Graves désordres dans notre service d’ordre

Monique Cochinal

La dix huitième manifestation des gilets jaunes fut une journée d’une violence inouïe. On a assisté, avec tristesse, à de véritables scènes de guérilla, avec le sentiment très net d’un grand désordre du côté des policiers impuissants devant cette minorité de casseurs, toujours les mêmes, parfaitement organisés, qui réussissent toujours à s’infiltrer dans les cortèges, et qui, munis d’outils, arrachent des pavés, des grilles, des palissades de chantier, cassent, incendient, pillent et, leur sale besogne faite, disparaissent, tels des fantômes, dans les rues adverses, sans que les policiers puissent les attraper. Ils sont connus de la police, pourtant.

Samedi dernier, nos services de renseignements étaient informés qu’un groupe plus important et plus violent, bien décidé à « tuer du flic » serait présent dans cette manifestation sur la plus belle avenue de France. Alors, pourquoi ne pas avoir prévu plus d’effectifs ? La nouvelle méthode tant vantée par notre Ministre de l’Intérieur, dès décembre, devant une première commission d’enquête du Sénat, est-elle efficace ? Apparemment non, quand on voit nos policiers reculer devant une petite minorité de casseurs et assister, impuissants aux nombreux ravages, incendies de boutiques, de banques, immeubles. Que s’est-il passé ? Quels sont les responsables de tous ces désordres ?

Dès le lendemain de ce funèbre jour, dès le retour du Président Macron parti en week-end faire du ski, il y eut une grande réunion de crise : hauts fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur, policiers, Madame Belloubet, Ministre de la justice, l’adjoint du Ministre de l’Intérieur, pour savoir quels étaient les responsables de ces graves désordres, qui devaient être sanctionnés ? Qui n’avait pas respecté les consignes de fermeté données, bien sûr, par Monsieur Castaner, le grand chef responsable de l’ordre public de notre Etat ? Très vite, on devait trancher. Très vite, on devait faire tomber une tête, mais, laquelle ? Vous souvenez-vous ? Du temps de l’affaire Benalla, on a beaucoup parlé d’un certain préfet de police : Michel Delpuech, pas forcément d’accord avec les affirmations de certains dirigeants de l’Etat, dans cette commission d’enquête sénatoriale. On a donc décidé, après délibération, que notre préfet de police devait être limogé (bien qu’excellent préfet, d’après les affirmations de Monsieur Castaner), car il aurait dû savoir que les ordres de fermeté données par notre Ministre de l’Intérieur, n’avaient pas été respectés, laissant nos policiers, gendarmes mobiles, ou non mobiles, sans ordres précis, et on sait que sans ordre de charger, pas de charge, c’est la loi, au risque de se faire massacrer par ces casseurs.

Cependant, comme il était évident qu’il y avait eu de graves dysfonctionnements, à nouveau, dans plusieurs de nos institutions, deux de nos ministres : Monsieur Castaner, et Monsieur Lemaire, ainsi que l’adjoint de Monsieur Castaner ont été convoqués devant une nouvelle commission d’enquête du Sénat, car nous sommes en droit de connaître la vérité dans cette grave crise gouvernementale.

Décidément, rien ne va plus dans ce « nouveau monde ».

Le Président Macron découvre que c’est plus facile gagner une élection que gouverner…

Le Président Macron a-t-il perdu le contrôle?

Maria Rodriguez-McKey et Bernard Owen

Une élection qu’il a gagné par défaut car seulement 49% de l’électorat a voté au deuxième tour de la présidentielle et 43% de ceci ont voté contre Marine Le Pen. Même Chirac a fait mieux que Macron avec 82% au deuxième tour…

Pour gouverner il faut un savoir -faire qui ne peut être acquis que  par des années d’expérience.  Votre médecin, par exemple, il a lui une formation mais il a besoin de la pratique.  Pourquoi cela serait différent pour le Président de la République surtout qu’n France il a des pouvoirs qui vont bien au delà du régalien.

Quand la situation économique et donc sociale est bonne, le manque d’expérience peut ne pas être un problème, quoi que…En plus, avoir des ministres techniciens mais l’aspect politique, surtout quand on essaye de faire des réformes structurelles, me semble une équation très difficile.

Pourquoi le Président Macron n’a pas réagit quand il a appris pour Benalla?  pourquoi il a aussi attendu trois semaines pour faire quelque chose face aux Gilets jaunes?  S’il avait du savoir-faire et de l’instinct politique … parce que les français soutiennent encore les Gilets Jaunes (dernier sondage: 61%).

