Eléments à considérer pour créer un système de partis stable

Maria Rodriguez-McKey

Les institutions servent de cadre pour le règlement des problèmes de la vie en société. Il faut donc tenir compte de certains éléments essentiels.

A la base, l’être humain n’évolue pas  du point de vue moral. Par exemple, Hitler, autrichien, gagne l’élection dans un pays riche, industrialisé depuis la fin du XIX siècle. Certes, la République allemande de Weimar avait été fortement touchée par la crise venue des Etats-Unis, mais pas plus qu’ailleurs, puisqu’à un certain moment le chômage outre-Atlantique était de 25% sans assurance chômage, et même le droit de grève n’existait pas encore au niveau fédéral.  Donc pourquoi la même année l’élection de Hitler d’un coté de l’Atlantique et de Roosevelt de l’autre?

Ce qui est intéressant concernant Hitler c’est justement le fait qu’il ait été élu avant de devenir un dictateur. Les dictateurs abusent de leur puissance du fait qu’ils n’ont en face d’eux aucun contre-pouvoir.

En démocratie, il faut une opposition, c’est-à-dire un parlement fort face à un Président fort. Il faut pouvoir gérer les rapports de force mais au sein du parlement. Pour cela, il est nécessaire de former une opposition unie.  En ce moment en France, l’opposition va du Parti Communiste au Front National en passant par le parti de Mélenchon, le Parti Socialiste et Les Républicains. Ces partis n’ont rien en commun, ils ne peuvent donc pas servir d’opposition.

Bien que le système majoritaire à deux tours en vigueur actuellement en France soit meilleur que la proportionnelle, le scrutin majoritaire à un tour aurait eu le pouvoir d’intégrer toutes les tendances de la gauche au PS et celles de la droite chez les Républicains.

En Europe, avec un système électoral au scrutin proportionnel, on voit fleurir de façon impressionnante tous les groupes possibles d’appartenances idéologiques multiples : religieuse, raciale, linguistique et même « anti quelque chose » (par exemple, anti Europe), que ce soit en Allemagne (parti proportionnel du système mixte), en Belgique (Vlams Belang, nationaliste), la Catalogne, une province voulant se séparer de son Etat : l’Espagne.  Car comme nous l’avons déjà dit ailleurs, la proportionnelle divise. Il y a beaucoup de formules qui sont utilisées pour traduire suffrages en sièges.

Des textes entiers sont écrits par ces écrivains qui ont imaginé un système proportionnel. C’était devenu un jeu. Ces personnes imaginaient que les électeurs sont des chiffres. Prenons comme exemple un ami belge qui s’appelle Victor d’Hondt et qui a créé son propre système de comptage de suffrages en sièges, alors qu’un mathématicien, qui s’amusait à inventer des jeux pour enfants et adultes, a créé le système « Saint Laguë ». Encore un autre jeu.

A la base, le nom « la proportionnelle » indique que les partis obtiennent des sièges en proportion  des suffrages reçus, contrairement au scrutin majoritaire où celui qui gagne le plus de voix obtient la majorité des sièges.

Le fait que les hommes et les femmes ne sont pas des chiffres et vivent et réfléchissent, non pas seuls les uns à côté des autres, mais ils ou elles sont souvent membres d’une association, d’un syndicat, d’une église et votent sous leur influence un peu comme si ils étaient des membres d’une famille étendue. En d’autres termes, c’est ce qu’on appelle les « structures d’influence électorale »

Même si l’on n’est pas membre, par exemple, d’un parti politique, on est sympathisant d’une tendance, gauche ou droite. Avant tout, l’électorat se compose de la gauche et de la droite, ce que certains hommes politiques oublient.

A noter aussi qu’il y aura toujours des électeurs mécontents du gouvernement en place, et il est nécessaire d’encadrer ce qu’on appelle la « structure d’accueil pour le vote contre ».  Faisons une comparaison entre la République Allemande de Weimar et les Etats-Unis.  En 1932, les Allemands avaient le choix de voter pour un des cinq partis qui avaient été membres de la coalition au pouvoir, soit le Parti Communiste, soit le Parti Nazi.  Hitler n’a obtenu que 32% de suffrages, alors imaginez ce que les autres ont obtenu.  Les américains en 1932 ont choisi le candidat du Parti Démocrate (Roosevelt), car le Parti Républicain était au gouvernement. En 2008, lors de la crise de Lehman Brothers, et des autres  banques, pour protester à nouveau, les Américains ont voté pour un Démocrate, Obama, car le gouvernement était aux mains du Parti Républicain.

Balance of power?

Eliane Houlette, procureur affaire Fillon

We have been around and about the world to talk about elections. We have met interesting people, hard-working people, living in lovely but unstable countries where democracy is a magic word.

When we look back at those exchanges, we have doubts about their value.  As far as our teaching  goes, what can be said about these  democratic models that are sold and sometimes imposed, ?

Take the French political model as an example.  A prosecutor interferes with a national election. This  new prosecutor was a reaction to the Cahuzac affair during Hollande’s presidency.

The apparent reasons for the  interference in  the 2017 elections lie in the fact that the law concerning the hiring of family by those who hold elected office at the national level was poorly drafted and vague.  But we are a civilized nation! So that should not be. And yet it was.  As a result, voter reaction was expressed by a historically low turnout.

All my life I have taught about democracy.  What will happen now?  Students that see me come in through the door, will look at each other with a grin. How did this happen?  A lot of work still need to be done.

Laws that are voted as a result of a scandal are notoriously flawed. This hastily invented public prosecutor’s office on financial affairs had nefarious consequences on French democracy.  So you see, democracy is not only a question of holding elections.

We have to thank John Williams for his huge amount of information.

Willuam Dow

François Fillon, ex Prime Minister

L’Europe d’aujourd’hui et d’où viennent les désirs d’indépendance

Mouvements indépendantistes en Europe.

 

 

 

 

 

Bernard Owen, Maria Rodriguez McKey

u delà des années 1990 nous nous sommes rendus à travers des Etats de l’Europe de l’Est. La personnalité des uns et des autres apparaissait bien différente. L’inquiétude était parfois présent. Nos amis américains, qui nous accompagnaient, disposaient de moyens considérables et avaient l’expérience  depuis 1962 de l’Amérique du sud. Le monde d’alors se présentait de façon encourageante.

L’argent était présente. L’on pouvait voyager, vivre, inviter, former. Tout se présentait pour le mieux et pourtant ceux qui apportaient ces sommes, ces encouragements ne connaissaient que peu de ce savoir qu’ils devaient transmettre. Disons que la formation des formateurs laissait à désirer et cela n’a pas changé avec le temps.

Regardons l’Europe, l’ancienne Europe. Elle se décompose: l’Angleterre, l’Ecosse, la Lombardie, l’Espagne, la Flandre. Que de beaux  exemples! La Slovaquie a quitté la Tchécoslovaquie malgré la volonté des Slovaques.

