Aux jardins de l’Elysée

Ghislain Mariette / Présidence de la République – NO PRESS

Monique Cochinal

Dimanche 16 septembre

e : c’est la journée du patrimoine. Les portes de l’Elysée sont grandes ouvertes. Déjà très tôt le matin, de nombreux visiteurs se pressent, font la queue pour découvrir ce superbe palais royal, ces splendides jardins éblouissants de soleil, car il fait encore très beau et chaud. Notre Président prend avec grand plaisir un nouveau bain de foule. Poignées de main à droite, à gauche, sourires détendus, photos, et, bien sûr, entouré de ses journalistes attitrés et leurs micros.

Dans la foule, un jeune homme s’approche et se présente : «  Bonjour, Monsieur le Président, j’ai fait une formation d’horticulteur, j’envoie  mes CV partout, depuis un certain temps, et je suis toujours au chômage, je n’arrive pas à trouver du travail ». La réponse est toute prête, pour notre Président : « du travail, il y en a pourtant. Je traverse la rue et je vous en trouve, moi du travail, il faut juste du courage et vouloir ». Il est vrai qu’il y a une bonne quantité d’offres d’emplois qui ne sont pas honorées, pour certains métiers. Mais, le hic c’est que ce pauvre jeune homme a une formation d’horticulteur. Planter, semer, arroser, tailler, entretenir de beaux parcs comme celui de l’Elysée, c’est son métier. Cette malencontreuse réponse de notre Président a vite été colportée à juste titre et pose question. Comment un président peut être aussi sûr de lui et parler de la sorte ? Il n’est pas sans ignorer que, même dans son nouveau monde, un horticulteur n’a pas du tout la même formation, et donc la même vie, qu’un cuisinier, qu’un carrossier, qu’un plombier, qu’un mécanicien ? Quel changement d’attitude et de ton avec son beau discours de présentation de son nouveau plan pauvreté, prononcé devant tous ces représentants d’associations caritatives, il y a quelques jours. Je repense à son prédécesseur : François Hollande, le champion des aides sociales, se disant très proche des pauvres, et traitant ces mêmes pauvres, en privé, de « sans dents » adjectif fort méprisant. Cela révélé par sa compagne de l’époque, après avoir été répudiée. Décidément, on ne peut guère faire confiance à de tels dirigeants.

Et en même temps, on veut stopper l’affaire Benalla en boycottant l’enquête de mercredi prochain, en invoquant, c’est le plus grave, de la part du Sénat, une violation de la constitution et de la séparation des pouvoirs : exécutif et justice. Comme si nos sénateurs ignoraient les lois de la République.

En y réfléchissant, depuis le début du règne Macron il en est ainsi. Pendant la malheureuse campagne présidentielle, tous les moyens furent bons pour éliminer les autres concurrents. François Fillon en est un exemple flagrant, et cela continue. On a parlé des costumes donnés en cadeau par son faux ami, et rendus, du reste, et maintenant, on parle de chemises de grande marque …. A quand les sous-vêtements et les chaussettes ? Quelle décadence dans ce nouveau monde !!

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