La Crimée : Much Ado About Nothing ou bien des efforts pour rien

Le début des problèmes en Crimée… BERNARD OWEN

L’Europe, à travers l’histoire, nous apporte une image de frontières qui se forment et se décomposent à partir de guerres, de révolutions internes dont les raisons reposent sur des stratégies valables ou non sans compter la vanité de certains. L’ensemble pourrait porter à sourire si ce n’était pour les morts, les déplacements de population, les destructions.

Prenons un exemple qui se situe de par son nom dans l’actualité. La guerre de Crimée qui a eu lieu de 1853 à 1856. Illustrons cette complexité. L’Union Soviétique a renversé les statues de ses tsars et pourtant deux existent encore. L’une se trouve au centre de Sofia. Alexandre II est à cheval entouré de ses troupes sur la Grande Place.

Il était le vainqueur des Ottomans qui occupaient la Bulgarie. Un soir à Helsinki nous nous sommes trouvés sur une petite place qui s’appelle « Tzarina » au milieu de laquelle se trouve la statue d’Alexandre II par qui la Finlande était devenue un duché possédant certaines prérogatives qui menèrent à l’indépendance en 1905.

La puissance militaire de la Russie et la stratégie de la première armée russe qui détruisit la Grande Armée de Napoléon I, avant même que le froid n’intervienne, inquiétaient les grandes puissances européennes.

L’Empire Ottoman qui s’étendait en Europe du Sud jusqu’à Vienne était en décomposition. Pas loin de Budapest l’on peut encore gravir les marches d’un minaret. La capitale de la Hongrie a été transférée à Bratislava pendant un siècle et demi. Mais comment s’y retrouver, car la réforme du catholicisme est suivie de la contre-réforme ?

L’Empire Ottoman tentera de se réformer, mais l’opposition traditionnelle étant forte et les puissances européennes sont intervenues ici et là pour protéger les minorités chrétiennes. Les interventions russes reposaient sur l’importance des minorités orthodoxes 30 % de la population (dix millions de personnes).

De 1821 à 1853, divers mouvements ou révoltes de chrétiens contre les Ottomans et les massacres qui suivirent menèrent à l’écrasement de l’armée ottomane par l’armée russe en 1829. Le Tzar Nicolas I arrêta ses troupes aux portes de Constantinople, car il redoutait le chaos. La Russie déploya 90 000 hommes en 1833 quand le vice-roi d’Égypte se révolta contre le Sultan simplement pour sauver Constantinople.

En 1840, le traité de Londres trouve un accord entre l’Égypte et le Sultan s’engagea à modifier le statut des minorités. La Russie accepta la partie du traité qui interdisait le passage des détroits de la Mer Noire à tout navire de guerre appartenant à des pays non alliés à l’Empire Ottoman. Cette clause présentait des dangers pour la Russie et sa flotte de Sébastopol, mais la Russie accepta, car elle cherchait à conclure un accord avec la Grande-Bretagne qui n’eut pas lieu.

La France était devenue à nouveau un empire, le second, avec à sa tête Napoléon III qui voulait que la France retrouve sa place sur la scène internationale. Il était conscient de la crainte qu’inspirait la puissante Russie ainsi que son rôle de protecteur des chrétiens orthodoxes.

L’empereur français trouva un argument fantaisiste à savoir que la France avait été à l’origine des croisades et que cela lui imposait le devoir d’assurer la sécurité des lieux saints de Jérusalem.

Il se trouve que les lieux saints étaient administrés par diverses congrégations religieuses ce qui pouvait mener à des affrontements et qui fut le cas le jour de Pacques 1846 où 40 personnes furent tuées. Napoléon III, par l’intermédiaire de son ambassadeur, demanda aux Ottomans de remettre les clés de la Basilique de la Nativité à la France en 1853 ce qui indisposa la Russie engagée depuis longtemps à soulager les chrétiens traités d’inférieurs. Cette opposition de la Russie à la France sur cette question marginale a été un merveilleux prétexte pour le Sultan qui n’arrivait pas à réformer son empire et à mettre fin aux incursions pour sauver diverses nationalités encore dans l’empire.

Napoléon III, en défenseur de la chrétienté n’eut guère de difficulté à convaincre les Britanniques de présenter une sourde oreille à ce qui se passait entre Ottomans et la Russie.

Le Sultan déclare la guerre à la Russie le 4 octobre 1853. La Russie rompt ses relations diplomatiques avec les Britanniques et la France le 16 février 1854. La guerre de Crimée fut très dure. La France avait ses zouaves aguerris en Algérie et un meilleur fusil que tous les autres. D’énormes progrès du côté humanitaire furent accomplis par les Anglais et les Russes. Un chirurgien russe mit au point de nouvelles règles pour les amputations et exigea que celles de l’anesthésie furent appliquées.

La guerre pris fin quand les Russes se retirèrent ayant incendié Sébastopol et Tolstoi, officier de l’armée russe, nous fait part de sa tristesse devant la défaite et le drapeau français qui flottait sur les ruines. Le congrès de Paris en février-mars 1856 mit fin à la guerre de Crimée. Le congrès restaura le statu quo sur la gestion des lieux saints qui avait mené à l’inconcevable guerre de Crimée.

Napoléon III et d’autres auraient dû tenir compte de ce qu’armée française avait rencontré en Russie. La Grande Armée était vaincue avant l’hiver et pour les grands conflits les Russes avaient des stratégies qui sont encore étudiées avec attention. 

En revanche, quand le fin stratège qu’était Bismark fit de sorte que ce soit la France qui déclara la guerre à la Prusse en 1870 il savait que la Russie n’interviendrait en aucune façon pour sauver la France. Le résultat fut tragique pour la France, car les différents États allemands se sont réunis à Versailles pour acclamer le roi de Prusse devenu empereur d’Allemagne selon les frontières d’avant Louis XIV.

En savoir plus sur http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2014/08/26/cercle_107875.htm#qDu6PdZK0DikZz1z.99

L’Ukraine: Les soubresauts de la fin d’un vaste empire

Crimée

Crimée : le point de non-retour

BERNARD OWEN | LE 21/03/2014

La politique interne des pays dépend de ses institutions. L’être humain, quelle que soit son origine, agit de façon comparable. L’on ne doit en aucune façon oublier qu’en dehors de certaines règles de comportements, les institutions, qui donnent satisfaction dans telles circonstances, pourront se heurter à certains comportements exacerbés.

Le droit international existe, mais disparait devant la force. La guerre d’Irak a éclaté sur de faux prétextes. Elle entre dans la catégorie des guerres de choix, car l’attaquant n’était nullement menacé. Cela s’est effectué contre l’avis d’autres nations moins puissantes, mais qui pouvaient se pavaner au-devant de la scène internationale.

Quelle est la position de la Crimée ? Elle se situe, malgré elle, partout et nulle part. L’on peut se demander comment une telle situation a pu continuer de la sorte. Au départ, cela commence par un transfert de la Crimée à l’Ukraine par Khroutchev pour des raisons de logique géographique et économique, d’après sa petite-fille.

Sans entrer dans les détails que l’on peut trouver dans Wikipedia, notons cependant qu’après le referendum du 20 janvier 1991, la Crimée se proclame « République Autonome » avant la déclaration d’indépendance de l’Ukraine du 24 août 1991. En février 1992, le Parlement de Crimée fonde la République avec l’aval de l’Ukraine, qui reconnaît certains droits à l’auto gestion. En mai 1992, la Crimée proclame son indépendance, approuvée par référendum et introduit sa première constitution.

À partir de ce moment, l’Ukraine s’impliquera dans les affaires de la Crimée. Cette dernière ne pourra agir qu’après consultation avec les autorités ukrainiennes. En mai 1994, le Parlement de Crimée vote le retour à la Constitution de 1992. En septembre 1994, les autorités de Crimée décident d’écrire une nouvelle constitution. En mars 1995, le Parlement d’Ukraine abolit la constitution de 1992 et révoque le Président de Crimée. Pendant tout un temps, la Crimée est gouvernée par décrets présidentiels venant d’Ukraine. Après cela, une autre constitution est écrite par la Crimée et après bien des contestations, elle sera ratifiée par les deux parlements pour entrer en vigueur le 12 janvier 1999.

Qu’en est-il du référendum ?

Notons que la Crimée a déjà cherché l’approbation du peuple par deux référendums, le premier le 20 janvier 1991, le second en mai 1992. Notre ministre Laurent Fabius parle à la télévision d’absence de possibilités d’options sur le bulletin de vote, supposant que le bulletin de vote aurait dû présenter 2 cases, l’une avec « oui », l’autre avec « non » à l’intégration à la Fédération de Russie.

Or, il s’agit d’une appréciation quelque peu simpliste, car la première case correspond bien à l’intégration à la Fédération de Russie, mais la deuxième présente une proposition très différente : il s’agit de répondre à la question : « êtes-vous favorable au rétablissement de la Constitution de la Crimée de 1992, et au maintien de la Crimée comme partie intégrante de l’Ukraine ». Or, il nous semble intéressant de consulter cette constitution :

Au chapitre 3 : « relations avec la République d’Ukraine », citons l’article 9 : « La République de Crimée fait partie de l’Ukraine et l’État détermine leurs relations sur la base de contrats et accords.

