L’importance du vide pouvoir crée par le départ de Kadhafi est écore évident dans la région.

Kadhafi au Nations Unies

Bernard Owen

Revenons un instant à Kadhafi, qui avait grande la avant la guerre avait eu un prix international de grande importance décerné par les Nations Unies à la suite de ces travaux. A l’époque je ne me  n’intéressait pas dans  ce genre de travaux considérables. Je vais décrire l’intervention car il I y a trois ans je me trouvais en Italie quand un collègue m’a demandé si je ne souhaitais pas rencontré l’ingénieur qui avait prit part dans la direction de ces vastes travaux. Naturellement, j’ai accepté. . Il s’agissait de joindre les nombreuses sources d’eaux dans le désert qui se perdrait dans le sable.

Quelques remarques personnelles bien sûr.  Les Suédois m’ont demandé  de me rendre au Mali à trois reprises. Il s’agissait d’entretiens sur la démocratie.  Kadhafi agissait contre les terroristes dans le µSahel  et avait fourni un visa à vie pour les nomades (Tuaregs) qui n’avaient plus d’utilité commerciale.  Au moment  où l’Occident s’est  précipité  sur la Libye les Maliens  ont défilé dans l es rues contre l’envahisseur.  La presse française n’a pas compris le sens de ses défilés. En fait, les maliens tenait à Kadhafi,  qui dévélopait  la structure du travail et avait peu à peu apporté une certaine richesse.

J’ai eu plusieurs étudiants qui ont obtenu le DU qui étaient intéressants et curieux.  Ils avaient travaillé dans une fonderie et sur ma table il y a une statue sur ma table et Monique Cochinal  a sa propre statue qu’elle place sur sa télévision.

La Libye toujours d’actualité à travers le Mali

Voici trois articles publiés en en 2013 et 2017 mais qui sont toujours d’actualité car il y a eu 53 morts depuis le début de l’opération. Bernard William Owen

 LA LIBYE  UN DES RATES DU XXIème  SIECLE?

Les grandes puissances ne sont plus les mêmes mais les jeux sont constants. L’intervention en Libye aura un coût financier et laissera sans doute des traces dans l’opinion internationale.
Les gouvernements des Etats-Unis craignaient au 18ème siècle l’intervention dans les Amériques des puissances européennes. Plus tard, le monde a changé, et les Etats-Unis ont participé à la première guerre mondiale mais l’opinion publique grâce aux sondages qui ont vu le jour dans les années 1930 était traumatisé par la guerre. On verra à travers les attitudes des gouvernements et des peuples l’attitude face aux guerres du moment. On verra le coût, le poids des mots dans l’argumentation.

Lors d’un message annuel au Congrès du 2 décembre 1823, le Président James Monroe interdit toute intervention européenne sur le continent américain, mais en contre partie exclut toute intervention américaine dans les affaires européennes. Cela deviendra, trente ans plus tard, la doctrine Monroe. Le temps s’est écoulé, les Etats Unis sont devenus une grande puissance, et leur intervention sur la fin de la grande guerre 1914 – 1918 leur a fait franchir un pas. Seulement, l’opinion américaine n’en n’est pas pour autant devenue interventionniste, et nous allons l’interroger, dès le début des sondages d’opinion, c’est-à-dire dès les années trente.

Avant la dernière guerre mondiale, la puissance dans le monde ne se situait pas aux Etats-Unis. L’opinion publique des Etats-Unis n’avait aucun désir d’adhérer à la grande organisation internationale qu’était la Société des Nations. En 1937, la question posée récoltait 33 % de oui, et 67 % de non (Gallup – 18 octobre 1937). Cette question faisait suite à d’autres plus pratiques, dont la réponse avait dû surprendre et inquiéter certains. Dès 1936, Gallup pose la question suivante : « imaginez qu’une nation étrangère attaque une autre nation. Les Etats Unis devraient-ils s’allier à d’autres nations pour l’obliger à se rendre ? ». La réponse était négative (71 % non – oui : 29 %). (Gallup – 17 novembre 1936). Gallup fait alors un parallèle discret avec la première guerre mondiale, la question posée étant : « Les Etats Unis devraient-ils s’impliquer à nouveau dans le cadre d’une nouvelle guerre ? » (Oui : 5 %, non : 95 %). (Gallup – 14 février 1937).

L’institut de sondages recherche jusqu’où va la hantise de la guerre : « les Etats Unis doivent-ils collaborer avec d’autres Etats pour éviter une guerre, même si cela comporte le risque de s’engager dans une guerre ? » 6 % sont favorables, alors qu’à la question : « faut-il faire tout ce qui est possible pour ne pas participer à une guerre qui nous est étrangère ? » 94 % (Gallup 10 mars 1937). Le sondeur précise la question en nommant la Grande Bretagne : « serait-il souhaitable que les Etats Unis aient un accord avec la Grande Bretagne pour qu’ensemble ils utilisent leur armée et leur flotte pour maintenir la paix dans le monde ? » seuls, 39 % répondent oui, 50 % non, sans opinion : 11 % (Gallup – 14 février 1938). A mesure que le temps passe, les questions posées se précisent : « dans le cas d’une guerre entre l’Allemagne et l’Italie contre la Grande Bretagne et la France, faudrait-il aider les uns ou les autres ? ». aider : 30 %, ne pas aider – 66 %, sans opinion – 4 % (Gallup – 16 février 1939). La tendance, en août 1939 (ROPER) est encore pour la non intervention : « … tend strictly to your own business and only go to war to defend our country » – 88 % – oui. Le changement apparaît à partir du 31 mai 1940 pour monter fortement sur la notion d’intervention, le 7 mai 1941, (ROPER), vers les 76 %.

Après la deuxième guerre mondiale, l’ambiance des Etats Unis s’est transformée. Gallup trouve 83 % des interrogés qui considèrent comme très important que les Nations Unies soient un succès (25 juin 1965). Cette réponse correspondait bien à l’internationalisation des Etats Unis, qui apparaissait, lors d’une série de questions posées par Gallup à l’automne de 1964 :

– 76 % – les Etats Unis devraient coopérer pleinement avec les Nations Unies.
– 81 % – Ils devraient tenir compte de l’avis des alliés.
– 70 % (de non) en tant que nation la plus puissante au monde, elle devrait agir comme elle l’entend.
– 70 % (de non) – nous devrions nous occuper de nos propres affaires.
– 55 % pour répondre qu’il vaut mieux penser à nos propres affaires.

Le Pew Research Center le 10-6-2011 présente (tableau ci-dessus) l’évolution de l’opinion de Septembre 2001 à Mai 2011. Le 7 juin 2011 77% considère que le Présidente Obama devrait se concentrer sur la politique intérieure.9% sur la politique internationale
Quand aux effets des événements du Proche Orient sur les Etats-Unis, voici les résultats dans ce tableau.

Que pensent nos amis américains des évènements actuels et de l’intervention en Libye ? Le 13 juin 2011, les « Rasmussen Reports » indiquent que 42 % des électeurs potentiels sont contre la prolongation de l’action américaine en Libye, contre 26 % qui sont pour, et 22 % qui hésitent. Mais, ce qui est nouveau, 59 % pensent que le Président devrait obtenir l’accord du Congrès pour continuer son intervention, contre 21 % (les 59 % sont en nette augmentation par rapport au mois de mars où ils n’étaient que 47 %) – Angus Reid-Public Opinion – 4 – 5 mars 2011. Seuls 10 % des Américains souhaitent une intervention des Etats-Unis pour renverser le régime de Tripoli. 22 % considèrent qu’il ne faut pas intervenir car la Libye ne représente pas une menace pour les Etats-Unis.

En revanche, en France selon l’IFOP : on est favorable à l’intervention militaire en Libye
– 66 % – fin mars 2011
– 58 % – début avril 2011
– 54 % – du 27 au 29 avril 2011
– 55 % – du 24 au 28 mai 2011

Favorables :
– les Américains – 55 %
– les Britanniques – 50 %
– les Italiens – 30 %

Les Français sont les plus favorables, mais la chaîne de commande n’est pas claire, ce que l’on retrouve à différents degrés selon les pays : l’OTAN, Tous Ensemble, les Nations Unies, Nicolas Sarkozy, Obama, l’Union Européenne. Les Français et les Italiens sont les plus optimistes : 30 % des Français pensent que cela aboutira à un nouveau gouvernement élu démocratiquement, 27 % que cela aboutira à une impasse

Le Congrès des Etats Unis commence à réagir contre le Président Obama et son gouvernement invoquant le « War Powers Act » de 1973, car celui-ci oblige le Président à demander l’accord du Congrès pour un conflit, qui dépasserait les 60 jours, ou à la rigueur, 90 jours.

Dix juristes à la tête desquels se trouvent un démocrate de gauche et un républicain, ont entamé un procès contre le Président. La Cour Suprême rejette habituellement ce genre d’attaque, mais cette entreprise est mauvaise pour la réputation du Président qui, en plus de son agenda portant sur les réformes de la nation, se trouve avec l’héritage laissé par son prédécesseur : l’Irak, dont la situation est catastrophique, et l’Afghanistan.

La Maison Blanche (c’est à dire le gouvernement), dans un texte de 38 pages (New York Times du 15 juin 2011), répond au Congrès que le Président avait toute autorité pour prolonger la campagne militaire sans l’accord du Congrès, étant donné que l’intervention des Etats Unis ne pouvait, en aucune façon, être qualifiée de guerre. Plus loin, le rapport précise qu’il ne s’agissait nullement de combats ou d’échanges de tirs avec des forces hostiles.

Le mot utilisé par le War Powers Act étant « hostilities », et la Maison Blanche ne lui attribue pas le même sens que le Congrès. L’on assiste alors à une guerre des mots. Le sens des mots est très important. Pour l’Irak, il s’agissait de « omission », pour la Côte d’Ivoire, il s’agissait de remplacer le mot « et » par le mot « ou » dans la constitution concernant l’ « ivorité ». Déjà, lors de la réunion à Londres mettant en place le « groupe de contact sur la Libye », le Premier Ministre anglais affirme à nouveau leur engagement pour appliquer la Résolution des Nations Unies, mais termine pourtant par une phrase en rien compatible avec la dite résolution : « …aider la population libyenne à définir son avenir ». Ceci sous-entend le renversement du régime en place. Après avoir été en retrait, la Chine et la Russie (Washington Post du 17 juin) viennent, dans une déclaration commune, d’exiger la stricte adhérence à la Résolution des Nations Unies, qui envisage seulement l’utilisation de la force dans le but de sauvegarder la population civile.

Le conflit juridique entre le Président Obama et le Congrès accentué par la prise de conscience du coût de l’opération par l’opinion publique réjouit les autorités de Tripoli, qui suivent avec intérêt les tribulations de l’OTAN commençant à manquer de munitions (The Washington Post – 17 juin 2011). Le porte -avions Charles de Gaulle devrait bientôt rentrer à son port d’attache, sinon il ne serait pas disponible pendant une année entière.

Les estimations du coût de cette attaque varient selon les sources, car il faut compter les missiles, les bombes. Dans « l’expansion » du 23 mars 2011 qui site l’IRIS (selon Libération) le coût total de la guerre pourrait être de 150 à 250 millions d’Euros. (à noter que le budget total de la défense (hors retraites) est de 31 milliards d’Euros). La France utilise en Libye 8 rafales et 4 mirages 2000. Une heure de vol d’un Rafale est de 40 000 Euros, et la moitié pour les autres avions. Le porte avions Charles de Gaulle coûte 50 000 € par heure d’intervention, et un sous-marin 10 000 € par heure d’intervention (le cri du contribuable www.lecri – 22 mars 2011). La Maison Blanche avoue que cette opération lui a coûté 1 716 millions de dollars pour les deux premiers mois, et l’opération aura coûté en tout 1 milliard et demi de dollars en septembre dans le cas où l’implication des Etats Unis se ferait au même rythme.

Les Britanniques ne sont pas plus optimistes. L’Amiral Sir Mark Stanhope qui commande la marine, déclare que personne n’envisage une victoire militaire (The Guardian – 14 juin 2011), et que les bombardements ne peuvent continuer au delà de l’été. Les parlementaires ont été informés que les avions britanniques ont effectué 400 sorties pendant lesquelles ils ont lâché 80 millions de £ de bombes et autres engins.

Pour information, « Le Monde » du 14 juin 2011 cite un compte rendu d’une délégation en Libye du 31 mars au 25 avril 2011. Elle était conduite par le Directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement : Eric Denécé et le Préfet Yves Bonnet, ancien patron du contre-espionnage français. Il apparaît que la Cyrénaïque (Benghazi) est la région où le risque islamiste s’accroît. Les renseignements occidentaux s’inquiètent sur le devenir des armes pillées par les insurgés dans les arsenaux. Pour la délégation, « les véritables démocrates ne sont qu’une minorité » au sein du Conseil National de transition et cohabitent avec des anciens proches du Colonel Kadhafi, des partisans de la monarchie et des tenants de l’instauration d’un Islam radical.

A partir des informations que nous obtenons du Moyen Orient, que faut-il faire ? L’on dispose d’une guerre inutile où l’OTAN se montre sous un jour peu flatteur, où les Résolutions des Nations Unies ne sont pas respectées. Qu’allons-nous exporter ? Des lois électorales comme celle de la Belgique, qui laisse le pays sans gouvernement pendant un an, des administrations comme celles de la Grèce, qui falsifient ses comptes pour vivre sur le dos des autres ?

LE MALI LE PROLONGEMENT DE LA LIBYE

BERNARD OWEN | LE 17/01/2013

Nous avons écrit dans le Cercle des Echos du 9 avril 2012 un article : « Mali, le coup d’Etat par désespoir ». L’Afrique du Nord, le Moyen Orient se trouvent en période de trouble et de remise en cause brutale des institutions.

Les effets de ces bouleversements créent des situations totalement sous-estimées sinon ignorées par l’Occident. Il s’agit, d’une part, des Touaregs, nomades dont le rôle économique n’est plus, et les sédentaires qui occupent et exploitent le terrain. La seule personne, qui avait réglé le problème de cette vaste zone, était le Président Kadhafi, dont les forces avaient déjoué un attentat et expulsé les terroristes, tout en accordant un visa à vie aux touaregs. Kadhafi ne s’était pas arrêter là, car il avait financé de vastes projets agricoles, touristiques, au Mali, et avait grandement aidé ce pays. 

