Odoxa: Baromètre politique : la popularité de l’exécutif s’effondre

Le sondage est des plus intéressant. Il énonce clairement ce qu’il a observé sans entraîner le lecteur  dans des sphères obscures.

 Permettez que je place un bémol dans mes premiers propos. Peut-être  aurait-il été de bon aloi d’inclure François Fillon parmi les hommes politiques retiré de celle-ci car Emùannuel Macron n’aurait pas pu en aucune façon s’opposer, à lui même avec le soutien de Soros, dont j’ai suivi sur le terrain international,  une attitude discutable. Pendant les différentes péripéties de la campagne de François Fillon j’ai utilisé le terme « acharnement de la justice ». N’étant pas essentiellement pénaliste, j’ai laissé la place à Maître Hervé Lehman, avocat inscrit au Barreau de Paris. Son essai sur le procès Fillon a été l’objet d’un entretien publié dans Le Figaro (et que vous pouvez trouver sur notre site) et que tout Français devrait consulter.

Au moins à deux reprises la télévision a mentionné la fortune de François Fillon. Or, cette richesse lui vient d’investissements dans des sociétés qui se trouvaient en mauvaise posture et  dont le nouvel état a surpris tous les économistes.

Pour terminer, je reviens sur le cas « Macron ». Est-ce  la bonne façon de s’adresser à un Président de la République Française? Or, que ce soit en France ou dans la  presse étrangère, on ne l’aime pas. Disons que le personnage  n’est pas apprécié de par le monde. Ni par les Bretons qu’il a présenté comme un havre pour la mafia devant le Saint Père.  Bernard Owen, Docteur en Science Politique Panthéon Sorbonne Université Paris 1, Chercheur associé Université Paris 1.

Publié le mardi 26 juin 2018 à 6h06  _ par Juliette Hay  – France Inter

Emmanuel Macron et Edouard Philippe atteignent pour la première fois leur record d’impopularité après un peu plus d’un an de mandat. Pour autant, le gouvernement ne semble pas être le seul à perdre des points sur l’échiquier politique dans un contexte socio-économique tendu sur le plan national et international.

Le baromètre politique Odoxa du mois de juin affiche une chute record de la popularité du président et de son gouvernement auprès des sympathisants politiques de tous bords et concitoyens. Une première depuis le début du quinquennat. La part de Français estimant qu’il est un « bon président » baisse de 5 points pour tomber à 41%, les Français estimant au contraire qu’il est « un mauvais président », progresse de 5 points pour atteindre 59%.

Plus populaire auprès des cadres (61% de satisfaction), des Français au plus hauts revenus (53%) et sympathisants LR (plus 5 points sur le mois), le chef de l’Etat s’effondre complètement auprès des partisans de la gauche et chez la classe populaire. Près de deux-tiers de ces derniers, dont 64% des ouvriers et employés, estiment qu’il est « un mauvais président ».

La popularité du couple exécutif en forte baisse (sondage Odoxa pour France Inter, l’Express et la presse régionale) © Visactu / Visactu

Le poids des affaires

Les récentes polémiques et affaires qui ont affecté l’Elysée et des proches du chef de l’Etat ont une causalité évidente avec l’effondrement de l’exécutif. Parmi elles, l' »affaire Koehler », « la piscine de Brégançon », « la vaisselle de l’Elysée », ou encore la vidéo posté par sa chargée de communication sur « le pognon de dingue que coûte les aides sociales », n’ont pas aidé le président à se défaire de cette étiquette de « président des riches » qui lui colle à la peau. Le contexte socio-économique national et les affres de la politique international -Trump, l’Aquarius et les tensions avec le nouveau gouvernement italien- n’ont par ailleurs aidé à enrayer cette dynamique négative.

Si Emmanuel Macron a vu sa popularité baisser (-5 points), Edouard Philippe, lui, a vu la sienne s’effondrer, chez les sympathisants de gauche, comme de droite. Le Premier ministre a perdu 8 points en un mois et compte désormais 59% de Français jugeant qu’il est « un mauvais Premier ministre », contre seulement 40% qui estiment qu’il est « un bon Premier ministre ». C’est, de loin, son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Matignon.

La limitation des routes à 80 km/h pèse lourd dans la balance

La limitation de vitesse sur certains axes secondaires qui entrera en vigueur dimanche 1er juillet a suscité une vague d’indignation et d’opposition.Evidemment les premiers concernés sont les plus opposés, comme les usagers réguliers des routes départementales (79%) ou les habitants des communes rurales (85%). Source d’étonnement néanmoins, même ceux qui empruntent rarement ou jamais ces routes (61% et 63%) ou les habitants de l’agglomération parisienne, un peu moins concernés, sont également très défavorables à cette limitation (59%).

Rarement une mesure aura autant divisé. Même au sein de la majorité, pourtant prompt à afficher d’ordinaire une certaine unité, des voix se sont élevées, à l’image du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Selon les chiffres du baromètre, 73% perçoiventainsi cette limitation comme « une mesure technocrate décidée par des gens qui ne comprennent pas le quotidien des Français », quand d’autres en fustigent le « parisianisme » et l' »inutilité ».

Une impopularité de l’ensemble de la classe politique 

La baisse de popularité du président et de son gouvernement restent à relativiser. Si l’on remet en perspective le taux de satisfaction des Français, force et de constater que peu de femmes et d’hommes politiques suscitent une quelconque forme d’enthousiasme. Et pour cause, aucune personnalité politique ne parvient à franchir une marge d’adhésion au-delà des 40%. Même Nicolas Hulot, Ministre de l’écologie et de la transition énergétique, jusque là le plus populaire, n’est pas parvenu à maintenir le cap avec une chute de 15 points sur les derniers mois.

La plupart des membres de l’opposition, tout parti confondu, se situent eux entre 25 et 30%. Le record d’impopularité sur le mois de juin étant à mettre à l’actif de Laurent Wauquiez avec un taux de rejet qui s’échelonne à 47%, soit plus cinq points. Après l’éviction de Virginie Calmels, Laurent Wauquiez s’effondre auprès des sympathisants LR (-9 points) pour tomber à seulement 36% de cote d’adhésion auprès d’eux. C’est deux fois moins que Nicolas Sarkozy (76% ; +3 points), et loin derrière ses principaux rivaux, Xavier Bertrand (53%) et Valérie Pécresse (51%).

 

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