Les paragraphes clefs du dernier article de MEDIAPART déjà publié sur notre site.

Une enquête préliminaire ouverte sur l’origine de dons à La République en marche

20 NOVEMBRE 2018 PAR ANTTON ROUGET

Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête sur l’origine de 144 000 euros de dons reçus par le parti d’Emmanuel Macron en 2017. Pour la présidentielle, le candidat avait réussi à mobiliser près de 13 millions d’euros de dons en un temps record.

Le procureur de la République de Paris a ouvert mardi 20 novembre une enquête préliminaire pour faire la lumière sur l’origine de 144 000 euros de dons reçus en 2017 par La République en marche (LREM), a annoncé ce mardi 20 novembre le parquet, confirmant une information d’Europe 1.

Nous republions ci-dessous nos révélations sur « Les secrets d’une levée de fonds hors norme » (enquête publiée le 21 mai 2017 avec Mathilde Mathieu, Martine Orange et Mathieu Magnaudeix).

À l’image de cet échange, l’exploitation des milliers de mails et documents issus des Macron Leaks (voir Boîte noire) – ainsi que d’autres documents récupérés au fil de la campagne par Mediapart – permet de comprendre comment la garde rapprochée d’Emmanuel Macron a explosé les compteurs de dons entre avril 2016 et avril 2017 pour permettre à l’ancien ministre de François Hollande d’accéder au pouvoir, un an à peine après la création de son propre mouvement. À l’extérieur, Dargnat et les membres de l’équipe Macron ont tout fait pour démentir l’image du candidat des affaires, préférant insister sur l’afflux de petits dons. En réalité, c’est bien une camarilla de banquiers d’affaires qui a pris en main cette levée de fonds hors norme, mobilisant tous azimuts ses réseaux et carnets d’adresses au service du combat de l’ovni politique Macron.

Cette stratégie s’est appuyée sur un raisonnement simple, résumé dans un court message de M. Dargnat en septembre 2016, alors que Macron vient juste de quitter le gouvernement : « Quand on sait que les dépenses de campagne présidentielle sont limitées à 22 millions d’euros et que nous pourrions contracter un prêt bancaire (à hauteur de 9 millions) remboursé si le candidat dépasse le seuil des 5 % aux élections, il nous reste donc à “trouver” 13 millions », expose l’ancien banquier. En clair, calcule-t-il, « si l’on arrondit à 10 millions le budget à trouver, il faut donc obtenir des dons de 1 333 personnes à 7500 € chacune [le plafond autorisé pour le financement d’une campagne – ndlr] ».

En réalité, c’est dès le printemps 2016 que les plus fidèles soutiens d’Emmanuel Macron se sont discrètement activés pour organiser de façon méthodique la mobilisation de riches contributeurs. …

1 Dans cette petite équipe soudée, on trouve Emmanuel Miquel, capital-risqueur chez Ardia et trésorier de la même association, mais aussi deux de ses anciens camarades de HEC : Stanislas Guerini, directeur de l’expérience client chez Elis, délégué du mouvement à Paris et aujourd’hui candidat aux législatives dans la capitale ; et Cédric O, un jeune directeur d’usine du groupe Safran, ancien du cabinet de Moscovici à Bercy. Cédric O, garçon discret qui fuit les médias, a endossé le costume de mandataire financier de la campagne, dont il est un des couteaux suisses les plus efficaces.

Pendant des mois, ce petit groupe a manœuvré avec une seule idée en tête, quasi obsessionnelle : faire fructifier en un an des carnets d’adresses bien fournis, afin de fonder un club de « grands donateurs » aux profils globalement homogènes (urbains, CSP+, issus de grandes écoles). Nous sommes là loin, bien loin, d’un mouvement soutenu par une vague aussi populaire que spontanée, image que les communicants d’En Marche! ont savamment cultivée et propagée. Et pas très loin du « Premier Cercle » de riches donateurs ayant financé une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, même si l’entourage de Macron s’en est toujours défendu au motif qu’En Marche! n’a jamais organisé de grand raout mélangeant tous les grands donateurs. Effectivement : les proches d’Emmanuel Macron ont été bien plus discrets.

Dans les mails de l’équipe d’Emmanuel Macron, on retrouve un document de travail, diffusé et amendé en comité restreint en avril 2016 : la notice pour la chasse méthodique aux millions de la campagne. En Marche! est alors un mouvement balbutiant, à peine créé. Le tout nouveau parti n’a enregistré qu’environ 400 000 euros de dons et promesses – à 95 % des grands donateurs à 7 500 euros. L’équipe veut passer à la vitesse supérieure en activant un impressionnant maillage des réseaux d’entrepreneurs, banquiers, avocats, lobbyistes et autres « influencers » susceptibles de dégainer un jour ou l’autre l’équivalent de 6,5 Smic pour aider le candidat Macron.

Ces généreux bienfaiteurs seront approchés les mois suivants à travers des dizaines de dîners organisés en France et à l’étranger, le plus souvent en présence du « chef », le surnom d’Emmanuel Macron. Ces sauteries, symboles du confinement et de l’endogamie d’une certaine élite, sont « très mal vu[e]s par certaines catégories de la population », convient En Marche! dans une note interne. Mais elles sont aussi tellement rentables, surtout quand le candidat se déplace. Mi-avril 2016, un seul déjeuner à Londres au domicile privé de la directrice financière d’un site de vente en ligne permet de réunir 281 250 euros, selon un document d’En Marche!. Deux semaines plus tard, à Paris, un cocktail dînatoire génère 78 000 euros en à peine une heure et demie. La cash machine est lancée.

Pour multiplier les rencontres, l’équipe « fundraising » (« collecte de fonds ») d’En Marche! a élargi son maillage par l’intermédiaire de rabatteurs, des sympathisants du mouvement – très bien intégrés dans les hautes sphères économiques – qui ouvrent leurs carnets d’adresses, accueillent des déjeuners, voire, parfois, organisent des événements « clés en main ». Ne reste alors au mouvement qu’à valider les listes d’invités et à organiser la venue du candidat. Détail financier non négligeable : les frais liés aux dîners effectués aux domiciles des donateurs sont des « dépenses privées non intégrées » aux comptes de campagne.

Le Figaro: Ces patrons derrière Emmanuel Macron…

Le   1er juin 2016,  le conseiller de dirigeants d’entreprise Édouard Tétreau, un temps protégé par l’ancien PDG d’Axa Claude Bébéar,  accueille l’un des tout premiers grands cocktails parisiens. « Durée : 1 h 30, dont passage Emmanuel d’1 h 00 », note minutieusement l’équipe d’En Marche!. Tout est millimétré :« Salutations 15 min/speech 20 min/Q&A  [questions/réponses – ndlr] 20 min/sortie 5 min. » Les invités sont triés sur le volet : une trentaine de « quadra, hors CEO [PDG – ndlr] CAC40 ». Une semaine plus tard, Édouard Tétreau renouvelle l’expérience pour une nouvelle cible. Cette fois, 32 personnalités issues de « différents cercles (avocats, conseil, lobbying, édition, etc.) » sont concernées. Ne reste qu’à valider la liste d’invités. Mais « attention ! », alerte En Marche !, « un partner d’Image 7 », la boîte de la communicante Anne Méaux, qui conseille François Fillon, fait partie des convives potentiels.

 « Mon sentiment, développe Chardoillet, si nous restons sur l’objectif précis du fundraising, est que cette cible centre droit n’est pas, pas du tout mûre pour la donation. Positionnement, programme et démarcation de Hollande seront des éléments clés pour que cette cible évolue. » 
« Top de voir ces manifestations », se réjouit dans la foulée Emmanuel Miquel, dans un message en copie au reste de la direction d’En Marche!. Seul bémol : pour « aller dans le sens » de ce que « Christian [Dargnat – ndlr] évoquait de constituer une petite base de gens disponibles pour appeler des contacts », Miquel « pense qu’il faut être vigilant à ne pas trop diluer l’exercice de Fundraising. Il faut certes se démultiplier, mais le sujet FR [fundraising – ndlr] reste sensible ».

