On lui a nié la nationalité à cause d’un détail

Maria Rodriguez McKey

L’article du New York Times ci-dessous nous raconte l’histoire d’une femme algérienne qui épouse un français et qui cinq ans après décide de demander la nationalité française. Après la cérémonie de naturalisation, elle n’a pas serré la main, aux deux officiers mâles, par conviction religieuse sur quoi la nationalité lui a été refusée. Le couple fait appel et le Conseil d’Etat décide que la décision est légale et que « le refus a été fait à un endroit et à un moment qui sont symboliques et révèlent une manque d’assimilation. »

En matière de religion, la France légifère et donc l’Etat intervient.  lEt les citoyennes françaises qui portent le voile, quelles sont les lois qui les régissent? ces polémiques ont donné lieu à deux lois : la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises (2004) et la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (2010).

No Handshake, No Citizenship, French Court Tells Algerian Woman

By AURELIEN BREEDENAPRIL 21, 2018

PARIS — An Algerian woman’s refusal to shake hands with male officials at a French naturalization ceremony is sufficient grounds for denying her citizenship, France’s top administrative court has ruled.

In its decision — issued on April 11 but reported only this week — the court, known as the Council of State, said that the woman’s refusal “in a place and at a moment that are symbolic, reveals a lack of assimilation.”

The woman, who has not been identified, married a French citizen in Algeria in 2010 and filed for French citizenship five years later. At her naturalization ceremony in 2016 in Grenoble, in southeastern France, the woman refused to shake the hands of a local state official and of a local elected official, both male, citing her religious convictions.

The ruling did not specify the woman’s religion, and it did not identify her as Muslim. Some practicing Muslims believe Islam does not permit physical contact with a person of the opposite sex, with the exception of immediate family members.

After the woman refused to shake hands with the officials, she was denied citizenship.

The woman appealed, but the court ruled this past week that the decree was legal. The ruling was based on a law that gives the government two years after a foreign spouse files for naturalization to oppose the request, on grounds of “lack of assimilation, other than linguistic.” The court also ruled that the decision was not detrimental to her freedom of religion.

The court’s ruling has not garnered widespread attention within the country, but many recent debates in France on the place of Muslims in French society have focused on issues of gender relations and attitudes toward women.

Similar debates have played out elsewhere in Europe. In 2016, local authorities in Switzerland said two Muslim boys, both immigrants from Syria, could not refuse to shake their female teacher’s hand on religious grounds.

In the summer of 2016, France was roiled by debates over the burkini — full-body swimsuits that comply with Islamic modesty standards — after several Mediterranean coastal towns banned them on their beaches.

 

The veil worn by some Muslim women also has become a flash point in France, which passed a law in 2010 banning face-covering garments like the burqa or niqab in public, although the law did not explicitly mention Islam.

Wearing a veil that doesn’t cover the face is not banned in public, except in the case of students in public schools and civil servants, who are not allowed to wear visibly religious symbols or clothing on the job.

President Emmanuel Macron, speaking on French television last week, said “the issue of the veil is very important today” but said he was not in favor of any new laws restricting those who choose to wear the garment.

“Why does this veil make us feel insecure?” Mr. Macron asked. “Because it is not in keeping with the civility in our country, that is to say with the relations between men and women in our country.”

“We are attached to this equality between man and woman, and so we do not understand this difference, this distance, this separation,” Mr. Macron said of the veil.

But he said he respected a woman’s choice to wear it.

“I am not personally happy that it is that way, but I do not want to make a law that bans it in the street, because it would be counterproductive,” Mr. Macron said.

Un trou d’un million d’euros au Havre rattrape Edouard Philippe

Quelques extraits d’une enquête de Mediapart .

 10 AVRIL 2018 PAR MICHAËL HAJDENBERG ET ANTTON ROUGET

L’organisation des « 500 ans du Havre », l’une des manifestations culturelles les plus importantes de l’année 2017, rattrape le Premier ministre Édouard Philippe, ancien maire de la ville et grand architecte de l’événement. Selon nos informations, des prestataires font face à plus d’un million d’euros d’impayés. La faute aux difficultés financières rencontrées par le producteur de l’événement, sélectionné dans des conditions suspectes.

