• ELABE – sondage du 4 JANVIER 2018

Militants favourable towards an international airport project in Notre-Dame-des-Landes, carry a plane model reading « Air Mediation » as they prepare to simulate an airplane crash as they demonstrate on November 25, 2017 in Nantes, western France.
The controversial project, which was approved in 2008, has since been facing opposition for ecological and human reasons, and no specific date to start the construction has been set. / AFP PHOTO / Jean-Sebastien EVRARD

ELABE – Observatoire politique – janvier 2018

  • ÉTUDES & SONDAGES
  • Avec la hausse enregistrée ce mois-ci, Emmanuel Macron bénéficie d’un score supérieur de 7 points à celui de François Hollande à la même période de son quinquennat (39%).
    Malgré cette hausse, un Français sur deux (50%, -4) déclare ne pas lui faire confiance, dont 20% (-4) « pas du tout confiance ». A noter que le taux de personnes affirmant ne « pas du tout » faire confiance au chef de l’Etat est en baisse de 8 points en deux mois, après avoir été en constante hausse depuis le …il début du quinquennat.(Emanuel Macron) progresse auprès des électeurs de 1er tour de François Fillon (52%, +7) et de Marine Le Pen (20%, +5).

Commentaires sur le dernier sondage de YouGov

Bernard Owen, Docteur en Science Politique Panthéon Sorbonne Université Paris 1

Il s’agit du sondage YouGov, dans une première partie, concernant Laurent Wauquiez, candidat à l’élection du Président du Parti Les Républicains. Comme tendance, il se situe entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Nous allons aborder la question différemment.

Le Parti Les Républicains avait un excellent chef : François Fillon (il devrait actuellement être élu Président de la République). Malheureusement, la loi française concernant les emplois des attachés parlementaires a plombé toute la dernière campagne présidentielle. Personne n’a réagi, ni les législateurs, ni les magistrats, qui ont fait preuve d’une passivité incroyable face à une loi mal écrite. Nous aurions dû suivre l’exemple de l’Union Européenne ou des Etats Unis, que nous avions évoqué auparavant.

Il est important de s’intéresser à l’élection du chef du Parti Les Républicains, car une démocratie doit posséder un bipartisme, si possible  de longue durée. Les nouveautés peuvent mener à tout sort d’événements, parfois positifs, parfois désastreux.

Abordons le graphique YouGov qui pourra peut-être nous éclairer sur les opinions très contrastées de la vie politique française.

Les sondages!!!

Bernard Owen

L’on va procéder à l’élection du directeur du parti Les Républicains. L’être humain peut se montrer merveilleux et mesquin. La chute régulière de la cote de popularité de notre Président et de son gouvernement mènent à chercher une autre unité de compte.

En admettant que notre Président soit de gauche l’interrogation des sondages se porteront sur le favori à la élection du président du parti de droite; Les Républicains. Selon le e sondage ELABE – l’Express (publié le 29/11/2017), les Français sont très négatifs à propos des Républicains. 77% considèrent qu’il ne rapportera pas du renouvellement des idées.  73% ne considèrent pas qu’il y aura de renouvellement des personnalités. En revanche, 74% des sympathisants de LR pensent qu’il peut reconquérir le pouvoir (contre 36% de la moyenne des Français).

Le sondage interroge les Français sur le candidat donné vainqueur à la présidence des Républicains, Laurent Waquiez. On le trouve

Autoritaire:  56%

Dynamique:  53%

Veut vraiment changer les choses:  32%

Qu’il possède des qualités pour être Président:  21%

Vive les sondages qui peuvent retourner la situation. Naturellement, l’acharnement sur François Fillon a déjà fait beaucoup de tort à notre démocratie.

Sondages: Exemple d’une méthodologie bien appliqué

Nous avons critiqué le mois dernier le texte qui accompagnait un sondage qui nous paraissait douteux. Ce mois-ci novembre 2017 c’est le directeur de l’IFOP. Frédéric Dabi prend la place. Partant de mauvaises données ses chiffres et raisonnements ne pouvaient que troubler les personnes qui s’intéressent aux élections. C’est pour cela que nous nous limiterons aux chiffres de YouGov ainsi que leur méthodologie. Bernard Owen

 Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews de Novembre 2017

Novembre 10, 2017, 2:08 pm

Le couple exécutif affiche deux tendances ce mois-ci

Plus discrets ce mois-ci, Emmanuel Macron et Edouard Philippe se rejoignent en termes de popularité malgré des tendances bien distinctes.