Au terme de plus de deux heures d’entretien filmées, Emmanuel Macron quittait les locaux de Mediapart, vendredi 5 mai vers 23 heures, quand les réseaux sociaux se sont mis à bruire : les Macron Leaks, soit le hacking et la diffusion de milliers de mails de l’équipe de campagne d’En Marche!, étaient publiés sur un site de partage, avant d’être abondamment relayés par l’extrême droite américaine, les réseaux trumpistes puis, en France, par le Front national. Le tout en un temps record.

Mediapart a, dès le début, pris le parti de tenir tous les bouts de cette histoire. C’est-à-dire d’une part dénoncer, comme l’a fait notre journaliste Yann Philippin dans Libération et sur le plateau de MediapartLive, une pure opération de déstabilisation électorale. En publiant dans la nature à deux jours du second tour de l’élection présidentielle un très gros volume de données brutes, non vérifiées et dont la source est totalement inconnue, la méthode employée par les initiateurs des Macron Leaks était en effet déloyale, pour ne pas dire sale. Le but était de créer le chaos.

Mediapart a d’abord enquêté sur les origines de cette boule puante et, notamment, sur l’émergence d’une piste russe – voir nos articles iciiciet .

Pour autant, les Macron Leaks sont susceptibles de contenir des informations d’intérêt public, devenant ainsi un matériau journalistique à part entière, à la condition impérieuse que les documents soient authentifiés de manière indépendante et que les faits découverts soient confrontés loyalement avec les personnes concernées. Dès le lendemain de la « révélation » des Macron Leaks, une équipe de journalistes et techniciens de Mediapart a par conséquent engagé des recherches dans cette immense base de données, en utilisant notamment les outils techniques du consortium European Investigative Collaborations (EIC), à l’origine des Football Leaks ou des Malta Files.

Après deux semaines d’enquête, de vérifications et de respect du débat contradictoire, nous avons décidé de rendre publiques certaines informations qui sont, pour tout ou partie, issues des Macron Leaks. Ces éléments ont été complétés par des témoignages et documents récupérés au fil de la campagne.

Pour cet article sur les dessous de la levée de fonds de la campagne d’Emmanuel Macron, nous avons contacté lundi 15 mai plusieurs dizaines de donateurs, “poissons-pilotes” et membres de l’équipe d’En Marche!. Beaucoup ne nous ont pas répondu. Ils ont été relancés mercredi 17 mai, jour où nous avons adressé une série de questions à la communication d’En Marche! pour que le mouvement s’exprime indépendamment des cas individuels. Nos interrogations sont là aussi restées sans réponse.

 

Sombres jours à venir du parti « La République en Marche ». Et décadence du chef Macron

Monique Cochinal

On apprend, ce matin, que le Procureur de la République de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour faire toute la lumière sur l’origine des comptes de campagne électorale du Président Macron et son parti, suite à un signal

ement de la Commission Nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) portant sur l’origine de certains dons par chèques, virements et paiements électroniques à l’adresse de l’association de financements du mouvement présidentiel pour l’année 2017. (Voir sur ce site l’article du 20 novembre 2018 de « Médiapart » par Antton Rouget). Un nouveau gros nuage à l’horizon pour le parti La République en Marche et son chef : le Président Macron. En réaction, notre bouillant Mélanchon s’est écrié : « Alors, on va voir si la justice est la même pour tous, on va voir si on fera subir au parti LReM et son grand chef tout ce que je viens de subir : fouilles, perquisitions, confiscations de documents importants ». Depuis le début de cette malheureuse campagne électorale des présidentielles, qui nous a privés du meilleur candidat de l’opposition : François Fillon, de nombreux citoyens avaient déjà des doutes sur l’origine de fonds considérables récoltés si rapidement. On évoquait déjà le soutien de plusieurs grands spéculateurs mondiaux (le plus influent étant Georges Soros) (voir sur ce site les articles concernant Georges Soros, Georges Soros et Macron).

Un autre gros nuage noir pour notre Président et son gouvernement : le mouvement spontané des gilets jaunes et leur colère justifiée qui crient de plus en plus fort « Macron démission, Macron démission ». Inlassablement, depuis samedi dernier, ils viennent, reviennent quand ils sont chassés par la police, et se déplacent ailleurs, jouant au chat et à la souris avec les forces de l’ordre. Ils veulent rencontrer le Président en personne, et sont sourds aux belles paroles et belles promesses qu’on essaie de leur imposer. Tous les Ministres, les uns après les autres viennent devant les médias et on entend la même rengaine : en gros : «  De quoi vous plaignez vous, on vous aide, on baisse les impôts, plus de taxe d’habitation pour 80 % de la population, si vous ne voulez pas que vos enfants soient malades complètement asphyxiés par la pollution atmosphérique, il faut changer de véhicule, il faut accepter de payer des taxes et des surtaxes, il faut rapidement faire la transition écologique ».

Comme le Président ne daigne pas les rencontrer, ils ont décidé de monter à la « capitale » et d’exiger une audience de l’Elysée. Seront-ils reçus ? Ou arrosés de gaz lacrymogène ? Il faut craindre le pire, samedi prochain.

Troisième gros nuage : la colère des maires de France, qui se sentent lâchés par le gouvernement, tellement découragés et décontenancés par ces multiples réformes, et ces lenteurs administratives (en particulier, les maires des plus petites communes). Ils n’en peuvent plus et deux maires sur quatre démissionnent ou ne se représenteront pas. Et pourtant, celui qui est le plus proche des citoyens est bien le maire de la commune. Ils se sont réunis, aujourd’hui, à cette grande assemblée des maires de France, et avaient espéré la présence du chef de l’Etat, le seul à qui ils voulaient faire part de leurs soucis. Lui-même avait promis, l’an passé, qu’il viendrait chaque année pour échanger avec eux. Alors, grosse déception ce matin, quand on leur a annoncé que le Président avait changé d’idée et qu’il en inviterait quelques uns (probablement triés sur le volet) à l’Elysée. Ils pourraient ainsi s’exprimer. Alors, ce soir, grand rassemblement à l’Elysée, grande retransmission à la télévision, grand discours du Président, petites questions de quelques-uns, et réponses plus ou moins convaincantes. A nouveau, on assiste à une belle scène de théâtre, rien de plus.

Une enquête préliminaire ouverte sur l’origine de dons à La République en marche

MEDIAPRT, 20 NOVEMBRE 2018 PAR ANTTON ROUGET

Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête sur l’origine de 144 000 euros de dons reçus par le parti d’Emmanuel Macron en 2017. Pour la présidentielle, le candidat avait réussi à mobiliser près de 13 millions d’euros de dons en un temps record. 

Le procureur de la République de Paris a ouvert mardi 20 novembre une enquête préliminaire pour faire la lumière sur l’origine de 144 000 euros de dons reçus en 2017 par La République en marche (LREM), a annoncé ce mardi 20 novembre le parquet, confirmant une information d’Europe 1.

L’enquête a été ouverte après un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), daté du 12 novembre. À la suite de l’examen des comptes du parti – après s’être penchée sur les comptes de campagne du candidat (les deux procédures sont indépendantes) – et malgré la procédure contradictoire avec les dirigeants de LREM, la CNCCFP n’a pu retracer l’origine de dons effectués par chèques, virements et paiements électroniques à l’adresse de l’association de financement du mouvement présidentiel pour l’année 2017.

L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Pendant la présidentielle, les équipes d’Emmanuel Macron avaient réussi à mobiliser en un temps record près de 13 millions d’euros de dons – pour le compte du candidat et pour son mouvement.

