Macron: Ce n’est pas parce que ça brille que c’est de l’or, sauf si on est financé par Soros

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Voici quelques articles sur Emanuel Macron.  Le premier traite la question du parcours de Macron à la Banque Rothschild. Les deux articles suivants, en anglais, nous informent sur le rôle de Soros, généreux donateur à la campagne de Macron. Soros lui-même avoue qu’à travers sa fondation Open Society Foundation il essaye de « construire des sociétés vibrantes et tolérantes avec des gouvernements qui soient responsables  et ouverts à la participation de tous les citoyens ». Néanmoins, grâce à un hacker qui a été revu par Breitbart Jerusalem concède que « Cela est problématique pour nous de nommer et provoquer la honte car nous sommes aussi dans le business de financer d’autres pays pour des raisons politiques ».

Le deuxième texte mentionne l’investigation par le Congrès américain de l’interventionnisme, à nouveau, en Europe de Soros. Selon ce texte, le Congrès américain va, après des années d’allégations sur le rôle que Soros aurait joué en Europe, le Congrès américain lance une investigation. Mais déjà avant le premier ministre hongrois, qui l’accuse de « verser des tonnes d’argent et de l’artillerie lourde ». Mais même avant ça les membres Républicains du Congrès s’inquiétaient de la possibilité que de l’argent publique aurait été utilisé par sa fondation pour déstabiliser la Macédoine. En Macédoine Soros aurait financé une alternance politique pour mettre le parti socialiste à la place des conservateurs.

Nous commençons par Mediapart et nous terminons avec un article humoristique.

 

Mediapart

Fondamental : George Soros vomit toute sa haine, et pendant cela les Usa, euh… les Ukrainiens… – par Liberticida

Rémi Noyon

  • 3 JNV. 2015

 Fondamental : George Soros vomit toute sa haine, et pendant cela les Usa, euh… les Ukrainiens, le mettent parmi les candidats pour la direction de la banque centrale de Kiev. 

29.12.14  –  Un article importantissime, celui qui est sorti sur La Stampa du 29 décembreGeorge Soros, le très controversé magnat et spéculateur, un gaillard octogénaire qui a pratiquement été au centre de tous les scandales de la finance mondiale des dernières décennies, exprime publiquement sa pensée. Je le rapporte tel quel, en me permettant de mettre en évidence seulement les parties, à mon modeste avis, les plus significatives

 

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Au fait, il faisait quoi chez Rothschild, Emmanuel Macron ?

Bien avant de devenir ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a travaillé dans les bureaux feutrés d’une banque d’affaires. C’est dans cet établissement au cœur du pouvoir qu’il s’est acoquiné avec les patrons français.

Rémi NoyonPublié le 30 août 2016 à 14h33

On lui accordera le sens du timing. Emmanuel Macron devient banquier d’affaires [PDF] en septembre 2008, dix jours seulement avant la chute de Lehman Brothers. Le jeune homme n’a alors que 30 ans et va gagner en quelques années seulement, malgré les soubresauts de la crise financière, son surnom de « Mozart de la finance ».

Macron fait partie de ces énarques satinés qui décrochent très vite de jolies fonctions dans le privé, plutôt que de poursuivre dans l’administration ou les cabinets ministériels. Après sa sortie de l’Ena (Ecole nationale d’administration), il a passé plusieurs années à « l’Inspection » (générale des Finances) tout en s’attirant les bonnes grâces de l’économiste Jacques Attali, qui le recommandera à François Henrot, le bras droit de David de Rothschild.

Macron intègre donc Rothschild ‘amp; Cie qui est, avec sa concurrente Lazard, l’archétype de la banque d’affaires. On y rentre stagiaire avant de gravir les échelons, frayant à travers les PowerPoint, les tableaux Excel et les nuits qui n’en finissent plus dans des bureaux feutrés. « Analyst », « manager », « assistant director », puis « director », « managing director » et « partner ». Des années de travail pour accéder au Graal.