Lors de l’attaque Occidentale sur la Libye, des centaines de combattants du Niger et du Mali sont partis soutenir Kadhafi, considérant qu’ils avaient une vraie dette de sang envers lui. Eric Denécé, Directeur du Centre Français de recherche sur le renseignement, est clair sur l’origine de la situation présente (à savoir, la révolution du 21 mars 2012) : « Il faut dire et répéter que le facteur déclenchant tout cela est l’intervention occidentale en Libye ».  17 janvier 2013, la chaîne de télévision CNN nous dit la même chose.
Nous ne développerons pas plus avant, ayant déjà abordé

L’Etat Islamique est présent en Libye.

ce sujet, et ne citerons pas nos sources, l’ayant déjà fait.

LE MALI :LE COUP D’ETAT DU DESESPOIR

Nous avons écrit dans le Cercle des Echos du 9 avril 2012 un article : « Mali, le coup d’Etat par désespoir ». L’Afrique du Nord, le Moyen Orient se trouvent en période de trouble et de remise en cause brutale des institutions.

Les effets de ces bouleversements créent des situations totalement sous-estimées sinon ignorées par l’Occident. Il s’agit, d’une part, des Touaregs, nomades dont le rôle économique n’est plus, et les sédentaires qui occupent et exploitent le terrain. La seule personne, qui avait réglé le problème de cette vaste zone, était le Président Kadhafi, dont les forces avaient déjoué un attentat et expulsé les terroristes, tout en accordant un visa à vie aux touaregs. Kadhafi ne s’était pas arrêter là, car il avait financé de vastes projets agricoles, touristiques, au Mali, et avait grandement aidé ce pays.

L’IELECTION PRESIDENTIELLE AMERICAINE

Bernard Owen

L’élection présidentielle américaine de 1980 a été présentée en France de façon caricaturale. La Convention Démocrate du mois d’août est apparue à la télévision sous son aspect hystérique et bariolé au milieu dune cité (New-York)où les déshérités étaient laissés à l’abandon. (N’oublions pas que New-York investit deux fois et demie plus pour un jeune noir que pour un jeune blanc.) Le petit écran est allé plus loin en présentant les dimanches soirs qui ont précédé l’élection, un feuilleton américain soulignant les mauvais côtés de l’ institution présidentielle; un western de la politique où le politique faisait figure de méchant. La revue ‘Pouvoirs’ s’inscrit dans cette lignée en ‘Jubilant un ensemble de données, sondages et études pour démontrer l’inconsistance des institutions américaines.

La réalité est beaucoup plus complexe. Dans un premier temps, il ne faut pas perdre de vue que la démocratie existe aux USA, sans heurts sur le plan technique, depuis 1778 qui fut le début de la première république qui termina quand la deuxième commença en 1789 et on est toujours à la deuxième avec une interruption pour les Etats du Sud qui avaient fait sécession puis ayant perdu la guerre civile , ils ont été occupé par l’armée du nord durant la période appelé de Reconstruction pendant lequel il n’ont pas eu d’élections. Il faut donc lui accorder le mérite de .la continuité.

George Washington élu Président de la République américaine en 1789.

Il ne faut pas non plus oublier que l’Amérique n’est pas n’importe quel pays et que ses structures politiques modelées par le temps ont permis de maintenir la stabilité démocratique sur l’ensemble d’un vaste territoire peuplé d’ethnies et religions diverses, plus ou moins assimilée à selon qu’elles étaient nouvellement ou anciennement débarquées de toutes les régions du monde. ne faut pas s’arrêter à l’apparente désorganisation des procédés de désignation des candidats aux élections présidentielles américaines mais les situer dans leur contexte historique où ils apparaissent alors comme l’étape actuelle d’une évolution à l’écart des contraintes institutionnelles de la Nation. La démocratisation est intervenue dans un domaine qui était à l’origine celui de l’appareil des partis. La Constitution Américaine prévoyait (et prévoit toujours) la possibilité de deux tours à 1′ élection présidentielle. Premier tour; choix des grands électeurs et vote de ceux-ci. Deuxième tour en cas qu’aucun candidat n’obtiendrait la majorité absolue des grands électeurs, le choix revenant à la Chambre des Représentants. L’effet de 1’ensemble des procédures électorales majoritaires à rendu inutile le deuxième tour et l’a peu à peu remplacé par un avant – premier tour, celui de la désignation des candidats.

La permanence de la bipolarisation

PARTI DEMOCRATE -Joseph Biden, Parti Démocrate

est la raison pour laquelle la désignation des candidats à pris une telle importance (la pratique démontre qu’un des candidats désignes par les deux principaux partis, sera élu président) et l’ évolution des procédures de désignation tendent a la démocratisation de celles-ci tout en s’efforçant de les maintenir dans le cadre des formations politiques, phénomène qui est à la fois une conséquence et un élément constitutif de la bipolarisation.

PARTI REPUBLICAIN -Ronald Reagan, qui fut Gouverneur de la Californie, faisant deux mandats puis devenu Président de la République.

Il s’agit donc d’une dichotomie; augmentation du nombre des participants tout en restant dans le cadre limité des partis et l’aboutissement sera nécessairement un compromis. De nombreuses voix s’élèvent contre le collège électoral et reprennent l’ argumentation de Neal PIERCE – 1968. Or, la forte exagération des tendances qui en résulte est un des éléments qui rend inutile le deuxième tour prévu par la Constitution; deuxième tour très dangereux car la pratique démontré qu’une assemblée (la Chambre des Représentants en l’occurrence) ne fait qu’entériner le choix des électeurs et par la-même ne sert à rien (l’élection du Président Allende par le Congrès chilien) ou pourrait voter contre le choix du suffrage universel ( c’est arrivé aux Etats-Unis en 1824) de l’abaissement de la majorité électorale à 18 ans (nous savons que les jeunes votent moins).

Or, le pourcentage de votants par rapport aux électeurs potentiels ne dépasse pas 56% mais par rapport aux électeurs inscrits, nous obtenons une toute autre image, 78,9%. De 1958 a 1968, la participation, calculée selon les normes internationales dépasse 80%.

Autre point d’importance, l’abaissement de la majorité électorale, a fait baisser la participation au niveau d’avant guerre alors qu’elle était nettement plus forte dans la période dont nous venons de parler (1958-1968). Ceci étant dit, le pourcentage des non-inscrits aux Etats-Unis est presque trois fois plus important qu’en France. Presque trente pourcent en 1972 alors que pour la France, Alain Lancelot donne 12,8% en 1877, 10% en 1955, une forte baisse à 4,5% en 1956 provoquée par le vote à l’Assemblée Nationale de l’inscription obligatoire (restée en instance déviant le Conseil de la République), puis une lente remontée jusqu’en 1964 à 7,1%. (je n’ai pas les chiffres actuels.)

La population américaine se distingue par sa grande mobilité (un américain déménage tous les ans) et l étude WOLFINGER et ROSENSTONE sur les élections de 1972 qui comprend une population représentative de 88 105 personnel en âge de voter qui montre l’importance du temps de résidence dans la non-participation électorale. La combinaison du découpage des temps de résidence avec des tranches d’ âge allant pour l’un de moires de 4 mois à 10 ans, pour l’autre des 18-24 ans à +70 ans ne montre aucune exception à la règle. La proportionnalité est même remarquable atteignant un maximum de -28% par rapport a un citoyen ayant la même résidence depuis 10 ans. La grande mobilité de la population ainsi que la faible participation des nouveaux citoyens place les Etats-Unis dans une situation tout à fait différente de celle des pays européens et explique le rapport de 3 : 1 des non-inscrits.

Cela est une raison de plus pour comparer ce qui est comparable, c’est à dire le pourcentage des votants par rapport aux inscrits. La participation électorale aux Etats-Unis à de telles implications sur la crédibilité de ses institutions qu’il n’est pas inutile de prendre en considération différentes études dont elle a fait l’objet. Le niveau d’instruction apparait comme la variable démographique la plus importance; en ce qui concerne la participation dans les études de CAMPELL- The American Voter-I960, de MILBRATH-1965, de BRABER – Citizen Politics-1969 et de WOLFINGER et ROSENSTONE – Who Votes-1980 (élections de 1972). Certaines études contestent la prédominance de l’instruction mais présentent l’inconvénient de ne pas considérer l’instruction en elle-même. Par exemple; BENNET et KLECKA – Social Status and Political Participation-1970 qui divisent la population en classes. La ‘upper middle class’ , qui comprend un quart de la population active et se compose des professions libérales, des chefs d’entreprises et de fonctionnaires, mélange des niveaux d’instruction fort différents car on trouve chez les premiers 80% ayant une formation d’enseignement supérieur alors que les deux catégories suivantes ne présentent que 45%.

De façon semblable, NIE et KIM-1978, déterminent des niveaux socio-économiques qui mélangent des variables qui ont chacune des effets qui leur sont propres. Par exemple; le niveau d’instruction, la profession et le revenu. WO1LFINGER et ROSENSTONE montrent clairement 1′ importance de l’instruction sur la participation électorale non seulement sur l’ ensemble de la population mais en décomposant par groupe d’ age. Ainsi, le pourcentage de participation électorale passera pour les jeunes de 18 a 24 ans de 14 à 85% selon qu’ils ont eu une instruction primaire ou ont passe plus de cinq ans dans une université.  De 70 à 78 ans la différenciation sera toujours apparente, 58% et 94% eten sera de même pour toutes les catégories intermédiaires. Ces résultats rendent peu crédibles l’argumentation souvent avancée que les intellectuels ne votent pas .

Ne pas différencier les différents composants dune catégoric peut entrainer des conclusions fantaisistes. Par exemple; certains auteurs (CONVERSE et NIENNI – Non-voting Among Young Adults-I971) ont trouvé de bonnes raisons psychologiques pour la baisse de participation en fin de vie. Or, ce déclin chez les plus de 60 ans est une conséquence non pas de l’âge mais de la modification des rapports numériques entre sexes (les femmes votent moins), le veuvage (le célibat entraine lui aussi un affaiblissement de la participation) et l’ éducation. L’ étude de WOLFINGER et ROSENSTONE fait apparaitre l’âge comme le deuxième facteur agissant sur la participation après le niveau d’instruction. Le revenu apparait, pour ces mêmes auteurs, comme l’ élément venant en troisième position. En revanche, son importance sera mise en lumière par ceux qui ont tendance à mettre en doute la notion de démocratie américaine. Reiter en 1979 raisonnera de la façon suivante. La faible participation des moires fortunes n’incitera pas les hommes politiques à légiférer dans leur intérêt. Naturellement, cela suppose que les défavorises qui ne participent pas aux élections aient une position différente des votants sur les options politiques ou ne se reconnaissent pas dans les mêmes partis. Or, il n’en. L’étude de l’ élection de 1972 par le Michigen Center for Political Studies obtient une image partisane identique pour le Parti Démocrate 51,4% et 51,3% en comparant l’ensemble des américains en âge de voter aux votants. Le Parti Républicain obtient 36% pour l’ensemble de la population et 39,7% pour les votants.

La comparaison des attitudes a l’égard des mesures considérées comme étant libérales ou conservatrices donnent des résultats 6a les votants se distinguent a peine de l’ ensemble de la population en âge de voter avec un léger penchant des non-votants vers le conservatisme. En ce qui concerne l’ opinion des non-votants mur les candidats aux élections présidentielles, on la trouve ni moins bonne ni meilleure que celle des participants (BRODY – The Puzzle of Political Participation-1978. WEISBERG and GROFMAN-I979.).

Le système américain permet-il de designer le meilleur candidat ?. La question ainsi posée ne permet pas de donner une véritable réponse car rien ne nous renseigne sur la valeur, en tant que président, des candidats qui ne seront pas désignés. En revanche, l’observation de l’histoire récente nous donne d’intéressantes indications. Malgré tout ce que l’ on pourra dire sur la personnalisation d’un pouvoir présidentiel, la règle générale, aux Etats-Unis, est que le candidat qui sera celui du parti qui réunira le vote des groupes d’ influence les plus marquants. Depuis 1932, il s’agit du Parti Démocrate qui réunit la majorité du vote syndicaliste, juif et noir a celui des catholiques qui étaient de la démocrate. Seules, des circonstances exceptionnelles feront designer, par le suffrage universel, le candidat du Parti Républicain. Nous avons 4 exemples de circonstances exceptionnelles. Un troisième candidat, transfuge du parti dominant qui permet an candidat du part! minoritaire de l’emporter. (Theodore ROOSEVELT au temps ou les Républicains étaient dominants, qui permettra 1’élection du démocrate WILSON en 1912 et WALLACE, qui en 1968, permettra l’élection du républicain NIXON.) Un candidat exceptionnel. (EISENHOWER, h2ero de la guerre en 1952)

– Un candidat extrémiste du parti majoritaire. (McGovern en 1972 qui permettra au président sortant d’obtenir le résultat exceptionnel de 62% des voix. Il s’agissait de NIXON) – L’ élection de 1980 nous offre le quatrième exemple d’un président républicain l’emportant sur le parti dominant alors que celui-ci gagne les élections à la Chambre des Représentants. Le mandat du président sortant se caractérisait par la faiblesse autant en ce qui concerne l’aspect international que le cote intérieur. Il s’agissait d’un président peu préparé à la politique dont la sélection et l’ élection étaient dues à la vague antipolitique qui s’était emparée du pays après le Watergate.

L’élection des présidents démocrates permet de faire les remarques suivantes. Apres la mort de Franklin ROOSEVELT, tout le monde donnait TRUMAN perdant. On oubliait qu’il était candidat démocrate. NIXON, en 1960, qui avait été un vice-président actif et efficace ne put rien contre KENNEDY, qui bien que catholique, avait l’avantage d’être démocrate. JOHNSON, après la mort de KENNEDY, qui eut la tache facilité par l’extrémisme de droite du candidat républicain GOLDWATER. A noter que GOLDWATER a remporté la nomination r2publicaine au détriment de ROCKERFELLER, qui lui, était républicain lib2ral, uniquement en raison de la vie sentimentale de ce dernier.(un divorce, un remariage et un accouchement qui tombaient en pleine campagne de désignation)

Les syndicats apolitiques sont eux aussi capables de coiffer 1′ ensemble du syndicalisme national mais deviennent vulnérables aux scissions à la suite d’une guerre ou à l’ occasion de profonds troubles sociaux ou économiques. En revanche, les syndicats contrôlés par un parti communiste se sont montrés incapables de conserver l’unité du mouvement ouvrier.

