60% des Français pas convaincus par les veux de Macron

Le Président de la République lors de ses vœux aux français. Michel Euler – pool – AFP

Emmanuel Macron a-t-il convaincu lors de ses voeux aux Français du 31 décembre, après plusieurs semaines de contestation dominée par les gilets jaunes? Un sondage OpinionWay pour LCI publié ce mardi révèle que 60% des Français interrogés n’ont pas été convaincus par l’allocution du Président.

.. LLe président de la République Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre 2018 à l’Elysée. – Michel Euler – pool – AFPe président de la République Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre 2018 à l’Elysée. – Michel Euler – pool – AFP.

Les Français partagés sur la suite des gilets jaunes

L’enquête, réalisée les 31 décembre 2018 et 1er janvier 2018 auprès de 1005 personnes, se penche aussi sur le soutien des Français aux gilets jaunes. Plus de 60% des Français y apportent toujours leur soutien, même si le chiffre recule légèrement. En revanche, relève LCI, ils sont partagés quant à la suite du mouvement: 50% souhaitent que le mouvement s’arrête, 49% qu’il continue. Près de trois quarts des sondés estiment également que le chef de l’Etat n’a pas été à la hauteur pour gérer la crise des gilets jaunes, contre seulement 27% de convaincus.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron continue par ailleurs de s’effriter. Le baromètre mensuel Harris Interactive pour le site Délits d’Opinion rapporte 31% d’opinions positives (-1 point en un mois) pour le président et 27% de satisfaits du Premier ministre (-4 points).

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul

Quelques extraits du dernier sondage Elabe sur les gilets jaunes.

GiGilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée mais en léger recul (70%, -3)

  • .
  • Du point ede vue politique, le mouvement est approuvé par et 61% (+1) chez ceux de François Fillon.

Après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1).

Les Français sont partagés sur les annonces concernant le pouvoir d’achat.

Une majorité des électeurs d’Emmanuel Macron (60%) et de François Fillon (56%) trouve que les annonces répondent en partie aux attentes.

L’amélioration du pouvoir d’achat est perçue prioritaire parmi les revendications des gilets jaunes 

;;; électeurs de Marine Le Pen (entre 86% et 93%) et de Jean-Luc Mélenchon (entre 83% et 91%) qui sont le plus favorables au RIC, suivis des abstentionnistes (entre 69% et 87%), des électeurs de François Fillon (entre 56% et 74%) et de ceux d’Emmanuel Macron (entre 45% et 71%).

Pour la moitié des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition à l’exécutif. Le Rassemblement National premier parti d’opposition pour la première fois depuis juillet 2017. Lorsqu’ils sont testés, les « gilets jaunes », apparaissent en 1ère position, devant les partis politiques.

Pour 53% des Français, aucune formation politique n’incarne l’opposition. Ce chiffre est en hausse de 10 points en un mois. Pour la première fois depuis juillet 2017, le Rassemblement National est perçu comme le parti politique qui incarne le mieux l’opposition (18%, +2), suivi de la France Insoumise (17%, -8), des Républicains (6%, -4), du Parti Socialiste (3%, -1), du Parti Communiste (2%, =) et de l’Union des Démocrates Indépendants (1, +1).

Lorsque l’on ajoute les « gilets jaunes » dans la liste testée, ces derniers devancent nettement les partis politiques. 43% des Français continuent de dire qu’aucun acteur politique n’incarne l’opposition, 23% choisissent les gilets jaunes, 13% le RN, 12% LFI, 4% LR, 3% le PS, 1% le PCF et 1% l’UDI. La France Insoumise et le Rassemblement National se situent 5 points en-dessous dans ce scénario incluant les « gilets jaunes ».

Les gilets jaunes sont davantage perçus comme incarnant l’opposition par les résidents de petites agglomérations (26%), par les 18-24 ans (28%), par les électeurs de Marine Le Pen de 2017 (27%), par les inactifs (26%) et par les sympathisants de gauche (27%). Ces taux de réponse relativement élevé chez les électeurs de Marine Le Pen et les sympathisants de gauche expliquent que dans ce scénario le RN et la FI perdent respectivement 5 et 6 points sur cette question.

