Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul

 

Manifestation du mouvement des gilets jaunes, à Belfort, le 29 décembre 2018.

ELABE

Après plus d’un mois de mobilisation, le niveau d’approbation reste important : 70% des Français approuvent la mobilisation (-3 points en une semaine). Dans le détail, 41% (=) la soutiennent et 29% (-3) ont de la sympathie. A l’inverse, 22% la désapprouvent (+4), dont 11% y sont opposés (+2) et 11% hostiles (+2). 8% (=) y sont indifférents.

Dans le détail, la mobilisation des « gilets jaunes » reste majoritairement approuvée auprès de l’ensemble des catégories de population sauf les cadres (47%, -20). Cependant, l’intensité de cette approbation diffère selon la classe sociale, la zone d’habitation et la catégorie politique :

  • 78% (-3) auprès des classes populaires, 71% (-4) auprès des classes moyennes, 67% (-3) auprès des retraités, et 47% (-20) auprès des cadres.
  • L’intensité des opinions favorables continue de différer selon la zone d’habitation: d’une part, les habitants des communes rurales (73%, -8), des petites agglomérations (77%, -2) et des grandes agglomérations (69%, +2) et d’autre part ceux  de l’agglomération parisienne (61%, -10).
  • D’un point de vue politique, le mouvement est approuvé par une majorité au sein de chaque électorat sauf l’électorat d’Emmanuel Macron (42%, -13): 90% (-1) chez les électeurs de Marine Le Pen, 82% (-4) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 71% (-5) chez les abstentionnistes et 61% (+1) chez ceux de François Fillon.

Les Français sont très divisés sur la suite à donner à la mobilisation des « gilets jaunes ». Après avoir fortement diminuée en deux semaines (-17 points), la volonté de poursuite de la mobilisation est quasiment stable cette semaine.

Après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1).

Les catégories populaires continuent majoritairement à souhaiter la poursuite de la mobilisation (65%, +1), les classes moyennes sont plus partagées (59%, +9), alors que les retraités (44%, +3) et les cadres (37%, -13) sont minoritaires à souhaiter sa continuation.

D’un point de vue politique, la poursuite de la mobilisation est souhaitée par 75% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (-1) et 76% des électeurs de Marine Le Pen (=). A l’inverse, 79% des électeurs d’Emmanuel Macron (+5) et 62% des électeurs de François Fillon (-12) pensent que la mobilisation doit s’arrêter.

Les Français sont partagés sur les annonces concernant le pouvoir d’achat.

46% des Français considèrent que les annonces ne répondent qu’en partie aux attentes concernant le pouvoir d’achat. Seulement 12% trouvent qu’elles répondent complètement aux attentes. Enfin, 42% estiment qu’elles n’ont pas du tout répondu aux attentes.

Une majorité de l’électorat de Marine Le Pen (65%) et de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (58%) considèrent que les annonces ne répondent pas du tout aux attentes.

Une majorité des électeurs d’Emmanuel Macron (60%) et de François Fillon (56%) trouve que les annonces répondent en partie aux attentes.

Les abstentionnistes sont divisés sur cette question puisque 48% trouvent que les annonces ne répondent pas du tout aux attentes, 43% en partie et 9% complètement.

L’amélioration du pouvoir d’achat est perçue prioritaire parmi les revendications des gilets jaunes

72% des Français considèrent que l’amélioration du pouvoir d’achat est la première priorité, suivie par la meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques (42%), la lutte contre l’évasion fiscale (32%), la remise à plat de la fiscalité (30%) et l’amélioration des services publics dans tous les territoires (16%).

L’amélioration du pouvoir d’achat est encore plus largement prioritaire parmi les électeurs de Marine Le Pen (85%), les catégories populaires (79%) et par les personnes âgées de 35 à 64 ans (78%).

La meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques est davantage perçue comme la priorité auprès des électeurs de Marine Le Pen (58%), les salariés du public (44%) et les personnes âgées de 18 à 34 ans (46%).

