Qu’en est-il de la gouvernance?

Notre Dame des Landes est un projet qui a vu le jour en 1963. C’était à l’époque la guerre froide. Depuis bien des choses ont changé dans le monde et en France. Il y a eu le choc pétrolier qui a arrêté le projet alors que le prix a  depuis beaucoup baissé. En 2012 le Premier ministre Ayrault décide de repousser d’environ six mois les premier travaux alors prévus en 2013 et crée une « commission du dialogue ». De nombreux recours en justice sont déposés par les opposants mais sont rejetés et, en 2016, une consultation locale en Loire-Atlantique approuve le transfert à 55%. Quel gâchis!  Et le Président Macron balaye d’un revers de main des décisions de justice sans compter le référendum. Le Président a le pouvoir d’aller à l’encontre d’une décision de justice… Où se situe alors la séparation des pouvoirs?

La réforme de la SNCF, qui est un sujet technique à la fois financier et des exigences Européennes, devient un affrontement gouvernement-syndicats.  Même si les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les syndicats de la  Société nationale du Réseau Ferroviaire, celles-ci sont menées dans un cadre tendu et où les français sont pris en otage.

Car en France, la gouvernance repose sur les épaules d’un seul homme qui devrait les avoir larges. Certes, quand il faut des reformes, le Président doit décider qu’après mure réflexion  et à condition d’avoir le courage pour braver la rue et prendre les décisions qui s’imposent mais dont les effets se situent au long terme. L’introduction des primaires a retiré une part du pouvoir qui se situait au niveau des partis pour le diriger vers un seul homme.

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