ELABE: L’image d’Emmanuel Macron se détériore dans l’opinion

Réforme des retraites : 61% pensent qu’Emmanuel Macron devrait prendre en compte les contestations et la retirer.

A 48 heures de la présentation du projet de loi en conseil des ministres, 61% pensent qu’Emmanuel Macron devrait prendre en compte les contestations et retirer la réforme. A l’inverse, 39% estiment qu’il a raison de faire cette réforme et qu’elle était dans son programme. C’est notamment le cas des retraités (50%) et des cadres (59%).

D’un point de vue politique, 74% de ses électeurs de 1er tour et 62% de ceux de François Fillon le soutiennent concernant la réforme des retraites. A l’inverse, respectivement 26% et 38% estiment qu’il devrait prendre en compte les contestations et la retirer.

Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de Benoît Hamon …

Plus de 6 Français sur 10 sont déçus de l’action du Président de la République

62% des Français déclarent que l’action d’Emmanuel Macron en tant que Président de la République est décevante. Seuls 14% la jugent satisfaisante et 24% estiment qu’il est encore trop tôt pour se prononcer.

En 3 mois, le jugement des Français s’est durci à l’égard de l’action d’Emmanuel Macron (+7 points par rapport à fin octobre 2019) et retrouve un niveau de déception proche de celui atteint pendant le mouvement des « gilets jaunes » (entre 62% et 69%).

La proportion de personnes se déclarant satisfaites de son action est relativement stable (+2 par rapport à octobre 2019), alors que celle des Français faisant appel à la patience est en baisse de 8 points.

Sur le long terme (depuis juillet 2017), les dynamiques d’opinions montrent que les principales évolutions se sont faites entre les « déçus » et les « patients ». En effet, le taux de « satisfaits » a toujours oscillé dans une fourchette relativement restreinte, entre 7% et 20%.

A l’inverse, le taux de « patients » est passé de 64% en juillet 2017 à 24% aujourd’hui, alors que celui des « déçus » est passé de 21% à 62%. Entre ces deux jugements à l’égard de l’action du Président de la République, les courbes se sont croisées dès le mois de janvier 2018, la proportion de déçus restant alors jusqu’ici toujours plus importante que celles des « patients ».

Si la période entre avril 2019 et octobre 2019 avait fait preuve d’exception avec un léger recul des déceptions à la faveur d’un regain de la patience, la dynamique de durcissement des opinions est de nouveau d’actualité.

Cette hausse de la part des « déçus » s’observe auprès de l’ensemble des catégories de populations, hormis chez les cadres et les retraités.

A noter que la proportion de déçus est largement plus importante chez les répondants ayant une situation financière difficile* : si elle n’est « que » de 54% pour ceux bouclant facilement leurs fins de mois, elle atteint 72% chez ceux pour qui les fins de mois sont difficiles.

le taux de déçus Chez les électeurs de François Fillon, la déception augmente de 12 points (54%) au détriment de la patience (28%, -12). Chez les électeurs d’Emmanuel Macron, la proportion estimant qu’il est trop tôt pour se prononcer baisse de 14 points, à 33%, celle des « déçus » progresse de 4 points, à 26%, et celle des « satisfaits » progresse de 10 points à 41%.

*58% déclarent finir leurs fins de mois plutôt facilement, 42% plutôt difficilement.

Pour plus de 3 Français sur 4, l’action du Président de la République n’a pas amélioré leur situation personnelle ni celle du pays

82% des Français jugent que depuis le début du quinquennat l’action d’Emmanuel Macron n’a pas amélioré leur situation personnelle (+2 par rapport à octobre 2019) et 75% celle du pays (+4). Le jugement sur la situation du pays se dégrade particulièrement : si la hausse au global est de 4 points, on remarque un net durcissement avec une hausse de 8 points des opinions les plus négatives (« non, pas du tout »).

L’ensemble des catégories de population portent un regard négatif sur l’amélioration de la situation personnelle et la situation du pays. Une nouvelle fois, les opinions négatives sont nettement plus nombreuses auprès des personnes ayant une situation financière difficile. A titre d’exemple, 89% des personnes ayant des fins de mois difficiles estiment que l’action d’Emmanuel Macron n‘a pas permis d’améliorer leur situation personnelle.

. La dégradation concernant le regard sur l’état du pays s’observe avant tout chez les électeurs de François Fillon (65% « non », +9) et ceux d’Emmanuel Macron (41% « non », +5).

On observe un double mouvement :

un basculement du positif vers le négatif d’une petite partie des électorats d’Emmanuel Macron et de François Fillon

-et en parallèle, un durcissement des opinions négatives (« non, plutôt pas » vers « non, pas du tout

») auprès de nombreuses catégories de population, et notamment des classes moyennes et des classes populaires.

L’image d’Emmanuel Macron se détériore par rapport à octobre 2019.

