Réflexion sur les sondages

Nous avons récemment posté le dernier sondage d’ELABE (23 août) qui se concentre sur les électorats des principaux homes et femmes politiques, ce qui nous présente une image pratique de ce qui pourrait se passer  lors des prochaines présidentielles ou autres.

La SOFRES décompose l’électorat Macron par nom d’ hommes ou femmes ce qui fourni un nombre considérable  de personnes,. Il faut  noter que plus on décompose les opposants au Président plus l’on  présente alors une opposition  morcelée et peu efficace qui va à l’encontre du titre du Figaro.

L’on pourrait alors supposer que l’établissement de la SOFRES ne fasse pas preuve d’une indépendance que l’on pourrait attendre d’une société traitant de sujets politiques et bien placé sur ce marché. Bernard Owen

Sondage : les opposants à Macron se renforcent

Mis à jour le 30/08/2018 à 14:38 –   Publié le 30/08/2018 à 11:00

INFOGRAPHIES – Avec le départ de Nicolas Hulot du gouvernement et son retrait de la politique, Jean-Luc Mélenchon prend la première place, selon le baromètre Kantar Sofres pour Le Figaro Magazine du mois de septembre.

Les opposants à Emmanuel Macron retrouvent de l’oxygène. Plus d’un an après son accession à l’Elysée, le chef de l’Etat voit ses adversaires politiques remonter dans le cœur des Français. C’est la signification de la dernière livraison du baromètre (réalisé avant la démission de Nicolas Hulot) Kantar Sofres pour Le Figaro Magazine: Jean-Luc Mélenchon prend 4 points, Benoît Hamon grimpe de 5 points et se hisse sur la troisième marche du podium.

Autre indicateur de la radicalisation des Français, notamment ceux de gauche,  

la remontée de Martine Aubry (26 %, + 3). Chez les Républicains, Xavier Bertrand (22 %, + 8) et Valérie Pécresse (+ 5) signent la meilleure rentrée. Jusqu’ici modérés dans leurs critiques contre le pouvoir, ils ont décidé de ne plus le ménager. Les effets se font immédiatement sentir: Bertrand gagne 11 points chez les sympathisants LR et Pécresse, 17. Les opposants profitent de la faiblesse politique du gouvernement. Avec le départ de Hulot, la ministre la plus populaire est Laura Flessel, mais avec une cote de seulement 24 %. 

  • Valérie Pécresse: +5

Rentrée réussie pour Valérie Pécresse qui progresse fortement dans le baromètre, principalement chez les sympathisants Républicains (49 %, + 17). Preuve qu’ils ne lui tiennent pas rigueur de ne pas suivre la ligne fixée par leur président Laurent Wauquiez.

  • Jean-Luc Mélenchon: +4

Le patron de La France insoumise conforte son statut de premier opposant à Emmanuel Macron. Premier chez les sympathisants de gauche (57 %), il progresse auprès de ceux du PS (42 %, + 6) et même, plus surprenant, auprès des LREM (25 %, + 15).

ELABE: La rentrée de l’exécutif confrontée à la défiance des français

  • ÉTUDES & SONDAGES
  • 22 AOÛT 2018
  • French President Emmanuel Macron attends a ceremony at the Royal Military Academy Sandhurst, west of London on January 18, 2018.
    French President Emmanuel Macron will take part in a Franco-British summit to discuss migration and Brexit.LUDOVIC MARIN/AFP/Getty Images)

    S’ils sont relativement confiants pour leur avenir personnel, les Français expriment un fort pessimisme sur le futur de la société française

    67% des Français sont pessimistes sur l’avenir de la société française. En revanche, ils sont relativement optimistes (60%) sur leur avenir personnel.

    S’il existe un réel optimisme pour soi et un pessimisme au sujet la société française partagés par l’ensemble de la population, l’intensité diffère et est corrélée à l’âge ainsi qu’à la catégorie socioprofessionnelle des individus :

    En effet, l’optimisme décroit avec l’âge : de 39% chez les 18-24 ans à 29% chez les plus de 65 ans pour l’avenir de la société française et de 80% à 50% au sujet de leur propre avenir.

    Les personnes issues des classes populaires font montre d’un optimisme moins important par rapport aux autres catégories socioprofessionnelles:  31% des ouvriers et employés se disent optimistes pour l’avenir de la société française contre 37% des cadres et 40% des classes moyennes. 60% des Français venant des classes populaires sont optimistes pour leur propre avenircontre 70% des classes moyennes et 75% des cadres.