La raison pour ce soutien se trouve-t-il dans une certaine méfiance à l’égard du Président? Peut-être même que le respect que l’on doit au chef est absent? Peut-être même que ils les voient considère une opposition plus audible que celle à l’Assemblée Nationale ?

Parce que contrairement à l’avant 2017, le système de partis c’est écroulé, les corps intermédiaires sont inaudibles, le parti La République en Marche n’a pas de relais au niveau locale et surtout le Président Macron est un « control freak » (contrôle monstre) sans le savoir-faire nécessaire pour gouverner un pays.

TROIS ARTICLES POUR LES PROCHAINES ELECTIONS EUROPEENNES

TROIS ARTICLES POUR LES PROCHAINES ELECTIONS EUROPEENNES

L’élection au Parlement européen (mai 2014)

BERNARD OWEN | LE 23/04/2014

Nous arrivons bientôt aux élections européennes, qui se pratiquent au scrutin de liste proportionnel. Or, ce mode de scrutin mène parfois à des situations surprenantes. Contentons-nous d’indiquer que ce mode de scrutin présente à première vue certaines incohérences, à savoir qu’il est moins politique qu’il ne paraît et serait mieux placé dans le domaine de la sociologie.

Un schéma commun à l’Europe

Voyons les élections pour le Parlement européen de 2004 et citons le journal « Le Monde » du 15 juin 2004 : « Les électeurs européens de tous les pays s’abstiennent ou punissent leurs dirigeants ». Tomaz Zukowski parle des élections parlementaires européennes : « un vote de défiance contre le gouvernement, une pré-élection nationale ». Le journal « Le Monde » revient sur le cas de la France : « L’élection européenne a lieu au moment d’un gouvernement de droite : Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac, déjà défaits aux régionales de mars 2004 ».

Confusion quant aux raisons des niveaux atteints

Plus tôt encore : aux élections européennes de 1979, donnons l’exemple d’une élection gagnée par une personne intéressante, mais dont le charisme n’était pas la raison de la victoire de la liste U.D.F.

Simone Weil, tête de liste, obtient 27,6 % des suffrages, alors que Jacques Chirac, R.P.R., n’obtient que 16,3 % des suffrages, sous la présidence de Giscard d’Estaing : U.D.F. Jérôme Jaffré dans la revue « Pouvoirs » II 79 nous fait part d’une étude où il découvre plus de similitudes géographiques entre le vote pour le candidat Giscard d’Estaing aux élections présidentielles de 1974 qu’avec le score des candidats U.D.F. aux élections législatives, pourtant plus proches, de 1979. La liste U.D.F. faisait mieux que celle du R.P.R., mais, naturellement, l’opposition de gauche obtenait un retentissant 44,1 % des suffrages. Le président de la République entraînait donc derrière lui la partie de la majorité législative qui était la sienne.

La popularité du Président par rapport à l’élection

Plus proche de notre époque. Aux élections européennes de 2009, l’U.M.P. avait obtenu 27,9 % des suffrages, ce qui était reconnu comme une victoire, et avait représenté un gain de popularité au Président Sarkozy, qui dura un mois pour retomber aux 37 % précédents (TNS – SOFRES).

Qu’en sera-t-il de nos élections européennes de 2014 ? Une victoire des socialistes en cette période de crise se présenterait comme exceptionnelle. Une telle victoire découlerait directement du changement de premier ministre. Pourquoi ? Une élection pour le parlement européen disposant d’un pouvoir peu connu du public et dont la structure n’est pas à l’image d’une de nos démocraties, à savoir : une équipe qui gouverne et une autre qui la contrôle au sein d’une assemblée, entraîne des doutes. L’Europe est-elle une protection contre la mondialisation ? Ou, au contraire, se mêle-t-elle de questions nationales propres aux diverses nations ?

La crise étant présente, l’action gouvernementale sera commentée et surveillée. Seulement, voilà, les spécialistes de l’économie étant rares, l’on prendra en compte ses propres ennuis, ses craintes, et l’on sera attentif au travail du gouvernement. Là encore, que savons-nous sur la valeur de sa besogne, sa technicité ?

Alors, nous devrons nous fier à son apparence. L’on jugera le gouvernement tel que l’on sait juger une ou telle personne. Sont-elles énergiques, courageuses ? Peut-on faire confiance au gouvernement pour prendre, le moment venu, les décisions qui s’imposent ? Il s’agira moins de l’action du gouvernement, mais que de l’impression et de la confiance qu’il suscitera..