Les questions de fiscalité sont davantage perçues comme la priorité par les Français âgés de 65 ans et plus (40%) et les retraités (36%).

Enfin, l’amélioration des services publics est davantage considérée comme priorité par les salariés du public (24%), les cadres (26%), les électeurs d’Emmanuel Macron (26%) et les personnes âgées de 18 à 34 ans (22%).

Une large majorité de Français sont favorables à la mise en place du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC)

Quel que soit le domaine d’application du RIC, les Français y sont largement favorables : 82% y sont favorables pour proposer des lois, 80% pour abroger des lois, 76% pour approuver les traités européens et internationaux, 73% pour révoquer un élu et 67% pour modifier la Constitution.

Sur l’ensemble de ces domaines dans lesquels le RIC pourrait être mise en place, le niveau d’approbation diffère en fonction de la catégorie sociale, de la zone d’habitation et du vote à l’élection présidentielle de 2017:

– Les catégories sociales populaires et moyennes sont plus favorables (entre 66% et 88% selon le domaine d’action) au RIC que les catégories sociales supérieures (entre 54% et 82%).

– Les Français des communes rurales sont les plus favorables à la mise en place du RIC (entre 69% et 86%), quel que soit le champ d’action de celui-ci, suivis par les résidents de communes urbaines de province (entre 69% et 82%), et par les habitants de l’agglomération parisienne (entre 58% et 79%).

– Politiquement, ce sont les électeurs de Marine Le Pen (entre 86% et 93%) et de Jean-Luc Mélenchon (entre 83% et 91%) qui sont le plus favorables au RIC, suivis des abstentionnistes (entre 69% et 87%), des électeurs de François Fillon (entre 56% et 74%) et de ceux d’Emmanuel Macron (entre 45% et 71%).

Pour la moitié des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition à l’exécutif. Le Rassemblement National premier parti d’opposition pour la première fois depuis juillet 2017. Lorsqu’ils sont testés, les « gilets jaunes », apparaissent en 1ère position, devant les partis politiques.

Pour 53% des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition. Ce chiffre est en hausse de 10 points en un mois. Pour la première fois depuis juillet 2017, le Rassemblement National est perçu comme le parti politique qui incarne le mieux l’opposition (18%, +2), suivi de la France Insoumise (17%, -8), des Républicains (6%, -4), du Parti Socialiste (3%, -1), du Parti Communiste (2%, =) et de l’Union des Démocrates Indépendants (1, +1).

Lorsque l’on ajoute les « gilets jaunes » dans la liste testée, ces derniers devancent nettement les partis politiques. 43% des Français continuent de dire qu’aucun acteur politique n’incarne l’opposition, 23% choisissent les gilets jaunes, 13% le RN, 12% LFI, 4% LR, 3% le PS, 1% le PCF et 1% l’UDI. La France Insoumise et le Rassemblement National se situent 5 points en-dessous dans ce scénario incluant les « gilets jaunes ».

Les gilets jaunes sont davantage perçus comme incarnant l’opposition par les résidents de petites agglomérations (26%), par les 18-24 ans (28%), par les électeurs de Marine Le Pen de 2017 (27%), par les inactifs (26%) et par les sympathisants de gauche (27%). Ces taux de réponse relativement élevé chez les électeurs de Marine Le Pen et les sympathisants de gauche expliquent que dans ce scénario le RN et la FI perdent respectivement 5 et 6 points sur cette question.

Baromètre politique (janvier 2019) : légère remontée de la confiance pour l’exécutif (enfin présent!)

