La situation de l’Allemagne (la suite après l’élection de 2017)

Bernard Owen

En résumé, il reste beaucoup à faire et je rejette les propos de Barbara Kuntz en 1916 qui se référait aux deux élections régionales du Mecklembourg Pomeranie et Berlin qui ont été catastrophiques pour la CDU. Elle pârle de la possibilité d’une Allemagne ingouvernable mais mise sur la culture du compromis.

Premièrement: Dans la formation d’un gouvernement parler d’une « culture de compromis » parait anormal et dangereux. Deuxièmement: un gouvernement de grande coalition comprenant deux ou trois principaux partis est un danger latent car dès qu’une crise politique ou économique se présentera vers qui se portera le vote des mécontents?  Vers de petites formations plus à droite ou à gauche et  les gouvernements qui comprendraient Die Linke ou l’AFD tirerait les gouvernements trop à gauche ou trop à droite.

En parlant de l’Allemagne j’ai proposé de rendre hommage à Ferdinand A. Hermens. C’était un ingénieur  prussien qui s’inquiéta de la montée surprenante du Nazisme et fut obligé de se réfugier aux Etats-Unis où il  consacrera sa vie à expliquer  que l’ascension électorale du Nazisme, d’Hitler au pouvoir avaient été provoqué principalement par les institutions et le système très proportionnel de la République de Weimar.

Après la guerre il enseigna dans  des universités américaines, Notre Dame et American University, et revint à la tête de l’Université de Cologne mais n’arriva pas à modifier le système électoral quand le Tribunal de Karlsruhe admis à la demande du Chancelier Kohl l’utilisation du 49.3 allemand dans l’esprit contraire des constituants ce qui se reproduira plus tard pour le Chancelier Schroder.

J’ai eu l’honneur de présenter Ferdinand A. Hermens à Maurice Duverger qui ne s’étaient jamais rencontrés. En France l’on ne cite guère Duverger mais il est sujet de controverse à travers le monde.

Tout récemment, lors d’un colloque en Italie, le représentant d’Australie avait sur son portable un chercheur anglophone qui critiquait la loi dite « Duverger ». Avec le temps et les exemples sur le terrain se sont multipliés et à force de travail l la loi  est devenue plus conséquente et apte à résoudre des problèmes jusqu’alors inconnus ou considérés insolubles.

Je suis reconnaissant à Maurice Duverger qui a habilité Jean-Luc Parodi pour diriger ma thèse de doctorat. Les années passées à la recherche et l’enseignement m’ont permis de découvrir la face discrète et les arcanes des universités.

Maurice DUVERGER qualifie les régimes politiques de l’Amérique Latine de « présidentialisme », en opposition au régime des Etats-Unis du Nord qu’il nomme « présidentiel ». La différence entre les deux se traduit essentiellement par les soubresauts qui secouent les Etats de l’Amérique Latine et la continuité démocratique qui caractérise l’Amérique du Nord.

1958 ……………… ALESSANDRI    –    31,6 % des voix

  1964 ………………FREI                      –    56,1 % des voix

 1970 ………………ALLENDE             –    36,3 % des voix

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