    D’un point de vue politique, seuls les électeurs d’Emmanuel Macron du 1er tour de l’élection présidentielle se disent optimistesdans les deux cas, aussi bien pour la France (57%, dont 4% très optimistes) que pour eux-mêmes (75%, dont 11% très optimistes). Parmi les autres principaux électorats, une courte majorité est optimiste concernant son avenir (entre 51% et 64% d’avis optimistes), mais une forte majorité est pessimiste concernant l’avenir de la France (entre 70% et 82% d’avis pessimistes).

    Une majorité de Français considère que la politique de l’exécutif dégrade leur situation personnelle et la situation du pays

    58% des Français estiment que la politique menée par l’exécutif a pour effet de dégrader leur situation personnelle, 36% qu’elle reste stable et 6% qu’elle l’améliore.

    Dans le même temps, 57% des Français considèrent qu’elle dégrade la situation du pays, 27% qu’elle reste stable et 16% qu’elle l’améliore.

    Les opinions connaissent des différences marquées selon le segment politique :

    • L’électoratd’ Macron est plutôt positif : une majorité relative de ces électeurs estime que l’action de l’exécutif a pour effet d’améliorer la situation du pays (44%), 35% qu’elle reste stable et 20% qu’elle la dégrade. En revanche ils sont plus sceptiques concernant leur propre situation : 56% estiment qu’elle reste stable, 34% qu’elle la dégrade et seuls 10% qu’elle l’améliore.
    • L’électorat de Fillonest partagé concernant la situation du pays (42% dégrade, 38% stable et 20% améliore), ils sont plutôt négatifs concernant leur propre situation (52% dégrade, 42% stable et 5% améliore).
    • Les autres électorats ont un point de vue négatifsur l’effet de la politique de l’exécutif : entre 66% et 78% estiment qu’elle dégrade la situation du pays et entre 65% et 72% leur propre situation.

    Les personnes issues des classes populaires ont un constat plus négatif (68% estiment que la politique dégrade la situation du pays et 61% qu’elle dégrade leur situation) que les classes moyennes (53% pour le pays, et 55% pour leur situation), et les classes aisées (40% pour le pays, et 44% pour leur situation).

    A noter que le sentiment de dégradation de sa situation personnelle augmente avec l’âge : 36% chez les 18-24 ans, 51% chez les 25-34 ans, 55% chez les 35-49 ans, 63% chez les 50-64 ans et 68% chez les 65 ans et plus. 

    Action d’Emmanuel Macron : une majorité de Français la juge décevante

    54% des Français déclarent être déçus par l’action d’Emmanuel Macron. C’est le deuxième plus mauvais chiffre enregistré par Elabe depuis juillet 2017. Depuis avril 2018 (1 an après l’élection) la déception a progressé de 8 points.

    Si on note cependant un léger recul ce mois-ci quant à la déception, cette baisse se fait au profit de l’attente (32%, +6) et non de la satisfaction (14%, -1).

    Une majorité relative des électeurs d’E. Macron est dans l’attente (48%), 32% sont satisfaits et 20% déçus. 

     Les électeurs de F. Fillon sont partagés entre l’attente (43%) et la déception (41%). La déception est majoritaire pour l’ensemble des autres électorats (entre 69% et 85%) 

  • Les cadres sont partagés entre la déception (44%) et la patience(41%). Une majorité relative des classes moyennes est déçue (47%) et 38% est dans l’attente. Les classes populaires sont majoritairement déçues (62%).

    A noter que la déception est majoritaire quelle que soit la tranche d’âge : 52% chez les 18-24 ans, 56% chez les 25-34 ans, 53% chez les 35-49 ans, 59% chez les 50-64 ans et 51% chez les 65 ans et plus. 

    Emmanuel Macron : une image qui se dégrade sensiblement par rapport à fin janvier

    Les Français portent sur la quasi-totalité des items proposés un jugement en recul par rapport à janvier 2018. Ils dépeignent le portrait d’un Président avant tout  autoritaire (80%, +7 par rapport à l’enquête réalisée les 23 et 24 janvier 2018), dynamique (72%, -5) qui veut vraiment changer les choses (62%, -4) et inquiétant (59%, +5).

    Sa capacité à réformer le pays (53%, -7), et la sympathie  (52%, -4) lui sont également reconnus par une majorité de Français, mais en recul.

    Sa capacité à respecter ses engagement (50%, -6) et son honnêteté(42%, -7) sont en baisse.