ELABE 10 JANVIER 2019
Après 4 mois de baisse consécutive, les cotes de confiance d’Emmanuel Macron (25%, +2) et d’Edouard Philippe (26%, +3) remontent légèrement.
25% (+2 points) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays.
La cote de confiance d’Emmanuel Macron est en hausse de 2 points, après quatre mois de baisses consécutives (-13 en 4 mois). Il s’agit cependant de son deuxième niveau le plus bas depuis le début du quinquennat. Il est au même niveau que François Hollande à la même époque.
71% (-3) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 44% (-7) « pas du tout confiance ». 4% (+1) ne se prononcent pas.
Dans le détail, la cote de confiance d’Emmanuel Macron est en hausse auprès des cadres (40%, +5), des personnes âgées de 50 à 64 ans (24%, +6) et de 65 ans et plus (32%, +4).
D’un point de vue politique, sa cote de confiance est en hausse de 12 points auprès des électeurs de François Fillon (41%) et de 9 points auprès des abstentionnistes (18%). Son taux de confiance est stable auprès de ses électeurs de 1ertour (58%, -1). Il reste en revanche très bas auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (7%, -3) et de Marine Le Pen (9%, +4).
Le Premier ministre Édouard Philippe est en hausse de 3 points et obtient 26% de confiance. Il se situe 3 points au-dessus de Jean-Marc Ayrault à même époque. 68% des Français (-5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 39% (-7) « pas du tout confiance ». 6% (+2) ne se prononcent pas.
Dans le détail, sa cote de confiance est en hausse auprès des retraités (36%, +9) et des habitants de l’agglomération parisienne (38%, +12).
D’un point de vue politique, elle est en forte hausse auprès des électeurs de François Fillon (47%, +16), et dans une moindre mesure, auprès des abstentionnistes (17%, +7). Elle est relativement stable auprès des électeurs d’Emmanuel Macron (58%, -2).
Nicolas Hulot (52%) est en tête du classement des personnalités politiques, devant Alain Juppé (41%).
Avec 52% d’image positive, Nicolas Hulot est largement en tête du classement (+4), et devance Alain Juppé (41%, +2).
Jean-Yves Le Drian (32%, stable) occupe toujours la troisième position, à égalité avec Nicolas Sarkozy (32%, +3) suivi de près par Xavier Bertrand (31%, +2).
A noter que François Bayrou enregistre la plus forte baisse (-5), à 26%, après une hausse de 3 points le mois dernier.
Auprès des sympathisants de gauche, Nicolas Hulot est largement en tête (71%, -1). Il devance Olivier Besancenot (52%, -3), et Ségolène Royal (52%, +4). Jean-Luc Mélenchon (49%) est quatrième et en baisse de 4 points, devant Benoit Hamon (48%), lui aussi en baisse (-5).

60% des Français pas convaincus par les veux de Macron

Le Président de la République lors de ses vœux aux français. Michel Euler – pool – AFP

Emmanuel Macron a-t-il convaincu lors de ses voeux aux Français du 31 décembre, après plusieurs semaines de contestation dominée par les gilets jaunes? Un sondage OpinionWay pour LCI publié ce mardi révèle que 60% des Français interrogés n’ont pas été convaincus par l’allocution du Président.

.. LLe président de la République Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre 2018 à l’Elysée. – Michel Euler – pool – AFPe président de la République Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre 2018 à l’Elysée. – Michel Euler – pool – AFP.

Les Français partagés sur la suite des gilets jaunes

L’enquête, réalisée les 31 décembre 2018 et 1er janvier 2018 auprès de 1005 personnes, se penche aussi sur le soutien des Français aux gilets jaunes. Plus de 60% des Français y apportent toujours leur soutien, même si le chiffre recule légèrement. En revanche, relève LCI, ils sont partagés quant à la suite du mouvement: 50% souhaitent que le mouvement s’arrête, 49% qu’il continue. Près de trois quarts des sondés estiment également que le chef de l’Etat n’a pas été à la hauteur pour gérer la crise des gilets jaunes, contre seulement 27% de convaincus.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron continue par ailleurs de s’effriter. Le baromètre mensuel Harris Interactive pour le site Délits d’Opinion rapporte 31% d’opinions positives (-1 point en un mois) pour le président et 27% de satisfaits du Premier ministre (-4 points).

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul

Quelques extraits du dernier sondage Elabe sur les gilets jaunes.

GiGilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul (70%, -3)

  • .
  • Du point ede vue politique, le mouvement est approuvé par et 61% (+1) chez ceux de François Fillon.