En savoir plus sur http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2014/04/23/cercle_96123.htm#vIeKvqZgQhHZ3ysG.99

Elections européennes : la nouvelle donne

BERNARD OWEN | LE 06/05/14

De toutes nouvelles données se présentent à l’approche des élections européennes. Elles se situent au niveau de l’autorité qui apparaît au gouvernement. Les sondages, qui se présentaient de façon monotone, prennent leur envolée et apportent l’éclat d’un véritable combat politique, même si l’Europe n’en est que la scène.

Que penser de ces prochaines élections européennes ? Elles faisaient peur… La proportionnelle, même au sein d’une France découpée en 8 circonscriptions, ne pouvait que favoriser les extrêmes. La dynamique de Marine Le Pen (« Marine la Divine » des Guignols) devancerait-elle l’U.M.P. ? Lors du sondage Opinion Way dans le Figaro du 6 avril 2014, 17 % des interrogés ne se prononçaient pas, mais veulent aller voter. En consultant les sondages, qui s’étalent du 9 octobre 2013 au 9 avril 2014, le Parti Socialiste est systématiquement en troisième position derrière l’U.M.P. et le Front National. Or, le monde politique français vient de se transformer au moment des élections européennes du 25 mai 2014.

Il est certain que le scrutin proportionnel favorise les extrêmes, mais il y a aussi bien d’autres choses à dire sur ce sujet. Regardons la situation en France. Trois principaux partis sont présents. Le Parti Socialiste dispose du Président de la République et, jusqu’à une date récente, d’un Premier ministre, qui l’un comme l’autre ne présentaient pas l’image de l’autorité. L’U.M.P., à partir de la C.O.C.O.E., a donné l’impression d’une force désorganisée. C’est de ce constat que l’énergie de Marine Le Pen apporte l’image qu’une nation attend de ses dirigeants. Or, la proportionnelle a d’autres effets.

Hormis certaines situations que nous connaissons bien, le parti est subordonné à l’homme. Cela en Europe ou ailleurs. Par exemple, en Amérique du Sud, on a longtemps pratiqué exclusivement la proportionnelle dans des régimes présidentiels, et dans ce cas, le Président tire derrière lui le parti, qui retombera à un niveau dérisoire, si le Président n’accomplit qu’un seul mandat. Il faut comprendre que l’électeur, surtout dans le cas de ce mode de scrutin, cherche le chef qui se doit d’être compétent et énergique.

Le scrutin proportionnel, sous quelque forme que ce soit, est dangereux. Un livre en anglais (non en américain) vient d’en parler abondamment. Encore faut-il à l’occasion tenir compte des possibilités de ce mode de scrutin.

En France, depuis les élections municipales, le gouvernement a changé. Plaçons-nous le 4 mai 2014 (rédaction par M6 info – GETTXI de 1) : près de deux tiers des Français (64 %) estiment que Manuel Valls est un bon Premier ministre (sondage BVA pour le journal « Le Parisien »).

À noter que pour 76 % des sympathisants de gauche, il est un bon Premier ministre, et 51 % des sympathisants de droite. 50 % des Français pensent qu’il sera efficace pour réduire les déficits publics, mais seulement 32 % croient à sa possibilité de réduire le chômage (les Français sont lucides). 80 % des interrogés le jugent autoritaire.

Il a suffi de le voir devant l’Assemblée nationale où il a répété à trois reprises avec beaucoup d’énergie « j’assume » pour en être convaincu. Quant à son comportement politique, 53 % des Français le trouvent juste comme il faut, ni trop à gauche, ni pas assez à gauche. Pour les sympathisants de gauche, une courte majorité le trouve pas assez à gauche, alors que 47 % le trouvent juste comme il faut, et 3 % « trop à gauche ».

Les élections européennes sont différentes des votations municipales qui représentent un enjeu local proche de chacun.

Par suite du changement de personnalité du gouvernement cette année, l’élection européenne prendra une configuration réellement politique, non seulement nationale, mais aussi européenne.

En savoir plus sur http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2014/05/06/cercle_97061.htm#TtjFY4pi7mte9lm3.99

Les élections européennes à la recherche de la bonne gouvernance

BERNARD OWEN | LE 27/05/14

par Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey –

À la suite des auteurs du XIXe siècle, la croyance dominante a été que le fait de pratiquer le scrutin proportionnel jouait essentiellement sur l’obtention d’une certaine équivalence entre le pourcentage de suffrages et le pourcentage de sièges obtenus. Or, il n’en est rien.

Le scrutin proportionnel, en comparaison à un scrutin majoritaire à circonscription uninominal (cela veut dire que la nation est divisée en circonscriptions, chacune devant élire un seul député), a un effet non négligeable sur le nombre de suffrages obtenus par les partis eux-mêmes.