Chapitre 4 : « relations de la République de Crimée avec d’autres États », article 10 : « La République de Crimée, seule, entre en relation avec d’autres États et organisations, qui portent avec eux sur la base des traités et des accords de coopération mutuellement bénéfiques dans l’économie, la culture, la santé, l’éducation, la science et d’autres domaines ; renforcer ses relations avec eux sur la base de l’égalité, le respect de la souveraineté, de l’intégralité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures, le règlement des différends par des moyens pacifiques, le respect de conscience des obligations mutuelles ».

Pour la lecture de la constitution de 1992, nous utilisons une traduction en français, qui paraît être une traduction mécanique. Quand on mentionne au chapitre 3, article 9 « l’État », cela veut dire la République de Crimée, ainsi que cela apparaît clairement dans d’autres articles, par exemple, dans l’article 11 : « La République de Crimée a son emblème d’État ».

Certes, la Constitution de 1992 est plus souple que celle de 1998, mais elle annonce clairement que la Crimée fait partie de l’Ukraine, alors que celle de 1998 est plus proche de ce que l’on penserait trouver dans une constitution autoritaire.

La place Maïden a fait de profonds dégâts en Ukraine. La Crimée tire profit des circonstances étant à l’abri de tracasseries institutionnelles. Il semblerait qu’avec le temps la Chancelière Merkel et John Kerry se soient informés quant à la nature de cette dernière révolution, sa désorganisation, ses excès, et que les discours prônant des sanctions soient moins portés sur la Crimée, mais sur une invasion du sud-est de l’Ukraine par les Russes. Ce serait naturellement un événement peu probable, étant donné que la Russie et la Crimée ont eu gain de cause sur tous les points. Nous pouvons faire confiance en la Chancelière Merkel, qui a eu le courage de s’opposer à la « no fly zone » en Libye.

En savoir plus sur http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2014/03/21/cercle_94018.htm#ZZ3gUjqu6JVQSYmP.99

Ukraine : la place maïden et l’engrenage

BERNARD OWEN | LE 12/03/2014

Les nouvelles autorités ukrainiennes paraissent détachées de la réalité. Les internationaux, en dehors de quelques diplomates avertis, n’ont-ils pas, eux aussi, mal perçu les conséquences de cette révolution mal menée ?

Il s’agit, en fait, d’une caricature de celle qui arborait la couleur orange, où les manifestants étaient préparés de longue date, alors que nous avons pu suivre une violence débridée hors du contrôle de ses chefs.

Citons quelques exemples de maladresse et de naïveté des nouvelles autorités de Kiev :

Le 2 mars 2014, « Le Monde » (site Reuter) nous apprend que  l’Amiral BEREZOSVKI, dès sa nomination par les nouvelles autorités révolutionnaires, comme chef de la marine, avait prêté allégeance aux autorités pro russes de Crimée en leur livrant le quartier général de Sébastopol.

Le 3 mars 2014, « Le nouvel Observateur » titre « la flotte russe de la Mer Noire dément avoir lancé un ultimatum aux forces ukrainiennes en Crimée ».

La Crimée et son parlement se sont de facto rattachés à la Fédération de Russie sans qu’un coup de feu soit tiré (78 votes pour sur un total de 100 votants). Le vice-président du parlement de Crimée annonce que le référendum sera suivi d’élections législatives. La Crimée adoptera le rouble et les retraites seront versées par la Fédération de Russie. (« Le Figaro » du 7/03/2014). Les troupes ukrainiennes sur le territoire de Crimée devront choisir leur allégeance.

A Moscou, la Commission des Lois de la Douma s’est aussitôt réunie pour une proposition de loi fournissant le cadre juridique à une telle absorption.

L’actualité veut que l’on s’intéresse à l’Ukraine, la Crimée et la Russie, mais, pour comprendre, il faut nous déplacer parmi les grands pays de ce monde et même faire des incursions dans la géopolitique. En particulier, il nous faut situer  les évènements d’Ukraine dans la nouvelle planification du déploiement militaire des Etats-Unis, qui a clairement pris forme le 11 septembre 2001.

Après les accords Russo-Chinois et les Etats proches de l’ex empire russe, l’idée du Pentagone est de déployer ses forces militaires le long d’un axe d’instabilité, longeant la Méditerranée, l’Afrique, le Moyen Orient, le Caucase, le centre et le sud de l’Asie. Alors, tout se déroule comme prévu, ou presque. Ce parcours est parsemé de révolutions de couleur, selon un même cheminement :

  • Serbie    OTPOR     « Résistance »
    • Ukraine   PORA     « C’est le moment »
    • Géorgie   KMARA   « C’est assez »
    • Kirghizistan   KELKEL   « Debout et allons »

Nous avons, par ailleurs, développé le fonctionnement bien calculé de ces révolutions tranquilles, pacifiques, sans morts …. Hélas, celle du Kirghizistan a, par la suite, fait des morts.

Citons Saakashvili qui évoquait le cas de la Géorgie : « Nous n’attendons pas les évènements pouvant se produire, mais faisons de notre mieux pour détruire l’empire de la CIS (The messenger – mars 13 – 2005). Rappelons que Schevenatze lui a cédé volontiers la place. Il avait été le ministre des Affaires Etrangères de Gorbatchev et il était respecté par tous.

Il m’est arrivé d’assister à une réunion à l’Ecole Militaire Française avant les évènements du Proche Orient où il était dit que les Etats-Unis ne considéraient pas la Méditerranée à la façon des Européens. Pour eux, il ne s’agissait que d’un bras de mer par rapport à l’étendue des océans. Les temps ont changé.

Les Etats-Unis jouent avec les présidents et les gouvernements au gré de leurs intérêts militaires. Le Kirghizistan en est, comme les autres, une illustration, mais moins connue. Le Président AKAYEV, au pouvoir depuis 1991, d’un Etat avec une économie peu florissante, s’est proposé de louer la base militaire de Manas aux Etats-Unis, pour renflouer ses finances, ce qui mécontenta la Russie et la Chine. Inquiets de la tournure que prenaient les évènements, les Etats-Unis décidèrent de se débarrasser d’AKAYEV. Pour cela, ils utilisèrent les moyens habituels : financements considérables attribués au « National Endowment for Democracy », à « Freedom House, US AID… tout en utilisant les moyens tactiques de GENE SHARP. La révolte dans la province de Xinjiang, le long des 530 miles de frontières avec la Chine a été encouragée par le « US financed World Vighur Congress » de la millionnaire Rebiya Kadeer, ainsi que par le NED, que certains qualifient de « regime change ». Il semblerait que l’intérêt de la location de la base de Manas dépasse de loin le point d’attache des troupes se rendant et quittant l’Afghanistan par sa proximité avec la Chine.

Après le départ d’AKAYTEV, ce fut le tour de son successeur BAKRIYEV, et plus tard, après 80 morts, celui d’OTUNBAYEVA (Eric Walberg – Global Research – mars 2014).

A l’origine, le rattachement de la Crimée à l’Ukraine n’avait pas d’importance, étant donné que les deux faisaient partie de l’Union Soviétique. De toute façon, notre enquête n’avance en rien à se perdre dans l’histoire des transferts et des statuts de la Crimée et de Sébastopol.

L’Occident et  la Russie ne voulaient surtout pas que les armes nucléaires soviétiques installées en Ukraine transforment ce pays en puissance nucléaire. Le monde avait cette préoccupation en tête et le reste importait peu.

A considérer que la seule position de la Crimée en tant que péninsule est un non sens, car elle héberge la flotte russe de la Mer Noire, ce qui se prolonge jusqu’à la Méditerranée, Suez etc… La Crimée comprend l’arsenal de la flotte. Le rattachement de la flotte russe à la Crimée pour dix ans n’a été accepté qu’en 1997. Le quartier général de la flotte russe est à Sébastopol (le nom de ville martyre lui est resté depuis la  guerre).

Qu’en est-il du meneur de cette révolution ? Il se nomme KLITSCHKO et a présenté son engagement en politique en ces termes : « Mon regard est tourné vers la politique ukrainienne, et je perçois que les gens, qui s’y trouvent, ont besoin de moi ». Cela faisait suite à une carrière de boxeur (champion du monde des poids lourds), et à des études en Allemagne qui avaient abouti à l’obtention d’un doctorat. Son frère et lui-même ont manifesté pendant la révolution orange. Il a débuté par la politique locale en changeant de parti, sans grand succès. En 2008, il sera nommé membre de la délégation au Conseil de l’Europe. En 2010, il prend la tête du parti UDAR, ce qui lui permet de pénétrer au parlement avec le soutien de 40 députés. Souhaitant se présenter aux élections présidentielles de 2015, il figure alors dans les sondages pour le premier tour :

Institut de sondage  « RAZUMKOV CENTER »

Décembre 2011  4,8 %
Février  2013   15,1 %
octobre  2013       19,3 %

A partir des mouvements révolutionnaires de décembre 2013, il semblerait que les Affaires Etrangères des Etats-Unis commencent à se méfier de lui, et l’engrenage paraît leur donner raison (Lettre de Victoria Nuland à l’Ambassadeur).

