L’Europe d’aujourd’hui et d’où viennent les désirs d’indépendance

Mouvements indépendantistes en Europe.

 

 

 

 

 

Bernard Owen, Maria Rodriguez McKey

u delà des années 1990 nous nous sommes rendus à travers des Etats de l’Europe de l’Est. La personnalité des uns et des autres apparaissait bien différente. L’inquiétude était parfois présent. Nos amis américains, qui nous accompagnaient, disposaient de moyens considérables et avaient l’expérience  depuis 1962 de l’Amérique du sud. Le monde d’alors se présentait de façon encourageante.

L’argent était présente. L’on pouvait voyager, vivre, inviter, former. Tout se présentait pour le mieux et pourtant ceux qui apportaient ces sommes, ces encouragements ne connaissaient que peu de ce savoir qu’ils devaient transmettre. Disons que la formation des formateurs laissait à désirer et cela n’a pas changé avec le temps.

Regardons l’Europe, l’ancienne Europe. Elle se décompose: l’Angleterre, l’Ecosse, la Lombardie, l’Espagne, la Flandre. Que de beaux  exemples! La Slovaquie a quitté la Tchécoslovaquie malgré la volonté des Slovaques.

Réfléchissons à la démocratie. Elle doit être forte dans son ensemble mais sa constitution doit dépendre des personnes qui la composent. Chacun  doit avoir son mot  à dire, exprimer ce qu’il souhaite. Ses croyances, ses religions doivent inspirer le respect. Seulement ne jamais oublier que les Etats sont composés d’êtres humains  pour qui les intérêts sont divers alors que les conséquences politiques de leurs actes ne sot toujours pas de première importance.

Prenons comme  exemples les Etats où les divisions sont déjà présentes au niveau des gouvernements.

Hongrie

Ls 199 députés à l’Assemblée nationale, le parlement unicaméral hongrois, sont élus au suffrage universel. Ces sièges sont renouvelés tous les quatre ans; fait plus rare, il n’y a jamais eu d’élections anticipées depuis la chute du communisme.

Chaque citoyen hongrois dispose de deux voix pour les élections législatives: d’une part, 106 députés sont élus au système majoritaire à un tour dans des circonscriptions uninominales, à l’image de l’élection de la Chambre des Communes au Royaume-Uni; d’autre part, 93 députés sont élus au système proportionnel dans une seule circonscription.

Elections législatives de 2010

Publié le 26 avril 2010 par Electionseurope

Les élections législatives hongroises, dont le deuxième tour s’est tenu aujourd’hui, ont confirmé le virage à droite du pays. Le FIDSEZ ayant remporté la majorité absolue des sièges, Viktor Orbán, son leader et ancien Premier ministre, redeviendra donc le prochain chef du gouvernement hongrois, succédant au social-démocrate Gordon Bajnai. Le Parti socialiste hongrois, qui avait obtenu plus de 40% des voix lors des élections législatives de 2006, s’effondre et perd plus de la moitié de ses électeurs. Vous trouverez une présentation détaillée des principaux partis politiques hongrois dans l’article qui leur est consacré.

Le parlement hongrois sort profondément bouleversé des élections législatives hongroises de cette année. Du côté des vainqueurs d’abord, tant le FIDESZ (national-conservateur) que le KDNP (démocrate-chrétien) obtiennent le meilleur score de leur histoire. Le FIDESZ détient seul la majorité absolue des sièges au parlement, une situation presque inédite dans la (courte) histoire de la Hongrie démocratique: seuls les sociaux-démocrates avaient réussi un pareil exploit, entre 1994 et 1998. Le FIDESZ a notamment emporté 173 des 176 sièges attribués au système majoritaire, arrivant en tête dans l’ensemble des régions du pays.

