Gros coup de colère de notre méditerranéen

Monique Cochinal

Depuis hier, notre leader du parti « La France Insoumise » est vraiment fâché, et n’a jamais autant gesticulé devant le micro, face à des journalistes venus assister à sa conférence de presse. Il se défend bruyamment, et remet en cause le pouvoir exécutif, notre Président Macron en premier, les institutions, surtout le pouvoir judiciaire, et tous ces journalistes, qui propagent à longueur de journée des informations « fausses » « mensongères » ou « exagérées ». Il n’a jamais été aussi violent.

Ces perquisitions (10) dans des lieux différents, avec cette masse de policiers armés (80), menés par un procureur, sont une offensive politique entreprise par Macron pour le faire tomber, car tous les responsables politiques le savent bien : le président nomme le procureur de la république à sa guise, et chancellerie et procureurs se parlent, prennent des décisions ensemble, sur le plan politique. Donc, on nous ment quand on affirme que la justice est indépendante.

Et puis, aucun leader politique n’a eu, dans sa carrière, à subir des perquisitions d’une telle envergure. Mais il n’a pas peur, il se défendra, c’est profondément injuste et inadmissible qu’un représentant du peuple, et principal opposant politique du pouvoir soit traité de la sorte.

Sûr de son droit, il demande l’annulation de ces perquisitions et la restitution intégrale de tous les documents emportés par les policiers : disques dur, lettres, carnet de rendez-vous, documents divers, car il y a vice de procédure. En effet, il n’a pas été informé auparavant par une lettre du procureur, comme cela se pratique ordinairement. Ils sont entrés de force dans le local du parti, sans témoins ou au moins une personne se portant garant de lui, puisqu’il était absent à cette heure précoce de la journée (7 heures du matin). « Comme dans une perquisition chez un grand bandit recherché par la police ».

Sa campagne électorale, il l’affirme haut et fort, est nette et propre. Ses comptes de campagne ont d’abord été validés, puis par la suite contestés. Que s’est-il passé entre temps ?, Qui a contesté ? Et pourquoi ? Si ce n’est le fait d’un complot politique à son égard. Des cinq candidats à la présidence, c’est lui qui a le moins dépensé, et on l’accuse maintenant d’avoir gonflé certaines factures …. Il faut savoir que le candidat Macron vient en tête avec un montant de 16 millions et plus pour ses dépenses de campagne. On a même soulevé, à l’époque, un financement plus ou moins douteux, à la limite de la légalité, mettant également en cause son fidèle ami Christophe Castaner, le nouveau Ministre de l’Intérieur.

Si seulement Jean Luc Mélanchon avait su se modérer, si seulement il avait pu éviter toutes ces violences verbales, toutes ces provocations, mais c’est un méditerranéen, farouche opposant du Président et de sa politique, on ne le changera pas.

Néanmoins, il soulève, à nouveau, de graves dysfonctionnements entre pouvoir exécutif et justice, et de graves inégalités judiciaires : protection du pouvoir pour les amis, acharnement pour les opposants politiques : l’affaire Fillon/ Pénélope, qui a carrément démoli celui qui aurait dû être notre président. 

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