La descente aux enfers de Jupiter

Monique Cochinal

L’itinérance mémorielle », tellement bien préparée par l’Elysée, se transforme en chemin de croix pour notre Président, qui gesticule en tous sens, parle beaucoup, explique et explique encore, essaie de convaincre, se débat, se justifie toujours, mais ….. En vain. On dit bien que « trop parler nuit » !

De cette « itinérance mémorielle » un nom bien prétentieux pour une telle opération, il ne va rester que ce sentiment d’un Président très chahuté par ses concitoyens pour la plupart insatisfaits, en colère, qui n’ont plus confiance, n’écoutent plus, sont déçus et se rebellent.

De ces bains de foule à répétitions, il se dégage un sentiment général d’antipathie et, au milieu, un Président revanchard, qui se dit très heureux de se faire malmener, car il est sûr d’avoir le dernier mot. Tout cela largement diffusé par les médias dans le monde entier. Que c’est triste !! Que pensent nos voisins étrangers en voyant ces scènes de « grand guignol » ?

A chaque étape, le spectacle se reproduit. Nous voyons notre Président Macron embrasser l’une et l’autre, donner des grandes tapes dans le dos d’un troisième, et d’un quatrième, et se laisser essuyer le visage par une autre encore pour effacer les traces de rouge à lèvres déposées sur ses joues. Il va, il vient en courant vers un autre groupe de sympathisants qui l’appellent pour une photo, qui l’encouragent. Comme il est heureux parmi eux, il aime cela. Il se sent pousser des ailes ! Et va à nouveau au combat affronter tous ces citoyens qui grognent.

Un autre jour, il est au programme de visiter une usine Renault, qui a réussi, elle, un exemple à suivre. Entouré de son Ministre de l’économie et de sa troupe habituelle, Notre Président s’avance et prend le micro. Impossible de se faire entendre, car au fond de la salle on entend un grand chahut, des syndicalistes ouvriers qui hurlent des slogans peu élogieux. Il n’est vraiment pas le bienvenu. Une voix s’élève plus puissante, pour exprimer toute la colère des ouvriers : «  On ne vous a pas attendu, Monsieur le Président, pour redresser cette usine. Et maintenant, vous nous privez d’une partie de notre faible salaire pour payer les taxes supplémentaires sur le prix de l’essence à la pompe, le chômage qui a augmenté, comment vivre de notre travail, on en a marre ». A nouveau, hurlements et slogans furieux lancés couvrant les paroles du Président, qui invite ce vilain grognard à venir devant lui pour discuter d’homme à homme de tous ces problèmes, un léger sourire conciliant aux lèvres. La réponse de cet ouvrier syndicaliste ne se fait pas attendre : « Je voudrais bien, mais comment je fais. Il y a une barrière de policiers devant nous ».

Chaque jour, à chaque étape, quelques scènes burlesques du même genre nous sont retransmises. Hier, nous voyons le Président et sa cour arriver dans un bar à l’improviste. Il a décidé de revenir dans ce bar, où il avait rencontré des sympathisants, lorsqu’il était en campagne. Il entre, tout joyeux : « Bonjour les amis, Alors comment ça va, dites-moi tout. Je vous écoute ». Poignées de main, accolades, sourires radieux ». Un petit signe discret au patron : « servez une tournée générale, c’est ma tournée. On va trinquer ». Et les propos de comptoir de bar continuent.

Que va-t-il advenir de tout cela ? Je suis pessimiste, et je ne comprends pas cette nouvelle attitude de notre Président, qui ne fait que le désavouer chaque jour davantage aux yeux du monde, particulièrement troublé en ce moment.

 

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