Réfléchissons à la démocratie. Elle doit être forte dans son ensemble mais sa constitution doit dépendre des personnes qui la composent. Chacun  doit avoir son mot  à dire, exprimer ce qu’il souhaite. Ses croyances, ses religions doivent inspirer le respect. Seulement ne jamais oublier que les Etats sont composés d’êtres humains  pour qui les intérêts sont divers alors que les conséquences politiques de leurs actes ne sot toujours pas de première importance.

Prenons comme  exemples les Etats où les divisions sont déjà présentes au niveau des gouvernements.

Hongrie

Ls 199 députés à l’Assemblée nationale, le parlement unicaméral hongrois, sont élus au suffrage universel. Ces sièges sont renouvelés tous les quatre ans; fait plus rare, il n’y a jamais eu d’élections anticipées depuis la chute du communisme.

Chaque citoyen hongrois dispose de deux voix pour les élections législatives: d’une part, 106 députés sont élus au système majoritaire à un tour dans des circonscriptions uninominales, à l’image de l’élection de la Chambre des Communes au Royaume-Uni; d’autre part, 93 députés sont élus au système proportionnel dans une seule circonscription.

Elections législatives de 2010

Publié le 26 avril 2010 par Electionseurope

Les élections législatives hongroises, dont le deuxième tour s’est tenu aujourd’hui, ont confirmé le virage à droite du pays. Le FIDSEZ ayant remporté la majorité absolue des sièges, Viktor Orbán, son leader et ancien Premier ministre, redeviendra donc le prochain chef du gouvernement hongrois, succédant au social-démocrate Gordon Bajnai. Le Parti socialiste hongrois, qui avait obtenu plus de 40% des voix lors des élections législatives de 2006, s’effondre et perd plus de la moitié de ses électeurs. Vous trouverez une présentation détaillée des principaux partis politiques hongrois dans l’article qui leur est consacré.

Le parlement hongrois sort profondément bouleversé des élections législatives hongroises de cette année. Du côté des vainqueurs d’abord, tant le FIDESZ (national-conservateur) que le KDNP (démocrate-chrétien) obtiennent le meilleur score de leur histoire. Le FIDESZ détient seul la majorité absolue des sièges au parlement, une situation presque inédite dans la (courte) histoire de la Hongrie démocratique: seuls les sociaux-démocrates avaient réussi un pareil exploit, entre 1994 et 1998. Le FIDESZ a notamment emporté 173 des 176 sièges attribués au système majoritaire, arrivant en tête dans l’ensemble des régions du pays.

Deux nouveaux partis politiques font également leur entrée au parlement hongrois. Les nationalistes du JOBBIK, qui se sont notamment fait connaître pour leur milice et pour leur rhétorique anti-tziganes, ne sont certes pas la première formation nationaliste à entrer au parlement – le Parti hongrois de la justice et de la vie (MIEP) y avait eu une quinzaine de députés entre 1998 et 2002 – mais l’ampleur du succès du JOBBIK est impressionnante. Autres nouveaux venus, les députés du LMP seront les premiers écologistes à siéger au parlement hongrois. Les écologistes ont traditionnellement de la peine à obtenir des sièges dans les pays de l’ancien bloc communiste, seules l’Estonie et la République tchèque faisant exception actuellement.

Les sociaux-démocrates du MSZP ont signé le deuxième moins bon score de leur histoire lors de ces législatives. Ils n’avaient fait pire qu’en 1990, lors des premières élections démocratiques. Avec moins de 20% des voix, la social-démocratie hongroise est à un niveau extrêmement bas en comparaison européen, mais qui n’est toutefois pas sans similarités avec les scores des sociaux-démocrates polonais.

Deux partis disparaissent du parlement hongrois, alors qu’il y étaient présents depuis la démocratisation du pays. Le Forum démocratique hongrois (MDF), un parti conservateur modéré, avait été au pouvoir entre 1990 et 1994 après avoir remporté les élections de 1990, ainsi qu’entre 1998 et 2002 comme junior partners dans une coalition menée par le FIDESZ. Avec la disparition de l’Alliance des démocrates libres (SZDSZ) disparait également la seule force politique libérale hongroise. Le SZDSZ était le partenaire de coalition traditionnel des sociaux-démocrates, tant entre 1994 et 1998 qu’entre 2002 et 2010.

Résultats détaillés des élections législatives hongroises de 2010 sont les suivants:

  • Fidesz – Union civique hongroise (national-conservateur), 52.7% des voix (+10.7%), 227 sièges (+86).
  • Parti socialiste hongrois – MSZP (social-démocrate), 19.3% des voix (-23.9%), 59 sièges (-131).
  • Mouvement pour une meilleure Hongrie – JOBBIK (nationaliste), 16.7% des voix (+14.5%), 47 sièges (+47).
  • Parti populaire démocrate-chrétien – KDNP, alliance avec Fidesz, 36 sièges (+13).
  • Une autre politique est possible – LMP (écologiste), 7.5% des voix (+7.5%), 16 sièges (+16).
  • Forum démocratique hongrois – MDF (conservateur), 2.7% des voix (-2.3%), 0 sièges (-11).
  • Alliance des démocrates libres – SZDSZ (libéral), 0.3% des voix (-6.2%), 0 sièges (-20).

N.B.: Les pourcentages indiqués sont les pourcentages obtenus par les partis pour les députés élus au système proportionnel.

Système électoral:

Le Parlement hongrois compte 386 députés élus pour un mandat de quatre ans. Les élections législatives hongroises se déroulent selon un système électoral mixte. 176 députés sont élus dans autant de circonscriptions, au système majoritaire à deux tours. Un candidat doit obtenir au moins 15% des voix pour pouvoir se présenter au second tour, à moins qu’il y ait moins de trois candidats qui aient dépassé les 15%. Dans ce cas, les trois candidats ayant recueilli le plus de voix peuvent se présenter au second tour. Les 210 autres sièges sont attribués au système proportionnel: 152 le sont dans des circonscriptions régionales et 58 dans une circonscription nationale unique. Un quorum est fixé à 5% pour les mandats attribués au système proportionnel.

ections législatives de 2014

Publié le 19 avril 2014 par Electionseurope

Voici enfin les résultats des élections législatives qui se sont tenues le 6 avril dernier en Hongrie. Ces élections ont été marquées par une nouvelle victoire éclatante du FIDESZ du Premier ministre Viktor Orban. Les 199 députés hongrois ont été élus en partie au système majoritaire à un tour et en partie au système proportionnel. Le nombre de députés avait été fortement réduit par rapport à 2010, passant de 386 à 199. Le taux de participation s’est élevé à 61.7%.

RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES HONGROISES DE 2014:

  • Coalition FIDESZ-KDNP, 45.0% des voix (-7.7%).
    • Union civique hongroise (FIDESZ, conservateur), 117 sièges (-110).
    • Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP), 16 sièges (-20).
  • Coalition de centre-gauche, 25.7% des voix (+6.4%).
    • Parti socialiste hongrois (MSZP, social-démocrate), 29 sièges (-30).
    • Coalition démocratique (DK, social-libéral), 4 sièges (+4).
    • Ensemble 2014 (social-libéral), 3 sièges (+3).
    • Dialogue pour la Hongrie (PM, écologiste), 1 siège (+1).
    • Parti libéral hongrois (MLP), 1 siège (+1).
  • JOBBIK (nationaliste), 20.3% des voix (+3.6%), 23 sièges (-24).
  • La politique peut être différente (LMP, écologiste), 5.4% des voix (-2.1%), 5 sièges (-11).

République Tchèque

Les élections législatives autrichiennes de 2017 (en allemand : Nationalratswahl in Österreich 2017) se sont tenues le 15 octobre 2017 et ont pourvu à la désignation des 183 députés de la XXVIe législature du Conseil national pour un mandat de cinq ans.

Ces élections législatives, qui devaient initialement être convoquées en 2018, sont anticipées de quelques mois et prennent place dans un contexte politique inédit pour l’Autriche, moins d’un an après un scrutin présidentiel laborieux à l’issue duquel les partis traditionnels — SPÖ et ÖVP — ont été désavoués par les électeurs.

Le Parti populaire (ÖVP), dirigé par Sebastian Kurz, remporte les élections avec un peu plus de 31 % des voix ; pour la première fois depuis 2002, les conservateurs constituent la première force politique représentée au Conseil national, suivi par le Parti social-démocrate (SPÖ), dirigé par le chancelier fédéral sortant Christian Kern, et le Parti de la liberté (FPÖ), formation d’extrême droite menée par Heinz-Christian Strache. De leur côté, Les Verts subissent une débâcle en recueillant le plus mauvais résultat de leur histoire, ce qui les prive d’une représentation parlementaire pour la prochaine législature.

À l’issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; celui-ci précise immédiatement qu’il engagera des négociations ouvertes avec l’ensemble des partis représentés au Conseil national, alors qu’une alliance entre l’ÖVP et le FPÖ était jugée hautement probable par les acteurs et les observateurs de l’échiquier politique autrichien.

Contexte

Lors des élections européennes de 2014, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) réalise un score de 19,72 % des voix et affiche une hausse de sept points par rapport à 2009. Le parti obtient quatre eurodéputés soit deux de plus. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) est quant à lui en recul de trois points. Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) réalisent un score historique de 14,52 % et trois eurodéputés.

Michael Spindelegger, vice-chancelier, ministre fédéral des Finances et président du Parti populaire autrichien, démissionne en 2014. Reinhold Mitterlehner lui succède à la tête de l’ÖVP et à la vice-chancellerie.

En 2016 a lieu l’élection présidentielle. Les candidats des partis au gouvernement sont largement battus, Rudolf Hundstorfercandidat du Parti social-démocrate d’Autriche obtient 11,28 % et Andreas Khol du Parti populaire autrichien obtient 11,12 %. Les deux réunis, ils ne rassemblent que 22,40 % des suffrages, ce qui constitue le pire score historique à une présidentielle pour eux. À l’inverse, le candidat FPÖ Norbert Hofer réalise une percée historique en totalisant 35,05 %. Alexander Van der Bellen, soutenu par les Grünen, se qualifie pour le second tour en obtenant 21,34 % des voix.

Avant le second tour, Werner Faymann, chancelier fédéral et président fédéral du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) depuis 2008, démissionne. Il est alors remplacé, par Christian Kern, président de la compagnie publique des chemins de fer (ÖBB).

Au second tour, Alexander Van der Bellen bat de peu Norbert Hofer avec 50,35 % des suffrages, soit 30 000 voixd’avance. Le scrutin est invalidé pour irrégularités. Lors d’un nouveau second tour, Van der Bellen est élu avec 53,79 %. Il est alors le second chef d’État écologiste en Europe, le premier écologiste élu à une telle fonction au suffrage universel, et le premier président fédéral autrichien qui n’est pas issu des deux grands partis depuis 1945.

Le 10 mai 2017, Mitterlehner annonce qu’il démissionne de la présidence de l’ÖVP et du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz, jeune ministre fédéral des Affaires étrangères connu pour ses positions très conservatrices, prend sa succession. Il négocie alors avec Kern la tenue de nouvelles élections législatives, convoquées le 15 octobre 20171, soit avec un an d’avance. Il crée une Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (en allemand : Liste Sebastian Kurz – Die Neue Volkspartei).

Eva Glawischnig-Piesczek annonce le 18 mai 2017 qu’elle démissionne de la présidence des Verts pour raisons familiales. Elle est remplacé par Ingrid Felipe mais c’est la députée européenne Ulrike Lunacek qui sera la candidate à la chancellerie pour les Verts.

Le 14 juin 2017, les sociaux-démocrates abandonne l’interdiction de former une coalition avec l’extrême droite. Cette interdiction existait depuis 30 ans. Le parti présente une « boussole des valeurs » qui sont des exigences demandées par le parti à ces partenaires au gouvernement. Ces exigences sont le salaire minimum à 1 500 €par mois, une politique pro-européenne, l’égalité entre les deux sexes et le respect des droits de l’homme.

Le 27 juin 2017, Team Stronach annonce qu’il ne disputera pas les élections car Frank Stronach souhaite quitter la vie politique.

Le 8 juillet 2017, Irmgard Griss, qui était candidate à l’élection présidentielle de 2016 se joint à NEOS. Elle n’est pas membre du parti mais elle est la deuxième sur la liste après le chef du parti, Matthias Strolz. Les délégués du parti réunis à Vienne approuvent.

Le 17 juillet 2017, le député écologiste Peter Pilz quitte le groupe écologiste du conseil national. Le 25 juin 2017, la majorité des délégués des Verts avaient refusé de le placer sur la liste écologiste. Le 25 juillet 2017, il annonce en conférence de presse qu’il crée sa propre liste, la Liste Peter Pilz.

Le 10 août 2017, le vice-président de Team StronachRobert Lugar (de), annonce qu’il rejoint le FPÖ.

La campagne législative se déroule alors que l’Autriche est économiquement prospère et que l’immigration est un sujet majeur2.

Mode de scrutin

L’Autriche est une république semi-présidentielle dotée d’un parlement bicaméral. Sa chambre basse, le Conseil national, ou Nationalrat, est composée de 183 sièges dont les députés sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin proportionnel de liste bloquées dans 9 circonscriptions correspondants aux Landers autrichen, à raison de 7 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Ces neuf circonscriptions sont elles-mêmes subdivisées en un total de 43 circonscriptions régionales. Le seuil minimum de voix exigé d’un parti pour obtenir une représentation au parlement est fixé à 4 % ou un siège d’une circonscription régionale.

La clé de répartition proportionnelle se fait à la méthode de Hare au niveau régional puis d’Hondt au niveau fédéral. Bien que les listes soit bloquées, interdisant l’ajout de noms n’y figurant pas, les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour un maximum de trois candidats, permettant à ces derniers d’être placés en tête de liste pour peu qu’ils totalisent un minimum de 14 %, 10 % ou 7 % des voix respectivement au niveau régional, des Landers, et fédéral.