« Un des meilleurs »

Le jeune énarque saute allègrement quelques étapes du cursus honorum. En deux ans, Macron est catapulté associé-gérant de la banque familiale – la crème de la crème. A en croire ceux qui ont travaillé avec lui, cette ascension fulgurante était amplement justifiée par ses qualités. Joint par Rue89, François Henrot ne tarit plus d’éloges sur son ancienne recrue :

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« Avec ce mélange, rarissime, surtout à un si jeune âge, de rapidité intellectuelle, de puissance de travail, de sûreté dans le jugement et de charme, il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe. »

Le charme fonctionne si bien que les quelques aigreurs provoquées par son arrivée soudaine sont vites oubliées. Macron progresse rapidement, n’hésite pas à questionner ses collègues sur certains outils financiers.

Le jeune homme va conseiller de grandes entreprises dans leurs opérations de fusions-acquisitions. Il lui faut maîtriser des connaissances – juridiques, comptables, financières et fiscales – qu’il n’a pas forcément. Mais il apprend.

« Le mimétisme sert de guide »

Dans la banque, la « fusacq » est considérée comme la voie royale des affaires. C’est de la haute voltige, qui demande de la réactivité, des réseaux et une grande tolérance à la caféine. Ce secteur cristallise tout l’imaginaire du business et de l’ambition. On y travaille tard pour des clients exigeants, sous la pression de montants importants. Il n’est pas rare qu’une opération fasse la une des journaux. Sur un gros coup, un jeune loup peut très vite sortir de l’anonymat.

Le but ? Dégager de nouveaux horizons et conclure les deals (dans le jargon, on parle « d’exécution » et ce n’est pas anodin) : vendre une filiale, fusionner avec une entreprise. Quand des emplois sont en jeu, on appelle ça des « doublons ».

L’abondance de chiffres façonne fatalement une vision particulière de l’entreprise. D’aucuns en feront un élément à charge contre le nouveau ministre de l’Economie, même si un manager, qui a travaillé avec Macron, tient à préciser que les banquiers s’intéressent aussi « aux hommes ».

Dans son passionnant livre-enquête « Rothschild, une banque au pouvoir » (éd. Albin Michel, 2012), Martine Orange cite Macron qui reconnaît lui-même que les analystes sont parfois aveuglés par leurs habitudes :

« Le métier de banquier d’affaires n’est pas très intellectuel. Le mimétisme du milieu sert de guide. »

Dossiers, stabilos et « beauty contest »

Pour ceux qui tiennent le coup, le quotidien est peuplé de dossiers et de stabilos. Un associé doit tout savoir sur les entreprises et les secteurs qu’il laboure. Il lui faut lire les revues spécialisées (Agefi, Merger market, etc.), préparer les réunions et s’assurer que les présentations sont étincelantes de clarté. L’essentiel étant d’entretenir la confiance avec ses clients.

Tout cela, les rescapés de la « fusacq » vous le racontent avec profusion d’anglicismes. En « M’amp;A » (« mergers and acquisitions »), il y a les « beauty contest » (mini-appels d’offres passés par une entreprise à l’attention de diverses banques) et le démarchage de « mandats » (des opérations demandées par les clients). Mais chacun retrouve son plus beau français lorsqu’il s’agit de vanter la culture d’entreprise de Rothschild, réputée peu tapageuse et familiale.

Selon François Henrot, la structure collégiale imposerait de fait une certaine retenue :

« Dans une commandite simple comme la nôtre, une faute d’un associé peut engager la responsabilité solidaire et illimitée de tous… d’où l’importance du choix d’un nouvel associé. Pour Macron, la décision a été unanime, immédiate, évidente. »

Dans cet environnement, Macron, le jeune qui plaît aux vieux, rencontre sa première heure de gloire. Il décroche ses premiers « mandats » – le critère de réussite dans les affaires.

Après de multiples rencontres avec Peter Brabeck, le patron de Nestlé croisé à la commission Attali, le banquier parvient à piloter le rachat des laits infantiles de Pfizer. La baston avec Danone est dantesque. La transaction est évaluée à neuf milliards d’euros. Grâce à son coup, Macron va se mettre « à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours ». C’était en 2012.

Le futur ministre de l’Economie s’est également occupé de Presstalis, de Sofiprotéol et de la reprise de Siemens IT par Atos, dirigée par l’ancien ministre de l’Economie Thierry Breton. Il est à chaque fois « conseiller acquéreur ». Vers la fin de sa courte carrière de banquier, il s’intéresse particulièrement à l’agroalimentaire. Chez Rothschild, les associés-gérants n’ont pas de secteurs explicitement dédiés, mais chacun entretient ses clients et ses marottes.

