Les gilets jaunes ou la question de la confiance dans la République

Bernard Owen, Docteur en Science Politique, Maria Rodriguez-McKey, Juris Doctor

Notre Président Emmanuel Macron souffre d’une personnalité qui mène à des attitudes inhabituelles et qui gêne ceux qui ont à faire à lui alors quel-en-est le résultat?

Ses maladresses font rire. Qu’un Président  fasse rire par son sens de l’humour: Bravo!  mais par ses maladresses s’est autre chose: Il n’est pas crédible.

Les Français n’aiment pas leur Président. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire  concernant les comptes de campagne de En marche. Il faut lire le texte de Mediapart (sur le site).  Le texte est essentiellement sur la collecte de fonds de toute provenance pour le personnage et son parti au moment de sa création. Or, rien n’est plus à craindre qu’un individu qui cherche à se faire élire, seul, dans une démocratie, se basant sur l’apport de l’argent et, peut être, favorisé par une structure judiciaire, non conforme à la tant vanté « séparation des pouvoirs ».  Un personnage de cet catégorie ne peut mener qu’à les attitudes négatives des Français.

Et comment oublier l’Ecologie?  Certes, cela est inattaquable. Il faut bien une religion civile, une religion républicaine. Il faut bien  nourrir l’Etat.  Hélas! la technique nous apprend que toutes les prévisions alarmistes  sont fausses. Même le GIEC (Nations Unies) en perd la tête.

Il faut quelques belles paroles pour asseoir son pouvoir. La représentante des gilets jaunes du Val d’Oise  a osé parler du danger des voitures électriques et le fait que nous ne savons pas que faire des déchets des batteries de lithium qui les font marcher. Elle a raison!

Pour revenir aux dons fait à la campagne électorale du Président Macron.  Mediapart nous donne les noms des donateurs. Vive la République qui remplace les partis politiques par un inconnu grâce à la mise à l’écart de celui qui aurait du être à sa place si la France n’avait pas encore mis en avant le juge d’instruction, personnage schizophrène selon Robert Badinter car ce juge instruit à charge et à décharge qui constitue deux pouvoirs qui en principe s’opposent (comme le rôle de l’avocat de la défense et celui du procureur). Non seulement nous devons nous méfier de l’exécutif mais aussi de la justice d’une autre époque.