Exemples de votes de protestation en Europe Voici deux exemples passées du vote de protestations

 Bernard Owen

L’on vous soumet deux extraits de la thèse de doctorat (2002) de Bernard Owen qui illustre certaines situations que l’on observe dans les pays qui pratiquent les scrutins de liste proportionnels.

Les anglophones ont depuis pris l’essentiel des points soulevés dans cette thèse en publiant par le même auteur et de Maria Rodriguez-McKey  « Proportional Western Europe: The Failiure of Governance. » (Palgrave MacMillan 2013) 

Belgique: La rupture de l’élection de 1965

L’élection fait suite à 4 ans de gouvernement de grande coalition : PSC – PSB. Gouvernement LEFEVRE du 25 avril 1961 au 24 mai 1965. Les Autrichiens appellent ce genre de gouvernement un « gouvernement d’éléphants ».

Avant 1961 et depuis l’époque qui a suivi la guerre, le PSC représentait essentiellement le courant de droite avec une forte influence catholique, bien qu’officiellement un parti non confessionnel. (La création d’un parti catholique « progressiste » avait été tenté, en 1945, mais n’avait obtenu aucun député aux législatives de 1946).

De son côté, le PSB représentait le courant de gauche plus fortement implanté en pays Wallon au contraire du PSC bien installé en pays Flamand.

De 1949 à 1961, l’électorat propre à ces deux tendances politiques : droite – gauche se trouvait rejoint ou abandonné par les électeurs qui jugeaient positivement ou non l’action du gouvernement, que l’un de ces deux partis représentait.

Schématiquement, la situation se présente de la façon suivante :

1949 – 1961

Parti au gouvernement (avec le Parti Libéral ou homogène)

Parti dans l’opposition (avec le Parti Libéral ou sans lui)

Parti A – noyau représentant l’électorat constant du parti au gouvernement … X

  • électorat satisfait de l’action gouvernementale ……………………………… Y
  • électorat mécontent de l’action gouvernementale ………………………… Z

Parti B – noyau représentant l’électorat constant du parti dans l’opposition … L

  • électorat satisfait de l’action gouvernementale ……………………………. M
  • électorat mécontent de l’action gouvernementale ………………………. N

L’électorat satisfait M quittera le parti B et ira voter pour le parti A.

L’électorat mécontent  Z quittera le parti A et ira voter pour le parti B.

La différence entre : M + Y et Z + N déterminant si l’on est devant un exemple d’usure du pouvoir ou non. Or, la règle en Belgique paraît être celle de l’usure du pouvoir et nous trouvons généralement : Z + N > M + Y.

Or, à partir de 1961, la situation est différente. Les gouvernements de grande coalition nous obligent à poser la question suivante : Comment peuvent voter les électeurs mécontents de l’action du gouvernement sortant ?

Le gouvernement de grande coalition de 1961 à 1965 est à direction PSC et a tenté d’apporter une solution au problème linguistique. Cette période a été politiquement mouvementée.

Résumé des événements survenus pendant la période 1961 – 1965

Le gouvernement Thé LEFEVRE décide de soumettre au parlement des projets apportant des précisions à la législation de 1932.

En fait, ils étendront sa rigueur :

Lois du 8 novembre 1962 – fixant la frontière linguistique.

Du 27 juillet 1963 – Enseignement des langues dans les écoles.

Du 2 août 1963  –     Régime linguistique de l’agglomération bruxelloise et  de l’administration de l’Etat. (le vote « pour » est de 157 voix contre 33 (Volksunie, Parti Libéral, Parti Communiste et 3 PSC flamands).

CHIROUX, page 175 – le vote a lieu «  ….. à la suite de longs et pénibles débats et des difficultés politiques que le gouvernement ne peut écarter par une conférence formée des 2 partis alliés au sein de la majorité. Le gouvernement cède aux exigences des extrémistes flamands en supprimant le volet linguistique du recensement. La frontière est donc fixée une fois pour toute.

Le parlement (contre le gouvernement) se prononce pour le transfert de 6 communes de la Voer, les Fourons à la zone flamande. Les 4 200 habitants réagissent avec énergie et un referendum (67,6 % de participation) donne 93 % des électeurs se prononçant pour l’usage principal du français et leur maintien dans la province de Liège. Le Parlement, sous la pression flamande, maintient sa décision du rattachement des Fourons au Limbourg ».

CHIROUX, page 180 – « Alors que le problème linguistique semblait avoir trouvé, sur le plan législatif, une solution définitive, il est incontestable que se développe en Belgique un malaise dans les rapports entre les communautés. Selon le procureur du Roi auprès du tribunal correctionnel de Bruxelles, 24 attentats par explosifs auraient eu lieu entre 1964 et 1966 (Le Monde du 15 octobre 1966) ».

CHIROUX, page 204 : « les véritables impulsions ne viennent pas des gouvernements  ou même de l’appareil des partis mais de la société civile- du corps politique en tant que celui-ci est distinct …. De la machine des partis. Les partis seraient ainsi facilement soumis à l’influence des groupes de pression, et s’efforceraient seulement de contrôler les poussées wallonnes et flamandes nées hors d’eux ».

CHIROUX, page 205 : Il souligne l’effet déstabilisant d’extrémistes minoritaires quand ceux-ci accèdent au parlement, où leurs propos prennent alors une stature officielle.

« De nombreux groupes, dont l’influence ne cesse d’augmenter, se sont implantés dans une des trois régions belges, affirmant leur volonté de défendre exclusivement les intérêts de cette région. N’ayant pas de vocation gouvernementale, ne nourrissant pas l’ambition d’attirer les suffrages des habitants des 2 autres communautés, ces partis ont établi des programmes extrémistes, souvent même démagogiques et déterminent des mouvements d’opinion incontrôlables ».

« Ils participent  aux consultations électorales et possèdent ainsi des représentants au parlement capables d’exposer leurs objectifs, mais ils veulent surtout faire pression sur les grands partis … dès lors, ces 3 grands partis vont se livrer à une surenchère sur les positions de ces mouvements ».

Or, une période aussi animée (1961 – 1965) ne peut que susciter le mécontentement de certains électeurs. Nous allons maintenant tenter de répondre à la question posée précédemment : Pour qui vont voter, en 1965, les mécontents de l’action gouvernementale de la grande coalition ?

Les chiffres obtenus à partir des analyses du vote réalisées par Nicole DELRUELLE, René EVALENKO et William FRAEYS – Le Comportement Politique des Electeurs Belges, édition de l’Institut de Sociologie, 1970 – permettent de distinguer 2 types de mécontents.

1 – Les mécontents du résultat obtenu sur le plan linguistique – Ces mécontents ont transféré leur voix sur un parti linguistique :

Cantons Wallons – Listes Wallonnes: 0 % en 1961 et 3,5 % en 1965.
Cantons flamands – Listes Flamandes: 6 % en 1961 et 1,9 % en 1965. 

Les mécontents de la trop grande place occupée par les langues 

Le Parti Libéral, qui avait, dans l’opposition, adopté une position de détachement à l’égard de ce problème « un parti fidèle à la Belgique unitaire » recueille les voix de ceux qui réagissent contre l’invasion de la scène politique par la question des langues.Sur le plan national, les listes wallonnes ont, pour la première fois, 3 sièges (FDF, IFW, FWT), alors que les listes Volksunie gagnent 7 sièges pour obtenir un total de 12.

Cantons Wallons -Parti Libéral: 11,7 % en 1961 et 25,5 % en 1965.

Cantons Flamands -Parti Libéral:   11,6 % en 1961 et 16,6 % en 1965.

Les deux partis principaux, qui dominaient de loin la scène politique, se sont effondrés :

PSC (catholique) – 41,5 %  en 1961 et 34,4 %

(- 19 sièges) en 1965.

PSB (socialiste) – 36,7 % en 1961 et 28,2 %

(- 20 sièges) en 1965.

Le Parti Libéral recueillait, sur le plan national :

Parti Libéral  – 12,3 %en 1961 et    21,6 (+ 28 sièges) en 1965.

Le Parti Communiste, qui « était descendu à 3,1 % en 1961, est remonté à 4,6%.

Autriche:  Comportement électoral face à un gouvernement de grande coalition

L’électorat mécontent du gouvernement sortant se tourne vers une structure d’accueil, quelle qu’en soit la nature, quand les principales formations sont associées à la coalition gouvernementale.

Nous avons  rencontré une situation comparable en Autriche, lors des élections législatives de 1990, où l’électorat, mécontent de l’action gouvernementale, s’est tourné vers la formation qui était dans l’opposition. Contrairement à la Belgique, une seule possibilité se présentait à l’électeur autrichien mécontent du gouvernement : le Parti Libéral qui, aux élections précédentes, avait déjà franchi un pas en raison de son changement d’orientation idéologique.

L’élection de 1968

L’élection de 1968 surviendra au moment où se développe l’affaire de Louvain (qui est linguistique) et qui provoque la démission du gouvernement et la dissolution de l’Assemblée.

Les acteurs politiques ne sont plus les mêmes, mais l’électorat réagit de la même façon. Les 2 partis au gouvernement sont le PSC et le Parti Libéral (du 19 mars au 7 février 1968). Ces 2 partis perdent des voix. Le PSC continue sa descente :

PSC – 34,4 % en 1965 et 31,8 % en 1968.

Parti Libéral –  21,6 % en 1965 et 20,9 % n 1968.

Le Parti Libéral perd peu par rapport à sa forte augmentation de 1965 qui était de + 12,3 %. Le PSB, qui est dans l’opposition, reste au même niveau : 1965- 28,2 %, 1968 – 28 %.

