou une Eglise Catholique possédant une solide structure d’associations militantes. Or, en régime parlementaire, la situation des partis présents au parlement exerce une influence prépondérante sur la nature des gouvernements, allant du gouvernement homogène majoritaire aux gouvernements minoritaires (même parfois de coalition). Il est certain qu’une période de six mois avec un gouvernement désigné pour régler les affaires courantes sans soutien parlementaire, pendant que 3 ou 4 partis tentent de définir un programme de gouvernement, peut convenir à un pays européen de petite taille (les Pays Bas) destiné depuis longtemps à la démocratie, alors qu’une telle situation peut être fatale à des pays plus grands et accédant nouvellement à la démocratie. L’histoire européenne fournit suffisamment d’exemples de gouvernements de coalition faibles et de courte durée pour considérer avec circonscription le scrutin de liste proportionnel.

Considéré sous l’angle électoral, le gouvernement de coalition présente un inconvénient certain, quand une part significative de l’électorat veut sanctionner l’action du gouvernement sortant, alors qu’aucun parti de l’opposition ne lui paraît suffisamment crédible pour représenter l’alternance. C’est alors qu’un parti de protestation peut soudainement apparaître et obtenir une représentation parlementaire, en franchissant les barrières imaginées par les lois électorales (les Partis du Progrès danois et norvégien, apparus en 1973 et représentant actuellement près de 10 % des députés de leur Assemblée).

D’autre part, la notion même de gouvernement de coalition place la synthèse parlementaire des différentes tendances de l’électorat national dans le bref instant qui sépare l’élection législative de la formation du gouvernement (synthèse de courte durée qui ne dépassera pas la vie du gouvernement), car les partis de faible importance, du fait même de leur petite taille, ne peuvent que représenter un groupe ou une tendance déterminée assumant ainsi un rôle analogue à celui d’un groupe de pression. Au contraire, un pays qui présente un quasi bipartisme possède des partis qui représentent une synthèse (qui s’effectue sur de longues périodes de temps) des différents courants présents dans la nation.

Gardons bien en vue que l’électorat de toute nation contient un pourcentage comparable d’extrémistes, qui voteront pour un parti d’extrême droite ou d’extrême gauche, si les institutions et le système électoral en particulier permettent, lors d’évènements favorables, la représentation parlementaire de ce type de parti.

Lectures développant la structure recommandée pour approfondir la recherche sur le sujet.

  • «Proportional Western Europe : The Failure of Governance. », publié par l’éditeur américain Palgrave MacMillan.
    • « Le système électoral et son effet sur la représentation parlementaire des partis : Le cas européen», LGDJ – 2002.. 

Gros coup de colère de notre méditerranéen

Monique Cochinal

Depuis hier, notre leader du parti « La France Insoumise » est vraiment fâché, et n’a jamais autant gesticulé devant le micro, face à des journalistes venus assister à sa conférence de presse. Il se défend bruyamment, et remet en cause le pouvoir exécutif, notre Président Macron en premier, les institutions, surtout le pouvoir judiciaire, et tous ces journalistes, qui propagent à longueur de journée des informations « fausses » « mensongères » ou « exagérées ». Il n’a jamais été aussi violent.

Ces perquisitions (10) dans des lieux différents, avec cette masse de policiers armés (80), menés par un procureur, sont une offensive politique entreprise par Macron pour le faire tomber, car tous les responsables politiques le savent bien : le président nomme le procureur de la république à sa guise, et chancellerie et procureurs se parlent, prennent des décisions ensemble, sur le plan politique. Donc, on nous ment quand on affirme que la justice est indépendante.

Et puis, aucun leader politique n’a eu, dans sa carrière, à subir des perquisitions d’une telle envergure. Mais il n’a pas peur, il se défendra, c’est profondément injuste et inadmissible qu’un représentant du peuple, et principal opposant politique du pouvoir soit traité de la sorte.

Sûr de son droit, il demande l’annulation de ces perquisitions et la restitution intégrale de tous les documents emportés par les policiers : disques dur, lettres, carnet de rendez-vous, documents divers, car il y a vice de procédure. En effet, il n’a pas été informé auparavant par une lettre du procureur, comme cela se pratique ordinairement. Ils sont entrés de force dans le local du parti, sans témoins ou au moins une personne se portant garant de lui, puisqu’il était absent à cette heure précoce de la journée (7 heures du matin). « Comme dans une perquisition chez un grand bandit recherché par la police ».

