« Des actions irresponsables »

RT

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a fustigé début octobre « des cliquetis d’armes » et promis une « riposte ».

« Les principaux pays de l’Otan accroissent leur présence militaire dans la région, à proximité des frontières de la Russie », a-t-elle dénoncé. « De telles actions irresponsables mèneront forcément à la déstabilisation de la situation politique et militaire dans le Nord, à une hausse des tensions ».

Celles-ci ont été encore attisées samedi avec l’annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987.

Reprochant à la Russie de développer un nouveau missile, le SSC-8, le président américain a menacé d’augmenter l’arsenal nucléaire de son pays.

L’article 5 conforté?

Si Donald Trump souffle le chaud et le froid sur son engagement vis-à-vis de l’Otan, notamment sur l’article 5 et ses obligations de défense collective, l’armée américaine participe à Trident Juncture avec le plus gros contingent, plus de 14.000 soldats et un groupe aéronaval notamment.

« Nous nous entraînons en Norvège mais bien sûr que les leçons tirées (…) de Trident Juncture sont aussi pertinentes pour d’autres pays », a noté Jens Stoltenberg.

Mardi, quatre soldats américains ont été légèrement blessés dans un carambolage de camions chargés de convoyer du matériel.

Outre les 29 pays membres de l’Alliance atlantique, l’exercice qui durera jusqu’au 7 novembre implique la Suède et la Finlande. Deux observateurs russes et deux biélorusses sont invités. Le chef de l’Otan a dit espérer que la Russie « évitera tout comportement périlleux ».

L’OTAN lance en Norvège son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide

25 oct. 2018, 11:39

Des soldats américains prenant part à un exercice de l’OTAN à Adazi, en Lettonie, le 23 octobre 2018 (image d’illustration).

Aux portes de la Russie, l’Alliance atlantique débute des manœuvres militaires de grande envergure contre un «ennemi imaginaire», destinée à tester l’efficacité de ses forces de défenses. Moscou dénonce un exercice «antirusse» à vocation offensive.

Près de 50 000 soldats, 250 aéronefs, 65 navires et quelque 10 000 véhicules terrestres : l’exercice «Trident Juncture 18», auquel participent 31 pays de l’OTAN et qui débute ce 25 octobre en Norvège, est la plus grande manœuvre militaire organisée par l’Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide.

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«Trident Juncture envoie un message clair à nos nations et à tout adversaire potentiel: l’OTAN ne cherche pas la confrontation mais elle sera prête à défendre tous les alliés contre toutes les menaces», a fait valoir le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse le 24 octobre.

L’objectif annoncé de l’exercice est de tester l’efficacité de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (Very High Readiness Joint Task Force), créée en 2014. Partie intégrante de la Force de réaction de l’OTAN, elle est conçue pour mener en quelques jours une opération de défense face à une attaque menée contre un membre de l’alliance.

S’il cible officiellement un ennemi «imaginaire», difficile de ne pas voir dans cet exercice qui se tient sur le flanc nord-est de l’Alliance – soit aux portes de la Russie – une démonstration de force à l’endroit de Moscou. «L’environnement sécuritaire en Europe s’est significativement dégradé ces dernières années», a d’ailleurs souligné le secrétaire général de l’OTAN, dans une référence implicite à la crise ukrainienne.

Moscou dénonce un exercice «antirusse»

Invitée à venir observer cette manœuvre militaire, la Russie l’a fermement condamnée, estimant qu’elle s’inscrivait dans une campagne «antirusse». «Une telle activité […] semble provocatrice, même si l’on essaie de la justifier avec des visées purement défensives», a dénoncé l’ambassade de Russie à Oslo dans un communiqué.

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Notant que les activités militaires de l’OTAN avaient atteint leur plus haut niveau depuis la guerre froide, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a par ailleurs laissé entendre qu’il ne croyait pas à la vocation défensive de l’exercice. «[Trident Juncture 18] simule une action militaire offensive», a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Deutsche Welle.

Depuis des mois, Moscou s’irrite du renforcement en cours de la présence militaire occidentale dans la région. Etats-Unis et Grande-Bretagne ont en effet décidé d’intensifier les déploiements en Norvège pour acclimater leurs troupes au combat par grand froid.

Après les critiques virulentes qu’a pu formuler Donald Trump sur l’Alliance atlantique, les Etats-Unis semblent en effet soucieux de rassurer leurs alliés européens. Le secrétaire d’Etat à la Défense Jim Mattis a ainsi rappelé début octobre l’engagement «inébranlable» de Washington au sein de l’Alliance atlantique. Et l’annonce le 20 octobre par Donald Trump du retrait des Etats-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987 ne fait qu’accentuer cette idée.

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L’OTAN LANCE EN NORVÈGE SON PLUS GRAND EXERCICE MILITAIRE DEPUIS LA FIN DE LA GUERRE FROIDE

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Club ValdaïÉdition 2013]

Cette édition a été la plus commentée en France, notamment à la suite des prises de positions de François Fillonsur le dossier syrien7,8. Le forum a également été marqué par une déclaration de Vladimir Poutine qui a affirmé que « la Russie a toutes les raisons de croire que l’utilisation des armes chimiques en Syrie était une provocation astucieuse »9. Il s’y est en outre prononcé pour un retour de la Russie à ses valeurs chrétiennes10.

Édition 2012[modifier | modifier le code]

L’économiste français Jacques Sapir, qui était présent, y a salué le « discours de vérité sur la zone euro » de Vladimir Poutine, qui a néanmoins « réaffirmé que la Russie faisait confiance aux gouvernements européens pour régler la crise ».

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