Sondage: 6 Français sur 10 « mécontents » de l’action de Macron 18/04/2018 à 08h16

Un an après son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron est en outre considéré comme « autoritaire » par 73% des personnes interrogées pour cette étude parue mercredi.

Six Français sur dix se disent « mécontents » de l’action d’Emmanuel Macron, un an après son élection à la tête de l’Etat, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, Sud Radio et CNEWS publié ce mercredi.

A la question: « Au global, un an après l’élection d’Emmanuel Macron comme président de la République, diriez-vous que vous êtes très satisfait, plutôt satisfait, plutôt mécontent ou très mécontent de son action? 58% des Français ont répondu « mécontents ». 24% sont « très mécontents » et 34% « plutôt mécontents ». Ils sont 42 % à se dirent « satisfaits », 38 % « plutôt satisfaits » et 4 % « très satisfaits ».

Engagements tenus

Concernant « les engagements qu’Emmanuel Macron avait pris durant la campagne électorale », 57 % des sondés estiment qu’ils ont été « tenus ». 43 % avancent le contraire.

Sur le bilan par domaine d’action, ils sont 67% à estimer le bilan « positif » pour « les relations avec l’Union européenne », 63% pour « l’image de la France à l’étranger », 56% pour « la croissance et l’attractivité de la France ». Ils sont en revanche seulement 27% à juger « positif » le bilan de « la réforme des retraites » et 18% celui de « la situation à l’hôpital. »

Enfin, 73% des sondés trouvent Emmanuel Macron « autoritaire », 67% pensent qu' »il sait où il va ». Ils sont 53% à le trouver « sympathique » mais seulement 30% à le trouver « proche des préoccupations des Français ».

Enquête réalisée en ligne du 12 au 16 avril auprès de 1.201 personnes de 18 ans et plus, représentatif de la population française, selon la méthode des quotas.  

Elabe: Baromètre politique (avril 2018) : Légère baisse de l’exécutif

L’exécutif est en légère baisse (-2 points) : Emmanuel Macron obtient 39% de confiance, Edouard Philippe 35%.

Après une hausse de 3 points le mois dernier (38% à 41% de confiance), Emmanuel Macron est en baisse de 2 points et recueille la confiance de 39% des Français interrogés par Elabepour Les Echos et Radio Classique, pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays*. Après cette nouvelle légère inversion de la dynamique d’opinion, on observe une relative stabilité de la cote de confiance d’Emmanuel Macron depuis le mois d’août 2017, oscillant entre 37% et 42%.

Une majorité de Français (55%, +3) déclare ne pas lui faire confiance, dont 24% (+2) « pas du tout confiance ».

Le Premier ministre, Édouard Philippe, est lui aussi en baisse (-2 points) et obtient 35% de confiance.

53% des Français (+2) déclarent ne pas faire confiance à Edouard Philippe, dont 25% (+3) « pas du tout confiance ». 12% ne se prononcent pas (stable).

Dans le détail, la cote de confiance d’Emmanuel Macron est en baisse auprès de ceux qui lui avaient accordé une prime de confiance le mois dernier : les Français âgés de 35 à 49 ans (37%, -10) ceux de 65 ans et plus (42%, -7), des classes moyennes (41%, -6) et des classes populaires (27%, -7).

En revanche, auprès des cadres, il est en hausse de 6 points, à 65%, et atteint son plus haut niveau depuis le début du quinquennat auprès de cette catégorie de population. A noter que l’écart du niveau de confiance entre les cadres et les classes populaires n’a jamais été aussi important depuis mai 2017 (38 points).

D’un point de vue politique, il est en baisse de 13 points par rapport au mois dernier auprès des électeurs de Benoît Hamon (30%) et de 5 points auprès des électeurs de François Fillon (49%).

Malgré un soutien toujours très fort, il atteint auprès de ses propres électeurs, son point le plus bas après une légère baisse de 3 points, à 81%.

La cote de confiance du Premier ministre est en baisse auprès des mêmes catégories de population qu’Emmanuel Macron : les Français âgés de 35 à 49 ans (35%, -4), ceux de 65 ans et plus (40%, -9), les classes moyennes (35%, -4) et les classes populaires (25%, -3).