Après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1).

Les Français sont partagés sur les annonces concernant le pouvoir d’achat.

Une majorité des électeurs d’Emmanuel Macron (60%) et de François Fillon (56%) trouve que les annonces répondent en partie aux attentes.

L’amélioration du pouvoir d’achat est perçue prioritaire parmi les revendications des gilets jaunes 

;;; électeurs de Marine Le Pen (entre 86% et 93%) et de Jean-Luc Mélenchon (entre 83% et 91%) qui sont le plus favorables au RIC, suivis des abstentionnistes (entre 69% et 87%), des électeurs de François Fillon (entre 56% et 74%) et de ceux d’Emmanuel Macron (entre 45% et 71%).

Pour la moitié des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition à l’exécutif. Le Rassemblement National premier parti d’opposition pour la première fois depuis juillet 2017. Lorsqu’ils sont testés, les « gilets jaunes », apparaissent en 1ère position, devant les partis politiques.

Pour 53% des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition. Ce chiffre est en hausse de 10 points en un mois. Pour la première fois depuis juillet 2017, le Rassemblement National est perçu comme le parti politique qui incarne le mieux l’opposition (18%, +2), suivi de la France Insoumise (17%, -8), des Républicains (6%, -4), du Parti Socialiste (3%, -1), du Parti Communiste (2%, =) et de l’Union des Démocrates Indépendants (1, +1).

Lorsque l’on ajoute les « gilets jaunes » dans la liste testée, ces derniers devancent nettement les partis politiques. 43% des Français continuent de dire qu’aucun acteur politique n’incarne l’opposition, 23% choisissent les gilets jaunes, 13% le RN, 12% LFI, 4% LR, 3% le PS, 1% le PCF et 1% l’UDI. La France Insoumise et le Rassemblement National se situent 5 points en-dessous dans ce scénario incluant les « gilets jaunes ».

Les gilets jaunes sont davantage perçus comme incarnant l’opposition par les résidents de petites agglomérations (26%), par les 18-24 ans (28%), par les électeurs de Marine Le Pen de 2017 (27%), par les inactifs (26%) et par les sympathisants de gauche (27%). Ces taux de réponse relativement élevé chez les électeurs de Marine Le Pen et les sympathisants de gauche expliquent que dans ce scénario le RN et la FI perdent respectivement 5 et 6 points sur cette question.

ELABE: Baromètre politique (déc. 2018) : la confiance pour l’exécutif est au plus bas

Quelques extraits du dernier Baromètre ELABE…

  • ÉTUDES & SONDAGES 6 DÉCEMBRE 2018
  • En baisse ce mois-ci, les cotes de confiance d’Emmanuel Macron (23%, -4) et d’Edouard Philippe (23%, -4) atteignent leur niveau le plus bas.

23% (-4 points) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays.

La cote de confiance d’Emmanuel Macron est en baisse pour le troisième mois consécutif (-13 en 4 mois). Il est à son niveau le plus bas depuis le début du quinquennat, et 1 point en-dessous de François Hollande à la même époque.

74% (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 51% (+7) « pas du tout confiance ». Ce taux est en très forte hausse depuis deux mois (+16 points) et est le signe d’une forte défiance. 3% (-1) ne se prononcent pas.

D’un point de vue politique, sa cote de confiance baisse de 9 points auprès de ses électeurs de 1er tour (59%). Auprès de son socle électoral, il est en baisse tendancielle depuis le mois de mai (-28 points) et plus particulièrement ces trois derniers mois (-17).

Il est également en baisse auprès des électeurs de Marine Le Pen (5%, -7), de Jean-Luc Mélenchon (10%, -5) et des abstentionnistes (9%, -5). Il est stable auprès des électeurs de François Fillon (29%, -1).

… D’un point de vue politique, elle est en baisse de 7 points auprès des abstentionnistes (10%), de 6 points auprès des électeurs de François Fillon (31%), de 5 points auprès de ceux de Marine Le Pen (6%) et de 3 points auprès de ceux d’Emmanuel Macron (60%).