Les épidémies sui attaquent les êtres vivants

Merci beaucoup  pour nous avoir fait parvenir une documentation complète sur la pyrale des buis qui a troublé bon nombre de jardiniers en Europe.  Suite à votre sympathique collaboration nous allons reproduire certains éléments l’information que vous avez envoyé.  Ce transport d’espèce d’un continent à un autre ne devrait-il pas nous faire réfléchir sur les tragédies que l’être humain peut transporter avec lui ?  Certes notre raisonnement  c’est fixé sur les buis qui apparemment se sont trouvés transportés de la Nouvelle Zélande à la Grande Bretagne. Naturellement, les buis ne font pas vibré les foules mais si nous retournons un peu plus loin dans le temps, n’y a-t-il pas eu à une certaine époque un  drame concernant l’introduction de pieds de vignes provenant des Etats Unis (le Phylloxera)

qui nous ont obligé, en France; d’avoir tous nos vignobles plantés sur des pieds américains? (horreur! )

L’être humain n’apprend jamais de ses erreurs.

Ma recherche est dans un tout autre domaine que les buis et de surcroît cela reste pour moi de l’amateurisme. Mais je suis un passionné des buis. Alors pourquoi vous en parler?

Il m’est apparu une similitude dans la façon dont la nature s’est acharné sur une certaine espèce d’une façon globale et terrible. J’ai remarqué dans mon jardin que le buis asiatiques et l’américain ont mieux survécu à la maladie. Pour information, le buis s’est développé au cours des siècles, résistant à la taille et d’une  couleur éternelle. Toujours à l’aise. C’était merveilleux mais voila qu’un jour , un papillon de couleur blanche de nuit est apparu.

L’on n’avait rien contre le papillon mais l’on s’est aperçu qu’il se plaisait sur les buis. Puis à l’emplacement  des papillons  on a trouvé des chenilles vertes, des sortes de monstres à mille pâtes qui se nourrissaient  des feuilles des buis.

L’on est à la recherche de la façon de se débarrasser de s marauder de buis. A ce jour il existe des produits chimiques efficaces mais en vente limité aux professionnels.

Bernard Owen – Docteur en Science Politique de Panthéon Sorbonne Paris 1. Pour information. Son Doctorat en Science Politique a reçu la mention tr+ès honorable avec félicitations, Jean-Claude Colliard, le Président de l’université Panthéon Sorbonne Paris I, ayant souhaité diriger le jury de thèse.

Secrétaire général du Centre d’études comparatives des élections

Diplômé de la United States Army Air Defence Center.

U.S. Supreme Court swiftly ends Trump-backed Texas bid to upend election results

DONALD TRUM WITH ONE OF HIS NOMINEES TO THE SUPREME COURT: NEIL GORSUCH

 

 

By Lawrence Hurley

WASHINGTON (Reuters) -The U.S. Supreme Court on Friday rejected a long-shot lawsuit by Texas and backed by President Donald Trump seeking to throw out voting results in four states, dealing him a likely fatal blow in his quest to undo his election loss to President-elect Joe Biden.

The decision allows the U.S. Electoral College to press ahead with a meeting on Monday, where it is expected to formally cast its votes and make Biden’s victory official.

Biden, a Democrat, has amassed 306 votes to Trump’s 232 in the state-by-state Electoral College, which allots votes to all 50 states and the District of Columbia based on population.

The four states in question – Georgia, Michigan, Pennsylvania and Wisconsin – contributed a combined 62 votes to Biden’s total. To win the White House, 270 votes are needed.

In a brief order, the justices said Texas did not have legal standing to bring the case, abruptly ending what Trump had touted this week as his best hope for overturning the election.

After midnight, Trump said on Twitter, “The Supreme Court really let us down. No Wisdom, no Courage!”

Complaining that the court had rejected the case “in a flash” despite his winning more votes than any other sitting president, Trump wrote: “A Rigged Election, fight on!”

While Biden has moved forward with a wave of appointments for his incoming administration ahead of assuming office on Jan. 20, Trump and his legal team have filed a flurry of unsuccessful lawsuits in several states baselessly claiming voter fraud and challenging the results.

Trump’s goal had long been for a case to reach the Supreme Court, where he had placed three new justices in his first term and where conservatives hold a 6-3 majority. The lawsuit brought by Texas and supported by 17 other states and more than 100 Republican members of Congress gave him that opportunity.

RELATED COVERAGE

 

Texas GOP chief suggests forming ‘union of states’ after U.S. Supreme Court tosses election challenge

In the run-up the Nov. 3 election, Trump had pushed for the swift confirmation of Justice Amy Coney Barrett, with the publicly stated hope that she could be in a position to help rule on an election challenge.

But Barrett and the two other justices appointed by Trump – Neil Gorsuch and Brett Kavanaugh – signed onto the court’s order derailing the Texas suit without comment.

“Texas has not demonstrated a judicially cognizable interest in the manner in which another state conducts its elections,” the court’s order said.

Two of the court’s conservatives, Justice Samuel Alito and Justice Clarence Thomas, said they would have allowed Texas to sue but would not have blocked the four states from finalizing their election results.

‘NATION OF LAWS’

Together with a case from Pennsylvania it was the second time this week that the court spurned the attempt to overturn the will of voters.

The Texas case was filed on Tuesday by Ken Paxton, the Republican attorney general of the state and a Trump ally. The Republican president on Wednesday filed a motion to intervene and become a plaintiff.

“There’s no way to say it other than they dodged,” White House spokeswoman Kayleigh McEnany said of the justices on Fox News Channel. “They dodged, they hid behind procedure, and they refused to use their authority to enforce the constitution.”

Kathleen Kratt, of Orlando, Florida, and a supporter of U.S. President Donald Trump holds a flag in front of the Supreme Court as the court reviews a lawsuit filed by Texas seeking to undo President-elect Joe Biden’s election victory in Washington, U.S., December 11, 2020. REUTERS/Joshua Roberts

A Biden spokesman said it was “no surprise” the high court rejected “baseless attempts” to deny Trump lost the election.

“Our nation’s highest court saw through this seditious abuse of our electoral process,” Pennsylvania Attorney General Josh Shapiro, a Democrat, said on Twitter.

Dana Nessel, Michigan’s attorney general, also a Democrat, said in a statement that the ruling was “an important reminder that we are a nation of laws, and though some may bend to the desire of a single individual, the courts will not.”

The Texas lawsuit argued that changes made by the four states to voting procedures amid the pandemic to expand mail-in voting were unlawful.

“It is unfortunate that the Supreme Court decided not to take this case and determine the constitutionality of these four states’ failure to follow federal and state election law,” Paxton said in a statement.

Trump and many of his fellow Republicans have made unfounded claims that the expansion of mail-in voting during the coronavirus pandemic led to Biden fraudulently winning in election battleground states.

State election officials have said they have found no evidence of fraud. Lawyers for Trump and his allies have failed to present evidence in court of the type of fraud he has alleged.

Democrats and other critics have accused Trump of seeking to shatter public belief in the integrity of U.S. elections and sabotage American democracy by trying to subvert the will of the voters.

Trump advisers in and out of the White House have long been resigned to Trump’s defeat despite the president’s quixotic quest to overturn the results. Trump has refused to concede the election and advisers expect him to continue to do so.

Trump’s top legal advisers, Rudy Giuliani and Jenna Ellis, said the president’s legal remedies were not exhausted and they would continue to work to invalidate the election ahead of Jan. 6, when Congress formally adopts the Electoral College results. Its role in doing so is largely ceremonial.

TROIS PROPOSITIONS POUR AMELIORER LES INSTITUTIONS FRANCAISES EN TENTANT COMPTE DES PROBLEMES RENCONTRES A TRAVERS LE MONDE

Bernard Owen, Sénat

www.senat.fr › Europe et International › International

 

  1. En cache

Propositions pour que  la démocratie se déroule dans des conditions ayant pris en compte certains dangers apparus à travers le monde. (Version plus élaborée d’un texte précédent)

LE SYSTEME DES PRIMAIRES

HISTORIQUE :

http://www.senat.fr/international/colloprocessuselectoral2011/colloprocessuselectoral2011

 

Juin 1991 : c’est à cette date que Pierre Monzani, Directeur général chez « Assemblée des départements de France », situe « la naissance officielle des primaires » « une charte a été signée. Le RPR et l’UDF s’engageaient à faire des primaires en 1995 » explique le préfet proche de l’ancien ministre de l’intérieur : Charles Pasqua.

A quatre ans de l’élection présidentielle, la droite est alors persuadée de pouvoir battre la gauche, mais redoute une multiplication des candidatures qui éparpillerait les voix. En passant par une primaire, celui que Pierre Monzani appelle le « Monsieur organisation », espère éviter « l’affrontement fratricide entre Messieurs Giscard et Chirac, et sélectionner le meilleur des deux » pour être le candidat de la droite.

  1. Les primaires ont été lancées officiellement pour la première fois, en 2011, chez les socialistes et les radicaux de gauche. Des primaires ouvertes à tout le monde, mais les socialistes avaient déjà organisé par le passé ce qu’on appelait une élection interne pour désigner leur candidat à la présidentielle.

Rappelez-vous, en 1995, Jospin contre Emmanuelli …. C’est Jospin qui gagne. Et, en 2007, on l’oublie parfois, ils étaient trois en lice : il y avait Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius. Et c’était Ségolène Royal qui avait gagné, mais là – on le rappelle – ce n’était que des élections internes réservées aux affiliés du Parti.

Stéphane De Sakutin publié le jeudi 01 septembre 2016) nous dit : « Depuis plusieurs semaines, on nous rabâche les oreilles avec les primaires françaises…

APPROCHE THEORIQUE :

Marie France Diop a rédigé un mémoire sur la question des primaires en France. Quels seraient les apports pour la démocratie ? Pourquoi ce choix ?

Je pense qu’à la lecture de son texte, elle représente le sérieux de la jeunesse, qui est à la recherche d’une nouveauté menant à l’amélioration de nos démocraties. Il s’agissait d’un rapprochement du simple citoyen à celui qu’il va élire. En quelque sorte, il y aurait un parcours en continu. La politique se rapprocherait de la vie de tous les jours. La recherche de la perfection dans les tâches qu’il faut accomplir dans une démocratie est certes louable,  mais gare à l’imprévu.

L’approche de Marie France Diop est humaine et logique. En revanche, il suffit de parcourir le monde où des générations se sont épuisées à construire des démocraties exemplaires pour que cette constatation modifie notre approche. Car, il semblerait important de réfléchir, en premier lieu, à la mise en place d’une démocratie qui puisse satisfaire à certaines volontés de la recherche des êtres humains, et qui peuvent assumer les complexités d’un Etat souverain et démocratique, mais, malheureusement, certaines personnes peuvent partir dans des extrêmes.

L’on peut se poser la question, à savoir si l’introduction de primaires permettrait aux citoyens de distinguer la personne candidate comme à l’abri de tout soupçon. Notre discernement est-il valable ? Le sentiment pour le présent est-il aussi celui de l’avenir ?

Envisageons l’élection présidentielle. Prenons l’instant où cette élection se prépare à l’avance auprès de l’équipe qui présente le candidat. Il peut s’agir d’une primaire fermée, destinée aux seuls adhérents du parti. Dans ce cas, il faut prévoir une intervention de la magistrature et le contrôle de la Commission Nationale des comptes de campagne.

Le principe des primaires est intéressant sur le terrain des individus, mais l’observation des démocraties nous a démontré que l’être humain est un ensemble qui porte en lui des facultés pouvant partir dans des extrêmes. Notre discernement est-il à ce point fiable de façon que l’erreur ne soit pas envisageable ? Pourtant, dans l’histoire, nous trouvons sans difficulté des exemples de personnes qui, en tant qu’individus, paraissaient irréprochables, mais qui, dans de graves circonstances, sont devenues des tyrans au-delà de notre imagination. Réfléchissons à ceci, car cette question est complexe.

La science politique, le droit constitutionnel doivent en tenir compte, car il semblerait que l’homme politique accepte difficilement l’instabilité gouvernementale, et un gouvernement composé de cinq partis, en pleine crise économique, va vite réagir à la façon d’un individu complètement perdu, fou. En politique, les remèdes seront les élections, le référendum, ou le coup d’Etat.

Or, il est parfois intéressant de lire certains auteurs, qui ont relaté leurs réflexions à partir de leurs voyages. Notre ami Tocqueville a remarqué que, lors de son voyage aux Etats Unis, il avait compris qu’il n’était pas souhaitable de tenir trop souvent des élections, car c’était le moment où l’on portait en avant une tendance, un parti, une religion, qui prenaient une importance exagérée qu’elle n’aurait pas eu en situation détendue, normale.

FONCTIONNEMENT DES PRIMAIRES

Eric Dupin – 07 02 2001 – state.fr

Les primaires à la française se multiplient, mais n’ont pas grand-chose à voir avec celles des Etats Unis. Elles ne permettent pas de simplifier l’offre électorale et ont l’inconvénient d’accentuer la personnalisation de la vie politique, tout en recréant un suffrage objectivement censitaire.

Les journalistes politiques ont d’excellentes raisons d’être, en général, très favorables au système des primaires présidentielles. Ces premières manches du tournoi élyséen leur offrent des compétitions supplémentaires, une matière pour nourrir leurs chroniques. Plus on vote, plus on sonde, plus on commente….

L’incapacité du système des primaires à simplifier vraiment l’offre électorale se lit encore dans sa faible légitimité à l’intérieur même de la famille socialiste. Arnaud Montebourg, pourtant l’un des principaux artisans de l’instauration des primaires socialistes, laisse aujourd’hui planer le doute sur sa participation à cet exercice en 2017.