D’un point de vue politique, Edouard Philippe est également en baisse auprès des électeurs de Benoît Hamon (24%, -15) et de François Fillon (47%, -10).

*Le terrain d’enquête a été réalisé pendant la grève de la SNCF, les 3 et 4 avril 2018.

Image des personnalités : Nicolas Hulot (42%, +2) et Alain Juppé (38%, +2) restent en tête du classement.

Nicolas Hulot reste en tête (42%, +2) et devance toujours Alain Juppé (38%, +2) dans le classement des personnalités politiques préférées des Français. Jean-Yves Le Drian occupe une nouvelle fois la troisième position avec 31% d’image positive (stable).

Testé pour la première fois depuis septembre 2017, Nicolas Sarkozy se place en 4ème position avec 27% d’image positive. Il est au même niveau que Jean-Luc Mélenchon (27%, +3) et Olivier Besancenot (27%), lui aussi testé pour la première fois.

A noter que Marlène Schiappa est en hausse de 4 points, à 20% d’image positive.

Auprès des sympathisants de la gaucheJean-Luc Mélenchon reprend la tête du classement (61%, +3), quasiment au même niveau qu’Olivier Besancenot (60%). Benoît Hamon est en baisse de 8 points (53%) après une forte hausse le mois dernier et prend la troisième place. A noter, qu’après une forte hausse le mois dernier, Jean-Michel Blanquer perd 8 points, à 12% d’image positive.

Auprès des sympathisants de « La République En Marche ! » et du MoDem, Jean-Yves Le Drian prend la tête du classement (65%, +4) juste devant Nicolas Hulot (63%, -3) et Alain Juppé (61%, -6). Après de fortes baisses le mois dernier, Gérard Collomb (58%), Bruno Le Maire (53%) et Gérald Darmanin (35%) sont en hausse ce mois-ci (respectivement +6, +10 et +10).

A l’inverse, après une baisse le mois dernier, Marlène Schiappa est en hausse de 10 points à 42% d’image positive. A noter que François Bayrou perd 7 points ce mois-ci, à 42%.

Auprès des sympathisants de la droiteNicolas Sarkozy est largement en tête du classement, à 71% d’image positiveAlain Juppé (55%, +2), Xavier Bertrand (53%, stable) et Valérie Pécresse (52%, +4) suivent au classement.

Après une chute de 13 points le mois dernier, Laurent Wauquiez reprend 7 points, à 43%. Auprès des seuls sympathisants LR, il progresse de 17 points (52%) effaçant quasiment sa baisse de 20 points du mois dernier. A noter que Nicolas Dupont-Aignan est en hausse de 9 points, à 42%, à un point de Laurent 

Pourra-t-il durer 5 ans ?

HUFFINGTON POST POLITIQUE

01/03/2018 05:00 CET | Actualisé 01/03/2018 09:36 CET

La popularité de Macron s’effondre de 11 points – SONDAGE

Dans notre baromètre YouGov, le chef de l’Etat perd 31 points de confiance chez les seuls sympathisants LR. Du jamais vu.

Par Geoffroy Clavel

POLITIQUE – Encore stable début février après une remontée inédite, la cote de popularité du président de la République s’effondre littéralement au cœur de l’hiver. Dans la vague du mois de mars de notre baromètre Yougov réalisé pour Le HuffPost et CNewsEmmanuel Macron voit son indice de confiance auprès des Français interrogés lourdement chuter de 11 points à 30% d’opinions favorables.

Face à ce qui s’apparente à sa plus forte dégringolade depuis son arrivée à l’Elysée, le chef de l’Etat retrouve son niveau de popularité le plus faible depuis le début du quinquennat et perd tout le bénéfice de sa « remontada » sondagière enregistrée depuis son dernier plus bas au mois de septembre dernier. Dans le même temps, le nombre d’avis défavorables augmente de 13 points à 58% des personnes interrogées.