Par rapport à fin octobre 2019, Emmanuel Macron est notamment jugé plus inquiétant (+7), obtenant moins de résultats (-5), moins sympathique (-4), moins dynamique (-3) et plus arrogant (+3).

Au-delà de ces évolutions, l’image d’Emmanuel Macron reste structurée autour des dimensions suivantes autoritaire (72%, +1), arrogant (70%, +3), inquiétant (64%, +7) et dynamique (61%, -3).

Il clive davantage sur les dimensions de courage (51%, -2) et de représentations de la France à l’étranger (52%, -1).

Environ 4 Français sur 10 lui reconnaissent sa capacité à réformer le pays (42%, +2), à respecter ses engagements (41%, +2), ces traits d’image lui sont reconnus par une partie de l’opinion publique, notamment son cœur électoral et environ la moitié des électeurs de François Fillon.

Sa sympathie (35%, -4), sa capacité à obtenir des résultats (31%, -5) et sa sincérité (31%, -2) lui sont attribués par environ un Français sur trois, et notamment par une partie de son électorat (environ deux tiers).

Il continue d’enregistrer un déficit d’image sur la proximité (22%, -1) et la capacité à rassembler les Français (19%, -3).

L’image d’Emmanuel Macron subit une double dégradation par rapport à octobre 2019 :

une bascule d’une partie de ses électeurs et des électeurs de François Fillon d’une image positive vers une image négative. A titre d’exemple, auprès de ses électeurs, on observe une hausse de 13 points sur le qualificatif « vous inquiète », une baisse de 11 points concernant sa capacité à rassembler les Français et de 9 points sur sa sympathie. Seule amélioration au tableau, sa capacité à respecter ses engagements (+9). Auprès des électeurs de François Fillon, la bascule est d’une ampleur plus importante : sympathie (-21), obtient des résultats (-20), sincère (-14), dynamique (-9), proximité (-9), capable de rassembler les Français (-9), courage (-8), capacité à réformer (-7), etc.

un durcissement des opinions négatives : la proportion de l’item le plus négatif (« s’applique très mal ») progresse de 7 points sur la capacité à rassembler les Français, de 7 points sur les résultats et de 5 points sur le courage.

Deux ans et trois mois avant l’élection de 2022, 7 Français sur 10 pensent qu’Emmanuel Macron ne serait pas réélu.

31% des Français estiment que si Emmanuel Macron se représentait à l’élection présidentielle de 2022 (-8 points par rapport à octobre 2019), il serait réélu (7% certainement, 24% probablement) et 69% (+10) qu’il ne serait pas réélu (37% probablement pas, 32% certainement pas).

A noter que la proportion de « certainement pas » progresse de 13 points.

Politiquement, 62% de ses électeurs de 1er tour pensent qu’il serait réélu (-12), mais 37% pensent l’inverse. Chez les électeurs de François Fillon, 46% pensent qu’il serait réélu (-10)…

Sondage BFMTV – 58% des Français approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites, un soutien en hausse

04/12/2019 à 06h09

Quelques extraits intéressants…

Dans le détail, 34% des sondés soutiennent la mobilisation de jeudi et 24% ont de la sympathie pour le mouvement de contestation. Cependant, 17% des Français interrogés y sont opposés et 13% y sont clairement hostiles. Selon le sondage, l’approbation générale est en hausse au sein de la plupart des catégories sociales de la population.

Pour 43%, un mouvement de contestation « global »

43% des personnes sondées par Elabe considèrent la mobilisation du 5 décembre prochain comme étant, d’abord, une mobilisation globale d’opposition à la politique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement.

…. Avec 58% d’approbation, le mouvement obtient cependant moins d’adhésion que le mouvement des gilets jaunes, qui comptabilisait 73% d’adhésion le 14 novembre 2018, juste avant les premières mobilisations, puis 60% le 9 janvier 2019. Néanmoins, il recueille davantage de sympathie et de soutien que la mobilisation au sein de la SNCF l’an passé, qui ne suscitait l’approbation que de 36% des sondés au 23 mai 2018, puis 34% le 14 mars 2018.

Sondage Elabe réalisé pour BFMTV sur un échantillon de 1005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 2 et 3 décembre 2019.

ELABE : Municipales : LREM confronté à la question du sens du vote

15 octobre 20019

Ce n’est pas une formule de précaution. Il faut, à 6 mois du scrutin, prendre les sondages municipales pour ce qu’ils sont : une indication d’un rapport de forces et non un pronostic sur le résultat de mars.

Nicolas Florian, successeur d’Alain Juppé à la Mairie de Bordeaux

 

 

 

 

 

Pourquoi : d’abord parce que localement les campagnes commencent à peine. Les candidats construisent encore leurs programmes, n’ont pas encore dévoilé leurs équipes et, pour ceux qui ne sont pas sortants, cherchent d’abord à améliorer leur notoriété.

