De l’importance des juges instructeurs

Bernard Owen

Docteur en Sciences Politiques, Panthéon Sorbonne Université Paris 1

 Personne ne peut se réjouir de l’effondrement d’un gouvernement, dont la chute était prévisible.

En premier : la création des primaires, qui affaiblissent les pouvoirs des partis en encourageant l’arrivée au pouvoir de beaux parleurs incompétents et inconsistants. 

Deuxièmement : l’existence de juges d’instruction et de ceux qui les nomment, dont les connaissances juridiques sont discutables, et qui appliquent les lois de 2013 et 2018 d’une telle façon que la séparation des pouvoirs préconisée par Montesquieu et Tocqueville disparaît, et le juridique accède au législatif et à l’exécutif.

L’élimination du candidat Fillon, lors des élections présidentielles de 2017, a montré la justesse des remarques de Badinter.

S’il vous plaît, lisez le texte de Maître Lehman intitulé : « Le procès Fillon ». A noter que même les avocats de Fillon n’auraient jamais cru à un tel acharnement de la justice. Ne s’agissait-il pas du grand Napoléon, pour qui le juge d’instruction était l’être le plus puissant de France ?