A droite, Alain Juppé s’est également réservé le droit de présenter sa propre candidature si la primaire de la droite et du centre ne devait pas se dérouler loyalement. En toutes hypothèses, la multiplication des primaires (de la droite, de la gauche, des écologistes) se conjuguera avec la multiplicité des candidatures.

Une plus grande personnalisation

Le plus grand inconvénient des primaires est d’accentuer encore la personnalisation de la vie politique française, déjà très forte depuis l’élection du président de la république au suffrage universel direct. Ces compétitions internes à une famille politique opposent, d’abord, des personnalités différentes. On choisit parmi des hommes ou des femmes bien plus qu’on arbitre entre des idées ou des projets.

Les primaires attirent de nombreux dirigeants en quête de notoriété. Elles sont l’occasion de se faire découvrir du grand public. Manuel Valls a profité à plein, en 2011, de ce phénomène. Malgré la modestie de son résultat, il y a gagné une enviable identification politique qui l’a conduit place Beauvau, avant de l’amener à l’hôtel Matignon. Arnaud Montebourg fut l’autre grand gagnant de la première primaire socialiste, le capital politique alors accumulé lui permettant, par la suite, de décrocher un beau portefeuille ministériel avant de poursuivre son aventure politique.

Ces exemples n’ont pas échappé aux jeunes ambitieux de la droite, comme Geoffroy Didier. La tribune médiatique qu’offrent les primaires et les dividendes politiques qui en résultent ultérieurement, expliquent le nombre ahurissant de candidats à la candidature à ce type d’élections.

Pas moins de treize personnalités ont fait connaître leur désir de participer à la primaire de la droite et du centre. Comme les conditions de participations sont assez draconiennes (2500 adhérents et 250 élus dont 20 parlementaires), le nombre de candidats effectifs sera bien moindre. Aux quatre candidats principaux (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Lemaire et François Fillon) s’ajouteront peut-être Jean François Copé, Nathalie Kosciusco-Morizet, Hervé Mariton ou encore Geoffroy.

On se bouscule également au portillon socialiste. En attendant la candidature de François Hollande, on compte déjà sept candidatures déclarées, même si toutes n’arriveront pas à terme : Jean Luc Benhamias (écologiste centriste, Gérard Filoche (extrême gauche socialiste), Sidi Hama-Mamidou (parti radical de gauche), Benoît Hamon (gauche socialiste).

Les primaires contribuent fortement à dévitaliser les partis politiques, privés de leur fonction de sélection des candidats à la principale élection. Ces partis deviennent de moins en moins le lieu de définition d’une orientation politique, dès lors que l’essentiel se joue désormais sur l’identité de la personnalité qui remporte la primaire. C’est ainsi que la vie politique tourne toujours plus autour de la « course de chevaux », dénoncée, en son temps, par Michel Rocard.

Alexis Corbière, l’un des dirigeants du parti de gauche considère que « la primaire a recréé une forme de suffrage censitaire ». Ce sont effectivement les électeurs les plus intégrés au système politique, les mieux informés, qui sont les plus susceptibles de participer à cet exercice démocratique.

C’est ainsi qu’à droite comme à gauche, ce sont des électeurs nettement plus âgés et socialement intégrés que la moyenne des Français qui auront le privilège de choisir le représentant des deux plus grands partis à l’élection présidentielle. Ce filtre ne contribuera pas à ramener vers l’acte électoral toute la partie de la jeunesse et des classes populaires qui s’en sont éloignés.

A quoi servent ces primaires en France ?

C’est sans doute un bon moyen pour dynamiser une campagne, pour impliquer les affiliés, les militants traditionnels, mais aussi pour aller chercher des gens plutôt proches, peut-être en terme d’idées, d’un parti ou d’un candidat, mais qui étaient jusque là moins impliqués. Les partis ratissent beaucoup plus large. Ca dynamise, ça permet aussi de créer des réseaux.

Vous allez voter, vous signez, on connaît votre nom, donc le parti peut vous récupérer après en demandant : « Est-ce que vous ne voulez pas vous impliquer dans la campagne ? ». C’est un bon moyen de créer un véritable réseau pour les élections. Pour rappel, en 2011, pour les primaires des socialistes et des radicaux de gauche, près de trois millions de personnes étaient allées voter.

On dit souvent de la présidentielle française que c’est le rendez-vous entre un homme et la France. Est-ce qu’on ne dénature pas l’esprit de la présidentielle avec ces primaires ?

« Oui et non, mais ne tournons pas autour du pot, si on recourt aux primaires en France, c’est parce que chaque camp n’a plus aujourd’hui un leader naturel qui se dégage pour son camp. Est-ce qu’on pourrait imaginer que De Gaulle ou Mitterrand aient dû passer par une primaire pour être candidat, le candidat de leur camp ? Non. Donc, derrière ces élections, avant l’Election, il y a une recherche de savoir qui est le leader naturel, à gauche comme à droite.

Le risque, bien sûr, c’est qu’il y ait de belles tensions durant ces primaires qu’il est difficile après pour un parti de vraiment se réunir, de se retrouver. C’est un peu le risque que des gens évoquent avec les primaires de la droite où on sent bien qu’entre le camp de Sarkozy, Juppé, Fillon, Lemaire et tout ça, il y a déjà de fortes tensions ».

Est-on obligé de passer par les primaires pour se présenter à la présidentielle ?

« Non. Pour Marine Le Pen, il n’y a pas de doute, on sait que c’est le leader du Front National. Par contre, Mélanchon ne passe pas par une primaire, il s’est directement déclaré candidat. Il ne sait pas vraiment de quoi parce que le Parti Communiste ne le soutient plus vraiment.

On a évoqué le cas d’Emmanuel Macron, qui pourrait être candidat, mais sous quelle étiquette et sans passer par une primaire. Arnaud Montebourg, on ne sait toujours pas s’il va être candidat en passant par les primaires de la gauche ou si ce sera un candidat qui va se lancer au-delà des partis.

LE SCRUTIN ELECTORAL (mode de scrutin)

Il s’agit du transfert des suffrages en sièges des parlementaires, des conseillers municipaux etc, ou au premier tour des élections présidentielles.

L’on a tendance à parler de systèmes majoritaires ou proportionnels. Ces comparaisons ne sont pas conformes à la réalité car les systèmes majoritaires ont un effet sur le vote d’un nombre d’électeurs. Ce vote a tendance a réunir un certain nombre d’électeurs qui se trouvent proches de certains autres dont le candidat est considéré comme un vainqueur possible de la circonscription uninominale.

Les mathématiciens se sont intéressés aux élections au point où il est possible d’affirmer qu’il existe différents types d’approches mathématiques. Qu’en est-il de ces approches mathématiques? Certaines considèrent l’électeur en tant que pion parmi l’ensemble des pions qui composent l’électorat d’une nation, d’une région ou de toute unité où se pratique le scrutin. Il s’agirait, alors, de permuter l’électeur l’un pour l’autre, de l’isoler, de supposer qu’il dispose de son libre arbitre et va effectuer son choix en pleine connaissance de cause, insensible à ce qui l’entoure.[1] André Saint-Lagüe était un enseignant qui s’intéressait aux jeux mathématiques,  et a présenté en 1910 « La représentation proportionnelle  et la méthode des moindres carrés » qui consiste à appliquer la règle de Gauss pour obtenir une certaine exactitude dans le rapport suffrages-sièges; cette proposition se comprend quand on met en jeu un électeur en faisant abstraction de toute influence, calcul, volonté, obligation, morale ou non, de la volonté de s’intégrer à l’ensemble. Une autre question qui paraît essentielle est de savoir si le système électoral va agir ou non sur la façon dont le citoyen perçoit l’enjeu électoral; dans ce cas, la proportionnalité d’un système électoral prend une importance relative, et les études sur cette question supposent alors une approche beaucoup plus complexe.

André Saint-Lagüe « La représentation proportionnelle et la méthode des moindres carrés » présentée le 1er août par Emile Picard à l’Académie des Sciences.

Dans ces conditions, il s’agirait de mettre en place une collaboration qu’un  mathématicien des années 1970 a considéré comme nécessaire. Kenneth J. Arrow[1]préconisait une entente nécessaire entre les études mathématiques, les sociologues, les politologues et, j’ajouterai, les juristes. Pour Kenneth J. Arrow, cette collaboration est obligatoire pour déterminer si un individu n’a qu’un ou plusieurs seuils de discrimination. Comment peut-on considérer la conjonction de l’état social et du vote? Comment procéder pour déterminer les courbes d’indifférences des individus? Quels sont les rapports entre l’interdépendance des choix à l’égard des situations extérieures au champ du choix?

Comment envisager une telle recherche?

Nous avons jusqu’à ce moment, travaillé sur des données pratiques [2]. Il s’agissait de réunir des informations qui nous permettraient de mieux cerner certains comportements électoraux inexpliqués. Possédant des données provenant de la pratique, il fallait donc explorer les possibilités envisageant, soit de contredire ces résultats, ou, au contraire de lui apporter de la crédibilité. L’on pénétrait alors sur un terrain très délicat, car l’étude pratique avait apporté des résultats allant à l’encontre d’une majorité des publications d’histoire ou de science politique contemporaine qui, soit, ignoraient l’effet des systèmes électoraux sur l’attitude de l’électeur, soit, allaient plus loin en leur refusant tout effet. Pourtant, déjà au 19ème siècle, avant que l’expérimentation soit possible, nombreux était les auteurs qui prévoyaient des différences comportementales, même si cela menait à l’idéalisation de la politique dans le cas de l’introduction de la représentation proportionnelle. Jules Dansette l’a présenté devant la Chambre des Députés le 25 juin 1896 comme « un instrument de participation politique et sociale ». Victor Considérant, dans une lettre au Grand Conseil de Genève le 26 octobre 1846, encore plus lyrique, parle du scrutin proportionnel comme la libre manifestation de la pensée publique… la pensée du pays étant toujours exactement et lumineusement manifestée par la composition de l’Assemblée.

La recherche internationale, pour l’essentiel, depuis la publication de Douglas Rae [3] se base sur l’effet mathématique au sens étroit du mot, c’est-à-dire de tenir compte du rapport entre la proportion des suffrages et celui des sièges, ce qui a un effet immédiat. Pourtant, une tendance qui considère des élections d’une façon plus complexe, déjà rencontrée par le passé, [4] paraît se concrétiser, actuellement, sous le terme de « bonne gouvernance » [5]. Il s’agit de considérer l’ensemble des institutions, les influences, pour constater comment en agissant les unes par rapport aux autres elles mènent à des démocraties dont la durée est garantie dans le temps car, n’est-il pas préférable d’admettre que les différents composants de la nation participent pleinement à son fonctionnement?

La notion de bonne gouvernance peut mener à considérer, par exemple, les conditions d’une stabilité gouvernementale, et, ainsi, à subordonner la proportionnalité à certains éléments, dont l’accentuation en sièges du parti obtenant la plus grande proportion des suffrages. Nous avons trouvé dans l’étude pratique dont il vient d’être question que l’Europe fournit un ensemble de cas du plus grand intérêt pour le politologue, le sociologue et le mathématicien, ce travail a indiqué que, sur le terrain, à long terme, les modes de scrutin agissent différemment selon la composition des nations. Deux notions sont apparues pour expliquer ces différences fondamentales dans le fonctionnement des systèmes comparables, une qui est permanente dans le long terme, alors que l’autre est fonction de la conjoncture publique: le groupe d’influence électorale et la structure d’accueil pour le vote contre le gouvernement ou les institutions elles-mêmes. Cette étude considère différentes versions de scrutins proportionnels, et de scrutin à la majorité relative. Il s’agissait, dans cette étude, de cerner au plus près les effets des modes de scrutin en dehors de l’effet dit « présidentiel ». Les résultats de l’étude montrent de telles différences quand on compare ces deux modes de scrutin « opposés » qu’il semblait indispensable de travailler sur ce qui pouvait, de façon théorique, justifier une telle différence de comportement d’un citoyen, rechercher ce qui pouvait mener à une perception différente de l’enjeu électoral.

[1] Kenneth J. ARROW « Choix collectifs et préférences individuelles », Calman-Lévy, 1974.

Bernard OWEN « Le système électoral et son effet sur la représentation parlementaire des partis: le cas européen. »; L.G.D.J. – 2002.

[3] Douglas W. RAE « He Political Consequences Of Election Laws », Yale University Press, 1967.

[4] Ferdinand HERMENS, Democracy or Anarchy?, University of Notre Dame, Indiana, 1941.

[5] Travaux sur le « Livre blanc de la gouvernance », Commission Européenne, 2002.

LE CONTROLE JUDICIAIRE

Le contrôle de la légalité des sommes versées par le candidat, son parti ou son entourage, devrait être entre les mains d’un seul organisme. En France, le judiciaire parait mal à l’aise dans les questions politiques. La Commission des comptes de campagne  apparaît bien organisée dans le domaine. Je connais bien la commission, son organisation et suis prêt à lui faire confiance en étendant sa compétence jusqu’au pénal. La France doit s’inspirer d’autres nations qui prennent grand soin pour qu’un tribunal ne puisse agir en aucune façon à la place de l’électeur.

Selon  Renaud DENOIX DE SAINT MARC (.« Le statut constitutionnel de l’Autorité judiciaire » – Séminaire pédagogique du pôle « Administration de la justice », ENM Bordeaux, 12 et 13 mai 2009) Constitution de 1958 consacre son titre VIII à l’Autorité judiciaire. +C’est la première fois dans nos Constitutions qu’une place est faite au statut judiciaire.

En ce qui concerne le juge d’instruction, Robert Badinter dans une tribune intitulée « La mort programmée du juge d’instruction », (Robert Badinter, Le , Le Monde, publié le 21 mars 2009) nous donne un aperçu historique …« Alors que des « Etats généraux » sur l’avenir de la justice pénale se tiennent, samedi à Paris, l’ancien garde des sceaux revient sur une réforme qui repose la question de l’indépendance de la justice Lors de la rentrée solennelle de la Cour de cassation, en janvier, l’oukase présidentiel est tombé. C’en est fini du juge d’instruction, ce vétéran de l’époque napoléonienne. Le temps est venu du juge de l’instruction, ce magistrat du XXIe siècle « qui contrôlera le déroulement des enquêtes mais ne les dirigera plus »…

« L’annonce a pris de court tous ceux qui ɶuvrent à la réalisation des « pôles d’instruction », instaurés par la loi de 2007, qui doivent entrer en fonction en 2010. A quoi bon en effet regrouper en collège des juges d’instruction voués à disparaître ? »

Quant aux membres de la commission Léger, créée pour proposer une sixième réforme de la procédure pénale, il ne leur reste plus qu’à mettre en forme la décision présidentielle. Car dans la République impériale, l’axiome de l’Ancien Régime est toujours vivant « Cy veut le Roi, cy fait la loi ».