Le secret, c’est le secret

Une partie de son temps est dédiée à « l’influence ». Ainsi, il conseille « bénévolement » la société des rédacteurs du Monde (SRM), lorsque le trio Bergé, Niel et Pigasse s’apprête à reprendre le quotidien (dont les propriétaires sont aujourd’hui les mêmes que Rue89). La SRM demande à repousser la date de dépôt des offres.

Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, est persuadé que David de Rothschild – proche de Nicolas Sarkozy et d’Alain Minc (qui ne l’est pas ?) – essaie de lui faire des crocs-en-jambe. Macron dément, mais il reste soupçonné de favoriser Prisa, un groupe espagnol, qu’il conseillera un an plus tard lors d’une restructuration financière.

Macron s’est-il un jour planté ? Quelles sont les autres sociétés pour lesquelles il a travaillé ? « Le secret, c’est le secret. » Chez Rothschild, consigne a été donnée de ne pas bavarder. Au lendemain de la nomination d’Emmanuel Macron au ministère de l’Economie, les collaborateurs de la banque sont assaillis par les médias et s’en tiennent à l’image du jeune génie de la finance, du mec sympa.

En effet, le charme est essentiel. Dans son livre, la journaliste Martine Orange raconte la fureur d’Edouard de Rothschild, à la fin des années 80, quand il découvre dans la presse un mariage entre deux entreprises. Comment se fait-il que la banque ne soit pas au courant ? Les affaires doivent voir converger « tous les bruits, les projets, les rumeurs ». Des années plus tard, rien n’a changé.

Propre sur soi, à l’image de Macron, la banque Rothschild est aussi – bien qu’elle s’en défende – très liée au milieu politique, tout comme sa concurrente Lazard. Tissées par des études communes et des amitiés forgées dans les cercles du pouvoir, ces liaisons fructueuses en font parfois « des ministères bis de l’Industrie et de l’Economie. » Le nom de Rothschild a d’ailleurs longtemps charrié des images d’empire financier, ce qui poussera les socialistes à nationaliser la banque en 1982. La nomination de Macron au gouvernement n’en est que plus ironique.

« La banque du Président »

Lorsqu’il arrive chez Rothschild, Emmanuel Macron est déjà bien introduit. Il fréquente Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée qui ce mardi a annoncé avec un sourire sa nomination au ministère, ou encore Jacques Attali (grâce à la commission du même nom). Mais François Henrot tient à préciser qu’il n’a pas recruté un « carnet d’adresses ». Si Emmanuel Macron connaît aujourd’hui les principaux patrons français, il a dû s’appuyer à l’époque sur la réputation de la banque pour s’ouvrir des portes.

La citation qui tue

Avant d’être nommé ministre, Emmanuel Macron a eu de jolies phrases :

  • « Aujourd’hui, je ne suis pas prêt à faire les concessions qu’imposent les partis, c’est-à-dire à m’excuser d’être un jeune mâle blanc diplômé, à m’excuser d’avoir passé des concours de la République qui sont ouverts à tout le monde. » (Rue Saint Guillaume, avril 2010)
  • « [Il faudrait] sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas. » (Le Point, août 2014)

Avant Emmanuel Macron, c’est François Pérol qui incarnera ces accointances politiques en devenant secrétaire général adjoint de l’Elysée, après avoir travaillé chez Rothschild.

L’entregent de Rothschild est démultiplié au point que le Nouvel observateur titrera « La banque du Président ».

On pourrait aussi citer Sébastien Proto (de la même promo de l’Ena que Macron), qui a été directeur de cabinet d’Eric Woerth, Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur, ou Grégoire Chertok, proche de Jean-François Copé. Nicolas Sarkozy gravitera aussi un temps dans le giron de la banque.

A chaque changement de gouvernement, Rothschild réussit donc à placer quelques collaborateurs dans les petits papiers du pouvoir. On appelle cela « se mettre au service ». Macron est un ancien, mais il perpétue la tradition. Et il a laissé de tellement bons souvenirs que les banquiers ne sont pas près de l’oublier.