La remarque de Philippe de Suremain, ancien ambassadeur de France en Ukraine, sur BFMTV laisse rêveur. Il avoue sa surprise concernant la réaction de la Russie sur la Crimée. Il parle de consternation à Kiev : « on est obligé de faire le parallèle avec la Géorgie ». Notre ancien ambassadeur et les révolutionnaires de Kiev devraient se tenir au courant de la réalité du moment. La Fédération de Russie n’est plus celle de 1990, qui sortait de 70 années de communisme. Elle a pris ses marques. Il faut compter sur elle, tenir compte de ce qu’elle pense côté diplomatie. Les Etats-Unis et la Russie sont les empires de ce monde. L’Europe est désunie et son influence a peu d’effet. La Russie est de retour. Le Qatar, qui soutenait la rébellion syrienne contre la position de la Russie, a vu le départ de son roi remplacé par son fils, qui a des idées plus réalistes. L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes ont rappelé leurs ambassadeurs du Qatar accusé de formater l’islamisme radical.

Le contexte géopolitique actuel demande un instant d’attention. Les Etats-Unis ont pris une importance stratégique inégalée, et la nouvelle avancée de la Russie n’est pas encore perçue par l’ensemble des nations. Cette remontée n’est pas sans intérêt, car cela laisse apparaître un certain équilibre de la diplomatie mondiale.

Passons quelques instants sur la nature des derniers accords Russie – Ukraine.

Notons que l’accord russo-ukrainien signé le 17 octobre 2013 porte non seulement sur une importante aide économique à l’Ukraine mais aussi sur des relations militaro-techniques. Un accord (Karkov en avril 2010) entre Medvedev et Yanokovitch avait essayé d’éclaircir l’accord brumeux de 1997. La Russie souhaite renouveler et réorganiser sa flotte. A défaut de textes, l’Ukraine voulait que le remplacement de navires se fasse « type pour type », alors que Moscou prétendait remplacer ses navires sans contraintes.

La question des droits de douane devait être réglée lors du premier trimestre 2014.

Pour l’Ukraine, l’accord demande que Moscou prévoit $ 15 milliards pour financer une partie de la dette ukrainienne, et $ 10 milliards de rabais sur le gaz. Un accord pour le renforcement de la flotte russe interviendra avant mai 2015, date des prochaines élections présidentielles. Les chantiers navals ukrainiens pourraient être utilisés par les Russes, alors qu’ils sont actuellement sous exploités. (sources : site du Kremlin, Renters, Flot.com).

La Russie dispose aussi de chantiers navals dans la Mer Balte, qui ont, par exemple, construit une frégate pour l’Inde. La Russie a passé un contrat avec la France en juin 2011 pour l’achat de deux porte avions de type Mistral pour 1 milliard deux d’Euros. Un autre bâtiment russe le « Vladivostock » a commencé à être construit à Saint Nazaire en février 2014 (source : Khan publié dans bp   pour la Russie- Communauté défense).

L’actuelle révolution ukrainienne ne peut en rien être comparée à la révolution orange. Les manifestants de Kiev ont donc agi de façon irresponsable, ignorant la situation très particulière de la Crimée tournée par son activité en direction de la Russie, de sa flotte, et que l’aspect juridique très complexe et irréaliste était en voie de résorption, alors que maintenant une séparation est envisageable

En savoir plus sur http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2014/03/12/cercle_93317.htm#7hGukFMWLoURY8X3.99

Ukraine : comprendre avant de se prononcer

BERNARD OWEN | LE 02/03/2014

Prenons l’Ukraine et la Crimée situées dans des environnements comparables à ceux que nous allons évoquer, et qui devraient modérer le discours des États étrangers et les faire agir avec réflexion et beaucoup de doigté.

Imaginons un vaste empire divisé en provinces, ou en « républiques autonomes ». La capitale de cet empire dirige l’ensemble, tout en laissant une certaine autonomie aux provinces qui le composent. En admettant que ce vaste empire s’écroule en tant que structure politique, et que les bouleversements retirent l’autorité à la puissante capitale, il y aura rapidement des répercussions au niveau des régions se retrouvant alors sans institutions. Elles vont se trouver d’autres chefs, qualifiés ou non, mais souvent improvisés. Elles vont alors découvrir des difficultés avec leurs propres minorités.

Dirigeons-nous vers le Caucase, et prenons un exemple : l’ancienne province de Géorgie devient un État avec trois zones distinctes, dont deux peuplées de non géorgiens : l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. La troisième zone, peuplée de Géorgiens, va aussi déclarer son indépendance. Il s’agit de la République autonome d’Adjarie. Il se trouve que la personne à la tête de cet État avait une forte personnalité, se nommait Abashide et avait des liens d’amitié avec le maire de Moscou. Des troupes russes campaient sur son territoire.

Les événements entre l’Adjarie et la Géorgie se sont détériorés et les canons étaient en place… Or, l’armée russe n’est nullement intervenue, elle s’est retirée, emmenant avec elle le Président Abashide et sa haute administration à Moscou. Petite anecdote : le chien du Président Abashide (un lévrier du Caucase), après le départ de son maître, a cessé de s’alimenter, et les Russes sont venus le chercher par avion pour qu’il retrouve son maître.

L’importance stratégique de la Crimée en tant que port de la flotte russe de la Mer Noire provoque un certain trouble auprès de la Fédération de Russie, qui n’a reconnu le rattachement de la Crimée à l’Ukraine qu’en 1997. Le grand port de Sébastopol bénéficie d’une certaine autonomie administrative, mais toujours dans le cadre de l’Ukraine. Kerson est aussi un haut lien de la marine russe. Le débarquement d’équipement militaire américain en 2006 en préparation de l’opération « Sea Breeze » n’était pas du meilleur goût.

Il faut savoir que 98 % de la population de la Crimée parle russe. Un autre lien avec la Géorgie se situe dans les passeports russes distribués aux russophones de Crimée. La Géorgie agit de même avec les citoyens d’Abkhazie, bien qu’au début des années 90 elle ait perdu deux guerres contre l’Abkhazie. Un rattachement à la Russie ne peut que favoriser la Crimée en tant que débouché et approvisionnement, ne serait-ce même que pour le tourisme développé déjà du temps des Tzars.

Les mouvements d’une violence considérable à Kiev peuvent avoir des conséquences que les organisateurs, autant que l’Occident, étaient loin d’envisager. La télévision a transmis de brefs entretiens avec des manifestants parlant de corruption, et l’on fait sortir de prison Timochenko à l’origine d’une énorme fortune. Lors de notre séjour à Kiev avant les dernières élections, personne dans l’opposition n’a mentionné ou cité le nom de Timochenko.

Les dernières élections se sont fort bien déroulées. Cinq sociétés ukrainiennes et étrangères ont pratiqué des sondages à la sortie des urnes, et tous ont été positifs. Notons que cette procédure de contrôle paraît supérieure à celle de l’observation qui se doit d’être neutre, mais dont les conférences de presse et les rapports préliminaires sont cependant politiques, tant au niveau national, qu’international.

Alors, que penser des actions violentes sur la place principale de Kiev menées par un boxeur suivi par des personnes dont le nombre est de loin inférieur au corps électoral, qui a choisi un gouvernement en toute légitimité ? Insistons sur le danger de ces mouvements pouvant entraîner la séparation de la Crimée, qui annonce déjà un référendum pour plus d’autonomie.

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« Des actions irresponsables »

RT

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a fustigé début octobre « des cliquetis d’armes » et promis une « riposte ».

« Les principaux pays de l’Otan accroissent leur présence militaire dans la région, à proximité des frontières de la Russie », a-t-elle dénoncé. « De telles actions irresponsables mèneront forcément à la déstabilisation de la situation politique et militaire dans le Nord, à une hausse des tensions ».

Celles-ci ont été encore attisées samedi avec l’annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987.

Reprochant à la Russie de développer un nouveau missile, le SSC-8, le président américain a menacé d’augmenter l’arsenal nucléaire de son pays.

L’article 5 conforté?

Si Donald Trump souffle le chaud et le froid sur son engagement vis-à-vis de l’Otan, notamment sur l’article 5 et ses obligations de défense collective, l’armée américaine participe à Trident Juncture avec le plus gros contingent, plus de 14.000 soldats et un groupe aéronaval notamment.

« Nous nous entraînons en Norvège mais bien sûr que les leçons tirées (…) de Trident Juncture sont aussi pertinentes pour d’autres pays », a noté Jens Stoltenberg.

Mardi, quatre soldats américains ont été légèrement blessés dans un carambolage de camions chargés de convoyer du matériel.

Outre les 29 pays membres de l’Alliance atlantique, l’exercice qui durera jusqu’au 7 novembre implique la Suède et la Finlande. Deux observateurs russes et deux biélorusses sont invités. Le chef de l’Otan a dit espérer que la Russie « évitera tout comportement périlleux ».

L’OTAN lance en Norvège son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide

25 oct. 2018, 11:39

Des soldats américains prenant part à un exercice de l’OTAN à Adazi, en Lettonie, le 23 octobre 2018 (image d’illustration).

Aux portes de la Russie, l’Alliance atlantique débute des manœuvres militaires de grande envergure contre un «ennemi imaginaire», destinée à tester l’efficacité de ses forces de défenses. Moscou dénonce un exercice «antirusse» à vocation offensive.

Près de 50 000 soldats, 250 aéronefs, 65 navires et quelque 10 000 véhicules terrestres : l’exercice «Trident Juncture 18», auquel participent 31 pays de l’OTAN et qui débute ce 25 octobre en Norvège, est la plus grande manœuvre militaire organisée par l’Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide.

