Le dernier sondage concernant le Président Macron

Cet ensemble d’organismes (YouGov) nous fournit de nombreux détails. Il le fallait car il nous est arrivé de tomber dans le piège de nos gentils Québécois. L’erreur n’était pas pour nous car eux-mêmes s’y étaient trouvés.

Voici donc quelques détails de la façon de travailler de YouGov.  Bernard Owen

 

La popularité d’Emmanuel Macron chute lourdement [SONDAGE EXCLUSIF]

Dans notre baromètre YouGov, le président de la République et son premier ministre voient leur popularité baisser considérablement.

03/08/2017 05:59 C

POLITIQUE – La mauvaise passe se confirme pour le couple exécutif. Selon notre baromètre YouGov du mois d’août réalisé pour Le HuffPost et CNews, la cote de popularité d’Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d’opinions à 36% en un mois. Une effondrement de 7 points qui vient conclure un mois de juillet pour le moins compliqué pour le chef de l’État.

Baisse du budget de la Défense, départ du chef d’état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l’Assemblée… le président de la République a vu les polémiques s’enchaîner les unes après les autres, ce qui est sanctionné aujourd’hui, comme le laissait penser le sondage Ifopparu dimanche 23 juillet dans le Journal du Dimanche.

Et les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le premier ministre. Edouard Philippe voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d’opinions favorables, dépassant d’une courte tête celle du locataire de l’Elysée.

Les centristes déçus

Le navire Macron semble prendre l’eau de toutes parts. « En baisse sur la quasi-totalité des franges de l’opinion, Emmanuel Macron se voit avant tout sanctionné auprès des sympathisants du centre (81% d’opinions favorables, -14 points) », note l’institut de sondage, qui souligne que la baisse s’observe également du côté des sympathisants des Républicains (-8 points).

Les sympathisants de la droite et du centre sanctionnent également lourdement le premier ministre.

Sur ces deux franges de l’opinion, Edouard Philippe enregistre une baisse de 10 points (77% d’opinions favorables pour les centristes, 47% pour les sympathisants Républicains). Preuve s’il en est que le couple exécutif déçoit surtout les gens qui lui sont proches idéologiquement. Ce qui n’est pas bon signe.

Le gouvernement aussi sanctionné

À l’instar des deux têtes de l’exécutif, le gouvernement voit également sa popularité s’effriter. Avec 33% d’opinions favorables, l’équipe gouvernementale perd 5 points par rapport au mois dernier. Là encore, ce sont les sympathisants du centre qui sanctionnent le plus lourdement l’action gouvernementale (-13 points).

Plus largement, seuls un peu plus d’un tiers des Français (36%, -9 points) estiment que le gouvernement « va de l’avant, et propose des mesures modernes », qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (35%, -8 points) ou qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -8 points).

Cette enquête YouGov confirme donc la phase délicate qu’a eu à traverser l’exécutif durant le mois de juillet. Mois qu’il avait pourtant entamé sous de bien meilleurs auspices.

Sondage réalisé en ligne du 26 au 27 juillet sur un échantillon représentatif de 1003 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas). En partenariat avec: YouGov

 Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews d’Août 2017

Par Antoni Minniti

Research Executive

Sur Latest Results, Omnibus Research , Politique

SurAoût 3, 2017, 12:21 pm

Un Président dans le dur alors qu’arrive le bilan des 100 jours

Entre le budget de la défense, le départ du général en chef des armées, la baisse des APL ou encore la gestion controversée de la majorité à l’Assemblée nationale, le Président Emmanuel Macron voit, à l’approche du 15 août et donc du terme de ses 100 premiers jours, sa popularité chuter lourdement et ternir des débuts jusque-là encourageants.

Trois mois après son arrivée à la tête de l’Etat, le Président Emmanuel Macron enregistre une baisse importante de popularité et atteint les 36% d’opinions favorables (-7 points par rapport au mois dernier). En baisse sur la quasi-totalité des franges de l’opinion, Emmanuel Macron se voit avant tout sanctionné auprès des sympathisants du Centre (81% d’opinions favorables, -14 points). Dans le détail, le Président enregistre un baisse de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (39% d’opinions favorables, -8 points), auprès des sympathisants d’Extrême droite (14% d’opinions favorables, -7 points) et auprès des sympathisants PS, EE-LV (47% d’opinions favorables, -2 points). En revanche, Emmanuel Macron parvient à maintenir son faible niveau de popularité auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (19% d’opinions favorables, stable).

En baisse également, Edouard Philippe parvient tout de même à supplanter, pour la première fois, le Président Emmanuel Macron pour ce qui est du niveau de popularité. De fait, le chef du gouvernement atteint les 37% d’opinions favorables, soit une baisse de 2 points par rapport au mois dernier. Dans le détail, cette baisse de popularité se manifeste surtout auprès des Centristes (77% d’opinions favorables, -10 points) et auprès des sympathisants Les Républicains (47% d’opinions favorables, -10 points). A gauche de l’échiquier politique, Edouard Philippe parvient à maintenir un cap auprès des sympathisants du PS, EE-LV (41% d’opinions favorables, stable) et même à améliorer sa popularité d’un point auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (16% d’opinions favorables, +1 point). Plus surprenant, le chef du gouvernement parvient même à enregistrer une hausse de 7 points auprès des sympathisants d’Extrême droite (25% d’opinions favorables).

Ce mois-ci, le classement des sujets de préoccupation des Français reste inchangé avec toujours en tête « le chômage », (25%, -2 points), « l’immigration » (15%, +1 point) et la « la protection sociale (retraites, sécurité sociale…) » (14%, +1 point).

Tout comme Emmanuel Macron, le gouvernement voit sa popularité s’effriter

Avec 33% d’opinions favorables, l’équipe gouvernementale perd 5 points par rapport au mois dernier. Dans le détail, cette baisse s’exprime avant tout auprès des sympathisants du Centre (79% d’opinions favorables, -13 points), et dans un degré moindre auprès des extrêmes : -8 points auprès des Frontistes (11% d’opinions favorables) et -9 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (11% d’opinions favorables). Dans une moindre mesure, le gouvernement perd 3 points auprès des sympathisants Les Républicains (37% d’opinions favorables). Enfin, tout comme Edouard Philippe, les membres du gouvernement parviennent à maintenir leur niveau de popularité auprès des sympathisants PS, EE-LV (43% d’opinions favorables).

En baisse sur l’ensemble des items, près d’un Français sur 2 estime toutefois que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (49%, -8 points) et qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (45%, -2 points). Mais sur le reste des items, seuls un peu plus d’un tiers des Français estiment qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (36%, -9 points), qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (35%, -8 points), qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (34%, -9 points) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -8 points). Enfin, moins d’un Français sur trois estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (28%, -3 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (20%, -3 points).

Le Front National, quant à lui, enregistre encore une fois une baisse sur la quasi-totalité des items. Seul un peu plus d’un tiers des Français estiment que le parti est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (38%, -3 points) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (34%, +1 point). Derrière, moins d’un tiers des Français estiment qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (33%, -4 points), qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (31%, -2 points). En retrait, moins d’un Français sur trois estime que le Front National « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (28%, -2 points), que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (23%, stable), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, -4 points), et qu’il « est composé de personnes compétentes » (20%, -3 points).

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