Voici un sondage selon les normes

Selon un sondage Harris Interactive pour France 2, les six premiers mois du président sont jugés durement.

Le Monde.fr avec AFP | 04.11.2017 à 21h52 • Mis à jour le 05.11.2017 à 06h44

Un peu plus d’un Français sur trois (35 %) se déclare satisfait du début du quinquennat d’Emmanuel Macron, contre 59 % qui se disent « mécontents »selon un sondage Harris Interactive pour France 2 diffusé samedi 4 novembre. Cette enquête a été réalisée en ligne du 2 au 3 novembre auprès de 1 817 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Les électeurs de Macron approuvent, les autres bien moins. Si les électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle (80 %) et dans une moindre mesure ceux de François Fillon (Les Républicains, 51 %) s’estiment satisfaits du début du quinquennat, ce n’est le cas que de 20 % des électeurs de Benoît Hamon (Parti socialiste) et de 18 % de ceux de Marine Le Pen(Front national) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

Les mesures les plus populaires et celles qui divisent. La suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français est la réforme qui les a « le plus satisfaits » (52 %), loin devant la loi sur le terrorisme (25 %), la réforme des conditions d’entrée à l’université (24 %) et la réforme du code du travail (19 %). Inversement, « l’augmentation de la contribution sociale généralisée [CSG] et la baisse des charges » (45 %), « la baisse de 5 euros mensuels pour les aides personnalisées au logement [APL] » (41 %), la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (40 %) et la réforme du code du travail (35 %) sont celles qui leur ont « le plus déplu ».

Près d’un Français interrogé sur deux (45 %) considère la politique menée par Emmanuel Macron comme « de droite et de gauche ». Pour 41 %, elle est « de droite » et pour seulement 5 % le chef de l’Etat conduit une politique « de gauche ». Pour près des deux tiers des personnes interrogées (63 %), cette politique profite davantage « aux catégories supérieures » ; pour 7 % elle profite d’abord « aux classes moyennes » et pour 21 % « à aucune catégorie en particulier ».

Confiance pour l’international, moins pour le « rassemblement des Français ». Si un Français sur deux fait confiance à Emmanuel Macron pour « assurer un poids important de la France au niveau international » (51 %) et « assurer la sécurité » du pays (49 %), ils sont moins nombreux à penser qu’il peut le « réformer » (44 %). Seules 27 % des personnes interrogées lui font confiance pour « accroître le pouvoir d’achat » et 26 % pour « rassembler les Français ».

Méthodologie

Enquête réalisée en ligne du 2 au 3 novembre auprès de 1 817 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1 à 2,3 points.

  • La popularité des ministres évaluée près de six mois après leur entrée en fonction Selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, réalisé en ligne du 30 au 31 octobre auprès de 1 001 personnes de 18 ans et plus,Laura Flessel (sports) est la ministre dont les Français sont le plus « satisfaits », avec 68 % d’opinions favorables. Elle devance Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), crédité de 59 %, et Frédérique Vidal (enseignement supérieur et recherche, 57 %). Suivent la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa (égalité femmes-hommes) et le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à 56 %, Florence Parly (défense, 55 %). Le premier ministre, Edouard Philippe, est crédité de 54 % de satisfaction. Par ailleurs, 85 % des personnes interrogées estiment qu’« un gouvernement devrait être avant tout composé d’experts reconnus dans leur domaine même s’ils sont peu connus des Français » ; à l’inverse, les 15 % restants pensent qu’« un gouvernement devrait être avant tout composé de personnalités avec une grande expérience politique ».

Chute de la qualité des sondages IFOP par rapport à ceux de YouGov

Bernard Owen

Contrairement au dernier sondage que nous avons fortement critiqué dont la valeur était négligeable et les propos sans intérêt, vous pouvez en juger facilement en consultant les extraits qui suivent.

« La cote de popularité d’Emmanuel Macron stagne à 32% d’opinions favorables, selon un sondage YouGov publié ce jeudi. ll fait jeu égal avec Edouard Philippe.

La côte d’Emmanuel Macron stagne. Avec 32% d’opinions favorables, le chef de l’État conserve le même niveau de popularité qu’en octobre, selon le baromètre YouGov pour Le HuffPost et CNEWS publié ce jeudi.

Emmanuel Macron conserve son niveau de popularité en gagnant des points chez les sympathisants LR, d’extrême gauche et PS-EELV, mais perd quatre points auprès de ses propres sympathisants (86% d’opinions favorables).