Pour illustrer ceci, prenons le cas de l’UKIP, parti récemment venu en Grande-Bretagne, qui peut se réjouir du scrutin proportionnel des élections européennes.

En France, les élections qui se présentent à la façon d’une grande circonscription, qu’elles soient ou non au scrutin proportionnel, sont un avantage pour les partis non intégrés dans le bipartisme droite-gauche. L’on y trouve le premier tour d’une élection présidentielle. En 2002, Jean Marie Le Pen a éliminé le candidat socialiste.

Certes, elle faisait suite à une longue période de cohabitation (1997 – 2002), ce qui ne pouvait que troubler l’électorat. L’expérience a peu de chance de se renouveler. Les élections européennes au scrutin proportionnel (même si la France est divisée en 8 circonscriptions) sont la porte ouverte aux partis tels que le Front National, d’autant plus que ce mode de scrutin peut favoriser les scissions des autres formations du bipartisme. L’on revient à « l’accordéon électoral ».

Le scrutin majoritaire rassemble et le scrutin proportionnel divise : ce dont parlait Jean-Luc Parodi – les scrutins majoritaires ou à tendance majoritaire, et les élections européennes au scrutin proportionnel, déjà bien installées dans la plupart des États européens, et le Front National ou les partis populistes toujours prêts à s’engouffrer dès qu’une porte est ouverte.

Lors des élections européennes de 1989, le Front National obtient déjà 11, 73 % des suffrages et 10 sièges, ce qui n’est déjà pas très loin du Parti Socialiste : 23, 6 % des suffrages et 22 sièges, alors que le RPR et l’UDF présentent une seule liste.

Les élections européennes de 1994 accordent 10,6 % des suffrages au Front National et 11 sièges, mais la proportionnelle divise la gauche et le Parti Socialiste n’obtient que 14,5 % des suffrages et 15 sièges, et les Radicaux de Gauche 12 % des suffrages et 13 sièges.

Les élections européennes de 1999 voient toute la droite divisée. Le Front National n’obtient que 5,7 % des suffrages, la scission 3,3 % des suffrages. Le RPR – DC obtient 12,8 % des suffrages, alors que le RPF réussit mieux avec 13 % des suffrages et 13 sièges. L’UDF obtient 9,3 % des suffrages et 9 sièges. Le bipartisme est en loque.

En réalité, il ne faut pas critiquer les élections européennes de 2014. Elles ne sont que l’image de la mauvaise gouvernance que l’on constate dans la plupart des États membres « proportionnalistes ».

Psychologues, psychiatres, sociologues scrutent l’être humain dans sa vie privée ou dans sa vie sociale et politique, ce qui donne lieu à de nombreuses recherches et publications… et les institutions ? Les rédacteurs de lois, de systèmes électoraux ne tiennent aucun compte des recherches faites, et l’on considère l’être humain comme une unité que l’on maîtrise selon des règles en dehors des réflexions comparatives. Il paraît plus simple de concevoir un ordinateur, une fusée que de mettre en place des institutions raisonnables.

Note : Information obtenue des sites BBC, CEVIPOL.

 

Le Parlement européen: modalités d’élection

 


ww.europarl.europa.eu

Les procédures d’élection du Parlement européen sont régies à la fois par la législation européenne, qui fixe des dispositions communes pour l’ensemble des États membres, et par des dispositions nationales, qui varient d’un État membre à l’autre. Les dispositions communes prévoient le principe de représentation proportionnelle ainsi que certaines incompatibilités avec le mandat de député au Parlement européen. De nombreuses autres dispositions importantes, par exemple le système électoral précis et le nombre de circonscriptions, sont régies par le droit national.

Base juridique

Article 14 du traité sur l’Union européenne (traité UE) et articles 20, 22 et 223 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE).

Acte du 20 septembre 1976 portant élection des représentants à l’Assemblée au suffrage universel direct[1], modifié en dernier lieu par la décision (UE, Euratom) 2018/994 du Conseil du 13 juillet 2018[2].

Règles communes

  1. Principes

Tout en décidant que le Parlement européen serait d’abord composé de députés désignés par les parlements nationaux, les traités initiaux avaient prévu qu’il serait ultérieurement élu au suffrage universel direct. Le Conseil a mis en œuvre cette disposition avant les premières élections directes de 1979 au moyen de l’acte du 20 septembre 1976 portant élection des représentants au Parlement européen au suffrage universel direct. Cet acte a profondément modifié la position institutionnelle du Parlement européen et il est le document fondateur d’une Union plus démocratique.

