François Hollande, le récit d’une trahison

L’article du journal Le Monde ci-dessous traite de la mise en vente du livre de notre ancien Président François Hollande sous le signe de la trahison. qui évoque Emmanuel Macron. Mais il s’agit là de l’attitude d’un individu. Néanmoins, l’importance se situe non pas au niveau des individus mais des institutions et, notamment, de la justice.

Le journaliste du FIGAROVOX Alexandre Delvecchio

Bastien Bonnefous

 

 

 

 

 

s’entretient  avec l’auteur du livre intitulé « Le procès Fillon », l’avocat Hervé Lehman, à savoir si la procédure était légitime:

« Le Parquet national financier était-il légitime dans cette affaire?

Le parquet national financier a été créé pour lutter contre «la grande délinquance financière». La loi lui donne compétence pour les affaires de détournement de fonds publics «d’une grande complexité». L’affaire de l’emploi de Pénélope Fillon est d’une grande simplicité. 

On n’a pas créé un parquet national financier pour vérifier l’emploi du temps d’une assistante parlementaire de la Sarthe. Si le parquet national financier s’est saisi, précipitamment (le jour même de la sortie de l’article du Canard enchaîné), en raison de la dimension politique de l’affaire, alors ce n’est plus un parquet national financier, mais un parquet national politique.  

Hervé Lehman

(«La rapidité avec laquelle l’affaire Fillon a été traitée au début est stupéfiante», Par  Alexandre Delvecchio, Publié le 04/05/2018 à 20:26, FIGAROVOX) » 

Bastien Bonnefous

Bernard Owen

François Hollande, le récit d’une trahison

L’ex-chef de l’Etat consacre à Emmanuel Macron, dont il juge déloyale l’attitude, une large part de son ouvrage paru le 11 avril. 

LE MONDE | 13.04.2018 à 11h19 |Par Bastien Bonnefous

Les mots ont un sens et Les Leçons du pouvoir (Stock, 22 euros, 400 pages), le livre de François Hollande, paru mercredi 11 avril, ne sont pas les mémoires d’un ancien président de la République décidé à laisser une trace dans l’Histoire en revenant après coup et en détail sur un parcours politique définitivement clos. Comme son titre l’indique, le but de cet ouvrage est avant tout de « tirer les leçons du pouvoir », après cinq années passées à l’Elysée, cette « maison du silence », par un homme qui a « voulu être un président normal pour mieux assumer une tâche anormale ».

Un retour en arrière et à chaud sur un quinquennat hors norme, durant lequel la gauche est revenue au plus haut du pouvoir pour la seconde fois sous la Ve République, et qui s’est terminé pour elle au plus bas, avec un président qui décide de ne pas se représenter et qui voit élu pour lui succéder un de ses anciens jeunes conseillers. A la lecture du livre, on mesure souvent le vertige et le baroque de ces cinq années écoulées, en passant au fil des 400 pages des attentats de 2015 ou de la guerre française au Mali en 2013, à l’affaire du « Closergate » et aux révélations sur la vie privée de François Hollande. De la tragédie la plus grave à la farce la plus grotesque.

Pas la moindre autocritique

Si l’ancien chef de l’Etat y fait l’analyse de son mandat, nulle trace en revanche de la moindre autocritique. Au contraire, François Hollande vante son bilan « qui avec le temps se défendra tout seul », défend ses choix économiques de « la politique de l’offre » et du « sérieux budgétaire », et juge, au final, rempli son contrat passé avec les Français en 2012. « La courbe du chômage finalement s’est inversée. La reprise est venue. Mais tard pour le pays et, subsidiairement, pour moi », écrit-il. Seules concessions de sa part aux critiques qui l’ont frappé durant cinq ans, notamment…

François Hollande, la « mouche du coche » d’Emmanuel Macron

L’ex-chef de l’Etat, qui pourrait se rendre à La Rochelle le 25 août pour l’université d’été des élus PS, envisage d’y prononcer un discours sur l’Europe.

La tournée des librairies de François Hollande pour dédicacer son ouvrage Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros) devait s’arrêter avant l’été. Puis, elle a été prolongée au mois de juillet. Il ne devait rien se passer en août, un mois de « repos » et de « vacances », comme le précisait son entourage avant la pause estivale. Mais l’ancien chef de l’Etat n’a pas pu résister…

En vacances dans les Bouches-du-Rhône avec sa compagne Julie Gayet, François Hollande a finalement décidé de se rendre dans le département voisin du Var pour une nouvelle séance de signatures, assortie d’un bain de foule. Le 5 août, l’ex-président a ainsi dédicacé son ouvrage dans une librairie de Saint-Cyr-sur-Mer (Var), à une soixantaine de kilomètres du fort de Brégançon, où le couple Macron se repose depuis le début du mois.