ELABE: Baromètre politique (déc. 2018) : la confiance pour l’exécutif est au plus bas

Quelques extraits du dernier Baromètre ELABE…

  • ÉTUDES & SONDAGES 6 DÉCEMBRE 2018
  • En baisse ce mois-ci, les cotes de confiance d’Emmanuel Macron (23%, -4) et d’Edouard Philippe (23%, -4) atteignent leur niveau le plus bas.

23% (-4 points) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays.

La cote de confiance d’Emmanuel Macron est en baisse pour le troisième mois consécutif (-13 en 4 mois). Il est à son niveau le plus bas depuis le début du quinquennat, et 1 point en-dessous de François Hollande à la même époque.

74% (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 51% (+7) « pas du tout confiance ». Ce taux est en très forte hausse depuis deux mois (+16 points) et est le signe d’une forte défiance. 3% (-1) ne se prononcent pas.

D’un point de vue politique, sa cote de confiance baisse de 9 points auprès de ses électeurs de 1er tour (59%). Auprès de son socle électoral, il est en baisse tendancielle depuis le mois de mai (-28 points) et plus particulièrement ces trois derniers mois (-17).

Il est également en baisse auprès des électeurs de Marine Le Pen (5%, -7), de Jean-Luc Mélenchon (10%, -5) et des abstentionnistes (9%, -5). Il est stable auprès des électeurs de François Fillon (29%, -1).

… D’un point de vue politique, elle est en baisse de 7 points auprès des abstentionnistes (10%), de 6 points auprès des électeurs de François Fillon (31%), de 5 points auprès de ceux de Marine Le Pen (6%) et de 3 points auprès de ceux d’Emmanuel Macron (60%).

ELABE: Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée (75%) et progresse en une semaine (+5)

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée (75%) et progresse de 5 points en une semaine (+5)

Une dizaine de jours après le début du mouvement, 75%* des Français approuvent la mobilisation (+5 points en une semaine). Dans le détail, 46% (+6) la soutiennent et 29% (-1) ont de la sympathie.

A l’inverse, 17% la désapprouvent (-3), dont 11% y sont opposés (stable) et 6% hostiles (-3).

8% (-2) y sont indifférents.

A titre de comparaison, le niveau d’approbation reste largement supérieur aux mobilisations sociales des cheminots (environ 40%) et contre la réforme du droit du travail (53%) en septembre 2017. Il reste cependant inférieur au niveau de soutien et de sympathie suscité par les mobilisations des retraités (81%) et des personnels d’EHPAD (86%) en mars dernier.

Dans le détail, la mobilisation des « gilets jaunes » reste majoritairement approuvée et son niveau progresse auprès de l’ensemble des catégories de population (hormis chez les jeunes et les cadres où elle est en légère baisse).

  • L’écart d’approbation entre classes socialess’accroit : 56% (-9) auprès des cadres, 75% (+10) auprès des classes moyennes et 83% (+8) auprès des classes populaires.
  • L’intensité des opinions favorables continue de différer selon la zone d’habitation: d’une part, les habitants des communes rurales (83%, +4), petites (77%, +5) et moyennes agglomérations (80%, +4), et d’autre part, ceux des grandes agglomérations (70%, +8) et de l’agglomération parisienne (68%, +5).

A noter qu’au sein des zones urbaines, il existe un écart entre les habitants des communs de banlieue (77%) et des villes centre (69%).

  • De même, le mouvement bénéficie d’une très large approbation auprès des personnes décrivant une situation financièretendue (84%, +3) alors qu’elle est moins nette auprès de celles qui déclarent une situation financière plus aisée (67%, +7).
  • D’un point de vue politique, le mouvement reste approuvé par une majorité au sein de chaque électorat: 91% (+9) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+9) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 72% (-2) chez ceux de Benoît Hamon, 70% (+8) chez ceux de François Fillon et 52% (+3) auprès de ceux d’Emmanuel Macron.

*Le terrain d’enquête a débuté mardi après-midi, soit après l’intervention d’Emmanuel Macron.

20% des Français se définissent comme « gilets jaunes ». Une sur-représentation de ruraux, catégories populaires et de personnes en difficulté financière. Politiquement, une forte sur-représentation des électeurs de Marine Le Pen.

A date, 20% des Français se définissent comme « gilets jaunes », et 54% ne se définissent pas comme « gilets jaunes » mais soutiennent leur action et leurs revendications.

