Face à la mort que vaut l’idéologie?

Bernard William Owen
http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/auteurs/index.php?id=50173

Le monde regorge de nouvelles. L’on sait tout mais il faut une étincelle pour mettre à mal ce que seule quelques privilégiés pouvaient évoquer entre eux. Il a fallu qu’un homme politique, respectable s’il en était, se rende à New York pour que toute la presse étale ses besoins sexuels disproportionnés. Un autre français directeur d’une école française bien connue décède à New York pour que soit découverte une gestion financière désastreuse. Il en va de même, non pas pour un individu, mais pour un comportement généralisé pour les personnes dans les taches surhumaines et allant contre l’éthique de la société.

Il a suffit que l’on trouve quelques seringues dans un appartement où s’étaient réfugié les auteurs de la tuerie de Paris pour que le grand public découvre que les extrémistes utilisaient la drogue.

Naturellement les djihadistes ce n’est pas l’Occident et pourtant sommes nous si différents?

Les livres que l’on peut lire ici ou là sur l’armée Nazi ou même sur les expériences des médecins des camps de la mort ne mentionne pas les drogues qui permettaient à l’armée de tenir malgré des conditions parfois terribles. La drogue se nommait PERVITIN. Une drogue dure (Méthamphétamine). Le journal Der Spiegel publie des lettres écrites par les militaires à leur famille réclamant un supplément de cette drogue qui venait à manquer à mesure que la guerre se prolongeait. Parmi les lettres, par exemple de Heinrich Böll (prix Nobel), le militaire demande à ses parents de lui envoyer cette drogue « dont une seule pilule l’aide à rester attentif autant qu’avec des litres de café et qui après une prise toute anxiété semble s’évanouir.

Apparemment les pilotes et les conducteurs de chars avaient le privilège de chocolat bourrés de drogue.
En janvier 1942 un médecin militaire raconte que les troupes, encerclés par les Russes, à bout de force se laissent tomber dans la neige, mais il suffisait de distribuer du PERVETIN pour qu’une demi- heure plus tard la troupe reprenne la marche.

Norman Ohler qui écrit « L’euphorie totale des drogues dans le Troisième Reich ». La drogue est montée jusqu’à Adolphe Hitler dès 1936 où son médecin Theodore Morell lui a prescrit du Motaflor pour ses crampes d’estomac. Vous remarquez que son médecin est à ses cotés sur les photos quand il se trouve à Berchtesgaden.

L’être humain se ressemble où qu’il soit quelle que soit sa religion. Nous évoquerons plus tard, pourquoi pas, la révocation de l’Edit de Nantes? (Voltaire s’y est bien intéressé).

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