Lors de l’examen du compte de campagne d’Emmanuel Macron, la commission avait constaté plusieurs irrégularités dans les dons reçusEn effet, selon l’examen de la CNCCFP, quelques donateurs avaient dépassé la limite de 4 600 euros par personne. Plus précisément, « les recettes du compte du candidat d’En Marche! laissent paraître des dons présentés comme effectués par deux personnes distinctes, mais provenant […] d’un seul des deux donateurs concernés et non à partir d’un compte joint ».

Ces dons représentaient un total de 87 600 euros, même si, avait noté la CNCCFP, dans 20 des 24 cas concernés, le second donateur a finalement « produit une attestation confirmant que le don excédentaire [avait] été fait en son nom ». Au bout du compte, 18 300 euros de dons n’avaient pas fait l’objet d’une telle attestation. Cette irrégularité n’étant toutefois pas de nature à conduire au rejet du compte, cette somme avait simplement été retranchée du remboursement de l’État dévolu à M. Macron.

Nous republions ci-dessous nos révélations sur « Les secrets d’une levée de fonds hors norme » (enquête publiée le 21 mai 2017 avec Mathilde Mathieu, Martine Orange et Mathieu Magnaudeix).

Mail du 13 février 2017 : « Comme vous l’observez, notre start-up continue de tracer son sillon ! Alors que nous allons entrer dans le “dur” dans les prochains jours, nous avons plus que jamais besoin de soutien. » La start-up en question n’est pas une entreprise comme les autres. Et l’homme derrière son clavier n’a rien d’un banal VRP. Christian Dargnat n’est autre que l’ancien directeur général de BNP-Paribas Asset Management, branche du groupe bancaire chargée de la gestion d’actifs. « Marcheur » de la première heure, il a tout lâché en avril 2016 pour organiser « à titre bénévole » le financement de la campagne de son ami Emmanuel Macron. Dargnat, c’est l’homme du coffre-fort. Pendant des mois, il a multiplié les rendez-vous discrets, les dîners confidentiels et les mails de relance pour les riches donateurs, en plein accord avec l’actuel locataire de l’Élysée.

Ce courriel du 13 février est adressé au collectionneur américano-allemand Olivier Berggruen, une figure incontournable du marché mondial de l’art. Dès le lendemain, le riche New-Yorkais répond favorablement à la demande de Dargnat en promettant « de contribuer à 4 000 euros au mouvement et 4 000 euros au candidat ». Un virement est effectué deux jours plus tard : 8 000 euros en un message, voilà qui témoigne d’une redoutable efficacité.

À l’image de cet échange, l’exploitation des milliers de mails et documents issus des Macron Leaks (voir Boîte noire) – ainsi que d’autres documents récupérés au fil de la campagne par Mediapart – permet de comprendre comment la garde rapprochée d’Emmanuel Macron a explosé les compteurs de dons entre avril 2016 et avril 2017 pour permettre à l’ancien ministre de François Hollande d’accéder au pouvoir, un an à peine après la création de son propre mouvement. À l’extérieur, Dargnat et les membres de l’équipe Macron ont tout fait pour démentir l’image du candidat des affaires, préférant insister sur l’afflux de petits dons. En réalité, c’est bien une camarilla de banquiers d’affaires qui a pris en main cette levée de fonds hors norme, mobilisant tous azimuts ses réseaux et carnets d’adresses au service du combat de l’ovni politique Macron.

Cette stratégie s’est appuyée sur un raisonnement simple, résumé dans un court message de M. Dargnat en septembre 2016, alors que Macron vient juste de quitter le gouvernement : « Quand on sait que les dépenses de campagne présidentielle sont limitées à 22 millions d’euros et que nous pourrions contracter un prêt bancaire (à hauteur de 9 millions) remboursé si le candidat dépasse le seuil des 5 % aux élections, il nous reste donc à “trouver” 13 millions », expose l’ancien banquier. En clair, calcule-t-il, « si l’on arrondit à 10 millions le budget à trouver, il faut donc obtenir des dons de 1 333 personnes à 7500 € chacune [le plafond autorisé pour le financement d’une campagne – ndlr] ».

En réalité, c’est dès le printemps 2016 que les plus fidèles soutiens d’Emmanuel Macron se sont discrètement activés pour organiser de façon méthodique la mobilisation de riches contributeurs. Emmanuel Macron est encore à Bercy, mais il veut déjà tout faire pour se présenter à la présidentielle. Une véritable « task force » s’organise alors autour de Christian Dargnat, le président de l’association de financement d’En Marche! (AFCPEM). Dans cette petite équipe soudée, on trouve Emmanuel Miquel, capital-risqueur chez Ardia et trésorier de la même association, mais aussi deux de ses anciens camarades de HEC : Stanislas Guerini, directeur de l’expérience client chez Elis, délégué du mouvement à Paris et aujourd’hui candidat aux législatives dans la capitale ; et Cédric O, un jeune directeur d’usine du groupe Safran, ancien du cabinet de Moscovici à Bercy. Cédric O, garçon discret qui fuit les médias, a endossé le costume de mandataire financier de la campagne, dont il est un des couteaux suisses les plus efficaces.

Pendant des mois, ce petit groupe a manœuvré avec une seule idée en tête, quasi obsessionnelle : faire fructifier en un an des carnets d’adresses bien fournis, afin de fonder un club de « grands donateurs » aux profils globalement homogènes (urbains, CSP+, issus de grandes écoles). Nous sommes là loin, bien loin, d’un mouvement soutenu par une vague aussi populaire que spontanée, image que les communicants d’En Marche! ont savamment cultivée et propagée. Et pas très loin du « Premier Cercle » de riches donateurs ayant financé une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, même si l’entourage de Macron s’en est toujours défendu au motif qu’En Marche! n’a jamais organisé de grand raout mélangeant tous les grands donateurs. Effectivement : les proches d’Emmanuel Macron ont été bien plus discrets.

Dans les mails de l’équipe d’Emmanuel Macron, on retrouve un document de travail, diffusé et amendé en comité restreint en avril 2016 : la notice pour la chasse méthodique aux millions de la campagne. En Marche! est alors un mouvement balbutiant, à peine créé. Le tout nouveau parti n’a enregistré qu’environ 400 000 euros de dons et promesses – à 95 % des grands donateurs à 7 500 euros. L’équipe veut passer à la vitesse supérieure en activant un impressionnant maillage des réseaux d’entrepreneurs, banquiers, avocats, lobbyistes et autres « influencers » susceptibles de dégainer un jour ou l’autre l’équivalent de 6,5 Smic pour aider le candidat Macron.

Ces généreux bienfaiteurs seront approchés les mois suivants à travers des dizaines de dîners organisés en France et à l’étranger, le plus souvent en présence du « chef », le surnom d’Emmanuel Macron. Ces sauteries, symboles du confinement et de l’endogamie d’une certaine élite, sont « très mal vu[e]s par certaines catégories de la population », convient En Marche! dans une note interne. Mais elles sont aussi tellement rentables, surtout quand le candidat se déplace. Mi-avril 2016, un seul déjeuner à Londres au domicile privé de la directrice financière d’un site de vente en ligne permet de réunir 281 250 euros, selon un document d’En Marche!. Deux semaines plus tard, à Paris, un cocktail dînatoire génère 78 000 euros en à peine une heure et demie. La cash machine est lancée.

Pour multiplier les rencontres, l’équipe « fundraising » (« collecte de fonds ») d’En Marche! a élargi son maillage par l’intermédiaire de rabatteurs, des sympathisants du mouvement – très bien intégrés dans les hautes sphères économiques – qui ouvrent leurs carnets d’adresses, accueillent des déjeuners, voire, parfois, organisent des événements « clés en main ». Ne reste alors au mouvement qu’à valider les listes d’invités et à organiser la venue du candidat. Détail financier non négligeable : les frais liés aux dîners effectués aux domiciles des donateurs sont des « dépenses privées non intégrées » aux comptes de campagne.