Si le sentiment d’être « gilet jaune » traverse l’ensemble des catégories de population, quel que soit l’âge, la classe sociale ou la zone d’habitation, le taux de personnes se définissant comme « gilets jaunes » est plus élevé auprès des :

–Personnes déclarant une situation financière tendue (27%)

–Catégories populaires (27%)

–Habitants des zones rurales (27%) et des petites agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants (24%)

–Personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat (27%)

D’un point de vue politique, les écarts sont très nets. Le taux de personnes se déclarant « gilets jaunes » est très élevé auprès des électeurs de 1er tour de Marine Le Pen (42%). Il atteint 20% auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 18% auprès des abstentionnistes, 16% auprès de ceux de François Fillon et seulement 5% auprès de ceux d’Emmanuel Macron.

Pour 81% des Français, l’exécutif n’est pas à l’écoute du mouvement des « gilets jaunes »

Malgré les annonces d’Emmanuel Macron sur la révision des taxes sur le carburant en fonction du prix du baril et sur la mise en place d’une concertation sur la transition écologique, 81% des Français estiment que l’exécutif n’est pas à l’écoute des revendications (dont 48% « Non, pas du tout »). Seuls 19% estiment que le gouvernement a fait preuve d’écoute.

Le sentiment d’un manque d’écoute est partagé auprès de l’ensemble des catégories de population, y compris auprès des électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron (59%).

Pour près de 7 Français sur 10, la mobilisation doit se poursuivre

10 jours après le début de la mobilisation, 69% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

Ce taux atteint 79% auprès des catégories populaires, 81% auprès des personnes ayant une situation financière tendue et 75% auprès des habitants des communes rurales. En revanche, il est plus faible auprès des cadres (48%), des personnes ayant une situation financière aisée (57%) et des habitants de l’agglomération parisienne (60%).

D’un point de vue politique, 90% des électeurs de Marine Le Pen, 79% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 62% de ceux de François Fillon estiment que la mobilisation doit se poursuivre. Auprès des électeurs d’Emmanuel Macron, ce taux est de 42%, 58% estimant que la mobilisation doit s’arrêter.

Transition écologique et pouvoir d’achat : pour près de 6 Français sur 10, ces deux objectifs sont conciliables

58% des Français déclarent que l’amélioration du pouvoir d’achat et la transition écologiques sont des objectifs conciliables. A l’inverse, 34% estiment qu’il faudrait privilégier le pouvoir d’achat et 8% la transition écologique.

L’opinion selon laquelle les deux objectifs sont compatibles est majoritaire auprès de l’ensemble des catégories de population, et ce, encore plus auprès des cadres (72%), et dans une moindre mesure des électeurs de Benoît Hamon (65%) et d’Emmanuel Macron (64%).

Cette opinion est également plus largement partagée auprès des personnes ne se définissant pas comme « gilets jaunes » (66%). A noter qu’auprès de celles se définissant comme « gilets jaunes », ils sont 51% à partager cet avis. A l’inverse, 46% estiment qu’il faudrait privilégier le pouvoir d’achat.

Nouveau record d’impopularité pour Emmanuel Macron…

Des extraits du dernier baromètre BVA en partenariat avec Orange, RTL et La Tribune.

  • La popularité d’Emmanuel Macron diminue pour la cinquième fois consécutive : seuls 26% des Français ont une bonne opinion du chef de l’Etat (-3 points), contre près des trois quarts (73%; +3) qui en ont une mauvaise opinion.
  • Emmanuel Macron fait moins bien que ses prédécesseurs récents (François Hollande : 29% de popularité en novembre 2013 / Nicolas Sarkozy : 48% en novembre 2008).

… sur fond de crise des « gilets jaunes » : un mouvement dans lequel les Français se reconnaissent mais dont le mode d’action divise

  • Près de trois Français sur quatre (72%) se reconnaissent dans ses revendications mais le mode d’action des « gilets jaunes » divise les Français : 52% le désapprouvent, 46% l’approuvent.
  • Si le mode d’action divise, les Français s’accordent largement en revanche pour considérer que jusqu’à présent, le Gouvernement n’a pas eu la bonne attitude face à ce mouvement (71%).
  • Ils souhaitent par ailleurs majoritairement que ce dernier se poursuive (13%) et même s’amplifie (46%), contre 39% qui souhaiteraient qu’il s’arrête. Peu de Français croient à son essoufflement : seuls 33% pensent qu’il va s’arrêter.