Difficile de ne pas y voir un fait exprès. « Il a peut-être eu un petit rire dans le cœur », en pensant à son successeur, si près, concède Michel Sapin en souriant. « Mais il ne faut pas surinterpréter. Il n’y avait rien d’organisé ni de médité », promet l’ancien ministre des finances, qui a rejoint l’équipe de l’ex-président dans ses bureaux de la rue de Rivoli. « François Hollande pouvait choisir de parler de l’affaire Benalla, mais il ne l’a pas fait. En revanche, au moment où Emmanuel Macron hésite à faire des bains de foule, lui ne résiste pas. Il y va, et souligne ainsi la différence », analyse de son côté l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

En marge de sa séance de dédicaces, c’est donc un François Hollande souriant et bronzé qui a fendu la foule, serré des mains et mis en scène sa proximité avec les Français. Alors que, de son côté, son successeur n’était toujours pas sorti de la résidence d’été réservée aux présidents en exercice. Du pain bénit pour l’ancien président qui, selon l’un de ses proches amis, n’a « toujours pas digéré » la victoire… Bastien Bonnefous

Macron, the bodyguard and the May Day scandal

French president battles biggest political crisis of his tenure

Credit:Witt/SIPA/1807190851 — SIPA

Financial Times, Harriet Agnew, July 28, 2018

French president battles biggest political crisis of his tenure Emmanuel Macron pictured with Alexandre Benalla, right, in April 2017 Harriet Agnew in Paris JULY 28, 2018 Print this page When Emmanuel Macron finally responded to reports that his private bodyguard had assaulted May Day protesters, he took full responsibility. “If they are looking for the person responsible, it’s me and me alone,” he told members of his party on Tuesday, five days after the incident was made public. Yet, in the face of the biggest political crisis of his tenure, the French president remained full of bravado, declaring: “Let them come and get me.” Critics say that the scandal centring on Alexandre Benalla, the 26-year old formerly in charge of the president’s security during trips, has highlighted the limitations of Mr Macron’s self-professed “Jupiterian” presidency. And it has cast a light on the inner workings of Mr Macron’s highly-centralised team of trusted millennial, mostly male, aides. “Both the strength and the weakness of the president is to have a very centralised and vertical organisation around him,” said Nicolas Bouzou, head of Asterès, an economic research centre. “On the one hand it makes it efficient to launch reforms quickly but on the other hand it makes him vulnerable to affairs like Benalla because he’s not protected.”

The head of state has a behavioural problem — he expresses provocations but refuses to answer questions Thomas Guénolé At the centre of the incident is Mr Benalla, who was caught on camera almost three months ago punching a male protester and tackling a young woman during the May Day riots. Mr Macron and his team were aware of the incident but failed to inform judicial authorities. Mr Benalla was initially suspended for two weeks but was kept on the payroll and accompanied the French football team on their World Cup victory drive down the Champs-Élysées last week. The affair only came to light after a video implicating Mr Benalla was widely circulated online and published in Le Monde newspaper. The scandal has united opposition parties across the political spectrum, which are preparing to submit a motion of no confidence against the government. “It’s unthinkable that Mr Macron should taunt his opponents with ‘come and get me,’” said Thomas Guénolé, a political analyst and member of Jean-Luc Mélenchon’s far-left Unbowed party. “It’s a provocation by a child king, not a statesman. The head of state has a behavioural problem — he expresses provocations but refuses to answer questions.” Mr Guénolé said the affair is “a French Watergate . . . the main problem is not what Benalla did but the cover-up by the highest officials in Macron’s team. The accumulation of lies and the different versions of events are absolutely spectacular.” Many questions remain unanswered, say Mr Macron’s opponents.

Why did Mr Macron deem it necessary to have his own personal bodyguard when there is an established security group for the French president? Why was Mr Benalla equipped with a police helmet, armband and a two-way radio? Why did Mr Macron and his team fail to inform judicial authorities about the incident? Was it due to poor judgment, or was there a deliberate cover-up? The scandal comes amid accusations that Mr Macron is a “president for the rich” who is arrogant and out of touch with the lives of ordinary French people. A €26,000 bill for three months of make-up, a plan to build a swimming pool at the presidential summer retreat, and a public dressing down he gave to a teenager who called him Manu have all fuelled such criticism. Mr Macron recently ordered €500,000 worth of new banqueting plates for the Elysée Palace — around the same time his staff posted a video of him lashing out at the “insane amount of dough” pumped into social benefits. Little more than a year into his presidency, Mr Macron’s popularity is declining.

A survey by pollster Ipsos this week — the first since the Benalla scandal broke — found that Mr Macron’s support had dropped to 32 per cent, down four points since June and the lowest level since September 2017. Some say Mr Macron’s reign is as much about his style as his ambitious reform agenda, which is aimed at rebooting the eurozone’s second-largest economy. “Everything at the Elysée is based on how close people think you are to the president,” Mr Benalla told Le Monde in an interview on Thursday. “Did he smile at you, call you by your name, et cetera. It’s a court phenomenon.” Rumours have swirled on the internet about the nature of the relationship between Mr Macron and Mr Benalla, the son of Moroccan immigrants who grew up in a suburb of Evreux in Normandy and was unknown to the public until last week despite his proximity to Mr Macron’s personal and public life. “Alexandre Benalla has never had the nuclear codes!” joked Mr Macron when he addressed his party on Tuesday, adding that ‘Benalla has never been my lover!’.