 

 

Hacked Soros Memo: Open Society ‘Channeling Money into Other Countries for Political Purposes’

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2thew Cavanaugh/Getty

by AARON KLEIN17 Aug 2016310

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TEL AVIV – Billionaire George Soros has long attempted to portray his Open Society Foundations’ activities as philanthropic efforts aimed, as the Foundations’ mission statement puts it, at building “vibrant and tolerant societies whose governments are accountable and open to the participation of all people.”

However, a hacked Open Society document reviewed by Breitbart Jerusalem concedes, “Naming and shaming from us is problematic: We also are in the business of channeling money into other countries for political purposes.”

VIDEO Iraqi PM Says ISIS Defeat ‘Within Weeks’

The rare concession came in the form of an internal Open Society funding request from the group’s European branch to build an information-collecting apparatus on Russia’s influence in Europe. The request was approved April 5, 2015.

The internal request, addressed to the main Open Society Foundations, stated the project was a “direct demand by George Soros for OSIFE to become active in this field.” OSFIE is the acronym for the Open Society Initiative for Europe.

The funding request spelled out what Soros’s group views as the problem of Russia allegedly hijacking various causes to peddle its own influence throughout Europe:

There is also evidence of support for individual political leaders, penetration in civil society, attempts to manipulate national debates (for instance, to defend Russia’s energy interests), propaganda to defend Russian international politics, and support for traditionalist movements. However, the evidence is still rather sketchy and based more on strong allegations, hence the need to first do a proper mapping. Putin’s neo-imperial model has also incorporated an ideological pillar: The defense of traditional family values.

The request raises questions about how to best expose Russia as attempting to meddle in European affairs, warning, “Naming and shaming from us is problematic: We also are in the business of channeling money into other countries for political purposes.”

 (Note: Bold emphasis added by this reporter in citation of the document).

Aaron Klein is Breitbart’s Jerusalem bureau chief and senior investigative reporter. He is a New York Times bestselling author and hosts the popular weekend talk radio program, “Aaron Klein Investigative Radio.” Follow him on Twitter @AaronKleinShow. Follow him on Facebook.

With research by Joshua Klein.

 

 

US Lawmakers Are Probing Soros’ Involvement In European Politics

by Tyler Durden

www.zerohedge.com

Feb 21, 2017 10:09 PM

After years of tangential accusations, which never amounted to anything concrete, George Soros’ alleged meddling in European politics has finally caught the attention of Congress.

As we first observed in early January, concerns about Soros’ involvement were most recently raised by the Hungarian prime minister, who last week once again lashed out at the Soros « empire » and accused it of deploying « tons of money and international heavy artillery. »  But what was not reported, is that just days earlier, Republican lawmakers in Washington had started asking questions about whether U.S. tax dollars also were being used to fund Soros projects in the small, conservative-led country of Macedonia.

Rep. Christopher Smith, R-N.J., led a group of House lawmakers in writing to Ambassador Jess Baily, an Obama appointee, demanding answers.  Smith voiced concerns that tax dollars are supporting Soros’ activities in trying to have a socialist government replace the current conservative government in the small nation.

” … it seems that the U.S. government funded organizations that have taken sides, specifically, the side of the socialists, which is absolutely unacceptable. I think this is illegal and we will examine this case to the fullest extent,” he said.

“We need to have a detailed oversight into what the administration has been doing over the past eight years because we have been taking sides politically in other countries as well, and there have been other similar incidents. That undermines U.S. public diplomacy and our diplomacy in general. It is against the law and is unheard of,” Smith added.

As Fox News reported, Sen. Mike Lee, R-Utah, also expressed concerns about USAID money going to Soros’ Open Society Foundations as part of a broader concern that the U.S. Embassy has been taking sides in party politics.

“I have received credible reports that, over the past few years, the US Mission to Macedonia has actively intervened in the party politics of Macedonia, as well as the shaping of its media environment and civil society, often favoring groups of one political persuasion over another,” Lee said in his letter.

These concerns reflect growing conservative pushback against Soros’ operations in Europe.