Ensuite parce que plus on avancera vers le scrutin, plus les motivations nationales se renforceront. Et personne ne peut dire aujourd’hui quel sera le climat politique national dans 6 mois

Mais une tendance (à confirmer) se dégage dans les grandes villes : la poussée écologiste souvent mesurée à des scores plus élevés qu’aux européennes. Après Marseille (ELABE), Montpellier (BVA), c’est le sondage réalisé par ELABE pour La Tribune à Bordeaux qui a fait couler beaucoup d’encre cette semaine. Il confirme que dans plusieurs grandes villes (notamment quand le sortant n’est pas de gauche), les écologistes apparaissent comme la force qui peut rassembler l’espace politique de la gauche. Mais il nous donne surtout l’ampleur des difficultés qui s’annoncent pour En Marche.

Analysé depuis plusieurs semaines, on aurait tort de réduire le problème d’En Marche à la seule question de l’implantation et de la mauvaise notoriété des candidats.

En effet, à Bordeaux, le candidat écologiste Pierre Hurmic, conseiller municipal, est sensiblement aussi peu connu par les habitants que le candidat d’En Marche Thomas Cazenave. 7% des Bordelais le connaissent très bien contre 5 % pour le candidat macroniste, mais ils sont moins de 3 sur 10 (29%) à ne le connaitre que de nom, contre 48 % pour Cazenave. Même faiblesse en termes d’image pour les deux challengers du maire sortant, 19 % des Bordelais ont une bonne image de Cazenave contre 12 % de Hurmic.

Ce n’est donc pas sur ce critère que se joue le match. La notoriété et l’image ne peuvent pas être retenus comme caractère différenciant entre ces deux candidats.

Pourtant, quand on regarde les intentions de vote, le candidat écologiste oscille (en fonction de l’hypothèse d’une alliance ou pas avec le PS) entre 24.5 et 30.5 % des voix quand le candidat LREM reste loin derrière entre 11.5 et 13 %, alors que Bordeaux a pourtant donné 30 % des voix à Emmanuel Macron aux présidentielles et aux européennes.

Au-delà des spécificités girondines et de la succession d’Alain Juppé, que faut-il en retenir ? A date, une partie de l’électorat veut donner une signification claire à son vote : manifester sa préoccupation environnementale (première priorité des bordelais). A l’inverse, la question qui se pose au parti présidentiel, c’est qu’il peine à donner du sens au vote en sa faveur. Aux présidentielles, le vote Macron signifiait le renouvellement, la promesse d’une autre façon de faire de la politique et le vote anti-Le Pen. Aux européennes, le vote Loiseau-Macron mobilisait sur l’attachement à la construction européenne et toujours sur la volonté d’empêcher un triomphe de Marine le Pen au soir du scrutin. Aux municipales, l’histoire n’est pas la même. Pourquoi voter LREM ? Quel argument peut mobiliser des électeurs partagés entre satisfaction du sortant et aspiration écologiste ? Au-delà de leur faible implantation, les candidats LREM partent donc avec un autre handicap : quelle « promesse » peuvent-ils porter dans le débat local ? Celle de donner une implantation au parti du Président ?  Pas sûr que dans le contexte d’impopularité du chef de l’Etat et compte-tenu de la dimension en partie locale du scrutin cela mobilise. Celle de porter dans les mairies un macronisme municipal plus participatif, plus écolo, mais le créneau sociologiquement porteur est déjà préempté par les écologistes. Celle de porter une approche moins partisane, mais le débat local ne reproduit pas les affrontements partisans nationaux. Celle de s’opposer au FN, mais dans les villes de + de 100.000 habitants (contrairement aux petites et moyennes), le FN pourra difficilement s’imposer (à l’exception de Perpignan).

Pour les écologistes (qui devront affronter d’autres difficultés on y reviendra), le problème ne se pose pas : le sens du vote est clair. Voilà pourquoi à Bordeaux entre deux candidats méconnus des électeurs, et qui veulent tous deux incarner une alternative au maire sortant, la différence entre les intentions de vote est aujourd’hui aussi forte.

Bernard SANANES

ELABE: L’exécutif peine à convaincre

Les Français ne croient pas au changement de style et de méthode.  Suite au discours de politique générale d’Edouard Philippe devant l’Assemblée Nationale le 12 juin et aux récentes interventions d’Emmanuel Macron, 80% estiment que cela ne va pas marquer un changement de style et de méthode dans le quinquennat d’Emmanuel Macron (+4 par rapport au 26 avril au lendemain de l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron). A l’inverse, seuls 19% croient en un changement du style et de la méthode.

En comparaison avec le 14 janvier 2019 après l’annonce du « grand débat national », ce taux est inférieur de 13 points.

D’un point de vue politique, ce changement de politique et de style annoncé par l’exécutif ne convainc qu’une minorité auprès de l’ensemble des électorats, y compris auprès des électeurs d’Emmanuel Macron : seuls 41% croient en un changement de style.

