Les « gaulois récalcitrants » se cabrent

Monique Cochinal

Chaque jour, on assiste à un flot d’annonces, et de faits divers révélant de sérieux dysfonctionnements de la part de notre équipe gouvernementale. En l’espace de quelques jours, voici les principaux connus :

La démission brutale et complètement inconnue de Nicolas Hulot, un ministre d’Etat bien connu des Français et apprécié pour ses beaux reportages à travers le monde, il y a une vingtaine d’années. Grand embarras du gouvernement. On doit le remplacer. Qui mettre à sa place ? On cherche un remplaçant. Tractations en cours. Le nom de Daniel Cohn-Bendit est avancé. Ce n’est pas un jeune homme et il a fait beaucoup parler de lui pendant les graves évènements de mai 68. Ce n’est pas un tendre, mais il défend assez bien notre Président, depuis le début, alors, que ne ferrait-on pas pour ramener dans son camp quelques « partis verts » pas toujours d’accord avec la politique actuelle bien molle envers les mesures prônées des différents partis européens verts ? Un autre ami de notre Président : Stéphane Bern, le « Monsieur Patrimoine » pas trop content, met en garde le gouvernement et risque de donner sa démission, lui aussi. On attend mardi prochain, jour « J » pour savoir à quel genre de remaniement gouvernemental nous assisterons.

Ce matin, le journal « Le Parisien » nous révèle, preuves à l’appui, de graves dysfonctionnements dans la mise en place du recouvrement de l’impôt à la source, dès janvier 2019, alors que Gérald Darmanin, chargé de l’application de la nouvelle loi, nous affirmait, la veille, le contraire :

  1. « Tout est en place, nous sommes prêts, tout fonctionne … ». Du côté du Président, il subsiste un grand doute, cependant. Il hésite, recule la date de mise en application de cette nouvelle loi, et serait peut-être prêt à la supprimer. Notre Président serait-il, au moins une fois, sensible à la révolte de « ces gaulois récalcitrants » qui l’entourent ?

    A ces graves problèmes, s’ajoutent quelques mauvaises nouvelles touchant notre vie quotidienne : hausse du baril de pétrole, donc hausse du prix de l’essence à la pompe, et « en même temps » hausse des prix du gaz, et de tous les prix à la consommation : inflation estimée à 2,3 % et « en même temps » baisse du pouvoir d’achat de tous les français.

    On peut ajouter à tout cela la nomination bien imprévue d’un « très proche » ami du président : Philippe Besson, Consul de France à l’étranger, un écrivain tout dévoué, depuis le début, à la politique d’Emmanuel Macron, un « très » proche ami de la famille. De quoi faire rougir de colère et d’envie les hauts fonctionnaires destinés, et surtout préparés à ce poste.

    Le ciel va-t-il tomber sur la tête de tous ces « gaulois récalcitrants » ? A suivre …

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