Edouard Philippe subit également de plein fouet le mécontentement des Français (69% de mauvaises opinions ; +12)

Les sympathisants de la droite ne croient plus en Macron

A trop ménager le choux et la chèvre …

valeursactuelles.com

Mardi 6 novembre 2018 à 22:459

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio, le chef de l’Etat enregistre une baisse importante auprès des sympathisants Les Républicains.

L’automne est bien délicat pour Emmanuel Macron. Actuellement lancé dans une série de commémorations organisées à l’occasion du centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, le chef de l’Etat poursuit sa dégringolade dans les sondages. Selon le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio publié ce mardi 6 octobre, le président de la République ne convainc que 33% de Français. Un recul de 8 points justifié, notamment, par la personnalité d’Emmanuel Macron. Comme le précise également le baromètre, le président baisse de 7 points à gauche (19%).

SONDAGE. 84% des Français pensent que Macron n’améliorera pas leur pouvoir d’achat

JDD, 23h10 , le 27 octobre 2018

Selon un sondage Ifop pour le JDD, une majorité de Français estiment qu’Emmanuel Macron ne va pas améliorer leur pouvoir d’achat. Ils sont même 72% à considérer que leur pouvoir d’achat a baissé depuis mai 2017.

Prix des carburants, augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), sous-indexation à venir des pensions de retraite… Le pouvoir d’achat est mis à l’épreuve en ce second automne du quinquennat d’Emmanuel Macron. Et les Français le ressentent, à en croire le sondage Ifop que publie le JDD. Selon cette étude, 72% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a plutôt diminué depuis la dernière élection présidentielle, en mai 2017. Pour 22% d’entre eux, il est resté stable et seuls 6% des personnes interrogées considèrent, à l’inverse, qu’il a augmenté.

Un sympathisant En marche sur deux a vu baisser son pouvoir d’achat

Dans le détail, les sympathisants de La France insoumise (82%), des Républicains (84%) ou du Rassemblement national (81%) sont les plus nombreux à avoir ressenti une baisse de leur pouvoir d’achat. Mais même au sein des sympathisants de La République en marche, ils sont 50% à avoir cette opinion.

Dans le même sens, 84% des Français pensent que la politique d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe ne leur permettra pas d’améliorer leur pouvoir d’achat. Ils sont 80% à estimer que l’action du gouvernement n’améliorera le pouvoir d’achat des Français en règle générale.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 024 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

L’importance des sondages

Monique Cochinal

Chaque leader politique en vue, le Président de la République en premier, suit avec grand intérêt les différents sondages émis et largement diffusés par les médias.

Le sondeur, par ses questions, recueille un grand nombre de réponses des personnes interrogées, de toute classe sociale et de toute tendance politique. Il s’agit, ensuite, de classer, d’évaluer toutes ces réponses et de déceler ce qu’il en ressort. L’opinion d’un bon analyste, telle que Bernard Sananes, est intéressante et nous permet de nous interroger sur l’effet de la personnalité d’un homme politique comme étant révélatrice de sa façon de faire, et à partir de là, envisager un avenir positif ou au contraire inquiétant. L’élu au poste de Président de la République obtient l’aura de sa charge, et ses attitudes doivent être justifiées par sa charge. Le citoyen en est très conscient, il sait discerner les différents changements d’attitudes, les virevoltes de leur président, et se faire une opinion. Le peuple est plein de bon sens. Il sait dire ses inquiétudes, ses angoisses parfois, dans ces bains de foule, et il sait aussitôt ce qui est sincère ou exagéré. Il a remarqué un changement complet d’attitude chez leur Président, depuis quelques mois, principalement dans ces bains de foule de plus en plus fréquents. Monsieur le Président veut donner l’image de celui qui agit, il est partout, il est de plus en plus proche de son peuple, il est humain quel bon roi ! Oubliées les petites phrases assassines du genre « gaulois récalcitrants » ou « chômeurs fainéants ».

