Emmanuel Macron et Donald Trump ou le dialogue de sourds

Monique Cochinal 

Emmanuel Macron et Donald Trump s’affrontent, deux personnages bien différents, mais tous deux dévorés d’une même ambition. Deux Présidents élus la même année. L’un, victime d’une impopularité grandissante, due à l’échec de sa politique du « et en même temps », l’autre incarnant la toute puissance des Etats Unis d’Amérique, le premier pays en tête du monde. L’un, en grande difficulté devant les prochaines élections, et l’autre, vainqueur des dernières élections de mi mandat du 6 novembre dernier. En façade, soi disant des amis, mais en réalité, le plus jeune donnant des leçons au plus âgé, qui réplique vertement par des messages enflammés, bien décidé à montrer sa toute puissance.

Lors des somptueuses commémorations du centenaire de l’armistice de la guerre mondiale 1914 – 1918, nous avons assisté à une démonstration de force de la part du Président Trump. Nous l’avons vu arriver en grande pompe, sortir de sa « super puissante voiture blindée » crachant une fumée hyper polluante devant notre Président et tous les chefs d’Etat invités l’attendant sous des parapluies, depuis plus d’une heure. Il semblait très contrarié, et a fait bande à part à deux reprises. Il faut dire que notre jeune Président Macron et son projet de former une armée européenne pour se « défendre des attaques de la Chine, de la Russie, de l’Inde et même des Etats Unis d’Amérique » lui a fort déplu. Et tous ces forums pour lutter contre le réchauffement climatique, toutes ces organisations pour la paix, contre la pauvreté, qui demandent toujours plus de capitaux. Cela suffit. Il a une autre politique pour son pays, et veut le protéger. Il se dit même « nationaliste ». Il sait qu’il a des ennemis, mais il est le plus fort. Du reste, il a été réélu, à mi mandat, démocratiquement, car la majorité de ses concitoyens ont reconnu le succès de sa politique. Il reste le Président de la première puissance mondiale.

Revenons à ces « midterm elections » spéciales aux Etats Unis d’Amérique, d’une grande sagesse, n’entravant en rien le candidat soupçonné d’une affaire judiciaire ou politique, puisque le Procureur ne devra entamer une procédure active que 60 jours avant la mise en place de la procédure électorale.

En France, nous sommes loin d’un tel esprit de tolérance au niveau de la justice et de la politique. Il est certain que le cas Fillon représente une honte pour notre pays (lire le texte de Maître Lehman intitulé « le cas Fillon- édition Le Cerf).

Pourquoi tarder d’avantage à revoir entièrement les attributions et les démarches mal définies des uns et des autres (procureurs, juges d’instruction) ? Sachons nous inspirer de la sagesse qui nous vient d’ailleurs, et arrêtons de donner des leçons aux pays voisins.

 

 

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