Campagne

Résultats des législatives autrichiennes de 201710
Partis  % Sièges +/-
Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (ÖVP) 31,5 62  14
Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) 26,9 52
Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) 26,0 51  11
NEOS – La nouvelle Autriche et le Forum libéral (NEOS) 5,3 10  1
Liste Peter Pilz (PILZ) 4,4 8 Nv
Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) 3,8 0  24
Mon vote compte ! (G!LT) 0,9 0 Nv
KPÖ Plus (KPÖ+) 0,8 0 Nv
Autres partis (8) 0,5 0
Suffrages exprimés 99,01
Votes blancs et invalides 0,99
Total 100 183
Abstentions 20,00
Nombre d’inscrits / participation 80,00

 

 

L’Autriche

Les élections législatives autrichiennes de 2017 (en allemand : Nationalratswahl in Österreich 2017) se sont tenues le 15 octobre 2017 et ont pourvu à la désignation des 183 députés de la XXVIe législature du Conseil national pour un mandat de cinq ans.

Ces élections législatives, qui devaient initialement être convoquées en 2018, sont anticipées de quelques mois et prennent place dans un contexte politique inédit pour l’Autriche, moins d’un an après un scrutin présidentiel laborieux à l’issue duquel les partis traditionnels — SPÖ et ÖVP — ont été désavoués par les électeurs.

Le Parti populaire (ÖVP), dirigé par Sebastian Kurz, remporte les élections avec un peu plus de 31 % des voix ; pour la première fois depuis 2002, les conservateurs constituent la première force politique représentée au Conseil national, suivi par le Parti social-démocrate (SPÖ), dirigé par le chancelier fédéral sortant Christian Kern, et le Parti de la liberté (FPÖ), formation d’extrême droite menée par Heinz-Christian Strache. De leur côté, Les Verts subissent une débâcle en recueillant le plus mauvais résultat de leur histoire, ce qui les prive d’une représentation parlementaire pour la prochaine législature.

À l’issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; celui-ci précise immédiatement qu’il engagera des négociations ouvertes avec l’ensemble des partis représentés au Conseil national, alors qu’une alliance entre l’ÖVP et le FPÖ était jugée hautement probable par les acteurs et les observateurs de l’échiquier politique autrichien.

Contexte

Lors des élections européennes de 2014, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) réalise un score de 19,72 % des voix et affiche une hausse de sept points par rapport à 2009. Le parti obtient quatre eurodéputés soit deux de plus. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) est quant à lui en recul de trois points. Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) réalisent un score historique de 14,52 % et trois eurodéputés.

Michael Spindelegger, vice-chancelier, ministre fédéral des Finances et président du Parti populaire autrichien, démissionne en 2014. Reinhold Mitterlehner lui succède à la tête de l’ÖVP et à la vice-chancellerie.

En 2016 a lieu l’élection présidentielle. Les candidats des partis au gouvernement sont largement battus, Rudolf Hundstorfercandidat du Parti social-démocrate d’Autriche obtient 11,28 % et Andreas Khol du Parti populaire autrichien obtient 11,12 %. Les deux réunis, ils ne rassemblent que 22,40 % des suffrages, ce qui constitue le pire score historique à une présidentielle pour eux. À l’inverse, le candidat FPÖ Norbert Hofer réalise une percée historique en totalisant 35,05 %. Alexander Van der Bellen, soutenu par les Grünen, se qualifie pour le second tour en obtenant 21,34 % des voix.

Avant le second tour, Werner Faymann, chancelier fédéral et président fédéral du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) depuis 2008, démissionne. Il est alors remplacé, par Christian Kern, président de la compagnie publique des chemins de fer (ÖBB).

Au second tour, Alexander Van der Bellen bat de peu Norbert Hofer avec 50,35 % des suffrages, soit 30 000 voixd’avance. Le scrutin est invalidé pour irrégularités. Lors d’un nouveau second tour, Van der Bellen est élu avec 53,79 %. Il est alors le second chef d’État écologiste en Europe, le premier écologiste élu à une telle fonction au suffrage universel, et le premier président fédéral autrichien qui n’est pas issu des deux grands partis depuis 1945.

Le 10 mai 2017, Mitterlehner annonce qu’il démissionne de la présidence de l’ÖVP et du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz, jeune ministre fédéral des Affaires étrangères connu pour ses positions très conservatrices, prend sa succession. Il négocie alors avec Kern la tenue de nouvelles élections législatives, convoquées le 15 octobre 20171, soit avec un an d’avance. Il crée une Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (en allemand : Liste Sebastian Kurz – Die Neue Volkspartei).

Eva Glawischnig-Piesczek annonce le 18 mai 2017 qu’elle démissionne de la présidence des Verts pour raisons familiales. Elle est remplacé par Ingrid Felipe mais c’est la députée européenne Ulrike Lunacek qui sera la candidate à la chancellerie pour les Verts.

Le 14 juin 2017, les sociaux-démocrates abandonne l’interdiction de former une coalition avec l’extrême droite. Cette interdiction existait depuis 30 ans. Le parti présente une « boussole des valeurs » qui sont des exigences demandées par le parti à ces partenaires au gouvernement. Ces exigences sont le salaire minimum à 1 500 €par mois, une politique pro-européenne, l’égalité entre les deux sexes et le respect des droits de l’homme.

Le 27 juin 2017, Team Stronach annonce qu’il ne disputera pas les élections car Frank Stronach souhaite quitter la vie politique.

Le 8 juillet 2017, Irmgard Griss, qui était candidate à l’élection présidentielle de 2016 se joint à NEOS. Elle n’est pas membre du parti mais elle est la deuxième sur la liste après le chef du parti, Matthias Strolz. Les délégués du parti réunis à Vienne approuvent.

Le 17 juillet 2017, le député écologiste Peter Pilz quitte le groupe écologiste du conseil national. Le 25 juin 2017, la majorité des délégués des Verts avaient refusé de le placer sur la liste écologiste. Le 25 juillet 2017, il annonce en conférence de presse qu’il crée sa propre liste, la Liste Peter Pilz.

Le 10 août 2017, le vice-président de Team StronachRobert Lugar (de), annonce qu’il rejoint le FPÖ.

La campagne législative se déroule alors que l’Autriche est économiquement prospère et que l’immigration est un sujet majeur2.

Mode de scrutin

L’Autriche est une république semi-présidentielle dotée d’un parlement bicaméral. Sa chambre basse, le Conseil national, ou Nationalrat, est composée de 183 sièges dont les députés sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin proportionnel de liste bloquées dans 9 circonscriptions correspondants aux Landers autrichen, à raison de 7 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Ces neuf circonscriptions sont elles-mêmes subdivisées en un total de 43 circonscriptions régionales. Le seuil minimum de voix exigé d’un parti pour obtenir une représentation au parlement est fixé à 4 % ou un siège d’une circonscription régionale.