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Poutine promet une réponse symétrique à l’extension de l’OTAN aux frontières russes

«Trident Juncture envoie un message clair à nos nations et à tout adversaire potentiel: l’OTAN ne cherche pas la confrontation mais elle sera prête à défendre tous les alliés contre toutes les menaces», a fait valoir le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse le 24 octobre.

L’objectif annoncé de l’exercice est de tester l’efficacité de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (Very High Readiness Joint Task Force), créée en 2014. Partie intégrante de la Force de réaction de l’OTAN, elle est conçue pour mener en quelques jours une opération de défense face à une attaque menée contre un membre de l’alliance.

S’il cible officiellement un ennemi «imaginaire», difficile de ne pas voir dans cet exercice qui se tient sur le flanc nord-est de l’Alliance – soit aux portes de la Russie – une démonstration de force à l’endroit de Moscou. «L’environnement sécuritaire en Europe s’est significativement dégradé ces dernières années», a d’ailleurs souligné le secrétaire général de l’OTAN, dans une référence implicite à la crise ukrainienne.

Moscou dénonce un exercice «antirusse»

Invitée à venir observer cette manœuvre militaire, la Russie l’a fermement condamnée, estimant qu’elle s’inscrivait dans une campagne «antirusse». «Une telle activité […] semble provocatrice, même si l’on essaie de la justifier avec des visées purement défensives», a dénoncé l’ambassade de Russie à Oslo dans un communiqué.

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Notant que les activités militaires de l’OTAN avaient atteint leur plus haut niveau depuis la guerre froide, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a par ailleurs laissé entendre qu’il ne croyait pas à la vocation défensive de l’exercice. «[Trident Juncture 18] simule une action militaire offensive», a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Deutsche Welle.

Depuis des mois, Moscou s’irrite du renforcement en cours de la présence militaire occidentale dans la région. Etats-Unis et Grande-Bretagne ont en effet décidé d’intensifier les déploiements en Norvège pour acclimater leurs troupes au combat par grand froid.

Après les critiques virulentes qu’a pu formuler Donald Trump sur l’Alliance atlantique, les Etats-Unis semblent en effet soucieux de rassurer leurs alliés européens. Le secrétaire d’Etat à la Défense Jim Mattis a ainsi rappelé début octobre l’engagement «inébranlable» de Washington au sein de l’Alliance atlantique. Et l’annonce le 20 octobre par Donald Trump du retrait des Etats-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987 ne fait qu’accentuer cette idée.

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Spécialiste révèle: «C’est comme un karcher pour votre intestin»Compléments Biolifix

L’OTAN LANCE EN NORVÈGE SON PLUS GRAND EXERCICE MILITAIRE DEPUIS LA FIN DE LA GUERRE FROIDE

CyanGrapes

Club ValdaïÉdition 2013]

Cette édition a été la plus commentée en France, notamment à la suite des prises de positions de François Fillonsur le dossier syrien7,8. Le forum a également été marqué par une déclaration de Vladimir Poutine qui a affirmé que « la Russie a toutes les raisons de croire que l’utilisation des armes chimiques en Syrie était une provocation astucieuse »9. Il s’y est en outre prononcé pour un retour de la Russie à ses valeurs chrétiennes10.

Édition 2012[modifier | modifier le code]

L’économiste français Jacques Sapir, qui était présent, y a salué le « discours de vérité sur la zone euro » de Vladimir Poutine, qui a néanmoins « réaffirmé que la Russie faisait confiance aux gouvernements européens pour régler la crise ».

Exercices militaires à l’Est de la Fédération de Russie

Bernard Owen,  Maria Rodriguez McKey

Nos amis russes préparent leurs exercices  militaires du 11 au 17 septembre 2018. Le nom sera «Vostok 2018»  et sera d’une grande étendue, celle de l’Est de la Russie. Pour plus d’information, nous vous proposons de vous référer à la fin de cet article.

Nous apprenons du porte-parole de l’OTAN (Dylan White) que cet exercice aura lieu loin des terres de l’OTAN. Il a ajouté que l’alliance militaire surveillerait avec attention et de près ces exercices. Il qualifie ces exercices comme une préparation à un conflit d’une grande ampleur. Dylan White admet que c’était le droit de toute nation  « tant que l’ensemble ait lieu de façon prévisible ».  En revanche, il nous fait savoir que l’OTAN réfléchissait à la proposition russe d’envoyer des représentants de l’alliance assister aux exercices.

L’on pourrait supposer que l’exercice de nos amis russes sont une réponse à l’extension de l’OTAN aux frontières russes.

… » A travers la voix de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, Moscou a balayé les éventuelles inquiétudes de l’OTAN : «Vostok 2018 se tient loin de la zone de responsabilité [de l’OTAN] et ne change en rien la sécurité de ses Etats membres», a-t-elle affirmé.

« Participante de «Vostok 2018», la Chine a en outre expliqué que sa présence avait pour but d’améliorer les capacités militaires communes de Moscou et Pékin, afin qu’ils soient en mesure de «faire face conjointement à des menaces sécuritaires», sans viser de «partie tierce». »

La description du travail militaire faite par le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou « .contingent attendu : 300.000 soldats, 36.000 véhicules militaires, 1.000 avions et 80 navires.

« Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d’infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d’une situation de combat que possible. »

L’on ne peut tenir compte des propos d’un journaliste tel que Pavelrce Pavel Felguengauer qui parle  « de préparation à une guerre réelle. » L’on voit dans l’ensemble de ces textes que son savoir est loin de la vérité diplomatique et militaire. « Cela s’inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d’elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire. »  

(L’Obs « La Russie mène les plus grandes manœuvres militaires de son histoire » (publié le 10 septembre 2018 à 12h11« )

( «Vostok 2018» : la Russie se prépare aux plus grands exercices militaires de son histoire. RT France, 10 sept. 2018, 18:49. )

Voir article sur la confrontation Etats-Unis et l’Union Soviétique ici : http://cece-owen.net/du-tac-au-tac

Trump v. Macron: les rrapports de force que l’Américain impose

New York Times: Le langage du corps des deux présidents, c’était du jamais vu. Le journal se pose la question suivante « M. Trump voulait-il simplement faire plaisir ou dominer son invitée » ‘Le Bromance: Trump and Macron, Together Again – By Julie Hirschfeld Davis and Katie Rogers, April 24, 2018)

Maria Rodriguez McKey et Bernard Owen

Le Président Trump est un homme primaire mais la quête du pouvoir est essentiellement primaire, elle existe depuis que l’être humain est sur terre. Comme a dit  l’ex directeur du l’FBI James Comey, Trump ment et il est ‘morally unfit to be president’.  Mais il nest pas un idéologue et, dans le passé, il s’est opposé à la guerre d’Irak mené par -le Parti Républicain. Il n’avait pas tort car, surtout après le 11 septembre, il ne fallait surtout pas créer des vides de pouvoir dans les Etats musulmans en faisant la guerre pour installer des démocraties qui ne fonctionnent pas.

Néanmoins, revenons au Président Trump. Il s’intéresse à lui-même et à son pouvoir mais ceci n’est guère différent de ce que l’on trouve chez les autres présidents. Certes; le Président Trump se considère, avec raison, comme étant à la tête de la première puissance mondiale: lourde tâche car  la vie d’un Président élu le rend conscient de l’avenir de son pouvoir réel étant donnée qu’il dépend des élections intermédiaires au Congrès qui sont en Novembre. A travers les tweets et les réunions locales avec ses électeurs, il est en campagne permanente. Sa tâche en tant que Président des Etats-Unis est complexe et cela ne le gène nullement de l’accomplir.

Le Président Trump pense que quand on établit un rapport avec  un pays, il faut être en position la plus forte: monter au créneau, taper du poing sur la table, menacer et, s’il s’agit de plusieurs Etats, essayer de « diviser pour mieux régner ». Tout cela est une stratégie vieille comme le monde.

Le Président Trump essaye aussi de ‘déstabiliser « l’ennemi ». Et quoi de plus facile que de diviser l’Europe!  Les Etats Européens sont divisés par leurs élections internes grâce à la proportionnelle (que tous les Etats ont appart la France jusqu’aux prochaines législatives car le Président Macron nous a promis au moins 15%de ce mode de scrutin). La division commence donc au niveau de chaque Etat, y inclus l’Allemagne, l’Italie, la Belgique (qui en plein crise de l’Euro a été sans gouvernement pendant 18 mois, un peu plus long qu’il a fallu à l’Irak pour former un gouvernement), .  Et le Président Trump adore cela mais, encore plus important, il ne peut pas prendre au sérieux les Européens. En Amérique on dirait « Who’s the boss? ». Déjà à l’époque du Président Nixon on se posait la question « si on veut appeler l’Europe, à qui doit on téléphoner?

Aux yeux du Président Trump la réunion du G7 n’était pas importante par rapport à son meeting historique avec le dictateur Nord Coréen. Si le Premier Ministre Justin Trudeau n’avait pas dit que les Canadiens ne se laisseraient pas faire concernant les tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis au Canada, le Président Trump n’aurait pas réagit en refusant de signer l’accord final lu G-7?