In the Le Monde interview, Mr Benalla, who formerly worked with the socialist party and advised Mr Macron during his presidential campaign, admitted he had made “a big blunder”. He confirmed that he was paid €6,000 net of tax each month for his role, had obtained a pass to access the National Assembly, and had an apartment at his disposal, “an apartment of 80 square metres, not 300 square metres as was said”, which he claimed was necessary for his job. Mr Benalla was fired last Friday and is now being investigated for allegations of violence and impersonating a police officer. Mr Macron and his team are left dealing with the fallout. The Benalla affair has hurt Macron’s “image, political capital and credibility,” said Mr Bouzou. “What now is the credibility of Mr Macron and his government to implement some difficult reforms?”

Brégançon : la tour d’ivoire

Monique Cochinal

Le fort de Brégançon, propriété de l’Etat depuis la révolution française, est devenu, depuis la présidence de Charles De Gaulle, la résidence d’été de nos présidents de la cinquième république. Certains s’y plaisaient, d’autres beaucoup moins, s’y ennuyaient même profondément.

Depuis la diffusion de splendides photos rapportées probablement par un « malin petit drone » surpris en train de voler au-dessus du fort, personnellement je trouve cette très vaste demeure superbe, avec une vue imprenable sur cette belle mer, perchée sur un piton rocheux, entourée d’une végétation méditerranéenne, un vrai palais royal, en quelque sorte.

Pour notre jeune président, il y manquait une piscine …. Coût 34 000 Euros (tout se sait très vite dans ce vieux monde). Il fallait renouveler le service de porcelaine, devenu décidément trop ancien, une belle commande pour le fabriquant français, mais deux grosses factures à payer….. Peu de chose à côté de l’énorme dette nationale qu’il nous faudra rembourser malgré tout un jour ou l’autre.

Voilà donc le Président Macron et sa femme Brigitte installés. Autour d’eux 150 journalistes et le cortège habituel chargé de la protection du président (sans Monsieur Benalla, bien sûr), ainsi que le personnel particulier affecté en permanence à la présidence : cuisiniers, femmes de ménage, sommeliers etc….

Dès leur arrivée, notre président et la première dame de France, entourés de « leurs journalistes » prennent un « bain de foule » à défaut de « bain de mer » puisque maintenant il y a une piscine dans le fort : ce que regrette beaucoup notre président, car il préfère se baigner dans la mer, comme je le comprends !!  C’est pourquoi je n’ai pas de piscine. Mais, voilà …. Et de nous expliquer que, tout compte fait, pour des raisons d’économie, la construction d’une piscine privée dans le fort nous revenait moins cher qu’une quantité plus importante de gendarmes, C.R.S. qu’il aurait fallu mobiliser tout autour d’une plage privée.

On parle à l’un, on sourit à l’autre, on embrasse un petit enfant, on se laisse prendre en photo, on interroge un jeune garçon sept ou huit ans, pas plus. « Alors, comment vas-tu ? Tu aimes la politique ? Dis-moi, quelles seront les prochaines élections ? » Pas de réponse du garçon, il ne sait pas … «  ce sont les élections législatives, en 2019, c’est bientôt. » Une petite marque d’affection, puis : « bonne fin de vacances à tous et merci beaucoup pour votre accueil ».

Et, pendant ce temps, en deux mots, on apprend que le taux de croissance n’est pas bon, que le nombre de chômeurs a légèrement augmenté, que le prix du baril de pétrole continue à augmenter, et que, contrairement à nos voisins européens, nos exportations sont en baisse. Quant à notre énorme dette nationale, secret d’Etat ….

Au fait, où en est donc l’affaire Benalla ? L’enquête judiciaire se poursuit. On nous dit, ce jour, qu’après une perquisition chez Monsieur Benalla, on a trouvé une lettre écrite et signée de Monsieur Delpuech à « son cher         ami Benalla » Alors qu’il avait juré ne pas le connaître, lors de son audition, à la commission d’enquête.

A nouveau, on parle aussi du secrétaire général de l’Elysée : Alexis Kohler, le bras droit du président, compromis dans une affaire de chantier naval, un mélange assez obscur entre intérêt privé et intérêt national. Quelques explications nous seraient nécessaires, cependant, car il semblerait que ce soit une nouvelle atteinte à l’honnêteté et la transparence promises par notre président et sa jeune équipe.

Bonnes vacances, Monsieur le Président.