Le « Tiers Parti » : la Protestation et l’Alternance

Les quatre pays étudiés précédemment ont fourni des exemples de votes de protestation, quand le désir d’alternance d’une part significative de l’électorat ne pouvait pas se réaliser, ou qu’une alternance se révélait inefficace ou insuffisante. Le quasi bipartisme autrichien laisserait supposer que le désir d’alternance de l’électorat se traduirait par un transfert de voix du parti au pouvoir vers le parti dans l’opposition. Or, deux éléments sont intervenus pour mettre à mal le schéma auquel on aurait pu s’attendre :

  1. L’élection à la présidence de la République de Kurt WALDHEIM et sa conséquence directe : l’élection de Jorg HAIDER à la tête du Parti libéral.
  2. Le gouvernement de grande coalition à partir de 1986, qui réunit 85 % des députés.

Situons ces deux événements dans le contexte gouvernemental

La situation gouvernementale

De 1945 à 1965, l’Autriche a été gouvernée par une coalition comprenant les deux partis principaux, le Chancelier étant Démocrate Chrétien. Ce gouvernement « d’éléphants » (proporz) était justifié par la présence de l’armée rouge, qui a occupé une partie du territoire jusqu’au 27 juillet 1955. Il s’agissait de présenter un front uni d  ans une situation incertaine et dangereuse. En 1955, aucun parti n’ayant la majorité absolue en sièges, la grande coalition fut reconduite jusqu’à ce que le Parti Démocrate Chrétien obtienne cette majorité en 1966. Le Parti Démocrate Chrétien forme alors un gouvernement majoritaire homogène et le Parti Socialiste rejoint le Parti Libéral dans l’opposition.

L’alternance a lieu après les élections de 1970, où le Parti Socialiste dépasse le Parti Démocrate Chrétien, mais en n’obtenant qu’une majorité relative. Le Parti Socialiste forme alors un gouvernement minoritaire homogène avec le soutien parlementaire du Parti Libéral jusqu’aux élections de 1971 où il obtient la majorité absolue en sièges et forme un gouvernement majoritaire homogène.

Le gouvernement majoritaire homogène socialiste dure jusqu’aux élections de 1983, où la perte de la majorité absolue (mais il conserve la majorité relative) lui fait constituer un gouvernement de coalition avec les Libéraux. C’est pendant cette période qu’est intervenue l’élection présidentielle.

L’élection présidentielle et ses conséquences

Kurt WALDHEIM, ancien secrétaire général de l’ONU de 1971 à 1981) était le candidat idéal pour le Parti Démocrate Chrétien. Or, en mars 1986, une campagne de presse lancée à partir des Etats Unis par le Congrès Juif Mondial fait état de l’appartenance, avant la guerre, de K. Waldheim à un club équestre nazi et de sa présence, en Grèce, de 1942 à 1944, dans une unité de l’armée allemande qui aurait participé à des atrocités.

La campagne pour ou contre WALDHEIM prit une vigueur inattendue, et une partie considérable se rangea du côté de Waldheim contre ce qu’elle considérait comme une intervention étrangère. Il est bon de ne pas oublier que l’affaire WALDHEIM avait été précédée, pendant l’été 1984, par une autre attaque venant des Etats Unis. Le « wall street Journal » avait accusé l’Autriche d’effectuer des transferts de haute technicité vers l’Est. La réaction de la presse autrichienne avait été immédiate et unanime. (F. KREISSER, dans les pays d’Europe Occidentale, 1983-84, page 167).

Kurt WALDHEIM fut élu le 8 juin 1986 avec 53,9 % des voix (au premier tour, il avait obtenu 49,6 % des voix, le 4 mai). Devant l’élection d’un Démocrate Chrétien à la présidence de la République, le chancelier socialiste Fred SINOWATZ se crut obligé de démissionner. Il fut remplacé par un autre socialiste Franz VRANITZKI (l’ancien Ministre des Finances), qui forma un gouvernement de coalition comparable au précédent avec les Libéraux.

Le 13 septembre 1986, au congrès du Parti Libéral, l’ancien président STEGER, garant du cap libéral de ce parti est battu par Jong HAIDER, représentant la tendance néo-fasciste, qui était devenue dominante dans la période d’avant guerre. Le Chancelier socialiste VRANITZKI dénonce la coalition gouvernementale avec le Parti Libéral (qui ne l’était plus) deux jours après l’élection de HAIDER et procède à la dissolution de la Chambre.

Aux élections législatives du 23 novembre 1986, il est apparu que la campagne de l’élection WALDHEIM avait permis à l’extrême droite de se retrouver, non pas au sein du Parti Démocrate Chrétien,  mais dans le Parti Libéral, qui venait d’élire à sa tête Jorg HAIDER, préconisant dans sa province (la Carinthie) la ségrégation scolaire de la minorité slovène.

Quelques années plus tard, Félix Kreisler reproduit les propos d’un instituteur d’Oberwart (après un attentat dans lequel les victimes étaient toutes de la communauté des Sinti et Roma), qui donne une définition de l’effet « Haider » : « Haider n’a peut-être pas directement fomenté les attentats racistes, mais il en a préparé le terreau avec des discours nationalistes. Avant, on n’aurait pas osé dire certaines choses, Haider a libéré les pensées les moins avouables … » Ibd. Page 164, citant article dans le journal Libération du 14 février 1995. En général, Haider tient le même langage que celui des initiateurs des partis de protestation populistes « les vieux partis sont fatigués, incapables, corrompus, représentants d’un système qu’il faut abolir » Félix Kreisler « L’Autriche en 1995 » dans la Documentation Française, 1995, page 163. Il souhaite l’arrivée d’une III ème République.

L’élection législative a été la prolongation de l’élection présidentielle. Le Parti ex-libéral passe de 5 % des voix à 9,7 %. D’autre part, les écologistes réunissent 4,8 % des voix (deux listes s’étaient présentées en 1983, obtenant 1,9 % et 1,4 % des voix).

Au lieu d’accorder une majorité absolue en sièges au Parti Socialiste, l’élection lui fait perdre : 47,7 – 43,1 = 4,6 % des voix. Le Parti Démocrate Chrétien, lui aussi, perd : 43,2 – 41,3 = 1,9 % des voix.

L’élection présidentielle avait permis à l’extrême droite antisémite de s’exprimer ouvertement, étant donné qu’il défendait la patrie contre une attaque venant de l’étranger.

La formation d’un gouvernement devenait difficile, car les socialistes, qui n’avaient qu’une majorité relative, ne pouvaient plus faire appel au soutien libéral en cas de constitution d’un gouvernement homogène minoritaire. La seule solution était la reprise de la « proporz », gouvernement de grande coalition entre le Parti Socialiste et les Démocrates Chrétiens. Cette solution fut proposée par le Président WALDHEIM et réalisée par Franz VRANITZKY.

Les gouvernements de 1986 à 1996

Dates Chef du gouvernement Parti politique à la tête Partis de la coalition et nombre de députés

 

16-6-86 au 20-01-87 Vranitzky S.P.O. S.P.O. 90 – F.P.O.

12

 

21-01-87 au 16-12-90 Vranitzky S.P.O. S.P.O. 80 – O.V.P. 77
17-12-90 au 29-11-94 Vranitzky S.P.O. S.P.O. 80 – O.V.P. 60

43,7 % – 32,8 % suffrages

30-11-94 au 11-3-96 Vranitzky S.P.O. S.P.O. 65 – O.V.P. 52
12-3-96 Vranitzky S.P.O. S.P.O. 71 – O.V.P. 40

L’élection législative suivante, 1990, a permis au Parti Socialiste de conserver sa majorité relative ( il perd 0,1 % des voix, mais le Parti Démocrate Chrétien a perdu 7,2 % des voix au détriment du Parti Libéral qui obtient 16,6 % des voix, les écologistes se maintenant à 4,5 %).

En février 1993, se produit une scission au F.P.O. sur la question de l’immigration et son opposition à l’Union Européenne. Heide Schmidt, vice président du F.P.O., part et crée le Forum Libéral. En janvier 1993, se tient un referendum contre l’immigration organisé par le F.P.O. Les 416 531 signatures ont été considérées comme un échec, étant donné que le F.P.O. espérait 1.000.000 puis 700.000 signatures, ceci représentant 53 % de son vote, en 1990.

En 1992, les modifications de la loi électorales avaient introduit un seuil de 4 % pour obtenir des sièges ( Volfgang C. MULLER « Austria » dans Political Data Yearbook 1994 du European Journal of Political Research. Volume 26, décembre 1994). Lors de l’élection de 1994, les deux partis au gouvernement perdent un soutien significatif de leur électorat : le S.P.O. perd 7,8 % des suffrages, et le parti Démocrate Chrétien 4,4 %, alors que le Parti Libéral atteint le résultat considérable de 22,5 % des suffrages. Mais l’élection de 1994 se distingue aussi par la montée des écologistes qui passent de 4,8 % à 7,3 % des suffrages et par l’arrivée sur la scène électorale des Libéraux, anti-Haider, qui obtiennent 6 % des suffrages.

Comment expliquer l’ampleur de la montée du Parti Libéral (devenu d’extrême droite) ? Il est certain que la campagne contre WALDHEIM venant de l’étranger, et de surcroît, du Congrès Juif Mondial a permis à tous ceux ayant quelques traces d’antisémitisme de se manifester au grand jour, en ayant la bonne conscience de celui qui défend sa patrie. L’élection d’un quasi fasciste (HAIDER) à la tête du Parti Libéral a donc indiqué ce parti comme le porte parole naturel de ce courant d’extrême droite.