En 1992, le traité de Maastricht prévoit que les élections doivent suivre une procédure uniforme devant être adoptée à l’unanimité par le Conseil sur la base d’une proposition du Parlement européen. Toutefois, étant donné que le Conseil n’a pu adopter aucune des propositions, le traité d’Amsterdam a introduit la possibilité d’adopter des «principes communs». La décision 2002/772/CE, Euratom du Conseil du 25 juin 2002 et du 23 septembre 2002[3] a modifié en conséquence l’acte de 1976 et introduit les principes de représentation proportionnelle et d’incompatibilité entre les mandats nationaux et le mandat européen.

Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le droit de vote et d’éligibilité a acquis le statut de droit fondamental (article 39 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne).

La valse des costumes de nos hommes politiques

Monique Cochinal

Hier après midi, petite récréation sur nos chaînes d’informations. En effet, il a été question de costumes, mode, grands couturiers parisiens, chaussures et autres cadeaux qui ont fait polémique dans la carrière de nos hommes politiques, et c’était d’un comique !!!

Il était question des nombreux costumes portés par notre très élégant ancien ministre : Jacques Lang, pour un montant astronomique de 400 000 Euros (de quoi faire rougir d’envie et de rage nos gilets jaunes). Il n’est plus ministre, alors, comment pouvait-il se payer de tels costumes ? D’où venait cet argent ? Il y avait suspicion de corruption, on devait savoir. Transparence … transparence.

Alors, on se souvient des cadeaux offerts à nos différents dirigeants de la Vème République : les superbes chaussures offertes à un certain haut fonctionnaire : Monsieur Dumas, en échange de quel grand service rendu ? L’affaire des diamants, la montre venant du richissime pays d’Orient : le Qatar, offerte à notre Ministre de l’Economie, qu’il a refusée pour avoir la paix (grand bien lui en a pris), et bien sûr, lors de la malheureuse campagne électorale des dernières élections présidentielles, l’affaire des deux costumes de grande valeur, payés à François Fillon par un faux ami, pour un montant de 40 000 Euros.

Bien sûr, il fut question des somptueuses toilettes dessinées par nos grands couturiers et portées par notre première dame de France. Là, on nous affirme qu’elles sont prêtées seulement par nos célèbres grandes maisons de couture pour le prestige de la mode française dans le monde. Il était important de le signaler au moment où les Français et les gilets jaunes demandent des comptes à tous nos dirigeants concernant leur train de vie. Cependant, ils se souviennent de la piscine construite spécialement pour le Président Macron, dans sa résidence d’été, alors qu’il a l’audace d’avouer aux badauds, qui l’entourent, qu’il préfère de beaucoup les bains de mer, sur sa plage privée … mais que pour sa sécurité c’était préférable et moins onéreux pour l’Etat de se baigner dans sa piscine. Ils se souviennent également de la nouvelle vaisselle en porcelaine de Limoges, et des nouveaux meubles achetés par Madame, aux frais de l’Etat, bien sûr. A chaque déplacement, le Président Macron s’entoure de nombreux collaborateurs et aussi de ses serviteurs attitrés, y compris son chef cuisinier et son équipe qui veillent à tout, prévoient tout. On raconte que, lors du passage du Président Macron dans la ville de Reims, un merveilleux repas de produits régionaux avait savamment été élaboré par un réputé chef cuisinier de la ville, mais … c’était sans compter l’avis du chef cuisinier de l’Elysée, qui a tout fait annuler, une fois arrivé sur place (on ne sait jamais, on aurait pu en profiter pour empoisonner le président). Quel désespoir et quel affront pour notre belle ville de province !

Quand et pour combien d’Euros allons-nous dévoilé le nombre de chemises faites sur mesure portées par notre président ? Un grand nombre, je pense, car il mouille sa chemise, dans chaque grand débat national, tellement il s’active…..

France accused of ‘repression’ policy to quell protests

Riot police chase a ‘gilets jaunes’ protester during a demonstration on March 9 in Quimper, western France © AFP

Macron government denies rights abuses against ‘gilets jaunes’

Victor Mallet in Paris

The French state under Emmanuel Macron has been accused of “strengthening security and repression” not only to tackle terrorist threats but also to deal with anti-government gilets jaunes protesters and migrants.

In his 2018 annual report released on Tuesday, Jacques Toubon, the official rights defender or national ombudsman, complained of an unprecedented number of preventive arrests that appeared to be an extension of the anti-terror state of emergency imposed in 2015 and supposedly ended in 2017.

“In France, along with the decline of public services, a policy of strengthened security and repression has taken root in the face of the terrorist threat, social troubles and fears about an immigration crisis,” the report said.