Et pourtant ….. La majorité des Français persiste à douter, et les sondages sont en berne. Dix huit mois après son élection, 31 % des Français adhèrent à sa politique et continuent à lui faire confiance. Le taux des très hostiles atteint un sommet à 36 %. Notre meilleur analyste des sondages nous fait part de ses remarques : « …. La transformation, qui n’est pas seulement le pilier du macronisme, mais aussi la promesse qui, pendant un an, a séduit une partie de l’électorat de droite. Dès que cette promesse semble s’étioler, ce qui a été le cas entre avril et septembre, le socle réformateur (macroniste ou filloniste) s’affaiblit ou se détourne » (tribune publiée par Bernard Sananes dans « Les Echos » le 28 septembre 2018.

N’oublions pas que le Président Macron a été élu par défaut, et que beaucoup de Français se sont abstenus ou, devant le duel Macron contre Le Pen, ont jugé plus prudent de voter pour lui.

 

Réflexion sur les sondages

Nous avons récemment posté le dernier sondage d’ELABE (23 août) qui se concentre sur les électorats des principaux homes et femmes politiques, ce qui nous présente une image pratique de ce qui pourrait se passer  lors des prochaines présidentielles ou autres.

La SOFRES décompose l’électorat Macron par nom d’ hommes ou femmes ce qui fourni un nombre considérable  de personnes,. Il faut  noter que plus on décompose les opposants au Président plus l’on  présente alors une opposition  morcelée et peu efficace qui va à l’encontre du titre du Figaro.

L’on pourrait alors supposer que l’établissement de la SOFRES ne fasse pas preuve d’une indépendance que l’on pourrait attendre d’une société traitant de sujets politiques et bien placé sur ce marché. Bernard Owen

Sondage : les opposants à Macron se renforcent

Mis à jour le 30/08/2018 à 14:38 –   Publié le 30/08/2018 à 11:00

INFOGRAPHIES – Avec le départ de Nicolas Hulot du gouvernement et son retrait de la politique, Jean-Luc Mélenchon prend la première place, selon le baromètre Kantar Sofres pour Le Figaro Magazine du mois de septembre.

Les opposants à Emmanuel Macron retrouvent de l’oxygène. Plus d’un an après son accession à l’Elysée, le chef de l’Etat voit ses adversaires politiques remonter dans le cœur des Français. C’est la signification de la dernière livraison du baromètre (réalisé avant la démission de Nicolas Hulot) Kantar Sofres pour Le Figaro Magazine: Jean-Luc Mélenchon prend 4 points, Benoît Hamon grimpe de 5 points et se hisse sur la troisième marche du podium.

Autre indicateur de la radicalisation des Français, notamment ceux de gauche,  

la remontée de Martine Aubry (26 %, + 3). Chez les Républicains, Xavier Bertrand (22 %, + 8) et Valérie Pécresse (+ 5) signent la meilleure rentrée. Jusqu’ici modérés dans leurs critiques contre le pouvoir, ils ont décidé de ne plus le ménager. Les effets se font immédiatement sentir: Bertrand gagne 11 points chez les sympathisants LR et Pécresse, 17. Les opposants profitent de la faiblesse politique du gouvernement. Avec le départ de Hulot, la ministre la plus populaire est Laura Flessel, mais avec une cote de seulement 24 %. 

  • Valérie Pécresse: +5

Rentrée réussie pour Valérie Pécresse qui progresse fortement dans le baromètre, principalement chez les sympathisants Républicains (49 %, + 17). Preuve qu’ils ne lui tiennent pas rigueur de ne pas suivre la ligne fixée par leur président Laurent Wauquiez.

  • Jean-Luc Mélenchon: +4

Le patron de La France insoumise conforte son statut de premier opposant à Emmanuel Macron. Premier chez les sympathisants de gauche (57 %), il progresse auprès de ceux du PS (42 %, + 6) et même, plus surprenant, auprès des LREM (25 %, + 15).

ELABE: La rentrée de l’exécutif confrontée à la défiance des français

  • ÉTUDES & SONDAGES
  • 22 AOÛT 2018
  • French President Emmanuel Macron attends a ceremony at the Royal Military Academy Sandhurst, west of London on January 18, 2018.
    French President Emmanuel Macron will take part in a Franco-British summit to discuss migration and Brexit.LUDOVIC MARIN/AFP/Getty Images)

    S’ils sont relativement confiants pour leur avenir personnel, les Français expriment un fort pessimisme sur le futur de la société française

    67% des Français sont pessimistes sur l’avenir de la société française. En revanche, ils sont relativement optimistes (60%) sur leur avenir personnel.