Comment voter contre un gouvernement de grande coalition ?

Un autre facteur est venu encourager cette tendance extrémiste. Le gouvernement est composé, depuis 1986, des deux partis qui occupent 85 % des sièges au parlement (comme l’indique avec fierté le Chancelier VRANITZKY dans son discours du 28 janvier 1987). Cela peut paraître un avantage en ce qu’il représente un cas de consensus au niveau des deux plus grands partis, mais il présente aussi une autre caractéristique sur le terrain électoral : Pour qui va voter l’électeur qui est mécontent du gouvernement ?

Le Parti Libéral apparaît maintenant non seulement comme un parti d’extrême droite mais aussi comme le seul parti réellement politique en opposition au gouvernement (les écologistes étant considérés comme représentant une opposition moins politisée). Le noyau d’extrême droite du Parti Libéral, très actif sous la direction de son chef HAIDER, sert alors d’accueil pour tous les mécontents, ceux qui en veulent au gouvernement mais n’ont pas d’idées précises sur le terrain idéologique.

Cette disparition des deux grands partis modérés de l’opposition ne peut que favoriser le Parti Libéral (maintenant d’extrême droite) et a vu le jour avant même l’élection de 1986 (élection législative), où le Parti Socialiste, pendant la campagne électorale, par la bouche du chancelier sortant, annonçait la possibilité d’une grande coalition, si le parti n’obtenait pas la majorité absolue des sièges.

Cette montée électorale du Parti Libéral ne se limite pas aux élections législatives, elle imprègne la vie politique autrichienne et remet en cause la stabilité électorale que connaissait l’Autriche d’après guerre. Le résultat des élections non essentielles récentes en sont la démonstration.

(Kreissler- l’Europe Occidentale, Documentation Française, 1990, pages 156 et 161).

Vote pour le Parti Libéral Elections non-essentielles

Elections à la diète

 

% des voix

1984

% des voix

mars 1989

Carinthie 15,9 %  

29 %

 

Tyrol 6 % 15,5 %
Salzbourg 8,7 % 16,3 %
Elections municipales 1983 sept. 1989
Innsbruck 2,5 % 13,1 %
Elections à la diète 1984 sept. 1989
Voralberg

 

10,5 % 16,1 %

Conclusion concernant l’ascension électorale du Parti Libéral

La modification dans la nature même du Parti Libéral et dans son ascension électorale reposent sur les facteurs suivants :

  • La campagne menée à partir de l’étranger contre la candidature de Kurt WALDHEIM à la présidence de la République a permis à l’antisémitisme de réapparaître sous un jour qui donnait bonne conscience : celui du soutien donné à la patrie.
  • La minorité d’extrême droite au sein du Parti Libéral a rallié les incertains et a obtenu l’élection d’un président de cette tendance, modifiant ainsi l’orientation idéologique de ce parti.
  • Le gouvernement de grande coalition (d’éléphants) qui rassemble 85 % des députés ne peut être contesté par l’électorat qu’en votant pour le Parti Libéral. Il faut noter que, dans une démocratie, en situation normale de fonctionnement (ce qui n’était pas le cas pour la première période de gouvernement de grande coalition), un équilibre tend à se dessiner entre le pouvoir gouvernemental et son opposition. Ceci ne peut que favoriser l’essor du Parti (anciennement Libéral).

 

 

 

 

Emmanuel Macron’s Chief of Staff Is Accused of Influence Peddling

Alexis Kohler, 45, chief of staff to President Emmanuel Macron of France, had previously worked for him at the Economy Ministry.CreditPhilippe Wojazer/Reuters

By Elian Peltier

  • June 4, 2018

PARIS — France’s top financial prosecutor opened a preliminary investigation on Monday into whether President Emmanuel Macron’s chief of staff had breached conflict-of-interest rules in previous positions, the first accusation of corruption against the president’s inner circle since he took office a year ago.

The chief of staff, Alexis Kohler, 45, has been described by the newspaper Le Monde as a member of the “trio that rules France,” alongside Mr. Macron and his special adviser, Ismaël Emelien. The inquiry follows a complaint filed by the anticorruption group Anticor, which accused Mr. Kohler of influence peddling and of breaking conflict-of-interest rules.

The prosecutor’s office said it had opened an inquiry after news reports detailed the “conditions and circumstances” under which Mr. Kohler dealt with cases involving an Italian-Swiss shipping and cruise firm, the Mediterranean Shipping Company, while he was at the agency that handles state holdings and at the Economy Ministry. He went on to join the Mediterranean Shipping Company, or M.S.C., as financial director in 2016.

The complaint stemmed from findings of the investigative website Mediapart, which revealed last month that Mr. Kohler was related to the owners of M.S.C.: His mother is a cousin of Rafaela Aponte, who co-founded the company with her husband, Gianluigi, in 1970.

A spokesman for Mr. Macron said on Monday that Mr. Kohler would cooperate with the inquiry, but a statement the president’s office sent to Agence France-Presse said that the Anticor complaint relied on “unfounded suspicions” and “serious factual errors” from news articles.

“Alexis Kohler has always kept his superiors informed of his personal ties with the M.S.C. company,” the statement said.

Mr. Kohler worked from 2008 to 2012 at the agency that manages the state’s holdings in dozens of companies, including Air France-KLM, Renault and Orange. He specialized in the transportation sector and sat on the board of STX, the owner of the shipyard in the western French city of St.-Nazaire where M.S.C. vessels were assembled.

Le Monde reported that the lawsuit filed by Anticor, which the newspaper said it had viewed, stated that “Alexis Kohler couldn’t have ignored that there was a conflict of interest in representing the French state” while on the board of STX, at a time when “his family was the owner of one its main clients.”

The Élysée denied the accusations to The Times on Monday, saying of M.S.C. that Mr. Kohler had “systematically recused himself from all the decisions about this company,” whether at the holdings agency, at the Economy Ministry or in his current role as Mr. Macron’s chief of staff.

Yet Mediapart says that in 2014, a public ethics committee that monitors civil servants blocked Mr. Kohler from joining M.S.C., the world’s second-largest shipping company in terms of container capacity, because he had been involved in negotiations about the purchase of a liner by M.S.C. while he was on the STX board.

Mr. Kohler became Mr. Macron’s chief of staff when Mr. Macron was appointed economy minister in August 2014. When Mr. Macron stepped down from that post two years later, Mr. Kohler asked to leave the ministry, and he joined M.S.C. months later, according to the Mediapart investigation.

French law allows civil servants to work for private companies for a limited number of years before returning to public administration.

While at M.S.C., Mr. Kohler helped Mr. Macron with his 2017 presidential campaign, according to reports published in the French news media. He was appointed chief of staff in May 2017.

Le secrétaire général de l’Élysée visé par une enquête du parquet national financier

Alexis Kohler, bras droit d’Emmanuel Macrona-t-il favorisé l’entreprise de ses cousins? 

C’est l’une des questions que pose l’association Anticor, qui a déposé plainte vendredi dernier auprès du parquet national financier (PNF). Ce dernier a annoncé ce lundi qu’il avait ouvert une enquête préliminaire, indépendamment de la plainte d’Anticor. Fondée en 2002, cette association, notamment spécialisée dans la lutte contre la corruption et la fraude fiscale, s’est fait connaître en déposant des plaintes qui ont eu pour certaines un fort retentissement médiatique. En janvier dernier, elle a obtenu, par exemple, la relance de l’enquête pour «prise illégale d’intérêts» visant le chef de file des députés LREM Richard Ferrand et la condamnation du patron de Radio France Mathieu Gallet pour favoritisme.

Cette fois-ci, s’appuyant sur un long article de Mediapart publié début mai, l’association, parfois contestée, a décidé de poursuivre l’actuel secrétaire général de l’Élysée pour «prise illégale d’intérêts» et «trafic d’influence». Anticor reproche à Alexis Kohler ses liens étroits avec l’armateur italo-suisse MSC (Mediterranean Shipping Company), numéro deux mondial du fret maritime et client important de STX France, les chantiers navals français de Saint-Nazaire, alors qu’il occupait notamment des postes clés au ministère de l’Économie, qui gérait ce dossier.

Un «conflit d’intérêts»,

Dans sa plainte, que Le Figaro a pu consulter, Anticor reproche au haut fonctionnaire, lorsqu’il travaillait au début des années 2010 à l’Agence des participations de l’État (APE), d’avoir accepté de siéger comme représentant de l’État au conseil d’administration de STX France «alors même que sa famille était propriétaire de l’un de ses qjour, Mediapart révélait qu’Alexis Kohler, énarque et diplômé de l’Essec, était cousin du fondateur et principal actionnaire de cette entreprise. De fait, «il ne pouvait ignorer qu’il existait un conflit d’intérêts», écrit l’association.

Une situation qui a perduré, toujours selon Anticor, jusqu’en 2016, puisqu’il a dans un second temps accepté d’être directeur adjoint du cabinet de Pierre Moscovici (2012-2014) puis le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron (2014-2016). L’association est convaincue que cet Alsacien de 45 ans a continué durant cette période à «traiter des dossiers concernant les intérêts croisés des deux sociétés», MSC et STX France. «Un mélange des genres» qu’Anticor dénonce auprès du Figaro par la voix de son avocat. «Rien que cette situation est un élément à charge qui nous plonge dans le doute et le soupçon», commente Me Jean-Baptiste Soufron. «Alexis Kohler a-t-il favorisé l’entreprise de ses cousins? Est-ce qu’elle a obtenu des avantages financiers auprès de son seul fournisseur? On ne devrait pas avoir à se poser ces questions. Maintenant, c’est à Monsieur Kohler de démontrer qu’il n’y a pas eu conflit d’intérêts».