De son côté, le Premier ministre Édouard Philippe perd deux points et rejoint Emmanuel Macron, avec 32% d’opinions favorables. Il perd notamment deux points chez Les Républicains, dont il est issu, avec 45% d’opinions favorables. ..

Sondage réalisé en ligne du 25 au 27 octobre 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 1034 personnes, selon la méthode des quotas.

 

De l’amateurisme dans les sondages

Voici quelques extraits des derniers sondages IFOP.

SONDAGE. La rechute d’Emmanuel Macron

22h55 , le 21 octobre 2017, modifié à 12h34 , le 23 octobre 2017

BAROMETRE IFOP-JDD – Le président de la République perd trois points dans notre sondage mensuel. 32% des Français sont désormais satisfaits de son action.

L’information est une excellente chose encore faut-il, que tout ce que l’on trouve dans le monde, les idées, les pensées et les décisions soient clairement exposées. (En écrivant j’écoute Wanda Landowska jouant au clavecin les Variations Goldberg de Bach. Cette musique ne peut qu’accentuer les maladresses des précédents sondages) bBernard Owen

 

SONDAGE. Interview télévisée de Macron : 61% des Français pas convaincus

https://www.ouest-france.fr

Publié le 16/10/2017

Plus de six Français sur dix (61%) , disent ne pas avoir été convaincus, à l’issue de son interview télévisée dimanche soir sur TF1 et LCI, selon un sondage Harris Interactive pour RMC. | EPA / MAXPPP

Emmanuel Macron, dont la cote de popularité a chuté de 15 points en moyenne entre juin et octobre, s’est employé dimanche soir à expliquer ses réformes et à déminer les critiques, en défendant sa liberté de ton face à l’émoi suscité par ses récents propos sur le « bordel » ou « les fainéants ».

Y est-il parvenu ? Pas sûr. Le chef de l’Etat, qui s’est exprimé sur TF1 et LCI lors de sa première interview télévisée depuis son élection, a semble-t-il peiné à convaincre. Selon un sondage Harris Interactive pour RMC publié ce lundi matin, 61 % des Français « exposés à la prise de parole du président » de la République disent en effet ne pas avoir été convaincus. Seules, 39% des personnes interrogées sont d’un avis contraire.

24% des sondés se disent « pas du tout convaincus » et 37% « plutôt pas convaincus ». En revanche, 7% affirment avoir été « tout à fait convaincus » et 32% « plutôt convaincus ».

réalisée en ligne le 15 octobre 2017, à l’issue de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1 et LCI, auprès d’un échantillon de 856 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. 

 

Popularité : Macron inverse la courbe et gagne cinq points

23h15 , le 23 septembre 2017, modifié à 10h03 , le 24 septembre 2017

Baromètre IFOP-JDD – Après avoir perdu 24 points en deux mois, Emmanuel Macron se reprend un peu. 45% des Français sont satisfaits de son action (53% mécontents).

Après deux mois successifs de dégringolade (-10 points en juillet, -14 en août), la cote de confiance du président de la République remonte sensiblement. Selon notre baromètre Ifop-JDD, Emmanuel Macron progresse de 5 points, le taux de satisfaction vis-à-vis de son action s’établissant désormais à 45%. Le chef de l’Etat demeure ainsi minoritaire…

Macron: la dégringolade

Europe 1

EXCLUSIF. La popularité de Macron s’effondre encore : – 14 points

 23h38 , le 26 août 2017

SONDAGE -57% des Français se déclarent désormais mécontents de l’action d’Emmanuel Macron, selon le baromètre Ifop pour le JDD.

Emmanuel Macron est en forte baisse dans notre sondage.

Quatre mois après son élection triomphale, Emmanuel Macron est désormais un président minoritaire. Selon notre baromètre Ifop-JDD, le chef de l’Etat perd 14 points en un mois :  seuls 40% des Français se déclarent satisfaits de son action,  et 57% se déclarent mécontents (dont 20% « très mécontents »). Cette chute très abrupte prolonge celle du mois dernier (-10 points en juillet) pour aboutir à un effondrement de 24 points sans précédent : Jacques Chirac avait cédé 20 points entre mai et août 1995.