Des visiteurs par milliers, un budget de 20 millions d’euros et des têtes d’affiche internationales… Officiellement, « les 500 ans du Havre » furent, en 2017, la vitrine éclatante du succès d’Édouard Philippe comme maire de sa ville. Mais, en coulisse, c’est une tout autre réalité qu’a découverte Mediapart en enquêtant sur les événements culturels organisés en Normandie par l’actuel Premier ministre, et dont il s’est servi comme tremplin politique. Marché public dévoyé, prestataires non payés, liens d’affaires avec Jacques Attali privilégiés : la mairie du Havre a beau répondre que « l’organisation a été menée strictement dans le cadre des règles de passation des marchés publics », l’examen précis des pièces du dossier fait apparaître des éléments pour le moins suspects.

Dans sa ville, l’ambition d’Édouard Philippe a en effet laissé des traces douloureuses. Selon nos informations, plusieurs prestataires du Havre n’ont toujours pas été rémunérés pour leur participation aux « 500 ans », à l’été 2017. Cette ardoise dépasse le million d’euros et donne des sueurs froides au successeur du Premier ministre à la tête de la mairie, Luc Lemonnier.

Un trou d’un million dans une opération financée par le public : la situation n’est pas banale. Mais le groupement d’intérêt public bâti pour l’occasion n’a pas respecté les garde-fous qu’il avait lui-même imposés pour éviter ce genre d’accident.

Pour mettre sur pied la manifestation, le GIP « Le Havre 2017 », financé par l’argent public, a été créé en avril 2014. Il était présidé par Édouard Philippe en personne jusqu’à sa nomination à Matignon, en mai 2017. Doté d’un budget de 20 millions d’euros (ce qui en fait une des plus grandes manifestations culturelles des dernières années), le GIP a fait le choix d’externaliser la quasi-totalité de sa production, en sélectionnant un prestataire chargé d’organiser l’événement. …

Qu’en est-il de la gouvernance?

Notre Dame des Landes est un projet qui a vu le jour en 1963. C’était à l’époque la guerre froide. Depuis bien des choses ont changé dans le monde et en France. Il y a eu le choc pétrolier qui a arrêté le projet alors que le prix a  depuis beaucoup baissé. En 2012 le Premier ministre Ayrault décide de repousser d’environ six mois les premier travaux alors prévus en 2013 et crée une « commission du dialogue ». De nombreux recours en justice sont déposés par les opposants mais sont rejetés et, en 2016, une consultation locale en Loire-Atlantique approuve le transfert à 55%. Quel gâchis!  Et le Président Macron balaye d’un revers de main des décisions de justice sans compter le référendum. Le Président a le pouvoir d’aller à l’encontre d’une décision de justice… Où se situe alors la séparation des pouvoirs?

La réforme de la SNCF, qui est un sujet technique à la fois financier et des exigences Européennes, devient un affrontement gouvernement-syndicats.  Même si les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les syndicats de la  Société nationale du Réseau Ferroviaire, celles-ci sont menées dans un cadre tendu et où les français sont pris en otage.

Car en France, la gouvernance repose sur les épaules d’un seul homme qui devrait les avoir larges. Certes, quand il faut des reformes, le Président doit décider qu’après mure réflexion  et à condition d’avoir le courage pour braver la rue et prendre les décisions qui s’imposent mais dont les effets se situent au long terme. L’introduction des primaires a retiré une part du pouvoir qui se situait au niveau des partis pour le diriger vers un seul homme.

A vouloir faire plaisir à tous…

Pouvoir d’achat, hausses des taxes… pourquoi la popularité d’Emmanuel Macron baisse

 16h48 , le 19 février 2018, modifié à 20h56 , le 19 février 2018

Emmanuel Macron n’est plus majoritaire dans l’opinion, selon le baromètre Ifop publié par le JDD dimanche. Pour la première fois, les critiques sont homogènes autour d’un facteur précis : le pouvoir d’achat.

Pour deux Français sur trois, Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale

09h17, le 24 février 2018

Deux Français sur trois ne font pas non plus confiance au président et à son gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa.

