L’élection présidentielle 2017: facile a gagner, et après?

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Les sondages sont d’une grande importance. Ils nous transportent dans la population. Certes, pas toute la population française mais une sélection de personnes qui répondent à des questions les plus variées de façon à ce que nos spécialistes sondeurs puissent nous indiquer le 11 août, 20017 que « seulement 36% des Français se disent non satisfaits de l’action du Président de la République. »

Ce qui peut surprendre   car autant de mécontents pour l’ensemble des questions posées qui sont calculées pour atteindre les malheureux autant que les biens lotis.

Sans pénétrer dans les détails, il semblerait qu’on n’aime pas le personnage – soit pour des attitudes personnelles, son autoritarisme qui masque son absence d’autorité, sa volonté de voyager, de recevoir à Versailles, de se trouver ici et là en ayant peu à dire.

Tout n’est pas sa faute. La décomposition des partis par un système de primaires (voir Tocqueville). Une incompréhension de l’armée qui indique qu’il n’en a jamais fait partie sous forme de service militaire. Le projet de « En Marche » est donc nouveaux et ne devrait en rien bouleverser la politique.

Notre Président a été un temps ministre des finances. Or, la Cour des Comptes a réalisé un audit publié fin juin 2017 qui fait état d’un déficit de 4 à 5 milliards d’Euros des fiances publiques.

Alors pourquoi sa faible popularité?  Il est là par accident. L’effondrement des deux partis traditionnels pour les raisons dont on a déjà parlé puis l’éparpillement des voix au premier tour des présidentielles et des législatives sans oublier de mentionner le fait que 50% de l’électorat seulement a cru devoir voter.

Nous avons déjà parlé des Etats-Unis surtout ce qui concerne l’interdiction pour les membres du Congrès et des fonctionnaires Fédéraux d’embaucher la famille, ou la question des Grands électeurs et leur rôle dans l’élection du Président Trump mais qui en dépit de tous ses tweets est bloqué par le Congrès ou les tribunaux fédéraux, qui représentent d’importants contre -pouvoirs.

Mais il y aune chose qu’on pourrait copier de ce pays parce qu’il est applicable à d’autres systèmes que le fédéral. Il s’agit du mode de scrutin qui est utilisé pour toutes les élections là bas. Aux Etats-Unis il y a toujours eu deux partis.  Vous me direz: seulement deux?   Il s’agit d’un parti de droite et l’autre de gauche. Chacun porte en son sein toutes les nuances idéologiques du parti, c’est-à-dire que, par exemple, le Parti Démocrate réunit toutes les tendances de la gauche et pareil pour la droite au sein des Républicains. Les extrêmes dans les deux partis ne pèsent pas lourd.

La France doit adopter un scrutin majorité à un tour. Alors que maintenant les voix se dispersent au premier tour et donc les partis traditionnels perdent et l’instabilité s’installe au long terme.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *