Dans quelle langue parlera-t-elle la nouvelle armée Européenne?

Maria Rodriguez-McKey

L’Europe ne pourra pas se défendre sans «une vraie armée européenne», a défendu Emmanuel Macron dans une interview diffusée mardi 6 novembre par Europe 1. Et se défendre de qui?  de la Russie, de la Chine et même des Etats-Unis qui financent quasiment à eux seuls l’OTAN: «On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne. Face à la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu’elle pouvait être menaçante (…) on doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des Etats-Unis et de manière plus souveraine», plaide le chef de l’Etat dans cet entretien enregistré lundi soir.

Le magazine Le Point nous informe que L’armée européenne, un vieux projet plein d’avenir Emmanuel Macron a relancé l’idée d’une « vraie armée européenne », cette idée qui, sur le papier, n’a que des avantages mais s’est toujours fracassée (Par Luc de BarochezPublié le 06/11/2018 )  De l(humour?  Car l’idée d’une armée européenne n’est pas d’aujourd’hui.

Europe 1 intitule son article de façon plus réaliste: « Macron pour une « vraie armée européenne » : un projet réalisable ?  15h51, le 06 novembre 2018 et nous informe sur le début de l’histoire de idée:

L’idée d’un armée européenne a été défendu par la Chancelière Angela Merkel.  Les mots ont été soigneusement choisis mardi par Angela Merkel: «Nous devons travailler à la vision, un jour, de parvenir à une vraie armée européenne»

Trump n’aime pas l’OTAN mais il ne faut pas oublier ce que ministre de la défense du Président Trump a dit en tentant de rattraper son patron qui parle toujours a son électorat qui sont, après tout, aussi des contribuables. (Les Etats-Unis payent 70% du budget de l’OTAN)

Mais elle sait, comme le Président Macron, que l’idée d’un armée européenne n’a aucune chance de  devenir une réalité… Et la réaction de Merkel en dit long car ses mot vision et un jour parvenir…. Mais ses mots donnent l’illusion d’une entente du fameux couple franco-allemand.  Vu l’approche des élections Européennes, il est possible que le couple veuille dépasser les nationalismes qui gouvernent certains des grands pays européens.

Néanmoins, en ce qui concerne des choses plus concrètes et du présent et moyen terme, les allemands ne rigolent pas. Ils ont cessé de rigoler avec la crise grecque.  L’Allemagne a plusieurs fois dit NON aux grands projets de la France. Et récemment l’idée du Président Macron de constituer un fonds commun au pays de la zone euro dédié au chômage a été accepté en principe par le ministre de l’économie allemand, membre du Parti Social Démocrate, mais pas par l’autre partide la coalition, c’est à dire la CDU de la Chancelière.

Pour l’Allemagne, la France doit se réformer avant de rêver à des grands projets. Mais pour faire des réformes il faut savoir les mener à bien, surtout quand les résultats ne viendront que des années plus tard (les réformes  du chancelier de gauche Schroder , à l’époque de Président Chirac) ont prit neuf ans a donner des résultats°  Mais il faut des bonnes réformes.

Le couple franco allemand ne suffit plus. Dès qu’il y a une crise le couple ne gère plus .  Un peu comme les systèmes des partis en Europe: crise de zone euro et le système des partis grecques s’effondre, la Belgique passe 18 mois sans gouvernement car les partis n’arrivent pas à former une coalition. Et tant d’autres exemples, sans oublier surtout le plus tragique: l’élection du parti Nazi après la crise de 1929. Tous des systèmes proportionnels…

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