La crédibilité des baisses d’impôts progresse mais reste minoritaire.

Alors que le Premier Ministre a annoncé mercredi dernier vouloir baisser le taux d’imposition des deux premières tranches, 58% des Français jugent que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, 42% estiment qu’elle est crédible.

A noter que la crédibilité d’une baisse d’impôt, bien que minoritaire dans l’opinion publique, est en hausse progressive depuis plusieurs mois : 26% jugeaient crédible la baisse d’impôts de 6 milliards annoncée par Emmanuel Macron fin septembre 2018, 29% l’annonce par Edouard Philippe de baisse d’impôts à la restitution du grand débat national, et 37% lors de l’intervention d’Emmanuel Macron fin avril 2019.

A date, l’annonce de la baisse d’impôt sur le revenu apparaît crédible pour 73% des électeurs d’Emmanuel Macron et 52% de ceux de François Fillon. En revanche, 73% des électeurs de Marine Le Pen et 68% de ceux de Jean-Luc Mélenchon affirment ne pas y croire.

Le tournant écologique : les Français ne le jugent pas crédible.

Alors que le Premier Ministre a annoncé que « les douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique », 70% des Français estiment que cette annonce n’est pas crédible. A l’inverse, seuls 29% estiment qu’elle l’est.

Cette annonce n’apparaît pas crédible auprès d’une majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (84%), de Marine Le Pen (84%) et de François Fillon (61%).

Si une majorité apparaît convaincue auprès des électeurs d’Emmanuel Macron du 1er tour de l’élection présidentielle, ce taux n’est que de 58%.

Politique de l’exécutif : si près d’un Français sur deux estime que les promesses de campagne sont tenues, l’efficacité de la politique du gouvernement reste jugée très négativement

46% des Français estiment que la politique menée depuis le début du quinquennat est conforme aux engagements de campagne, un chiffre en nette hausse (+8) par rapport à début mai.

En revanche, elle est jugée inefficace pour réduire les inégalités entre territoires (79%), pour réduire le déficit public (78%), injuste (78%, +5) et inefficace pour améliorer le pouvoir d’achat (77%).

71% (stable) estiment également qu’elle ne permet pas d’améliorer la situation du pays et 66% (-1) qu’elle est inefficace pour relancer l’économie.

La hausse du jugement concernant les promesses de campagne s’explique par une progression de 19 points auprès des électeurs de François Fillon, à 65%.

Si l’électorat d’Emmanuel Macron tire un bilan plus positif, il reste néanmoins en majorité négatif sur les sujets de justice fiscale (52% « non »), de réduction du déficit public (54% « non »), de réduction des inégalités entre territoires (60%) et est divisé sur l’amélioration du pouvoir d’achat (51% « non », 48% « oui »).

PMA : une majorité de Français favorable à son élargissement aux femmes seules et aux couples de femmes

Suite à l’intervention d’Edouard Philippe annonçant l’examen à l’Assemblée Nationale en septembre de l’élargissement de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, 53% des Français affirment y être favorables, dont 23% très favorable. A l’inverse, 30% y sont opposés, dont 15% très opposé. 17% déclarent y être ni favorable ni opposé.

Les femmes apparaissent nettement plus favorables que les hommes (58% pour les femmes contre 47% pour les hommes) à sa mise en place. D’un point de vue de l’âge, le taux d’approbation est relativement homogène, l’unique différence se situant dans une plus grande indifférence ou indécision chez les plus jeunes (environ 20%), alors que les plus âgés s’y opposent légèrement plus (environ 30%).

D’un point de vue politique, environ deux tiers des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (62%), de Benoît Hamon (73%) et d’Emmanuel Macron (63%) y sont favorables. En revanche, auprès des électeurs de François Fillon, l’élargissement de la PMA à toutes les femmes recueille une opposition majoritaire (50%, contre 37% favorables).

A noter que les résultats sont relativement semblables auprès des sympathisants LR uniquement (48% opposés, 40% favorables), signe que l’opposition à ce projet n’est pas unanime auprès de cette population.

Les électeurs de Marine le Pen sont plutôt favorables mais assez divisés : 45% y sont favorables, 32% opposés et 23% ni favorable ni opposé.

Répartition des rôles au sein de l’exécutif : si un Français sur deux estiment que la répartition actuelle est bonne, 32% (+10) souhaiteraient qu’Edouard Philippe ait un rôle plus important.

Invités à se prononcer sur la répartition des rôles entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe, une majorité relative (48%, -13 par rapport à janvier 2018) estime que la répartition actuelle des rôles est la bonne.

En revanche, 32% (+10) pensent qu’Edouard Philippe devrait avoir un rôle plus important, et qu’Emmanuel Macron devrait être plus en retrait, un score en nette hausse par rapport à janvier 2018. Enfin, 18% (+3) ont un avis inverse, jugeant qu’Emmanuel Macron devrait avoir un rôle plus important.