MSC: les preuves du mensonge d’Alexis Kohler, numéro 2 de l’Elysée

6 AOÛT 2018 PAR LAURENT MAUDUIT ET MARTINE ORANGE   MEDIAPART

Contrairement à ce qu’il affirme, Alexis Kohler n’a pas toujours révélé ses liens familiaux avec MSC et ne s’est pas toujours déporté sur tous les dossiers concernant l’armateur italo-suisse. Des documents officiels du port du Havre, auxquels Mediapart a eu accès, montrent que le plus proche collaborateur d’Emmanuel Macron, quand il siégeait de 2010 à 2012 au conseil de surveillance du Port, a pris part aux discussions et aux votes en faveur de MSC.

Le sujet a manifestement intrigué un membre de la commission de déontologie de la fonction publique en 2014. Sur la déclaration d’Alexis Kohler, transmise en juin de cette année-là, alors qu’il demandait à être mis à disposition de l’administration pour rejoindre l’armateur Mediterranean Shipping Company (MSC), une main anonyme a souligné « Grand Port maritime du Havre » (GPMH), comme pour mieux attirer l’attention sur le silence autour de ce dossier.

Car Alexis Kohler semble ne pas s’être étendu – pas plus d’ailleurs que son supérieur hiérarchique, Rémy Rioux, qui se porte garant pour lui – sur sa présence entre 2010 et 2012 comme administrateur, représentant l’État, au conseil de surveillance du port du Havre. La commission de déontologie a rendu en 2014 un avis défavorable à son pantouflage chez MSC en invoquant uniquement son rôle au conseil d’administration de STX France (les chantiers de Saint-Nazaire), mais n’a jamais évoqué le conseil du Havre. Un port où MSC, deuxième transporteur maritime mondial de marchandises (lire notre enquête), joue un rôle considérable en tant que client, mais aussi en tant qu’opérateur important, puisqu’il contrôle deux terminaux.

Alexis Kohler et Édouard Philippe, tous deux membres du conseil de surveillance de GPMH entre 2010 et mi-2012. © LCI

Quelle est la raison de ce silence ou de cet oubli ? La réponse est sans doute dans les documents obtenus par Mediapart. Nous avons en effet fait la demande, puis obtenu les procès-verbaux du conseil de surveillance du GPMH durant la période où Alexis Kohler y siégeait comme administrateur, dépêché par l’Agence des participations de l’État (APE) (voir notre Boîte noire). Or ces documents posent question sur l’attitude qu’a pu avoir le secrétaire général de l’Élysée, visé par une enquête préliminaire que le parquet national financier a ouverte. Ils révèlent que, lorsqu’il siégeait comme administrateur au conseil de surveillance du port du Havre, Alexis Kohler n’a jamais informé les autres membres du conseil de ses liens familiaux avec MSC : sa mère est la cousine germaine de Rafaela Aponte, cofondatrice et principale actionnaire, avec son mari Gianluigi Aponte, du groupe de transport maritime, comme l’a révélé notre enquête (voir Alexis Kohler, un mensonge d’État à l’Élysée).

Parmi les membres du conseil siégeait également le maire du Havre, Édouard Philippe, comme en témoigne la liste intégrale du conseil de surveillance publiée dans le rapport annuel du Port pour l’année 2011. Interrogé sur le fait de savoir si Alexis Kohler avait fait part au conseil de sa situation familiale compliquée, le premier ministre nous a fait répondre qu’« il connaît Alexis Kohler depuis longtemps et a toujours admiré sa très grande intégrité, son sens de l’État et sa force de travail au service de l’intérêt général ». Il avait déjà tenu les mêmes propos lors de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire visant le secrétaire général de l’Élysée par le parquet national financier en juin. Quant aux fonctions exercées par Alexis Kohler au port du Havre, Édouard Philippe nous a fait préciser qu’« il n’a[vait] pas de commentaires à donner spécifiquement sur sa situation au conseil d’administration du port maritime du Havre » (voir nos questions dans l’onglet Prolonger). 

 Les procès-verbaux du conseil de GPMH ne laissent cependant aucun doute : Alexis Kohler ne s’est jamais déporté quand MSC était concerné. Il a participé à toutes les délibérations, y compris celles concernant l’armateur italo-suisse. Une fois au moins, il a même voté une disposition, mettant en jeu de l’argent public, favorable à MSC.

Alexis Kohler et l’Élysée soutenaient pourtant le contraire. « Dans toutes ses fonctions successives au sein de l’État, M. Kohler a toujours informé sa hiérarchie de ses liens familiaux, ainsi que ses collègues de travail qui avaient à connaître cette circonstance ; – que ces liens personnels étaient connus de la Commission de déontologie de la Fonction publique ; – que M. Kohler ne s’est jamais trouvé ou placé en position décisionnaire ou en situation de faire valoir une opinion personnelle dans les travaux internes et délibérations concernant MSC. Ceci reste effectif pour le présent comme pour l’avenir ; – que M. Kohler s’est toujours conformé aux termes des décisions de la Commission de déontologie », nous avait répondu l’Élysée début mai, quelques heures après la parution de notre première enquête qui mettait en lumière les liens familiaux étroits et cachés existant entre le secrétaire général de l’Élysée et MSC. Interrogé sur ces nouveaux éléments concernant le port du Havre, l’Élysée n’a pas donné suite à nos questions (voir notre onglet Prolonger).