La clé de répartition proportionnelle se fait à la méthode de Hare au niveau régional puis d’Hondt au niveau fédéral. Bien que les listes soit bloquées, interdisant l’ajout de noms n’y figurant pas, les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour un maximum de trois candidats, permettant à ces derniers d’être placés en tête de liste pour peu qu’ils totalisent un minimum de 14 %, 10 % ou 7 % des voix respectivement au niveau régional, des Landers, et fédéral.

 

Le fonctionnement du système électoral Allemand.

Bernard Owen

L’appréciation habituelle du système électoral allemand ne comprend que l’effet arithmétique, à savoir que le résultat en pourcentage des suffrages est sensiblement égal au pourcentage des sièges de chaque parti.

Ce point de vue ne considère nullement qu’un mode de scrutin joue sur la façon dont l’électeur et les candidats perçoivent l’enjeu électoral. Cela remet en cause ce qui est couramment écrit sur la partie majoritaire et proportionnelle de cette élection : à savoir que la partie majoritaire servirait à désigner des personnalités, alors que la partie proportionnelle serait l’élément déterminant. En réalité, il n’en est rien.

Nous constatons que les élus des 299 circonscriptions uninominales sont définitivement élus. Nous constatons que le nombre d’élus sur les listes proportionnelles n’est pas fonction des suffrages obtenus par les partis sur la partie à la proportionnelle (deuxième voix), mais est inversement proportionnel au nombre de sièges obtenus au scrutin majoritaire uninominal (1re voix). Plus un parti obtiendra de sièges majoritaires, moins il aura de sièges proportionnels.

Résultat : le scrutin proportionnel ne sert qu’à réduire ou éliminer l’accentuation en sièges du parti, ou des partis qui obtiennent le plus grand nombre de sièges majoritaires.

L’électorat et les hommes politiques ont bien compris l’importance de ces deux suffrages, et leur attitude diffère quand ils considèrent la première voix uninominale par rapport à la deuxième voix proportionnelle.

Les possibilités offertes par le système électoral allemand ont été comprises par le F.D.P. (libéral), et qui les utilise au maximum. En effet, le F.D.P. est un petit parti qui remonte à l’origine de la R.F.A. et qui n’obtient pas de sièges dans les circonscriptions uninominales majoritaires. Le F.D.P. joue donc sur l’obtention du plus grand nombre de suffrages au niveau proportionnel, ce qui, en raison de la compensation, lui apportera un nombre de sièges beaucoup plus important que les deux grands partis C.D.U. – C.S.U. et S.P.D. Ceux-ci, en raison de leur grand nombre de sièges majoritaires, n’auront droit qu’à un très faible nombre de sièges proportionnels.

Par exemple, cette année 2009, le C.D.U. n’obtient que 21 sièges à la proportionnelle, alors que le F.D.P., lui, en a 93 – ceci alors que le C.D.U. obtient 27,3 % des suffrages à la proportionnelle et le F.D.P., malgré sa technique bien au point, n’en a que 14,6. Ainsi, les 11 824 794 de suffrages des listes proportionnelles de la C.D.U. – C.S.U. au niveau national représentent 21 sièges, alors que les 6 313 023 suffrages proportionnels du F.D.P. (libéral) leur accordent 93 sièges.

Pour le F.D.P. il ne s’agit donc nullement, comme il est souvent dit, que la première voix corresponde au choix de la personne, en quelque sorte, un suffrage personnalisé. Pour ce parti, la personnalité de son candidat majoritaire pourra, certes, jouer sur l’attrait pour le parti dans la région considérée, mais ira surtout se placer sur la deuxième voix, qui, elle, comptera pour le décompte final au niveau national.

Répétons donc que moins un parti gagnera des suffrages lors des premières voix (circonscriptions uninominales), plus il obtiendra de suffrages et sièges à la proportionnelle. Le principe de la compensation est donc bien compris.

L’effet des grandes coalitions gouvernementales : l’élection législative de 2009.

Les grandes coalitions gouvernementales présentent la caractéristique d’accaparer la structure d’accueil pour le vote « contre » par des formations plus petites, moins connues, et parfois extrémistes.

Les élections législatives allemandes de 2009 faisaient suite à un gouvernement de grande coalition, depuis 2005, comprenant la droite : C.D.U. – C.S.U. (qui ne s’opposent pas dans les circonscriptions majoritaires uninominales et se comportent comme un seul parti) et le S.P.D. Le Chancelier (premier Ministre) était Angela Merkel avec des ministres C.D.U. – C.S.U. et S.P.D.

Comment un opposant au gouvernement pouvait-il voter ? Naturellement pas pour le parti d’Angela Merkel. Quant au S.P.D., parti traditionnel de gauche, une partie de ses dirigeants et de son électorat n’appréciait guère cette entente depuis 1995 avec la droite. L’on a assisté, alors, à une diminution des affiliations politiques. Lors de différentes élections régionales, l’on avait constaté la présence de candidats N.P.D. (néonazi), or, pour l’Allemagne, c’était gênant, et à l’occasion de procès, il est apparu que ce parti avait été infiltré par les renseignements généraux. En revanche, un nouveau parti « Die Linke » était un parti de la gauche tout trouvé.

C’était à l’origine le parti de la ex R.D.A. (le P.D.S.), donc communiste, qui avait déjà obtenu 3 sièges au scrutin majoritaire. La présence du S.P.D. au gouvernement et la politique réaliste, mais pas très à gauche du Chancelier Schröder avaient poussé certains dirigeants de la gauche du S.P.D., ainsi que certains syndicalistes à rejoindre le P.D.S. (communiste) pour former « Die Linke ». Ce parti a représenté une structure d’accueil pour le vote contre le gouvernement, obtenant 16 sièges directs et 60 sièges à la proportionnelle. Les autres partis, en dehors de la grande coalition, ont tous gagné en sièges. Le Parti libéral (FDP), dont il a été question, n’obtient aucun siège majoritaire, mais, grâce à une stratégie indiquant la compréhension du système électoral allemand, obtient 93 sièges à la proportionnelle (+32 par rapport aux élections précédentes).

Les Verts ont eux aussi gagné 1 siège majoritaire et 68 sièges proportionnels (+17 par rapport à l’élection précédente).