Si 61% des électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron jugent que la répartition actuelle est la bonne, ce taux est en baisse de 22 points, au détriment d’un souhait croissant qu’Edouard Philippe ait un rôle plus important (28%, +22).

Les autres principaux électorats sont plus nuancés, même si une majorité relative fait le constat d’une bonne répartition. Cependant, le souhait d’un rôle plus important d’Edouard Philippe progresse auprès de tous les électorats.

Edouard Philippe : une image qui s’est durcie et dégradée en un an et demi

Par rapport à la mesure réalisée les 23 et 24 janvier 2018, l’image du Premier Ministre s’est nettement dégradée.

Alors que le dynamisme et la volonté de vraiment changer les choses étaient les qualificatifs les plus attribués il y a un an et demi, ils le sont aujourd’hui nettement moins : -13 points pour le dynamisme (46%) et -10 points pour la volonté de vraiment changer les choses (46%).

Edouard Philippe est aujourd’hui d’abord jugé autoritaire par 56% des Français (+2) et inquiète un Français sur deux (50%, +4). 50% lui accordent un certain courage.

Il n’est jugé honnête et sympathique plus que par 42% (-12) et 39% (-13) des Français.

Sa capacité à réformer le pays est en nette baisse aux yeux des Français (-12) à 36%, alors que moins d’un tiers (31%) estiment qu’il obtient des résultats.

Enfin, seuls 26% lui attribuent une certaine proximité, en baisse de 9 points en un an et demi.

En comparaison avec Emmanuel Macron (mesure du 30 janvier 2019), Edouard Philippe possède quelque avantages comparatifs, notamment sur ses qualités humaines : il est jugé nettement moins autoritaire (56% contre 78%), plus honnête(42% contre 35%), sympathique (39% contre 35%) et proche (26% contre 19%).

En revanche, il est jugé nettement moins dynamique que le Président de la République (46% contre 70%) et légèrement moins en capacité de réformer le pays (36% contre 43%).

D’un point de vue politique, en un an et demi, son image se dégrade très nettement auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen (15 à 20 points de moins selon les qualificatifs).

Auprès des électeurs de François Fillon, l’image d’Edouard Philippe est en baisse d’une dizaine de points mais reste assez positive (scores supérieurs à 50%), hormis sur sa proximité et sa capacité à obtenir des résultats.

Auprès des électeurs d’Emmanuel Macron, son image reste bonne et est relativement stable, hormis une baisse d’une dizaine de points sur son dynamisme et sa capacité à réformer le pays. Il est également jugé légèrement moins proche et sympathique auprès de cet électorat.

Grand débat : l’exécutif face au scepticisme et aux fortes attentes sur le pouvoir d’achat

Quelques extraits du dernier sondage ELABE…

Le scepticisme grandit à quelques jours de la restitution du « grand débat national ».

Pour 79% des Français le « grand débat national » ne résoudra pas la crise politique que traverse le pays (+9 points par rapport au mois de mars), 68% que les points de vue exprimés lors de celui-ci ne seront pas pris en compte (+5 points) et 62% que le « grand débat national » permettra d’améliorer la participation des citoyens aux décisions (+7 points).

… …

  • La baisse des dépenses publiques est notamment citée par 48% des personnes âgées de 65 ans et plus, et 63% des électeurs de François Fillon. …

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul

 

Manifestation du mouvement des gilets jaunes, à Belfort, le 29 décembre 2018.

ELABE

Après plus d’un mois de mobilisation, le niveau d’approbation reste important : 70% des Français approuvent la mobilisation (-3 points en une semaine). Dans le détail, 41% (=) la soutiennent et 29% (-3) ont de la sympathie. A l’inverse, 22% la désapprouvent (+4), dont 11% y sont opposés (+2) et 11% hostiles (+2). 8% (=) y sont indifférents.

Dans le détail, la mobilisation des « gilets jaunes » reste majoritairement approuvée auprès de l’ensemble des catégories de population sauf les cadres (47%, -20). Cependant, l’intensité de cette approbation diffère selon la classe sociale, la zone d’habitation et la catégorie politique :

  • 78% (-3) auprès des classes populaires, 71% (-4) auprès des classes moyennes, 67% (-3) auprès des retraités, et 47% (-20) auprès des cadres.
  • L’intensité des opinions favorables continue de différer selon la zone d’habitation: d’une part, les habitants des communes rurales (73%, -8), des petites agglomérations (77%, -2) et des grandes agglomérations (69%, +2) et d’autre part ceux  de l’agglomération parisienne (61%, -10).
  • D’un point de vue politique, le mouvement est approuvé par une majorité au sein de chaque électorat sauf l’électorat d’Emmanuel Macron (42%, -13): 90% (-1) chez les électeurs de Marine Le Pen, 82% (-4) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 71% (-5) chez les abstentionnistes et 61% (+1) chez ceux de François Fillon.