Et l’Union Européenne?  Le Président Macron essaye d’en être le boss (voir articles dans les médias étrangers) mais ses rêves sont souvent bloqués par la chancelière Merkel.  Pendant la longue négociation en vue de former une grande coalition entre la CDU-CSU et le Parti Socialiste, le candidat malheureux de ce dernier  parti, Martin Schulz, à dit que l’Europe avait besoin d’une « Allemagne forte, économiquement, et politiquement » C’est la leçon que l’Allemagne a retenu de la crise de l’Euro. On disait d’elle, dans le passé, que l’Allemagne était un géant économique mais un nain politique.

En ce qui concerne la France, la stratégie de la séduction du Président Macron en visite à la capitale des Etats Unis était inutile. Le Président Trump ne s’intéresse qu’à lui même et donc à maintenir son pouvoir. En outre, il ne s’intéresse qu’aux Chefs d’Etat qui peuvent lui donner que du concret. Le Président Macron a pensé que le Président Trump se sentirait isolé parce qu’il n’était pas le bienvenu en Europe,  Mais le Président Trump s’en moque. Ce qui compte pour lui c’est son électorat et les chefs d’Etat avec un pouvoir véritable.

Le Président Trump, à l’image des autres Chefs d’Etat, ne peut s’empêcher d’être lui même. En campagne, ou en exercice, s’est le même homme. Nous savons que le Parti Républicain, fondé en 1854, survivra à Trump, et c’est cela qui compte, pour qu’une démocratie soit éternelle. Et pour cela il faut que toute notre attention et notre travail se portent sur les institutions politiques.

En ce qui concerne notre Président Macron, il est évident qu’il voudrait jouer dans la cour des grands mais son assurance folle et son ego démesuré ne suffisent pas.

Trump, Macron Cool Down the Buddy Act at Canada’s G7

By Reuters

  • June 8, 2018
  • LA MALBAIE, Quebec — It was only six weeks ago when U.S. President Donald Trump and French President Emmanuel Macron grinned, laughed, and hugged their way through a state visit in Washington, showing all the signs of two leaders with a genuine friendship.

But at the G7 summit in Canada, the physical bonhomie between the two leaders was pared back, signaling tensions that boiled over publicly just before the meeting.

Unable to persuade Trump to consider ways to stay in the Iran nuclear deal, and stung by U.S. tariffs on European steel and aluminum, Macron appeared to be recalibrating his approach to Trump.

« I think Macron has had some very hard lessons in terms of how far flattery can get you, » said Julie Smith, a former national security aide in the Obama administration.

Trump’s escalation of tensions with allies was « beyond shortsighted, » said Heather Conley, a former U.S. State Department official in the George W. Bush administration.

« When we’re at war with our allies, if we need something, we don’t have them to turn to, » said Conley, now with the Center for Strategic and International Studies in Washington. « I think this is the part that the White House is underappreciating. »

Leading up to the G7 summit, Macron tweeted his displeasure with Trump over the tariffs, and Trump tweeted back, complaining about European trade measures.

But as cameras rolled, they downplayed the divisions. « We have little tests every once in a while when it comes to trade, » Trump said, expressing optimism without details that « something is going to happen » on that front.

TIGHT GRIP, TIGHT GRIN

The leaders were supposed to meet in the morning. But Trump was more than an hour delayed in leaving Washington, which meant the meeting had to be pushed back for the end of the day.

Trump pulled Macron aside for a quick chat on their way into the summit and Macron posted the pleasantries on Twitter.

When the two leaders finally met late in the day, Macron was first to reach out to shake Trump’s hand and the last to let go, gripping it so tight his fingers left white marks – a reprise of the long, exaggerated handshake that marked the first meeting between the two leaders last year.

The two leaders bonded after Macron invited Trump to Paris for the Bastille Day military parade. Trump returned the honor, inviting Macron for a state visit in April.

« It looked like he had cracked the code, » said Smith, now with the Center for a New American Security in Washington.

But the friendship failed to keep Trump from leaving the Iran nuclear deal, a decision that will have major implications for French businesses wary of triggering U.S. sanctions on business with Tehran.

Nor did it keep Trump from slapping stiff tariffs on imports on European steel and aluminum, a decision taken last week.

Macron occasionally flashed a tight grin as Trump spoke, and winked once, describing their talks as « very direct and open. »

« I want to say sometimes we disagree, but we share I’d say common concerns and common values and we share the willingness to deliver results together, » Macron said.

(Reporting by Roberta Rampton, Jean-Baptiste Vey, Andreas Rinke; editing by Grant McCool)

France’s Macron Seeks to Forge European Front Against Trump

... and he didn’t make it

  • June 8, 2018

PARIS — French President Emmanuel Macron is seeking to take the lead of the European brigade against U.S. President Donald Trump at the summit of the Group of Seven wealthy countries in Canada.

Macron called a meeting Friday with German Chancellor Angela Merkel, British Prime Minister Theresa May, new Italian Premier Giuseppe Conte and top EU officials just before the G-7 opening.

He told reporters the United States’ attitude must lead other nations to « reforge the European front. »

European leaders criticize the U.S. decision to impose protectionist tariffs on steel and aluminum and to exit the Iran nuclear deal and the Paris climate agreement.

Tweeting in English, Macron stressed: « No leader is eternal. We inherit commitments which are beyond us. We take them on. That is the life of nations. »

Macron launched the offensive on Thursday at a joint news conference with Canadian Prime Minister Justin Trudeau.

Adopting an unusually sharp tone about one of France’s closest allies, Macron rejected the idea of an American « hegemony ».

« The other countries of the G-6 are a larger market than the American market, » Macron said. « Maybe it doesn’t bother the American president to be isolated, but it doesn’t bother us to be six if need be. »

European Council President Donald Tusk, who will attend the meeting of EU leaders, said in the New York Times this week « Europe must now do everything in its power to protect the trans-Atlantic bond, in spite of today’s mood. But at the same time we must be prepared for scenarios in which we will have to act on our own. »

Macron’s initiative comes six weeks after Macron and Trump exhibited their friendship at a state visit in Washington — with exaggerated handshakes and a pair of kisses.

The two leaders talked on the phone last week after Trump announced U.S. tariffs on European goods. Macron declined to disclose details of the discussion after an unnamed source told CNN television it went badly.

He instead repeated the famous line attributed to 19th-century German statesman Otto von Bismarck about laws and sausages: « It’s best not to see them being made. »

And he promised a « frank and direct discussion » with Trump in Canada.

AP Writer Elaine Ganley in Paris contributed to this report.

FINANCIAL TIMES – Opinion: The strange isolation of Emmanuel Macron

GIDEON RACHMAN  FINANCIAL TIMES

James Ferguson Gideon Rachman APRIL 30, 2018

Few international leaders cut a dash like Emmanuel Macron. Last week, the French president received a standing ovation from the US Congress. The week before he got the same treatment from the European Parliament. This week, Mr Macron is off to Australia. At a time when Angela Merkel looks tired, Theresa May looks overwhelmed and Donald Trump looks berserk, the French president radiates energy, charisma and intelligence. His US trip generated laudatory headlines, with a Washington Post column arguing that “the fate of the western alliance is in Macron’s hands” and Politico proclaiming that Mr Macron is now the “new leader of the free world”.

But to lead you have to have followers — or at least close allies. So far, Mr Macron is struggling in that department. He has admirers in many western capitals (and in even more western newsrooms). But there is, as yet, little evidence that he can form international coalitions to shift the direction of world affairs. This matters because there is a limit to what the leader of a middle-sized European power can do on his own.

In recent generations, the most effective French and British statesmen were able to position themselves as shapers of international politics only in alliance with like-minded western leaders. François Mitterrand, France’s president in the 1980s, worked closely with Helmut Kohl in Germany and Jacques Delors, the president of the European Commission. Around the same time, Margaret Thatcher was forging an alliance with Ronald Reagan. In the 1990s, Tony Blair’s claim to be a world leader was burnished by his “third way” alliance with Bill Clinton and Germany’s Gerhard Schröder. By contrast, Mr Macron — for all his charm — is finding it hard to persuade others to follow his lead. Following his departure from Washington, Mr Trump called his French counterpart a “wonderful guy”. But for all the quirky, dandruff-plucking bonhomie between the two presidents, there is little evidence that Mr Macron was able to shift Mr Trump on anything substantive. The major differences between the two leaders — on Iran, climate change and protectionism — remain in place. This is hardly surprising since, as Mr Macron made clear in his speech in Washington, he and Mr Trump are at different ends of the ideological spectrum.

The more natural arena for the French president to build alliances is Europe. But even there he is oddly isolated. Mr Macron has made a big bet on persuading Germany to take the next leap towards “ever closer union”, in particular by agreeing to a eurozone budget and finance minister. Yet the undoubted warmth felt towards Mr Macron in official Berlin has not proved enough to get Germany to move towards him. The suspicion that the Macron plan is just a fancy way of getting German taxpayers to fund an over-extended French state remains powerful and prohibitive. Without strong German support, Mr Macron has few obvious alternatives.

Brexit creates a natural divide with the UK, which is accentuated by the British suspicion that France is pushing the European Commission to take a particularly tough line in the negotiations. The British were very appreciative of French support in the recent confrontation with Russia. But ad hoc moments of strategic co-operation between Britain and France, against the background of Brexit, are not a basis for Mr Macron to be the “leader” of a new western alliance.