Pour pallier aux défauts révélés par des affaires retentissantes, nées de la solitude du juge d’instruction, j’avais présenté en 1985, au Parlement, une loi qui prévoyait que dorénavant les juges d’instruction oeuvreraient en commun, au sein de chambres d’instruction réunissant trois juges. La loi fut votée sans aucune opposition. Elle ne fut jamais mise en application, le gouvernement suivant ayant affecté à d’autres fonctions les crédits nécessaires. Vingt ans plus tard, après le désastre de l’affaire d’Outreau, une commission parlementaire proposa de nouveau que l’on instaure la collégialité de l’instruction. La loi de 2007 consacra ce principe. Elle devait entrer en vigueur en 2010. Le choix présidentiel la voue au cimetière sous la lune des projets enterrés.

Si l’on décide d’aller vers la suppression du juge d’instruction, il est indispensable que les magistrats du parquet voient leur condition transformée. Je ne parle pas ici de l’organisation du parquet qui doit rester un corps indivisible et hiérarchisé pour être efficace. Je vise les dispositions indispensables pour assurer aux magistrats du parquet les mêmes garanties statutaires en matière de nomination que les magistrats du siège. Il faut au niveau de l’enquête comme à l’audience où la parole du procureur est libre, qu’en toute conscience les magistrats du parquet puissent accomplir tous les actes qui leur paraîtront nécessaires contre toute personne ou demander aux juges de l’enquête l’autorisation de les accomplir.

Par la nature même de sa fonction, le juge d’instruction pourrait être qualifié de « schizophrène’ dit Robert Badinter.

Commission nationale de comptes de campagne et des financement politiques crée par la loi N° 90-55 du 15 janvier 1990 « relative à la limitation des dépenses électorales et la clarification du financement des activités politique » et mise en place le 19 juin 1990.

Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (abrégée en CNCCFP) est une autorité administrative indépendante française ayant pour objet principal le contrôle des dépenses de campagne électorale et de financement des partis politiques français. Elle est mise en place le 19 juin 1990.

À l’origine de la création de la Commission, la loi no 90-55 du 15 janvier 1990 relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques définit la Commission comme un organisme collégial.

Le Conseil constitutionnel a ajouté que la Commission est une « autorité administrative et non une juridiction » (décision 91-1141 du 31 juillet 1991). Le Conseil d’État, dans son rapport public 2001, avait classé la Commission dans les autorités administratives indépendantes, statut qui a été juridiquement consacré par l’ordonnance no 2003-1165 du 8 décembre 2003 portant simplifications administratives en matière électorale.

Les crédits et les emplois nécessaires au fonctionnement de la commission sont inscrits au budget général de l’État (ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire). Les dispositions de la loi du 10 août 1922 relative à l’organisation du contrôle des dépenses engagées ne sont pas applicables aux dépenses de la commission. Elle est assujettie au contrôle juridictionnel de la Cour de comptes.

Partis politiques

  • vérifier le respect par les partis de leurs obligations comptables et financières, et communiquer chaque année au Gouvernement la liste de ceux qui ne s’y sont pas soumis, ces derniers perdant alors l’aide publique pour l’année suivante ;
  • assurer la publication sommaire des comptes des partis au Journal officiel;
  • donner ou retirer l’agrément aux associations de financement des partis ;
  • gérer les formules de demande de reçus-dons ;
  • vérifier, lors de l’examen des souches des formules de reçus-dons, l’absence d’irrégularité au regard de la loi du 11 mars 1988 ;
  • assurer le contrôle du respect de leurs obligations spécifiques par les mandataires financiers (personne physique ou association de financement) et, éventuellement, les sanctionner en refusant de leur délivrer des formules de reçus-dons ;
  • saisir le procureur de la République si un fait susceptible de constituer une infraction pénale est constaté.

Campagnes électorales

  • contrôler les comptes de campagne des candidats aux élections européennes, législatives, régionales, cantonales, municipales, territoriales et provinciales (0utre-Mer) dans les circonscriptions de plus de 9000 habitants ;
  • demander, le cas échéant, à des officiers de police judiciaire de procéder à toute investigation jugée nécessaire pour l’exercice de sa mission (article L. 52-14) ;
  • approuver, réformer, rejeter les comptes examinés après une procédure contradictoire et également constater le non dépôt ou le dépôt hors-délai des comptes par les candidats ;
  • êter le montant du remboursement forfaitaire dû par l’État ;
  • fixer, dans tous les cas où un dépassement du plafond des dépenses électorales a été constaté par une décision de la commission, une somme égale au montant du dépassement que le candidat est tenu de verser au Trésor public (article L. 52-15) ;
  • déposer sur le bureau des assemblées, dans l’année qui suit des élections générales auxquelles sont applicables les dispositions de l’article L. 52-4, un rapport retraçant le bilan de son action et comportant toutes les observations que la commission juge utile de formuler (article L. 52-18) ;
  • assurer la publication au Journal officieldes comptes de campagne dans une forme simplifiée (article L. 52-12 alinéa 4).

Nomination[

Les neuf membres de la Commission sont nommés pour cinq ans (renouvelables) par décret du Premier ministre, sur propositions du Vice-président du Conseil d’État, du Premier président de la Cour de cassation et du Premier président de la Cour des comptes1.

Le président de la Commission nomme le secrétaire général de la Commission (actuellement Sylvie Calvès)2.

  • ;;;
  • les rapporteurs examinent les comptes et les pièces justificatives ;
  • les rapporteurs et les chargés de mission échangent une correspondance avec le candidat pour qu’il réponde selon une procédure contradictoire aux observations faites ; à la suite de ces échanges, des propositions sont soumises au collège de la Commission afin de s’assurer que celles-ci sont étayées, conformes à la jurisprudence et qu’elles respectent l’homogénéité du contrôle à l’égard de tous les candidats ;
  • la commission en collège prend sa décision sur chaque compte.

Par un décret du Premier ministre et un arrêté du 30 mai 20187, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018, la rémunération du président, François Logerot, est augmentée de 35,6 %8. Le principe de cette augmentation fait suite à l’adoption d’une loi de 20179, qui prévoit que le président de la CNCCFP exerce désormais son activité à temps plein, ce qui implique de déterminer son nouveau niveau de rémunération10. L’association Anticor, arguant que cette augmentation porte atteinte à l’indépendance de la Commission, a introduit un recours gracieux auprès du Premier ministre, Édouard Philippe, pour qu’il revienne sur cette décision « inopportune et illégale »11.

Considérant que l’objectif de la loi de janvier 1990 est de limiter le pouvoir de l’argent dans la vie démocratique mais que le dispositif actuel ne permet pas un contrôle réel des candidats, une pétition proposant des mesures pour des « campagnes électorales propres » est lancée par Anticor en juin 201812. Une des mesures demandées est l’instauration d’une sanction d’inéligibilité pour les candidats à l’élection présidentielle qui auraient eu leur compte de campagne rejeté pour fraude. Le rejet d’un compte de campagne n’entraîne pas l’invalidation du candidat. En effet la seule sanction pour cette élection est une sanction financière consistant à ne pas rembourser les dépenses de campagne du candidat fraudeur13.

Membres actuels

Membres du Conseil d’État :

  • Philippe Grégoire, ancien conseiller d’État en service extraordinaire
  • Françoise Ducarouge, conseillère d’État honoraire
  • Martine Denis-Linton, conseillère d’État honoraire

Membres de la Cour de cassation :

  • Martine Betch, conseillère honoraire à la Cour de cassation
  • Francine Levon-Guérin, conseillère honoraire à la Cour de cassation
  • Jean-Dominique Sarcelet, avocat général honoraire à la Cour de cassation

Membres de la Cour des comptes :

  • Maud Colomé, conseillère-maître honoraire à la Cour des comptes
  • François Delafosse, président de chambre honoraire à la Cour des comptes
  • François Logerot, premier président honoraire de la Cour des comptes

Anciens présidents

2000-2005 : Jacques Bonnet3

  • 1990-2000 : René Vacquier
  • Un cas récent où l’on voit le judiciaire se mêler de la politique : le procès Fillon: dans l’entretien avec Maître Lehman, Alexandre Delvecchio (« La rapidité avec laquelle l au début est stupéfiante» par  Alexandre Devecchio – Publié le 04/05/2018, Le Figaro) pose la question suivante:

«La rapidité avec laquelle l’affaire Fillon a été traitée au début est stupéfiante»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Dans un livre qui vise à faire toute la lumière sur «l’affaire Fillon», des révélations du Canard enchaîné à l’élimination de l’ex-candidat, Hervé Lehman dénonce la connivence entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif.

FIGAROVOX.- Un an après l’élimination de François Fillon au second tour de la présidentielle, l’affaire semble au point mort. Comment expliquez-vous cette lenteur après la rapidité de sa mise en examen?

Hervé LEHMAN.- Le rythme actuel de la procédure visant François Fillon est normal, c’est-à-dire conforme à la durée habituelle des procédures d’instruction. Ce qui est stupéfiant, c’est la rapidité avec laquelle l’affaire a été traitée au début, comme si on avait voulu éliminer le principal candidat de l’opposition. Comme il était procéduralement impossible de faire comparaitre François Fillon devant un tribunal dans les quelques mois de l’élection présidentielle, on a choisi d’ouvrir une instruction qui permettait sa mise en examen, cette pré-condamnation des présumés innocents.

À peine l’instruction ouverte, les juges d’instruction ont été désignés; à peine désignés ils ont convoqué, après avoir étudié le dossier pendant le week-end, François et Penelope Fillon pour les mettre en examen. Où était l’urgence? L’affaire remontait à plusieurs années… Certains disent: oui, mais si François Fillon avait été élu, il aurait bénéficié de l’immunité présidentielle pendant son quinquennat et l’affaire aurait été bloquée. Si c’est bien le raisonnement suivi par les juges, cela signifierait qu’ils avaient conscience que la mise en examen allait empêcher François Fillon d’être élu. C’est cette interférence du judiciaire dans le processus électoral qui pose un problème.

L’ancien directeur du FBI, James Comey, vient d’écrire dans son livre qu’il avait eu conscience de nuire à la campagne d’Hillary Clinton en relançant publiquement son enquête quelques jours avant l’élection. Les magistrats en charge de l’affaire Fillon ont-ils pu ne pas avoir conscience qu’ils interféraient dans le rendez-vous démocratique majeur qu’est l’élection présidentielle?

Le Parquet national financier était-il légitime dans cette affaire?

Le parquet national financier a été créé pour lutter contre «la grande délinquance financière». La loi lui donne compétence pour les affaires de détournement de fonds publics «d’une grande complexité». L’affaire de l’emploi de Penelope Fillon est d’une grande simplicité. On n’a pas créé un parquet national financier pour vérifier l’emploi du temps d’une assistante parlementaire de la Sarthe. Si le parquet national financier s’est saisi, précipitamment (le jour même de la sortie de l’article du Canard enchaîné), en raison de la dimension politique de l’affaire, alors ce n’est plus un parquet national financier, mais un parquet national politique.

… François Fillon n’a-t-il pas lui-même commis un certain nombre d’erreurs? À commencer par se mettre entre les mains des juges…

Il est évidemment plus facile de commenter après coup, que d’agir dans la tourmente. Mais il est certain que François Fillon a sous-estimé la virulence de l’offensive judiciaire dont il faisait l’objet.

Comment le juge d’instruction est-il nommé?

Lorsque le juge Tournaire a été désigné comme juge d’instruction principal, la presse a dit: c’est «le juge de fer, François Fillon va passer un sale moment». Mais personne ne s’est interrogé sur la raison pour laquelle c’est ce juge qui s’est trouvé en charge de l’affaire Fillon. Le juge d’instruction n’est pas tiré au sort, il est désigné par le président du tribunal de grande instance. Évidemment, la désignation ne se fait pas au hasard ; elle ne se fait pas non plus sur des critères objectifs et pré-établis. Elle résulte d’un choix non justifié et non motivé.

Pour revenir à Renaud DENOIX DE SAINT « Les trois articles de la Constitution de 1958 consacrés à l’autorité judiciaire constituent donc une innovation. « L’autorité judiciaire » n’est pas le pouvoir judiciaire ; le terme « pouvoir » est réservé au pouvoir législatif et au pouvoir exécutif. Mais l’emploi des termes « Autorité judiciaire » marque la volonté du constituant de 1958 d’ériger le service judiciaire au dessus de la condition de « service public » jusqu’alors en usage. Cette expression ne vise que la Justice judiciaire, à l’exclusion de la Justice administrative car, pour le constituant de 1958, la juridiction administrative n’était rien d’autre que l’administration qui se juge. Les conceptions ont cependant évolué depuis lors et la jurisprudence du Conseil constitutionnel a reconnu à la Justice administrative un certain nombre de garanties.. » 

Il y  a donc dans la Constitution trois dispositions relatives à la juridiction judiciaire, à vrai dire, on en compte quatre aujourd’hui puisque la révision de la Constitution en date du 23 février 2007  a constitutionnalisé l’abolition de la peine de mort et que cette disposition a été introduite dans un article  66 inséré dans le titre VIII, mais cette disposition aurait pu être insérée ailleurs  car elle ne nous intéresse pas directement.

Contrairement aux Etats-Unis, le judiciaire n’est pas un pouvoir et le Président de la République française en est le garant. L’article 64 : son premier alinéa énonce que « le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire ». Etant donné que le Président de la République est un élu politique, sur quoi repose cette garantie?  Il s’agit là d’une innovation constitutionnelle.  Seuls l’exécutif et le législatif sont des pouvoirs.

