La France va mal, alors réfléchissons

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Le référendum peut mener à de gentilles catastrophes, par exemple, le Brexit. Cameron n’était pas un homme politique de grande envergure mais son référendum, qui pouvait mener au départ de la Grande Bretagne de l’Union Européenne, a été une catastrophe, non seulement pour un Etat mais pour l’Europe entière qui n’en a pas besoin en ce moment.

Alors pourquoi ces gilets jaunes dans la rue?  Je suis d’accord avec eux quand ils dissent que la France est malheureuse mais pas quant aux moyens préconisés. Pourquoi nos différences?

Elles  se situent à trois niveaux:

– L’introduction des primaires: Cela enlève du pouvoir aux partis même aux corps constitués.

– La justice qui est intervenu dans un domaine qui devrait lui être interdit. La justice ne doit pas se substituer à l’électeur.

– L’inconséquence de cette dernière clause: l’on attaque l’un et pas l’autre en ce qui concerne le le contrôle des dépenses des partis. Le financement du parti du Président laisse rêveur quant aux moyens utilisés.

Ces différentes conséquences ont mené à l’élection d’un candidat qui était seul face à l’extrême droite contre il devait gagner. Mais  en dépit de cette avantage, il n’avait rien  pour lui. Le peuple ne l’aime pas. Ses nombreux rêves de grandeur ont abouti à repousser la France dans une situation dangereuse pour elle même et pour l’Europe.

Le seul corps constitué, bien en place, qui nous reste, est le Sénat, élu par le peuple, qui connait ses sénateurs et le maire dans sa ville.

Les gilets jaunes demandent des augmentations: de l’argent et puis  réclament que la voix du peuple se fasse entendre. Cela n’est pas nouveau, je l’ai entendu dans bien de pays et l’histoire  du monde en regorge.  Habituellement, tenir des électeurs soumis à certaines règles pratiques et la liberté d’agir des citoyens est satisfaisante.

Arrêtons nous un instant sur un manifestant qui a cité le référendum à la Suisse. Il faut dire que nos amis Suisses sont discrets de façon habituelle. Le départ s’est situé pendant la guerre des religions. Ernest Naville, fils d’un pasteur et qui deviendra pasteur lui-même, perdra son poste de professeur quand les Radicaux  emportèrent la région de Genève.

Nos amis Suisses interrogent le peuple mais, il suffit de se pencher sur le résultat de leurs élections. Ce ‘est pas une élection perdue qui fait tomber un gouvernement. L’on peut, à la rigueur remplacer un député mais nos  amis Suisses sont méfiants. Les autres restent en place car l’on ne sait jamais?.

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