Aujourd’hui, toute cette première ligne de défense se trouve minée. Après l’affaire Benalla, les nouveaux faits mis au jour illustrent combien la vigilance contre les conflits d’intérêts, le respect des règles et des lois ne semblent pas relever de l’impératif catégorique pour une partie de la haute fonction publique, comme pour le premier cercle autour d’Emmanuel Macron.

STX France, port du Havre : des postes problématiques

Lorsqu’il est promu comme sous-directeur de l’APE en 2010 et prend la succession de Rémy Rioux comme responsable de la direction des transports et de l’audiovisuel, Alexis Kohler ne peut pas ignorer qu’il est en situation de conflit d’intérêts potentiel au moins sur deux dossier, STX France et le grand port maritime du Havre. Ces deux dossiers, où l’État est en première ligne parce que, dans un cas, il agit en tant qu’actionnaire et, dans l’autre, il s’agit d’un établissement public, sont importants : ils mobilisent l’un comme l’autre beaucoup d’argent public. Mais ce sont aussi deux dossiers essentiels pour MSC – le groupe de son cousin, Gianluigi Aponte –, en quête d’importants soutiens financiers de l’État français.

Pourquoi, si jamais sa hiérarchie a été informée, a-t-elle accepté malgré tout de nommer ce haut fonctionnaire à de tels postes, l’exposant à de tels conflits d’intérêts ? Cette hiérarchie a-t-elle considéré que ces risques étaient mineurs et qu’ils ne justifiaient pas en tout cas de bouleverser l’organisation interne de l’APE ? On n’en saura rien.

Par deux fois, en 2014 puis en 2016, Rémy Rioux, son supérieur hiérarchique d’abord à l’APE puis comme directeur de cabinet du ministre des finances, Pierre Moscovici, s’est porté garant – en lieu et place du ministre, d’ailleurs – d’Alexis Kohler auprès de la commission de déontologie lorsque ce dernier a demandé à rejoindre MSC. « J’atteste que dans le cadre de ses fonctions, Monsieur Alexis Kohler n’a pas été amené à exercer un contrôle ou une surveillance, ni à conclure des contrats, ni encore à proposer des décisions relatives à des opérations réalisées par la société MSC (…) qu’il souhaite rejoindre, ni par ses filiales », écrit-il alors sans hésitation à la commission de déontologie (voir notre enquête). Dans son attestation, Rémy Rioux prend garde de ne se référer qu’à la période où son collaborateur était son adjoint au cabinet de Pierre Moscovici, mais ne parle pas de la période antérieure : celle où ils étaient tous les deux à l’APE.

La question vaut encore plus pour Alexis Kohler. Car même s’il avait le feu vert de sa hiérarchie, il en allait aussi de sa responsabilité personnelle de refuser. Pourquoi a-t-il accepté de siéger au conseil de STX France, devenu un sujet politiquement très sensible, en sachant que MSC était alors quasiment le seul client des chantiers de Saint-Nazaire et qu’à un moment ou un autre, ne manquerait pas de se poser la question du soutien de l’État pour l’aider à passer ce mauvais cap ? La suite a prouvé combien ces aides ont été favorables à MSC : l’État joue le rôle de banquier pour l’armateur. Ce dernier bénéficie aujourd’hui de plus de 1,5 milliard d’euros de garanties financières signées par la puissance publique. Combien de groupes industriels ont obtenu de telles faveurs ?

Dans le cadre de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978, à ce jour abrogée, mais dont les dispositions ont été reprises au sein du Code des relations entre le public et l’administration (CRPA), permettant communication des documents administratifs, nous avons adressé deux courriels, l’un le 29 juin, l’autre le 4 juillet, pour demander au grand port maritime du Havre (GPMH) communication des procès-verbaux du conseil de surveillance entre 2010 et mi-2012, période pendant laquelle Alexis Kohler était administrateur représentant l’État au port du Havre, ainsi que sa déclaration d’intérêts.

Après avoir conduit une analyse juridique, la direction du GPMH a estimé que les procès-verbaux de son conseil de surveillance étaient des documents communicables, aux termes du CRPA. Manifestant un respect rigoureux de la loi, la direction du GPMH nous a donc transmis les procès-verbaux.

La direction du GPMH nous a toutefois fait savoir qu’elle ne détenait pas les déclarations d’intérêts souscrites, aux termes de la loi, par tous les nouveaux membres du conseil de surveillance, mais qu’elles étaient entre les mains du commissaire du gouvernement auprès du port, actuellement Alexis Vuillemin, par ailleurs directeur des services de transport à la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer du ministère de la transition écologique et solidaire. Ce dernier nous a fait savoir par courrier (lire ici) que notre demande de communication de la déclaration d’intérêts d’Alexis Kohler ne serait pas satisfaite. Motif invoqué du refus de communication : « Les déclarations d’intérêt (…) sont susceptibles de comporter des informations relatives (…) aux fonctions exercées par le déclarant et sa famille dans les ”sociétés ou organismes” qui sont susceptibles de conclure des conventions avec le grand port maritime. »

Mediapart a décidé de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs, pour obtenir communication de la déclaration d’intérêts d’Alexis Kohler.