Les Français sont très divisés sur la suite à donner à la mobilisation des « gilets jaunes ». Après avoir fortement diminuée en deux semaines (-17 points), la volonté de poursuite de la mobilisation est quasiment stable cette semaine.

Après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1).

Les catégories populaires continuent majoritairement à souhaiter la poursuite de la mobilisation (65%, +1), les classes moyennes sont plus partagées (59%, +9), alors que les retraités (44%, +3) et les cadres (37%, -13) sont minoritaires à souhaiter sa continuation.

D’un point de vue politique, la poursuite de la mobilisation est souhaitée par 75% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (-1) et 76% des électeurs de Marine Le Pen (=). A l’inverse, 79% des électeurs d’Emmanuel Macron (+5) et 62% des électeurs de François Fillon (-12) pensent que la mobilisation doit s’arrêter.

Les Français sont partagés sur les annonces concernant le pouvoir d’achat.

46% des Français considèrent que les annonces ne répondent qu’en partie aux attentes concernant le pouvoir d’achat. Seulement 12% trouvent qu’elles répondent complètement aux attentes. Enfin, 42% estiment qu’elles n’ont pas du tout répondu aux attentes.

Une majorité de l’électorat de Marine Le Pen (65%) et de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (58%) considèrent que les annonces ne répondent pas du tout aux attentes.

Une majorité des électeurs d’Emmanuel Macron (60%) et de François Fillon (56%) trouve que les annonces répondent en partie aux attentes.

Les abstentionnistes sont divisés sur cette question puisque 48% trouvent que les annonces ne répondent pas du tout aux attentes, 43% en partie et 9% complètement.

L’amélioration du pouvoir d’achat est perçue prioritaire parmi les revendications des gilets jaunes

72% des Français considèrent que l’amélioration du pouvoir d’achat est la première priorité, suivie par la meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques (42%), la lutte contre l’évasion fiscale (32%), la remise à plat de la fiscalité (30%) et l’amélioration des services publics dans tous les territoires (16%).

L’amélioration du pouvoir d’achat est encore plus largement prioritaire parmi les électeurs de Marine Le Pen (85%), les catégories populaires (79%) et par les personnes âgées de 35 à 64 ans (78%).

La meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques est davantage perçue comme la priorité auprès des électeurs de Marine Le Pen (58%), les salariés du public (44%) et les personnes âgées de 18 à 34 ans (46%).

Les questions de fiscalité sont davantage perçues comme la priorité par les Français âgés de 65 ans et plus (40%) et les retraités (36%).

Enfin, l’amélioration des services publics est davantage considérée comme priorité par les salariés du public (24%), les cadres (26%), les électeurs d’Emmanuel Macron (26%) et les personnes âgées de 18 à 34 ans (22%).

Une large majorité de Français sont favorables à la mise en place du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC)

Quel que soit le domaine d’application du RIC, les Français y sont largement favorables : 82% y sont favorables pour proposer des lois, 80% pour abroger des lois, 76% pour approuver les traités européens et internationaux, 73% pour révoquer un élu et 67% pour modifier la Constitution.

Sur l’ensemble de ces domaines dans lesquels le RIC pourrait être mise en place, le niveau d’approbation diffère en fonction de la catégorie sociale, de la zone d’habitation et du vote à l’élection présidentielle de 2017:

– Les catégories sociales populaires et moyennes sont plus favorables (entre 66% et 88% selon le domaine d’action) au RIC que les catégories sociales supérieures (entre 54% et 82%).

– Les Français des communes rurales sont les plus favorables à la mise en place du RIC (entre 69% et 86%), quel que soit le champ d’action de celui-ci, suivis par les résidents de communes urbaines de province (entre 69% et 82%), et par les habitants de l’agglomération parisienne (entre 58% et 79%).

– Politiquement, ce sont les électeurs de Marine Le Pen (entre 86% et 93%) et de Jean-Luc Mélenchon (entre 83% et 91%) qui sont le plus favorables au RIC, suivis des abstentionnistes (entre 69% et 87%), des électeurs de François Fillon (entre 56% et 74%) et de ceux d’Emmanuel Macron (entre 45% et 71%).

Pour la moitié des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition à l’exécutif. Le Rassemblement National premier parti d’opposition pour la première fois depuis juillet 2017. Lorsqu’ils sont testés, les « gilets jaunes », apparaissent en 1ère position, devant les partis politiques.

Pour 53% des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition. Ce chiffre est en hausse de 10 points en un mois. Pour la première fois depuis juillet 2017, le Rassemblement National est perçu comme le parti politique qui incarne le mieux l’opposition (18%, +2), suivi de la France Insoumise (17%, -8), des Républicains (6%, -4), du Parti Socialiste (3%, -1), du Parti Communiste (2%, =) et de l’Union des Démocrates Indépendants (1, +1).