Le 1er juin 2016, le conseiller de dirigeants d’entreprise Édouard Tétreau, un temps protégé par l’ancien PDG d’Axa Claude Bébéar, accueille l’un des tout premiers grands cocktails parisiens. « Durée : 1 h 30, dont passage Emmanuel d’1 h 00 », note minutieusement l’équipe d’En Marche!. Tout est millimétré :« Salutations 15 min/speech 20 min/Q&A  [questions/réponses – ndlr] 20 min/sortie 5 min. » Les invités sont triés sur le volet : une trentaine de « quadra, hors CEO [PDG – ndlr] CAC40 ». Une semaine plus tard, Édouard Tétreau renouvelle l’expérience pour une nouvelle cible. Cette fois, 32 personnalités issues de « différents cercles (avocats, conseil, lobbying, édition, etc.) » sont concernées. Ne reste qu’à valider la liste d’invités. Mais « attention ! », alerte En Marche !, « un partner d’Image 7 », la boîte de la communicante Anne Méaux, qui conseille François Fillon, fait partie des convives potentiels.

Un autre « PP » (pour « poisson-pilote ») du mouvement, Hélène Chardoillet, directrice du développement d’une PME dans le domaine bancaire et « amie »d’Astrid Panosyan, une ancienne conseillère du cabinet Macron, s’active aussi en coulisses. Au mois de mai, elle alerte Emmanuel Miquel sur le positionnement politique du candidat. « Les personnes que je connais et que j’ai commencé à approcher (5 sur cette dernière semaine) sont de sensibilité politique centre droit et leur retour en substance est le suivant », écrit-elle au trésorier du mouvement : flou sur le programme de Macron, danger de voir sa candidature « phagocytée » par François Hollande, faiblesse de son bilan à Bercy…

« Mon sentiment, développe Chardoillet, si nous restons sur l’objectif précis du fundraising, est que cette cible centre droit n’est pas, pas du tout mûre pour la donation. Positionnement, programme et démarcation de Hollande seront des éléments clés pour que cette cible évolue. » 
« Top de voir ces manifestations », se réjouit dans la foulée Emmanuel Miquel, dans un message en copie au reste de la direction d’En Marche!. Seul bémol : pour « aller dans le sens » de ce que « Christian [Dargnat – ndlr] évoquait de constituer une petite base de gens disponibles pour appeler des contacts », Miquel « pense qu’il faut être vigilant à ne pas trop diluer l’exercice de Fundraising. Il faut certes se démultiplier, mais le sujet FR [fundraising – ndlr] reste sensible ».

Au terme de plus de deux heures d’entretien filmées, Emmanuel Macron quittait les locaux de Mediapart, vendredi 5 mai vers 23 heures, quand les réseaux sociaux se sont mis à bruire : les Macron Leaks, soit le hacking et la diffusion de milliers de mails de l’équipe de campagne d’En Marche!, étaient publiés sur un site de partage, avant d’être abondamment relayés par l’extrême droite américaine, les réseaux trumpistes puis, en France, par le Front national. Le tout en un temps record.

Mediapart a, dès le début, pris le parti de tenir tous les bouts de cette histoire. C’est-à-dire d’une part dénoncer, comme l’a fait notre journaliste Yann Philippin dans Libération et sur le plateau de MediapartLive, une pure opération de déstabilisation électorale. En publiant dans la nature à deux jours du second tour de l’élection présidentielle un très gros volume de données brutes, non vérifiées et dont la source est totalement inconnue, la méthode employée par les initiateurs des Macron Leaks était en effet déloyale, pour ne pas dire sale. Le but était de créer le chaos.

Mediapart a d’abord enquêté sur les origines de cette boule puante et, notamment, sur l’émergence d’une piste russe – voir nos articles iciiciet .

Pour autant, les Macron Leaks sont susceptibles de contenir des informations d’intérêt public, devenant ainsi un matériau journalistique à part entière, à la condition impérieuse que les documents soient authentifiés de manière indépendante et que les faits découverts soient confrontés loyalement avec les personnes concernées. Dès le lendemain de la « révélation » des Macron Leaks, une équipe de journalistes et techniciens de Mediapart a par conséquent engagé des recherches dans cette immense base de données, en utilisant notamment les outils techniques du consortium European Investigative Collaborations (EIC), à l’origine des Football Leaks ou des Malta Files.

Après deux semaines d’enquête, de vérifications et de respect du débat contradictoire, nous avons décidé de rendre publiques certaines informations qui sont, pour tout ou partie, issues des Macron Leaks. Ces éléments ont été complétés par des témoignages et documents récupérés au fil de la campagne.

Pour cet article sur les dessous de la levée de fonds de la campagne d’Emmanuel Macron, nous avons contacté lundi 15 mai plusieurs dizaines de donateurs, “poissons-pilotes” et membres de l’équipe d’En Marche!. Beaucoup ne nous ont pas répondu. Ils ont été relancés mercredi 17 mai, jour où nous avons adressé une série de questions à la communication d’En Marche! pour que le mouvement s’exprime indépendamment des cas individuels. Nos interrogations sont là aussi restées sans réponse.

Emmanuel Macron’s fatigue gives his government the blues

French president pays for overpromising as rumours of burnout afflict his brand

Opinion Global Insight

ANNE-SYLVAINE CHASSANY

Has Emmanuel Macron run out of puff? The French president’s decision to take a few days off in Normandy last week has fuelled talk of a burnout. The Elysée did not assuage concerns by explaining that Mr Macron sought to “manage his effort” ahead of hosting grand first world war commemorations. Nor did Mr Macron by telling journalists he was following a family tradition of spending January 1 in the pretty Norman port of Honfleur – when he clearly meant November 1. Even his inner circle is worried.

Mr Macron, who sleeps three or four hours a night, is a micromanager at heart. Since he was elected in May last year, power has resided in the hands of a few advisers in the Elysée. His ministers, MPs and party executives have learnt to wait for word from the boss. Any dysfunction at the top would reverberate throughout the government and parliament.

Exhaustion is also out of keeping with the Macron brand. He has made youth, optimism and action his political trademark and part of his push to rekindle the French economy and shake up the EU.

“Macron has positioned himself as the saviour of the world and the one who would change the lives of the French,” said Bruno Cautrès, a political scientist at Sciences Po, the research university. “But domestically and abroad, he seems helpless. He’s paying for over-promising and there isn’t much he can do to fix this, other than to wait for reforms to bear fruit at home.”

Some members of the Macron team depict the presidential pause in less dramatic terms. “He has lows, we all have them,” said one. But another spoke of a “breakdown,” partly linked to the steady decline in the president’s approval ratings, which are now below those of his unpopular predecessor François Hollande.

An Ifop survey suggested Mr Macron’s La Republique en Marche party would receive only 19 per cent in next year’s EU elections, his first electoral test since taking office. That would be behind the far-right forces of Marine Le Pen. He has fallen victim of his own system — whereby he takes care of everything and no one is responsible for anything. He has shown he could conquer power like this, but he can’t govern like this Member of the Macron circle

The last few months have been gruelling for the president. First came the July revelations that Alexandre Benalla, a member of his security staff, had beaten May Day protesters. Then came the resignations of Nicolas Hulot, environment minister, and Gérard Collomb, interior minister. That it took Mr Macron more than two weeks to find a successor to Mr Collomb in the person of Christophe Castaner — a loyalist with no security credentials — has highlighted the limited pool of talent and allies surrounding him.

“He has fallen victim of his own system — whereby he takes care of everything and no one is responsible for anything,” a member of the Macron circle said. “He has shown he could conquer power like this, but he can’t govern like this.” Angela Merkel’s decision to step down as the leader of Germany’s Christian Democrats is another setback. The French leader has bent over backwards to build trust with the chancellor in the hope she would support bold plans to integrate the eurozone further. Ms Merkel’s departure throws into doubt even the meagre concessions she had made to her French counterpart, notably over an embryonic budget for the single currency union.