54% des Français étaient satisfaits de François Hollande en août 2012

La comparaison avec ses deux devanciers à l’Elysée est nettement en défaveur de Macron : à la même distance de son élection, Nicolas Sarkozy recueillait 69% d’appréciations favorables en 2007 ; et François Hollande, avec 54% de jugements positifs en août 2012, pouvait encore compter sur un soutien majoritaire dans l’opinion. De son côté, le Premier ministre chute également. Il perd 9 points de popularité : 47% des Français sont satisfaits de son action et 45% sont mécontents.

L’enquête a été menée par l’Ifop pour le JDD auprès d’un échantillon de 1 023 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 25 au 26 août 2017.

Certains sont condamnés à trainer derrière eux une impression qui déplaît aux autres. Pourquoi? C’est difficile à savoir. Ces situations paraissent indépendantes du succès qu’il pourrait atteindre. Il faut dire que son caractère et ses maladrèsses ne mènent pas à sa réussite.

Qui est dominant dans le couple Macron? Certainement pas lui. Comparé à François Fillon, il n’existe pas.

Disons que le système juridictionnelle doit immédiatement revu. Bernard Owen

L’élection présidentielle 2017: facile a gagner, et après?

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Les sondages sont d’une grande importance. Ils nous transportent dans la population. Certes, pas toute la population française mais une sélection de personnes qui répondent à des questions les plus variées de façon à ce que nos spécialistes sondeurs puissent nous indiquer le 11 août, 20017 que « seulement 36% des Français se disent non satisfaits de l’action du Président de la République. »

Ce qui peut surprendre   car autant de mécontents pour l’ensemble des questions posées qui sont calculées pour atteindre les malheureux autant que les biens lotis.

Sans pénétrer dans les détails, il semblerait qu’on n’aime pas le personnage – soit pour des attitudes personnelles, son autoritarisme qui masque son absence d’autorité, sa volonté de voyager, de recevoir à Versailles, de se trouver ici et là en ayant peu à dire.

Tout n’est pas sa faute. La décomposition des partis par un système de primaires (voir Tocqueville). Une incompréhension de l’armée qui indique qu’il n’en a jamais fait partie sous forme de service militaire. Le projet de « En Marche » est donc nouveaux et ne devrait en rien bouleverser la politique.

Notre Président a été un temps ministre des finances. Or, la Cour des Comptes a réalisé un audit publié fin juin 2017 qui fait état d’un déficit de 4 à 5 milliards d’Euros des fiances publiques.

Alors pourquoi sa faible popularité?  Il est là par accident. L’effondrement des deux partis traditionnels pour les raisons dont on a déjà parlé puis l’éparpillement des voix au premier tour des présidentielles et des législatives sans oublier de mentionner le fait que 50% de l’électorat seulement a cru devoir voter.

Nous avons déjà parlé des Etats-Unis surtout ce qui concerne l’interdiction pour les membres du Congrès et des fonctionnaires Fédéraux d’embaucher la famille, ou la question des Grands électeurs et leur rôle dans l’élection du Président Trump mais qui en dépit de tous ses tweets est bloqué par le Congrès ou les tribunaux fédéraux, qui représentent d’importants contre -pouvoirs.

Mais il y aune chose qu’on pourrait copier de ce pays parce qu’il est applicable à d’autres systèmes que le fédéral. Il s’agit du mode de scrutin qui est utilisé pour toutes les élections là bas. Aux Etats-Unis il y a toujours eu deux partis.  Vous me direz: seulement deux?   Il s’agit d’un parti de droite et l’autre de gauche. Chacun porte en son sein toutes les nuances idéologiques du parti, c’est-à-dire que, par exemple, le Parti Démocrate réunit toutes les tendances de la gauche et pareil pour la droite au sein des Républicains. Les extrêmes dans les deux partis ne pèsent pas lourd.

La France doit adopter un scrutin majorité à un tour. Alors que maintenant les voix se dispersent au premier tour et donc les partis traditionnels perdent et l’instabilité s’installe au long terme.

 

Dernier sondage IFOP-Le Figaro sur l’action présidentielle

Voici quelques extraits de l’article par Jean-Baptiste Garat, publié le 11/08/2017 à 17:00

SONDAGE EXCLUSIF – Seulement 36% des Français se disent satisfaits de son action.