Deux nouveaux partis politiques font également leur entrée au parlement hongrois. Les nationalistes du JOBBIK, qui se sont notamment fait connaître pour leur milice et pour leur rhétorique anti-tziganes, ne sont certes pas la première formation nationaliste à entrer au parlement – le Parti hongrois de la justice et de la vie (MIEP) y avait eu une quinzaine de députés entre 1998 et 2002 – mais l’ampleur du succès du JOBBIK est impressionnante. Autres nouveaux venus, les députés du LMP seront les premiers écologistes à siéger au parlement hongrois. Les écologistes ont traditionnellement de la peine à obtenir des sièges dans les pays de l’ancien bloc communiste, seules l’Estonie et la République tchèque faisant exception actuellement.

Les sociaux-démocrates du MSZP ont signé le deuxième moins bon score de leur histoire lors de ces législatives. Ils n’avaient fait pire qu’en 1990, lors des premières élections démocratiques. Avec moins de 20% des voix, la social-démocratie hongroise est à un niveau extrêmement bas en comparaison européen, mais qui n’est toutefois pas sans similarités avec les scores des sociaux-démocrates polonais.

Deux partis disparaissent du parlement hongrois, alors qu’il y étaient présents depuis la démocratisation du pays. Le Forum démocratique hongrois (MDF), un parti conservateur modéré, avait été au pouvoir entre 1990 et 1994 après avoir remporté les élections de 1990, ainsi qu’entre 1998 et 2002 comme junior partners dans une coalition menée par le FIDESZ. Avec la disparition de l’Alliance des démocrates libres (SZDSZ) disparait également la seule force politique libérale hongroise. Le SZDSZ était le partenaire de coalition traditionnel des sociaux-démocrates, tant entre 1994 et 1998 qu’entre 2002 et 2010.

Résultats détaillés des élections législatives hongroises de 2010 sont les suivants:

  • Fidesz – Union civique hongroise (national-conservateur), 52.7% des voix (+10.7%), 227 sièges (+86).
  • Parti socialiste hongrois – MSZP (social-démocrate), 19.3% des voix (-23.9%), 59 sièges (-131).
  • Mouvement pour une meilleure Hongrie – JOBBIK (nationaliste), 16.7% des voix (+14.5%), 47 sièges (+47).
  • Parti populaire démocrate-chrétien – KDNP, alliance avec Fidesz, 36 sièges (+13).
  • Une autre politique est possible – LMP (écologiste), 7.5% des voix (+7.5%), 16 sièges (+16).
  • Forum démocratique hongrois – MDF (conservateur), 2.7% des voix (-2.3%), 0 sièges (-11).
  • Alliance des démocrates libres – SZDSZ (libéral), 0.3% des voix (-6.2%), 0 sièges (-20).

N.B.: Les pourcentages indiqués sont les pourcentages obtenus par les partis pour les députés élus au système proportionnel.

Système électoral:

Le Parlement hongrois compte 386 députés élus pour un mandat de quatre ans. Les élections législatives hongroises se déroulent selon un système électoral mixte. 176 députés sont élus dans autant de circonscriptions, au système majoritaire à deux tours. Un candidat doit obtenir au moins 15% des voix pour pouvoir se présenter au second tour, à moins qu’il y ait moins de trois candidats qui aient dépassé les 15%. Dans ce cas, les trois candidats ayant recueilli le plus de voix peuvent se présenter au second tour. Les 210 autres sièges sont attribués au système proportionnel: 152 le sont dans des circonscriptions régionales et 58 dans une circonscription nationale unique. Un quorum est fixé à 5% pour les mandats attribués au système proportionnel.

ections législatives de 2014

Publié le 19 avril 2014 par Electionseurope

Voici enfin les résultats des élections législatives qui se sont tenues le 6 avril dernier en Hongrie. Ces élections ont été marquées par une nouvelle victoire éclatante du FIDESZ du Premier ministre Viktor Orban. Les 199 députés hongrois ont été élus en partie au système majoritaire à un tour et en partie au système proportionnel. Le nombre de députés avait été fortement réduit par rapport à 2010, passant de 386 à 199. Le taux de participation s’est élevé à 61.7%.

RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES HONGROISES DE 2014:

  • Coalition FIDESZ-KDNP, 45.0% des voix (-7.7%).
    • Union civique hongroise (FIDESZ, conservateur), 117 sièges (-110).
    • Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP), 16 sièges (-20).
  • Coalition de centre-gauche, 25.7% des voix (+6.4%).
    • Parti socialiste hongrois (MSZP, social-démocrate), 29 sièges (-30).
    • Coalition démocratique (DK, social-libéral), 4 sièges (+4).
    • Ensemble 2014 (social-libéral), 3 sièges (+3).
    • Dialogue pour la Hongrie (PM, écologiste), 1 siège (+1).
    • Parti libéral hongrois (MLP), 1 siège (+1).
  • JOBBIK (nationaliste), 20.3% des voix (+3.6%), 23 sièges (-24).
  • La politique peut être différente (LMP, écologiste), 5.4% des voix (-2.1%), 5 sièges (-11).

République Tchèque

Les élections législatives autrichiennes de 2017 (en allemand : Nationalratswahl in Österreich 2017) se sont tenues le 15 octobre 2017 et ont pourvu à la désignation des 183 députés de la XXVIe législature du Conseil national pour un mandat de cinq ans.

Ces élections législatives, qui devaient initialement être convoquées en 2018, sont anticipées de quelques mois et prennent place dans un contexte politique inédit pour l’Autriche, moins d’un an après un scrutin présidentiel laborieux à l’issue duquel les partis traditionnels — SPÖ et ÖVP — ont été désavoués par les électeurs.

Le Parti populaire (ÖVP), dirigé par Sebastian Kurz, remporte les élections avec un peu plus de 31 % des voix ; pour la première fois depuis 2002, les conservateurs constituent la première force politique représentée au Conseil national, suivi par le Parti social-démocrate (SPÖ), dirigé par le chancelier fédéral sortant Christian Kern, et le Parti de la liberté (FPÖ), formation d’extrême droite menée par Heinz-Christian Strache. De leur côté, Les Verts subissent une débâcle en recueillant le plus mauvais résultat de leur histoire, ce qui les prive d’une représentation parlementaire pour la prochaine législature.

À l’issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; celui-ci précise immédiatement qu’il engagera des négociations ouvertes avec l’ensemble des partis représentés au Conseil national, alors qu’une alliance entre l’ÖVP et le FPÖ était jugée hautement probable par les acteurs et les observateurs de l’échiquier politique autrichien.

Contexte

Lors des élections européennes de 2014, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) réalise un score de 19,72 % des voix et affiche une hausse de sept points par rapport à 2009. Le parti obtient quatre eurodéputés soit deux de plus. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) est quant à lui en recul de trois points. Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) réalisent un score historique de 14,52 % et trois eurodéputés.

Michael Spindelegger, vice-chancelier, ministre fédéral des Finances et président du Parti populaire autrichien, démissionne en 2014. Reinhold Mitterlehner lui succède à la tête de l’ÖVP et à la vice-chancellerie.

En 2016 a lieu l’élection présidentielle. Les candidats des partis au gouvernement sont largement battus, Rudolf Hundstorfercandidat du Parti social-démocrate d’Autriche obtient 11,28 % et Andreas Khol du Parti populaire autrichien obtient 11,12 %. Les deux réunis, ils ne rassemblent que 22,40 % des suffrages, ce qui constitue le pire score historique à une présidentielle pour eux. À l’inverse, le candidat FPÖ Norbert Hofer réalise une percée historique en totalisant 35,05 %. Alexander Van der Bellen, soutenu par les Grünen, se qualifie pour le second tour en obtenant 21,34 % des voix.

