L’ignorance favorise toutes sortes de fantasmes sur les musulmans »

Propos de John Bowen recueillis par Sandrine Tolotti transmis par André Berruer.

2016-08-29 BOOKS

Avec la mise sur pied de deux institutions et de multiples consultations, le gouvernement veut favoriser l’avènement d’un « islam de France ». Mais la crispation du débat public français sur l’islam ne date pas des récents arrêtés municipaux « anti-burkini ». Il y a six ans, c’est la burqa tout court qui monopolisait l’attention. L’anthropologue américain John Bowen, auteur de L’Islam à la française, avait alors répondu aux questions de Books. Dans cet entretien, initialement paru en février 2010 et qui n’a rien perdu de son actualité, il montre comment les musulmans de France adaptent chaque jour leur pratique religieuse aux réalités françaises.

Au moment où le port de la burqa est au cœur du débat politique français, vous publiez un livre qui souligne l’attitude pragmatique, au quotidien, de la majorité des musulmans. Pouvez-vous préciser les ressorts de cette attitude ?

Mon livre ne s’intéresse pas aux musulmans laïcs, comme l’intellectuel Malek Chebel, qui revendiquent un islam privé, plus spirituel et philosophique que véritablement religieux ; ni aux musulmans séparatistes, qui souhaitent vivre en France mais à l’écart de la société française, quand ils ne rêvent pas d’y fonder une république islamique, à l’instar des mouvements salafistes. Car ces deux courants sont extrêmement minoritaires. Je m’intéresse à l’entre-deux, un groupe qui représente à la fois l’immense majorité de la population musulmane de France et des acteurs publics, qu’il s’agisse des représentants des principales organisations, des responsables des mosquées ou des établissements d’enseignement islamiques.

Tous tiennent un discours pragmatique, qui appelle à la convergence de l’islam et de la société française, et fabriquent au quotidien ce que les Québécois appellent des « accommodements raisonnables » entre normes françaises et normes islamiques. Les musulmans pratiquants, en France, veulent à la fois respecter le droit islamique, être à l’écoute des avis juridiques des oulémas, et vivre des vies ordinaires, à l’écart de tout radicalisme politique. De la même manière que les catholiques espèrent entrer au paradis et écoutent ce que dit le pape, tout étant de parfaits citoyens français.

En quoi consistent, plus précisément, ces accommodements ?

Les musulmans de France sont en quête de réponses à des questions concrètes : un mariage civil est-il compatible avec l’islam ? Peut-on acheter une maison en contractant un prêt à intérêt ? Faut-il sacrifier un mouton au moment de l’Aïd pour respecter le Coran ? Et ils cherchent ces réponses partout où c’est possible, sur al-Jazira quand ils parlent arabe, sur des sites Internet et des forums de discussion, ou dans les mosquées.

Face à cette demande sociale massive, les responsables religieux se sont mis à réfléchir aux points de rencontre entre certaines conceptions des normes islamiques et certaines conceptions des normes françaises. Cela renvoie parfois à des problèmes d’interprétation juridique. Des leaders musulmans s’appuient ainsi sur la notion de contrat et de consentement mutuel pour soutenir qu’un mariage civil peut être considéré comme un mariage islamique. Dans un registre non juridique, certains compromis se négocient au quotidien. C’est, par exemple, une professeure de biologie portant le foulard, dans un collège privé islamique, qui enseigne à ses élèves la théorie de l’évolution – puisque sa connaissance est nécessaire à la réussite scolaire en France ; mais qui précise que l’idée d’unité du vivant peut être considérée comme une théorie scientifique provisoire.

La France offre-t-elle un terreau plus fertile que d’autres pays au pragmatisme ?