Un temps à Bercy, un temps salarié de MSC

Pour démontrer les liens qui unissent le haut fonctionnaire à la société italo-suisse, l’association Anticor relève par ailleurs qu’Alexis Kohler a souhaité par deux fois rejoindre la société familiale MSC lorsqu’il n’était plus en fonction à Bercy. Une première fois en 2014, sans succès. La commission de déontologie, instance chargée de contrôler le départ des agents publics dans le secteur privé, avait refusé qu’il parte pour l’entreprise italo-suisse. «Pourquoi cette commission a-t-elle émis un avis négatif?, interroge aujourd’hui l’avocat d’Anticor. Elle est pourtant généralement très favorable au passage du public vers le privé».

En 2016, Alexis Kohler tente une seconde fois de rejoindre MSC. Cette fois-ci, la commission accepte, Emmanuel Macron s’étant porté garant de son plus proche collaborateur, affirme Mediapart . Ce dernier devient alors directeur financier de MSC Croisières. Il occupe ce poste d’août 2016 à mai 2017 et suit de près la campagne d’Emmanuel Macron, avant d’être nommé secrétaire général de la Présidence. Problème, selon Anticor, le haut fonctionnaire serait «intervenu» auprès de l’État, mais cette fois-ci, au nom de la société MSC dont il était devenu salarié. Il aurait participé en mars 2017 – en pleine campagne présidentielle – à une réunion sur la reprise de STX France, alors menacé de faillite. Finalement, STX France avait fusionné avec son concurrent italien, Fincantieri, et MSC n’était pas monté au capital du groupe comme il le souhaitait. «De MSC dans le capital, il n’est pas question, assure aujourd’hui Bercy dans les colonnes du Monde . Monsieur Kohler a peut-être soutenu cette solution quand il travaillait chez MSC, mais rien de tout cela n’est advenu alors qu’il est aujourd’hui bras droit de Monsieur Macron.»

Une enquête préliminaire pour faire des vérifications

Interrogé début mai par Mediapart, Alexis Kohler avait déclaré qu’il avait «toujours informé sa hiérarchie des situations dans lesquelles il aurait pu se trouver en conflit d’intérêts» et «s’est toujours déporté pour éviter lesdites situations». «C’est Julien Denormandie [l’actuel secrétaire d’État auprès du ministre de la cohésion des territoires, qui fut lui aussi conseiller auprès de Pierre Moscovici puis d’Emmanuel Macron] qui s’occupait de ces sujets», se défend encore l’Élysée auprès du Monde .

Lundi matin, le parquet national financier (PNF) a annoncé qu’il avait ouvert, «à la suite de la publication de plusieurs articles de presse», une enquête préliminaire, sans dire depuis combien de temps. «Il s’agit de vérifier que les règles auxquelles sont soumis les fonctionnaires qui passent du public au privé ont bien été respectées», explique-t-on au PNF, qui dit ne pas avoir reçu la plainte déposée par Anticor. Ces investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance économique de la préfecture de police de Paris.

«Des soupçons totalement infondés», selon Alexis Kohler

Dans la foulée, l’Élysée a indiqué que son secrétaire général Alexis Kohler avait «pris note» de cette plainte et qu’il se tenait prêt à communiquer «au parquet l’ensemble des documents prouvant sa conduite respectueuse du droit dans toutes les circonstances de son parcours professionnel et mettra ainsi un terme à bref délai aux soupçons totalement infondés jetés sur lui à l’évidence en raison de ses fonctions de secrétaire général de l’Élysée».

Avant cela, Christophe Castaner avait refusé de parler d’«affaire» Alexis Kohler. «Je ne qualifie pas d’“affaire” le fait qu’une structure, Anticor, qui est habituée à cela, multiplie les initiatives et les perde souvent», a estimé sur Public Sénat le délégué général de la République en Marche. Il a toutefois jugé «normal» que l’association «puisse saisir la justice si elle a un doute».

 

Alexis Kohler, le deuxième cerveau d’Emmanuel Macron

 

  • MisIl y a rarement de notes, de fiche ou de dossier devant lui lorsqu’il reçoit. Alexis Kohler n’en a de toute façon pas besoin, il a tout en tête, jusque dans les moindres détails. En moins d’une minute, le secrétaire général de l’Élysée peut ainsi passer sans ciller de la description minutieuse d’une grenade artisanale retrouvée au fin fond de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à un exposé technique sur le point d’indice des fonctionnaires. La minute suivante, il peut disserter sans fin de la fiscalité locale, de la mécanique du SMIC, de l’audiovisuel public ou de n’importe quel autre sujet, pourvu qu’il soit dans le radar de l’Élysée.

À lui tout seul, Alexis Kohler, visé aujourd’hui par une enquête du parquet national financier sur des soupçons de conflit d’intérêts, est la tour de contrôle du quinquennat d’Emmanuel Macron. L’homme qui fait décoller les réformes et qui les fait atterrir, c’est lui. En ce moment, il a trois dossiers en approche: la SNCF, Parcoursup et Notre-Dames-des-Landes. «Une fois que ces sujets seront clos de manière apaisée, c’est-à-dire sans que personne n’ait le sentiment d’être un très grand gagnant ou un très grand perdant, nous disposerons alors d’un capital politique fort pour aborder le second semestre», explique-t-on dans l’entourage d’Alexis Kohler. Car oui, Alexis Kohler a lui aussi un entourage. C’est facile, c’est le même que celui d’Emmanuel Macron. Voilà sans doute l’une des clés du fonctionnement de l’Élysée: le président de la République et son secrétaire général sont en symbiose totale. Quand le premier coupe des oignons, c’est le second qui pleure. La légende raconte même qu’Emmanuel Macron aurait un jour assuré qu’Alexis Kohler était la seule personne de sa connaissance à disposer d’un cerveau plus rapide que le sien. Un tandem cérébral qui alimente les procès en concentration du pouvoir à la tête de l’État.

 

le technicien dee l’ombre

«Le premier cercle de Macron c’est Kohler, point. Il n’y a personne d’autre», fulmine une figure de la droite. Une situation que l’on commence même à admettre chez les très rares personnalités de la macronie invitées tous les mois à l’Élysée pour échanger sur la situation politique ou les dossiers en cours. D’ailleurs, lors de ce rendez-vous ultra-confidentiel d’où rien n’est censé sortir, Alexis Kohler est toujours présent, assis à la droite d’Emmanuel Macron à prendre des notes, mais sans jamais prendre la parole. Ce n’est pas son rôle dans ce cénacle. Lui reçoit les données, les trie, les organise, hiérarchise les priorités, analyse les dossiers, cherche les solutions. Un mode de fonctionnement en forme d’aboutissement, un peu comme si Alexis Kohler était ce que le système de formation français peut produire de plus pur. Science Po, Essec, Ena, direction générale du Trésor, Agence des participations de l’État (ce qui lui vaut aujourd’hui d’être mis en cause), directeur de cabinet du ministre de l’économie Pierre Moscovici sous François Hollande puis d’Emmanuel Macron. C’est d’ailleurs là que les deux hommes se sont rencontrés et rapprochés.

Au-delà de sa maîtrise technique des dossiers, Alexis Kohler a aussi une bonne vision des pièces et règles du jeu politique. Mais comme Emmanuel Macron, il ne parle que rarement de tactique ou de stratégie. Tout juste consent-il parfois à livrer un commentaire, avec toutefois l’assurance que la paternité des propos ne lui sera pas attribuée. Haut fonctionnaire il est, haut fonctionnaire il entend rester. Technicien de l’ombre dont la seule apparition publique autorisée consiste à se planter sur le perron de l’Élysée pour annoncer la liste du gouvernement. Il ne s’est livré qu’une fois à l’exercice et ne l’a que modérément apprécié. C’était après la victoire d’Emmanuel Macron en 2017 pour l’annonce de son premier gouvernement. Guindé devant son micro, butant parfois sur les mots et les noms, Alexis Kohler s’est fait ce jour-là une bonne montée de stress. «Et c’est sans doute pour ça qu’il n’y aura pas de remaniement, parce qu’il ne veut pas y retourner», plaisantait-on alors dans son entourage. Avec l’ouverture d’une enquête du parquet national financier, le voici toutefois à nouveau dans la lumière. À son corps défendant.

Italy: The Latest Casualty of Proportional Representation

http://www.bbc.com

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

This article is an answer to proffessor Anthony PANTELIS, Faculty of Law, National University of Athens.

When we analyze elections we have to keep in mind that citizens adapt their vote to the electoral system. The rosato law has to be done away with.  Citizens are not fools and when they vote they not only give their opinion on the candidates and the political party but they also are aware of the law: is it simple and logical?

The first electoral laws  that were put in place by Italy after the reunification of the country were two-tound majoritarian.  It was only after the First World War that proportional representation was introduced. If one looks only at the European examples of the consequences of proportional repesentation, meaning no clear majorities, cronic instability as coalition builing takes a long time and rarely lasts the full term, it is clar that prortional systems do not resist crisies.  The German Republic of Weimar is the most tragic example of the dangers of proportional representation.

The actual Rosato law is not workable.  Too complicated and it is as if the author had forgotten that citizens are not numbers.

As opposed to this unworkable system, you have majority, plurality one-member constituencies, one-round or first-past-th-post.  One has to just look at real countires with real voters instead of numbers.  The United States has held elections since 1789 and the Republican Party will survive President Trump as it has done in the past.  Since 1789 the two-party system has seen other bad presidents, and it is still there.