It concluded that a security mindset had contributed to the formulation of a new legal approach, based on suspicion, “in which fundamental rights and liberties have been to a certain extent undermined and weakened by security measures aimed at controlling public spaces”.

Christophe Castaner, Mr Macron’s interior minister, immediately rejected the accusations. “For weeks, every Saturday, our security forces have been attacked,” he said. “You have to ask a simple question: ‘Do our security forces have the right to defend themselves in the face of the ultra-violence of some demonstrators?’”

Stanislas Gaudon of the Alliance Police Nationale, a trade union, said Mr Toubon had forgotten the “increasingly aggressive and organised nature” of the extremists of left and right, who had used the gilets jaunes (yellow vest) demonstrations as cover for their attacks on the police.

The police said 1,300 officers had been injured along with 2,000 demonstrators. Eleven people have also died during the demonstrations in traffic accidents, mostly at roundabouts and junctions where the demonstrations began in November last year as a motorists’ protest against a rise in green taxes on fuel. J

t The Financial Times is collaborating with 16 news organisations for an experiment called Europe Talks, where we connect thousands of Europeans for face-to-face conversations across borders. Would you like to be involved? Click here to find out more.

The UN and the Council of Europe have condemned what they saw as the disproportionate use of force against demonstrators, in particular the firing of more than 13,000 rounds of rubber bullets, stun grenades and tear gas canisters.

Even some of the president’s own party members in the National Assembly abstained from a vote on “anti-wreckers” legislation that is set to become law shortly. It would allow officials to ban individuals from demonstrating and forbid protesters from obscuring their faces to avoid identification.

Gaspard Koenig of the liberal Paris think-tank Generation Libre, writing in the Financial Times, said the French president was “the progressives’ darling”, but added: “Mr Macron is on a slippery slope towards a kind of ‘democratic despotism’ familiar to readers of Alexis de Tocqueville. It places general welfare and public safety above individual rights.”

However, Mr Macron’s double response to the gilets jaunes — simultaneously cracking down on the protests and launching a “great national debate” on popular grievances — has found favour with voters, especially with shopkeepers and conservatives fed up with months of weekend disruptions in city centres.

Recent opinion polls show his approval ratings among the French, while still in the 20s or low 30s in percentage terms, have risen to the level they were before the start of the gilets jaunes protests.

La République en Marche, Mr Macron’s party, holds a narrow lead over the extreme-right Rassemblement National of Marine Le Pen in polls ahead of the European elections in May.

Grand débat national … et après ?

Monique Cochinal

Voilà presque trois mois que nous assistons, chaque jour, en direct et pendant de longues heures aux nombreuses séances déployées dans les villes, les campagnes, au nord, au sud, à l’est,  à l’ouest de notre beau pays de France. C’est le grand débat national, une brillante et unique initiative de notre Président aux abois, depuis le déferlement des gilets jaunes. Il fallait se montrer à la hauteur. La France n’est pas un pays comme les autres. A grand roi grand débat !

Nous avons pu faire la connaissance de nos illustres jeunes macronistes : des ministres, des députés, des maires, des secrétaires et hauts fonctionnaires de La République en Marche, entourant le président en personne et vantant toutes les réformes en cours et à venir, pour le bien de la France. Avec notre gouvernement actuel et notre Président en premier, il y a toujours une bonne solution, la meilleure réforme prévue, mais il faut attendre. Paris, dit-on ne s’est pas fait en un seul jour ! On nous dit : « nous ne pouvons pas poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique » ou encore : « les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux. Alors comment faire ? La transition écologique ? « Pour la réussir, il faut investir massivement …. Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir ». La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. Comment faire partager les choix que nous devons faire à cet égard à l’échelon européen et international ? La belle lettre de notre président aux Français se poursuit ainsi en abordant les thèmes choisis d’avance, précédés d’un commentaire dans le genre de : « Il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté …… Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ? Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ? » Nous y voilà : c’est la grande question à la mode. Plus de proportionnelle pour élire nos députés ? Moins de proportionnelle ? Cette question a souvent été débattue en assemblée au cours de la Vème République, et toujours fortement demandée par nos petits partis minoritaires, sans penser aux conséquences néfastes qu’elle produit avec la formation de gouvernements divisés, affaiblis incapables de s’entendre et de prendre les bonnes décisions en cas de crises.

Une question, pleine d’ambigüité est posée : « Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat, et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il le transformer et comment ? Fort difficile pour un simple citoyen d’y répondre….

Notre Président nous dit encore : «  La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble, comment renforcer les principes de la laïcité française dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? ». Comment notre simple gilet jaune pourrait y répondre ? A chacun son métier.