Je le crois. Les musulmans ne sont nulle part ailleurs à ce point confrontés à la question de la concurrence des normes. En Grande-Bretagne, par exemple, les trajectoires de l’immigration et le multiculturalisme ont permis la transposition sur le territoire de villages entiers du Pakistan, d’Inde ou d’ailleurs, avec des communautés très homogènes qui ont pu assez facilement importer leurs normes, dans un pays où le poids du local est plus important, en négociant directement à ce niveau, sans grand débat national. En France, les musulmans sont beaucoup moins isolés du reste de la société, parce que la trajectoire de l’immigration n’est pas la même : à l’origine, c’est le gouvernement qui a fait venir les immigrés et les a installés dans des quartiers, sans avoir du tout l’intention de former des communautés. Surtout, la tradition laïque a opposé beaucoup plus d’obstacles à la diffusion de la pratique religieuse musulmane dans l’espace public : on a construit plus tard et plus difficilement ici des mosquées, on a créé plus tard et beaucoup plus difficilement des écoles privées islamiques, et les débats sur le voile et la burqa rappellent à quel point la question de la visibilité de l’islam pose toujours problème.

Dans ce contexte, les responsables religieux musulmans ont été davantage incités qu’ailleurs à explorer des pistes nouvelles, inventer d’autres approches, bâtir des ponts avec les pouvoirs publics. Le pragmatisme est le véritable point commun entre tous mes interlocuteurs musulmans en France.

Mais la réislamisation de la population musulmane de France, en particulier des jeunes, ne va-t-elle pas à l’encontre de cette stratégie de convergence ?

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Je ne crois pas. C’est même plutôt ce fait social qui a engendré le besoin d’innovation.  Pour comprendre ce phénomène, il faut se souvenir de la déception née de l’échec de la marche des Beurs en 1983 : alors que ces jeunes Français d’origine musulmane attendaient une réponse à leur revendication d’égalité, ils n’ont entendu que le silence. Après cela, quelques-uns se sont engagés en politique. Mais la plupart se sont retrouvés dans un véritable « trou identitaire ». Avec un Front national en pleine ascension, ils se sont convaincus qu’ils ne seraient pas acceptés avant longtemps sur un pied d’égalité ; parallèlement, ils étaient bien conscients d’être vus comme des étrangers en Algérie, au Maroc ou en Tunisie… Il leur restait la possibilité d’affirmer leur identité musulmane, en cherchant dans le « vrai islam » une nouvelle source de sens.

Mais, même ceux qui ont été séduits par l’islam salafiste, radical, ne sont pas restés figés. Le radicalisme islamique a été pour beaucoup un moment de vie. Dans les instituts d’études islamiques, j’ai souvent croisé des jeunes de 20 à 30 ans qui avaient frayé avec les courants extrémistes, attirés par la simplicité du message, mais qui ne se satisfaisaient plus de ce discours sec et simpliste. Ils se tournaient précisément vers les instituts qui sont au cœur de la réflexion pragmatique dont je parlais pour trouver une approche plus approfondie.

Malgré ces accommodements, on peine à imaginer, en ces temps de crispation, un mouvement de convergence des valeurs françaises et des valeurs musulmanes…

Ce n’est pas une question de valeurs. J’ai bien conscience que le débat public se construit en France en ces termes. J’ai également conscience que certains sondages révèlent certaines différences de vues substantielles entre la majorité des musulmans et la majorité des Français non musulmans, par exemple sur l’avortement. Mais, sur l’essentiel, et notamment sur la question de l’égalité hommes-femmes, il n’y a pas entre l’islam et l’Occident de conflit de valeurs.

Prétendre que la civilisation européenne est la gardienne éternelle de l’égalité juridique, politique et sociale des femmes, tandis que les pays musulmans seraient le symbole de leur oppression, relève de la construction imaginaire. Le combat pour la libération des femmes a eu lieu et continue d’avoir lieu dans les deux civilisations. Rappelons tout de même que, dans les années 1920-1930, il était plus facile à une femme de divorcer dans un pays musulman qu’en Europe. Que je sache, les femmes n’ont pas acquis le droit de vote au moment de la révolution française ! Et la France n’est pas la championne de la parité électorale ou de l’égalité salariale.