Some fear that if Mr Macron is cut down to size, it will embolden France’s populists on both the right and the left. This is the theory, promoted by the French president himself, that he is Europe’s last holdout against the new politics of insurgency. But his stumbles could also give hope to members of France’s old political caste. In particular, some in the centre-right Republicans party might see an opportunity to lure back disillusioned voters. Mr Macron might be losing steam, but France’s old political order still hopes to ride its way back to power. anne-sylvaine.chassany@ft.com

Woman killed during French fuel tax protests

Demonstrations across the country underline discontent with Macron’s reforms

‘Yellow-vest’ protesters opposed to increased French fuel taxes block the motorway in Antibes at the weekend © Reuters

Financial Times, David Keohane in Paris

NOVEMBER 18, 2018

A protester was killed in France and 409 people were injured this weekend after more than 2,000 demonstrations broke out across the country over the government’s decision to increase fuel taxes.

On Saturday some 287,000 protesters blocked roads and halted traffic on Saturday, according to the interior ministry. One woman was killed in the east of France after she was hit by a car when a driver panicked after being stopped by the protesters, according to local authorities. More than 280 people were arrested.

The protests continued on Sunday, with about 150 blockades “under surveillance,” according to the interior ministry. Some 200 demonstrators attempted unsuccessfully to block access to the Disneyland theme park.

Around 28 members of the security forces and emergency services were among the injured, including a firefighter seriously hurt while trying to prevent demonstrators from attacking a closed service station.

In Paris tear gas was used by police to repel protesters trying to reach the Elysée Palace and chanting slogans urging President Emmanuel Macron to resign.

The nationwide protests were some of the most serious since Mr Macron took office last year, turning the tables on a leader who captured the power of a grassroots movement to seize the presidency.

Unaffiliated to unions or political parties, the so-called “yellow-vests” movement started with an online petition against the government’s decision to increase fuel taxes to spur drivers to switch to greener vehicles. Within a few weeks, it coalesced into a broader collection of people who feel disregarded and impoverished by the French leader.

The protest underlined the widespread anger Mr Macron is facing less than two years into his five-year term. The president enjoys a solid majority in parliament, allowing him to continue to pass reform bills. But his approval ratings have sunk to lower levels than those of his unpopular predecessor, after his government suffered a series of resignations and was shaken by revelations this summer that a presidential aide had beaten up May Day protesters.

Since then Mr Macron, who some have labelled “president of the rich” and accused of being an out-of-touch urbanite, has been struggling to reboot his presidency.

“The relationship between Macron and the French is broken. It’s finished,” said one 36-year-old man who was protesting for the first time on Saturday at Place de la Bastille in Paris.

More than two-thirds of French people back the yellow-vests protests, whose many faces include Jacline Mouraud, a 51-year-old mother of three from Brittany who posted a video on Facebook to take issue with Mr Macron.

“What do you do with the dough [raised by tax increases], apart from changing the plates at the Elysée or building yourselves swimming pools?” she asks in the video, which has been viewed more than 6m times. Recommended Global Insight Anne-Sylvaine Chassany Emmanuel Macron’s fatigue gives his government the blues

The protests highlight the increasing discontent from rural and suburban voters who have to use their cars on a daily basis. Over the summer, a government measure to cut the speed limit from 90kph to 80kph on secondary roads had already enraged motorists. Politicians on the left and right have embraced the uprising. Last Wednesday the government unveiled a series of measures worth around €500m aimed at helping those hardest hit by the taxes.

That evening, the president appeared on television with a mea culpa. “I have failed to reconcile the French people with their leaders,” Mr Macron told TF1 in a rare moment of humility. “I hear the anger and I think it’s a fundamental right in our society to be allowed to express it.”

La grogne des gilets jaunes

Monique Cochinal

L’augmentation du prix des carburants à la pompe avec des taxes supplémentaires pour financer, soi-disant, la transition écologique, a été la petite goutte d’essence qui a enflammé les braises, et qui a mis « en marche » nos gilets jaunes : un mouvement spontané, sans appui syndicaliste ou politique. Le peuple de France, de simples citoyens qui se lèvent tôt pour aller travailler, et qui s’aperçoivent qu’ils n’arrivent plus à vivre du fruit de leur travail, leur pouvoir d’achat s’amenuisant de jour en jour. Pour les personnes habitant en ville, ils peuvent plus facilement laisser leur voiture, et profiter des transports en commun (de plus en plus chers, eux aussi), mais pour les personnes habitant la campagne ou en périphérie d’une grande ville, la voiture est indispensable pour aller travailler, et payer chaque plein d’essence, ne serait-ce que quelques Euros de plus, devient difficile, surtout sans savoir exactement si ces taxes supplémentaires serviront à la grande cause de la transition écologique. Le peuple, seul, avec les moyens qu’il a, crie son désarroi, sa colère au gouvernement inflexible. Depuis samedi dernier, il y a eu, malheureusement, des accidents graves à certains barrages (une personne morte et plusieurs blessés). Cependant, ils sont toujours aussi déterminés et ne lâcheront pas. Aujourd’hui, des routiers indépendants ont rejoint le mouvement, ainsi que des ambulanciers, des infirmières libérales, de petits commerçants, des cultivateurs, tous ces Français d’en bas de la cordée, soi-disant « riches », trop riches, certes, pour profiter des aides sociales, et constamment accablés d’impôts supplémentaires (les taxes encaissées par l’Etat sont des impôts) n’en peuvent plus. Ils ont surtout le sentiment d’être les éternels « casqueurs » et jusque là « silencieux » citoyens qui renflouent les caisses vides de l’Etat. Alors, les causes nobles, sans cesse évoquées pour justifier une mauvaise gérance du gouvernement actuel, ne sont plus tolérées.

La réaction du gouvernement reste la même et dénote une incompréhension complète et une mauvaise foi évidente : « on ne cédera pas, si vous voulez que vos enfants respirent mieux, il faut vous passer de vos voitures. Il faut acheter des véhicules non polluants, on va vous aider en vous versant des primes pour des voitures électriques, voitures hybrides, on ne peut pas plus. N’allez pas vous plaindre ensuite ». Le hic, est que sur le marché de l’automobile, les véhicules non polluants ne sont pas encore au point. Alors, il reste la marche à pied, la patinette ou le vélo….. Surtout quand on a supprimé les transports en commun, et les quelques lignes d’autocars qui desservaient les villages de nos provinces. Nos gilets jaunes et la majorité des autres Français en ont assez d’entendre les explications embrouillées du Président lui-même, pendant son petit tour de France, pour convaincre cette foule de mécontents, ces Français qui se plaignent tout le temps. Très ennuyé, il a reconnu lui-même qu’il avait échoué dans son attitude à convaincre, mais qu’il suivrait le même cap, pour le bien du pays. Aujourd’hui, à Bruxelles, il ne répondra pas à la question d’un journaliste sur les événements malheureux de ces derniers jours et ces mouvements aux quatre coins de la France. Pourtant, « son » peuple en pleine colère crie de plus en plus fort : « Macron, démission … Macron, démission ».

N’est’il pas temps d’éliminer le juge d’instuction?

Bernard Owen  Maria Rodriguez-McKey

Nous avons très brièvement évoqué des insuffisances du droit français. Il s’agissait d’une comparaison entre la France et les Etats-Unis d’Amérique. Venant de notre centre de recherche vous avez compris qu’il s’agit de questions électorales. Nous citerons Montesquieu et de Tocqueville et rôle des pouvoirs que l’on rencontre dans les démocraties. Il apparaît qu’il faut se rendre au delà de l’oc »Atlantique, à nouveau, pour observer une République plus ancienne  que la notre, qui en droit électoral nous  précède de loin. Les remarques de Tocqueville seraient elles aussi à développer mais une autre fois.

