De la Hongrie

Bernard Owen

N’oublions pas le passé car la Hongre faisait partie de l’Empire Austro-Hongrois. Le découpage des différents pays en 1918 a été une catastrophe y inclus pour la Hongrie.

L’Empire Austro-Hongrois  avait deux  parlements, et les séances pouvaient avoir lieu autant à Budapest qu’à Vienne.

La question que l’on retrouve partout s’est trouvé en Hongrie. L’armée Austro-Hongroise  n’existait plus.

Qu’en est-il maintenant ?  7% de la population hongroise se trouve en Roumanie.  Une autre partie  en Vovodine, même en Slovaquie.

Rapprochons nous de notre époque. La Hongrie par l’intermédiaire du Lac Balaton a servie de point de rencontre entre allemands de l’Est et de l’Ouest. Avec le temps le communisme hongrois s’est adoucis et la Hongrie a servie d’accueil pour maintes conférences.

Voici un article  sur la Hongrie de nos jours apparu dans le magazine Le Point:

L’UE accentue la pression sur la Hongrie, Orban rejette des « préjugés »

AFP

Modifié le 26/04/2017 à 17:56 – Publié le 26/04/2017 à 14:50 | AFP

L’UE accentue la pression sur la Hongrie, Orban rejette des « préjugés » © AFP / EMMANUEL DUNAND AFP

La Commission européenne a haussé le ton mercredi face à la Hongrie en ouvrant une procédure d’infraction contre sa loi sur les universités étrangères, l’une des initiatives qui font craindre à Bruxelles une dérive autoritaire du gouvernement de Viktor Orban.

Quelques heures après cette annonce, le Premier ministre hongrois est venu se défendre en personne à Bruxelles, rejetant les « préjugés » à l’égard de son pays et qualifiant d' »absurde » l’idée d’une menace pesant sur l’Université d’Europe centrale (CEU), fondée en Hongrie par le milliardaire américain George Soros.

Dans un discours devant les eurodéputés, M. Orban s’en est pris à l’homme d’affaires d’origine hongroise, sa bête noire, l’accusant d' »attaquer la Hongrie » et d’avoir « détruit des millions de vies d’Européens » par la spéculation financière. Il a reproché à Bruxelles de l’accueillir « à bras ouverts ».

  1. Soros doit être reçu jeudi par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, qui a estimé mercredi que le droit européen était bafoué par la nouvelle loi hongroise sur les universités étrangères, perçue comme une attaque contre la réputée CEU.

« Nous avons décidé de lancer des mesures légales sur la loi sur les universités en envoyant une lettre de mise en demeure au gouvernement hongrois », a indiqué Valdis Dombrovskis, l’un des vice-présidents de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse.

Cette lettre constitue la première étape des procédures d’infraction européennes, qui peuvent aboutir à une saisine de la Cour de justice de l’UE et le cas échéant à de lourdes sanctions financières quand un pays ne respecte pas un arrêt de cette Cour. Les autorités hongroises disposent désormais d’un mois pour répondre formellement sur le plan juridique.

‘Contre-vérités’

La loi visée, ainsi qu’un projet de renforcement du contrôle sur les ONG en Hongrie, ont soulevé une forte inquiétude en Europe. Elles ont aussi déclenché le plus important mouvement de protestation dans le pays contre le gouvernement Orban depuis son élection en 2010, avec de nombreuses manifestations dans la capitale.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le 26 avril 2017 au Parlement européen à Bruxelles © EMMANUEL DUNAND AFP

Mi-avril, la Commission avait estimé qu’il n’existait pour l’heure « pas de menace systémique pour l’Etat de droit en Hongrie », excluant de déclencher à ce stade la même procédure que celle visant Varsovie et ses réformes contestées de la justice constitutionnelle, qui peut aboutir à une suspension des droits de vote d’un pays au sein de l’UE.

Mais elle avait aussi indiqué qu’elle envisageait des procédures d’infraction, plus courantes. C’est désormais chose faite pour la loi sur les universités, et d’autres procédures pourraient suivre dans plusieurs autres domaines.