 Macron, bouée du vieux monde

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Oskar Kermann Cyrus  3 février 2017  0  ÉditorialPolitique  2017affairescazeneuveel-khomriemmanuelen marche,fillonhamonhollandelegislativeloi travailmacronprésidentielles

 

10 décembre 2016, Paris, Porte de Versailles, l’image d’un homme vociférant, postillonnant, les traits crispés, le corps tendu dans une posture christique absurde provoque l’hilarité sur la toile. Emmanuel Macron, ancien ministre adoubé par les médias, donne un premier grand meeting à 400 000 euros devant 15 000 curieux revendiqués. Près de deux mois plus tard, et après une primaire socialiste qui a vu l’aile gauche envoyer une droite à un Manuel Valls déconfit, l’ancien banquier de Rothschild a rallié une ribambelle hétéroclite de socialistes droitiers, de communicants, de cadres de la finance, de centristes égarés et de personnalités de droite ayant tous en commun une détestation un peu obsessionnelle pour le code du travail et un mépris hautain de la populace, le tout sans avoir dévoilé une page de son programme. Avouez, le nez englué dans une période politique floue et turbulente, que cette foule apeurée qui se presse autour d’un prophète fabriqué a des airs d’arche de Noé.

Une timide clarification à gauche

La deuxième claque envoyée à Valls aura été la meilleure. Candidat du gouvernement à la primaire d’une Belle Alliance Populaire pleine de coquilles vides, à la suite d’une campagne absurde puis violente où – après l’avoir utilisé six fois en deux ans – il promettra l’abrogation de l’article 49.3 et laissera ses portes-flingues (dont l’inénarrable Caroline Fourest) traiter Benoît Hamon et son équipe d’islamo-gauchistes – terme né d’une extrême-droite pourtant en pleine ascension -, Manuel Valls se sera incliné face au candidat d’une aile gauche pâlichonne mais rafraîchissante. Hamon a confirmé ce que les succès de Macron et Fillon avait timidement suggéré: à droite comme gauche, la question sociale l’emporte sur la question identitaire, et les naboléons autoritaires s’en trouvent passablement ringardisés.

Au sein d’un PS dirigé par l’aile droite sous les traits du délirant Cambadélis – qui ne verra probablement pas le PS passer les 500 000 adhérents souhaités sous son règne – c’est la panique. Le jeune rêveur adoubé par la plèbe (maigre, mais passons) promet de défaire ce qui a été fait (ou au moins une partie), et l’horizon semble bien sombre pour les tenants d’un social-libéralisme à l’agonie dans toute l’Europe (l’italien Matteo Renzi est la dernière victime en date de cette réjouissante hécatombe). Las, Gérard Collomb n’aura pas attendu les résultats de la primaire pour rallier aussitôt le candidat « ni de gauche » (ni de gauche). Après les résultats, ce n’est pas encore l’hécatombe, mais plusieurs parlementaires socialistes suivent le mouvement. Cazeneuve et El-Khomri (toujours candidate aux législatives dans le 18e arrondissement) froncent les sourcils et somment Hamon d’arrêter ses bêtises, quant à Hollande il se contentera de tweeter ses félicitations… à l’équipe française de handball.

Finalement, avec un Valls muet et une hémorragie loin d’être sévère, entre aile droite et aile gauche, la clarification promise par la nomination de Hamon n’a pas encore eu lieu. Gageons que nous verrons d’autres défections à la convention socialiste de ce dimanche.

L’affaire Pénélope, boulet de Fillon, une aubaine pour Macron

Nouveau coup de théâtre, à droite cette fois. François Fillon, visé par une enquête du Canard Enchaîné, voit son habit immaculé de chevalier de l’honnêteté se cramer plus vite que la crédibilité de BHL à la page 122 de sa critique de Kant (remember ?). Le premier de la classe aurait rémunéré sa femme quelques 900 000 euros pour un emploi – nécessairement surpayé – d’assistante parlementaire pour lequel elle aura été, et c’est le moins qu’on puisse dire, assez discrète, voire fictive, selon les commentaires. S’ajoutent à cela divers prélèvements ici et là, des cadeaux à ses enfants et un détournement des dons de la campagne vers un micro-parti assez suspect. Bref, son image s’effondre, sa candidature jugée caduque par certains de ses copains de bac-à-sable qu’il n’aurait certainement pas aimé connaître lors de la dernière (je blague), et des concurrents déçus tout pressés de prendre sa succession. La saison sept de Game Of Thrones arrive plus tôt que prévu, il y a le feu à la maison et il y aura sûrement des morts.