France’s other possibilities do not look any more promising. Mr Macron is unwilling to position himself as the leader of a southern European faction, lest this stoke German suspicions of French fiscal laxity. Italy, dominated by the populists of the Five Star movement and the League, is anyway not a natural partner for France. The Dutch, meanwhile, are moulding a new, informal “ Hanseatic League ” of northern European countries that is even more suspicious of Mr Macron’s proposed eurozone reforms than the Germans. Central Europe looks even worse. The French president has led the way in condemning “authoritarian democracy”, an unmistakable reference to the current governments of Hungary and Poland. His frankness is welcome and bold. But it is not winning many friends in central European chancelleries.

The one part of the EU where Mr Macron gets full-throated support is Brussels. In the corridors of the European Commission, the French president is regarded as a hero. But elsewhere in Brussels there are complications. The fact that Mr Macron leads a new party, La République en Marche, means that his supporters are not part of the established power structures in the European Parliament — which is a problem when it comes to shaping legislation and parcelling out the top jobs.

The danger for Mr Macron is that he could be a leader who is out of tune with the times. At home, he is a liberal economic reformer, at a time when “neoliberalism” has never been less fashionable. He is a pro-European at a time of mounting Euroscepticism across the EU. He is a globalist and an internationalist at a time when protectionism and nationalism are on the march. There is honour in all those positions. But Mr Macron may be swimming against the tide of history, rather than surfing the wave.

 

 

Et la guerre de tente ans?

Bernard Owen

Sur terre se trouve l’énigme. L’être humain se regroupe et forme des Etats. Malheureusement, ces Etats peuvent créer des alliances ou peuvent entrée en guerre. L’on  connait bien les nôtres de 1939 – 1940, 1914 – 1918, 1870 après la conquête du Schleswig  Holstein nous avons pu observer guerre de l’Prusse contre l’Autriche.

L’avant dernière où les deux grands Etats allemands s’étaient de concert battus contre le Danemark. Les prussiens avaient noté que l’armée autrichienne était techniquement en avance sur leur artillerie en comparaison à la leur. Donc rectification.

De nos jours on compte les morts, certes approximativement. L’on en est à des dizaines de millions. Cela est terrible mais si la curiosité nous fait pénétrer dans le passé lointain l’on découvre que les Etats modernes, en leur temps, se sont toujours battus avec ardeur et pour de bonnes raisons.

Il faut pourtant  explorer les excellentes raisons. L’Etat est faible ou, au contraire, regarde avec envie le voisin plus faible que lui.

Puissants ou faibles, il est très difficile d’agir car les règlements internationaux sont à l’image du terrain: difficiles à mettre en œuvre.

Nous sommes à l’époque des démocraties. Il ne s’agit pas seulement d’empires, de royautés, l’élection est toute puissante. Heureusement… peut être car encore faut-il qu’elle nous mène à la souveraineté tranquille et merveilleuse.

Pratiquons (grâce à Wikipedia) un regard sur une époque lointaine mais qui peut, elle aussi, éclairer notre passé: La Guerre de 30 ans. Voici quelques extraits:

« … Ces chiffres, issus de l’historiographie du xixe siècle, basée sur les écrits de témoins horrifiés, n’ont pas été confirmés par des enquêtes de démographie historique. Ils ont été l’objet de débats importants. On s’accorde aujourd’hui sur le chiffre de 3 ou 4 millions de morts en trente ans pour une population initiale de 17 millions d’habitants, chiffre énorme.

Les horreurs de la guerre entraînent à travers l’Europe un fort renouveau de la pratique religieuse, où les populations catholiques et protestantes cherchent le réconfort114. »

« Les États européens prennent progressivement conscience des désavantages de l’emploi de mercenaires, qui a été la règle quasi générale durant la guerre de Trente ans. L’Europe se dirige vers un système d’armée de métier : les effectifs de l’armée permanente augmentent, en France, de manière exponentielle. En Allemagne, la Marche de Brandebourg compte parmi les États qui commencent à constituer une armée nationale. La guerre de Trente Ans contribue à la naissance du concept d’armée moderne113.

Situation des États belligérants de la guerre de Trente Ans
Parti de l’Empereur : rouge. Opposant à l’Empereur : bleu
Foncé : engagement direct. Clair : soutien

Le New York Times et Madiapart: Leurs visions de la relation Macron – Trump

Le titre de l’article de Mediapart et direct: Macron aux Etats-Unis, une visite pour l’image. Celui du New York Times Macron Takes a Risk in Courting Trump, but Has Little to Show for It  est plus nuancé mais a défaut du pouvoir, on multiplie le tentatives.

Macron aux Etats-Unis, une visite pour l’image

22 AVRIL 2018 PAR MATHIEU MAGNAUDEIX

New York (États-Unis), de notre correspondant. En bras de chemise, attentif, le corps penché en arrière : il y a un air de famille avec certains clichés de Barack Obama à la Maison Blanche, modèle assumé de celui qui est devenu l’an dernier, à 39 ans, le plus jeune « dirigeant français depuis Napoléon », comme le rappellent volontiers les médias anglo-saxons.

Un an après son élection, Emmanuel Macron pose ces jours-ci dans le Vanity Fair américain : dans le salon vert de l’Élysée, à son bureau la main sur la tête de Nemo, labrador présidentiel, le tout sous l’objectif de la photographe star Annie Leibovitz. « Une artiste reconnue pour son regard photographique », a justifié l’Élysée, qui ferme le reste du temps le palais présidentiel à la presse.

« Emmanuel Macron se livre sur l’Iran et son nouveau copain (sic) à la Maison Blanche », titre l’article. Après des mois de silence « jupitérien », les interviews en grand dans des médias français (dont Mediapart) pour répondre aux colères qui montent en France, le président français contesté à domicile pour des réformes jugées trop dures, puisées dans le catéchisme néolibéral ou bien juste vieillottes, repart à la conquête de l’opinion internationale.

Devant les eurodéputés à Strasbourg il y a quelques jours, il a alerté contre la progression des « démocraties illibérales ». En visite d’État, ce lundi, et pour trois jours, aux États-Unis, Macron entend peaufiner l’image de lui qu’il préfère : le jeune président qui a dynamité le système politique de son pays, a freiné une vague populiste après le Brexit et la victoire de Trump, a lancé les réformes structurelles réclamées par les institutions internationales et se pose en rempart contre les dérives antidémocratiques en Europe et dans le monde.

Le voyage de Macron aux États-Unis, qui durera jusqu’à mercredi, est la première visite d’État de son mandat – un type de déplacement plus protocolaire que les voyages officiels. C’est aussi la première organisée par le président Trump depuis son entrée en fonction en janvier 2017.

Pour l’Élysée, cette invitation inédite est le signe de l’« histoire extraordinaire d’amitié et d’alliance depuis deux cent cinquante ans » entre les deux pays – la coopération militaire et antiterroriste est toujours qualifiée d’excellente de part et d’autre de l’Atlantique. Les honneurs faits à Macron sont aussi la preuve, souligne la présidence de la République, d’une « relation proche et de confiance entre les deux hommes ».

Dans Vanity Fair, Emmanuel Macron parle à l’envi de sa « relation très personnelle » avec l’actuel locataire de la Maison Blanche avec qui il n’a pourtant rien en commun. « Nous avons développé un bon niveau de confiance et de respect », dit Macron, qui parle « régulièrement » au téléphone à Trump et apprécie leurs « conversations directes ».

Avec le président américain, Macron a mis en scène dès le début une relation amicale « et en même temps » basée sur le rapport de force. Leur première poignée de main avait été très commentée. Lorsque Trump a annoncé sa sortie de l’accord de Paris, Macron a joué les trolls avec une vidéo en anglais où il proclamait « Make the planet great again », un détournement du slogan de campagne du président américain. Puis il l’a flatté en l’invitant à la parade militaire du 14-Juillet sur les Champs-Élysées. Il y a quelques jours, Macron s’est vanté d’avoir convaincu les Américains de « rester dans la durée en Syrie »Il exagérait et a nuancé ses propos, mais sa sortie prouve qu’il cherche toutes les occasions de pousser son avantage face à un Donald Trump hors de contrôle et son administration à vau-l’eau.

Dimanche, sur la chaîne ultraconservatrice Fox News, Macron a souligné la « relation très spéciale » qui l’unit au président américain – « Nous sommes tous les deux non conformistes, nous ne sommes pas issus du système politique classique » – se gardant bien de commenter les multiples déboires judiciaires et politiques de Trump. De quoi flatter les oreilles du président milliardaire, un spectateur assidu de Fox News, « Trump TV » où il compte de nombreux amis et relais.

Lundi soir, un dîner des couples Macron et Trump est prévu à Mount Vernon, en Virginie, la résidence d’un des pères de l’indépendance américaine, le premier président George Washington (1732-1799). Mardi, une photo et plusieurs entretiens sont organisés à la Maison Blanche, avant un déjeuner au département d’État, une visite au cimetière militaire d’Arlington et le fastueux dîner d’État truffé de leaders du Parti républicain : pour son premier organisé à la Maison Blanche, Trump a rompu avec la tradition qui consiste à inviter des personnalités de l’opposition et des journalistes connus.