Lorsque l’on ajoute les « gilets jaunes » dans la liste testée, ces derniers devancent nettement les partis politiques. 43% des Français continuent de dire qu’aucun acteur politique n’incarne l’opposition, 23% choisissent les gilets jaunes, 13% le RN, 12% LFI, 4% LR, 3% le PS, 1% le PCF et 1% l’UDI. La France Insoumise et le Rassemblement National se situent 5 points en-dessous dans ce scénario incluant les « gilets jaunes ».

Les gilets jaunes sont davantage perçus comme incarnant l’opposition par les résidents de petites agglomérations (26%), par les 18-24 ans (28%), par les électeurs de Marine Le Pen de 2017 (27%), par les inactifs (26%) et par les sympathisants de gauche (27%). Ces taux de réponse relativement élevé chez les électeurs de Marine Le Pen et les sympathisants de gauche expliquent que dans ce scénario le RN et la FI perdent respectivement 5 et 6 points sur cette question.

Baromètre politique (janvier 2019) : légère remontée de la confiance pour l’exécutif (enfin présent!)

ELABE 10 JANVIER 2019
Après 4 mois de baisse consécutive, les cotes de confiance d’Emmanuel Macron (25%, +2) et d’Edouard Philippe (26%, +3) remontent légèrement.
25% (+2 points) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays.
La cote de confiance d’Emmanuel Macron est en hausse de 2 points, après quatre mois de baisses consécutives (-13 en 4 mois). Il s’agit cependant de son deuxième niveau le plus bas depuis le début du quinquennat. Il est au même niveau que François Hollande à la même époque.
71% (-3) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 44% (-7) « pas du tout confiance ». 4% (+1) ne se prononcent pas.
Dans le détail, la cote de confiance d’Emmanuel Macron est en hausse auprès des cadres (40%, +5), des personnes âgées de 50 à 64 ans (24%, +6) et de 65 ans et plus (32%, +4).
D’un point de vue politique, sa cote de confiance est en hausse de 12 points auprès des électeurs de François Fillon (41%) et de 9 points auprès des abstentionnistes (18%). Son taux de confiance est stable auprès de ses électeurs de 1ertour (58%, -1). Il reste en revanche très bas auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (7%, -3) et de Marine Le Pen (9%, +4).
Le Premier ministre Édouard Philippe est en hausse de 3 points et obtient 26% de confiance. Il se situe 3 points au-dessus de Jean-Marc Ayrault à même époque. 68% des Français (-5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 39% (-7) « pas du tout confiance ». 6% (+2) ne se prononcent pas.
Dans le détail, sa cote de confiance est en hausse auprès des retraités (36%, +9) et des habitants de l’agglomération parisienne (38%, +12).
D’un point de vue politique, elle est en forte hausse auprès des électeurs de François Fillon (47%, +16), et dans une moindre mesure, auprès des abstentionnistes (17%, +7). Elle est relativement stable auprès des électeurs d’Emmanuel Macron (58%, -2).
Nicolas Hulot (52%) est en tête du classement des personnalités politiques, devant Alain Juppé (41%).
Avec 52% d’image positive, Nicolas Hulot est largement en tête du classement (+4), et devance Alain Juppé (41%, +2).
Jean-Yves Le Drian (32%, stable) occupe toujours la troisième position, à égalité avec Nicolas Sarkozy (32%, +3) suivi de près par Xavier Bertrand (31%, +2).
A noter que François Bayrou enregistre la plus forte baisse (-5), à 26%, après une hausse de 3 points le mois dernier.
Auprès des sympathisants de gauche, Nicolas Hulot est largement en tête (71%, -1). Il devance Olivier Besancenot (52%, -3), et Ségolène Royal (52%, +4). Jean-Luc Mélenchon (49%) est quatrième et en baisse de 4 points, devant Benoit Hamon (48%), lui aussi en baisse (-5).

60% des Français pas convaincus par les veux de Macron

Le Président de la République lors de ses vœux aux français. Michel Euler – pool – AFP

Emmanuel Macron a-t-il convaincu lors de ses voeux aux Français du 31 décembre, après plusieurs semaines de contestation dominée par les gilets jaunes? Un sondage OpinionWay pour LCI publié ce mardi révèle que 60% des Français interrogés n’ont pas été convaincus par l’allocution du Président.

.. LLe président de la République Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre 2018 à l’Elysée. – Michel Euler – pool – AFPe président de la République Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre 2018 à l’Elysée. – Michel Euler – pool – AFP.