Un système électoral plus logique considéré sur la continuité de la démocratie serait un scrutin majoritaire uninominal à un tour (peut-être bi nominal, chaque électeur ayant deux voix). Le reproche qui est fait, concernant cette proposition, consiste à dire que dans des régions, telle la Bavière, la C.S.U. remporterait tous les sièges et la gauche bavaroise n’aurait aucun représentant. Or, cet argument n’est pas valable, car la disparition de la partie proportionnelle pousserait à réduire considérablement la taille des circonscriptions uninominales, et l’on sait que plus une circonscription majoritaire est petite, plus une formation, mal implantée dans la circonscription, a de chance d’obtenir un élu.
Remarques générales

Oserons-nous rappeler l’inconscience de nos idéalistes de la politique électorale, qui parlent de représenter les différents courants de pensée ? Certes, ils sont dans le vrai, quand il s’agit de publications, entretiens et discussions. La liberté de parole et d’expression est une fort belle chose, dont on ne saurait se passer, mais il en est tout autrement, lors qu’il s’agit de travaux portant sur la création d’institutions, de systèmes électoraux, sachant que l’idéologie figurant sur les affiches de nos partis est subordonnée à différentes techniques : structure d’influence électorale, structure d’accueil pour le vote contre le gouvernement, et que ces techniques, comme il en existe dans toute profession, servent à considérer une autre notion : celle de la bonne gouvernance. N’est-il pas bon, alors, de tenir compte de certains facteurs, qui apparaissent dès que l’on pénètre dans le domaine des comparaisons ? La tendance de la proportionnelle a mené à une ségrégation des forces politiques, alors que le scrutin majoritaire tend à l’intégration de différents courants au sein de grands et puissants partis.

Une autre attitude de nos législateurs et de leurs conseillers ne devrait-elle pas évaluer les conséquences de certains dysfonctionnements, qui apparaissent dans le temps, allant même jusqu’à mettre en cause la continuité de la démocratie : les gouvernements chargés des affaires courantes, l’instabilité gouvernementale ?

Ne faudrait-il pas aussi veiller à rendre l’alternance du pouvoir sans danger, allant de soi, et acceptable par tous (ou presque tous).
Le système allemand pourrait illustrer un adage que l’on retrouve dans bien d’autres exemples : « Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? ! »

Petite introduction à un article de MEDIAPART sur les élections sénatoriales

Bernard Owen

Nous Français, peuvent  se trouver dans des situations embarrassantes. Dans le cas où l’on signale, même discrètement, une erreur  ou maladresse,  de notre Président  de la République, l’interlocuteur étranger nous répondra « mais il a été élu ». (l’on ajoute parfois « par le peuple »)

L’interlocuteur a raison, or jusqu’à un   certain niveau. Son élection a eu lieu avec  une très faible participation. Seulement 18% des électeurs inscrits se sont déplacé.

En ce qui nous concerne,  l’on raisonne sur le résultat de l’élection l’on pourrait dire « grâce aux institutions » et aux magistrats ». Et oui le suffrage universel était fragile. Il ne faut pas jouer avec ce qui n’est pas un jeu.

Certains Etats peuvent supporter de vivre tout juste sans gouvernement grâce à la proportionnelle.  En Europe l’importance d’un président et l’absence de gouvernement  se ressemblent. Alors que faire?

Voici des extraits d’un article très complet sur les prochaines élections au Sénat.

Sénatoriales: les équilibres ne devraient guère bouger dimanche

22 SEPTEMBRE 2017 PAR LUCIE DELAPORTELOUP ESPARGILIÈRECHRISTOPHE GUEUGNEAUDONATIEN HUETMANUEL JARDINAUD ET ELLEN SALVI

Dimanche 24 septembre, 170 sénateurs sur 348 seront renouvelés pour un mandat de 6 ans. La droite devrait rester largement majoritaire. La République en marche a revu ses objectifs à la baisse ces dernières semaines. Le PS escompte rester le deuxième groupe. Le PCF veut sauver le sien. La  2

En 2011, le Sénat basculait à gauche, dans une élection « historique ». Il est depuis revenu à droite, comme il l’a toujours été sous la VeRépublique. Et ça ne risque pas de changer dimanche 24 septembre, à l’issue d’une élection sénatoriale qui renouvelle 170 sénateurs sur 348. En pleine affaire sur les fonds détournés par la droite au Sénat, plus de 76 000 grands électeurs sont appelés à voter, essentiellement des conseillers municipaux. La vague LR des élections de 2014 assure logiquement au parti de la rue de Vaugirard une confortable avance pour ce scrutin.

Chez La République en marche (LREM), les grands espoirs du mois de juin appartiennent déjà au passé. En cause notamment : la décision du gouvernement de supprimer les contrats aidés et la baisse des aides publiques pour les collectivités locales. Le parti du président Macron n’espère même plus être le deuxième groupe de la Chambre haute. Pour autant, il n’abandonne pas l’objectif d’avoir suffisamment de sénateurs socialistes, radicaux et centristes pour s’assurer une majorité des 3/5es et pouvoir ainsi modifier la Constitution.

Les socialistes, au plus mal au Palais-Bourbon – ils sont passés de près de 300 à 30 députés –, devraient réussir à conserver un groupe d’une petite soixantaine de sénateurs. Les centristes de l’UDI et du MoDem, quant à eux, peuvent escompter sortir renforcés d’un scrutin qui recycle un nombre important de candidats à la députation non élus au mois de juin, et qui, une fois de plus, laisse les femmes de côté.

  • Les sénatoriales, cette machine à recycler

Parmi les 2 463 candidats et leurs suppléants, 286 ont, selon le décompte de Mediapart, été battus aux élections législatives des 11 et 18 juin. Le Front national est le parti le plus adepte du recyclage de ces malchanceux : près de 40 % de ses 309 postulants au Palais du Luxembourg ont échoué à entrer au Palais-Bourbon. 98 sénateurs sont par ailleurs en lice pour leur propre succession : Les Républicains est la formation politique qui présente le plus de sortants (26), devant le Parti socialiste (17).

  • Pour LR et les centristes, garder une majorité cohérente

53 des 142 sièges que détient LR sont aujourd’hui à renouveler. L’élection de dimanche s’annonce des plus favorable pour la droite qui a tout raflé aux municipales de 2014. Un temps bousculés par l’ascension irrésistible de LREM, après le coup de balai à l’Assemblée, Les Républicains craignaient de subir le même sort aux sénatoriales. La colère grandissante des élus locaux contre le gouvernement leur a redonné l’espoir de non seulement garder la majorité dans la Chambre haute, mais aussi de gagner encore quelques sièges. « Entre la réduction des dotations aux collectivités locales, la suppression de la taxe d’habitation et la baisse des contrats aidés, les grands électeurs qui ont été un moment séduits par Macron sont de plus en plus remontés contre le gouvernement », affirme le sénateur Roger Karoutchi, candidat à sa réélection dans les Hauts-de-Seine.

Dans ce mode de scrutin particulier où la liste en tête est favorisée, les divisions pourraient coûter quelques précieux sièges à LR. Dans les Hauts-de-Seine et le Nord, ces dernières battent des records avec pas moins de quatre listes concurrentes à droite. Dans le Val-d’Oise comme à Paris, trois listes concurrentes à droite vont aussi s’affronter. Un certain nombre de recalés des législatives que la direction de Les Républicains avait préféré ne pas investir ont quand même décidé de partir sur des listes dissidentes. Ils devraient être une dizaine à se présenter contre les candidats officiellement investis après avoir échoué à se faire élire au mois de juin. Ces divisions pourraient bien aussi, même si aucun des élus contactés ne l’admet, être un habile moyen de contourner l’obligation de liste paritaire. En cas de dispersion des voix, seule la tête de liste est élue. Et en l’occurrence, il s’agit d’hommes.