Nous observons, en revanche, des différences de pratiques sur des points précis. En matière de divorce, c’est par exemple le droit pour l’homme de répudier unilatéralement sa femme, en répétant trois fois la formule consacrée. Cela étant, dans certains pays musulmans, comme la Tunisie, le Maroc depuis la récente réforme du code de la famille, ou l’Indonésie, l’homme et la femme ont les mêmes droits et les mêmes devoirs en matière de divorce.

Parallèlement, nous assistons, en France, à d’importantes évolutions juridiques. Même si le débat n’est pas clos, des juristes ont forgé des concepts permettant de reconnaître ici les effets d’une union polygame ou d’une répudiation – pour autant qu’elle fût légale dans le pays d’origine –, ce qui permet aux enfants de la seconde épouse d’avoir des droits, ou à une femme répudiée de se remarier. C’est à ce niveau, très concret, que nous voyons se dessiner des convergences : les pays musulmans progressent vers l’égalité juridique, et les juristes français ont tendance à reconnaître les effets du droit islamique.

Ajoutons que le même type de cheminement s’est produit dans d’autres domaines : l’Etat français a accordé des exceptions aux règles d’abattage pour la viande halâl, des responsables municipaux ont trouvé un moyen d’aider à la construction d’une mosquée tout en affirmant les principes de la laïcité, etc.

La société française semble n’avoir guère conscience de cette réalité pragmatique, au quotidien, de la vie des musulmans de France. Comment l’expliquez-vous ?

Par l’ignorance. C’est la principale leçon du récent référendum suisse sur les minarets : les Suisses vivant dans les villes où il y a le plus de musulmans se sont massivement exprimés en leur faveur ; ceux qui habitent dans les zones de faible population musulmane ont massivement voté contre. En d’autres termes, plus on connaît les musulmans, mieux on les tolère. On avait observé la même corrélation entre la peur et l’ignorance lors de la présidentielle française de 2002 : Le Pen avait obtenu l’un de ses meilleurs scores dans des régions du nord où vivent très peu de musulmans ; les gens ne les voyaient guère qu’à la télévision, à propos de la question du foulard notamment, et les imaginaient comme un bloc dangereux et hostile.

La méconnaissance concrète favorise toutes sortes de fantasmes sur les désirs et les finalités des musulmans. Là où les gens se côtoient, ils se voient d’abord comme des hommes et des femmes ordinaires : comme tout le monde, les musulmans se préoccupent d’abord de leur famille, de l’avenir de leurs enfants, de leur boulot ; pas d’un quelconque projet de fondation d’une république islamique en France…

La peur des musulmans pose d’abord la question de la mixité des quartiers. Si nous empruntons à Nicolas Sarkozy sa définition du communautarisme – « le communautarisme, c’est le choix de vivre séparément » avec ceux qui nous ressemblent –, alors Neuilly est sans doute l’un des quartiers les plus communautarisés de France.

Cela étant, vous montrez aussi dans votre livre qu’il existe des espaces spécifiquement islamiques : on regarde al-Jazira, on fréquente les mêmes restaurants halâl, etc. N’y a-t-il pas là, de fait, un risque de séparation ?

Il y a évidemment des lieux où les musulmans les plus pratiquants se retrouvent, comme le restaurant halâl que j’évoque, où l’on croise les enseignants de telle ou telle école privée islamique. Exactement comme on le voit dans les milieux juifs ou catholiques pratiquants ! Mais cela n’a rien d’inquiétant : les associations sportives, les écoles et autres instances « communautaires » religieuses ont beaucoup contribué à l’intégration des catholiques et des juifs dans la république. Elles leur ont permis de négocier leur intégration sociale sans renoncer à leur intégrité religieuse. En outre, les mêmes individus qui fréquentent par moments des espaces spécifiquement islamiques, fréquentent à d’autres moments leurs entreprises ou leurs associations de quartier ; ils n’ont pas une vie isolée, sans rapport avec les membres non musulmans de la société.