Sa campagne électorale, il l’affirme haut et fort, est nette et propre. Ses comptes de campagne ont d’abord été validés, puis par la suite contestés. Que s’est-il passé entre temps ?, Qui a contesté ? Et pourquoi ? Si ce n’est le fait d’un complot politique à son égard. Des cinq candidats à la présidence, c’est lui qui a le moins dépensé, et on l’accuse maintenant d’avoir gonflé certaines factures …. Il faut savoir que le candidat Macron vient en tête avec un montant de 16 millions et plus pour ses dépenses de campagne. On a même soulevé, à l’époque, un financement plus ou moins douteux, à la limite de la légalité, mettant également en cause son fidèle ami Christophe Castaner, le nouveau Ministre de l’Intérieur.

Si seulement Jean Luc Mélanchon avait su se modérer, si seulement il avait pu éviter toutes ces violences verbales, toutes ces provocations, mais c’est un méditerranéen, farouche opposant du Président et de sa politique, on ne le changera pas.

Néanmoins, il soulève, à nouveau, de graves dysfonctionnements entre pouvoir exécutif et justice, et de graves inégalités judiciaires : protection du pouvoir pour les amis, acharnement pour les opposants politiques : l’affaire Fillon/ Pénélope, qui a carrément démoli celui qui aurait dû être notre président. 

Le macronisme de l’an deux

Monique Cochinal

Après deux semaines sans gouvernement, c’est aujourd’hui le grand jour de la présentation du nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron (deuxième remaniement depuis son élection). Une longue attente pour un mini remaniement.

Ce matin, 21 ministres et 13 secrétaires d’Etat ont pris place autour de notre président à l’air grave et plutôt soucieux, pour le conseil des ministres et la présentation du nouveau gouvernement. Seulement trois petits nouveaux ont pris place, car nous connaissons déjà tous les autres. Pour remplacer Gérard Collomb, on a nommé le fidèle Christophe Castaner, et pour le remplacer à son ancien poste, on a nommé une autre personne de la famille, et ainsi de suite. On serre les rangs et surtout tous unis derrière le chef.

Notre président remet les choses en place. La période est difficile, depuis l’affaire Benalla. Les oppositions sont nombreuses, et les Français deviennent de plus en plus mécontents. Mais, envers et contre tous, le cap suivi restera le même, les nombreuses réformes devront être votées et exécutées. Quant aux élections européennes qui approchent, il faut déjà s’y préparer, car il faut les remporter. Rien ni personne ne doit les arrêter. Leur charge sera difficile, mais ils sont nommés pour réussir, et il est, lui, de plus en plus convaincu que la politique menée est la seule valable.

Serait-ce coïncidence ou pas ? Le jour de la présentation du nouveau gouvernement, nous sommes les témoins de l’évènement suivant : dès sept heures du matin, des policiers et un procureur de la République en tête, sur ordre du Parquet de Paris, font irruption dans les appartements privés et dans le local du parti « La France Insoumise », le fief de notre bouillant méditerranéen Jean Luc Mélanchon, élu député et chef de groupe à l’Assemblée, justement ce fameux leader qui fait barrière à la politique actuelle et demande même aux citoyens mécontents de profiter des élections européennes pour voter contre le président et sa politique. C’en est trop, il devient gênant, il serait peut-être opportun de l’éliminer lui aussi….. On a déjà connu cela pendant la campagne présidentielle, rappelez-vous.

Il est regrettable que Monsieur Mélanchon se soit exprimé avec autant de violence, sans pouvoir garder son calme devant les forces de l’ordre et Le Procureur. Dans sa colère, il pose une question importante : qui a donné l’ordre de perquisition ? D’après la loi, il est député, élu par le peuple, il représente la République, et normalement intouchable. Y aurait-il un nouveau complot lancé contre lui, pour l’évincer ? Y aurait-il connivence entre pouvoir politique et justice ? La justice est-elle la même pour tout citoyen ? Pourquoi poursuivre avec acharnement certains leaders politiques et protéger certains de nos ministres actuels, qui traînent, depuis quelques années, des casseroles derrière eux ?