Pratiquement assuré de sa réélection à la présidence du Sénat, Gérard Larcher candidat dans les Yvelines, est confronté à la candidature dissidente du très droitier Jacques Myard, battu aux législatives. L’ex-député mène auprès des grands électeurs une campagne à la fois contre Macron qui, explique-t-il, « veut déstabiliser le Sénat et concentrer tous les pouvoirs », mais aussi contre Larcher, qu’il juge « bien trop conciliant avec le président ». En cause : sa volonté de faire nommer le « macroniste » Michel Mercier au conseil constitutionnel. Une nomination qui s’est finalement heurtée au scandale des emplois familiaux de l’élu, mais qui sert néanmoins en cette rentrée d’argument de campagne anti-Larcher.

Le nombre d’élus LR et UDI qui pourraient créer un groupe dit « constructif » à l’image de celui de l’Assemblée nationale, reste l’autre enjeu de ce scrutin à droite. Ces dernières semaines, la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller s’est particulièrement activée pour organiser ce rassemblement de sénateurs désireux de soutenir le gouvernement. Une armée de réserve qui pourrait s’avérer décisive pour obtenir la majorité des 3/5es au Congrès, nécessaire à Emmanuel Macron pour mener ses réformes institutionnelles.

;;;

Dans le détail, le « renouvellement » tant vanté par les macronistes est moins évident qu’il n’y paraît. Sans même parler des sénateurs sortants, nombre de candidats estampillés LREM sont en réalité des militants historiques des partis traditionnels, élus locaux recrutés au sein du PS (comme Julien Bargeton, ex-adjoint aux finances d’Anne Hidalgo, tête de liste à Paris), de la droite (comme Emmanuel Capus, adjoint aux finances du maire LR d’Angers, tête de liste en Maine-et-Loire) ou du centre (comme la ministre Jacqueline Gourault, placée en deuxième position sur la liste menée par Jeanny Lorgeoux dans le Loir-et-Cher).

Quant à la fameuse « société civile », elle ressemble à s’y méprendre à celle qui a fait son entrée à l’Assemblée nationale, fin juin : on y retrouve une majorité de banquiers, de chefs d’entreprises et de présidents d’organismes patronaux. « Les personnes issues de la société civile étaient déjà en contact avec les grands électeurs, explique Hadrien Ghomi. Ils ont donc une visibilité très forte dans les territoires. » Au-delà des baronnies et de l’ordre établi, Jean-Paul Delevoye reste persuadé que « tout le monde a déjà bougé ses positions partisanes ». C’est pourquoi il compte sur le soutien de ces grands électeurs « silencieux », ces « maires qui ne veulent plus être enfermés dans une logique partisane ».

Au Sénat, les macronistes ont pour ambition de « créer l’intergroupe le plus important », poursuit l’ancien président de la commission d’investiture. « Ce n’est pas une chambre monolithique, abonde le secrétaire général du groupe LREM. Nous devons saisir cette capacité à travailler les textes de lois ensemble. » Hadrien Ghomi observera avec attention ce qui se passera après le 24 septembre. « Pour le moment, chacun défend sa boutique, mais ensuite il y aura du mouvement », prévient-il. Entre les divergences des socialistes et la scission, à droite, du groupe dit « constructif », les soutiens d’Emmanuel Macron escomptent entamer leur « grande recomposition du paysage politique » dans une chambre guère habituée au changement. C’est en tout cas l’objectif affiché du président de la République, résumé ainsi par Ghomi : « Transformer le Sénat dans le respect de ses spécificités. »

  • Pour le PS, serrer les rangs

Il est loin le temps où le PS avait raflé la majorité au Sénat. C’était en 2011. Depuis, le quinquennat Hollande est passé par là. Les socialistes ont perdu toutes les élections intermédiaires depuis 2012 : les municipales en 2014, les régionales et les départementales en 2015. Pour le coup, la base électorale pour les sénateurs s’est très largement effritée. Dimanche, sur les 86 sénateurs que compte le PS, 46 sièges sont remis en jeu, et 24 sénateurs sortant ont choisi de ne pas se représenter.

La Vème République a-telle un avenir?

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

La République Française serait-elle une démocratie qui laisse à désirer?

Le système des partis s’est décomposé. Le Président Macron a été élu mais lors de son élection la participation a chuté. Seuls 18% des électeurs inscrits se sont déplacés

Or, une démocratie se juge dans le long terme. Regardons autour de nous. Aux Etats-Unis le Parti Républicain prend naissance en 1854. Le Parti Démocrate en 1829.

La longévité d’une République est donc celle de ses partis politiques.  Et la Vème République date de quand?  Elle n’a pas encore 100 ans.

Avec l’effondrement du système de partis résultant des dernières élections nationales que va-t-il se passer en 2022?  L’incertitude.

La Vème République sera-t-elle toujours ce qu’elle est maintenant?  Ou sera-t-elle , un parti dominant et une opposition consistant d’un ou deux partis capables de gouverner?

Une démocratie a besoin d’alternance. Lequel de ces cinq partis sera capable pas seulement d’incarner l’opposition maintenant mais pouvoir être un parti de gouvernement?

L’inquiétude que nous ressentons maintenant, celle des politiques, l’économie et la bourse peuvent le ressentir éventuellement. La politique et l’économie sont imbriqués.

 En séminaire, les députés LREM reprennent les bases

19 SEPTEMBRE 2017 PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU ET ELLEN SALVI

Pendant deux jours, les élus néophytes du mouvement d’Emmanuel

Macron ont tenté une professionnalisation express. Au menu : jeux de rôle et travaux pratiques. Un exercice limité par l’absence de corpus idéologique.

Sur les rares photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, on aperçoit des députés La République en marche (LREM) attablés par groupes de cinq ou six personnes. Certains ont enroulé un foulard blanc autour de la tête, d’autres en portent un couleur bleu ciel autour du cou, d’autres encore sont penchés sur une série de post-it au contenu mystérieux. À observer ces images, difficile de comprendre ce qui pouvait bien occuper les élus de la majorité réunis en séminaire de rentrée, lundi 18 septembre, aux Docks d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), pour préparer la session parlementaire qui s’ouvre lundi prochain. À les écouter raconter en « off » leur première journée de réunion, force est de constater qu’eux aussi n’ont pas franchement saisi ce qu’ils faisaient là.

