L’importance des sondages

Monique Cochinal

Chaque leader politique en vue, le Président de la République en premier, suit avec grand intérêt les différents sondages émis et largement diffusés par les médias.

Le sondeur, par ses questions, recueille un grand nombre de réponses des personnes interrogées, de toute classe sociale et de toute tendance politique. Il s’agit, ensuite, de classer, d’évaluer toutes ces réponses et de déceler ce qu’il en ressort. L’opinion d’un bon analyste, telle que Bernard Sananes, est intéressante et nous permet de nous interroger sur l’effet de la personnalité d’un homme politique comme étant révélatrice de sa façon de faire, et à partir de là, envisager un avenir positif ou au contraire inquiétant. L’élu au poste de Président de la République obtient l’aura de sa charge, et ses attitudes doivent être justifiées par sa charge. Le citoyen en est très conscient, il sait discerner les différents changements d’attitudes, les virevoltes de leur président, et se faire une opinion. Le peuple est plein de bon sens. Il sait dire ses inquiétudes, ses angoisses parfois, dans ces bains de foule, et il sait aussitôt ce qui est sincère ou exagéré. Il a remarqué un changement complet d’attitude chez leur Président, depuis quelques mois, principalement dans ces bains de foule de plus en plus fréquents. Monsieur le Président veut donner l’image de celui qui agit, il est partout, il est de plus en plus proche de son peuple, il est humain quel bon roi ! Oubliées les petites phrases assassines du genre « gaulois récalcitrants » ou « chômeurs fainéants ».

Et pourtant ….. La majorité des Français persiste à douter, et les sondages sont en berne. Dix huit mois après son élection, 31 % des Français adhèrent à sa politique et continuent à lui faire confiance. Le taux des très hostiles atteint un sommet à 36 %. Notre meilleur analyste des sondages nous fait part de ses remarques : « …. La transformation, qui n’est pas seulement le pilier du macronisme, mais aussi la promesse qui, pendant un an, a séduit une partie de l’électorat de droite. Dès que cette promesse semble s’étioler, ce qui a été le cas entre avril et septembre, le socle réformateur (macroniste ou filloniste) s’affaiblit ou se détourne » (tribune publiée par Bernard Sananes dans « Les Echos » le 28 septembre 2018.

N’oublions pas que le Président Macron a été élu par défaut, et que beaucoup de Français se sont abstenus ou, devant le duel Macron contre Le Pen, ont jugé plus prudent de voter pour lui.

 

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