Mercredi, avant de deviser avec des étudiants à l’Université George-Washington, Emmanuel Macron prononcera un discours, en anglais, devant le Congrès. « Un événement extrêmement rare », se plaît à souligner l’Élysée. En réalité, hormis François Hollande, tous les présidents récents de la Cinquième République y ont eu droit. Seul Valéry Giscard d’Estaing s’est exprimé en anglais. « Une société libérale est en même temps la meilleure société de progrès », avait dit VGE le centriste devant les parlementaires américains le 18 mai 1976, à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance américaine.

Selon l’Élysée, le discours d’une demi-heure sera l’occasion d’adresser un « message d’amitié, de respect, d’affection du peuple de France à la nation américaine »« On est confrontés à des défis qui sont d’une complexité inégalée. La question qui se posera lors de ce discours devant le Congrès, finalement, ça sera : est-ce que vous voulez qu’on continue à écrire l’histoire ensemble ? » ajoute l’Élysée, qui prévoit dans ce discours un passage sur « la démocratie et les valeurs ».

Emmanuel Macron devrait éviter toute critique frontale. La politique intérieure américaine ? Pas le but de la visite, dit l’Élysée. L’accord sur le nucléaire iranien, dont Donald Trump pourrait décider de sortir en mai ? La France, qui cherche à l’en dissuader, prévient que « ce n’est pas à cette occasion qu’on espère engranger un accord ». Le président français entend aussi « remettre l’action climatique au centre du dialogue ». Mais « on n’est plus dans une situation où on cherche à faire revenir les États-Unis dans l’accord de Paris », concède l’Élysée, même si Trump souffle parfois le chaud et

C’est surtout du côté de l’image que Macron compte engranger des points. Sa victoire en mai 2017 face à Marine Le Pen a soulagé tout ce que les États-Unis comptent d’opposants à Trump, néoconservateurs bushiens, républicains modérés, libéraux ou progressistes. Après le vote du Brexit (juin 2016) puis l’élection de Trump (novembre 2016), celle de Macron a été reçue de l’autre côté de l’Atlantique comme un coup d’arrêt, au moins temporaire, à la montée du nationalisme et des « populismes ».

Dans un pays où se définir de gauche ou socialiste reste un ticket pour une forme de marginalité politique – même si c’est en train de changer, notamment grâce à la campagne de Bernie Sanders en 2016 –, le mot « populiste » inclut souvent la gauche de la gauche. Jeune maître de conférences à Harvard et animateur du podcast The Good Fight où défilent les voix mainstream de l’antitrumpisme, l’universitaire Yascha Mounk vient ainsi de publier un livre sur le populisme où il décrit Podemos, Jean-Luc Mélenchon ou l’extrême droite européenne comme les deux faces d’une même monnaie (The People vs Democracy, Harvard University Press, non traduit en France). Il sait gré à Macron d’avoir été le « deus ex machina » qui a évité une victoire de Marine Le Pen, mais aussi une confrontation entre Le Pen et Mélenchon au second tour. « Cela aurait été un cauchemar », dit-il.

Dans la presse américaine, notamment économique, Macron, libéral dont le positionnement politique est, à gros traits, au diapason de l’establishment du parti démocrate, est très souvent vu comme le président qui va enfin mener des réformes structurelles jugées nécessaires. Le Financial Times estime que la réforme de la SNCF est son premier « grand test ». Alors que Donald Trump, élu sur un programme protectionniste, décrète des « guerres commerciales », le Wall Street Journal, quotidien conservateur des affaires, salue l’ouverture de Macron au libre-échange.

Dans le chaos international actuel – crises, démocraties occidentales malades, autocrates plus ou moins dangereux –, l’action Macron est donc plutôt bien cotée, en tout cas à la bourse des commentateurs. En un an, « Macron est devenu le leader central du monde occidental »s’enthousiasme William Drozdiak, ancien correspondant en Europe du Washington Post, qui constate le « crépuscule » d’Angela Merkel et l’absence relative de la Grande-Bretagne accaparée par le Brexit. « Nouveau leader du monde libre », s’enthousiasme Politico, un média très lu à Washington.

« Macron s’est engouffré dans le vide politique laissé par le retrait des États-Unis après soixante-dix ans de domination mondiale. Le sort de l’alliance occidentale est entre ses mains », écrit Drozdiak, qui le félicite d’avoir « coordonné les expulsions de diplomates russes des pays occidentaux » après l’empoisonnement d’un espion russe à Londres, de renouer le dialogue avec la Chine ou l’Inde, ou encore de « redynamiser l’Union européenne comme puissance globale ».

En réalité, pendant toute sa visite, Macron jouera sur du velours : à côté de Trump, il n’a pas grand-chose à faire pour apparaître comme le plus fréquentable. Chaque jour, Trump nomme des affairistes ou des ultra droitiers à divers échelons du pouvoir, conteste l’enquête tentaculaire du FBI sur sa campagne, purge les administrations rétives, menace de virer son ministre de la justice et son adjoint, attaque sur Twitter des Noirs, des femmes, des juges, estime que certains de ses opposants devraient être enfermés, ment éhontémentattaque la presse.

Il fait déporter les immigrés sans papiers à un rythme soutenu, dirige la première puissance mondiale en affairiste ploutocrate, défend des décisions transphobes, bataille contre l’avortement. Son avocat personnel, dépositaire de tous ses secrets, est dans le viseur de la justice et certains membres de son administration se permettent des dépenses somptuaires aux frais de l’État. Des juges fédéraux l’accusent de « tyrannie ».

James Comey, l’ancien patron du FBI qu’il a limogé, vient d’expliquer dans un livre que la présidence de Trump est un « feu de forêt qui menace chaque jour ce qui est bon dans notre pays ». Plusieurs best-sellers publiés récemment s’interrogent sur l’avenir de la démocratie américaine. L’historien Timothy Snyder (dans son livre On Tyranny) dépeint Trump en « nationaliste qui nous encourage au pire ».

« Les États-Unis ne sont plus un modèle démocratique. (…) Nos garde-fous constitutionnels sont-ils suffisants en eux-mêmes pour garantir la démocratie ? Nous pensons que la réponse est non », écrivent les politologues de Harvard Steven Levitsky et Daniel Ziblatt dans How Democracies Die, une étude comparative fouillée qui rappelle aux Américains que la démocratie est mortelle.

Can it Happen Here ?, un ouvrage collectif sur la poussée autoritaire aux États-Unis, commence lui par une dystopie où Trump, après un attentat massif à Chicago, impose la loi martiale et la dictature, étend la surveillance, crée un crime de « sédition », fiche les musulmans, impose sa loi au Congrès, censure les médias, déclenche une guerre sans fin. Dans son avant-dernière livraison, le magazine Harper’s s’est inquiété : et si, malgré le chaos de sa présidence, Trump était réélu en 2020 ? « Ça peut arriver parce que cela s’est déjà produit »prévient le mensuel.

Dans cette drôle d’atmosphère américaine, il suffira donc à Macron de sourire, de charmer et de se montrer un peu spirituel pour se faire valoir. Son rôle préféré, loin de la France et des contestations.

Macron Takes a Risk in Courting Trump, but Has Little to Show for It

By ALISSA J. RUBIN and ADAM NOSSITERAPRIL 22, 2018

PARIS — President Emmanuel Macron was put on the spot this year in front of a room full of journalists when one asked, provocatively: Which man is more dangerous, North Korea’s leader, Kim Jong-un; or Donald J. Trump?

“You know, I have always refrained from making sweeping judgments,” Mr. Macron answered slowly, weighing his words.

“The American people have chosen their president,” he said. “Our relationship with the United States is absolutely critical, in fact. Fundamental. We need it.”

With that careful answer, the leader of France sought to reassure a French public hostile to the American president that pure pragmatism governed his relations, while hinting that by giving Mr. Trump the benefit of the doubt, he could get something in return.

But has he? Mr. Macron departs on Monday for his first official visit to Washington at a particularly difficult moment in his young presidency. His popularity is challenged on many fronts. His ambitious domestic reform program has been barraged by strikes. His big plans to overhaul the European Union are in tatters.

And the verdict on the French president’s subtle calculus toward Mr. Trump is distinctly mixed. Almost alone among Europe’s leaders, Mr. Macron has struck an apparent rapport with the mercurial American president, who has taken pride in testing, even alienating, some of the United States’ oldest and truest allies.

Mr. Macron has made a gamble, given Mr. Trump’s unpopularity, that he can court him but not be tarnished by him — or even that he can burnish his own reputation as a leader who is so psychologically astute that he can gain the ear of an American president who is in many respects his polar opposite.

A year into a sustained charm offensive, Mr. Macron has won a trip to Washington, occasioned by an invitation from Mr. Trump for a formal state visit, the first the American leader has extended during his presidency.

But other than that, he has little to show for his courtship of Mr. Trump. Mr. Macron has gotten “nothing” was the unsparing judgment of Denis Lacorne, who teaches at Sciences-Po in Paris and is among the most seasoned observers of Franco-American relations.

Mr. Macron pitched hard to bring Mr. Trump around on climate change, the antinuclear proliferation deal with Iran and trade tariffs on steel and aluminum, Mr. Lacorne noted.

But the American president withdrew from the Paris climate accord; is on the verge of abandoning the Iran deal and potentially could force the Europeans to leave it, as well; and is moving ahead with tariffs on aluminum and steel that will hurt some European allies.

“You don’t see concrete results,” said Laurence Nardon, the director of the North America program at the French Institute of International Relations.