Avant le second tour, Werner Faymann, chancelier fédéral et président fédéral du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) depuis 2008, démissionne. Il est alors remplacé, par Christian Kern, président de la compagnie publique des chemins de fer (ÖBB).

Au second tour, Alexander Van der Bellen bat de peu Norbert Hofer avec 50,35 % des suffrages, soit 30 000 voixd’avance. Le scrutin est invalidé pour irrégularités. Lors d’un nouveau second tour, Van der Bellen est élu avec 53,79 %. Il est alors le second chef d’État écologiste en Europe, le premier écologiste élu à une telle fonction au suffrage universel, et le premier président fédéral autrichien qui n’est pas issu des deux grands partis depuis 1945.

Le 10 mai 2017, Mitterlehner annonce qu’il démissionne de la présidence de l’ÖVP et du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz, jeune ministre fédéral des Affaires étrangères connu pour ses positions très conservatrices, prend sa succession. Il négocie alors avec Kern la tenue de nouvelles élections législatives, convoquées le 15 octobre 20171, soit avec un an d’avance. Il crée une Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (en allemand : Liste Sebastian Kurz – Die Neue Volkspartei).

Eva Glawischnig-Piesczek annonce le 18 mai 2017 qu’elle démissionne de la présidence des Verts pour raisons familiales. Elle est remplacé par Ingrid Felipe mais c’est la députée européenne Ulrike Lunacek qui sera la candidate à la chancellerie pour les Verts.

Le 14 juin 2017, les sociaux-démocrates abandonne l’interdiction de former une coalition avec l’extrême droite. Cette interdiction existait depuis 30 ans. Le parti présente une « boussole des valeurs » qui sont des exigences demandées par le parti à ces partenaires au gouvernement. Ces exigences sont le salaire minimum à 1 500 €par mois, une politique pro-européenne, l’égalité entre les deux sexes et le respect des droits de l’homme.

Le 27 juin 2017, Team Stronach annonce qu’il ne disputera pas les élections car Frank Stronach souhaite quitter la vie politique.

Le 8 juillet 2017, Irmgard Griss, qui était candidate à l’élection présidentielle de 2016 se joint à NEOS. Elle n’est pas membre du parti mais elle est la deuxième sur la liste après le chef du parti, Matthias Strolz. Les délégués du parti réunis à Vienne approuvent.

Le 17 juillet 2017, le député écologiste Peter Pilz quitte le groupe écologiste du conseil national. Le 25 juin 2017, la majorité des délégués des Verts avaient refusé de le placer sur la liste écologiste. Le 25 juillet 2017, il annonce en conférence de presse qu’il crée sa propre liste, la Liste Peter Pilz.

Le 10 août 2017, le vice-président de Team StronachRobert Lugar (de), annonce qu’il rejoint le FPÖ.

La campagne législative se déroule alors que l’Autriche est économiquement prospère et que l’immigration est un sujet majeur2.

Mode de scrutin

L’Autriche est une république semi-présidentielle dotée d’un parlement bicaméral. Sa chambre basse, le Conseil national, ou Nationalrat, est composée de 183 sièges dont les députés sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin proportionnel de liste bloquées dans 9 circonscriptions correspondants aux Landers autrichen, à raison de 7 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Ces neuf circonscriptions sont elles-mêmes subdivisées en un total de 43 circonscriptions régionales. Le seuil minimum de voix exigé d’un parti pour obtenir une représentation au parlement est fixé à 4 % ou un siège d’une circonscription régionale.

La clé de répartition proportionnelle se fait à la méthode de Hare au niveau régional puis d’Hondt au niveau fédéral. Bien que les listes soit bloquées, interdisant l’ajout de noms n’y figurant pas, les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour un maximum de trois candidats, permettant à ces derniers d’être placés en tête de liste pour peu qu’ils totalisent un minimum de 14 %, 10 % ou 7 % des voix respectivement au niveau régional, des Landers, et fédéral.