Au moins officieusement, car officiellement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Lundi, « il y a eu un travail de cohésion, sur le rôle du député, sa relation au mouvement, au gouvernement, à sa circonscription », se félicite Gilles Le Gendre, élu de Paris et vice-président du groupe LREM. Fidèle au concept de « start-up nation » cher à Emmanuel Macron, le séminaire avait toutes les allures d’une réunion de « team-building » de n’importe quelle société en forte croissance. Son organisation a d’ailleurs été confiée à la société de « coworking » Up and Co. Il y a quelques années, une grande entreprise francilienne avait réuni ses cadres pour leur expliquer qu’ils devaient être des dauphins « à même de sauter par-dessus les vagues qui se présentaient devant eux ».

Point de mammifère marin ici, mais des jeux de rôle et des travaux pratiques. Avec les fameux foulards, par exemple. Les couleurs de ces derniers correspondaient à quatre catégories : le député, la circonscription, le gouvernement et le groupe LREM. Le député avait pour mission de s’adresser à la circonscription pour lui demander quelles étaient ses attentes et en quoi il pouvait l’aider. Une restitution aléatoire a ensuite été réalisée devant les 313 membres du groupe réunis là – seuls 200 députés étaient réellement présents, selon d’autres sources. Mardi, beaucoup d’entre eux avaient déserté la deuxième journée.

Les mantras macronistes étaient, eux, tous au rendez-vous : chaque interlocuteur a par exemple pris soin de mettre en avant la « bienveillance » qui a régné pendant le séminaire. D’autres exercices ont ponctué l’après-midi de lundi, l’un d’entre eux consistant à se réunir « par cercle d’âge », un autre à définir l’« écosystème du député ». Il a également été question de la rentrée ratée du groupe au mois de juillet. Jugé mal préparé, pas assez politique, pas assez maître des sujets traités, le groupe aura été, par conséquent, régulièrement débordé par les élus Insoumis ou Les Républicains. Et ce, alors même qu’un premier « team-building » s’était tenu les 24 et 25 juin derniers au Palais-Bourbon.

« Il y a eu des moments d’échange et de retour d’expérience », indique Hervé Berville, député des Côtes-d’Armor et porte-parole du groupe LREM. « La parole était libre, franche et sincère, mais avec beaucoup de bienveillance », ajoute-t-il. « On s’est dit beaucoup de choses, ce que les gens avaient sur le cœur. On n’a pas nié les points de frottement », confirme Gilles Le Gendre. Voilà pour les éléments de langage. Car d’autres députés interrogés de façon informelle par Mediapart livrent un récit sensiblement différent de leur journée. « C’est pas à ça que je m’attendais… », confie l’un d’entre eux en riant. « Il n’y a pas eu de vrai moment de débat sur ce qu’il s’est passé cet été, regrette un autre. À un moment, on en avait tellement marre qu’on a fait des jeux entre nous. »

Aurore Bergé et Claire O’Petit © Twitter/@GabrielAttal

Finalement, les élus de la majorité ont surtout retenu l’occasion qui leur était offerte de nouer quelques contacts. Voire de se réconcilier, comme ce fut le cas entre Aurore Bergé et Claire O’Petit, la seconde ayant promis fin août qu’elle allait « se faire » la première. Apprendre à se connaître, mais aussi créer du lien avec les membres du gouvernement (eux-mêmes rompus à l’exercice du séminaire) qui les ont rejoints dans la soirée pour partager les produits régionaux que chacun avait ramenés de sa circonscription. « C’était un séminaire de cohésion, résume Arnaud Leroy, membre de la direction collégiale provisoire du parti macroniste. Une façon d’expliquer aux députés la chorégraphie du pouvoir. » Et de leur fournir quelques clefs pour ne pas se laisser marcher sur les pieds par les cabinets des ministres.

La seconde journée, mardi, devait permettre d’entrer dans le vif du sujet des prochains textes à l’agenda des députés : la loi antiterroriste, le projet de loi de finance et celui de financement de la Sécurité sociale. Trois textes ardus de prime abord, mais qui fixeront le cap du quinquennat. Le directeur de communication du groupe, Christophe Malbranque, nommé fin juillet, qui a eu l’idée de ces deux journées, estime qu’il faudrait à terme que les députés puissent « délivrer la vision globale d’une loi et donner un sens général à des mesures ponctuelles parfois impopulaires ».

Ce n’est pas gagné. Car le vrai problème de ces journées réside dans le fait que le parti n’a pas encore d’idéologie claire, commune, en partage. Gilles Le Gendre le reconnaît : « Il manque un corpus idéologique, on est bien d’accord. Mais justement, voici le temps du deuxième souffle. On est dans une reconstruction complète, le parti aussi, et nous nous construirons de la même manière. Ça passera comme toujours par une remise au goût du jour de nos valeurs. » Brigitte Bourguignon, présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, ne dit pas autre chose dans L’Opinion : « À l’Assemblée, il n’y a pas encore de véritable ligne politique. »

C’est d’ailleurs aussi le cas au parti, toujours en construction. « Pour le moment, nous pouvons continuer à vivre sur la base du programme, indique un cadre LREM. Au moins jusqu’en 2018. Après, nous serons bien forcés d’organiser des consultations… » « Nous sommes liés par notre loyauté au président de la République et au programme, mais nous n’avons pas une éducation idéologique qui s’est construite dans les sections comme au PS ou chez LR », explique de son côté le député du Rhône Bruno Bonnell à Libération. Une autre formation prévue ces jours-ci en témoigne. Elle sera menée par le député LR Éric Woerth, président de la commission des finances – un poste qui échoit à l’opposition –, chargé de former l’ensemble des membres de la commission, dont plus de la moitié sont issus des rangs LREM.

Les députés macronistes renouvelleront-ils l’expérience du séminaire ? « Je ne lis pas dans le marc de café, explique Hervé Berville, le porte-parole du groupe, mais ce qui est sûr, c’est que nous sommes 313 et qu’il nous faudra des moments pour tous se retrouver et échanger. » À partir de mi-octobre, les élus de la majorité auront déjà le droit à des ateliers pour apprendre à parler devant une caméra et prendre la parole en public. Un « media-training » de plus de trois heures, financé en partie par le groupe LREM. Les cabinets de conseil ont visiblement trouvé un nouveau vivier de clients.

Utilisation de la jeunesse

Bernard Owen

Une fois à l’Ecole Militaire de Paris l’on bavardaient et j’ai mentionné Soros, très riche Hongrois d’origine,  et qui a crée de nombreuses associations dont l’une se nomme « En Marche ».

Notre ami Soros avait le projet suivant: Il avait ciblé dans la capitale du Kenya les endroits  les moins bien lotis et où les enfants étaient nombreux. La deuxième étape était de monter  une radio qui ne joué que de la musique dite « populaire ». La musique était interrompue régulièrement pour transmettre les slogans du genre « La politique n’est pas que pour les vieux elle est aussi pour les jeunes ». Il commence par faire marcher des jeunes en utilisant les principes de non-violence de Gene Sharp (198 articles).

Cela rappelle la jeunesse hitlérienne  à la fin de l’époque Weimar  qui était embrigadée en groupes destinés à obéir lors qu’ils deviendraient adultes autant les filles que les garçons. Cet embrigadement est toujours d’actualité.