Le Président de la République Emmanuel Macron conserve son niveau de popularité enregistré le mois dernier (32% d’opinions favorables). Malgré une légère baisse auprès de sa majorité, (86% d’opinions favorables auprès des sympathisants du Centre, -4 points), le chef de l’Etat parvient à améliorer sa popularité auprès de la quasi-totalité des franges de l’opinion. En effet, Emmanuel Macron gagne 9 points auprès des sympathisants Les Républicains (41% d’opinions favorables), 5 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (13% d’opinions favorables) et 4 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (40% d’opinions favorables) et reste stable auprès des sympathisants d’Extrême droite (11% d’opinions favorables).

A l’inverse, le Premier ministre Edouard Philippe voit son niveau de popularité chuter de 2 points ce mois-ci et ainsi rejoindre le chef de l’Etat (32% d’opinions favorables).Avec une opinion à son égard plus disparate, le chef du gouvernement conserve un niveau stable auprès de sa majorité (84% d’opinions favorables). Dans le détail, c’est à gauche qu’Edouard Philippe parvient à progresser avec une hausse 2 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (33% d’opinions favorables) et auprès des sympathisants d’Extrême gauche (12% d’opinions favorables). A l’inverse, Edouard Philippe enregistre une baisse de 2 points auprès des sympathisants Les Républicains (45% d’opinions favorables) et de 1 point auprès des sympathisants d’Extrême droite (14%).

Inchangé, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français se resserre tout de même avec en tête, le « chômage et l’emploi » (23%, -3 points). Arrivent ensuite la « protection sociale » (15%, -1 point) et l’« immigration » (14%, +1 point).

Malgré la baisse du Premier ministre, le gouvernement parvient à enregistrer un niveau de popularité supérieur à celui du mois dernier

Avec 30% d’opinions favorables, le gouvernement gagne 1 point par rapport au mois dernier. Malgré une baisse importante auprès de sa majorité (82% d’opinions favorables, -8 points), l’équipe gouvernementale progresse au sein de l’ensemble des autres franges de l’opinion : +14 points auprès des sympathisants Les Républicains (46% d’opinions favorables), +7 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (37% d’opinions favorables), +3 points auprès des sympathisants d’Extrême droite (12% d’opinions favorables) et +1 point auprès des sympathisants d’Extrême gauche (9% d’opinions favorables).

Malgré ce léger sursaut, le gouvernement enregistre des baisses sur la quasi-totalité des items testés. En effet, malgré une baisse, toujours plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (53%, -2 points). Dans le même registre, un peu plus de 4 Français sur 10 estiment que le gouvernement « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (42%, -3 points). Derrière, un peu plus de 3 Français sur 10 estiment que le gouvernement actuel « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (38%, -1 point) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (34%, stable). Enfin, moins d’un tiers des Français estiment qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (29%, -6 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (17%, -1 point). Seules hausses, 43% des Français estiment que le gouvernement a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (45%, +2 points) et que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (26%, +1 point).

Le Front National connait, quant à lui, une baisse sur la totalité des items reflétant ainsi les tensions à l’intérieur du parti. Plus d’un tiers des Français estiment que le Front National est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (38%, -3 points) et qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (33%, -3 points). Derrière, moins d’un Français sur trois estime que le parti a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (32%, -1 point), qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (30%, -3 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (28%, -1 point). Enfin, moins d’un Français sur quatre, estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (22%, -1 point), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, -1 point) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (20%, -2 points).

0La méthodologie YouGov

Tous nos sondages représentatifs sont réalisés en ligne, à l’aide de la méthode dite ‘d’échantillonnage actif’, qui nous permet de nous assurer que nos résultats sont représentatifs de la population étudiée…et pas seulement des utilisateurs d’internet.

La technique d’échantillonnage actif consiste à s’assurer que seules les personnes invitées à participer au sondage y prennent part. En pratique, cela signifie que les répondants sont choisis par YouGov, à partir de notre panel propriétaire.

Qui participe aux enquêtes d’opinion?

YouGov a recruté un panel de près de 100 000 adultes français, qui sont régulièrement invités à participer à nos sondages.