The German mixed system is not to be copied because whether it is the far-left Die Linke not so long ago or the far right (Alternative for Germany) now, the Bundestag has been destabilieed, and the government is a coalition left – righ, both of which are normally in opposition to each other, in particular for the voter.  Never forget the voter.

Italy is an important member-country of the European Union and the Euro zone.  The conseuences of tthe Rosato law is that two anti Euoropean parties have been elected and have formed a coaltion which can have idisastrous consequences on a the political and economic outlook of not only Italy.  And holding a new election using th same law will not change anything.

FINANCIAL TIMES: Life in Emanuel Macron’s inner circle

Thomas Wieder on Twitter: «  »Macron, roi et control freak – ça peut mal se passer », titre aujourd’hui la Süddeutsche Zeitung https://t.co/zwbRmlp2WV »

Anne-Sylvaine Chassany in Paris MAY 3, 2018

Something was bugging the French president — a small line in a draft bill about Romanian physiotherapists. The paragraph that caught Emmanuel Macron’s eyes a few months ago stated that a lack of response from the French regulator would mean the rejection of any foreign practitioner’s application to settle and work in France. Macron knew the inertia of the government all too well. The clause could become a protectionist tool that would go against his Europhile principles. So he requested further technical assessment. Civil servants were stunned. “We don’t expect that level of detail from a president,” one said. Such attention to minutiae lies at the heart of a presidency that has emerged as one of the most centralised and technocratic in French postwar history. From his corner office overlooking the gardens of the Elysée Palace, the youngest French leader since Napoleon is running a tight operation designed to exert maximum control over his government, parliamentary majority and party. Surrounded by a handful of trusted aides and dozens of millennial, mostly male, staffers, Macron is rolling out his economic plan, overseeing every element of its execution, shaping France’s diplomacy and concocting minutely choreographed communications coups. Rarely in the history of the French republic have decisions lain in the hands of so few — or so young. Since his election in May last year, this concentration of power, compounded by a weakened political opposition and docile parliamentarians, has enabled Macron, 40, to push through contentious pro-business reforms at a rapid pace. As populist voices elsewhere grow ever louder, his reformist zeal, liberal activism and Gaullist pomp have changed France’s image abroad — from the sick man of Europe to a refuge for entrepreneurs. “It’s a power that places efficiency at its heart,” says Virginie Martin, a political scientist at France’s Kedge Business School, of Macron’s approach to government. “It makes its own way, runs the state as a company and, for better or worse, has swept away debate from French political life.” In a recent speech, Macron said: “One must be very free to dare be paradoxical and one must be paradoxical to be truly free” — and his self-proclaimed “ Jupiterian ” style fits neatly into this category. During the campaign, he appealed to voters on both the left and right by praising the “bottom-up” approach of technology start-ups, lashing out at the ossified political class and establishing a grassroots movement, En Marche. Today, though, even his earliest supporters are scratching their heads. Gilles Le Gendre, an En Marche MP, says: “Macron’s vertical governing style is incompatible with his promise of democratic renewal, which is by definition horizontal.” When the youthful technocrat with a gap-toothed smile threw his hat into the ring in November 2016, reaching the presidency was a long shot. Macron had entered politics two years before, when François Hollande, the Socialist president, appointed him as economy minister. Until then, he was an adviser at the Elysée and not much differentiated him from other bright civil servants. Born to middle-class parents in Amiens, a northern town hit by deindustrialisation, he attended Sciences Po and ENA — the elite university gateways to the Parisian establishment, while also studying philosophy on the side. He spent three years as an investment banker at Rothschild, where he developed a network of corporate allies, a taste for bespoke suits, globish financial jargon and a habit of working round the clock — features he has since transposed to the Elysée. Macron at a campaign rally in Paris, April 17 2017 © Getty As a minister, Macron caused controversy by taking swipes at sacred socialist cows including the 35-hour work week, and by fighting the Socialist majority to extend Sunday trading. His marriage to Brigitte, his former high-school drama teacher and 24 years his senior, became tabloid fodder. But extraordinary circumstances during the presidential campaign, including a financial scandal that ensnared François Fillon, the frontrunner, helped his cause. The political rookie qualified for the run-off round of the election with 24 per cent of the vote. Two weeks later, he defeated the far-right candidate, Marine Le Pen, by rallying mainstream voters. “I am the product of a form of brutality of history, I broke in because France was unhappy and worried,” he told the press in February. Macron declined to be interviewed for this article but, according to multiple senior aides, government officials, former campaign staff, parliamentarians and friends interviewed by the FT, he arrived at the Elysée with both a plan and a method of executing it. He is determined to liberalise France’s economic model, restore its international standing and profit from a globalised economy undergoing rapid technological change. His approach: a blitzkrieg of legislation. “A sense of urgency dictates the need to carry out reforms in all directions simultaneously and very fast,” says one senior presidential adviser who warns that voters should not expect the pace to slow down even if that means eating away political capital. “Taboos won’t stop us.” Macron’s election is like Hiroshima year zero. A nuclear bomb fell on French politics and we’re still standing in the rubble Laurent Bigorgne, head of think-tank Institut Montaigne At stake is whether Macron will succeed in relegitimising the postwar liberal consensus in the eurozone’s second-largest economy and, by extension, help contain the populist onslaught on the EU. Surveys suggest most voters back his reforms. Yet his overall approval ratings have fallen below 50 per cent this year. A poll released for the first anniversary of his election showed that Le Pen and far-left candidate Jean-Luc Mélenchon would each get about the same share of the vote as in last year’s presidential polls. The president siphoned off wealthy, urban and highly educated voters from mainstream parties with a platform intended to redraw political faultlines. But it’s still unclear whether he will be able to lure the working class away from the extremes. “Macron’s election is like Hiroshima year zero,” says Laurent Bigorgne, head of Paris-based think-tank Institut Montaigne, who helped set up En Marche. “A nuclear bomb has fallen on French politics and we’re still standing in the rubble.” The president’s style of governing is forceful and decisive, quick to combat dissent. This was demonstrated when, two months after the explosive 2017 election, top business executives gathered in Aix-en-Provence. A few days earlier, Prime Minister Edouard Philippe had suggested in parliament that Macron’s planned tax breaks for investors and businesses would have to be delayed in order to reduce the French deficit. Finance minister Bruno Le Maire, who — like Philippe — had defected from the centre-right Republican party to join Macron, openly criticised the delay, according to a member of the government. He pushed for slashing the wealth tax even if it meant widening the deficit and causing yet another row with Brussels, according to finance ministry officials. “We can perfectly reduce public spending . . . and at the same time cut taxes,” he told reporters in Aix-en-Provence. Philippe and Le Maire were summoned to the Elysée the following morning, where Macron was waiting with Elysée secretary-general Alexis Kohler, his trusted number two. According to people who were there, Macron laid down the law, telling the men that all his promised tax breaks would have to be passed in 2017 while the country would also meet the EU deficit rules. He also told them to stop blathering in the press. The Macron circle, from left: Alexis Kohler, Elysée secretary-general; Ismaël Emelien, special adviser; Stanislas Guerini, En Marche MP © Getty “That was gutsy. No one knew if growth would be sustained enough to make it work,” says budget minister Gérald Darmanin, who was also in attendance. “But the president was right. Delaying would have had a negative impact on [business] confidence. Fulfilling the pledges had a positive one. It was a good political lesson for me.” Last year, France’s deficit fell below the 3 per cent EU limit for the first time in a decade. The Macron-Kohler double act is an important part of how the president does business: through a number of powerful lieutenants. “Every time we see the president, Alexis Kohler is there,” says a ministerial aide. An ENA graduate like the president, Kohler is sometimes described as his twin brother and it is his job to execute the presidential programme. Many see him as the effective boss of Bercy, France’s mighty finance ministry. Kohler keeps a firm grip over the administration, which he knows inside out and where he can make or break careers. Over 50 advisers report to him, a dozen of whom are shared with Philippe and attend all meetings arranged by the PM. Looking guarded in a grey suit, Kohler tells the FT that this set-up is intended to avoid divergences of views. His role, he says in a soft, cautious voice, is “to deliver” and “make sure we do what we said we would do” — a mantra repeated over and over in Macronist circles. “In France, people had gotten used to leaders who would start their term with an audit and end up changing their plans six months later,” he adds. Only the Green Room — named for its olive tablecloth and curtains — stands between Kohler’s corner office and that of the president. He says the appointment of specialists, rather than politicians, to some of the most important ministerial jobs — labour, education, justice, health — has brought “legitimacy” and “efficiency” to their reforms. It has also brought loyalty to the president: during weekly meetings, officials say that Macron likes to challenge these government novices who owe him their jobs. They must also send their speeches and interviews to both the Elysée and the PM’s office for review. While the French press typically allows political interviewees to check their quotes pre-publication (not a practice generally accepted in the UK), Les Echos, France’s largest business newspaper, recently refused to publish an interview with the minister of transport, because it had been rewritten beyond recognition. In previous governments, the number of advisers hired by ministers had swollen into the dozens — typically because they wanted to keep their personal political ambitions close to their chests. Macron and Kohler decided to limit the number to 10. “Like in any large corporation, we decided to cut down the thick layers,” Kohler explains. “We want to empower the administration. Either you trust them and you use them, or you don’t trust them and you change them.” Macron expects similar loyalty from MPs, most of whom are first-timers, and from the party, now rebranded La République en Marche — republic on the move. “We created a very clear and coherent political platform and a structure to help it win,” a senior presidential adviser says. Old mainstream parties including the Socialists, who were decimated in the last election, started to break away from their leaders because of “disagreements, different currents”. “There’s none of that at En Marche,” he says. © Anthony Gerace A close aide says Macron, who sleeps four hours a night, “had always had a tendency to control everything.” Other officials insist such authority is necessary at the beginning of the presidency. “One needs to be Caesarist or Bonapartist, then you can let go a little at a later stage,” says a ministerial aide close to the president. Macron himself recently told literary magazine New French Review: “I own the choices that are made, I hate the habit of explaining the rationale of a decision: there’s a time for deliberation and a time for decision. They cannot mix.” “[Under Hollande] we were running all day long to stay in the loop,” recalls a former Elysée aide who worked with Macron then. “We were in constant crisis mode, fixing things at the last minute.” Ministers competed against each other and double-crossed the PM. “Decisions would be overturned, and overturned again,” says another aide. “The worm was in the apple from the beginning.” Yet there are downsides to Macron’s methods. Staff describe his style of leadership as one that has become so paranoid about rebellion that it exerts excessive pressure and quashes debate. Short-staffed and sleep-deprived advisers struggle to compensate for their ministers’ inexperience. An official in one ministry says the centralised organisation “tends to create bottlenecks at the Elysée”. When Kohler does make a decision, few dare to appeal it even if they think it is wrong. Political game-playing is now frowned upon partly because Macron would not have reached power without it. “We’re best placed to know how quickly the balance of power can shift,” a government adviser says. In 2014, Macron resigned from his job as economic adviser to Hollande because he had been refused a promotion. A few weeks later, he was offered the economy ministry but he soon grew impatient and began plotting a presidential bid. Former president François Hollande with Macron in July 2015 © Getty One Saturday in December 2015, he invited a dozen of his closest advisers for lunch in his apartment, where they discussed possible movement names. En Marche was most praised, according to a person who attended. When the party was launched four months later, Macron assured Hollande that it was meant to help his re-election. After his first political rally in July in Paris, he insisted he had no intention of running for president. “Grotesque. Kisses,” read his text message to the Socialist leader, who published it in a revengeful book released last month. Meeting Macron back then was a revelation for Stanislas Guerini. Now a Paris En Marche MP, the 35-year-old had been part of a group who worked for Dominique Strauss-Kahn, the former Socialist finance minister who sounded the alarm about France’s dysfunctional social mobility a decade before Macron — and whose own ambitions were ended by a sex scandal in 2011. Macron said, “Stop taking into account external constraints.” We had found someone who could serve as a detonator’ Stanislas Guerini, En Marche MP Guerini recalls that Macron initially wanted to create a foundation, as he dislikes parties as institutions, but his advisers pushed him to create a more structured political platform. Meanwhile, Macron urged them to get rid of their old mindset. “Our experience [with DSK] had taught us that the world was blocked by others; Macron would say, ‘Stop taking into account external constraints,’” Guerini recalls. “I thought, ‘Wow, this guy is ready.’ We had found someone who could serve as a detonator.” Guerini’s best friend, Ismaël Emelien, who oversees communications and strategy at the Elysée, was another DSK boy instrumental in Macron’s presidential plans. The “special” adviser, 31, was sent by Macron to set up En Marche and witnessed its initial membership surge. On a bookshelf in Emelien’s fourth-floor office — which Macron occupied a few years ago — sits a portrait of the president holding his fist up during a campaign rally. For Macronists, communication is as essential as execution. While Kohler whips the government into action, Emelien, a taciturn former public-relations executive with dark-rimmed glasses, makes sure the French public knows about it, an aide explains. “Alexis Kohler is the brain, Isma is the one who thinks out of the box,” says Jean Pisani-Ferry, the economist who wrote Macron’s economic programme. On June 1 last year, when Donald Trump announced his decision to withdraw from the multilateral climate change accord signed in Paris in 2015, Emelien and Macron met to brainstorm a response — short videos in French and in English, according to two people with knowledge of the meeting. On the spur of the moment, the adviser suggested ending with “Make Our Planet Great Again” — a pun on Trump’s “Make America Great Again” that was irreverent enough to signal Macron’s disagreement. After testing it with a friend outside the Elysée, the president decided to use it despite possible diplomatic repercussions. The video went viral on social media and became a rallying cry for US environmental activists and companies. The next day, Macron’s diplomatic advisers were at a loss, say aides. They feared plans to invite Donald Trump for Bastille Day celebrations the following month would be jeopardised. “We let a few days pass,” one recalls. But Macron’s move did not alter his relationship with the US president — and even seemed to elicit his respect. Macron added a handwritten note at the bottom of the formal invitation, which, much to diplomats’ relief, was promptly accepted. Melania and Donald Trump with Brigitte and Emmanuel Macron on the White House lawn, April 23 © Getty Last week, Trump returned the favour by hosting a three-day state visit for his French counterpart that was marked by displays of affection between the two men, including much cheek kissing, hand-grabbing and back-slapping. The trip was yet another testament to Macron’s interpersonal skills with older politicians such as Angela Merkel, the German chancellor, Hollande or the late Socialist PM Michel Rocard. If you ask him, Emelien refuses to confirm he had the idea for the climate change video ending. Like Kohler, he is the epitome of discretion. Aides say he is in charge of nothing and free to meddle in everything. He and Guerini are part of a group that regards itself as guardians of the Macronist promise, which a top Elysée aide describes as “giving individuals the ability to choose their lives by themselves”. Guerini sums it up as a project to reignite “social mobility” centred on “the values of work, the EU, freedom as much as equality, and benevolence”. The hard part for Macron is convincing French voters to embrace a more flexible economy, just as many are demanding more trade barriers and feeling threatened by Muslim immigration. The historian Jean Garrigues says: “There is no Macronism without perpetual movement because its justification is that France has been paralysed for 30 years. Macron senses there’s a historic opportunity, enabled by his own political transgression, to help France transition towards a more globalised, automated and flexible society.” The bulk of his reforms have centred on making the labour market more flexible, improving workers’ skills and reducing discrimination in the workplace. “The notion of work is central to Mr Macron’s programme,” a close aide says. Macronism is a form of corporate management applied to government. Ministers and parliament have little clout Luc Rouban, political analyst, Cevipof research institute But, by the president’s own admission, those reforms will take years to significantly lower unemployment, which remains stuck at nearly 9 per cent of the workforce, higher than the eurozone average. The risk is also that these reforms are perceived as mere alignment with other countries. Meanwhile Macron’s grand plans to overhaul the EU to make it more protective of its workers and focused on boosting growth are running into typical Brussels inertia and German prudence. “For now, we’re not in an innovative phase,” reckons Mathieu Laine, head of London-based think-tank Altermind, who says he regularly exchanges messages with the French president in the dead of night. “He will have to outline a wider long-term vision or else he could end up like Matteo Renzi.” The former Italian centre-left reformist prime minister, who reached power in 2014 aged 39, lost to populist parties from the right and left in general elections in March. Because many of Macron’s early measures — including a flat tax on capital gains and lower taxes for the super-rich — are inspired by supply-side theories, they are mostly seen as tilted to the right. A recent bill toughening asylum-seeking rules and legislation boosting police powers to fight terror have reinforced the perception that he leads a party of law and order. A close aide says this is “factually wrong and unfair” — the remnants of an old cleavage soon to be made extinct by a political revolution of which Macron and En Marche are “both the catalyst and product”. But even loyalists such as Guerini say he will have to outline a plan for the “most vulnerable” in the second phase of his term. One year on, Macron’s election has failed to eradicate public defiance towards politicians. More than eight out of 10 French voters say the political class does “not pay attention to what they think” while more than two-thirds say they are “in general corrupt” and “look after the rich and powerful”, according to a wide-ranging survey by Paris-based research institute Cevipof in December. Marine Le Pen, leader of the far-right Front National party (pictured May 2017), won the support of many blue-collar workers last election © Getty “Macronism is a form of corporate management applied to government, it’s a system where ministers and parliament have little clout,” says Luc Rouban, political analyst at Cevipof. “[It] doesn’t address the disconnect with the working class. Blue-collar workers, who voted in larger proportion for Le Pen, are not drawn to Macron. Anger is still there. En Marche doesn’t have a network of local elected officials across France and the risk is that this leadership gets even more disconnected.” Cracks are also beginning to appear in the Macronist galaxy between the Elysée and its satellites — the En Marche MPs and party members — as the constant flow of bills rattles unions. Last month, 15 En Marche MPs (out of 312) defied party unity by abstaining or opposing the government bill on immigration because they judged it too tough (the far-right National Front backed some of the more restrictive clauses). Over time, rifts are likely to widen within the disparate group of MPs. About half of the 200,000 or so “marcheurs” who helped during the campaign have become inactive. Some, like Sarah Oliviero, a Paris entrepreneur, say they are content to have given a hand to get Macron elected and are not looking for more. Others feel left without a proper direction or are disappointed by the centralised organisation of the party. “There’s no local structure, no willingness to structure it,” says Charles Delavenne, a lawyer in Lille, northern France, who sits on the party’s national committee. “The movement brought one man to power, but the whole idea was to feed the presidential project.” Even the most loyal foot soldiers wonder if Macron is willing to build a movement that will outlast him. Guerini says: “Macronism is not just a method. We need to work out exactly what our doctrine is, we need a sort of tool box that will help us define the Macronist answer to issues beyond the presidential programme.” A close aide to the president reckons that “if Macronism is perceived as a form of pragmatism then we are in trouble . . . We are not going to solve everything by reducing unemployment. We need to address the question of identity, religion, secularity,” he says. But this would involve allowing En Marche to free itself from its creator — and for now, Macron and his Elysée crew do not appear inclined to let go. “We’ve done everything the wrong way round,” Le Gendre, the MP, says. “We started with a presidential programme without building a proper doctrine. It’s all about the intellectual vision of one man.” Anne-Sylvaine Chassany is the FT’s Paris bureau chief Follow @FTMag on Twitter to find out about our latest stories first. Subscribe to FT Life on YouTube for the latest FT Weekend videos Copyright The Financial Times Limited 2018. All rights reserved. EDITOR’S PICKS Yes, there will be downs about President Macron’s approach. And yes, at some point in the future his and/or the En Marche grace will be over and defeated in an election. But so what? That is democracy in full swing, that is how it needs to work. For now France, the EU and the world are blessed with this new political generation in France with Macron as it’s figurehead. They have the right vision and intelligence, combined with the required energy, audacity and discipline to carry through renewal. I can only rejoice. President Macron and his people are one of the few light points currently in politics worldwide, but it is a very bright light. By Arthur Von Buren May 3, 2018 COMMENTS (142) Sign in     + Follow Submit Comment Please keep comments respectful. By commenting, you agree to abide by our community guidelines and these terms and conditions. We encourage you to report inappropriate comments. Newest | Oldest | Most recommended Stuck in France 8 days ago i found the tone and perspective of the article somewhat sour grape, clearly playing well to the many who wishes the worst on France at any time, and depicting a project invariably on the edge of failure (mirroring perhaps in parallel the long-term FT perspective on China). Reality would seem more balanced and most importantly contains strong signs of clear change – for which France in aggregate clearly longs, hence the election outcome – driven by a smart and courageous but obviously not perfect individual. Having lived here for a while, it seems utterly typical of someone French to start spending more time discussing/criticising the methods (without offering any alternatives bien sur) rather than considering the Objective and actual outcomes. Navel gazing is a birth-right and national sport particularly amongst Parisian bobo’s. All said, while the article highlight interesting fragilities in a very new institution it probably underplays its strengths due to this obsession with the negative. Of course, to the average Brit and all brexitors, that is a welcome confirmative narrative. ReportShareRecommendReply Ex Tory Metropolitan Elite 11 days ago In some respects Macron sounds remarkably like a contemporary version of Maggie T:  A strong & clear vision of what you’re trying to achieve & a plan to implement it; leveraged modern Tech / marketing (at that time Saatchi); a bit of an ousider trying to force change upon an unwilling establishment; working incredibly hard & long hours, hardly sleeping etc … A complete contrast to subsequent Tory leaders like Major, Cameron, but especially May, who is so completely VisionLess and PlanFree that you really wonder why she wants to be PM in the first place.  Spent 6-7 years at the Home Office achieving nothing of value.  I guess TM is no more than a modern day political version of the big company lifer bureaucrat: Has no vision, but never rocks the boat or upsets anyone, so gradually rises to the top ?! ReportShareRecommendReply Joe Johnson 11 days ago The idea that there is a perfect leader of modern-day France is absurd.  At least Macron is trying to bring France into the 21st century and challenge the sclerotic status quo.  Any politician who tries to make substantial changes in France will face no end of criticism from every French man and woman who fears change,  which currently is more than half the French voters. ReportShare1RecommendReply Legal Tender 12 days ago Not clear that this little Caesar has yet conquered the Gauls. Breath of fresh air in comparison to Hollande, though. We’ll see how long this lasts- the bureaucracy and the unions will chip away at reforms in coming elections ReportShare1RecommendReply kestrell 12 days ago What an excellent article. « 8/10 French voters say politicians don’t listen to what they want. » Descending on to the streets, under a Macron-style government hell bent on reforming many of France’s anachronistic institutions is a peculiar way to try and get it. Still, it goes to show how feudal 8/10ths of the population can think and behave in 2018. There is no political opposition of any weight remaining, except refuseniks on the extreme flanks of right and left. Instead of being died-in-the-wool deaf-like persons those 8 of 10 people should know that many Europeans envy Not having a visionary a la Macron. Continue to object to his style, measures and endeavours and the French will prove to the outside world that they are not only deaf-like but blind-like, too, never questioning what goes on elsewhere and how other humans think -only titilated by looking at themselves; believing in grandiose feudal ideals of yesteryear. Macron – marchez toujours!