Mais à qui profite le crime ? Paniqué, le clan Fillon hurle au complot et à la saison « des boules puantes » (connais pas) et accusent pêle-mêle les médias, la gauche, le gouvernement, Macron (les franc-macs, les illuminatis, Big Foot et le dahu) d’avoir orchestré COMME PAR HASARD ce déballage pas très propre DANS UN TORCHON BOLCHO (!!! comme dirait Morano). Cependant, passé le grotesque de ces accusations, on peut constater que tout ce déballage sert bien Sir Emmanuel (vous n’êtes pas obligés de rire), qui se retrouve soudain, éjectant Fillon hors du second tour, favori de la présidentielle (dans les sondages). Bien sûr, dès le lendemain des primaires de la droite, il avait déjà rallié un certain nombre de groupies de pé-ju, dont les espoirs s’étaient crashés dans les broussailleux sourcils du discret premier-ministre de Naboléon 1er.

Fait-il la synthèse, cet homme qui trouva un temps « dépassé » le concept d’élection et qui confessait sa nostalgie du temps où une figure monarchique regardait de haut, et plein d’affection, son peuple affamé ? Quel est le point commun entre cette droite et cette gauche, sinon d’avoir toutes deux déçues le peuple, et en moins de dix ans ?

L’ancien monde trouve son sauveur

Aussi ridicule que fut sa posture christique, il y a de ça, dans le regard des « marcheurs ». Car il faut une sacré dose de crédulité pour suivre un homme sans programme, avec dans ses valises un bilan catastrophique. Moqué pour ses cars qui prennent déjà l’eau de toute part, Macron aura péniblement imposé – à coup de 49.3 – le travail le dimanche (et spoiler: c’est un échec) et serait un des rédacteurs de la loi travail. Un bilan pas très reluisant qui le placera tôt ou tard dans le rôle pas très envié de candidat du gouvernement. Un bilan en tout cas impopulaire. Les cars Macron ne roulent plus – et du coup les trains non plus – les centres commerciaux dissimulent mal les pertes colossales que provoquent une ouverture le dimanche (les clients n’ayant pas vu leur paie renflouée d’un jour ne consomment logiquement pas plus que quand ils se contentaient de regarder le botox de Drucker suer sur leur écran plat), et la loi travail promet déjà plein de joyeusetés niveau chômage de masse et souffrance au travail – en plus d’avoir été violemment imposée à coups de matraque.

Une politique ultra-libérale archaïque parée des atours de la modernité, on rétablit l’esclavage sous le nom d’uberisation, on veut « une France d’entrepreneurs » mais en fait de pauvres ballots sommés de travailler 60 heures par semaine pour avoir un salaire digne de ce nom, on prône la concurrence entre travailleurs et capitalisme triomphant, difficile, en fin de compte, de voir en Macron l’espoir citoyen qu’une armée de communicants ont finement marketé, et les ralliements de vieux loups de la politique le confirment bel et bien: c’est le vieux monde à l’agonie, celui que la population vomit sans trop savoir à quel saint se vouer, celui qui crève par à-coups partout dans le monde, qui voit l’extrême-droite triompher grâce à un discours populiste bien rodé – et à cause d’une gauche décrédibilisée par les errements libéraux des sociaux-démocrates ; ce vieux monde voit en Macron le coup de jeune à-la-mode, le dernier round marketing, le dernier espoir de survie, son arche de Noé face au déluge – incarnés à gauche par les rêveries maladroites de Hamon et à droite par la montée du diable Front National.

#Nimportequi2017

Candidat du gouvernement comme de l’opposition de droite, d’économistes faussaires, de demi-intellectuels, de vieux milliardaires gâteux et de clowns médiatiques, il se retrouve à la tête d’un olympe caricatural au sein duquel siègeraient, grotesques figures déconfites, les Minc, les Bergé, les Collomb, les Haïm, tous tremblants, terrifiés à l’idée que plus personne dans ce bas monde ne vénère leur pensée mitée.

Sincères condoléances,

Oskar Kermann Cyrus

 

mitée.

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