 

Meet The Real Emmanuel Macron: Consummate Banker Puppet, Bizarre Elitist Creation

by Tyler Durden

Tue, 04/25/2017 –

https://www.zerohedge.com

The last thing I ever wanted to do was write about France’s likely next president, Emmanuel Macron, but here we are. This post was inspired by a very telling Financial Times article sent to me by a reader, but we’ll get to that in a bit.

Most Americans paying attention to global affairs have some conception of his opponent, nationalist firebrand Marine Le Pen, but Macron is likely to be very much a black box. I hope today’s post changes that.

Any knowledge you may have on Macron probably comes from mainstream news outlets, which have been uniformly gushing about the socialist-centrist Rothschild protege.

As an example, just take a look at the following title from a January article published at Foreign Policy.

You’d think this guy was the second coming or something. Naturally, the gushing continues beyond the title. Here are the first few paragraphs.

In some of his many previous lives, 39-year-old Emmanuel Macron has been a philosophy student, an investment banker, and a minister of economy. It is not surprising, then, in his current life as an independent candidate for the French presidency, he does not always speak like other candidates. And it’s not only the substance of his language that stands out but also, sometimes, his choice of language. Last week, in a speech at Berlin’s Humboldt University, Macron spoke in impeccable English on the imperative of giving Europe a chance.

 And of giving the future a chance: Macron’s speech offered a powerful and convincing case that he is the last great French hope for a European future based on a common market and a common morality, a single currency and a singular commitment to the continent’s core values.

 Though his immediate audience was Humboldt’s faculty and students, Macron was in fact addressing a far wider audience. He was seeking to mobilize French as well as German youths, and — in a reference to the program that allows EU citizens to study in other member states — the non-Erasmus as well as the Erasmus generations. Based on the audience’s response to his speech, and his surging poll numbers in France, Macron — despite not having the support of an established party, or perhaps becausehe doesn’t — is no longer the dark horse but instead the white knight for a growing number of French voters. However, what this particular knight promises, beyond verve and vitality, is not yet clear.

This author certainly isn’t holding back on the Macron infatuation. Within the first three paragraphs alone he refers to the man as“the last great French hope” and a “white knight.” Amazing.

But that’s not the most telling part of the above excerpts. I find it particularly remarkable that the author positions this manufactured candidate as some sort of outsider. Sure, he may not have the backing of an established political party, but those who do back him have far more power than that.

I came to this conclusion based on an extremely enlightening article published in the FT titled, Emmanuel Macron’s Rothschild Years Make Him an Easy Election Target. Based on the title, you’d think that the man merely had a normal, brief stint at the bank, but you’d be wrong. As you read, it becomes clear that he was groomed from day one by a Rothschild partner and ended up on a fast track like I’ve never seen before. But first, let’s examine the first two paragraphs of the article, which betrays the man’s intentions.

When Emmanuel Macron told friends in 2008 he was joining Rothschild, the prestigious investment bank, the then 30-year-old civil servant was warned it could scupper a future career in politics.

 “You’re conscious that banking is not any kind of job? And Rothschild not any kind of bank?” said one friend to the man who, nine years later, would become frontrunner in France’s presidential election.

Contrary to media myths about a “white knight” who came out of nowhere to save France, this character has had his eye on high political office for at least a decade. Indeed, it appears Macron has been groomed by powerful financiers for a very long time. As the FT also notes:

The graduate of ENA, the elite school that breeds France’s future leaders, came recommended by powerful alumni of the institution, including François Henrot, a longtime Rothschild partner. But young bankers were not so impressed.

 “He was the guy who would constantly say ‘thank you’,” a former colleague said. “He didn’t know what ebitda [earnings before interest, tax, depreciation and amortisation] was. He didn’t try to hide it. And instead of looking it up in a corporate finance book, he asked around, which was disarming.”

Yet it wasn’t just a Rothschild sponsor who took the young Macron under his wing…

What Mr Macron lacked in technical knowledge and jargon at first, he made up for with contacts in government, says Sophie Javary, head of BNP Paribas’ corporate finance in Europe, who was asked by Mr Henrot to coach Mr Macron in the first year.

 This is straight up bizarre. It appears Macron was so important to banking interests the had to form a consortium of firms to all pitch in to help him out. Yet it gets stranger still.

 On the Atos deal, Mr Macron “had a fairly junior role at the time — he would be asked to redo the financial models on Excel, the basics,” recalled an adviser. But a few days after the deal was announced, Mr Macron was made a partner. A few months later, he stunned colleagues and rivals by winning a role in Nestlé’s purchase of Pfizer’s infant food operations.