Ce à quoi nous assistons, en revanche, c’est à un début de ghettoïsation de certaines cités, habitées en majorité par des musulmans. Mais est-ce parce qu’ils ont décidé de se regrouper à Clichy sous bois dans des HLM, par exemple ? Evidemment non. Ils ont été rassemblés à leur arrivée, généralement à proximité des usines. Aujourd’hui, de nombreux habitants de ces quartiers sont au chômage, leurs enfants vont dans des écoles médiocres, et le trafic de drogue se développe sur ce terrain propice. Voilà le cœur du problème, qui n’est pas le « communautarisme » supposé des musulmans. Une enquête internationale réalisée en 2006 montrait d’ailleurs que les musulmans français étaient aussi nombreux à placer leur identité nationale au-dessus de leur identité religieuse que les chrétiens américains ; et beaucoup plus nombreux que bien d’autres musulmans européens. Et quand une partie de la population musulmane se révolte, comme en 2005, c’est contre le déni d’égalité qu’elle subit au sein de la communauté française, pas pour revendiquer une existence islamique séparée.

L’importance des liens islamiques transnationaux dont vous parlez dans votre livre, avec notamment les nombreuses conférences organisées dans les mosquées avec des experts étrangers, ne mine-t-elle pas le sentiment d’appartenance nationale de la population musulmane ?

Bon nombre de mosquées et d’instituts d’études islamiques invitent en effet des imams syriens, égyptiens ou marocains à donner des conférences, au côté de savants français non musulmans, et de Français musulmans. La raison en est simple : il n’y a pas encore en France d’experts de très haut niveau en matière de droit islamique. S’il existait ici des autorités intellectuelles et juridiques de la qualité de celles du Moyen-Orient, les imams des mosquées françaises les inviteraient en priorité. Car ils sont bien conscients que les experts étrangers ne sont pas suffisamment sensibilisés aux conditions de vie en France. Les gens qui connaissent le mieux la jurisprudence islamique ne connaissent pas les spécificités de la société française, et inversement. Nous touchons là, à mes yeux, au véritable défi : si l’on veut voir s’inventer une approche spécifiquement française des normes islamiques, il faut former en France des experts en jurisprudence islamique. Comme on l’a fait par exemple avec l’Institut catholique. L’existence d’universités islamiques serait une très bonne chose.

Il ne faut pas perdre de vue que la menace vient non des gens qui étudient l’islam mais de ceux qui en sont ignorants. Al-Qaïda recrute d’abord parmi ceux qui ne connaissent pas la pensée musulmane, qu’il est bien plus facile d’endoctriner avec des idées fausses sur le jihad, par exemple. Etudier la science islamique inocule contre les dérives radicales.

Vous tenez un discours très apaisant. Au-delà des effets de l’ignorance, comment expliquez-vous la crispation croissante de la société française – et de l’ensemble des sociétés occidentales – à l’égard de l’islam ?

Depuis les années 1980, les sociétés occidentales sont à bien des égards sous le choc de la présence croissante de l’islam dans l’espace visible. Et ce choc contribue à la crispation que l’on ressent partout. Mais j’y vois un choc salutaire. Dans tous les pays, la construction politique nationale a légué des contradictions, des tensions non résolues. Aux Etats-Unis, c’est l’esclavage et le racisme. De ce point de vue, l’élection d’un président noir témoigne du chemin parcouru. Mais rappelons que ce ne fut pas le fruit d’une évolution gentillette : l’attitude américaine a changé à la suite de violentes confrontations.

Quelle est la principale contradiction travaillée, en France, par le choc de la présence musulmane ?