Cette série de questions et surtout les réponses, demandent une étude approfondie dans tous les domaines, que le simple citoyen ne possède pas. Par contre, ce qu’il voit et ne lui plaît pas du tout, ce sont les dysfonctionnements de nos principales institutions : pouvoir exécutif, pouvoir judiciaire, pouvoir législatif. Il voit que l’économie repart partout ailleurs et que dans son pays le nombre de chômeurs ne baisse guère, il constate que le pouvoir d’achat est en baisse et que les impôts sont en hausse. Il s’indigne des marques d’injustice de Dame Justice.

Alors le grand débat et quel sera l’après ? Je crains fort que, malheureusement, ce soit ensuite la grande débâcle.

Czech PM praises Trump and urges Macron to read Asterix

Andrej Babis finds agreement with US president on immigration, defence and China

Demetri Sevastopulo in Washington  10 HOURS AGO

Czech prime minister Andrej Babis looked content after meeting Donald Trump, except that he seemed disappointed about one thing: not being allowed to present the US president with a famous Czech gun.

Sitting in the Hay-Adams hotel in Washington after his meeting, the billionaire businessman-turned-politician opened his phone and showed a photo of a limited-edition gun commemorating the 100th anniversary of the Czechoslovak Republic. He was unable to present the gun — which he added was a favourite of Israeli prime minister Benjamin Netanyahu and King Mohammed of Morocco — in person for security reasons.

“I have given this photo to the president [instead],” he explained. Given his business background, harsh stance on immigration and claims of conflict of interest related to his former company Agrofert, Mr Babis has been described as the European Donald Trump. Ano, the anti-establishment party he founded, surged to victory in 2017 on a populist wave. Mr Babis, who likes to compare himself to the US president, says he was a fan of Mr Trump long before his election victory.

During his meeting with Mr Trump last week, he showed him an email he had sent in January 2016 inviting Mr Trump and his daughter Ivanka to a fashion show in Prague.

“I was his supporter before he won the primaries,” he said. “I sent this letter because I think we need businessmen in politics. The professionals who like politics . . . have no idea how the real world works.”

Mr Trump and I] have the same opinion about illegal migration. So he asked me, how many migrants are you taking? I said zero Andrej Babis

Mr Babis said he was surprised at how positive Mr Trump was about the “great” Czech people, but remarked that Ivanka, whose mother Ivana is Czech, did not speak the language. The two leaders last met in Brussels at a Nato summit in July 2018 when Mr Trump castigated US allies for not spending more on defence. “Maybe I was expecting something he will criticise, but it was not the case.”

The Czech prime minister said one reason for the positive reception was that Prague was on course to meet a Nato-wide pledge to spend 2 per cent of gross domestic product on defence by 2024.

“I said ‘Mr President, you see this is my chart. When I came to be minister of finance the spending is going this way’,” he says, redrawing the chart. “He likes charts. Another thing we have in common.”  A picture of the chart on Nato spending Mr Babis drew in the FT’s notebook Mr Babis said he understood why Mr Trump reacted in that fashion at the Nato summit because that is how businessmen tackle problems. “I have the same approach, more or less.”

He illustrates his bluntness by criticising French president Emmanuel Macron who recently said nations that want to be part of the visa-free Schengen area should accept a common migrant asylum policy.

“He’s trying to be a European leader but should probably solve his problems in France,” he said about Mr Macron of trying to divide Europe. “His opinion about migration is completely unacceptable.”

Continuing his complaint that Mr Macron wanted to divide Europe, the French-speaking Mr Babis asked why some European nations had to wait years before being let into the Schengen agreement.

He compared Europe to the village that Asterix defended from the Romans in the eponymous comic series. “You know the Asterix and Obelix cartoons? Europe is the village. We have to define the village . . . and who lives inside of this village,” he said. “Shall we take Bulgaria, Romania and Croatia? Why they are waiting eight years to come to Schengen?”

Mr Babis said Mr Trump was “happy” when he described his immigration stance. “We have the same opinion about illegal migration. So he asked me, how many migrants are you taking? I said zero.”  One area where they disagree is over the tariffs Mr Trump has threatened to put on imports of European cars. “I spent most of the time of discussion arguing why it would be very bad if he applied tariffs,” he said, adding that Mr Trump “doesn’t have a good feeling from these negotiations” with the Europeans.

But he said he shared the US president’s concern about China, saying Chinese companies have not been sustainable investors in his country and criticising the “16+1” initiative that China created with 11 European states and five Balkan nations to boost co-operation.

