La vie actuelle n’est pas limitée aux Moyen Orient .

Bernard Owen
Pourtant le Moyen Orient a tenu le devant de la scène. D’abord les avancées de DAESH ou ISIS selon la langue. Puis l’arrivée de la Russie, de l’Iran et le retournement de la situation. N’oublions pas l’étrange coup d’Etat en Turquie que l’on cherche à comprendre. En deux ans de temps les terroristes ont reculé et l’on se réjouit et pourtant les morts, les assassinats sont terribles.
Face à cela, l’absence de connaissance des règles de la démocratie font rêver. Les techniques électorales n’intéressent que peu de gens, mais le monde ne s’est pas arrêté et il existe un événement qui aurait dû retenir notre attention pendant sept ans.
Quel est cet événement de poids qui s’est produit après de longues négociations en dehors de cette activité béliqueuse. Il s’agit d’un accord économique « l’AECE » qui veut dire « accord économique et commercial global ». Techniquement il s’agit d’un accord entre le Canada et l’Europe. Ce qui surprend au premier abord est le déséquilibre entre le Canada et ses 10 provinces et les 28 Etats, maintenant 27, de l’Union Européenne.
Ce traité couvre les relations économiques bilatérales, les produits et les services, l’investissement et les achats gouvernementaux.
L’entente entre les différents partenaires pouvait donner lieu à quelques difficultés. Pour éviter les désaccords avec l’un des participants le traité prévoit que l’entente ne s’appliquera que durant 10 années.
Le retrait de la Grande Bretagne de l’Europe ainsi que la séparation possible de l’Ecosse de l’Angleterre indique quelques difficultés. La situations internationale de la Grande Bretagne est pour l’instant, la seule complication.
Il apparaît que nos législateurs ont souhaité aller un peu plus loin. Car pour que l’accord entre en vigueur l’ensemble des assemblées législatives régionales concernat et fédérales doivent être en accord. L’Europe a exigé que les 10 provinces canadiennes donnent leur accord. Or, jamais les provinces canadiennes ne s’ont intervenu au niveau international.
Faisons un parallèle avec les Etats-Unis. L’on envisage difficilement ce pays tenant compte de l’avis des 50 Etats dans le cadre d’un accord international. Les sujets de discorde se multiplient. Greenpeace critique l’intervention des tribunaux. L’on critique la possibilité d’investisseurs chercher l’arbitrage contre l’Etat. Nicolas Hulot qualifie l’accord de « liberticide ».
Collentin de Salle (directeur scientifique du Centre Jean Gol), auteur du projet mentionne que le progrès de la civilisation a toujours été le résultat d’un commerce avec les Etats d’Amérique du Nord. Terminons sur une note tragicomique: Le gouvernement de Wallonie s’oppose au traité. Vous connaisez laWallonie? A noter qu’une quarantaine de références se trouvent sur Wikipedia.

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