Votre névrose propre, c’est la prétendue séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui a produit une relation tourmentée entre le pouvoir, la société et les cultes. Il existe une tension permanente entre le modèle politique républicain et la manière dont les citoyens croyants organisent leurs vies. Or, tout cela repose largement sur une fiction : l’Eglise et de l’Etat ne sont pas séparés, en France. L’Etat aide les cultes de multiples manières ; tant et si bien qu’il y a un bureau des cultes au ministère de l’Intérieur ! Les écoles privées catholiques sont bien davantage subventionnées qu’en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Aujourd’hui, environ 20 % des élèves du secondaire fréquentent une école catholique ; et la moitié des parents français mettent au moins l’un de leurs enfants, à un moment ou à un autre, dans le privé. En d’autres termes, il existe une contradiction flagrante entre la conception idéologique de la laïcité et la réalité, qui est une réalité de compromis. Dans ce contexte, certaines revendications musulmanes viennent raviver de vieilles douleurs, notamment chez ces Français convaincus que les institutions religieuses compromettent l’unité républicaine, qui n’ont jamais accepté les compromis négociés au fil du temps. Rappelons que le soutien de l’Etat aux écoles religieuses a continué de nourrir les passions jusque dans les années 1980 !

C’est dire à quel point le discours de ceux qui reprochent à l’islam de venir menacer le « vivre ensemble », l’harmonie nationale antérieure, est mensonger. La France n’a pas connu une belle histoire pacifique jusqu’au moment où les musulmans sont venus construire ces méchants minarets, porter ces vilains hijabs, et tout bousculer. Votre histoire est faite de conflits féroces et de persécutions multiples. Si certains Français envisageaient leur histoire sous un angle moins mythologique, il leur serait sans doute plus facile d’accepter un pluralisme de valeurs qui correspond à la réalité de la laïcité française et à une nation fondée depuis longtemps sur la diversité.

Quel regard portez-vous sur le débat à propos de la burqa ?

Personnellement, je suis contre la burqa, qui coupe les femmes de la communication avec les autres. C’est d’ailleurs ce que pensent aussi un grand nombre de musulmans et de musulmanes, y compris parmi les militants. Mais ce n’est pas une raison pour agiter le chiffon rouge. La bonne question me paraît plutôt : comment convaincre ces musulmans séparatistes de renoncer à leur désir d’isolement. Et, pour cela, il faut d’abord s’interroger sur les raisons du phénomène : pourquoi un certain nombre de femmes décident-elles de porter la burqa ? Car, je le précise, ce sont elles, généralement, qui choisissent. La présomption de souffrance de ces femmes, supposées victimes de la volonté de leur mari, ne correspond pas à la réalité.

Ce sont souvent des converties qui souhaitent en quelque sorte aller jusqu’au bout de leur démarche religieuse, de leur nouveau mode de vie ; et il est possible qu’elles reviennent sur leur décision après quelques mois ou quelques années. D’une manière générale, il ne s’agit pas d’un phénomène importé : quand ce ne sont pas des converties, ce sont des musulmanes nées en France ; et quand ce sont des immigrées, elles viennent de pays où le port de la burqa est rare. A mes yeux, le port de la burqa relève d’abord de la quête d’identité personnelle. Et c’est un phénomène réversible. Certaines femmes essaient la burqa, puis y renoncent, parce que c’est désagréable, pas pratique… Je suis convaincu qu’il faut laisser le temps faire son œuvre et laisser aux individus le droit de décider pour eux-mêmes de leurs habitudes vestimentaires. Interdire la burqa dans l’autobus, c’est stigmatiser une population, et transformer la burqa en symbole de résistance contre l’oppression de l’Etat… Si la France, les Etats-Unis et l’Angleterre veulent continuer à critiquer publiquement la manière dont certains pays musulmans imposent aux femmes une certaine tenue vestimentaire, il leur faut appliquer ce même principe de tolérance sur leur territoire : l’interdiction de porter la burqa relève de la même démarche liberticide que l’obligation de la porter.

 

 

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