La première partie de notre texte portera sur une règle non écrite concernant les élections aux Etats-Unis et le rôle de la justice pour ne pas influencer le résultat de la même. Le deuxième texte nous ramènera chez nous face à l’attitude de la nouvelle république où de graves dysfonctionnements de la justice qui n’hésite en aucune façon d’intervenir et se substituer au citoyen électeur.

En revanche, aux Etats-Unis, la règle des 60 jours n’est pas écrite, n’est donc pas loi mais un principe qui régie le comportement du Ministère de la Justice et ses avocats et procureurs.  La règle veut qu’il n’ait pas d’intervention d’un procureur dans des affaires politico-judiciaires soixante jours avant une élection, le but étant de ne pas influencer le vote du citoyen et même de donner l’apparence de vouloir l’influencer.

« This short section of the 500-plus-page report shows broad agreement among the current and former Justice Department officials interviewed that there is some kind of principle against taking action in such a way as to potentially influence an election, though the interviewees do not precisely agree on the contours of that principle. »

Le but est est que les fonctionnaires du Ministère ne doivent pas   favoriser un candidat ou un autre même  indirectement. Un procureur fédéral estime même qu’il devrait s’agir de 90 jours avant une élection et non pas 60.

« ..Former U.S. Attorney for the Southern District of New York PreetBharara stated, investigators write, that “there is generalized, unwritten guidance that prosecutors do not indict political candidates or use overt investigative methods in the weeks before an election.” Former Deputy Attorney General Sally Yates located the cutoff more precisely at the 90-day instead of the 60-day mark. (FEDERAL LAW ENFORCEMENT About That 60-Day Rule…bQuinta Jurecic)  Monday, September 3, 2018″)

Le manuel utilisé par le Ministère de Justice est pourtant explicite en ce qui concerne le devoir des fonctionnaires du ministère: il ne doivent pas utiliser leur pour pouvoir pour influence ou avoir un effet sur une élection.  (… the U.S. Attorney’s Manual says, « Employees in the Department of Justice may not . . . use their official authority or influence to interfere with or affect the result of an election. »°  Car il s’agit bel et bien du pouvoir que peut détenir un fonctionnaire.

Les directives du Ministre de la Justice du Président Obama, Erik Holder, étaient précises mais il ajoute que en cas de doute le fonctionnaire devra s’adresser au au Services en charge de l’intégrité du service public. (« In fact, what the Holder memo advises in the case of close calls is to undergo further consultation, with the public integrity section of the criminal division for further guidance ») (6 questions about the timing of the Mueller investigation, By Louis Jacobson on Friday, July 27th, 2018 at 10:57 a.m.)

Le procès Fillon

Voici un article du Figaro qui parle d’un livre qui explique le rôle des magistrats dans l’affaire Fillon.

«La rapidité avec laquelle l’affaire Fillon a été traitée au début est stupéfiante»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Dans un livre qui vise à faire toute la lumière sur «l’affaire Fillon», des révélations du Canard enchaîné à l’élimination de l’ex-candidat, Hervé Lehman dénonce la connivence entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif.

FIGAROVOX.- Un an après l’élimination de François Fillon au second tour de la présidentielle, l’affaire semble au point mort. Comment expliquez-vous cette lenteur après la rapidité de sa mise en examen?

Hervé LEHMAN.- Le rythme actuel de la procédure visant François Fillon est normal, c’est-à-dire conforme à la durée habituelle des procédures d’instruction. Ce qui est stupéfiant, c’est la rapidité avec laquelle l’affaire a été traitée au début, comme si on avait voulu éliminer le principal candidat de l’opposition. Comme il était procéduralement impossible de faire comparaitre François Fillon devant un tribunal dans les quelques mois de l’élection présidentielle, on a choisi d’ouvrir une instruction qui permettait sa mise en examen, cette pré-condamnation des présumés innocents.

À peine l’instruction ouverte, les juges d’instruction ont été désignés; à peine désignés ils ont convoqué, après avoir étudié le dossier pendant le week-end, François et Penelope Fillon pour les mettre en examen. Où était l’urgence? L’affaire remontait à plusieurs années… Certains disent: oui, mais si François Fillon avait été élu, il aurait bénéficié de l’immunité présidentielle pendant son quinquennat et l’affaire aurait été bloquée. Si c’est bien le raisonnement suivi par les juges, cela signifierait qu’ils avaient conscience que la mise en examen allait empêcher François Fillon d’être élu. C’est cette interférence du judiciaire dans le processus électoral qui pose un problème.

L’ancien directeur du FBI, James Comey, vient d’écrire dans son livre qu’il avait eu conscience de nuire à la campagne d’Hillary Clinton en relançant publiquement son enquête quelques jours avant l’élection. Les magistrats en charge de l’affaire Fillon ont-ils pu ne pas avoir conscience qu’ils interféraient dans le rendez-vous démocratique majeur qu’est l’élection présidentielle?

Le Parquet national financier était-il légitime dans cette affaire?

Le parquet national financier a été créé pour lutter contre «la grande délinquance financière». La loi lui donne compétence pour les affaires de détournement de fonds publics «d’une grande complexité». L’affaire de l’emploi de Penelope Fillon est d’une grande simplicité. On n’a pas créé un parquet national financier pour vérifier l’emploi du temps d’une assistante parlementaire de la Sarthe. Si le parquet national financier s’est saisi, précipitamment (le jour même de la sortie de l’article du Canard enchaîné), en raison de la dimension politique de l’affaire, alors ce n’est plus un parquet national financier, mais un parquet national politique.

Cette saisine est d’autant moins compréhensible que, pour les affaires apparues à la même époque, la soirée à Las Vegas d’Emmanuel Macron organisée par Business France qui était dirigée par Muriel Penicaud, l’affaire des assistants parlementaires du Modem de François Bayrou, l’affaire mettant en cause Richard Ferrand, le parquet national financier ne s’est pas saisi, alors même que les deux premières sont plus complexes que le cas de Penelope Fillon.

Ce n’est plus un parquet national financier, mais un parquet national politique.

Il n’y a pas d’explication officielle satisfaisante à ce mystère. Interrogé par La Voix du Nord, le procureur de la République financier a répondu: «je n’ai pas de sens politique».

François Fillon n’a-t-il pas lui-même commis un certain nombre d’erreurs? À commencer par se mettre entre les mains des juges…

Il est évidemment plus facile de commenter après coup, que d’agir dans la tourmente. Mais il est certain que François Fillon a sous-estimé la virulence de l’offensive judiciaire dont il faisait l’objet. Pour qui avait analysé les conditions de la création du parquet national financier et la fermeté de son action dans les affaires mettant en cause la droite, en particulier Nicolas Sarkozy et son entourage, il était évident que ce parquet créé par François Hollande ne se saisissait pas de cette affaire avec une extrême rapidité dans le but de blanchir François Fillon avant l’élection présidentielle. En proclamant dans un premier temps qu’il lui faisait confiance, François Fillon a fait preuve de naïveté.

Il en a été de même lorsqu’il a déclaré qu’il se retirerait de l’élection présidentielle s’il était mis en examen, parce qu’il était convaincu, à tort, que ce n’était techniquement pas possible. On pourrait dire qu’il a alors donné le mode d’emploi à ses adversaires judiciaires.

Après avoir sous-estimé l’offensive judiciaire, François Fillon a surjoué, tardivement, l’indignation en criant au complot et au cabinet noir. Ce n’était plus audible, après ce qu’il avait précédemment dit.

L’ancien Premier ministre a évoqué un cabinet noir. Croyez-vous à cette théorie du complot?