Les Français partagés sur la suite des gilets jaunes

L’enquête, réalisée les 31 décembre 2018 et 1er janvier 2018 auprès de 1005 personnes, se penche aussi sur le soutien des Français aux gilets jaunes. Plus de 60% des Français y apportent toujours leur soutien, même si le chiffre recule légèrement. En revanche, relève LCI, ils sont partagés quant à la suite du mouvement: 50% souhaitent que le mouvement s’arrête, 49% qu’il continue. Près de trois quarts des sondés estiment également que le chef de l’Etat n’a pas été à la hauteur pour gérer la crise des gilets jaunes, contre seulement 27% de convaincus.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron continue par ailleurs de s’effriter. Le baromètre mensuel Harris Interactive pour le site Délits d’Opinion rapporte 31% d’opinions positives (-1 point en un mois) pour le président et 27% de satisfaits du Premier ministre (-4 points).

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul

Quelques extraits du dernier sondage Elabe sur les gilets jaunes.

GiGilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul (70%, -3)

  • .
  • Du point ede vue politique, le mouvement est approuvé par et 61% (+1) chez ceux de François Fillon.

Après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1).

Les Français sont partagés sur les annonces concernant le pouvoir d’achat.

Une majorité des électeurs d’Emmanuel Macron (60%) et de François Fillon (56%) trouve que les annonces répondent en partie aux attentes.

L’amélioration du pouvoir d’achat est perçue prioritaire parmi les revendications des gilets jaunes 

;;; électeurs de Marine Le Pen (entre 86% et 93%) et de Jean-Luc Mélenchon (entre 83% et 91%) qui sont le plus favorables au RIC, suivis des abstentionnistes (entre 69% et 87%), des électeurs de François Fillon (entre 56% et 74%) et de ceux d’Emmanuel Macron (entre 45% et 71%).

Pour la moitié des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition à l’exécutif. Le Rassemblement National premier parti d’opposition pour la première fois depuis juillet 2017. Lorsqu’ils sont testés, les « gilets jaunes », apparaissent en 1ère position, devant les partis politiques.

Pour 53% des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition. Ce chiffre est en hausse de 10 points en un mois. Pour la première fois depuis juillet 2017, le Rassemblement National est perçu comme le parti politique qui incarne le mieux l’opposition (18%, +2), suivi de la France Insoumise (17%, -8), des Républicains (6%, -4), du Parti Socialiste (3%, -1), du Parti Communiste (2%, =) et de l’Union des Démocrates Indépendants (1, +1).

Lorsque l’on ajoute les « gilets jaunes » dans la liste testée, ces derniers devancent nettement les partis politiques. 43% des Français continuent de dire qu’aucun acteur politique n’incarne l’opposition, 23% choisissent les gilets jaunes, 13% le RN, 12% LFI, 4% LR, 3% le PS, 1% le PCF et 1% l’UDI. La France Insoumise et le Rassemblement National se situent 5 points en-dessous dans ce scénario incluant les « gilets jaunes ».

Les gilets jaunes sont davantage perçus comme incarnant l’opposition par les résidents de petites agglomérations (26%), par les 18-24 ans (28%), par les électeurs de Marine Le Pen de 2017 (27%), par les inactifs (26%) et par les sympathisants de gauche (27%). Ces taux de réponse relativement élevé chez les électeurs de Marine Le Pen et les sympathisants de gauche expliquent que dans ce scénario le RN et la FI perdent respectivement 5 et 6 points sur cette question.

ELABE: Baromètre politique (déc. 2018) : la confiance pour l’exécutif est au plus bas

Quelques extraits du dernier Baromètre ELABE…

  • ÉTUDES & SONDAGES 6 DÉCEMBRE 2018
  • En baisse ce mois-ci, les cotes de confiance d’Emmanuel Macron (23%, -4) et d’Edouard Philippe (23%, -4) atteignent leur niveau le plus bas.

23% (-4 points) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays.

La cote de confiance d’Emmanuel Macron est en baisse pour le troisième mois consécutif (-13 en 4 mois). Il est à son niveau le plus bas depuis le début du quinquennat, et 1 point en-dessous de François Hollande à la même époque.

74% (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 51% (+7) « pas du tout confiance ». Ce taux est en très forte hausse depuis deux mois (+16 points) et est le signe d’une forte défiance. 3% (-1) ne se prononcent pas.

D’un point de vue politique, sa cote de confiance baisse de 9 points auprès de ses électeurs de 1er tour (59%). Auprès de son socle électoral, il est en baisse tendancielle depuis le mois de mai (-28 points) et plus particulièrement ces trois derniers mois (-17).

Il est également en baisse auprès des électeurs de Marine Le Pen (5%, -7), de Jean-Luc Mélenchon (10%, -5) et des abstentionnistes (9%, -5). Il est stable auprès des électeurs de François Fillon (29%, -1).

… D’un point de vue politique, elle est en baisse de 7 points auprès des abstentionnistes (10%), de 6 points auprès des électeurs de François Fillon (31%), de 5 points auprès de ceux de Marine Le Pen (6%) et de 3 points auprès de ceux d’Emmanuel Macron (60%).