YOUGOV

Désaveu cinglant chez les sympathisants LR

Faut-il voir dans cette bérézina les limites atteintes par la ligne du « en même temps » chère au fondateur d’En Marche? Une chose est certaine: celui-ci perd des plumes à gauche comme à droite. Entre le renoncement à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la politique budgétaire défavorable aux retraités dont le pouvoir d’achat a été grevé par le relèvement de la CSG, l’électorat de droite, traditionnellement plus âgé, inflige un désaveu sans appel au président de la République: Emmanuel Macron perd ainsi 31 points (!) de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (24% d’opinions favorables) qui soutenaient jusqu’alors majoritairement son action.

Dans le même temps, il perd 13 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (33% d’opinions favorables), 5 points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables) et 3 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (13% d’opinions favorables). Un électorat sensible aux débats sur l’immigration et visiblement décontenancé par la ligne dure adoptée par le président de la République vis à vis des migrants. Fait notable, la cote d’Emmanuel Macron gagne 3 points auprès des sympathisants du Front National (19% d’opinions favorables).

Edouard Philippe et le gouvernement plongent aussi

Si le président de la République est le plus affecté par ce désamour, Edouard Philippe et le gouvernement n’échappent pas au phénomène. Crédité lui aussi de 30% d’opinions favorables, le premier ministre perd six points en mars dont 23 points auprès des seuls sympathisants Les Républicains (27% d’opinions favorables).

Le scénario est identique s’agissant de l’équipe exécutive. Avec 28% d’opinions favorables, le gouvernement perd 8 points par rapport au mois dernier, dont 22 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains, 10 points auprès des électeurs centristes et 6 points auprès des sympathisants PS, EELV.

Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews de Mars 2018

Par Antoni Minniti, Research Executive

SurMars 1, 2018, 10:45 a.m.

Après un coup d’arrêt en février, le couple exécutif dévisse ce mois-ci

Dans un début d’année marqué par un nombre important de réformes, dont la réforme de la SNCF, Emmanuel Macron mais également Edouard Philippe enregistrent une baisse importante d’opinions favorables ce mois-ci.

Crédité de 30% d’opinions favorables, le Président de la République perd 11 points et enregistre son plus mauvais score depuis le début de nos mesures (atteint également en septembre dernier). Malgré une hausse de 3 points auprès des sympathisants du Front National (19% d’opinions favorables, +3 points par rapport au mois dernier) le chef de l’Etat est fragilisé sur l’ensemble des autres franges de l’opinion. En effet, Emmanuel Macron perd 31 points auprès des sympathisants Les Républicains (24% d’opinions favorables), 13 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (33% d’opinions favorables), 5 points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables) et 3 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (13% d’opinions favorables).

Le Premier ministre connaît le même sort, crédité lui aussi de 30% d’opinions favorables (-6 points comparé au mois dernier). Tout comme le chef de l’Etat, Edouard Philippe enregistre une hausse auprès des sympathisants du Front National (21% d’opinions favorables, +7 points) mais est en retrait sur l’ensemble des autres franges de l’opinion. Ainsi, le chef du gouvernement perd 23 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (27% d’opinions favorables), 5 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (36% d’opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (9% d’opinions favorables) et également 3 points auprès de sa majorité (82% d’opinions favorables).

Inchangé, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français se resserre tout de même ce mois-ci. On retrouve toujours en tête le « chômage et l’emploi » (22%, -3 points) suivi de l’« immigration » (18%, +3 points) et de la « protection sociale » (17%, +2 points).

A l’instar du couple exécutif, le gouvernement enregistre une baisse importante de popularité ce mois-ci

Avec 28% d’opinions favorables, le gouvernement perd 8 points par rapport au mois dernier. Exceptée une hausse de deux points auprès des sympathisants du Front National (16% d’opinions favorables, +2 points) et auprès des sympathisants d’Extrême gauche (10% d’opinions, +2 points), le gouvernement perd du terrain sur l’ensemble des autres franges de l’opinion. En effet, les membres du gouvernement perdent 22 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (26% d’opinions favorables), 10 points auprès de leur majorité (79% d’opinions favorables), et 6 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (32% d’opinions favorables).