En revanche; aux Etats-Unis, les trois pouvoirs selon la Constitution sont: le législatif (article 1), l’exécutif (article 2) et le judiciaire (article 4).  C’est l’équilibre de ces pouvoirs qui garantit leur indépendance. Cette organisation existe au niveau des Etats.

mmission des comptes de campagne. Membres actuels

Membres du Conseil d’État :

  • Philippe Grégoire, ancien conseiller d’État en service extraordinaire
  • Françoise Ducarouge, conseillère d’État honoraire
  • Martine Denis-Linton, conseillère d’État honoraire

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  • Francine Levon-Guérin, conseillère honoraire à la Cour de cassation
  • Jean-Dominique Sarcelet, avocat général honoraire à la Cour de cassation

Membres de la Cour des comptes :

  • Maud Colomé, conseillère-maître honoraire à la Cour des comptes
  • François Delafosse, président de chambre honoraire à la Cour des comptes
  • François Logerot, premier président honoraire de la Cour des comptes

 

 

 

 

REMARQUES SUR LES CAUSES INSTITUTIONNELLES DE L’EVOLUTION ELECTORALE DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS DEPUIS 1978

Bernard OWEN

1) La gauche dans l’opposition (trois élections) L’élection législative d

ont le premier tour a eu lieu le 12 mars 1578 et qui s’est caractérisée par une campagne électorale qui a duré près d’un an alors que les sondages donnaient de façon systématique des intentions de vote en faveur de l’opposition de gauche. L’ élection cantonale (le 18 mars 1979) et l’ élection européenne (le 10 avril 1979) qui présentaient une participation plus faible et proche l’une ou l’autre (64% pour les cantonales et 60% pour les européennes). Il est bon de souligner ce dernier point car la participation n’est pas sans rapport avec l’intérêt manifesté par l’électorat et la similitude constatée forme un lien entre 2 élections a priori très différentes. un autre point de convergence, mais celui-là en quelque sorte négatif vient à ce qu’aucune de ces deux élections ne mettait en cause la situation politique de la nation. faut en revanche souligner une différence fondamentale entre elles i a savoir, que seule 1’élection européenne avant lieu a la représentation proportionnelle alors que l’ élection cantonale ainsi que l’ élection législative utilisaient le scrutin majoritaire uninominal a deux tours qui est celui de la France depuis 1958. Sous la Vène République, de 1945a 1556, alors que la France pratiquait le scrutin proportionnel pour les élections législatives, le vote socialiste a suivi la même évolution que celle des partis socialistes européens qui ne contrôlent pas le syndicalisme ouvrier dans les pays pratiquant ce mode de scrutin. Le Parti Socialiste Français (SFIO) est passé à 24,1% des voix exprimées en 1945 à 17,1,% en 1956 (ayant atteint 15% aux élections de 1951).

Le passage au scrutin majoritaire uninominal a deux tours en 1958 ainsi que le régime en partie présidentiel, a permis a la France d’avoir des gouvernements majoritaires à partir de 1962 et une opposition idéologique de gauche à partir de 1973. Le mouvement ascendant Du parti socialiste est devenu apparent en 1967 avec 19% des voix au premier tour des législatives (la baisse de 19 68 a été la conséquence de la réaction contre les mouvements quasi révolutionnaires de mai 68). A partir de la, le Par i socialiste a formé la composante variable des alliances bipartites qui résultent du mode de scrutin alors que le Parti Communiste, grâce à son contrôle depuis 1945 de la CGT, occupe la composante fixe de l’ opposition (moyenne de 20,8% des voix exprimées au premier tour des élections législatives de 1958 a 1978)

Plusieurs points d’intérêt sont à noter depuis 1977:

  1. A) Le vote socialiste aux élections législatives de 1975 a été plus bas que celui que laissaient prévoir les intentions de vote qui avaient précédé le scrutin.
  2. B) Le recentrage obtenu par les socialistes aux élections cantonales de 1979 était comparable a ceux des intentions de vote précédant les élections législatives de 1978 (donc, un an plus tôt). Ceci peut être considéré comme une indication qu’une alternance souhaitée mais non un changement radical de la structure politico-sociale du pays. Développons: Les personnes répondant aux sondages de 1977-78 ainsi que les électeurs cantonales de 1979 ont exprimés des intentions de vote et ont vote socialiste mais quand le vote socialiste risquait de le faire entrer des ministres communistes au gouvernement, le vote socialiste a baissé.

Le citoyen est tout a fait conscient qu’un sondage et une élection cantonale n’ont pas les mêmes conséquences qu’une élection législative. Maurice DUVERGER  dans Le Monde du 4 octobre 1978 tenait ce raisonnement  en parlant des législatives partielles, des sondages et des législatives. L’importance qui sera accentué du vote émis à l’occasion d’une élection ayant une portée nationale, l’évaluation par l’électeur des risques qu’entrainerait l’alternance du pouvoir gouvernemental sont clairement exprimées par les anglo-saxons dans l’énoncé suivant: L’alternance est autant plus difficile que l’opposition est considérée par l’électorat comme extrémiste .

Dans cette optique, la position du Parti Socialiste était tributaire des 20% des voix se portant sur le Parti Communiste (considéré par beaucoup comme un parti extrémiste), ce qui marginalisait une part de l’électorat du Parti Socialiste qui voulait bien se présenter comme des voix d’opposition lors des occasions non déterminantes mais se portait vers la droite pour les élections législatives. Ceci étant dit, il est intéressant de noter que le vote socialiste a chuté encore plus bas que celui des législatives de 78 aux élections européennes de mai 79 alors que la menace d’une alliance socialo-communiste n’existait pas et que le résultat de l’élection n’aurait aucune répercussion sur le plan interne.

La comparaison du résultat des différentes élections ayant eu lieu depuis 1978 et des sondages qui lui ont précédé apporte de précieuses indications. A partir du mois d’octobre 1977 (c’est à dire depuis la fin du programme commun de gouvernement de la gauche), Les intentions de vote socialiste-MRG vont de 26% (novembre 77, SUER ES et IFOP) a 31% (6 3 78, lFOP), 28% (1 3 78, SOFRES) et Tien ne laissait prévoir rien considérant les seules intentions de vote )les 24,7% que le Parti Socialiste allait obtenir au premier tour des élections législatives au 12 3 78. il est important de noter que la fin au programme de la gauche n’a eu qu’une fa4  (la prise en compte des écologistes au même moment par la SOFRES fait apparaître une baisse de 4% qui ne doit pas être imputable à l’ abandon du Programme Commun.) Les sondages 1FOF, qui faisaient déjà figurer les écologistes en septembre 77,indiquent une baisse de 2% en novembre 77, vite compense par une poussée de 4% des janvier 78. De leur côté, les sondages HARRIS donnent 27% des voix de façon constante le 9 9 77, le 23 9 77 et la 22 II 77 (il s’agit, la aussi du PS-MRG). Les écologistes figuraient déjà en septembre 77. Il semblerait donné que les subtilités techniques d’un programme commun de gouvernement ont mains d’effet sur l’électorat qu’on pourrait le supposer et que l’élément déterminant dans le comportement électoral de 78 se situait bien à un niveau de la présence de ministres communistes dans le gouvernement. Tout se passait différemment pour l’élection européenne. Les intentions de vote indiquèrent graduellement et très clairement la chute du vote socialiste; 24% le 8 6 79, iF02 – 24,5% le 6 6 79, SO-e-td et 24% le 28 5 79, PUBLIC. Le vote étant Le 23,5%. Comment justifier une telle chute en comparaison aux 28,9% obtenues lors de l’élection cantonale trois mois plus tat (le i8 3 79) On peut difficilement soutenir que la désunion socialiste a fait baisser le vote socialiste. Le désaccord socialiste existait bien avant l’élection cantonale de mars 79 et Jérôme JAFFRE, dans Le MATIN du 24 3 79, parle an meilleur score jamais atteint par le socialisme français (27,8% au lieu de 26,9% aux cantonales de 1976-1 même si l’on doit tenir compte au plus grand nombre de candidats socialistes en 79 qu’en 76 ; 89,8% des sièges contestés par les socialistes en 79.)° Le MONDE a publié régulièrement à la fin 78 an début 79, différents articles sons la titre ‘Le de bat au sein de la gauche’. Les sous-titres sont révélateurs: faible et très brève incidence sur les intentions de vote  5 25 10 78 – Dans l’Essonne, la base socialiste ne comprend pas. 9 12 76 – Trois nouvelles tendances au sein du CERES.(groupe déjà bien minoritaire, 12%.) 6 OI 79 – François MITTERAND) invitait les socialistes sur la première page au MONDE a réorganiser l’avenir en lace et a oublier leurs querelles 10 2 79 – La prise en compte des écologistes au même moment par la SOFRES fait apparaître une baisse de 4% qui ne doit pas être imputable à l’abandon du Programme Commun.) Les sondages IFOF, qui faisaient déjà figurer les écologistes en septembre 77,indiquent une baisse de 2% en novembre 77, vite compense par une poussée de 4% des janvier 78. De leur côté, les sondages HARRIS donnent 27% des voix de façon constante le 9 9 77, le 23 9 77 et la 22 II 77 (il s’agit, la aussi du PS-MRG). Les écologistes figuraient déjà en septembre 77. Il semblerait donc que les subtilités techniques d’un programme commun de gouvernement ont mains d’effet sur l’électorat qu’on pourrait le supposer et que l’élément déterminant dans le comportement électoral de 78 se situait bien an niveau de la présence de ministres communistes dans le gouvernement. Tout se passait différemment pour l’élection européenne. Les intentions de vote indiquèrent graduellement et très clairement la chute du vote socialiste; 24% le 8 6 79, iF02 – 24,5% le 6 6 79, SO-e-td et 24% le 28 5 79, PUBLIC. Le vote étant Le 23,5%. Comment justifier une telle chute en comparaison aux 28,9% obtenues lors de l’élection cantonale trois mois plus tat (le i8 3 79). On peut difficilement soutenir que la désunion socialiste a fait baisser le voie socialiste. Le désaccord socialiste existait bien avant l’élection can-6onale de mars 79 et Jérôme JAFFRE, dans Le Matin du 24 3 79, parle an meilleur score jamais atteint par le socialisme français (27,8% au lieu de 26,9% aux cantonales de 1976-1 même si l’on doit tenir compte au plus grand nombre de candidats socialistes en 79 qu’en 76 ; 89,8% des sièges con testes par les socialistes en 79.)° Le MONDE a publié régulièrement de Ia fin 78 au début 79, différents articles sons le titre ‘Le de bat au sein de la gauche’. Les sous-titres sont très révélateurs:

10  2 79Première question posée a Michel ROCARD par le MONDE était « comment expliquer les divergences qui sont apparues chez les dirigeants socialistes depuis les élections législatives.

13 2 79 – Sous-titre du MONDE ; Effondrement de la majorité socialiste. Ceci pour illustrer le climat peu favorable aux socialistes avant les élections cantonales au ils ont obtenu cet excellent résultat.

En ce qui concerne 1’élection européenne, il est difficilement soutenable que la chute du Parti Socialistes SOT la conséquence d’erreurs commises.

Les premiers 21 noms de la liste socialiste (ceux qui pouvaient espérer être élus) ont été choisis afin de représenter tous les courants du Parti/

MITTERRAND 8
mAUROY 3
ROCARD 5
CERES 3
AUTRES 2

 

D’autre part, l’ on peut difficilement incriminer la faiblesse de 1’effort fourni. Un bureau a été loue Tour Montparnasse, la littérature était abondante, comprenant un guide électoral de 71 pages. La campagne socialiste a commence le 7 novembre 78 a LILE; et a converti l’ ensemble au pays) étant par moment en

Dans l’Essonne, la base socialiste ne comprend pas.

9 12 76 – Trois nouvelles tendances au sein du CERES.(groupe déjà bien minoritaire, 12%.)

6 OI 79 – François MITTMAND invitait les socialistes sur la première page au Monde à regarder l’avenir en place et a oublier leurs querelle

10 2 79 – La première question posée a Michel ROCARD par le MONDE était ‘comment expliquer les divergences qui sont apparues chez les dirigeants socialistes depuis les élections législatives.

15 2 79 – Sous-titre du MONDE ; Effondrement de la majorité socialiste.

Ceci pour illustrer le climat peu favorable aux socialistes avant les élections cantonales au ils ont obtenu cet excellent résultat. En ce qui concerne 1’élection européenne, lt est difficilement soutenable que la chute du Parti Socialistes t la conséquence d’erreurs commises. Les premiers 21 noms de la liste socialiste (ceux qui pouvaient espérer être « lus) ont été choisis afin de représenter tous les courants du Parti

Un réunion en .. janvier

Deux réunions en février

Une réunion en … mars

Quatre réunions en … avril

Cinq réunions en mai,  la dernière, celle de  Paris, étant une manifestation internationale en plein air?

D’autre part, l’on peut difficilement incriminer la faiblesse de 1′ effort fourni. Un bureau de vote loué Tour Montparnasse, la littérature était abondante, comprenant un guide électoral de 71 pages. La campagne socialiste a commencé le 7 novembre 78 à Lille et a couvrir ensemble du pays, étant par moment spectaculaire; une  réunion en en janvier, deux en février , une en mars,  quatre réunions en avril et huit en mai, la dernière, celle de Paris, étant une manifestation internationale en plein air. it est évident que l’excellente performance aux cantonales trois mois plus tôt ne pouvait qu’encourager les militants. La chute au vote socialiste entre mars 79 et juin 79 ainsi que la prédiction du mouvement par les sondages ne peut s’expliquer qu’en tenant compte de l’effet au moue de scrutin utilise. En effet, le Parti Socialiste perdait l’avantage d’-kre la composante variable de la branche a l’opposition propre a la quasi-bipolarisation du scrutin majoritaire a deux tours et se classait , tout comme sous la Quatrième République, parmi les autres Partis Socialistes Européens qui ne contrôlent pas le syndicalisme ouvrier dans les pays a représentation proportionnelle. Il est particulièrement intéressant de noter que ce infléchissement des intentions de vote socialiste correspondait a une montée importante des sondages portant sur la bonne opinion des interroges sur le Parti Socialiste ( .IFOP) et les prévisions de l’avenir politique de F. MITTERRAND (SOFRES) (Jean-Luc PARRODI dans A.F. de Science Politique) Ceci in clique clairement la dépendance au vote sur le mode de scrutin et faible concordance avec la sympathie que l’on éprouve pour une formation politique et les impressions que l’on peut avoir sur de ses effets.