ELABE: Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée (75%) et progresse en une semaine (+5)

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée (75%) et progresse de 5 points en une semaine (+5)

Une dizaine de jours après le début du mouvement, 75%* des Français approuvent la mobilisation (+5 points en une semaine). Dans le détail, 46% (+6) la soutiennent et 29% (-1) ont de la sympathie.

A l’inverse, 17% la désapprouvent (-3), dont 11% y sont opposés (stable) et 6% hostiles (-3).

8% (-2) y sont indifférents.

A titre de comparaison, le niveau d’approbation reste largement supérieur aux mobilisations sociales des cheminots (environ 40%) et contre la réforme du droit du travail (53%) en septembre 2017. Il reste cependant inférieur au niveau de soutien et de sympathie suscité par les mobilisations des retraités (81%) et des personnels d’EHPAD (86%) en mars dernier.

Dans le détail, la mobilisation des « gilets jaunes » reste majoritairement approuvée et son niveau progresse auprès de l’ensemble des catégories de population (hormis chez les jeunes et les cadres où elle est en légère baisse).

  • L’écart d’approbation entre classes socialess’accroit : 56% (-9) auprès des cadres, 75% (+10) auprès des classes moyennes et 83% (+8) auprès des classes populaires.
  • L’intensité des opinions favorables continue de différer selon la zone d’habitation: d’une part, les habitants des communes rurales (83%, +4), petites (77%, +5) et moyennes agglomérations (80%, +4), et d’autre part, ceux des grandes agglomérations (70%, +8) et de l’agglomération parisienne (68%, +5).

A noter qu’au sein des zones urbaines, il existe un écart entre les habitants des communs de banlieue (77%) et des villes centre (69%).

  • De même, le mouvement bénéficie d’une très large approbation auprès des personnes décrivant une situation financièretendue (84%, +3) alors qu’elle est moins nette auprès de celles qui déclarent une situation financière plus aisée (67%, +7).
  • D’un point de vue politique, le mouvement reste approuvé par une majorité au sein de chaque électorat: 91% (+9) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+9) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 72% (-2) chez ceux de Benoît Hamon, 70% (+8) chez ceux de François Fillon et 52% (+3) auprès de ceux d’Emmanuel Macron.

*Le terrain d’enquête a débuté mardi après-midi, soit après l’intervention d’Emmanuel Macron.

20% des Français se définissent comme « gilets jaunes ». Une sur-représentation de ruraux, catégories populaires et de personnes en difficulté financière. Politiquement, une forte sur-représentation des électeurs de Marine Le Pen.

A date, 20% des Français se définissent comme « gilets jaunes », et 54% ne se définissent pas comme « gilets jaunes » mais soutiennent leur action et leurs revendications.

Si le sentiment d’être « gilet jaune » traverse l’ensemble des catégories de population, quel que soit l’âge, la classe sociale ou la zone d’habitation, le taux de personnes se définissant comme « gilets jaunes » est plus élevé auprès des :

–Personnes déclarant une situation financière tendue (27%)

–Catégories populaires (27%)

–Habitants des zones rurales (27%) et des petites agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants (24%)

–Personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat (27%)

D’un point de vue politique, les écarts sont très nets. Le taux de personnes se déclarant « gilets jaunes » est très élevé auprès des électeurs de 1er tour de Marine Le Pen (42%). Il atteint 20% auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 18% auprès des abstentionnistes, 16% auprès de ceux de François Fillon et seulement 5% auprès de ceux d’Emmanuel Macron.

Pour 81% des Français, l’exécutif n’est pas à l’écoute du mouvement des « gilets jaunes »

Malgré les annonces d’Emmanuel Macron sur la révision des taxes sur le carburant en fonction du prix du baril et sur la mise en place d’une concertation sur la transition écologique, 81% des Français estiment que l’exécutif n’est pas à l’écoute des revendications (dont 48% « Non, pas du tout »). Seuls 19% estiment que le gouvernement a fait preuve d’écoute.

Le sentiment d’un manque d’écoute est partagé auprès de l’ensemble des catégories de population, y compris auprès des électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron (59%).

Pour près de 7 Français sur 10, la mobilisation doit se poursuivre

10 jours après le début de la mobilisation, 69% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

Ce taux atteint 79% auprès des catégories populaires, 81% auprès des personnes ayant une situation financière tendue et 75% auprès des habitants des communes rurales. En revanche, il est plus faible auprès des cadres (48%), des personnes ayant une situation financière aisée (57%) et des habitants de l’agglomération parisienne (60%).

D’un point de vue politique, 90% des électeurs de Marine Le Pen, 79% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 62% de ceux de François Fillon estiment que la mobilisation doit se poursuivre. Auprès des électeurs d’Emmanuel Macron, ce taux est de 42%, 58% estimant que la mobilisation doit s’arrêter.

Transition écologique et pouvoir d’achat : pour près de 6 Français sur 10, ces deux objectifs sont conciliables

58% des Français déclarent que l’amélioration du pouvoir d’achat et la transition écologiques sont des objectifs conciliables. A l’inverse, 34% estiment qu’il faudrait privilégier le pouvoir d’achat et 8% la transition écologique.

L’opinion selon laquelle les deux objectifs sont compatibles est majoritaire auprès de l’ensemble des catégories de population, et ce, encore plus auprès des cadres (72%), et dans une moindre mesure des électeurs de Benoît Hamon (65%) et d’Emmanuel Macron (64%).

Cette opinion est également plus largement partagée auprès des personnes ne se définissant pas comme « gilets jaunes » (66%). A noter qu’auprès de celles se définissant comme « gilets jaunes », ils sont 51% à partager cet avis. A l’inverse, 46% estiment qu’il faudrait privilégier le pouvoir d’achat.

Nouveau record d’impopularité pour Emmanuel Macron…

Des extraits du dernier baromètre BVA en partenariat avec Orange, RTL et La Tribune.

  • La popularité d’Emmanuel Macron diminue pour la cinquième fois consécutive : seuls 26% des Français ont une bonne opinion du chef de l’Etat (-3 points), contre près des trois quarts (73%; +3) qui en ont une mauvaise opinion.
  • Emmanuel Macron fait moins bien que ses prédécesseurs récents (François Hollande : 29% de popularité en novembre 2013 / Nicolas Sarkozy : 48% en novembre 2008).

… sur fond de crise des « gilets jaunes » : un mouvement dans lequel les Français se reconnaissent mais dont le mode d’action divise

  • Près de trois Français sur quatre (72%) se reconnaissent dans ses revendications mais le mode d’action des « gilets jaunes » divise les Français : 52% le désapprouvent, 46% l’approuvent.
  • Si le mode d’action divise, les Français s’accordent largement en revanche pour considérer que jusqu’à présent, le Gouvernement n’a pas eu la bonne attitude face à ce mouvement (71%).
  • Ils souhaitent par ailleurs majoritairement que ce dernier se poursuive (13%) et même s’amplifie (46%), contre 39% qui souhaiteraient qu’il s’arrête. Peu de Français croient à son essoufflement : seuls 33% pensent qu’il va s’arrêter.

Edouard Philippe subit également de plein fouet le mécontentement des Français (69% de mauvaises opinions ; +12)

Les sympathisants de la droite ne croient plus en Macron

A trop ménager le choux et la chèvre …

valeursactuelles.com

Mardi 6 novembre 2018 à 22:459

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio, le chef de l’Etat enregistre une baisse importante auprès des sympathisants Les Républicains.

L’automne est bien délicat pour Emmanuel Macron. Actuellement lancé dans une série de commémorations organisées à l’occasion du centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, le chef de l’Etat poursuit sa dégringolade dans les sondages. Selon le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio publié ce mardi 6 octobre, le président de la République ne convainc que 33% de Français. Un recul de 8 points justifié, notamment, par la personnalité d’Emmanuel Macron. Comme le précise également le baromètre, le président baisse de 7 points à gauche (19%).