Plus de deux Français sur trois considèrent qu’Emmanuel Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale et une même proportion ne lui fait pas confiance pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa publié vendredi*. Alors que le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes samedi, 69% des personnes interrogées jugent le chef de l’État « plutôt éloigné » des préoccupations de la France rurale, contre 30% d’un avis contraire. Jean-Luc Mélenchon fait légèrement mieux en la matière avec 36% de réponses positives, mais 15% seulement des Français interrogés considèrent Laurent Wauquiez « plutôt proche » des préoccupations du monde rural, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.

La grande popularité du monde agricole. Par ailleurs, deux Français sur trois (65%) ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », contre 34% d’un avis opposé. Et une proportion semblable (66%) ne leur fait pas confiance pour « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail », contre 33% d’un avis contraire. À l’opposé, les agriculteurs jouissent pour leur part d’une grande popularité auprès des Français : 88% des personnes interrogées ont une « bonne opinion » d’eux et seuls 12% sont d’un avis opposé.

Des pratiques critiquées. Une popularité qui n’exclut pas quelques réserves : si 95% des Français considèrent que les agriculteurs « sont utiles au pays », ils sont 79% à penser qu’ils « utilisent trop de pesticides ». Enfin, pour 41% les agriculteurs sont « trop subventionnés » et 17% seulement estiment qu’ils « sont justement rétribués par la grande distribution ».

*Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Début janvier déjà, Emmanuel Macron accusait déjà une légère baisse dans notre baromètre mensuel réalisé par l’Ifop. Dimanche, la cote de popularité du chef de l’Etat s’est fixée à 44% d’opinions favorables, soit 6 points de moins que le mois précédent. Une nouvelle chute en réalité après la sévère désillusion de l’été dernier, quand le Président a vu cette même cote de popularité passer de 64% à 40%. Une telle évolution est observée dans les études de tous les autres instituts de sondage (Elabe, Harris, Ipsos, BVA et Kantar-TNS).

« L’effet déceptif » de la politique du gouvernement

Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop qui décrit « un coup d’arrêt pour le couple exécutif », insiste auprès du JDD sur une forte chute dans la catégorie des classes moyennes (moins 17 points chez les professions intermédiaires), et relativement importante chez les retraités et ceux qui s’apprêtent à le devenir. Ces derniers sont directement impactés par l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG), qu’ils ont pu constater sur leurs revenus à la fin du mois de janvier.

En revanche, Emmanuel Macron ne voit pas sa cote de popularité augmenter chez les 25-65 ans, dont une grande partie, actifs, ont pu voir leur salaire net augmenter en janvier. « L’enjeu du pouvoir d’achat gagne en intensité, commente Frédéric Dabi. Il y a un effet déceptif de la politique menée, avec un décalage entre le discours de Macron et la promesse d’augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, et les effets réels de sa politique, d’autre part. »

C’est bien la question du pouvoir d’achat qui cristallise les déceptions, alors qu’au 1er janvier, les prix du gaz, diesel, du fioul domestique ou des timbres ont augmenté. En mars, c’est le prix du paquet de cigarettes qui augmentera d’un euro. Selon le baromètre annuel de l’Observatoire Cetelem, publié le 6 février dernier, 48% des consommateurs jugent même que leur pouvoir d’achat a baissé en 2017… alors que selon une étude de l’Insee, l’indice du pouvoir d’achat moyen des Français a augmenté d’1,6% l’an dernier.

Les Français ne font pas confiance à Macron pour « améliorer leur niveau de vie »

Frédéric Dabi explique cela par la théorie du « vase-communicant ». « C’est l’idée que ce que le gouvernement nous donne d’un côté, il nous le prend de l’autre ; que s’il augmente le pouvoir d’achat des salariés, il devra trouver des recettes complémentaires pour équilibrer les comptes », résumait le directeur général adjoint de l’Ifop dans une interview fin janvier dans L’Obs en marge d’une étude Ifop sur l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Cela réactive une préoccupation plus générale depuis le début du quinquennat, développait encore le politologue. Les Français se disent qu’Emmanuel Macron va transformer le pays, certes, et qu’il le fait en cohérence avec son programme présidentiel. Mais ils se demandent s’ils vont eux-mêmes bénéficier de cette transformation. S’agira-t-il d’un changement pour tous? » Résultat : 70% des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour « améliorer leur niveau de vie » selon le sondage Elabe du 1er février dernier pour Les Echos-Radio Classique.