    Seuls 28% des Français (-16) reconnaissent sa capacité à rassembler les Français et 24% (-5) considèrent qu’il comprend les gens comme vous.

    Près d’un an et trois mois après son élection, malgré une légère dégradation, son image reste très bonne auprès de son électorat de 1er tour (90% à 81% selon l’item, et 33% pour l’item vous inquiète). Seules la capacité à rassembler les Français (60%) et sa capacité à comprendre les gens comme vous (53%) sont atteignent des scores plus mesurés. A noter que l’ensemble des items est en baisse, hormis son aspect inquiétant et autoritaire, qui sont en légère hausse.

    Si les dynamiques d’opinion sont assez similaires auprès des principaux électorats,  les niveaux restent eux très différents :

     

    • son image reste relativement bonne auprès des électeurs de François Fillon (2 items seulement inférieurs à 50%), malgré de très fortes baisses : capable de rassembler les Français (32%, -26), comprend les gens comme vous (22%, -14),honnête (55%, -12), capable de réformer le pays (62%, -11),  dynamique (80%, -10) et sympathique (60%, -10). A noter qu’il est en hausse de 7 points sur l’item il vous inquiète (50%).
    • elle est en revanche assez moyenne auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (6 items inférieurs à 50%) ;
    • et est mauvaise chez les électeurs de Marine Le Pen (7 items inférieurs à 50%)

    Les projets gouvernementaux sous le signe de la défiance

    Interrogés sur 8 des principaux chantiers de la rentrée pour l’exécutif, les Français expriment une défiance globale.

    A l’exception du chantier du prélèvement à la source (55% de confiance, dont 42% lui font plutôt confiance), les Français ne font pas confiance au président de la République et au gouvernement pour mener à bien :

    la réforme constitutionnelle (59% ne leur font pas confiance, dont 23% pas du tout)

    la révision des lois de bioéthique ( 61% dont 22% pas du tout)

    la réforme de l’assurance chômage (62% dont 26% pas du tout)

    la réduction des déficits (62% dont 28% pas du tout)

    la transformation du système de santé (65%, 28% pas du tout)

    -la réforme des retraites (68% dont 35% pas du tout)

    -et enfin le plan pauvreté (75% ne leur font pas confiance dont 36% pas du tout).

    D’un point de vue politique, une majorité des électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron lui font confiance pour mener à bien l’ensemble de ces chantiers (de 64% à 84% de « confiance »). Ils sont toutefois plus en retrait au sujet du plan pauvreté : 56% font confiance au président de la République pour mener à bien ce chantier.

     

    Les électeurs de François Fillon sont davantage partagés : s’ils font confiance à Emmanuel Macron au sujet du prélèvement à la source (67%), de la réforme constitutionnelle (57%), la réforme de l’assurance chômage (52%), ils sont partagés sur la révision des lois bioéthique (50%) et sur la réforme des retraites (49%),  ils ne lui font pas confiance au sujet du plan pauvreté (69% ne lui font pas confiance), de la transformation du système de santé (57%) et  de la réduction des déficits (54%).

     

    Les autres principaux électorats et les abstentionnistes ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour mener à bien les chantiers de la rentrée (hormis les électeurs de B. Hamon au sujet du prélèvement à la source, 54%). 

     

Sa gestion de l’Aquarius plombe la popularité de Macron

valeursactuelles.com

/ Mardi 14 août 2018 à 17:5796

Sondage. Le président est au plus bas de sa popularité, à cause de son manque de décision claire lors de la première affaire Aquarius de juin, qui a déçu les sympathisants de droite. 

Record de désamour pour Emmanuel Macron depuis son élection à la présidence de la République ! En juillet, sa cote de popularité était la plus basse de son début de quinquennat, à seulement 36,3% d’opinions favorables. Il a perdu 3,1 points par rapport à sa moyenne de juin, rapporte France Inter.

Une chute bien avant l’affaire Benalla

Il y a un an, Emmanuel Macron cumulait 50% de cote de popularité. Il avait dégringolé dès le mois suivant à 42,3% avant de se maintenir à ce chiffre de 42% en septembre, octobre et novembre, avant de remonter à 47,3% en décembre pour boucler l’année de la meilleure des manières.

Macron reçoit la mère d’un Français accusé de terrorisme au Maroc

2018 ressemble moins à un long fleuve tranquille pour le président. En juin et juillet, il est passé pour la première fois sous la barre des 40%. Interrogé sur les raisons de ce désamour, Jérôme Fourquet, de l’institut de sondage Ifop, a fait le rapport avec la gestion hésitante de l’Élysée sur l’Aquarius.