As someone who spent ten years on Wall Street, I can tell you with certainty that you don’t go from updating excel models at a junior level to partner overnight. Someone extraordinarily powerful was pulling all sorts of strings for this guy. There seems to be little doubt about this.

Further hints that Macron is a total manufactured elitist creation can be seen with the following.

At the bank, Mr Macron mastered the art of networking and navigated around the numerous conflicts of interest that arise in close-knit Parisian business circles, making good use of his connections as an Inspecteur des Finances — an elite corps of the very highest-ranking graduates from ENA.

 In 2010, he advised, for free, the staff of Le Monde when the newspaper was put up for sale. Journalists at the daily started doubting his loyalty when they happened upon him in conversation with Mr Minc, who was representing a bidding consortium that the staff opposed. They did not know that it was Mr Minc, a fellow Inspecteur des Finances, who had helped the young Mr Macron secure his interview at Rothschild.

 A media executive who was part of the same consortium recalled: “It wasn’t clear who Emmanuel worked for. He was around, trading intelligence, friends with everyone. It was smart, because he got to know everybody in the media world.”

Indeed, who does he work for? I’m sure the French people would like to know.

Meanwhile, Macron is like a conspiracy website’s wet dream. Not only was he groomed by Rothschild bankers, he was also a Bilderberg meeting attendee in 2014. Of course.

Incredibly enough, Macron’s personal life is just as bizarre. Wikipedia notes:

Raised in a non-religious family, he was baptized a Roman Catholic at his own request at age 12.

Impressive that the man figured out religion at such a young age, but what’s even more bizarre is what he did three years later. At 15, shortly after discovering Jesus, he decided to seduce his high school teacher who was 24 years older and married with three children. I’m not in the habit of quoting Slate, but an article on this topic published there was excellent. We learn:

At 39, Emmanuel Macron would be France’s youngest-ever president. His wife, Brigitte Trogneux, just turned 64. The two met when Macron was 15 years old; Trogneux was his high-school drama teacher. After putting off the young Macron’s advances for a while, Trogneux eventually divorced her husband—the father of her three children—and moved to Paris to be with Macron, who’d left his hometown to finish high school in the capital city. They married more than a decade after meeting, in 2007.

 Media accounts of their once-illicit relationship have offered it as evidence of Macron’s daring personality and willingness to break with tradition, qualities that helped make him a presidential frontrunner without a political party or any experience in elected office. “Their love affair was the kind of audacious undertaking that has defined Mr. Macron’s life and career,” the New York Timesreports. “His sheer drive, his focus and his willingness to leapfrog in a country where most success is built step by step make him more like the entrepreneurs he admires than a typical politician.” The Associated Press writes that, “from his teenage romance with a teacher to his recent ambition to become president, Emmanuel Macron often is described as unconventional and tenacious.”

 This is a strange way to frame a romantic relationship between a teenager and his 40-year-old teacher.If Macron were a young woman who’d seduced her male high-school teacher away from his wife and family, her determination and ultimate success would not be proffered as signs of her leadership skills, the beginning of a life as an effective politician. She would be cast as an opportunistic Jezebel with daddy issues who slept her way into every political role she got. If Macron were an ex-teacher who’d left his wife to be with a teenage student, we’d rightly cast doubt on his maturity and morals. Depending on the details of the case, I might think he should have lost his teaching job and wonder which combination of possible gross reasons caused him to reject women his own age.

 Swap Macron and Trogneux’s gender again, and the story of a goal-oriented romancer would be spun as a conventional tale of an unhinged, desperate homewrecker. Conquering resistance through patient pursuit would, to most observers, seem like obsessed-stalker behavior coming from a young girl and sexual-predator behavior coming from an older man. Macron’s disregard of Trogneux’s initial rejection—and his dogged fixation on making her his girlfriend despite her marriage and his age—don’t ring such alarm bells because we’re far more used to seeing older men with way-younger women.

What’s most notable about the above is how corporate media such as The New York Times celebrates Macron’s less than savory behavior in his pursuit of Trogneux. It may not be fake news, but it certainly looks a lot like pro-Macron propaganda.

Finally, I’d like to end with the following tweet, which I think summarizes the situation.

The bottom line is Macron is a total fake. Indeed, he’s almost embarrassingly phony, but will it matter? My feeling is that he will probably win the May 7th runoff, but I don’t think the spread will be anywhere near as wide as everyone is predicting. I continue to think that it won’t be France, but more likely Italy, which will put the final nail in the EU coffin.

As always, we shall see.

New York Times: Aide to France’s Macron: Protest Beating Was ‘Huge Mistake’

By The Associated Press

  • July 26, 2018

PARIS — The former security aide to President Emmanuel Macron who triggered an uproar after a video showed him beating a protester acknowledged a « huge mistake » in attending the demonstration equipped as a police officer, but described it as a political error that ended up backfiring against the French leader.