A ce contexte, il faut ajouter quelques bourdes du gouvernement qui n’ont pas arrangé ce climat de défiance. Mi-janvier sur LCP, la ministre Jacqueline Gourault a ainsi laissé entendre – avant de revenir sur ses propos – que la suppression de la taxe d’habitation serait compensée par la création d’un nouvel impôt. L’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et plusieurs mouvements sociaux (ceux des personnels soignants, des surveillants de prison ou aujourd’hui des cheminots de la SNCF) ont également contribué à écorner l’image du couple exécutif. « Des premières critiques sur le réel changement du pays », résume Frédéric Dabi.

Pour 56% des Français, l’islam est compatible avec les valeurs de la société française


La sénatrice du Val-de-Marne: « Personne n’osera jamais contrôler […] une Juive ultra-orthodoxe en robe longue, perruque et/ou foulard » Le Journal Musulman
Nous avons déjà écrit sur le sujet (« Extrémisme: La burqa et la barbe ne fort pas le terroriste  « ) un article qui est apparu d’abord sur le site du journal Les Echos puis sur ce site . Le sondage ci-dessous nous donne une nouvelle occasion car il montre qu’il y a encore une majorité des français qui pensent que  » l’islam est compatible avec les valeurs de la société française » mais le chiffre serait en recul.

L’amalgame fait par les représentants de l’Etat entre Islam et djihadistes a des conséquences.  Quelqu’un m’a dit, il y a peu de temps que l’Islam  n’était pas modéré.  Mais a-t-elle lu le Coran?;  Mais aux Etats-Unis où les protestants lissent directement la Bible, j’ai compris que l’on peut interpréter de mille façons un texte, d’où les nombreuses cultes protestants américaines.

Quand le Petit Journal était encore sur Canal Plus, un journaliste couvrir les élections américaines de 2017. Le journaliste avait été envoyé pour couvrir les élections américaines de 2017. Ce journaliste s’approche des personnes qui attendent à écouter Donald Trump.  Il leur lis deux passages violents.  Un des électeurs de Trump dit « C’est le Coran!’.  Le journaliste lui dit et lui répond que c’est un passage de la Bible.

Le rôle de l’Etat doit être neutre par rapport a toutes les religions.  Interdire la burqa?  et alors les femmes juives orthodoxes qui couvrent leurs corps et portent une perruque?  D’ailleurs, il y a plusieurs années, j’ai appris que quand la mairie de Lille avait, sous pression, dédier un jour de la semaine uniquement pour les femmes à la piscine municipale, les musulmanes se rencontraient à coté des juives orthodoxe.

Aux Etats-Unis, la jurisprudence du premier Amendement à la Constitution oblige le gouvernement fédéral et les gouvernements des Etats de l’union à exercer une neutralité absolue à l’égard des religions. Le citoyen, lui, peut afficher sa religion.

.Mais le terrorisme c’est tout une autre chose.  Depuis le 11 septembre il y a eu un seul attentat qui a été commis par un citoyen américain: l’attentat dans un discothèque en Floride. En revanche, en France, ne faudrait-il peut-être se poser la question de pourquoi tous les attentats sauf celui de Nice ont été commis par des citoyens français tout droit sortit de l’école de la République.  Il y a eu des belges aussi, qui ont aussi l’interdiction de la burqa.  D’ailleurs, on avait laissé circuler au moment des réjouissances le camion utilisé dans l’attentat de Nice malgré le fait qu’il avait été repéré par les cameras installées dans le cartier.

Justement parce qu’il y a ces attentats et que les citoyens ont peur. l’Etat ne doit pas se tromper ennemi. Maria Rodriguez-McKey

Pour 56% des Français, l’islam est compatible avec les valeurs de la société française

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 11/02/2018 à 08:23,  Publié le 11/02/2018 à 08:17

56% des Français considèrent que l’islam est compatible avec les valeurs de la société française, un chiffre en net recul comparé à 2016, selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche .

La tendance s’est inversée en deux ans. Lors d’une étude sur le même sujet réalisée par le même institut en septembre 2016, ils étaient 56% de la population à juger l’islam incompatible avec les valeurs de la société française, contre 44% opposés à cette opinion. En 2018, ils ne sont plus que 43% à considérer que cette religion ne correspond pas aux valeurs de la France (1% ne se prononce pas).