Ainsi, la popularité du gouvernement baisse sur la quasi-totalité des items testés. En déclin, on note toujours que plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (51%, -4 points). Derrière, moins d’un Français sur deux estime qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (44%, -4 points), qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (39%, -10 points) et qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (36%, -10 points). En baisse également, moins d’un tiers des Français estime qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -3 points) et qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (31%, -5 points). Enfin, moins d’un quart des Français estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (24%, -5 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (17%, stable).

Le Front National, quant à lui, enregistre des résultats plus variés. En effet, toujours plus de 3 Français sur 10 estiment que le Front National a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (37%, stable) et qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (36%, stable). Derrière, moins d’un tiers des Français estime qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (32%, -2 points), qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (30%, +1 point), et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (28%, +1 point). Enfin, moins d’un Français sur quatre estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (22%, stable), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, stable) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (19%, -2 points).

 

A vouloir faire plaisir à tous…

Pouvoir d’achat, hausses des taxes… pourquoi la popularité d’Emmanuel Macron baisse

 16h48 , le 19 février 2018, modifié à 20h56 , le 19 février 2018

Emmanuel Macron n’est plus majoritaire dans l’opinion, selon le baromètre Ifop publié par le JDD dimanche. Pour la première fois, les critiques sont homogènes autour d’un facteur précis : le pouvoir d’achat.

Pour deux Français sur trois, Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale

09h17, le 24 février 2018

Deux Français sur trois ne font pas non plus confiance au président et à son gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa.

Plus de deux Français sur trois considèrent qu’Emmanuel Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale et une même proportion ne lui fait pas confiance pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa publié vendredi*. Alors que le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes samedi, 69% des personnes interrogées jugent le chef de l’État « plutôt éloigné » des préoccupations de la France rurale, contre 30% d’un avis contraire. Jean-Luc Mélenchon fait légèrement mieux en la matière avec 36% de réponses positives, mais 15% seulement des Français interrogés considèrent Laurent Wauquiez « plutôt proche » des préoccupations du monde rural, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.

La grande popularité du monde agricole. Par ailleurs, deux Français sur trois (65%) ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », contre 34% d’un avis opposé. Et une proportion semblable (66%) ne leur fait pas confiance pour « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail », contre 33% d’un avis contraire. À l’opposé, les agriculteurs jouissent pour leur part d’une grande popularité auprès des Français : 88% des personnes interrogées ont une « bonne opinion » d’eux et seuls 12% sont d’un avis opposé.

Des pratiques critiquées. Une popularité qui n’exclut pas quelques réserves : si 95% des Français considèrent que les agriculteurs « sont utiles au pays », ils sont 79% à penser qu’ils « utilisent trop de pesticides ». Enfin, pour 41% les agriculteurs sont « trop subventionnés » et 17% seulement estiment qu’ils « sont justement rétribués par la grande distribution ».

*Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Début janvier déjà, Emmanuel Macron accusait déjà une légère baisse dans notre baromètre mensuel réalisé par l’Ifop. Dimanche, la cote de popularité du chef de l’Etat s’est fixée à 44% d’opinions favorables, soit 6 points de moins que le mois précédent. Une nouvelle chute en réalité après la sévère désillusion de l’été dernier, quand le Président a vu cette même cote de popularité passer de 64% à 40%. Une telle évolution est observée dans les études de tous les autres instituts de sondage (Elabe, Harris, Ipsos, BVA et Kantar-TNS).

« L’effet déceptif » de la politique du gouvernement

Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop qui décrit « un coup d’arrêt pour le couple exécutif », insiste auprès du JDD sur une forte chute dans la catégorie des classes moyennes (moins 17 points chez les professions intermédiaires), et relativement importante chez les retraités et ceux qui s’apprêtent à le devenir. Ces derniers sont directement impactés par l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG), qu’ils ont pu constater sur leurs revenus à la fin du mois de janvier.