Il n’y a pas de cabinet noir, et pas de complot. Les choses sont plus subtiles que cela. Il y a une chaîne de magistrats, dont la plupart ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira, dont plusieurs ont été aux cabinets de Lionel Jospin ou de Ségolène Royal, dont certains ont été militants ou sont proches du Syndicat de la magistrature. Évidemment, ces magistrats n’ont pas une sensibilité proche de François Fillon ou de Sens commun. Ils ont agi selon leur conscience et leurs convictions.

Comment le juge d’instruction est-il nommé?

Lorsque le juge Tournaire a été désigné comme juge d’instruction principal, la presse a dit: c’est «le juge de fer, François Fillon va passer un sale moment». Mais personne ne s’est interrogé sur la raison pour laquelle c’est ce juge qui s’est trouvé en charge de l’affaire Fillon. Le juge d’instruction n’est pas tiré au sort, il est désigné par le président du tribunal de grande instance. Évidemment, la désignation ne se fait pas au hasard ; elle ne se fait pas non plus sur des critères objectifs et pré-établis. Elle résulte d’un choix non justifié et non motivé.

Il doit donc être constaté qu’a été choisi pour l’affaire mettant en cause le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle un juge qui est réputé pour traiter les politiques comme les délinquants de droit commun, qui était déjà en charge d’affaires mettant en cause Nicolas Sarkozy, qu’il a mis sur écoutes téléphoniques pendant huit mois et qu’il vient alors de renvoyer devant le tribunal correctionnel pour l’affaire Bygmalion contre l’avis de son collègue co-saisi. Le même juge qui mettra en garde à vue Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, en mars dernier, puis Vincent Bolloré en avril. Ici encore, faut-il croire que le choix a été fait en l’absence de tout «sens politique»?

Diriez-vous comme Napoléon Ier que «le juge d’instruction est l’homme le plus puissant de France»?

La procédure d’instruction est archaïque. Elle est très lourde, très lente, et dépend entièrement de la qualité du juge d’instruction saisi.

Le mis en examen est juridiquement présumé innocent, il est médiatiquement et socialement présumé coupable.

Nos grands voisins, l’Allemagne et l’Italie, y ont renoncé ; la plupart des pays démocratiques n’ont pas de juge d’instruction et ont un système clair dans lequel, entre le procureur qui enquête et accuse et la défense, il y a un juge qui ne fait que juger. Comme le dit Robert Badinter, le juge d’instruction est mi-Maigret mi-Salomon, mi-policier mi-juge. C’est une fonction schizophrénique.

La commission Delmas-Marty, mise en place par François Mitterrand et la commission Léger, désignée par Nicolas Sarkozy, de sensibilités différentes et à vingt ans d’écart, sont arrivées à la même conclusion: il faut abandonner la procédure d’instruction. Mais c’est un tabou: dès qu’un projet voit le jour, les conservatismes, notamment syndicaux, crient à la mort de la démocratie et le projet est enterré pour vingt ans. Le prétexte est que le parquet n’est pas indépendant et qu’il pourrait manipuler les affaires politiques. Pour 1 % des affaires, dites politiquement sensibles, on maintient un système qui marche mal pour les autres 99 %. Surtout, il est possible de mettre en place des garde-fous pour les affaires politiques. Et on voit avec l’affaire Fillon que l’existence du juge d’instruction n’est pas une garantie contre des dérives dans les affaires politiques.

Si l’on maintient la procédure d’instruction, il faut à tout le moins supprimer la mise en examen qui est un fléau judiciaire. Le mis en examen est juridiquement présumé innocent, il est médiatiquement et socialement présumé coupable. Chaque année, environ dix mille personnes mises en examen sont finalement déclarées innocentes, mais restent aux yeux de tous suspectes parce que le sceau d’infamie de la mise en examen est indélébile. Techniquement, la mise en examen n’est pas nécessaire ; pour les mis en examen qui seront reconnus innocents des années plus tard, elle produit des effets catastrophiques.

Le réchauffement climatique: la nouvelle religion…

 

Quelques extraits de deux articles intéressants sur la question. 

 

Le réchauffement climatique est-il une nouvelle religion ?

Quand Al Gore convoque Dieu pour sa propagande mondialiste

  • https://www.egaliteetreconciliation.fr

Gore est comme le pape François : il en appelle à la religiosité pour inciter les croyants – au nombre desquels il affirme appartenir – à lutter contre le réchauffement climatique. Dieu le veut ! Cette nouvelle croisade d’ordre spirituel est à mettre sur le même plan que la lutte pour les droits des Noirs, celle pour le vote des femmes et encore celle pour l’abolition de l’esclavage au cours de la Guerre civile américaine, à en croire le réalisateur du film Une vérité qui dérange.

…   « Il y a un formidable business derrière la thèse du réchauffement climatique »

François Gervais est professeur et physicien, spécialiste de la science des matériaux. Il a à son actif 273 publications, dont 5 livres et 226 articles parus dans des revues à comité de lecture. Ses travaux sont connus pour s’opposer à la « conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux ».

·       Le « réchauffement climatique » : réalité ou phénomène médiatique ?

La cause du réchauffement climatique est-elle anthropique ? Et y a-t-il même un réchauffement climatique ? Pour un tour efficace de la question, ne cherchez pas à la télévision ou dans les journaux : l’avenir de l’information est sur Internet.

Le Réchauffement Climatique Est La Nouvelle Religion Des Elites Urbaines Des Pays Developpés

Vendredi 31 Juillet 2009

Ian Plimer est scandalisé par les Ayatollahs de l’environnementalisme puriste, les Torquemadas de la doctrine du réchauffement climatique mondial, et semble savourer l’accusation d’hérésie dont ils l’accablent.

Plimer est géologue, professeur de géologie à l’Université Adelaide, et il est probablement le plus connu et le plus célèbre universitaire d’Australie.

Plimer, voyez vous, est un invétéré critique du « réchauffement climatique anthropiques » – – de vous à moi, c’est à dire le changement climatique résultant de l’activité humaine – – et l’actuelle orthodoxie environnementale déclarant que si nous changeons nos manières de polluer, le réchauffement climatique peut être inversé.

Ce n’est bien sûr pas nouveau d’avoir un scientifique de haut niveau disant que le réchauffement mondial est un phénomène totalement naturel avec de nombreux précédents dans l’histoire. Un grand nombre ont également avancé un tel argumentaire, que c’est dire n’importe quoi que d’affirmer que le comportement humain provoque l’actuel changement climatique. Et souvent, les arguments démontrant que c’est totalement ridicule de supposer que des changements dans le comportement humain – nettoyer nos propres actes par le biais de taxes- arnaques – peut renverser la tendance.

Mais la plupart de ces voix scientifiques et universitaires se sont tuent face au Jacobisme environnemental. Purger l’humanité de ces supposées pêchés que sont les dégradations environnementales est devenu une nouvelle religion qui a ses fanatiques et souvent son clergé intolérant, spécialement parmi les élites urbaines des pays développés.

Mais Plimer ne montre aucun signe de vouloir se conformer à cette orthodoxie, et vient juste de publier le dernier de ses six livres et 60 articles académiques sur le sujet du réchauffement climatique. Ce livre : Heaven and Earth – Global Warming : The Missing Science, rassemble une grande partie de son travail antérieur. Il se réfère principalement à A Short Story of Plant Earth, basé sur une décénnie d’émissions radio qu’il a animé en Australie.

Ce livre, publié en 2001, a été un bestseller et remporté plusieurs prix. Mais Plimer a trouvé difficilement un éditeur pour son dernier livre, ce qui montre à quel point depuis le lobby environnementaliste pratique l’intimidation.

Plimer y fait une proposition comme quoi le réchauffement climatique anthropique n’est rien de plus qu’une arnaque du public par les fondamentalistes environnementalistes, adoptée cyniquement par les politiciens et les responsables gouvernementaux qui adorent vraiment toute question provoquant de l’anxiété dans l’opinion publique.