» LIRE AUSSI – L’immigration et l’islam crispent de plus en plus les Français

Cette opposition entre islam et société française est majoritaire chez les sympathisants des Républicains (63%) et du FN (62%). 41% des sympathisants de la République en marche et de La France insoumise (39%) partagent cette opinion, alors qu’ils ne sont que 27% parmi ceux qui se déclarent proches du Parti socialiste.

Une très large majorité de Français (70%), tous courants politiques confondus, est en revanche opposée à l’instauration d’une taxe sur les produits halal pour financer le culte musulman.

Enquête réalisée par téléphone les 2 et 3 février auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1.

Le Figaro.fr avec AFP

It doesn’t look good: Germany ridiculed over botched coalition

Having squeezed top posts out of Merkel, her government partners are now at each other’s throats

Bojan Pancevski, EU Correspondent

February 11 2018, 12:01am, The Sunday Times

Britain’s political class has been pushed into second place by Germany’s on the European scale of ridicule as the ruling parties in Berlin tear themselves apart over the spoils of power.

Angela Merkel, the caretaker chancellor, extended her political life by giving away the store to the Social Democrats last week but, instead of celebrating, the top Social Democrats promptly went for each other’s throats.

Merkel herself did not come out of it well. After 12 years in power, she is facing open calls to quit from top figures in her Christian Democrat Union (CDU) after capitulating to the demands of the Social Democratic Party (SPD) for powerful ministerial posts in the agreement to form a new coalition government.

The antics of SPD leaders, however, have provided a figleaf for her failure and ensured that Germany’s vaunted reputation for political stability has, like Britain’s, become a joke.

The central figure in this burlesque is Martin Schulz, the verbose former president of the European parliament, who was seen as the unlikely saviour of the SPD when he returned with great fanfare from a 23-year stint in Brussels to take over the party leadership last year.

A self-confessed former alcoholic, school dropout and failed professional footballer, Schulz at first seemed a refreshing alternative to the cerebral but dull Merkel.

He predicted that the SPD, which had been in a cross-party grand coalition with the CDU since 2013, would reverse its ­fortunes and sweep to power. The party last occupied the huge white chancellery in Berlin in 2002, only a year after it was built.

Schulz’s polling soared for a short while — fans depicted him online as ­Che Guevara and even Jesus — only to ­plummet to the depths after the German public saw him more intimately in a series of bumbling interviews and public appearances.

The SDP slumped to a historic low of 20% in the September general election, when voters alienated by Merkel’s former open-arms policy to migrants — which was fully supported by Schulz and his SPD — turned to the far-right Alternative for Germany party.

After that fiasco, Schulz pledged “never” to accept a role in any government led by Merkel, who was trying to build a new coalition and save her own skin after the CDU’s own poor showing at the polls.

So it was with incredulity that Germany heard Schulz announce on Wednesday that not only had he formed a grand coalition with Merkel but also that he would serve in it as her foreign­ ­minister, a coveted and prestigious job. “How could we have been so mistaken about this man?” mused the Tagesspiegel newspaper.

That was not all. Germany’s current foreign minister is Sigmar Gabriel, who gave up the leadership of the SPD last year so that Schulz — whom he thought of as a friend — could give the party a fresh start. It had been rumoured that Schulz had privately assured him he would keep his job.

On hearing that he was being stabbed in the back, Gabriel predictably un­sheathed his own stiletto.

He publicly accused Schulz of a breach of faith, saying that while the German public had approved of his performance as foreign minister the SPD leadership “clearly didn’t give a hoot”.

“The only thing left, really, is remorse over how disrespectful we’ve become with one another in our dealings and how little someone’s word still counts,” he added. “I am too much from a world in which you do not just look sideways but straight in the eyes and tell the truth. That evidently has fallen out of fashion.”

Gabriel, 58, then attempted a coup de grace by invoking his five-year-old daughter. She was relieved that he would spend more time with her, he said, than with “the man with the hairy face” — a reference to the bearded Schulz.

That, however, was too much for ­Bild, Germany’s biggest-selling newspaper, which complained: “Men who use their daughters for their personal power ­struggles — this is the state of our political elite in Germany. Pitiful.”