    S’il existe un réel optimisme pour soi et un pessimisme au sujet la société française partagés par l’ensemble de la population, l’intensité diffère et est corrélée à l’âge ainsi qu’à la catégorie socioprofessionnelle des individus :

    En effet, l’optimisme décroit avec l’âge : de 39% chez les 18-24 ans à 29% chez les plus de 65 ans pour l’avenir de la société française et de 80% à 50% au sujet de leur propre avenir.

    Les personnes issues des classes populaires font montre d’un optimisme moins important par rapport aux autres catégories socioprofessionnelles:  31% des ouvriers et employés se disent optimistes pour l’avenir de la société française contre 37% des cadres et 40% des classes moyennes. 60% des Français venant des classes populaires sont optimistes pour leur propre avenircontre 70% des classes moyennes et 75% des cadres.

    D’un point de vue politique, seuls les électeurs d’Emmanuel Macron du 1er tour de l’élection présidentielle se disent optimistesdans les deux cas, aussi bien pour la France (57%, dont 4% très optimistes) que pour eux-mêmes (75%, dont 11% très optimistes). Parmi les autres principaux électorats, une courte majorité est optimiste concernant son avenir (entre 51% et 64% d’avis optimistes), mais une forte majorité est pessimiste concernant l’avenir de la France (entre 70% et 82% d’avis pessimistes).

    Une majorité de Français considère que la politique de l’exécutif dégrade leur situation personnelle et la situation du pays

    58% des Français estiment que la politique menée par l’exécutif a pour effet de dégrader leur situation personnelle, 36% qu’elle reste stable et 6% qu’elle l’améliore.

    Dans le même temps, 57% des Français considèrent qu’elle dégrade la situation du pays, 27% qu’elle reste stable et 16% qu’elle l’améliore.

    Les opinions connaissent des différences marquées selon le segment politique :

    • L’électoratd’ Macron est plutôt positif : une majorité relative de ces électeurs estime que l’action de l’exécutif a pour effet d’améliorer la situation du pays (44%), 35% qu’elle reste stable et 20% qu’elle la dégrade. En revanche ils sont plus sceptiques concernant leur propre situation : 56% estiment qu’elle reste stable, 34% qu’elle la dégrade et seuls 10% qu’elle l’améliore.
    • L’électorat de Fillonest partagé concernant la situation du pays (42% dégrade, 38% stable et 20% améliore), ils sont plutôt négatifs concernant leur propre situation (52% dégrade, 42% stable et 5% améliore).
    • Les autres électorats ont un point de vue négatifsur l’effet de la politique de l’exécutif : entre 66% et 78% estiment qu’elle dégrade la situation du pays et entre 65% et 72% leur propre situation.

    Les personnes issues des classes populaires ont un constat plus négatif (68% estiment que la politique dégrade la situation du pays et 61% qu’elle dégrade leur situation) que les classes moyennes (53% pour le pays, et 55% pour leur situation), et les classes aisées (40% pour le pays, et 44% pour leur situation).

    A noter que le sentiment de dégradation de sa situation personnelle augmente avec l’âge : 36% chez les 18-24 ans, 51% chez les 25-34 ans, 55% chez les 35-49 ans, 63% chez les 50-64 ans et 68% chez les 65 ans et plus. 

    Action d’Emmanuel Macron : une majorité de Français la juge décevante

    54% des Français déclarent être déçus par l’action d’Emmanuel Macron. C’est le deuxième plus mauvais chiffre enregistré par Elabe depuis juillet 2017. Depuis avril 2018 (1 an après l’élection) la déception a progressé de 8 points.

    Si on note cependant un léger recul ce mois-ci quant à la déception, cette baisse se fait au profit de l’attente (32%, +6) et non de la satisfaction (14%, -1).

    Une majorité relative des électeurs d’E. Macron est dans l’attente (48%), 32% sont satisfaits et 20% déçus. 

     Les électeurs de F. Fillon sont partagés entre l’attente (43%) et la déception (41%). La déception est majoritaire pour l’ensemble des autres électorats (entre 69% et 85%) 

  • Les cadres sont partagés entre la déception (44%) et la patience(41%). Une majorité relative des classes moyennes est déçue (47%) et 38% est dans l’attente. Les classes populaires sont majoritairement déçues (62%).