Lors de leur inscription, un éventail de données socio-démographiques sont enregistrées. C’est à partir de ces informations que nous sommes capables de construire des échantillons représentatifs, en termes d’âge, de genre, de catégorie socio-professionnelle, de région, ou d’autres critères selon vos souhaits.

Les répondants sélectionnés à partir de ces quotas reçoivent ainsi un email d’invitation, qui comprend un lien d’accès au sondage, unique par répondant et différent à chaque étude, et les redirige sur notre plateforme internet. Chacun ne peut répondre au sondage qu’une fois, à l’aide de son identifiant et de son mot de passe. Chaque participant reçoit une faible incitation financière, de façon à ne pas surreprésenter les personnes particulièrement concernées par les questions, ou les personnes trop ‘extraverties’.

Comment les données sont-elles analyses?

Une fois le sondage complété, les données agrégées sont ensuite pondérées de façon à répliquer le profil de la population étudiée – incluant le profil des personnes n’ayant pas accès à internet. Tous les instituts procèdent à ce genre d’exercice, qui n’a rien d’arbitraire, et permet de coller parfaitement à la réalité.

Plusieurs variables permettent d’effectuer cette pondération : les votes passés, la région, l’âge, le type de ville, le parti politique de référence, le genre…. Les quotas pour ces pondérations sont puisés dans des sources statistiques administratives extrêmement fiables, comme :

  • Le recensement de la population
  • Les fichiers d’Etat civil
  • Les résultats des votes passés
  • Les enquêtes menées par l’INSEE (Enquêtes emploi, enquête budget des ménages…etc)

Nous utilisions aussi nos propres données, comme par exemple pour les identifications politiques. YouGov demande ainsi à ses participants de leur préciser – s’ils le souhaitent – leur vote aux dernières élections. Ces résultats sont ensuite comparés aux résultats réels, de façon à ce que nous sachions si notre échantillon est représentatif, et comment corriger d’éventuels problèmes.

Les techniques d’échantillonnage actif nous permettent de nous assurer que les gens sont invités dans les bonnes proportions. Conjugué à nos méthodes de pondérations, nos résultats reflètent réellement…’ce que le monde pense’. Pas juste ceux ayant accès à internet : mais tout le monde.

Tout le monde n’a pas internet, mais de nombreuses recherches indépendantes ont montré que l’accès à internet est suffisamment large en France pour que l’on puisse répliquer de façon statistiquement certaine les opinions de la population français à partir des usagers internet (comme cette étude du CREDOC).

La construction d’échantillons fiables est le principal enjeu des instituts de sondage, quelle que soit le mode d’administration du questionnaire. Les taux de réponse pour les sondages téléphoniques diminuent dramatiquement – et tournent aujourd’hui autour de 20%, voire bien moins dans les banlieues et les grandes villes. Difficile, dans ces conditions d’extrapoler ce que pense 80% de la population, à partir de…20% !

Sur internet, nos répondants peuvent répondre de façon plus rapide, quand ils le souhaitent, et à leur rythme….plus facile pour eux, donc plus efficace pour nous !

Nous sommes toutefois conscients qu’il existe certains secteurs pour lesquels les sondages sur Internet ne sont pas les plus appropriés, et nous en avertissons nos clients de façon transparente. Chaque méthode à ses limites, et nous savons nous adapter aux nôtres.

Les chiffres de YouGov sont-ils bien exacts?

Notre seul moyen de démontrer la qualité de nos recherche et de comparer nos prédictions aux ‘véritables résultats’. C’est la raison pour laquelle nous effectuons et publions systématiquement des sondages d’intentions de vote, depuis 2001. Ceci nous permet aussi d’ajuster encore plus précisément nos méthodes.

YouGov a pu démontrer la qualité de ses méthodes en France et dans le monde. Nos prévisions pour les deux tours des élections présidentielles, ainsi que pour les élections législatives se sont révélées excellentes… si ce n’est pas une preuve de précision… !

Politique de confidentialité

YouGov respecte scrupuleusement les règles dictées par la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL), qui garantit à tous nos panelistes un droit de rectification ou de suppression des toutes les données les concernant.

Toutes les données individuelles sont confidentielles, et ne sont en aucun cas vendues, prêtées ou louées à des tiers. Par ailleurs nos données sont exclusivement analysées au niveau agrégé: en aucun cas un employé de YouGov ou l’un de nos clients n’est en mesure d’identifier un répondant en particulier, ce qui garantit qu’aucune donnée individuelle n’est transmise à nos clients.