L’effondrement au Parti Socialiste peut se comparer a celui au RPR et trouve sa source uniquement dans le mode de scrutin utilise qui fait dépendre la tenue électorale d’un parti sur des éléments n’étant pas engages directement dans la campagne électorale. Par exemple; le syndicalisme ouvrier qui donne au parti qui le contrôle une stabilité remarquable. Le Parti Communiste français se trouve dans cette position privilégié depuis sa prise de contrôle de la CGT en 1945

La liste WELL, de son côté a eu le comportement fréquemment rencontré dans les pays d’Amérique Latine 6a l’ alliance la représentation proportionnelle aux législatives et un régime présidentielle donne une prime au parti pouvant s’appuyer sur le président en exercice. Le dernier phénomène  apparaît clairement dans l’ article de 5erome JAFFRE (Pouvoirs, II 79) qui montre plus de similitude g6ographique entre le vote pour la liste WEIL et le résultat du candidat GISCARD D’ESTAING aux présidentielles de 74 qu’avec le score des candidats UDF aux législatives pourtant plus proches1de 1978.

  1. II) La gauche au Pouvoir (5 élections) L’élection présidentielle de 1981 a permis a la gauche de prendre le pouvoir contrairement aux législatives de 1978. Il est intéressant de noter que le président sortant obtient, au premier tour un résultat comparable à celui e I’UDF aux européennes de 1979 oil l’effet présidentiel l’avait nettement détaché de la éliste PPR. Le sondage publie dans le PARIS MATCH du 17 avril 1981 indique que 25% des sympathisants PPR voteront des dès le premier tour pour GISCARD D’ESTAING. 11 s’agit là vraisemblablement de l’attrait de la légitimité du pouvoir pour certains sympathisants de l’autre parti d’une même tendance (les sympathisants UDF votant au premier tour pour Jacques CHIRAC ne sont que de 4%é. Ceci permet de contester l’un des titres du numéro spécial du MONDE consacre aux élections européennes de 1979 – ‘Le PPR a paye he prix de sa contradiction’. En effet, la contradiction PPé concernant la position de la France par rapport a l’Europe n’est plus d’actualité Tors d’une élection Présidentielle ou, pourtant, lion retrouve le même transfert de voix PPP vers l’UDF. La position du MONDE est ici conforme a la tradition des journaliste commentateurs politiques qui favorisent l’idéologie et les programmes au détriment des causes institutionnelles et sociologiques.

Au contraire, le candidat MITTERRAND aux présidentielles de 1981 obtient un bien meilleur résultat que la liste PS-MRG aux européennes de 1979: Présidentielles 81: F. MITTERRAND + M. CREPEAU = 25,9 + 2,2%. Européennes 79: (F. MITTERRAND) PS + MG = 23,5%. Rappelons qu’en 1979, le Parti Socialiste était dans l’opposition et, ne contrôlant pas la principale confédération syndicale, ne pouvait pas, dans ces conditions, obtenir un bon résultat a l’occasion d’une élection au scrutin de liste proportionnel. En revanche, les élections présidentielles de 1981 donnent, au premier tour, un pourcentage de voix se portant sur les candidats MITTERRAND et CREPEAU très proche de celui des cantonales de 1979 (élections non essentielles) et des sondages qui ont précédés les législatives de 1978. Cela peut laisser supposer que la peur de ministres communistes qui s’était manifestée aux législatives de 78, elles même si a disparu derrière la candidature MITTERRAND. La victoire de la gauche derrière la candidature MITTERRAND a été facilitée par une abstention plus importante en avril et mai 81 qu’      aux présidentielles des 5 et 19 mai 74:

 

1974

1981
Premier tour

 

16,5% 20,3%
Deuxième tour 13,8% 16,6%

Cette abstention a probablement été le fait d’une droite gênée par la faible expansion économique, le chômage et lassée par la continuité du pouvoir. Le trouble est aussi présent chez la droite qui vote: un sondage d’INDICE OPINION dans le quotidien du 24 février 1981 indique 10% des voix chiraquiennes, du premier tour comme allant vers François MITTERRAND au deuxième ainsi que 15% des voix de Michel DEERE; ceci accompagné de 31% d’électeurs de Jacques CHIRAC incertains quant au deuxième tour. Dans ce même esprit, Le Figaro du 27 mars 81 (SOFRES) donne 17% des voix de Jacques CHIRAC se dirigeant vers F. Mitterrand avec 26% d’incertains.

Le très bon résultat PS-MRG aux législatives qui ont suivi immédiatement les présidentielles de 81 font apparaître un très fort ‘effet présidentiel rendu possible par une forte abstention:

70,9% de votants aux législatives de 1981 (par rapport aux inscrits)
83,3%   de votants aux législatives de 1781 (par rapport aux inscrits)

 

81,1%  de votants aux législatives de 1773 (par rapport aux inscrits)

Le raisonnement de la droite qui s’est abstenue peut être qualifie, soit, de défaitiste (la gauche a conquis la pr2sidence, cela ne sert rien de voter contre elle aux législatives) ou de ‘bon joueur’ et légitimiste (le candidat socialiste a gagne, laissons lui les moyens de gouverner). Une partie de la droite s’est abstenue en 1981 tout comme une partie de la gauche en 1962. Les deux élections cantonales ont eu lieu après 1981 montrent une évolution différente par rapport aux .deux élections correspondantes d’avant 1981:

  1976 1982
Vote PS-MRG 28,7% 31,4%

 

vote PS-MRG

 

1979

 

1979

 

  28,9% 26,5%

 

La plus grande présence de candidats socialistes laisserait supposer un meilleur résultat aux dernières élections. Cela est, en effet, le cas de 1982 par rapport a 1976. Peut être le prolongement de l’état de grâce (effet présidentiel) y est pour quelque chose. En revanche, l’évolution 1979 – 1985 donne un résultat inverse.

Le nouveau découpage des circonscriptions peut être pris en compte au niveau du résultat en sièges mais pas au niveau du nombre de voix. L’effet présidentiel ne semblerait donc pas être un phénomène automatique mais dépendre d’une appréciation positive des activités d u Président par l’électorat. L’absence totale d’effet présidentiel apparaît aux élections européennes de 1984 (tenues a la proportionnelle) liste PS-MRG obtient le plus bas résultat depuis le dépassement du Parti Communiste aux législatives de 1978.

Il est intéressant de noter que le scrutin de liste proportionnel représente une chute de voix socialistes qu’il s’agisse de la IVeme ou de la Vène République et cela de façon graduelle … au fil des élections législatives pour la IVème République:

1945 1946 1946 1951 1956
24% 21% 18% 15% 17%

 

 

…ou par rapport a l’élection majoritaire précédente comme l’indique les sondages qui ont précédé l’élection européenne de 1979:

Cantonales (SOFRES)

18 3 79 2 4 79 18 4 30 4 15 5 29 5 6 6 10 6
28,9%  

27%

28% 28% 27% 26% 24,5% 23,5%

 

Le Parti Communiste agit différemment, son évolution se faisant par paliers selon les modifications institutionnelles; qu’elles soient légales ou concernent la situation gouvernement : opposition.

25% des voix de 1945 à 1956 -:scrutin de liste proportionnel.

20% des voix de 1958 à .1979 ; scrutin majoritaire avec effet présidentiel et l           ‘droite’ au pouvoir.

15% des voix de 19081 à 1982 – gauche prenant le pouvoir puis l’exerçant avec participation communiste.

10% des voix de 1984 … au pouvoir avec contestation puis non participation communiste.

CONCLUSION

Le scrutin de liste proportionnel fera perdre au Parti Socialiste l’avantage d’ titre devenu grâce au scrutin majoritaire la composante principale dune des branches de la bipolarisation et lui enlèvera la position privilégiée qu’il occupe au sein de la gauche qu’il soit dans l’opposition ou dans la majorité.

L’adoption du scrutin de liste proportionnel pourrait donc changer les rapports de force au sein de la gauche car le vote strictement idéologique, qu’il soit communiste ou socialiste, est certainement très faible; le Parti Socialiste ayant atteint selon les circonstances, sous la IVeme République, 15% des voix en 1951 et sous la IVène, 5,1% des voix aux présidentielles de 1969.

En revanche, ne contrôle de la CGT depuis 1945 rend le vote communiste beaucoup plus stable en cas de scrutin de liste proportionnel et explique l’effet de palier qui pourrait changer de sens en cas de perte du pouvoir par la gauche et modification de la loi électorale (N’oublions pas que les diverses interventions soviétiques en Europe et en Afghanistan n’ont pas eu d’effet sur les voix qui se portent sur le Parti Communiste Italien) L’affaiblissement du vote socialiste pourrait lui enlever l’avantage de présenter l’un des candidat électoralement crédibles aux présidentielles.

REMAR UES SUR LA ‘PLUS VALUE’ DANS LE CAPITAL DE MARX.

Bernard OWEN

La notion de l’exploitation de l’homme par l’homme est reprise par tous ceux qui condamnent le mode de production ‘à l’occidentale’ de l’anarchiste au communiste en passant par une majorité de socialistes. Ce thème que personne ne remet en cause prend de solides racines dans le CAPITAL de MARX qui lui apporte l’autorité d’un texte sacré. En allant au delà du slogan prononcé du haut des tribunes, l’observateur peut constater que certains raisonnements du CAPITAL paraissent a l’analyse moins scientifiques que ne laisse supposer l’aspect général que MARX a voulu donner a son ouvrage. Certains développements, en particulier celui de la ‘plus value’, sur laquelle est érigée la notion de l’homme exploité par l’homme, paraissent dune grande fragilité et reposent sur une imagination romantique beaucoup plus que sur un raisonnement idéologique et mathématique. La recherche de MARX sur la plus value’ va le mener à la conclusion que le capitaliste gagne son argent sur une part de travail fourni par l’ouvrier, part pour laquelle celui-ci n’est pas payé.

MARX raisonne longuement sur les différentes valeurs intervenant dans la fabrication d’un objet manufacturé. Pour que le capitaliste trouve son intérêt à fabriquer, la somme du prix de tous les composants de cette fabrication doit être inferieur au prix de vente du produit termine. D’ou vient cette différence ou ‘plus value’? MARX part du principe général que pour l’homme et pour une société organisée par l’homme, tout bien naturel prend sa valeur par l’intermédiaire de l’homme. Le minerai de fer sous terre ou sur la surface de la terre ne sert a rien si l’homme ne le prend pas et ne le transformé pas.

Ce principe est intéressant mais dans son cheminement, Marx va le pousser jusqu’à l’absurde. Il va étudier, l’un après l’autre, tous les composants de la fabrication d’un produit et va chercher à partir desquels il sera possible d’obtenir la ‘plus value’. Une division fondamentale sera née: Les composants qui représentent pour le capitaliste un capital fixe et ceux (ou celui) qui seront le capital variable d’où proviendra la plus value. Tout au long de son exposé, Marx prendra principalement des exemples dans l’industrie anglaise du tissu et du vêtement. Il parlera tissage, longueur d’étoffe et valeur de vêtement.

PREMIEREMENT: Pour fabriquer un tissu de coton, il faut du coton. Le coton sera acheté à une certaine somme, tant la tonne et sera ensuite transformé par une machine à tisser en toile de coton. Le prix d’achat du coton a tisser sera, par exemple, de I 000Francs la tonne. En admettant, qu’avec une tonne, l’on puisse tisser 200 mètres de tissu, le prix du coton (la matière première) entrant dans un mètre de tissu sera représentés par 1000  5 Francs 200 (le prix du coton, I 000 Francs la tonne, étant représentés par la somme du travail et de tout ce qui peut entrer dans le coût de fabrication avec la ‘plus value’ ajoutée)

DEUXIEMENT: Pour fabriquer, il faut avoir des locaux, les entretenir et en hiver, les chauffer. convient donc d’inclure dans le prix de fabrication, le prix des locaux et frais d’entretien que l’on réduira facilement en unités de temps correspondant a ceux nécessaires a la production étudiée.

Nous avons maintenant:

(prix matière première) + (frais de locaux)

TROISIEMEMENT: La machine. Il s’agit  du point faible de toute

l’argumentation de MARX. Il raisonne ainsi: La valeur de tout produit provient du travail de l’homme qui l’a fabriqué. Alors, comment évaluer la part de valeur apportée par la machine dans le produit termine ? MARX propose la solution suivante. La machine a une valeur d’achat, admettons 50 000 Francs. Elle a une longévité limitée, admettons IO ans. (tout comme le coton, la valeur de la machine étant la somme du travail de l’homme auquel s’ajoute les divers éléments constitutifs que nous considérons actuellement) La seule valeur que la machine puisse ajouter au produit fabrique correspond a la partie d’elle même qu’elle laisse dans l’opération, A savoir, son usure. LA encore, it est facile de la chiffrer. On divise la valeur de la machine par le nombre d’unité de temps (pris présentement en considération) entrant dans les dix ans (sa longévité présumée). Le chiffre obtenu correspond a la part de la machine dans la fabrication de telle quantité du produit. A savoir, une somme extrêmement faible.