But Mr. Macron, in her view, may get something intangible. “What Macron gets is that he is seen as being close to the U.S. and even to Trump, and that gives his presidency and France bigger clout,” Ms. Nardon said.

Mr. Macron has built a career out of offering respectful, flattering attention to older power figures. Mr. Trump is only the latest in a succession of such men — François Hollande, the former French president; Jacques Attali, a former presidential counselor — Mr. Macron has cleverly used and then leapfrogged over.

The French leader had the insight that Mr. Trump would be thrilled by the military might, pomp and circumstance of France’s annual Bastille Day Parade, with its show of military hardware, and invited him to share a front-row seat last July.

Mr. Trump was so taken with it, he ordered up one of his own for this year, now tentatively scheduled for Nov. 11, Veterans Day, but with details still in flux.

The French president also took Mr. Trump and his wife to dinner in a formal restaurant in the Eiffel Tower, a canny recognition of Mr. Trump’s attract

ion to glitz.

No one should confuse Mr. Macron’s attention to Mr. Trump’s likes and dislikes with a genuine bromance, however, and Mr. Macron’s staff bristles at the suggestion that the two are friends.

Asked at a media luncheon about purported closeness between the two leaders, Benjamin Griveaux, the government’s spokesman, responded: “I don’t think they are buddies. The goal is not to have affectionate relations, but to establish some sort of personal connection.”

Mr. Macron himself makes selective criticisms of Mr. Trump as if to send a clear signal to the French that he is not naïve. He said publicly that Mr. Trump had made a mistake to deride Haiti and African nations as “shithole countries.”

His tone in talking about the Iran nuclear nonproliferation pact and the Paris climate accord brushes aside Mr. Trump’s positions. “There is no Plan B,” his aides say of the Iran deal, echoing Mr. Macron’s frequent comment about the climate pact, “There is no Planet B.”

The Janus-faced approach — at once warm and friendly to Mr. Trump but at the same time keeping his options open — in some ways reflects the French love-hate relationship with the United States.

France disdains America’s brashness and unilateralism but also admires its popular culture and the fluidity of a society where it is easier to rise to wealth and power than in France.

In foreign policy, France’s independent line, forged by the former president and general Charles de Gaulle, was clearest in France’s refusal to go along with the American invasion of Iraq.

More recently, however, France and the United States have found themselves on the same page when it comes to terrorism and working closely together on the problems in North Africa, as well as in the Middle East.

So as genuine allies on the defense front, Mr. Macron “has to try” to bring Mr. Trump along, Ms. Nardon said.

If he can move Mr. Trump a little on policy, so much the better, but as Mr. Macron has said himself, Mr. Trump is not easy to persuade.

“Sometimes I manage to convince him, sometimes I fail,” he told a BBC interviewer in January.

The accommodating dynamic between the two men, and perhaps the limits of the relationship, were evident during their joint appearance at the Élysée Palace in July before the Bastille Day celebration.

Mr. Macron took Mr. Trump and his wife to dinner in July at a formal restaurant in the Eiffel Tower, a canny recognition of Mr. Trump’s attraction to glitz. CreditStephen Crowley/The New York Times

As they stood side by side, there was a lot of shoulder-patting back and forth. But Mr. Trump’s breezy suggestions of acquiescence to the French point of view — on climate change, for instance — turned out to be no more substantive than the off-the-cuff way in which they were delivered.

“Something could happen with respect to the Paris accord,” Mr. Trump said. “We’ll see what happens.” Nothing ever did.

The risk, said Thomas Guénolé, a political scientist who follows geopolitics closely and teaches at the University of Paris-East at Créteil, is that Mr. Macron gives too much to Mr. Trump and gets little in return.

“Emmanuel Macron doesn’t risk being unpopular for trying to get things from Donald Trump and trying to negotiate with him,” said Mr. Guénolé.

“The problem would come if, like Tony Blair, he tried to get things by developing a strong relationship with the U.S. president, but afterward got too little,” said Mr. Guénolé, referring to the former British prime minister who allied himself with President George W. Bush’s decision to remove Saddam Hussein and found himself and his country mired in a yearslong war in Iraq.

Mr. Guénolé, Ms. Nardon and other analysts say that Mr. Macron is taking advantage of the vacuum left in Europe by Prime Minister Theresa May’s preoccupation with how to get Britain out of the European Union and Chancellor Angela Merkel’s focus on maintaining an unwieldy coalition in Germany.

In a way, that fits well with the Trump White House.

“France’s cooperation with the United States has always been pragmatic,” said Alexandra de Hoop Scheffer, a senior trans-Atlantic fellow and director of the Paris office of the German Marshall Fund.

“So in a certain way, the French pragmatic way mirrors Trump’s transactional approach,” she added. “It’s why they can succeed in getting along while they have very deep policy disagreements.”

If the rhetoric is stripped away, Mr. Macron in fact has set rather modest goals, although the show of friendship with Mr. Trump can be distracting, she said.

“It’s to keep the U.S. engaged in the international system, the multilateral system, and not give the U.S. the sense that the Europeans are trying to isolate Washington,” she said.

Mr. Macron will be in Washington for three days, with a State Dinner planned for Tuesday and a speech to a joint session of Congress on Wednesday. Still, a senior aide at the Élysée tried to lower expectations.

It would be a mistake to judge the success of the trip by what the French president could get from Mr. Trump, the aide said. Instead, the visit will allow time for the two leaders to luxuriate in the pomp and circumstance that they both enjoy and for them to talk in a more personal way with their wives present.

In a January television interview, Mr. Macron waxed about how the two men talked often and how he felt “attached” to Mr. Trump. But when the interviewer questioned how he could be friendly with the American president, Mr. Macron laid out his colder, strategic assessment.

“The United States is the premier power; it is our most important partner in multilateral endeavors; it’s our first partner in the fight against terrorism; it is important for collective security,” he said.

“We can be angry with the United States, we may disagree about the methods as we do on Iran, but at the end, we are in agreement,” he said.

Les Présidents Trump, Macron et la Syrie

Maria Rodriguez-McKey

Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.― Charles de Gaulle

Les Présidents d’un Etat s’adapte à la situation géographique et politique internationale sans oublier son passé à travers l’histoire du monde.

Notre Président actuel entrerait dans la catégorie des « touche à tout », ce qui a certains inconvénients car   conserver la tête froide en voulant s’impliquer ici et là n’est pas donné à tous.

Notre actuel Président a reçu le Président Putin à Versailles , alors serait-il plus royaliste que le roi? Il a invité le Président Trump au célébrations du 14 juillet. Trump a tellement apprécié qu’il voudrait même organiser un défile militaire pour le prochain 4 juillet mais il a du mal à convaincre car le 4 juillet est réservé aux civils avec, certes, des feux d’artifice dans certaines villes.

Trump aime l’or aussi, comme le prouve son appartement dans son bâtiment « Trump Tower à Manhattan. Mais ce n’est pas Versailles.

Apparent, notre Président et Trump partagent aussi la même vision sur la Syrie, le français allant jusqu’à proposer que Bachar eAl-Assad soit jugé par la Cour Pénale Internationale ( Voir l’article sur la question). Même Hollande et Fabius auraient préféré avoir Trump on face pour se débarrasser d’Assad car à l’époque, les russes n’étaient pas présents. Le problème, avec cette possibilité serait que l’on se trouve avec un vide de pouvoir, comme l’Irak et la Libye.  La Russie a promis de riposter aux attaques du couple USA-France. Espérons que cela restera de l’ordre du symbole.

De partout l’on a critiqué, et avec raison, Trump. Mais après tout il s’avère utile pour les ambitions du Présidant français dans la région.  Car le but de la France est d’être assise à la table des négociations quand la guerre se sera terminée.  Comme après la fin de la première guerre mondiale où avec la Grande Bretagne elle a récupéré la Syrie et le Liban. Cette fois ci, il  ne sont pas que deux. Outre les Etats-Unis et la Russie, il y a l’Iran, la Turquie et très probablement les Kurdes, qui font du lobbying dans la capitale américaine.

Cette volonté de la France me rappelle un autre élément en commun entre le Président Trump et le Président Macron.  Le président français a proposé ses bons offices de médiateur entre le gouvernement turque et les kurdes de Syrie. Fin de non recevoir de la part du président Erdogan, donc échec pour Macron. Quant à Trump, il a dit, il y a environs une semaine, qu’il ferait revenir les troupes américaines de Syrie, ce qui était une erreur car les Etats-Unis, quoique on pense de Trump, a tout intérêt d’y rester en vue de la table des négociations. D’ailleurs, il y a quelques mois le ministres des Affaires Etrangères russe a dit que les américains le lui avaient promis. Vous voyez donc que chacun essaye de rattraper le coup et renforcer sa place.

De Gaulle avait parfaitement raison. Après il est question de ne pas se tromper d’ennemi, comme Hollande et Fabius qui ne voulaient pas bombarder l’Etat Islamique en Syrie. Or, il a fallu les attentats horribles de Paris pour qu’ils changent d’avis. Il faut bien comprendre qu’il est dans l’intérêt de tous de ne pas créer un vide de pouvoir en Syrie, en d’autres mots, une démocratie à la force des armes est-elle souhaitable? Après le 11 septembre il ne fallait surtout pas créer ces vides qui facilitent la création des Al Qaïda, Etat Islamique et d’autres.