En juin, Emmanuel Macron avait refusé au navire d’accoster dans un port français, avant de finalement décider d’accueillir plusieurs des migrants qu’il transportait. « L’essentiel de cette baisse s’est produit avant l’affaire Benalla. À droite, la position confuse de Macron au moment de la première affaire Aquarius, a semé le trouble et contribue à cette baisse de popularité », a déclaré Jérôme Fourquet. Vu le silence de l’Élysée et l’absence de décision franche au sujet du navire humanitaire lors de cette seconde affaire Aquarius, la cote du président pourrait bien encore chuter.

LE MONDE: Entre Emmanuel Macron et la droite, l’ombre d’un doute

13.08.2018 à 06h30 • Mis à jour le 13.08.2018 à 10h10 |Par Olivier Faye (avec Daryl Ramadier)

Ce n’est pas une rupture, plutôt un cahot. De ceux qui secouent une relation et projettent l’ombre du doute sur son devenir. A la suite de l’affaire Benalla, qui a empoisonné l’exécutif en juillet, le pouvoir de séduction exercé par Emmanuel Macron sur une partie de la droite – élus comme sympathisants – semble avoir perdu de sa force.

…  Conciliant libéralisme économique, verticalité dans l’exercice du pouvoir et posture de réformateur, le président de la République séduit pourtant à droite depuis son élection, en mai 2017. Mais la machine semble grippée. Selon une enquête Ipsos pour Le Point publiée le 24 juillet, le chef de l’Etat a perdu neuf points de popularité en un mois auprès des électeurs LR, sa cote s’établissant à 34 % de bonnes opinions. Dans un autre sondage, réalisé cette fois-ci par l’IFOP pour le Journal du dimanche, il chute de huit points auprès de cette même catégorie, enregistrant 39 % d’opinions positives.

Repartir à l’offensive

Cette dernière étude, menée en deux temps – une semaine avant l’affaire Benalla puis une semaine après –, inscrit cette chute dans un cadre plus global. « On constate qu’à droite l’essentiel de la baisse était déjà là avant l’affaire Benalla », relève Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion de l’institut.

Macron selon un baromètre et plusieurs sondages

Résultats du Baromètre YouGov France

/ Le HuffPost / CNews de Juillet 2018

 

Par Antoni Minniti,  Research Executive

Sur Latest Commentary, Politics & current affairs, Politique  SurJuillet 5, 2018, 2:47 pm

La cote de confiance du couple exécutif

recule ce mois-ci

A l’heure du conseil de classe pour l’ensemble des ministres, le couple exécutif se voit, quant à lui, sanctionné par les Français. En effet, le Président de la République semble payer ses dernières sorties médiatiques, sa fermeté sur la question migratoire avec l’Aquarius et autres polémiques liées à la vaisselle de l’Elysée ou encore l’installation d’une piscine hors-sol au Fort de Brégançon.

Avec 32% d’opinions favorables, le Président de la République perd 1 point comparé au mois dernier. Malgré une nette hausse auprès des sympathisants du parti Les Républicains (51% d’opinions favorables, +10 points), Emmanuel Macron enregistre des baisses sur l’ensemble des autres franges de l’opinion : -15 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (25% d’opinions favorables), -6 points auprès des sympathisants du Centre (84% d’opinions favorables), -6 points également auprès des sympathisants d’Extrême droite (10% d’opinions favorables) et -5 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (9% d’opinions favorables).

Le Premier ministre, quant à lui, suit la même tendance et perd 2 points ce mois-ci pour atteindre 30% d’opinions favorables. Malgré une petite hausse auprès des sympathisants d’Extrême droite (13% d’opinions favorables, +2 points), le chef du gouvernement est en retrait sur le reste des franges de l’opinion. Ainsi, Edouard Philippe perd 12 points auprès des sympathisants du PS, EE-LV (26% d’opinions favorables), 9 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (43% d’opinions favorables), 5 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (8% d’opinions favorables) et 1 point auprès des sympathisants du Centre (84% d’opinions favorables).

Ce mois-ci, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français se voit modifié comparé au mois dernier. Ainsi, « l’immigration arrive en tête avec 19% (+5 points) suivi par le « chômage et l’emploi » (18%, -4 points) et de la « protection sociale » (16%, stable).

