ELABE: Allocution d’E. Macron : 57% des Français ne l’ont pas trouvé convaincant

Au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, 57% des Français jugent qu’il n’a pas été convaincant. A l’inverse, 32% l’ont trouvé convaincant. 10% n’ont ni vu ni entendu parler de son intervention.

Emmanuel Macron est apparu convaincant pour 63% de son électorat de 1er tour, et 52% de l’électorat de François Fillon. En revanche, il n’a quasiment pas convaincu les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (17%) et de Marine Le Pen (9%).

Alors que son allocution intervenait à la suite d’une nouvelle mobilisation des « gilets jaunes », seuls 14% des personnes se définissants « gilets jaunes » l’ont jugé convaincant.

La défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires, ainsi que l’annulation de la CSG pour les retraites inférieures à 2 000 euros par mois sont jugées efficaces pour améliorer le pouvoir d’achat

Parmi les 4 mesures annoncés par Emmanuel Macron, deux mesures sont assez largement jugées efficaces pour améliorer le pouvoir d’achat des Français :

  • La défiscalisation et désocialisation des heures supplémentaires : 69%
  • L’annulation de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2000 euros par mois : 63%

La hausse de salaire de 100 euros pour les travailleurs payés au SMIC partage l’opinion publique : 55% la jugent efficace, 45% inefficace.

Enfin, la défiscalisation des primes de fin d‘année versées par les employeurs qui le peuvent est jugée inefficace par56% des Français.

Les électorats d’Emmanuel Macron et de François Fillon semblent adhérer à ces annonces (entre 73% et 88% les jugent efficaces), hormis la prime de fin d’année qui divisent davantage (66% auprès des électeurs d’Emmanuel Macron et 52% chez ceux de François Fillon).

La défiscalisation et désocialisation des heures supplémentaires apparait efficace pour près de 6 électeurs sur 10 de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. Ces derniers sont en revanche partagés sur l’annulation de la hausse de CSG pour une partie des retraités, et jugent majoritairement inefficaces les mesures relatives au SMIC et aux primes de fin d’année.

Parmi les gilets jaunes, les mesures relatives aux heures supplémentaires et à la CSG des retraités semblent convaincre la moitié d’entre eux.

En revanche, moins d’un tiers jugent les mesures relatives au SMIC et aux primes de fin d’année efficaces pour améliorer le pouvoir d’achat des Français.

*Le terrain d’enquête a débuté mardi matin, soit après les annonces d’Emmanuel Macron.

Le maintien de la suppression de l’ISF : 2 Français sur 3 désapprouvent cette décision

Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la transformation de l’ISF en IFI, 65% des Français désapprouvent sa décision.

Une très large majorité de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (81%) et de Marine Le Pen (80%) sont en désaccord avec cette décision.

Une légère majorité des électeurs d’Emmanuel Macron de de François Fillon l’approuvent (55%), 45% la désapprouvent.

A noter que 83% des gilets jaunes sont en désaccord.

Gilets jaunes : l‘approbation de la mobilisation reste élevée (73%, stable) mais le soutien s’effrite (41%, -5)

Au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, le niveau d’approbation reste important : 73% des Français approuvent la mobilisation (+1 point en une semaine). Dans le détail, 41% (-5) la soutiennent et 32% (+6) ont de la sympathie. A l’inverse, 18% la désapprouvent (-3), dont 9% y sont opposés(-2) et 9% hostiles (-1). 8% (+2) y sont indifférents.

Dans le détail, la mobilisation des « gilets jaunes » reste majoritairement approuvée auprès de l’ensemble des catégories de population. Cependant, l’intensité de cette approbation diffère selon la classe sociale, la situation financière, la zone d’habitation et la catégorie politique :

  • 81% (+2) auprès des classes populaires, 75% (+6) auprès des classes moyennes, 70% (-6) auprès des retraités et 67% (+11) auprès des cadres. A noter que le soutien a baissé de 16 points en une semaine auprès des retraités, à 30%.
  • L’intensité des opinions favorables continue de différer selon la zone d’habitation: d’une part, les habitants des communes rurales (81%, +5) et des petites agglomérations (79%, +1), et d’autre part, ceux des grandes agglomérations (67%, -2) et de l’agglomération parisienne (71%, +7).
  • D’un point de vue politique, le mouvement reste approuvé par une majorité au sein de chaque électorat: 91% (+4) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+3) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 76% (-2) chez les abstentionnistes, 60% (-4) chez ceux de François Fillon et 55% (+3) auprès de ceux d’Emmanuel Macron. A noter que le taux de soutien est en baisse de 15 points auprès des électeurs de François Fillon, à 18%.

Les Français sont très divisés sur la suite à donner à la mobilisation des « gilets jaunes ». La volonté de poursuite baisse de 11 points en une semaine.

Au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, 52% des Français estiment que la mobilisation doit se poursuivre (-11 points en une semaine) alors que 47% pensent qu’elle doit s’arrêter (+10).  A noter que la baisse est de 17 points en deux semaines concernant la poursuite de la mobilisation.

En une semaine, le souhait de poursuite de la mobilisation a baissé de 9 points auprès des catégories populaires mais reste majoritaire (66%) Les cadres et classes moyennes sont très partagés : respectivement 50% (+7) et 48% (-12) veulent que le mouvement se poursuive.

Auprès des retraités, la baisse est de 18 points, à 41%.

D’un point de vue politique, la poursuite de la mobilisation est souhaitée par 76% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (-7) et 76% des électeurs de Marine Le Pen (-11). A l’inverse, 74% des électeurs d’Emmanuel Macron (+10) et de François Fillon (+12) pensent que la mobilisation doit s’arrêter.

Pour une majorité de Français, l’exécutif ne sera pas plus rassembleur, ne mènera pas une politique plus sociale, ne sera pas plus proches des territoires, ni plus à l’écoute

Au lendemain de l’allocution télévisée, d’Emmanuel Macron :

  • 75% jugent que l’exécutif ne sera pas plus rassembleur
  • 69% pensent qu’il ne mènera pas une politique plus sociale
  • 67% estiment qu’il ne sera pas plus proche des territoires et des collectivités locales
  • 60% déclarent qu’il ne sera pas plus à l’écoute.

Le mea culpa d’Emmanuel Macron n’apparait pas sincère pour 63% des Français

Alors qu’Emmanuel Macron a déclaré qu’il « prenait sa part de responsabilité dans le malaise du pays » et « avait conscience qu’il lui est arrivé de blesser certaines personnes », plus de 6 Français sur 10 estiment que ce mea culpa n’est pas sincère.

Ce taux atteint 87% chez les électeurs de Marine Le Pen et 75% chez ceux de Jean-Luc Mélenchon.

Les électeurs de François Fillon apparaissent partagés : 53% le jugent sincère, 47% pas sincère.

Auprès de son cœur électoral, le mea culpa est apparu assez largement sincère (70%).

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