FINANCIAL TIMES – Opinion: The strange isolation of Emmanuel Macron

GIDEON RACHMAN  FINANCIAL TIMES

James Ferguson Gideon Rachman APRIL 30, 2018

Few international leaders cut a dash like Emmanuel Macron. Last week, the French president received a standing ovation from the US Congress. The week before he got the same treatment from the European Parliament. This week, Mr Macron is off to Australia. At a time when Angela Merkel looks tired, Theresa May looks overwhelmed and Donald Trump looks berserk, the French president radiates energy, charisma and intelligence. His US trip generated laudatory headlines, with a Washington Post column arguing that “the fate of the western alliance is in Macron’s hands” and Politico proclaiming that Mr Macron is now the “new leader of the free world”.

But to lead you have to have followers — or at least close allies. So far, Mr Macron is struggling in that department. He has admirers in many western capitals (and in even more western newsrooms). But there is, as yet, little evidence that he can form international coalitions to shift the direction of world affairs. This matters because there is a limit to what the leader of a middle-sized European power can do on his own.

In recent generations, the most effective French and British statesmen were able to position themselves as shapers of international politics only in alliance with like-minded western leaders. François Mitterrand, France’s president in the 1980s, worked closely with Helmut Kohl in Germany and Jacques Delors, the president of the European Commission. Around the same time, Margaret Thatcher was forging an alliance with Ronald Reagan. In the 1990s, Tony Blair’s claim to be a world leader was burnished by his “third way” alliance with Bill Clinton and Germany’s Gerhard Schröder. By contrast, Mr Macron — for all his charm — is finding it hard to persuade others to follow his lead. Following his departure from Washington, Mr Trump called his French counterpart a “wonderful guy”. But for all the quirky, dandruff-plucking bonhomie between the two presidents, there is little evidence that Mr Macron was able to shift Mr Trump on anything substantive. The major differences between the two leaders — on Iran, climate change and protectionism — remain in place. This is hardly surprising since, as Mr Macron made clear in his speech in Washington, he and Mr Trump are at different ends of the ideological spectrum.

The more natural arena for the French president to build alliances is Europe. But even there he is oddly isolated. Mr Macron has made a big bet on persuading Germany to take the next leap towards “ever closer union”, in particular by agreeing to a eurozone budget and finance minister. Yet the undoubted warmth felt towards Mr Macron in official Berlin has not proved enough to get Germany to move towards him. The suspicion that the Macron plan is just a fancy way of getting German taxpayers to fund an over-extended French state remains powerful and prohibitive. Without strong German support, Mr Macron has few obvious alternatives.

Brexit creates a natural divide with the UK, which is accentuated by the British suspicion that France is pushing the European Commission to take a particularly tough line in the negotiations. The British were very appreciative of French support in the recent confrontation with Russia. But ad hoc moments of strategic co-operation between Britain and France, against the background of Brexit, are not a basis for Mr Macron to be the “leader” of a new western alliance.

France’s other possibilities do not look any more promising. Mr Macron is unwilling to position himself as the leader of a southern European faction, lest this stoke German suspicions of French fiscal laxity. Italy, dominated by the populists of the Five Star movement and the League, is anyway not a natural partner for France. The Dutch, meanwhile, are moulding a new, informal “ Hanseatic League ” of northern European countries that is even more suspicious of Mr Macron’s proposed eurozone reforms than the Germans. Central Europe looks even worse. The French president has led the way in condemning “authoritarian democracy”, an unmistakable reference to the current governments of Hungary and Poland. His frankness is welcome and bold. But it is not winning many friends in central European chancelleries.

The one part of the EU where Mr Macron gets full-throated support is Brussels. In the corridors of the European Commission, the French president is regarded as a hero. But elsewhere in Brussels there are complications. The fact that Mr Macron leads a new party, La République en Marche, means that his supporters are not part of the established power structures in the European Parliament — which is a problem when it comes to shaping legislation and parcelling out the top jobs.

The danger for Mr Macron is that he could be a leader who is out of tune with the times. At home, he is a liberal economic reformer, at a time when “neoliberalism” has never been less fashionable. He is a pro-European at a time of mounting Euroscepticism across the EU. He is a globalist and an internationalist at a time when protectionism and nationalism are on the march. There is honour in all those positions. But Mr Macron may be swimming against the tide of history, rather than surfing the wave.

 

 

Emmanuel Macron dévoile une stratégie peu consistante pour les quartiers défavorisés

French President Emmanuel Macron gestures as he speaks during the presentation of the French government’s battle plan for the country’s most deprived areas, on May 22, 2018 in Paris. / AFP / POOL / LUDOVIC MARIN

22 MAI 2018 PAR MANUEL JARDINAUD

Le 22 mai, lors d’une intervention tenant plus du stand-up que du discours, le président de la République s’est enfin exprimé sur sa politique en direction des quartiers prioritaires. Bilan : quelques initiatives nouvelles, beaucoup de recyclage et un appel à la responsabilité.