… À la lecture des résultats de son enquête, Jérôme Fourquet, le directeur du pôle opinion de l’Ifop, tire un bilan plutôt alarmant des cent jours d’Emmanuel Macron, qui ne semble plus bénéficier de «la magie de sa campagne». Si l’on compare sa cote de confiance à celle de ses prédécesseurs, les sujets de préoccupation sont perceptibles. Un tiers seulement des Français (36 %) se disent satisfaits de son action quand, à la même époque en 2012, 46 % l’étaient à l’égard de celle de François Hollande. Les perspectives sont également moins bonnes quand c’est l’évolution de la situation qui est mesurée. 23 % des personnes interrogées estiment que le pays évolue aujourd’hui plutôt dans le bon sens. Elles étaient 45 % en août 2007, trois mois après l’élection de Nicolas Sarkozy.

… Pour Jerome « Fourquet. Même l’annonce des Jeux olympiques à Paris ne semble pas avoir d’effet positif. Les Français sont dans l’attente de résultats et d’une clarification des réformes.»

Car les premières annonces concrètes ont refroidi les ardeurs. La baisse des aides au logement à partir de la rentrée constitue ainsi l’une des mesures les plus rejetées (60 % d’insatisfaction), juste avant le transfert sur la CSG des cotisations des salariés (53 % de rejet).

…Ce que retiennent les Français, c’est qu’ils auront moins d’APL, que le tabac passe à 10 euros, que la CSG va augmenter. Aujourd’hui et maintenant. Pas que le système du logement va être réformé ou que les cotisations baisseront demain.» Et ce d’autant moins que l’exécutif peine à expliquer la cohérence de son projet.

… Et, selon le directeur de l’Ifop, l’un des traits qui domine chez Macron est son souci des «coups de com’». Pas sûr que les Français se contentent de cela.

La popularité du Président Macron à travers le temps

Le texte de Europe 1 et JDD considère l’ensemble des sondages qui interrogent sur  le Président Macron. Tous ne posent pas les mêmes questions ce qui explique les légères différences.

De toute façon, le Président, sa politique sont toutes en baisse, forte baisse. Ne serait-il pas possible d’invoquer la nature même du personnage. Il n’est pas aimé.

L’attrait du changement  jouent en sa faveur mais ceci n’est que de courte durée.

Les institutions politiques en France ne peuvent pas être exportées. Il faut revoir la magistrature. Oui on ne l’aime pas et il a été élu car il était le seul contre Marine Le Pen.

EUROPE 1 – JDD

JE M’ABONNE AU JOURNAL

Popularité : Macron baisse dans tous les sondages

12h57 , le 4 août 2017, modifié à 13h02 , le 4 août 2017

INFOGRAPHIE – Les sondages se suivent et tous le confirment : la popularité d’Emmanuel Macron est en nette baisse cet été. La tendance est même plus accentuée que lors du quinquennat Hollande.

Cote de popularité, cote de confiance… Quel que soit l’indicateur utilisé, la tendance est la même : Emmanuel Macron dégringole. Les dernières enquêtes des instituts Elabe et YouGov diffusées jeudi le confirment, après celles de l’Ifop pour le JDD et Paris Match, d’Ipsos ou d’Harris Interactive. La baisse du chef de l’Etat est plus ou moins accentuée en fonction de ces sondages, et surtout de la question qui est posée aux personnes interrogées. Mais déjà, le début du quinquennat Macron semble plus sévèrement touché que ses prédécesseurs. « C’est une baisse inégalée lors du premier été d’un mandat présidentiel sous toute la Ve République…

…ci-dessus représente les courbes de la popularité du président de la République en fonction de l’institut. Assez logiquement, la chute de Macron dans l’opinion est plus m

arquée chez ceux qui le mettaient le plus haut. Dans notre baromètre Ifop du 23 juillet, le chef de l’Etat perdait ainsi 10 points (de 64 à 54%). Pour Harris, la baisse est de huit points (de 59% à 51%). En outre, Emmanuel Macron est en recul respectivement de sept, cinq et trois points chez YouGov, Elabe et Ipsos, mais sa cote était déjà inférieure aux 50% de satisfaits.