Une question vient immédiatement a l’esprit. Que faire dans le cas de machines qui couteraient des sommes semblables mais dont les rendements seraient différents ? Par exemple: le cas de deux machines fonctionnant simultanément, de longévité identique, l’une étant de deux ans plus récente et ayant un rendement double de la plus ancienne. Les deux machines, selon MARX, en admettant que le prix soit identique, doivent ajouter la même valeur au produit alors que l’une a un rendement deux fois supérieur l’autre. Admettons que la dernière machine achetée ait une longévité plus longue que la première: qu’elle dure vingt ans au lieu de dix ans. Dans ce cas, la valeur qu’elle transmet a chaque unité de Bien produit sera exactement la moitié de celle que transmet la machine moins performante et qui est dune longévité moindre. Le raisonnement de MARX est absurde. Minimiser le rôle de la machine dans la fabrication est obligatoire si l’on veut faire apparaître la plus value’ au seul niveau du salaire de l’ouvrier. C’est pour cette raison que MARX sera oblige de développer la notion de lutte de classe pour montrer, contre toute évidence, que les mêmes conditions sociales existaient avant l’industrialisation qu’après: ce qui est un non-sens. Dans le même esprit, pour tenter d’effacer l’importance primordiale que représente l’invention de la machine a vapeur, MARX va se donner beaucoup de mal pour démontrer que le grand pas en avant dans la fabrication a été la fabrication en série manuelle, la division des taches et non l’introduction de la machine. Pour ce faire, il fait des comparaisons de rendement entre un ouvrier fabriquant des clous en assumant l’ensemble du travail à  celui ou chaque ouvrier ne fait continuellement qu’une seule de l’ensemble des opérations qui entrent dans la fabrication des clous. Comme le dit justement MARX, cela se pratiquait déjà dans l’antiquité mais ce n’est pas pour cela qu’il y a eu un bouleversement fondamental dans le pouvoir de production de l’homme. Revenons aux machines. MARX parle de machines a tisser qui effectuent le travail de soixante ouvriers sous le contrôle de seulement deux ouvriers. Comment refuser a une telle machine sa participation a la création de l a ‘plus value’ ? Selon MARX, l’opération de fabrication se présente maintenant de la façon suivante: matière première. A locaux + usure de la machine = au capital fixe

Continuons le raisonnement Marxiste dans la recherche de la ‘plus value’. Ayant élimine la matière première, les locaux et la machine, il reste maintenant la main d’œuvre. Celle-ci sera classée parmi le capital variable. MARX reprend une idée développée par d’autres économistes, TURGOT et MLTHUS: la notion de salaire nécessaire.

Le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la quantité de travail qu’il accomplit mais par la quantité d’argent qu’il lui faut pour subsister. Le capitaliste verse l’argent dont l’ouvrier a besoin pour vivre lui-même ainsi que sa famille et empoche le reste sous forme de ‘plus value’. MARX utilise la formule suivante ‘admettons arbitrairement’ qu’un ouvrier ait besoin de 100) Francs pour vivre, se nourrir, nourrir sa famille, l’habiller, la loger. Admettons que 100 Francs soit en fait le salaire d’un travail VI; durée de 5 heures de travail alors que les autres 5 heures de travail qu’il accomplit correspondent a la valeur du travail que le capitaliste met dans sa poche sous forme de ‘plus value’. La notion est donc introduite sous la forme très non  scientifique de ‘admettons arbitrairement’ et jamais elle n’apparaitra autre que dans l’ensemble de son oeuvre.

Ce genre de formule sera reprise une dizaine de fois avec les variantes ‘Comme nous avons vu précédemment’ ‘Nous avons admis’ … ‘Nous savons que’. La notion de ‘plus value’ qui est monnaie courante chez tout collectiviste et sur laquelle repose la notion de ‘exploitation de l’homme par l’homme’ ne repose sur aucune démonstration rassemblant a une démarche scientifique. est bon de noter les rapports établis par MARX entre le salaire Payé, donc nécessaire et la valeur empochée par le capitaliste: les deux sont d’égale valeur. Ceci se retrouve tout au long du CAPITAL. Marx illustre ses exemples en donnant presque toujours une valeur égale aux deux sans jamais la justifier autrement que par ‘supposons que’, tel que nous l’avons vu précédemment. Il ne crée jamais un budget type ou fait intervenir des statistiques (qui existaient déjà A son époque) pour justifier ce rapport qui ne repose que sur une vue de l’esprit Marxiste. MARX n’en reste pas la: it pousse le raisonnement plus loin. Il a constate que la fabrication industrielle fait baisser le prix des objets manufactures. Il considéré ce phénomène de la façon suivante: Certains objets manufactures entrent dans le cadre des objets achetés par l’ouvrier. Le prix de ces objets baissant, la valeur du salaire nécessaire va, elle aussi baisser. Le salaire de l’ouvrier baissera donc et le capitaliste bénéficiera d’une ‘plus value’ supplémentaire. Il était pourtant évident a l’époque de MARX et depuis le phénomène n’a fait que s’accentuer, qu’il fallait écouler les produits que l’on construisait en grande quantité .Que les prix devaient obligatoirement baisser et que l’ouvrier qui représentait une part importante de la population devait avoir un salaire qui lui permit d’acheter ou d’utiliser les produits a la fabrication desquels it participait. L’industrialisation allait permettre a l’ouvrier de posséder une deuxième paire de chaussures, de remplacer le banc par des chaises puffs d’y ajouter un fauteuil alors qu’actuellement, l’ouvrier de chez Peugeot a les moyens de racheter une des voitures qu’il construit La grande coupure de l’histoire économique se situe entre la période industrielle qui a commence par l’invention de la machine a vapeur et toutes les époques précédentes. La structure de la société actuelle ne peut être comparée à celles qui ont précédé l’époque industrielle alors que MARX va s’efforcer de démontrer le contraire afin de ne faire intervenir la machine que pour une part tout a fait mineure dans la création de la ‘plus value’. Marx va développer la notion de ‘lutte des classes’ afin de présenter l’organisation sociale actuelle comme un simple prolongement des situations antérieures. Or, en considérant la situation sur l’ensemble d’une nation nous obtenons des positions patronat-ouvriers fondamentalement différentes L’économie nationale, avant l’invention de la machine a vapeur, n’avait aucun intérêt a ce que l’ouvrier du patron ou du petit artisan soit bien paye, la production étant réservée soit a une élite, soit a une clientèle qui suffisait largement au peu de productivité. L’époque contemporaine présente une situation opposée, le pouvoir d’achat de la population active levant tendre vers une équivalence de la valeur des biens que produit le pays. Le processus qui veut que l’augmentation de la production soit continuellement accompagne d’une augmentation correspondante du pouvoir d’achat de la population se fait sous forme d’action entre le patronat, les syndicats et la législation.

Les prévisions de MARX ont manifestement comme but la condamnation du système de production capitaliste. La force physique n’étant plus nécessaire pour commander une machine MARX suppose qu’il sera fait un usage croissant de femmes et enfants afin de les sous-payer et par’ lui-même, augmenter les bénéfices du capitaliste. Il ne prévoit pas la valorisation du travail sous forme de main d’œuvre spécialisée et les techniciens. MARX va plus loin. En employant tour les membres d’une même famille, la valeur du travail nécessaire va s’étendre sur 2, 3 ou 4 salaires: ce n’est donc plus seulement l’homme qui aura à gagner la vie de la famille. Les salaires de chaque membre de la famille vont donc baisser et ainsi augmenter les bénéfices. MARX étoffe ses hypothèses par des commentaires sur la condition ouvri6re de son époque en se servant des rapports des inspecteurs charges de surveiller l’application de a réglementation des conditions de travail.

Le chapitre 16, qui est très court, est un bon exemple de la façon dont MARX tente de rendre scientifique une notion d’importance primordiale dans son raisonnement mais qui ne repose que sur des suppositions. Il s’agit de déterminer des fractions très simples à partir de données imaginaires comme si l’apparence mathématique devait apporter de la crédibilité a des éléments choisis arbitrairement. Il raisonne ainsi sur les rapports entre la ‘plus value’ et le capital variable. En modifiant le dénominateur et le numérateur, le résultat est de 50% ou de 100% et devient le coefficient d’exploitation de l’ouvrier. •travail supplémentaire h heures / travail nécessaire – 6 heures $ 100

En conclusion: l’un des raisonnements fondamentaux de la penée économique Marxiste, celui de la ‘plus value’, parait reposer sur une démonstration par trop fantaisiste pour pouvoir mériter l’appel de ‘scientifique’.

Démocratie: Le mot magique

Bernard Owen

A notre époque, on emploie des mots magiques comme celui de « démocratie ». Il va de soi que nous sommes les premiers à la soutenir. Seulement, l’être humain a rencontré tant de difficultés et tant d’échecs à la mettre en place qu’il est grand temps que les hommes comprennent qu’il existe des règles, tout comme pour l’ingénieur, qui met au point des engins d’une grande complexité.

La démocratie a besoin d’un ensemble de techniques, qui ne sont pas enseignées dans nos universités. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer, non pas l’histoire du monde, mais les problèmes actuels du Moyen Orient.

Après l’Irak, l’Egypte, la Lybie,

La Libye où nous avons crée un vide de pouvoir

l’on parle de règlements politiques pour la Syrie. Cela peut mener à une catastrophe généralisée pour les jeunes et pour d’autres Etats, qui assistent à la démolition d’un des Etats. Les Nations Unies réunissent les autorités, les opposants très peu nombreux, et laissent de côté Daesh, qui sème la terreur ici ou là.

Sur un terrain strictement géopolitique, l’Irak a été une catastrophe concernant le découpage de la zone Kurde de l’Irak au grand damne de la Turquie, qui ne dispose plus de l’armée bien entraînée des années 1960. Ne parlons plus de Bremer (Irak 2003) que les commentateurs des Etats Unis qualifient comme étant la plus grande catastrophe de leur politique extérieure.

En Syrie,

les Nations Unies multiplient les « communiqués », les « déclarations », « en vue d’un règlement politique durable de la crise ». Elles vont très loin évoquant « une nouvelle constitution conduite sous la supervision des Nations Unies ». Ce groupe de contacts est « conscient du lien étroit existant entre un cessez-le-feu et un processus politique, conformément au communiqué de Genève de 2012 ».

Heureusement que nous avons encore les Nations Unies, car la grande coalition anti Daesh est en mauvaise posture. Le Chef d’Etat Major Britannique, le Général Nicolas Houghton a déclaré que les forces britanniques ne participaient plus aux bombardements des positions de Daesh en Syrie. Le Pentagone (Ashton Carter) parle d’une coopération entre Etats Unis et force d’opposition syrienne, mais termine prudemment en ajoutant seulement dans le cas d’une attaque contre EL Raqqa. Le nouveau Premier Ministre canadien a informé la Maison Blanche qu’il retirait son aviation de Syrie. La participation de la France et de l’Australie est très restreinte.

Irak; le premier des erreurs tragiques ..

L’attitude de la Grande Bretagne dépend de la « House of commons », qui s’oppose à des bombardements en Syrie, admettant seulement des vols de reconnaissance.

D’autre part, le quotidien « The New York Times » fait part de l’intérêt des occidentaux face aux forces russes. Leur action en Syrie a permis de noter leur efficacité et la rapidité de leur intervention. Le quotidien note qu’en deux semaines les avions russes effectuent autant de frappes en un jour que les avions de la grande coalition en effectuent en un mois. La Russie a donné une preuve d’efficacité à laquelle on ne s’attendait pas.

Il est certain qu’un système électoral  et les institutions doivent mener à une stabilité du pouvoir politique. Qu’ un homme politique puisse s reposer sur une majorité parlementaire. Seulement voilà que l’être humain possède ses qualités et ses défauts. A travers l’histoire militaire nous avons rencontré des guerres imposées par une attaque. Il s’agit d’une guerre par obligation et au contraire des guerres de choix où une nation choisis de faire la guerre dans ce qu’il considère être son intérêt.

Dans les deux cas il s’agit des grandes lignes mais l’on peut ajouter une troisième raison. Le Président Bush a voulu se lancer en guerre en Irak par des prétextes discutables. Qu’il soit président d’un grand Etat ou non, la bêtise est toujours présente dans l’arrière plan prête à surgir.

Les meneurs d’Etat ont attaqué la Libye pour des discours pour des raisons discutables. Sarkozy et Cameron qui par bêtise ont contribué au découpage d’un Etat géographique de petite taille mais un qui fut une emprise.

Par  contraste, les Etats-Unis   agir contre les Nazis (la mère de Churchill était américaine). Quant à un autre chef, Hitler propulsé au pouvoir par le scrutin proportionnel  savait   les foules   n’était pas un piètre chef de guerre face au habiles et valeureux guerriers russes.

Contrairement aux commentaires issues de personnes impliquées dans la politique, syndicalistes, écrivains, journalistes l’attitude d’un  homme politique. L’importance de cette personne  sa valeur politique est jugé moins au niveau de son programme de ses idées qu’à partir de sont attitude. Président Hollande, un brave homme,  sur le plan personnel attend que la situation devienne intenable. L’épisode du scooter avec croissants et de se rendre « rue du cirque ». En tant que Président, l’affaire Cahusac dure 4 mois alors que cet épisode aurait dû être réglé immédiatement. « Les yeux dans les yeux ».

Les Etats-Unis mettent en avant chez l’homme politique de « caractère » qui, pour eux, précède  l’inteligence. Notre gentil Président Hollande a fait une erreur, petite erreur lors de sa première conférence de presse  réunis de nombreux journalistes. Ayant tenu des propos qu’il souhaitait tenir le président annonça que maintenant 3 questions. Les journalistes dépassaient de loin ce chiffre et le Président continuera d’écouter et de répondre. Par ce fait il y eu un transfert d’autorité de lui Président aux journalistes.

Nous lui avons écrit à cette occasion mais n’étions nullement ses conseillers. Quant un président annonce qu’il répondra 3 questions il ne doit pas  compter une question supplémentaire.

La séparation des pouvoirs- Un magistrat ordonne l’expulsion d’une famille Kosovar sans droit de résidence. Or, Valérie Treitweiller que le président  lui conseilla d’aller devant les cameras à l’encontre de la justice  en admettant l’expulssion des parents mais non de   maison de scolarité en France. La jeune fille Leonarda a répondu au président qu’elle ne rentrait pas en France sans sa famille.

La question du chômage: Le Président Hollande trouva lors de son arrivé  un taux de chômage élevée et annonça qu’en fin de mandat, il aurait fait baissé. C’était certes une bonne intention  mais difficile à tenir. Mitterand était  tombé dans le même piège.

Quant aux réformes  qui pouvaient mener à cela, il ne fallait pas attendre, il fallait agir dès le départ.

Les Eats-Unis évaluent la période à trois mois « honeymoon period » à près l’élection. La politique étrangère – La France écoutera l’avis de Fabius plutôt que celle de Le Driand qui conseillait de soutenir Bachar el Assad. Il a fallu que la Russie et l’Iran interviennent pour que DAESH soit en déroute. Malheureusement, il fallu que le mandat se termine sur des discussions sur la gauche, l’extrême gauche, le libéralisme. Il aurait fallu du 49.3  atout simple et non à l’Allemande qui l’applique à travers (Khol et Shroder).