Notre panel est notre atout, et notre instrument de travail. Nous nous efforçons donc d’en prendre le plus grand soin.

Nous savons à qui nous parlons… donc vous savez combien vous payez.

Nous connaissons notre panel sur le bout des doigts : nous enregistrons certaines caractéristiques de nos panelistes, et nous savons qui interroger en fonction de vos besoins , ce qui a un effet sur votre budget.

Imaginez que vous souhaitiez interroger les utilisateurs de smartphone : nous pouvons n’interroger que les personnes qui correspondent à votre description, pour réduire le budget de votre étude.

Plus de rapidité

Nous connaissons parfaitement la composition de notre panel, et pouvons pré-identifier les personnes à interroger. Nous savons exactement qui interroger si un client est à la recherche d’un type de consommateur en particulier, ce qui accélère considérablement notre travail, et votre projet.

Nous n’avons pas besoin de chercher les répondants, nous les connaissons déjà, ce qui a un effet considérable sur notre rapidité, nos coûts et notre fiabilité.

En bref, notre panel est un instrument précieux que nous mettons à la disposition de nos clients pour des études économiques, fiables, et robustes.

Sondage : les ministres restent méconnus des Français

French President Emmanuel Macron (4-L) and Prime Minister Edouard Philippe (3-L) pose for a family photo after the first cabinet meeting at the Elysee Palace in Paris, France, May 18, 2017.
French President Emmanuel Macron appointed his first cabinet mixing Socialists, centrists and rightwingers with newcomers to politics as he pressed ahead with plans to create a broad governing coalition. / AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER

Après six mois d’exercice, l’action du gouvernement d’Édouard Philippe ne convainc pas les Français, selon une enquête Odoxa pour « Le Figaro » et Franceinfo.

Publié le 10/11/2017 à 08:50 | Le Point.fr

Emmanuel Macron voulait renouveler la classe politique en nommant dans son gouvernement des personnalités méconnues. Six mois après leur entrée en fonction, les ministres restent des inconnus pour les Français, d’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié jeudi. Aucun membre du gouvernement d’Édouard Philippe ne bénéficie de plus de 50 % de jugements positifs, et seuls trois d’entre eux, Nicolas Hulot (Écologie, 47 %), Laura Flessel (Sports, 45 %) et le Premier ministre (42 %), passent la barre des 40 %, devant Jean-Yves Le Drian(Affaires étrangères) crédité de 39 %. Le quatuor de tête devance Gérard Collomb(Intérieur, 32 %), Bruno Le Maire (Économie, 28 %), Jean-Michel Blanquer (Éducation, 25 %) et Christophe Castaner (porte-parole, 23 %), selon cette enquête pour Le Figaro et Franceinfo.

Certains ministres pourtant exposés, comme Gérald Darmanin (Comptes publics, 15 %), Florence Parly (Armées, 15 %), Françoise Nyssen (Culture, 14 %) ou Nicole Belloubet (Justice, 10 %)… il est inutile de revenir sur le cas François Fillon que nous avons déjà évoque.Bernard Owen

Un autre sondage selon les normes

Bernard Owen

C’est toujours intéressant de comparer. Voici donc quelques extraits du dernier sondage Elabe/Les Echos sur Emmanuel Macron.

Selon un sondage, 50% des Français jugent qu’il est top tôt pour juger Macron

07h36, le 06 novembre 2017, modifié à 08h22, le 06 novembre 2017

Selon un sondage Elabe, la moitié des Français estiment qu’il faut attendre avant de juger Emmanuel Macron. Mais la hausse de la CSG et la sortie du président sur « les fainéants » ont marqué les esprits.

Si 50% des Français jugent qu’il est encore trop tôt pour juger l’action d’Emmanuel Macron six mois après son élection, ils sont 37% à la juger décevante alors que 12% s’en déclarent satisfaits, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié lundi.

La hausse de la CSG en tête des réformes marquantes. Parmi les réformes jugées marquantes du président Macron, 37% des Français citent la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée), suivie de la réforme du Code du travail (35%) puis de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages (34%), selon le sondage.

Viennent ensuite la baisse de cinq euros des APL (Aides personnalisées au logement) (29%) et le remplacement de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) par l’IFI (simple impôt sur la fortune immobilière) (27%).