Le gouvernement affiche une tendance similaire à celle du couple exécutif

Ce mois-ci, le gouvernement rompt avec la stabilité en perdant 2 points (28% d’opinions favorables). Malgré une hausse de 6 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (46% d’opinions favorables), la cote du gouvernement baisse, elle aussi, auprès de l’ensemble des autres franges de l’opinion. Le gouvernement perd 14 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (23% d’opinions favorables), 5 points auprès des sympathisants d’Extrême droite (6% d’opinions favorables), 5 points auprès des sympathisants du Centre (83% d’opinions favorables) et 2 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (8% d’opinions favorables).

Le gouvernement enregistre 2 tendances au niveau des items testés. En hausse tout d’abord, plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (51%, +1 point). Derrière, 41% estiment qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (+2 points), 28% estiment qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (+1 point) et 17% estiment qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (-1 point). En baisse, 52% des Français estiment que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (-1 point). Derrière, 37% estiment qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (-2 points), 31% qu’il est « composé de personnes compétentes » (-2 points) et, 23% estiment que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (-2 points).

Le Rassemblement National, quant à lui, enregistre une nouvelle fois des scores en hausse sur une grande partie des items testés. Toujours plus de 3 Français sur 10 estiment que le Rassemblement National a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (39%, +1 point), qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (39%, +1 point) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (35%, +1 point). Derrière, moins d’un Français sur trois estime qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (32%, +3 points), qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (29%, +2 points), que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (26%, +3 points), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (22%, -1 point) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (21%, stable).

Emmanuel Macron est à son plus bas historique en ce mois de juillet 2018. | LUDOVIC MARIN / AFP

Par Ouest-France

Ils étaient 55 %, en moyenne, à se déclarer satisfaits du président de la République, en mai 2017, peu après son élection. Et encore 50 % en juillet 2017, voici un an. Ils ne sont plus que 36,3 % en juillet 2018, si l’on en croit la moyenne de sept instituts de sondage : BVA, Ifop, Elabe, Harris Interactive, Ipsos, Kantar Sofres et Odoxa. Faisons le point.

En France, les sept grands instituts de sondage ne sont pas toujours d’accord entre eux. Panel étudié et retenu, questions posées, moyens de calculs, pondérations, expliquent ces différences, parfois ténues, souvent importantes.

D’où l’intérêt de pouvoir moyenner les chiffres mensuels fournis par BVA, Ifop, Elabe, Harris Interactive, Ipsos, Kantar Sofres et Odoxa.

La courbe ci-dessous et les points chiffrés qui l’accompagnent sont en tout cas éloquents. Après l’euphorie de l’élection, la cote d’Emmanuel Macron à la présidence de la République a fléchi à la rentrée 2017, avant de repartir à la hausse en décembre et en janvier, puis de baisser régulièrement, avant de nettement retomber en mai, juin et surtout juillet 2018. L’affaire Benalla, sans être la cause unique de cette désaffection, explique pour une part cette chute dans les sondages.

Les chiffres de la popularité d’Emmanuel Macron depuis son élections, selon les sept instituts de sondage. Et leur moyenne. | VISACTU

Car ce mois de juillet est pour l’instant le plus bas historique d’Emmanuel Macron depuis son arrivée à l’Élysée, avec 36,3 % d’opinions favorables. Le président de la République a perdu 3,1 points de popularité par rapport à sa moyenne de juin.

À noter les fortes disparités d’un institut à l’autre : Harris Interactive produit des résultats la plupart du temps plus élevés que ses concurrents, tandis qu’Ipsos présente au contraire les valeurs toujours les plus faibles. Mais tous présentent un point commun : leurs chiffres de juillet sont les plus faibles, pour chacun d’entre eux.

Courbe réalisée à partir des données (cote de popularité, % de satisfaits, cote de confiance, bonnes opinions, etc.) des sept instituts de sondage. Moyenne calculée à partir des données de six instituts en juillet.

 

Affaire Benalla: les Français ont tout compris

 SONDAGE LCI – Affaire Benalla : une affaire d’Etat pour une majorité de Français, 70% jugent Macron incapable de les rassembler

SONDAGE – Le scandale Benalla fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il a éclaté. Si l’opposition dénonce une affaire d’Etat, la majorité minimise son importance. Mercredi, un sondage exclusif d’Opinionway pour LCI révèle que 59% des Français estiment que l’affaire Benalla relève bel et bien d’une affaire d’Etat.

26 juil. 07:19 – Sébastie MASTRANDREAS

Depuis plusieurs jours, les révélations sur Alexandre Benalla ébranlent l’exécutif. Malgré le blocage parlementaire et le déchaînement médiatique que suscite l’affaire, l’entourage d’Emmanuel Macron – qui a perdu 4 points dans les sondages – soutient que ce n’est pas une affaire d’Etat.  