Die Zeit, the SPD-leaning newspaper, ran a front-page headline, “A republic on the verge of a nervous breakdown”, and a cartoon of the heraldic German eagle crash landing on its head.

The goings-on at the top of the SPD did not soften the criticism of Merkel for clinging to power by handing over key ministries including the Treasury to the SPD, the junior partner in the new ­government. Under the title “The Price of Power”, a cartoon in Der Spiegel magazine showed Merkel naked while SPD ­politicians run away with her clothes.

“Angela Merkel must read the writing on the wall and effectuate a handover of power in this legislative period,” said Peter Hauk, the CDU agriculture minister for the state of Baden-Württemberg.

Polls show that 63% of Germans see the chancellor as weakened by the arrangement, but the SPD is faring even worse: a new poll found their popularity had dropped to an incredible 17%.

This is why the whole coalition ­agreement could be scuppered by a 28-year-old parliamentary assistant, Kevin Kühnert, who is campaigning for SPD members to reject it in a party ballot on March 4.

Kühnert, head of the Young Socialists, the youth wing of the SPD, wants the party to rejuvenate itself in opposition and return to its ideological roots. His campaign includes a social media onslaught on the “political carnival in Berlin” and a speaking tour of SPD strongholds.

The SPD’s new parliamentary leader, Andrea Nahles, 47, is also on the left and led the Young Socialists in the 1990s. As social affairs minister in the last coalition, she forced through a minimum wage and an early retirement law.

Her influence will be balanced by another key SPD figure in Merkel’s government, Olaf Scholz, 59, the popular mayor of Hamburg and finance minister designate. Scholz, who is business-friendly, has moved quickly to reassure CDU partners in government that he would pursue a policy of fiscal rigour and preserve the balanced budget that has a near-religious connotation in Germany.

“In all extra demands we must look closely to see what we can and what we cannot afford,” Scholz told Der Spiegel, in what sounded like a warning to his more profligate-minded party colleagues.

However, to the rest of Europe and France, where President Emmanuel Macron longs to hear news of a change of heart in ­Germany over its willingness to invest more in a common budget, Scholz sent a more emollient message.

He appeared to do away with the orthodoxy of his predecessor Wolfgang Schäuble, who was seen as a grim en­forcer of austerity in the EU’s southern rim. “We don’t want to prescribe to European countries how they should develop. In the past, mistakes were definitely made in that regard,” Scholz said.

He also promised to increase ­Germany’s participation in the budget to fill the gap that will be created by Brexit, which is estimated at being in the region of €15bn (£13bn) a year.

Washington Post: French environment chief denies sexual misconduct claims

By Associated Press February 8

PARIS — President Emmanuel Macron’s environment minister on Thursday vigorously denied a report of alleged sexual misconduct that occurred earlier in his career.

Nicolas Hulot, a popular former TV star, came close to tears as he told BFM television how the allegations are devastating his family and putting him in a “crazy rage.” Macron and his prime minister offered Hulot their support.

French magazine Ebdo is publishing a report Friday saying that two women had accused Hulot of misconduct early in his career. The report, obtained Thursday by The Associated Press, claims that Hulot abandoned two potential presidential bids out of fear that the accusations would become public.

Hulot acknowledged on BFM that a woman had filed a legal complaint against him in 2008 for alleged sexual misconduct in 1997. Hulot said the case was dropped for lack of evidence, and gave no details.

According to Ebdo, the woman said Hulot forced her to have sex in one of his homes when she was 20 and he was 42 but she initially feared reporting it to police.

Hulot denied any wrongdoing. “Do you think that I benefit from immunity thanks to my fame, and that if there had been a rape case with an underage girl they (the police) would have let me go and said ‘Thank you Mr. Hulot for coming and have a good weekend’? No,” Hulot said on BFM.

Ebdo says another woman, a former employee of his environmental foundation, accused him of sexual wrongdoing and was allegedly paid to keep silent. Hulot said nothing happened and he paid no one off.

“It’s a nightmare,” Hulot said of the accusations. “It touches my family, my children and here I want to set things straight: I say stop.”

He said he hasn’t thought of resigning but said “my family comes first … That’s what will guide my decision.”

Macron offered his support during a Cabinet meeting Thursday, according to the government spokesman. Prime Minister Edouard Philippe said in a statement that “we have no reason to doubt” Hulot’s word.