Campagne

Résultats des législatives autrichiennes de 201710
Partis  % Sièges +/-
Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (ÖVP) 31,5 62  14
Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) 26,9 52
Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) 26,0 51  11
NEOS – La nouvelle Autriche et le Forum libéral (NEOS) 5,3 10  1
Liste Peter Pilz (PILZ) 4,4 8 Nv
Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) 3,8 0  24
Mon vote compte ! (G!LT) 0,9 0 Nv
KPÖ Plus (KPÖ+) 0,8 0 Nv
Autres partis (8) 0,5 0
Suffrages exprimés 99,01
Votes blancs et invalides 0,99
Total 100 183
Abstentions 20,00
Nombre d’inscrits / participation 80,00

 

 

L’Autriche

Les élections législatives autrichiennes de 2017 (en allemand : Nationalratswahl in Österreich 2017) se sont tenues le 15 octobre 2017 et ont pourvu à la désignation des 183 députés de la XXVIe législature du Conseil national pour un mandat de cinq ans.

Ces élections législatives, qui devaient initialement être convoquées en 2018, sont anticipées de quelques mois et prennent place dans un contexte politique inédit pour l’Autriche, moins d’un an après un scrutin présidentiel laborieux à l’issue duquel les partis traditionnels — SPÖ et ÖVP — ont été désavoués par les électeurs.

Le Parti populaire (ÖVP), dirigé par Sebastian Kurz, remporte les élections avec un peu plus de 31 % des voix ; pour la première fois depuis 2002, les conservateurs constituent la première force politique représentée au Conseil national, suivi par le Parti social-démocrate (SPÖ), dirigé par le chancelier fédéral sortant Christian Kern, et le Parti de la liberté (FPÖ), formation d’extrême droite menée par Heinz-Christian Strache. De leur côté, Les Verts subissent une débâcle en recueillant le plus mauvais résultat de leur histoire, ce qui les prive d’une représentation parlementaire pour la prochaine législature.

À l’issue du scrutin, Sebastian Kurz est appelé par le président fédéral Alexander Van der Bellen à former le prochain gouvernement fédéral ; celui-ci précise immédiatement qu’il engagera des négociations ouvertes avec l’ensemble des partis représentés au Conseil national, alors qu’une alliance entre l’ÖVP et le FPÖ était jugée hautement probable par les acteurs et les observateurs de l’échiquier politique autrichien.

Contexte

Lors des élections européennes de 2014, le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) réalise un score de 19,72 % des voix et affiche une hausse de sept points par rapport à 2009. Le parti obtient quatre eurodéputés soit deux de plus. Le Parti populaire autrichien (ÖVP) est quant à lui en recul de trois points. Les Verts – L’Alternative verte (Grünen) réalisent un score historique de 14,52 % et trois eurodéputés.

Michael Spindelegger, vice-chancelier, ministre fédéral des Finances et président du Parti populaire autrichien, démissionne en 2014. Reinhold Mitterlehner lui succède à la tête de l’ÖVP et à la vice-chancellerie.

En 2016 a lieu l’élection présidentielle. Les candidats des partis au gouvernement sont largement battus, Rudolf Hundstorfercandidat du Parti social-démocrate d’Autriche obtient 11,28 % et Andreas Khol du Parti populaire autrichien obtient 11,12 %. Les deux réunis, ils ne rassemblent que 22,40 % des suffrages, ce qui constitue le pire score historique à une présidentielle pour eux. À l’inverse, le candidat FPÖ Norbert Hofer réalise une percée historique en totalisant 35,05 %. Alexander Van der Bellen, soutenu par les Grünen, se qualifie pour le second tour en obtenant 21,34 % des voix.

Avant le second tour, Werner Faymann, chancelier fédéral et président fédéral du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) depuis 2008, démissionne. Il est alors remplacé, par Christian Kern, président de la compagnie publique des chemins de fer (ÖBB).