8 Français sur 10 choqués par l’affaire Benalla, l’image de Macron entachée

24/07/2018 à 17h00  _ BFMTV

Le dernier sondage Elabe « L’opinion en direct » pour BFMTV, publié ce mardi, révèle que 80% des Français se disent choqués par l’affaire Benalla, moins d’une semaine après les premières révélations du Monde.

L’affaire Benalla et ses révélations en cascade ont choqué une très large majorité de Français. C’est ce qui ressort du sondage « L’opinion en direct » mené par l’institut Elabe pour BFMTV, publié ce mardi. Le 1er mai dernier, Alexandre Benalla, proche collaborateur d’Emmanuel Macron, était filmé en train de frapper et violenter des manifestants place de la Contrescarpe à Paris. Une commission d’enquête parlementaire tente cette semaine d’éclaircir son rôle et les raisons de sa présence, tandis que les révélations s’accumulent chaque jour dans la presse.

Un état d’esprit général 

l apparaît ainsi que moins d’une semaine après les premières révélations du Monde, 8 Français sur 10 se disent choqués par cette affaire, dont un Français sur 2 se disant très choqué.

Et cet état d’esprit se retrouve globalement chez toutes les catégories de population et chez toutes les sensibilités politiques, mais également chez les électeurs d’Emmanuel Macron puisque 71% d’entre eux se disent « choqués », dont 42% « très choqués ».

Les Français veulent entendre Macron 

De fait, une quasi-majorité de Français attendent d’Emmanuel Macron qu’il s’exprime sur l’affaire. Le président de la République est sorti de son long silence pour la première fois ce mardi matin, par le biais d’un message posté sur Twitter dans lequel il envoie un message de solidarité à la Grèce, touchée par de violents incendies.

Ainsi 75% des Français estiment que le chef de l’Etat doit s’exprimer sur l’affaire Benalla (dont 49% se disant persuadés qu’il doit le faire), tandis que 25% jugent qu’il ne doit pas prendre la parole sur le sujet. Une tendance que l’on retrouve là encore chez les électeurs d’Emmanuel Macron, qui pensent à 64% (soit 2 électeurs sur 3) qu’il doit parler.

Une image écornée

Quant à savoir si cette affaire a un impact négatif sur l’image que les Français perçoivent d’Emmanuel Macron, la réponse est sans équivoque: les sondés répondent « oui » à 73%. Dans le détail, 36% estiment qu’il s’agit d’un impact « assez négatif », tandis que 37% le jugent « très négatif ». Seuls 23% des interrogés affirment que cette affaire n’a aucun impact sur leur image du chef de l’Etat.

Une fois de plus, la tendance s’observe aussi chez les électeurs d’Emmanuel Macron: 64% d’entre eux jugent que cette affaire a un impact négatif sur l’image qu’ils se font du président (dont 16% « très négatif »).

Sondage mené sur Internet les 23 et 24 juillet 2018, sur un échantillon représentatif de 983 personnes âgées de 18 ans et plus, composé selon la méthode des quotas. 

Macron – Benalla vue par les medias étrangers.

Les médias étrangers s’emparent de l’affaire Benalla

  • Par  Le figaro.fr
  • Mis à jour le 22/07/2018 à 11:51
  • Pblié le 21/07/2018 à 17:35

REVUE DE PRESSE – Plusieurs titres de presse à travers le monde soulignent le potentiel danger que ce scandale constitue pour le président français.

Les images montrant Alexandre Benalla, collaborateur d’Emmanuel Macron, aux prises avec un manifestant lors de la dernière fête du travail ont fait le tour du monde. «La séquence est choquante», reconnaît depuis les États-Unis le Washington Post . «Les images ne laissent aucun doute, estime de l’autre côté des Alpes le quotidien La Repubblica . Nous voyons un collaborateur de confiance d’Emmanuel Macron, qui a assuré sa sécurité pendant la campagne électorale et qui a aujourd’hui un bureau à l’Élysée, donnant un coup de pied à un garçon lors d’une manifestation.»