Cote de popularité ou de confiance de Macron selon l’institut de sondage

  Mai 2017 Juin 2017 Juillet 2017 Août 2017
Ifop-jdd 62% 62% 54%
elabe 45% 45% 40%
yougov

 

39% 43% 36%
Harris 57% 59% 51%
Ipsos

 

46% 45% 42%
ifop paris match

 

 

66 60 56

Pourquoi de si grandes différences entre les sondages? Car les instituts ne mesurent pas tout à fait la même chose. Pour le JDD, l’Ifop demande à ses sondés s’ils sont « satisfaits ou mécontents d’Emmanuel Macron comme président de la République ». Mais le même Ifop, dans le « tableau de bord » de Paris Match, questionne également « l’approbation » de « l’action » du Président. Ipsos et YouGov interrogent le « jugement » qui est porté sur son « action », entre avis favorables et défavorables. Elabe dresse pour sa part une « cote de confiance » puisqu’il questionne son panel sur sa « confiance » ou non en le chef de l’Etat pour « affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». De même, Harris sonde cette « confiance » à Emmanuel Macron « pour mener une bonne politique pour la France ». En plus de porter sur une popularité ou sur de la confiance, la question des instituts est donc plus ou moins générale.

Parmi les prédécesseurs d’Emmanuel Macron, c’est donc Jacques Chirac qui avait décroché le plus rapidement en 1995, avec 20 points de moins en deux baromètres de l’Ifop-JDD pour atteindre 39% de satisfaction au moins d’août. Mais François Hollande avait lui aussi connu une forte chute, bien qu’un peu plus tardive puisqu’il enregistrait une baisse de 11 points rien qu’en septembre 2012 – et de 18 points en quatre mois -, plombé par les hausses d’impôts. L’ex-Président ne s’en est jamais remis, plongeant jusqu’à 13% et achevant son quinquennat à 22%.

 

Le dernier sondage concernant le Président Macron

Cet ensemble d’organismes (YouGov) nous fournit de nombreux détails. Il le fallait car il nous est arrivé de tomber dans le piège de nos gentils Québécois. L’erreur n’était pas pour nous car eux-mêmes s’y étaient trouvés.

Voici donc quelques détails de la façon de travailler de YouGov.  Bernard Owen

 

La popularité d’Emmanuel Macron chute lourdement [SONDAGE EXCLUSIF]

Dans notre baromètre YouGov, le président de la République et son premier ministre voient leur popularité baisser considérablement.

03/08/2017 05:59 C

POLITIQUE – La mauvaise passe se confirme pour le couple exécutif. Selon notre baromètre YouGov du mois d’août réalisé pour Le HuffPost et CNews, la cote de popularité d’Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d’opinions à 36% en un mois. Une effondrement de 7 points qui vient conclure un mois de juillet pour le moins compliqué pour le chef de l’État.

Baisse du budget de la Défense, départ du chef d’état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l’Assemblée… le président de la République a vu les polémiques s’enchaîner les unes après les autres, ce qui est sanctionné aujourd’hui, comme le laissait penser le sondage Ifopparu dimanche 23 juillet dans le Journal du Dimanche.

Et les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le premier ministre. Edouard Philippe voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d’opinions favorables, dépassant d’une courte tête celle du locataire de l’Elysée.

Les centristes déçus

Le navire Macron semble prendre l’eau de toutes parts. « En baisse sur la quasi-totalité des franges de l’opinion, Emmanuel Macron se voit avant tout sanctionné auprès des sympathisants du centre (81% d’opinions favorables, -14 points) », note l’institut de sondage, qui souligne que la baisse s’observe également du côté des sympathisants des Républicains (-8 points).

Les sympathisants de la droite et du centre sanctionnent également lourdement le premier ministre.

Sur ces deux franges de l’opinion, Edouard Philippe enregistre une baisse de 10 points (77% d’opinions favorables pour les centristes, 47% pour les sympathisants Républicains). Preuve s’il en est que le couple exécutif déçoit surtout les gens qui lui sont proches idéologiquement. Ce qui n’est pas bon signe.

Le gouvernement aussi sanctionné

À l’instar des deux têtes de l’exécutif, le gouvernement voit également sa popularité s’effriter. Avec 33% d’opinions favorables, l’équipe gouvernementale perd 5 points par rapport au mois dernier. Là encore, ce sont les sympathisants du centre qui sanctionnent le plus lourdement l’action gouvernementale (-13 points).

Plus largement, seuls un peu plus d’un tiers des Français (36%, -9 points) estiment que le gouvernement « va de l’avant, et propose des mesures modernes », qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (35%, -8 points) ou qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -8 points).

Cette enquête YouGov confirme donc la phase délicate qu’a eu à traverser l’exécutif durant le mois de juillet. Mois qu’il avait pourtant entamé sous de bien meilleurs auspices.