« La nouvelle loi sur l’asile adoptée fin mars a soulevé de sérieux doutes sur sa compatibilité avec le droit européen », a souligné mercredi devant le Parlement européen le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, en référence à un texte prévoyant la détention systématique des migrants en Hongrie.

  1. Timmermans a également cité le projet de loi sur les ONG et la législation concernant la protection des femmes enceintes qui travaillent.

Le responsable européen a aussi déploré les « contre-vérités » énumérées dans une consultation « Stop-Bruxelles » que les autorités hongroises ont récemment adressée à tous les foyers du pays, pour recueillir leur avis sur la manière de s’opposer aux institutions européennes.

‘Privilèges’

  1. Orban s’est de son côté défendu pied à pied devant le Parlement européen. « Cette allégation n’est absolument pas fondée, c’est absurde », a-t-il notamment réagi face aux critiques de la loi sur les universités.

« C’est comme si on accusait quelqu’un de meurtre et que la victime était toujours vivante », a-t-il poursuivi, assurant que cette loi, visant « à mettre fin aux privilèges » de certaines universités, s’appliquait à tous les établissements étrangers en Hongrie, sans cibler celui fondé par M. Soros.

La nouvelle législation prévoit notamment de priver de licence les instituts d’enseignement étrangers qui ne disposent pas de campus dans leur pays d’origine.

« La Hongrie et le gouvernement hongrois sont tout à fait engagés dans l’UE, ceci est indéniable », s’est défendu le Premier ministre hongrois, dont l’attitude provocatrice envers Bruxelles embarrasse sa famille politique, le Parti populaire européen (PPE, droite). Le Fidesz, la formation de M. Orban, en est membre.

Mais « nous sommes mécontents quant au fonctionnement de l’UE », a-t-il dit, expliquant que toutes ses critiques visaient à « corriger les erreurs » de l’Union.

26/04/2017 17:56:03 –          Bruxelles (AFP) –          © 2017 AFP

L’article suivant est apparu dans le journal Le Monde:

La Hongrie de Viktor Orban lance une consultation populaire anti-européenne

(Cela ne vous rappelle pas la Grande Bretagne?)

Un questionnaire intitulé « Stoppons Bruxelles ! » a été envoyé à chaque foyer pour demander aux Hongrois leur avis sur comment faire face aux politiques de Bruxelles.

Après une consultation nationale très critiquée portant sur « l’immigration et le terrorisme » en 2015, le gouvernement du premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban lance une nouvelle consultation populaire. Cette fois contre l’Union européenne.

Chaque foyer hongrois va recevoir un questionnaire intitulé « Stoppons Bruxelles ! », a annoncé un haut responsable du gouvernement, Bence Tuzson, lançant officiellement, samedi 1er avril, cette campagne anti-européenne.

Objectif affiché par le gouvernement nationaliste, connu pour ses positions eurosceptiques : demander aux citoyens leur avis sur comment faire face aux politiques de Bruxelles qui, selon lui, menacent leur indépendance.

« De grandes décisions et des combats sont à venir, et [la Hongrie] ne peut en sortir victorieuse que si elle a le soutien de tout le pays », a fait valoir Bence Tuzson.

Le questionnaire comporte six questions, portant principalement sur la question de l’immigration, parmi lesquelles :

« Que doit faire la Hongrie lorsque, en dépit d’une récente série d’attaques terroristes en Europe, Bruxelles veut la forcer à laisser entrer des migrants entrés illégalement ? »

Et comme réponse, les Hongrois ont le choix entre « permettre à ces migrants de circuler librement dans le pays » ou bien « les maintenir sous surveillance en attendant que les autorités statuent sur leur cas ».

Les ONG visées

Le gouvernement de Viktor Orban a ordonné, avec des règles entrées en vigueur la semaine dernière, la détention indéfinie des migrants dans des camps à la frontière.

Une autre question porte sur les organisations non gouvernementales (ONG) internationales qui, selon le gouvernement, soutiennent l’immigration illégale ou « s’ingèrent » dans les affaires intérieures du pays.

Depuis des mois, le gouvernement hongrois tente de réprimer diverses ONG qu’il qualifie de « politiques » ou de « militants mercenaires » – en particulier celles fondées par le milliardaire d’origine hongroise George Soros.

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