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Depuis l’étranger, tous les médias s’accordent sur le potentiel danger que constitue cette affaire pour le président de la République français. D’autant que, rappelle le New York Times , «c’est la dernière d’une série de controverses venues alimenter les accusations selon lesquelles Emmanuel Macron est un monarchique “président des riches”, déconnecté du peuple français.» Et, en Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle: «Macron lui-même avait annoncé après les violentes émeutes en marge de la manifestation que tous les délinquants violents seraient identifiés et tenus responsables.» «Le scandale Benalla est potentiellement dommageable car il remet en cause le fonctionnement de l’État et la promesse de Macron d’une république “exemplaire”», analyse aussi le Guardian . «Macron a jusqu’ici évité d’aborder le problème, mais pourrait devoir changer de stratégie. Parce qu’il n’y a aucun signe que la tempête va se calmer dans les prochains jours», estime El Pais .

«Pourquoi n’a-t-elle acquis une importance médiatique, puis politique, qu’après la découverte du fait que l’auteur des coups est un proche du président Macron ?»

Le quotidien belge «Le Soir»

Depuis la Belgique, Le Soir s’interroge de son côté sur le délai entre la publication des images et l’identification d’Alexandre Benalla: «Étrangement, la vidéo d’Alexandre Benalla avait été diffusée le 1er mai et largement partagée. Il aura fallu deux mois pour qu’elle prenne de l’ampleur. Pourquoi n’a-t-elle acquis une importance médiatique, puis politique, qu’après la découverte du fait que l’auteur des coups est un proche du président Macron? Hypothèse peu réjouissante: la France s’est habituée à la violence de la part des forces de l’ordre.

L’affaire Benalla vue par la presse étrangère

Par LIBERATION — 20 juillet 2018 à 16:47La vidéo montrant le conseiller de Macron frappant un manifestant le 1er Mai a été largement relayée par la presse européenne et anglo-saxonne.

  • L’affaire Benalla vue par la presse étrangère

«Dans un pays empli d’optimisme après avoir remporté sa deuxième Coupe du monde, ce n’est pas le genre d’actualité qu’Emmanuel Macron recherchait.» C’est ainsi que le site d’information européen Politico relaie l’affaire Benalla, emboîtant le pas à d’autres publications étrangères s’étant fait écho du scandale depuis la publication de l’article du Mondemercredi soir.

Le New York Times replace ainsi l’affaire dans la liste des controverses ayant touché le président de la République ces dernières semaines : l’affaire Alexis Kohler, le prix des assiettes de l’Elysée ou encore l’altercation avec le lycéen qui l’avait appelé «Manu». «Cela a nourri les accusations qui dépeignent Mr Macron comme un « président des riches » monarchique ayant perdu le contact avec le peuple français». Le Washington Post décrit les images de la vidéo montrant Alexandre Benalla frappant un manifestant comme «choquantes».

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Pour le Guardian en Grande-Bretagne, il s’agit «de la pire crise de la présidence de Macron jusque-là. Elle endommage le jeune président centriste car elle remet en question sa promesse de mener une république « exemplaire ».» Le quotidien allemand Bild titre «Macron ennuyé après un passage à tabac». En Espagne, El Pais relaie «l’agression d’un manifestant par un collaborateur de Macron» qui «déchaîne une tempête politique en France», tout en soulignant «la condamnation unanime de l’opposition».

Le Corriere della Serra en Italie évoque aussi une «tempête»tandis que la Republicca parle du «cogneur de Macron» qui envoie «l’Elysée, qui avait caché le scandale, au tapis».

 

Sondage : 53% des Français réclament une politique « plus sociale »

Seuls 26% des sondés souhaitent que le gouvernement ne change pas sa ligne économique, selon une enquête OpinionWay réalisée pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.

P ar Thomas Leroy  – https://www.publicsenat.fr/

Emmanuel Macron va-t-il opérer un virage desa politique économique ? C’est en tout cas le souhait d’une majorité de Français. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique, 53% des Français réclament une politique « plus sociale » dans les mois qui viennent. Ils sont 26% à souhaiter une politique « identique » à celle que mène le gouvernement actuellement. Enfin, 19% des sondés sont favorables à une ligne « plus libérale. » 2% ne se prononcent pas.

Cette volonté se retrouve d’ailleurs dans toutes les tranches d’âges et dans tous les partis. 73% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 87% des électeurs de Benoît Hamon et même 49% des électeurs d’Emmanuel Macron aspirent à une politique plus sociale. Seuls les électeurs de François Fillon préfèrent une économie plus libérale (35% contre 34% pour une politique plus sociale).

Concernant le parti socialiste, sa proximité supposée avec Emmanuel Macron semble désormais être du passé. 55% des Français estiment que le PS est « plutôt opposé » à la politique du président de la République et 22% le jugent même « tout à fait opposés ». Seuls 21% des sondés estiment que le parti dirigé par Olivier Faure est « favorable » au chef d’Etat (17% plutôt favorable et 4% tout à fait favorable).