    A noter que la déception est majoritaire quelle que soit la tranche d’âge : 52% chez les 18-24 ans, 56% chez les 25-34 ans, 53% chez les 35-49 ans, 59% chez les 50-64 ans et 51% chez les 65 ans et plus. 

    Emmanuel Macron : une image qui se dégrade sensiblement par rapport à fin janvier

    Les Français portent sur la quasi-totalité des items proposés un jugement en recul par rapport à janvier 2018. Ils dépeignent le portrait d’un Président avant tout  autoritaire (80%, +7 par rapport à l’enquête réalisée les 23 et 24 janvier 2018), dynamique (72%, -5) qui veut vraiment changer les choses (62%, -4) et inquiétant (59%, +5).

    Sa capacité à réformer le pays (53%, -7), et la sympathie  (52%, -4) lui sont également reconnus par une majorité de Français, mais en recul.

    Sa capacité à respecter ses engagement (50%, -6) et son honnêteté(42%, -7) sont en baisse.

    Seuls 28% des Français (-16) reconnaissent sa capacité à rassembler les Français et 24% (-5) considèrent qu’il comprend les gens comme vous.

    Près d’un an et trois mois après son élection, malgré une légère dégradation, son image reste très bonne auprès de son électorat de 1er tour (90% à 81% selon l’item, et 33% pour l’item vous inquiète). Seules la capacité à rassembler les Français (60%) et sa capacité à comprendre les gens comme vous (53%) sont atteignent des scores plus mesurés. A noter que l’ensemble des items est en baisse, hormis son aspect inquiétant et autoritaire, qui sont en légère hausse.

    Si les dynamiques d’opinion sont assez similaires auprès des principaux électorats,  les niveaux restent eux très différents :

     

    • son image reste relativement bonne auprès des électeurs de François Fillon (2 items seulement inférieurs à 50%), malgré de très fortes baisses : capable de rassembler les Français (32%, -26), comprend les gens comme vous (22%, -14),honnête (55%, -12), capable de réformer le pays (62%, -11),  dynamique (80%, -10) et sympathique (60%, -10). A noter qu’il est en hausse de 7 points sur l’item il vous inquiète (50%).
    • elle est en revanche assez moyenne auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (6 items inférieurs à 50%) ;
    • et est mauvaise chez les électeurs de Marine Le Pen (7 items inférieurs à 50%)

    Les projets gouvernementaux sous le signe de la défiance

    Interrogés sur 8 des principaux chantiers de la rentrée pour l’exécutif, les Français expriment une défiance globale.

    A l’exception du chantier du prélèvement à la source (55% de confiance, dont 42% lui font plutôt confiance), les Français ne font pas confiance au président de la République et au gouvernement pour mener à bien :

    la réforme constitutionnelle (59% ne leur font pas confiance, dont 23% pas du tout)

    la révision des lois de bioéthique ( 61% dont 22% pas du tout)

    la réforme de l’assurance chômage (62% dont 26% pas du tout)

    la réduction des déficits (62% dont 28% pas du tout)

    la transformation du système de santé (65%, 28% pas du tout)

    -la réforme des retraites (68% dont 35% pas du tout)

    -et enfin le plan pauvreté (75% ne leur font pas confiance dont 36% pas du tout).

    D’un point de vue politique, une majorité des électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron lui font confiance pour mener à bien l’ensemble de ces chantiers (de 64% à 84% de « confiance »). Ils sont toutefois plus en retrait au sujet du plan pauvreté : 56% font confiance au président de la République pour mener à bien ce chantier.

     

    Les électeurs de François Fillon sont davantage partagés : s’ils font confiance à Emmanuel Macron au sujet du prélèvement à la source (67%), de la réforme constitutionnelle (57%), la réforme de l’assurance chômage (52%), ils sont partagés sur la révision des lois bioéthique (50%) et sur la réforme des retraites (49%),  ils ne lui font pas confiance au sujet du plan pauvreté (69% ne lui font pas confiance), de la transformation du système de santé (57%) et  de la réduction des déficits (54%).

     

    Les autres principaux électorats et les abstentionnistes ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour mener à bien les chantiers de la rentrée (hormis les électeurs de B. Hamon au sujet du prélèvement à la source, 54%).