“I’m not very satisfied with it, because we should sell more to China. And actually it’s not the case.”

Asked why Milos Zeman, Czech president, had taken a more sanguine approach to China, he defended the position by suggesting that Mr Macron had cozied up to China. “My president is fighting for the interests of Czech companies. When Macron was in China, he sold 200 Airbuses and he was happy.”

As Prague prepares to issue a tender for a nuclear reactor, he suggested Chinese bidders may struggle because while the process would be “transparent”, there were energy security and geopolitical factors.

“The price is important. Of course the security is also important. But we are oriented to the EU and US basically in business and also in security operations.” Asked if the Czech Republic should consider introducing a law to permit the screening investments for national security, he said: “Yes, I think so.”

Weary after a long day, he ended his interview with the Financial Times by marvelling at Mr Trump’s energy, flattering him in a way that other leaders have learnt curries favour with the US president.

“I was watching CNN and Fox and Bloomberg because I go to gym 5:30 in the morning,” Mr Babis said. “He came back from Vietnam and he has spoken three hours [at a forum]. He’s a great speaker, great leader, and I was very much impressed by him today.”

FT Opinion: Emmanuel Macron is on a slippery slope towards ‘democratic despotism’

The French president’s clampdown risks putting public safety above individual rights

‘Macron’s Elysée runs on a system of concentric circles of which he is the absolute centre. The ‘Sun King 2.0’ has created his own court.’ Photograph: Javier Soriano/AFP/Getty Images

Gaspard Koenig 4 HOURS AGO

Quick, name this country: criticised this week by the UN Human Rights chief for using excessive force against protesters, its government has proposed a string of bills to repress demonstrations, dissolve dissidents’ networks, promote an “official truth” and suppress content on social media. Now its president is openly musing about appointing civil servants to oversee the media and control the news.

Welcome to France, home of Emmanuel Macron, the progressives’ darling. The protesters, of course, are the naughty gilets jaunes, who could be individually banned from attending public demonstrations and put on a government watchlist under the “anti-riot” bill that passed the French National Assembly last month.

The dissidents, meanwhile, are on the far-right. Mr Macron has pledged to dissolve their (so far lawful) associations. Freedom of speech restrictions are being discussed for vile “anti-Zionists” to address a loophole in existing legislation that already outlaws anti-Semitism. Promotion of official truth is the inevitable flipside of the well-intentioned “anti-fake news” bill that passed in November. And a bill currently being drafted only asks social media groups to take down hateful posts, which already happens in Germany.

France’s interior minister justifies police use of controversial “flash-ball” anti-riot weapons by citing the violence displayed by the protesters. And Mr Macron told reporters that a new official press body would merely seek to ensure the “neutrality”of the news.

Financial Times readers have nothing to worry about then: sensible posts and decent behaviour are unlikely to put us behind bars. Surely we can trust a moderate reformist government to identify the bad guys and protect good ones?

Well, no. The rule of law doesn’t work that way. Tolerating deviant, irritating or eccentric attitudes that do not directly harm others is the very definition of an open society. By attempting to define who is allowed to write, speak, tweet or demonstrate, Mr Macron risks further antagonising his disgruntled opponents.

By responding to every social ill with laws that soothe mainstream public opinion, the government exacerbates deeper tensions. It is also laying the ground for far worse abuses — if not by this administration, then by its successors. Mr Macron’s claims to be acting to preserve conventional moral norms make him all the more threatening.

His clampdown on civil liberties is part of a consistent pattern since he took office in 2017. An October 2017 antiterrorism law substantially increased the powers given to police forces. A February 2018 immigration law weakened the rights of migrants and asylum seekers. In October, the French supreme court refused to halt the creation of a biometric database of detailed information on all French citizens.

Jacques Toubon, the ombudsman responsible for defending individual rights, has regularly criticised the policies of this government. François Sureau, a prominent lawyer and longtime supporter of Mr Macron, summed up the situation bluntly: “Fundamental rights are under attack”.

Mr Macron is on a slippery slope towards a kind of “democratic despotism” familiar to readers of Alexis de Tocqueville. It places general welfare and public safety above individual rights. This reflects a worrying global tendency of liberal democracies to borrow the modus operandi of autocracies.

We cannot be complacent. Prohibiting obnoxious content on social media is censorship. Gathering biometric data is surveillance. Locking up potential offenders before they commit any crime is repression. Wounding demonstrators is state-sponsored violence, and imposing neutrality in newsrooms is authoritarianism. Citizens should resist the impulse to impose virtue by force. The writer is president of GenerationLibre, a Paris-based think-tank