SONDAGE. 84% des Français pensent que Macron n’améliorera pas leur pouvoir d’achat

JDD, 23h10 , le 27 octobre 2018

Selon un sondage Ifop pour le JDD, une majorité de Français estiment qu’Emmanuel Macron ne va pas améliorer leur pouvoir d’achat. Ils sont même 72% à considérer que leur pouvoir d’achat a baissé depuis mai 2017.

Prix des carburants, augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), sous-indexation à venir des pensions de retraite… Le pouvoir d’achat est mis à l’épreuve en ce second automne du quinquennat d’Emmanuel Macron. Et les Français le ressentent, à en croire le sondage Ifop que publie le JDD. Selon cette étude, 72% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a plutôt diminué depuis la dernière élection présidentielle, en mai 2017. Pour 22% d’entre eux, il est resté stable et seuls 6% des personnes interrogées considèrent, à l’inverse, qu’il a augmenté.

Un sympathisant En marche sur deux a vu baisser son pouvoir d’achat

Dans le détail, les sympathisants de La France insoumise (82%), des Républicains (84%) ou du Rassemblement national (81%) sont les plus nombreux à avoir ressenti une baisse de leur pouvoir d’achat. Mais même au sein des sympathisants de La République en marche, ils sont 50% à avoir cette opinion.

Dans le même sens, 84% des Français pensent que la politique d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe ne leur permettra pas d’améliorer leur pouvoir d’achat. Ils sont 80% à estimer que l’action du gouvernement n’améliorera le pouvoir d’achat des Français en règle générale.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 024 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

L’importance des sondages

Monique Cochinal

Chaque leader politique en vue, le Président de la République en premier, suit avec grand intérêt les différents sondages émis et largement diffusés par les médias.

Le sondeur, par ses questions, recueille un grand nombre de réponses des personnes interrogées, de toute classe sociale et de toute tendance politique. Il s’agit, ensuite, de classer, d’évaluer toutes ces réponses et de déceler ce qu’il en ressort. L’opinion d’un bon analyste, telle que Bernard Sananes, est intéressante et nous permet de nous interroger sur l’effet de la personnalité d’un homme politique comme étant révélatrice de sa façon de faire, et à partir de là, envisager un avenir positif ou au contraire inquiétant. L’élu au poste de Président de la République obtient l’aura de sa charge, et ses attitudes doivent être justifiées par sa charge. Le citoyen en est très conscient, il sait discerner les différents changements d’attitudes, les virevoltes de leur président, et se faire une opinion. Le peuple est plein de bon sens. Il sait dire ses inquiétudes, ses angoisses parfois, dans ces bains de foule, et il sait aussitôt ce qui est sincère ou exagéré. Il a remarqué un changement complet d’attitude chez leur Président, depuis quelques mois, principalement dans ces bains de foule de plus en plus fréquents. Monsieur le Président veut donner l’image de celui qui agit, il est partout, il est de plus en plus proche de son peuple, il est humain quel bon roi ! Oubliées les petites phrases assassines du genre « gaulois récalcitrants » ou « chômeurs fainéants ».

Et pourtant ….. La majorité des Français persiste à douter, et les sondages sont en berne. Dix huit mois après son élection, 31 % des Français adhèrent à sa politique et continuent à lui faire confiance. Le taux des très hostiles atteint un sommet à 36 %. Notre meilleur analyste des sondages nous fait part de ses remarques : « …. La transformation, qui n’est pas seulement le pilier du macronisme, mais aussi la promesse qui, pendant un an, a séduit une partie de l’électorat de droite. Dès que cette promesse semble s’étioler, ce qui a été le cas entre avril et septembre, le socle réformateur (macroniste ou filloniste) s’affaiblit ou se détourne » (tribune publiée par Bernard Sananes dans « Les Echos » le 28 septembre 2018.

N’oublions pas que le Président Macron a été élu par défaut, et que beaucoup de Français se sont abstenus ou, devant le duel Macron contre Le Pen, ont jugé plus prudent de voter pour lui.