La forme utilisée intéresse le fond. Car Emmanuel Macron a d’emblée voulu poser le cadre de son intervention : « Nous nous devons d’inventer une méthode, un rythme. Il faut s’engager sur une philosophie. » Et non pas « annoncer un plan ville, un plan banlieue, car cette stratégie est aussi âgée que moi », a-t-il déclaré, mettant les rieurs de son côté. Il s’agissait donc pour le président de dévoiler sa plateforme programmatique et l’agenda qui va avec, comme le ferait un candidat, plutôt que de divulguer une série de mesures cohérentes et solidaires les unes des autres, tel qu’aurait pu le faire le porteur d’une politique ciblée.

En toute fin de discours, il a donc donné rendez-vous tous les deux mois aux différents interlocuteurs intéressés pour faire le point sur ce qui sera mis en place durant trois ans. De quoi abreuver chacun d’informations et de bilans d’étape jusqu’à la prochaine élection présidentielle.

D’ailleurs, Emmanuel Macron, comme l’ensemble de ses soutiens au sein de La République en marche, prend grand soin de préciser que sa stratégie ne concerne pas que les quartiers les plus fragiles socialement, mais aussi les zones rurales pour que « chacun puisse aller vers ce à quoi il aspire ». Une formule reprise sous le mot « émancipation », qui fait passer l’individu avant le collectif et qui, à travers l’addition des différentes mesures envisagées, individualise la réponse au détriment de la solidarité territoriale. À ce titre, la mise en avant de la réforme de la formation professionnelle, dite projet de loi « Pour choisir son avenir professionnel », en débat à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale dès le 23 mai, en est le meilleur exemple avec l’instauration d’un budget individuel à travers le compte personnel de formation.

Le locataire de l’Élysée ne veut donc pas d’un énième plan banlieue, stigmatisant une partie des Français à ses yeux. « Pas de politique de différenciation, mais une politique de mêmes droits pour tous, et de droits réels », a-t-il clamé. Un souci de non-stigmatisation qu’il n’a pourtant pas respecté longtemps. De fait, il a rapidement enchaîné son propos sur les mesures, du moins les pistes, pour affirmer cette équité républicaine qu’il souhaite refonder, pour que ces territoires puissent « retrouver [leur] dignité dans la République ». De quoi a-t-il parlé en premier ? De sécurité, adressant un message clair à l’électorat de droite et, dans le même temps, s’enfonçant dans les clichés qu’il souhaitait pourtant dénoncer.

Quartiers prioritaires et terrorisme

Première priorité selon le président : la justice et la police, selon la vieille et douteuse antienne affirmant que la sécurité est le premier des droits et la première des libertés. S’il a mis en avant l’instauration de la police de sécurité du quotidien, dont le déploiement dans soixante quartiers prioritaires va se poursuivre d’ici à 2020, il a vite enchaîné sur la mise en place prochaine d’un protocole sur le « partenariat entre maires et préfets dans le cadre des GED [groupe départementaux d’évaluation – ndlr] dans la lutte contre le terrorisme », citant le besoin des municipalités d’en savoir plus sur les fichés S, en particulier les plus surveillés d’entre eux par le renseignement. L’amalgame entre quartiers défavorisés et terrorisme islamiste est donc mis en avant dès le début du discours.

Mieux, rappelant que l’« on a perdu la bataille des trafics », Emmanuel Macron souhaite donner plus de pouvoirs aux polices municipales, sans préciser lesquels, et construire « une société de la vigilance » car « quand on refuse de voir, de fait, on devient complice »« Pas une société de la délation, entendons-nous bien », a-t-il jugé bon de préciser. Un discours, sous couvert de bienveillance pour les populations concernées, qui flirte avec celui de la droite la plus dure et décomplexée.

Pour le président de la République, il fallait donc en passer par là avant de parler logement, emploi et éducation. Comme s’il se faisait obligation de rassurer son électorat de droite, pour s’autoriser à s’adresser à celui plus à gauche. Lequel ressortira néanmoins, une heure plus tard et après avoir digéré le discours, avec un goût amer.

S’agissant du volet plus social, Emmanuel Macron a dit « Banco ! » au pacte de Dijon, un accord signé le 6 avril 2018 entre métropoles, agglos et grandes villes s’engageant en faveur des quartiers les plus défavorisés et demandant certaines contreparties à l’État : garantir la stabilité des dispositifs qui concourent à l’insertion économique, à la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), à la formation initiale et continue des personnes les plus fragiles ; initier et mettre en œuvre un grand plan national de lutte contre l’illettrisme et l’illectronisme ; simplifier et rénover l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru)…

Répondant à cet appel, le président de la République, qualifiant l’Anru d’« abîmée », s’est engagé d’ici à fin juillet à définir de nouvelles priorités et à prendre des engagements budgétaires. Il a lui-même reconnu avoir participé, lors de la loi de finances de 2019, à la baisse du financement de l’institution. Pour compléter cette politique de la ville new look, il a lancé l’idée de l’initiative « Action cœur de quartier » sur le modèle de la plateforme « Action cœur de ville », destinée à fournir outils mobilisables et informations indispensables aux élus et acteurs économiques pour redynamiser les centres des petites et moyennes communes. Point de budget spécifique, juste un site internet qui permettra de mobiliser, avec la Caisse des dépôts notamment, l’ensemble des aides nécessaires à l’éclosion de programmes locaux.

Concernant l’école, l’hôte de l’Élysée s’est contenté de rappeler la politique développée par Jean-Michel Blanquer, au ministère de l’éducation nationale, avec le dédoublement des classes de CP en zone REP +, puis REP, la prochaine scolarisation obligatoire des enfants dès 3 ans et, dans un autre registre, une aide financière pour la création de places en crèche.

Il a voulu créer l’événement en annonçant la mise en place d’une bourse aux stages pour 30 000 élèves de troisième dès le mois de septembre. Ces stages étant, selon lui, « devenus une obsession » pour les collégiens des quartiers prioritaires, sans réseau professionnel. C’est bien peu, au regard du manque de professeurs et de moyens de certains établissements dans les territoires les plus fragiles. Ainsi, un rapport parlementaire, divulgué par Le Monde et qui doit être rendu public à la fin du mois de mai, dénonce « la faillite de l’État »et « la République en échec » en Seine-Saint-Denis, département laissé à l’abandon s’il en est. Exemple criant : « Le moins bien doté des établissements scolaires parisiens reste mieux doté que le plus doté des établissements de la Seine-Saint-Denis », avance Benjamin Moignard, sociologue interrogé pour ce rapport. Une réalité sur laquelle Emmanuel Macron est resté muet.

Les services publics absents des annonces

Plus généralement, à aucun moment durant toute l’intervention du président il ne fut question des services publics – hors police et un peu justice. Le président a même balayé dès le début de son intervention cette problématique. Pour l’emploi ? Rien sur Pôle emploi par exemple, parfois absent de certains quartiers, mais tout sur la nécessité que les entreprises soient plus responsables. Sur la santé ? Certes, la création de maisons de santé a été évoquée, mais rien n’a été dit sur le délabrement des hôpitaux dans ces zones. Sur l’égalité femmes-hommes ? La loi Schiappa a voté le délit de harcèlement de rue, rappelle Emmanuel Macron, qui oublie d’insister sur la précarité professionnelle et sociale des femmes dans ces quartiers.

Car l’État ne doit plus être investisseur, il doit être « facilitateur » et « évaluateur », selon les mots du président. Pour « tordre le cou à la stigmatisation », il a donc décidé d’inviter les 120 plus grandes entreprises françaises à l’Élysée. Il veut leur demander de faire plus pour les stages et le financement des centres d’apprentis, afin de montrer « aux esprits chagrins » qu’il y a une contrepartie à aider les entreprises, que « le en même temps existe ». Et pour enfoncer le clou, Emmanuel Macron va demander au ministère du travail de mettre en place, sur les trois prochaines années, un testing sur les discriminations dans ces entreprises. Pas de quotas, pas d’obligations (à part respecter la loi), mais un vibrant appel à la responsabilité avec la prochaine signature d’accords et de chartes, dont les principes n’ont même pas été dévoilés.

Alors que le discours s’achève, que reste-t-il du rapport Borloo ? Pas grand-chose, car il est déjà jugé trop coûteux par les conseillers de l’Élysée. Il en subsiste néanmoins deux éléments résiduels : d’abord une instance « d’équité territoriale », peut-être sous l’égide du Parlement, pour rééquilibrer les projets et les dotations selon les territoires. Peu de précisions de la part du président à ce stade, mais il n’évoque pas de péréquation, juste une mise en regard des projets et la possibilité d’arbitrer pour tel ou tel selon son efficacité. L’ancien ministre de la Ville, lui, demandait la mise en place d’une véritable cour, de type administratif, pour juger ceux qui ne respecteraient pas leurs engagements. Ce 22 mai, on en est bien loin.

Quartiers populaires : Jean-Louis Borloo plaide pour une réconciliation nationale. © Mediapart

Emmanuel Macron reprend aussi à son compte le principe d’une fondation, chère à Jean-Louis Borloo, pour « permettre de mobiliser des financements publics et privés » et de mettre à contribution la Caisse des dépôts et consignations. Elle pourra être « l’opérateur du rééquilibrage d’équipements des territoires ». À ce stade, la dotation financière, nerf de la guerre contre le désespoir social, n’est pas du tout évoquée.

Comme pour la plupart des points évoqués, Emmanuel Macron a donné rendez-vous en juillet pour son premier point d’étape, sous l’égide du conseil présidentiel des villes tout juste mis en place. Les applaudissements ont été nourris, alors qu’il finissait l’éloge de sa propre méthode. Chacun aura pu y picorer sa propre demande, son propre besoin, comme durant la campagne électorale. Comme autant de grains de poudre de perlimpinpin à picorer.