Sondage réalisé en ligne du 26 au 27 juillet sur un échantillon représentatif de 1003 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas). En partenariat avec: YouGov

 Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews d’Août 2017

Par Antoni Minniti

Research Executive

Sur Latest Results, Omnibus Research , Politique

SurAoût 3, 2017, 12:21 pm

Un Président dans le dur alors qu’arrive le bilan des 100 jours

Entre le budget de la défense, le départ du général en chef des armées, la baisse des APL ou encore la gestion controversée de la majorité à l’Assemblée nationale, le Président Emmanuel Macron voit, à l’approche du 15 août et donc du terme de ses 100 premiers jours, sa popularité chuter lourdement et ternir des débuts jusque-là encourageants.

Trois mois après son arrivée à la tête de l’Etat, le Président Emmanuel Macron enregistre une baisse importante de popularité et atteint les 36% d’opinions favorables (-7 points par rapport au mois dernier). En baisse sur la quasi-totalité des franges de l’opinion, Emmanuel Macron se voit avant tout sanctionné auprès des sympathisants du Centre (81% d’opinions favorables, -14 points). Dans le détail, le Président enregistre un baisse de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (39% d’opinions favorables, -8 points), auprès des sympathisants d’Extrême droite (14% d’opinions favorables, -7 points) et auprès des sympathisants PS, EE-LV (47% d’opinions favorables, -2 points). En revanche, Emmanuel Macron parvient à maintenir son faible niveau de popularité auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (19% d’opinions favorables, stable).

En baisse également, Edouard Philippe parvient tout de même à supplanter, pour la première fois, le Président Emmanuel Macron pour ce qui est du niveau de popularité. De fait, le chef du gouvernement atteint les 37% d’opinions favorables, soit une baisse de 2 points par rapport au mois dernier. Dans le détail, cette baisse de popularité se manifeste surtout auprès des Centristes (77% d’opinions favorables, -10 points) et auprès des sympathisants Les Républicains (47% d’opinions favorables, -10 points). A gauche de l’échiquier politique, Edouard Philippe parvient à maintenir un cap auprès des sympathisants du PS, EE-LV (41% d’opinions favorables, stable) et même à améliorer sa popularité d’un point auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (16% d’opinions favorables, +1 point). Plus surprenant, le chef du gouvernement parvient même à enregistrer une hausse de 7 points auprès des sympathisants d’Extrême droite (25% d’opinions favorables).

Ce mois-ci, le classement des sujets de préoccupation des Français reste inchangé avec toujours en tête « le chômage », (25%, -2 points), « l’immigration » (15%, +1 point) et la « la protection sociale (retraites, sécurité sociale…) » (14%, +1 point).

Tout comme Emmanuel Macron, le gouvernement voit sa popularité s’effriter

Avec 33% d’opinions favorables, l’équipe gouvernementale perd 5 points par rapport au mois dernier. Dans le détail, cette baisse s’exprime avant tout auprès des sympathisants du Centre (79% d’opinions favorables, -13 points), et dans un degré moindre auprès des extrêmes : -8 points auprès des Frontistes (11% d’opinions favorables) et -9 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (11% d’opinions favorables). Dans une moindre mesure, le gouvernement perd 3 points auprès des sympathisants Les Républicains (37% d’opinions favorables). Enfin, tout comme Edouard Philippe, les membres du gouvernement parviennent à maintenir leur niveau de popularité auprès des sympathisants PS, EE-LV (43% d’opinions favorables).

En baisse sur l’ensemble des items, près d’un Français sur 2 estime toutefois que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (49%, -8 points) et qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (45%, -2 points). Mais sur le reste des items, seuls un peu plus d’un tiers des Français estiment qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (36%, -9 points), qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (35%, -8 points), qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (34%, -9 points) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -8 points). Enfin, moins d’un Français sur trois estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (28%, -3 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (20%, -3 points).

Le Front National, quant à lui, enregistre encore une fois une baisse sur la quasi-totalité des items. Seul un peu plus d’un tiers des Français estiment que le parti est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (38%, -3 points) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (34%, +1 point). Derrière, moins d’un tiers des Français estiment qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (33%, -4 points), qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (31%, -2 points). En retrait, moins d’un Français sur trois estime que le Front National « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (28%, -2 points), que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (23%, stable), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, -4 points), et qu’il « est composé de personnes compétentes » (20%, -3 points).