Au second tour, Alexander Van der Bellen bat de peu Norbert Hofer avec 50,35 % des suffrages, soit 30 000 voixd’avance. Le scrutin est invalidé pour irrégularités. Lors d’un nouveau second tour, Van der Bellen est élu avec 53,79 %. Il est alors le second chef d’État écologiste en Europe, le premier écologiste élu à une telle fonction au suffrage universel, et le premier président fédéral autrichien qui n’est pas issu des deux grands partis depuis 1945.

Le 10 mai 2017, Mitterlehner annonce qu’il démissionne de la présidence de l’ÖVP et du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz, jeune ministre fédéral des Affaires étrangères connu pour ses positions très conservatrices, prend sa succession. Il négocie alors avec Kern la tenue de nouvelles élections législatives, convoquées le 15 octobre 20171, soit avec un an d’avance. Il crée une Liste Sebastian Kurz – Le Nouveau Parti populaire (en allemand : Liste Sebastian Kurz – Die Neue Volkspartei).

Eva Glawischnig-Piesczek annonce le 18 mai 2017 qu’elle démissionne de la présidence des Verts pour raisons familiales. Elle est remplacé par Ingrid Felipe mais c’est la députée européenne Ulrike Lunacek qui sera la candidate à la chancellerie pour les Verts.

Le 14 juin 2017, les sociaux-démocrates abandonne l’interdiction de former une coalition avec l’extrême droite. Cette interdiction existait depuis 30 ans. Le parti présente une « boussole des valeurs » qui sont des exigences demandées par le parti à ces partenaires au gouvernement. Ces exigences sont le salaire minimum à 1 500 €par mois, une politique pro-européenne, l’égalité entre les deux sexes et le respect des droits de l’homme.

Le 27 juin 2017, Team Stronach annonce qu’il ne disputera pas les élections car Frank Stronach souhaite quitter la vie politique.

Le 8 juillet 2017, Irmgard Griss, qui était candidate à l’élection présidentielle de 2016 se joint à NEOS. Elle n’est pas membre du parti mais elle est la deuxième sur la liste après le chef du parti, Matthias Strolz. Les délégués du parti réunis à Vienne approuvent.

Le 17 juillet 2017, le député écologiste Peter Pilz quitte le groupe écologiste du conseil national. Le 25 juin 2017, la majorité des délégués des Verts avaient refusé de le placer sur la liste écologiste. Le 25 juillet 2017, il annonce en conférence de presse qu’il crée sa propre liste, la Liste Peter Pilz.

Le 10 août 2017, le vice-président de Team StronachRobert Lugar (de), annonce qu’il rejoint le FPÖ.

La campagne législative se déroule alors que l’Autriche est économiquement prospère et que l’immigration est un sujet majeur2.

Mode de scrutin

L’Autriche est une république semi-présidentielle dotée d’un parlement bicaméral. Sa chambre basse, le Conseil national, ou Nationalrat, est composée de 183 sièges dont les députés sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin proportionnel de liste bloquées dans 9 circonscriptions correspondants aux Landers autrichen, à raison de 7 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Ces neuf circonscriptions sont elles-mêmes subdivisées en un total de 43 circonscriptions régionales. Le seuil minimum de voix exigé d’un parti pour obtenir une représentation au parlement est fixé à 4 % ou un siège d’une circonscription régionale.

La clé de répartition proportionnelle se fait à la méthode de Hare au niveau régional puis d’Hondt au niveau fédéral. Bien que les listes soit bloquées, interdisant l’ajout de noms n’y figurant pas, les électeurs ont la possibilité d’exprimer une préférence pour un maximum de trois candidats, permettant à ces derniers d’être placés en tête de liste pour peu qu’ils totalisent un minimum de 14 %, 10 % ou 7 % des voix respectivement au niveau régional, des Landers, et fédéral.

 

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