Le sondage a été réalisé du 11 au 12 mars 2018, par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 1013 personnes représentatif de la population français âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Pour un échantillon de 1.000 personnes, la marge d’erreur est comprise entre 1,5 et 3 points.

Emmanuel Macron : le doute s’installe sur sa capacité à transformer le pays

Voici des extraits d’un sondage et du baromètre ELABE .

 Emmanuel Macron : le doute s’installe sur sa capacité à transformer le pays

 ELABE –  5 JUILLET 2018

La politique menée par l’exécutif est jugée de plus en plus injuste et inefficace pour la situation économique du pays.
En revanche, elle apparaît conforme aux engagements de campagne pour un Français sur deux.

76% des Français estiment que la politique menée par l’exécutif est injuste et que les efforts ne sont pas répartis équitablement selon les capacités de chacun (dont 39% déclarent pas du tout juste). Ce sentiment d’injustice est en nette hausse dans l’opinion publique sur les 4 derniers mois (+ 8 points).

66% (+9) estiment que cette politique ne permettra pas d’améliorer la situation du pays et 64% (+7) qu’elle n’est pas efficace pour relancer l’économie.

En revanche, les Français sont plus partagés concernant la conformité aux engagements de campagne. 49% estiment que la politique actuelle n’est pas fidèle aux promesses du candidat Emmanuel Macron, un score en hausse de 9 points. 50% jugent qu’elle correspond aux engagements.

La dynamique d’opinion observée témoigne d’une défiance qui s’accentue depuis fin février (entre +7 et +9 points d’avis défavorables) à l’égard de la politique menée.

Le doute s’installe dans l’opinion publique sur la capacité à transformer le pays

D’ici 2022, 48% des Français estiment qu’E. Macron aura modifié quelques aspects du pays seulement (-9 points en 3 mois), 31% qu’il n’aura pas changé le pays (+9) et seuls 20% qu’il aura transformé le pays en profondeur (stable).

Ces dynamiques d’opinion remettent en cause la promesse de transformation du pays et transcrivent le renforcement d’un doute sur la capacité à réformer.

Si les électeurs d’E. Macron sont nettement plus nombreux que la moyenne à juger que le pays sera transformé en profondeur (39%, +2), 56% (-1) estiment que le Président de la République n’en modifiera seulement quelques aspects. 5% pensent qu’il n’aura pas changé le pays (stable).

La majorité des électeurs de F. Fillon (59%, -12) estime qu’il ne modifiera que quelques aspects seulement. 17% (+4) pronostiquent une transformation en profondeur et 23% (+7) une absence de changement.

Baromètre politique (juillet 2018) : confiance en forte baisse pour l’exécutif

La cote de l’exécutif est en forte baisse et atteint son plus bas niveau : Emmanuel Macron obtient 34% de confiance (-6 points), Edouard Philippe 31% (-6). Les fractures sociales et territoriales n’ont jamais été aussi fortes.

Emmanuel Macron subit sa plus forte baisse depuis le début du quinquennat (-6 points) et recueille la confiance de 34% des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique, pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays*.

6 Français sur 10 (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 31% (+4) « pas du tout confiance ». Ce taux est le score le plus élevé depuis le début du quinquennat.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, est lui aussi en forte baisse (-6) et obtient 31% de confiance.

57% des Français (+3) déclarent ne pas faire confiance à Edouard Philippe, dont 29% (+1) « pas du tout confiance ». Ce taux est également le plus élevé depuis le début du quinquennat.

12% ne se prononcent pas (+3).

Dans le détail, la cote de confiance d’Emmanuel Macron est en chute et atteint son niveau le plus bas depuis le début du quinquennat auprès de nombreuses catégories de population: les personnes âgées de 18 à 24 ans (32%, -16), les électeurs de François Fillon (40%, -15), les ouvriers (19%, -11), les habitants des communes rurales (23%, -11), les personnes âgées de 50 à 64 ans (31%, -10) et les retraités (34%, -6).

La cote de confiance du Premier ministre est elle aussi en chute auprès des électeurs de François Fillon (41%, -17), des habitants des communes rurales (20%, -9), des agglomérations de 20 000 à 100 000 habitants (30%, -12), des jeunes de 18 à 24 ans (21% -13), des catégories populaires (18%, -10) et des retraités (37%, -6).