En revanche, Emmanuel Macron ne voit pas sa cote de popularité augmenter chez les 25-65 ans, dont une grande partie, actifs, ont pu voir leur salaire net augmenter en janvier. « L’enjeu du pouvoir d’achat gagne en intensité, commente Frédéric Dabi. Il y a un effet déceptif de la politique menée, avec un décalage entre le discours de Macron et la promesse d’augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, et les effets réels de sa politique, d’autre part. »

C’est bien la question du pouvoir d’achat qui cristallise les déceptions, alors qu’au 1er janvier, les prix du gaz, diesel, du fioul domestique ou des timbres ont augmenté. En mars, c’est le prix du paquet de cigarettes qui augmentera d’un euro. Selon le baromètre annuel de l’Observatoire Cetelem, publié le 6 février dernier, 48% des consommateurs jugent même que leur pouvoir d’achat a baissé en 2017… alors que selon une étude de l’Insee, l’indice du pouvoir d’achat moyen des Français a augmenté d’1,6% l’an dernier.

Les Français ne font pas confiance à Macron pour « améliorer leur niveau de vie »

Frédéric Dabi explique cela par la théorie du « vase-communicant ». « C’est l’idée que ce que le gouvernement nous donne d’un côté, il nous le prend de l’autre ; que s’il augmente le pouvoir d’achat des salariés, il devra trouver des recettes complémentaires pour équilibrer les comptes », résumait le directeur général adjoint de l’Ifop dans une interview fin janvier dans L’Obs en marge d’une étude Ifop sur l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Cela réactive une préoccupation plus générale depuis le début du quinquennat, développait encore le politologue. Les Français se disent qu’Emmanuel Macron va transformer le pays, certes, et qu’il le fait en cohérence avec son programme présidentiel. Mais ils se demandent s’ils vont eux-mêmes bénéficier de cette transformation. S’agira-t-il d’un changement pour tous? » Résultat : 70% des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour « améliorer leur niveau de vie » selon le sondage Elabe du 1er février dernier pour Les Echos-Radio Classique.

A ce contexte, il faut ajouter quelques bourdes du gouvernement qui n’ont pas arrangé ce climat de défiance. Mi-janvier sur LCP, la ministre Jacqueline Gourault a ainsi laissé entendre – avant de revenir sur ses propos – que la suppression de la taxe d’habitation serait compensée par la création d’un nouvel impôt. L’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et plusieurs mouvements sociaux (ceux des personnels soignants, des surveillants de prison ou aujourd’hui des cheminots de la SNCF) ont également contribué à écorner l’image du couple exécutif. « Des premières critiques sur le réel changement du pays », résume Frédéric Dabi.

YouGov: Le couple exécutif marque un coup d’arrêt ce mois-ci

Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews de Février 2018

Par Antoni Minni,  ti, Research Executive

Février 5, 2018, 3:10 pm

Après un début d’année très positif et des rendez-vous politiques importants, le couple exécutif marque un léger coup d’arrêt ce mois-ci avant son déplacement très attendu sur l’Île de Beauté début Février.

Avec 41% d’opinions favorables, le Président de la République parvient à conserver son pic de début d’année. Malgré une légère baisse auprès de sa majorité (90% d’opinions favorables, -1 point), c’est auprès des extrêmes que s’explique l’arrêt de la tendance positive observée en fin d’année dernière : en effet, Emmanuel Macron perd 12 points auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (16% d’opinions favorables) et 6 points auprès des sympathisants du Front National (16% d’opinions favorables). A contrario, c’est grâce aux sympathisants PS, EE-LV (46% d’opinions favorables, +5 points) et aux sympathisants du parti Les Républicains (55% d’opinions favorables, +14 points) que le chef de l’Etat parvient à maintenir ses scores de popularité ce mois-ci.

Le Premier ministre, quant à lui, ne parvient pas à éviter une baisse de popularité. Malgré une tendance similaire, Edouard Philippe perd 2 points et se voit crédité de 36% d’opinions favorables. Tout comme le Président, Edouard Philippe perd des points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables, -2 points) et auprès des extrêmes : -10 points auprès des sympathisants d’Extrêmes gauche (12% d’opinions favorables) et -6 points auprès des sympathisants du Front National (14% d’opinions favorables). Enfin, le chef du gouvernement parvient à gagner 1 point auprès des sympathisants PS, EE-LV (41% d’opinions favorables) et 8 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (50% d’opinions favorables).