Authorities have opened a judicial investigation into Alexandre Benalla, who was fired last week, and his office was searched on Wednesday. Le Monde newspaper published the interview Thursday with Benalla, who had shaved his beard to be less recognizable.

Macron’s office has been criticized for not disclosing the accusations weeks ago and the way it handled them. The French leader said Tuesday at a private gathering of his centrist party that he alone was responsible. He has not spoken publicly to lawmakers during a week of televised parliamentary sessions, but when pressed by journalists on Wednesday he downplayed the uproar over Benalla’s actions.

« He made a real, serious error which I felt was a personal betrayal and told him so. He was punished for this error and then resumed his work. When he made a second error he was more severely punished, as had been expected, » Macron said. « Everyone makes mistakes, the response has to be proportional. »

France’s parliament has opened up a series of inquiries into Benalla’s role within the Macron administration and his request to carry firearms. The 26-year-old claimed credit for choosing the site where Macron formally claimed the presidency — the Louvre palace — and said his job was to take care of Macron’s private life. He can be seen in dozens of photos, at Macron’s side or just behind him.

« I don’t have the sense that I betrayed the president; I have the sense that I made a huge mistake, to have committed an error, » Benalla said. « But this error, it’s more from a political point of view: I never should have gone to that protest as an observer and then, perhaps, I should have stayed back. »

Benalla said targeting him has been a means to hurt Macron. « I am the weak link, » he said.

Benalla had considered himself a crucial part of Macron’s detail, and has criticized his official security, the equivalent of the American Secret Service. « They aren’t at all involved in organization. They only handle security, » he told Le Monde.

Earlier this week, speaking to lawmakers, Paris Police Chief Michel Delpuech denounced what he called « unhealthy cronyism » to explain Benalla’s apparent sway within France’s security apparatus. However, both the interior minister and the police chief said Benalla was among some 40 people present in the command room on the night of May 1, watching video screens of the police cleanup operation of the protests.

 

Un Parti politique du nouveau monde : LREM

Monique Cochinal

Les citoyens se souviendront longtemps de cette malheureuse campagne électorale pour l’élection du Président de la République. Immobilisée et loin de chez

moi, j’ai suivi, jour après jour, tous ces événements avec consternation.

Très vite, un jeune candidat : Emanuel Macron s’impose. Il a été nommé auparavant Ministre de l’économie, par le Président Hollande, il démissionne et annonce sa candidature, faisant ainsi un grand pied de nez au candidat sortant. Il prétend bouleverser l’ancien monde politique, préconise des réformes plus que nécessaires, sûr de réussir là où les gouvernements d’anciens ont échoué, et se dit d’aucune formation politique (pourtant …. Petit protégé du Président Hollande, il sort d’un gouvernement socialiste, et a dû, à mon avis, adhérer au Parti Socialiste, ce qu’il dément tout au long de sa campagne).

Charmeur, beau parleur, il rassemble très vite autour de lui des jeunes issus de la société civile, attirés par son flot de paroles, ses idées nouvelles et sa force de conviction. Je me souviens avoir discuté, à cette époque, avec l’un de mes petits-enfants (trente ans), qui me vantait ce candidat, et me disait : »on en a assez de tous ces politiciens, de leurs manigances, au moins, lui, il est autre, il se moque bien de la politique, il est franc, loyal ……. Et ça va nous changer ».

Alors, petit à petit, on se réunit entre copains, on élabore un programme, on s’installe, on cherche des capitaux (une campagne électorale, ça coûte cher, surtout si on n’est pas soutenu par un parti politique). Du reste, l’origine des fonds récoltés est restée trouble ……

Peu à peu, les nombreux candidats sont discrètement éliminés, ils font partie de l’ancien monde. Un dernier candidat émerge, se tient debout, présente son programme. Il a une certaine carrure et une bonne expérience des nombreux problèmes de notre pays. Il devient dangereux …. Il faut l’abattre, ce fut fait en l’espace de quelques semaines (voir sur ce site un entretien d’Hervé Lehman, avocat inscrit au Barreau de Paris sur l’affaire Fillon, publié par le journal « Le Figaro ».

Nos jeunes « macronistes », se rendent vite compte qu’ils doivent accepter les règles de l’ancienne politique de « l’ancien monde », et se voient obligés, pour avancer jusqu’à la victoire, de fonder un nouveau parti politique : La République en Marche, avec un chef, une structure et des règles. A ce propos, actuellement, le Président de ce parti est le Chef de Cabinet de l’Elysée, le très proche collaborateur du Président de la République. Comment peut-il et a-t-il les capacités voulues pour concilier les deux fonctions ?

Après avoir balayé tous les opposants, le candidat Macron, maintenant seul, peut se faire élire Président. Il s’entoure de ses fidèles compagnons du début, et va même jusqu’à leur faire signer une clause de « confidentialité ». Tous derrière le chef ….. Jusqu’à quand ? J’espère que les Français vont se réveiller avant qu’il soit trop tard.