Une majorité de Français pensent que Macron fait de la politique autrement. À propos de trois promesses de la campagne électorale d’Emmanuel Macron, 53% des Français estiment qu’il « fait de la politique autrement » (contre 46% qui ne le pensent pas), 49% qu’il « dépasse les clivages politiques » (contre 50%) et 43% qu’il « transforme le pays » (contre 56%).

Interrogés sur les déclarations et les décisions les plus marquantes du chef de l’Etat, les sondés sont 40% à mettre en tête sa petite phrase selon laquelle il ne cèdera pas « aux fainéants » sur la réforme du code du travail, puis la démission du Chef d’Etat-Major des Armées le général Pierre de Villiers (29%) enfin la phrase « foutre le bordel » à propos de l’action de manifestants lors d’une visite en Corrèze (24%).

Sondage réalisé sur un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées par Internet les 3 et 4 novembre 2017, selon la méthode des quotas.

 

Voici un sondage selon les normes

Selon un sondage Harris Interactive pour France 2, les six premiers mois du président sont jugés durement.

Le Monde.fr avec AFP | 04.11.2017 à 21h52 • Mis à jour le 05.11.2017 à 06h44

Un peu plus d’un Français sur trois (35 %) se déclare satisfait du début du quinquennat d’Emmanuel Macron, contre 59 % qui se disent « mécontents »selon un sondage Harris Interactive pour France 2 diffusé samedi 4 novembre. Cette enquête a été réalisée en ligne du 2 au 3 novembre auprès de 1 817 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Les électeurs de Macron approuvent, les autres bien moins. Si les électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle (80 %) et dans une moindre mesure ceux de François Fillon (Les Républicains, 51 %) s’estiment satisfaits du début du quinquennat, ce n’est le cas que de 20 % des électeurs de Benoît Hamon (Parti socialiste) et de 18 % de ceux de Marine Le Pen(Front national) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

Les mesures les plus populaires et celles qui divisent. La suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français est la réforme qui les a « le plus satisfaits » (52 %), loin devant la loi sur le terrorisme (25 %), la réforme des conditions d’entrée à l’université (24 %) et la réforme du code du travail (19 %). Inversement, « l’augmentation de la contribution sociale généralisée [CSG] et la baisse des charges » (45 %), « la baisse de 5 euros mensuels pour les aides personnalisées au logement [APL] » (41 %), la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (40 %) et la réforme du code du travail (35 %) sont celles qui leur ont « le plus déplu ».

Près d’un Français interrogé sur deux (45 %) considère la politique menée par Emmanuel Macron comme « de droite et de gauche ». Pour 41 %, elle est « de droite » et pour seulement 5 % le chef de l’Etat conduit une politique « de gauche ». Pour près des deux tiers des personnes interrogées (63 %), cette politique profite davantage « aux catégories supérieures » ; pour 7 % elle profite d’abord « aux classes moyennes » et pour 21 % « à aucune catégorie en particulier ».

Confiance pour l’international, moins pour le « rassemblement des Français ». Si un Français sur deux fait confiance à Emmanuel Macron pour « assurer un poids important de la France au niveau international » (51 %) et « assurer la sécurité » du pays (49 %), ils sont moins nombreux à penser qu’il peut le « réformer » (44 %). Seules 27 % des personnes interrogées lui font confiance pour « accroître le pouvoir d’achat » et 26 % pour « rassembler les Français ».

Méthodologie

Enquête réalisée en ligne du 2 au 3 novembre auprès de 1 817 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1 à 2,3 points.

  • La popularité des ministres évaluée près de six mois après leur entrée en fonction Selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, réalisé en ligne du 30 au 31 octobre auprès de 1 001 personnes de 18 ans et plus,Laura Flessel (sports) est la ministre dont les Français sont le plus « satisfaits », avec 68 % d’opinions favorables. Elle devance Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), crédité de 59 %, et Frédérique Vidal (enseignement supérieur et recherche, 57 %). Suivent la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa (égalité femmes-hommes) et le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à 56 %, Florence Parly (défense, 55 %). Le premier ministre, Edouard Philippe, est crédité de 54 % de satisfaction. Par ailleurs, 85 % des personnes interrogées estiment qu’« un gouvernement devrait être avant tout composé d’experts reconnus dans leur domaine même s’ils sont peu connus des Français » ; à l’inverse, les 15 % restants pensent qu’« un gouvernement devrait être avant tout composé de personnalités avec une grande expérience politique ».