Pourcentage d’opinions favorables à l’égard du couple exécutif

Inchangé, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français voit le « chômage et l’emploi » toujours en tête (25%, +3 points). Derrière, l’« immigration » (15%, stable) et la « protection sociale » (15%, stable) complètent le podium.

A l’instar d’Edouard Philippe, le gouvernement ne parvient pas à éviter une baisse de popularité ce mois-ci

Avec 36% d’opinions favorables, le gouvernement perd 1 point par rapport au mois dernier. Malgré une hausse auprès de sa majorité (89% d’opinions favorables, +1 point) et une hausse auprès des sympathisants du parti Les Républicains (48% d’opinions favorables, +7 points), le gouvernement baisse sur toutes les autres franges de l’opinion. Dans le détail, les membres du gouvernement perdent un point auprès des Frontistes (14% d’opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (38% d’opinions favorables) et de 15 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (8% d’opinions favorables).

Plus disputé que le mois dernier, le gouvernement se voit sanctionné ce mois-ci sur une partie des items testés. En baisse, toujours plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (55%, -2 points). En retrait, près d’un Français sur deux estime qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (49%, +2 points), qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (48%, -2 points) et qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (46%, +4 points). En baisse également, un peu plus d’un Français sur trois estime qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (36%, -1 point) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (35%, -1 point). Enfin, moins d’un Français sur trois estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (29%, +1 point) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (17%, -2 points).

A l’inverse du gouvernement et du mois dernier, le Front National enregistre des résultats stables. En effet, en hausse, toujours plus de 3 Français sur 10 estiment que le Front National a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (37%, +4 points), qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (36%, stable) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (34%, +2 points). Derrière, un peu plus d’un quart des Français estime qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (29%, +1 point) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (27%, +1 point). Enfin, moins d’un Français sur quatre estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (22%, -1 point), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, stable) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (21%, +3 points).

Notre-Dame-des-Landes : la popularité de Macron en chute libre dans l’Ouest •

Les zadistes font peur…

 

 

 

 

 

  • Le Figaro –
  • LE SCAN POLITIQUE – Selon un sondage BVA, le chef de l’Etat perd plus de 30 points de popularité dans les Pays de la Loire et en Bretagne après sa décision d’abandonner la construction de l’aéroport.

«Je fais ce que j’ai dit». Ou presque. En abandonnant la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron n’a pas tenu sa promesse de campagne de respecter le référendum local de juin 2016, lors duquel 55% des votants s’étaient prononcés en faveur du projet. Et les habitants de l’Ouest de la France lui en tiennent semble-t-il rigueur. Dans un sondage BVA pour Orange et La Tribune publié ce mercredi, le chef de l’État subit une importante chute de popularité dans les régions concernées. Si 66% des habitants des Pays de la Loire et de Bretagne avaient une bonne opinion du chef de l’État en décembre, avant la décision de l’exécutif, ils ne sont aujourd’hui que 34%, soit moitié moins. «On peut imaginer que cette baisse s’explique par la crainte d’un contrecoup économique négatif local lié à l’abandon du projet d’aéroport», note l’institut de sondage.

Edouard Philippe paye les 80 km/h

Au niveau national, Emmanuel Macron perd cinq points de popularité, passant de 52% à 47% de bonnes opinions. Outre Notre-Dame-des-Landes, la baisse est marquée chez les retraités et les demandeurs d’emploi, inquiets d’une possible baisse du pouvoir d’achat, mais également chez les sympathisants de gauche, en plein débat sur la politique migratoire de l’exécutif.

» LIRE AUSSI – Premières embûches pour la présidence Macron

Edouard Philippe n’est pas épargné: le chef du gouvernement perd sept points de popularité, de 52% à 45%. Son boulet à lui? L’abaissement de la limitation de vitesse de 90km/h à 80km/h sur les routes secondaires. Le premier ministre, qui a porté les annonces de l’exécutif sur ce sujet, voit sa popularité régresser de 12 points auprès des habitants de zones rurales (à 43%), principalement concernées par la mesure.