Tandis que les environnementalistes pour la plupart tirent leurs conclusions d’informations sur le climat rassemblées dans les dernières centaines d’années, les géologues, dit Plimer, travaillent dans un cadre temporel qui remonte à des mille millions d’années.

La dynamique et le changement de caractère du climat sur Terre a toujours été connu des géologues. Ces changements sont cycliques et ont un caractère hasardeux, dit-il. Ils ne sont pas provoqué ou significativement affecté par le comportement humain.

Par exemple, la glace polaire a été présente sur Terre durant moins de 20% du temps géologique, écrit Plimer. De plus, les extinctions animales font complètement partie de l’évolution de la Terre. (Au fait, Plimer s’oppose aussi avec véhémence aux créationnistes et a été traîné en justice pour avoir interrompu des réunions de dirigeants religieux et d’évangélistes qui affirmaient que la Bible était une vérité à prendre au sens littéral).

Plimer est particulièrement agacé par ce qui est dit sur le dioxyde de carbone, son rôle quotidien sur la vie sur Terre, et les effets supposés sur le climat de la production humaine de gaz. Il dit que le dioxyde de carbone atmosphèrique a actuellement atteint ses taux les plus bas de ces 500 dernières millions d’années, et que le dioxyde de carbone atmosphérique ne représente que 0.001 % du montant total des produits chimiques trouvés dans les océans, les rochers en surface, les sols, et différentes formes de vie. En fait dit Plimer, le dioxyde de carbone n’est pas un polluant mais constitue une nourriture pour les plantes. Les plantes se nourrissent de dioxyde de carbone et excrète de l’oxygène. L’activité humaine, dit -t-il, contribue pour une infime fraction même à la présence du dioxyde de carbone atmosphérique.

Il n’y a pas de problème de réchauffement climatique, a continuellement répété Plimer.

Il fait remarquer que les périodes humaines de réchauffement climatique ont été des époques d’abondance quand la civilisation faisait des bonds en avant. Les époques glacières, à l’opposé, ont été des époques pendant lesquelles le développement humain s’est ralenti voire même était sur le déclin.

Donc le réchauffement climatique dit Plimer est quelque chose que les humains devraient bien accueillir et adopter chaleureusement comme étant annonciateur de bons moments à venir.

Jonathan Manthrope 29/07/09 www.vancouversun.com Copyright The Vancou

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Emmanuel Macron et le richissime Georges Soros

Monique Cochinal

Qui n’a pas entendu parler de ce financier, né en 1930 à Budapest qui, de spéculations en spéculations, est devenu le plus puissant agitateur de la planète. Il est le créateur d’une quantité de fondations, universités, écoles, sociétés civiles. En 1992, il spécule sur une baisse de la Livre Sterling, et contraint la Banque d’Angleterre à sortir du système monétaire. En une nuit, il accroît considérablement sa fortune. Il se fait admirer pour ses causes humanitaires, mais aussi et surtout haïr par les nombreuses personnes qu’il a ruinées par ses spéculations malhonnêtes. Il va même jusqu’à prêter de l’argent aux Etats. Partout, il a des acolytes adhérant à son idéologie (grandes banques internationales, chefs d’Etat, Ministres, Députés de l’Union Européenne). A travers ses fondations lancées en 1984 et l’Open Soulty Distribute, il a distribué plus  de 8 milliards de Dollars à diverses causes humanitaires dans 70 pays différents. Il se dit un « chef d’Etat apatride ». Quelle est son idéologie ? Il avoue qu’à travers sa fondation : « open society foundation » il essaie de construire des sociétés vibrantes et tolérantes avec des gouvernements qui soient responsables et ouverts à la participation de tous les citoyens. Il définit comme « fermée » toute société qui adopte des politiques qui ne sont pas de son goût. Par sa fortune, bien mal acquise, il intervient partout : aux Etats Unis, au Moyen Orient, en Russie, en Europe. Plusieurs fois condamné à de très fortes amendes, il poursuit son travail de destruction, faisant et défaisant, selon son goût, les gouvernements du monde.

En France, nous avons assisté, impuissants, à la montée d’une idéologie semblable à celle de Georges Soros, en la personne de notre président actuel. Emmanuel Macron, jeune Français, financier aux brillants succès dans une banque internationale, très bien introduit auprès des plus puissants de la finance (G. Soros en tête), s’introduit dans le domaine de la politique et devient Ministre de l’Economie, dans le gouvernement de François Hollande. Très bon plan, il pourra s’initier aux méandres de la politique, car il est doué, et apprend vite. De plus, il est fort ambitieux. Au moment opportun, il quitte le gouvernement et se présente seul, sans l’appui d’un parti, candidat à la présidence de la République. Certes, il n’est pas présenté par un parti, mais il a le soutien de son ami Soros (on dit que sa campagne électorale a été subventionnée, en partie, par les dollars de G. Soros). Et encore lui et ses dollars ! On entend encore les slogans de sa campagne. Un gouvernement issu de la société civile, libéral, sans étiquette, bien déterminé à réformer cet ancien monde à la société fermée pour « construire une société vibrante et tolérante avec un gouvernement responsable et ouvert à la participation de tous les citoyens », et entrer dans le « nouveau monde ». Le Macron « apolitique » se voit dans l’obligation de fonder un nouveau parti : La République en Marche. Savez-vous le nom favori de Soros pour sa fondation ? « move on », en français « En marche ». Très curieux comme coïncidence !!

Dix huit mois de « macronisme » ont passé. Malgré un échec de sa politique, le Président persiste et poursuit son idéologie, d’une main de fer, toujours sans opposition, attaquant les Etats voisins et amis, tous ceux qui ne partagent pas sa politique. Par des allocutions de plus en plus sinistres, il a lancé la campagne électorale des élections européennes, de mai 2019, en  dénonçant les Etats européens qui n’adhèrent pas à son idéologie (Hongrie, Autriche, Italie, Pologne, la Grande Bretagne et le brexit), et en les traitant de « nationalistes », « populistes ». Lui et lui seul livrera un combat sans fin pour que vive l’Union Européenne. Voilà le roi parti en guerre !

«Gilets jaunes» : 2 000 rassemblements, une manifestante tuée et 47 blessés

(EN CONTINU) rt.com 17 nov. 2018, 07:21  

La mobilisation des «gilets jaunes» contre les hausses du prix du carburant se déroule ce 17 novembre. Vers 13h, le ministre de l’Intérieur dénombrait 124 000 manifestants. Une manifestante est morte en Savoie, renversée par une voiture.

  • Samedi 17 novembre – 14h33 CET

Sur les Champs-Elysées à Paris, la police fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants.

DIRECT Paris : La situation dégénère sur les Champs-Elysées, les forces de l’ordre utilisent des moyens lacrymogènes pour repousser les #GiletsJaunes. (images @RemyBuisine) https://wp.me/p7GDoh-d7p 

14:25 – 17 nov. 2018

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Lire aussi : Tensions sur les Champs-Elysées : des Gilets jaunes repoussés par du gaz lacrymogène (VIDEOS)

  • 14h28 CET

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali était invitée à commenter les revendications du mouvement des Gilets jaunes, qui manifestent dans toute la France le 17 novembre. «Les gens n’ont plus rien pour vivre […] Il leur manque de l’argent pour finir leur fin de mois ; finir de manger, finir de s’habiller, finir de se chauffer […] C’est une réalité», a-t-elle notamment estimé.

Auteur: RT France

  • 14h08 CET

A Paris, un groupe de «gilets jaunes» qui tentait de s’approcher de l’Élysée a été repoussé par la police.

14:07 – 17 nov. 2018

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  • 14h06 CET

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Paris : Des #GiletsJaunes ont bloqué les Champs-Elysées et réclament le soutien des policiers sur le dispositif de sécurité. (images @RemyBuisine) https://wp.me/p7GDoh-d7p