Woman killed during French fuel tax protests

Demonstrations across the country underline discontent with Macron’s reforms

‘Yellow-vest’ protesters opposed to increased French fuel taxes block the motorway in Antibes at the weekend © Reuters

Financial Times, David Keohane in Paris

NOVEMBER 18, 2018

A protester was killed in France and 409 people were injured this weekend after more than 2,000 demonstrations broke out across the country over the government’s decision to increase fuel taxes.

On Saturday some 287,000 protesters blocked roads and halted traffic on Saturday, according to the interior ministry. One woman was killed in the east of France after she was hit by a car when a driver panicked after being stopped by the protesters, according to local authorities. More than 280 people were arrested.

The protests continued on Sunday, with about 150 blockades “under surveillance,” according to the interior ministry. Some 200 demonstrators attempted unsuccessfully to block access to the Disneyland theme park.

Around 28 members of the security forces and emergency services were among the injured, including a firefighter seriously hurt while trying to prevent demonstrators from attacking a closed service station.

In Paris tear gas was used by police to repel protesters trying to reach the Elysée Palace and chanting slogans urging President Emmanuel Macron to resign.

The nationwide protests were some of the most serious since Mr Macron took office last year, turning the tables on a leader who captured the power of a grassroots movement to seize the presidency.

Unaffiliated to unions or political parties, the so-called “yellow-vests” movement started with an online petition against the government’s decision to increase fuel taxes to spur drivers to switch to greener vehicles. Within a few weeks, it coalesced into a broader collection of people who feel disregarded and impoverished by the French leader.

The protest underlined the widespread anger Mr Macron is facing less than two years into his five-year term. The president enjoys a solid majority in parliament, allowing him to continue to pass reform bills. But his approval ratings have sunk to lower levels than those of his unpopular predecessor, after his government suffered a series of resignations and was shaken by revelations this summer that a presidential aide had beaten up May Day protesters.

Since then Mr Macron, who some have labelled “president of the rich” and accused of being an out-of-touch urbanite, has been struggling to reboot his presidency.

“The relationship between Macron and the French is broken. It’s finished,” said one 36-year-old man who was protesting for the first time on Saturday at Place de la Bastille in Paris.

More than two-thirds of French people back the yellow-vests protests, whose many faces include Jacline Mouraud, a 51-year-old mother of three from Brittany who posted a video on Facebook to take issue with Mr Macron.

“What do you do with the dough [raised by tax increases], apart from changing the plates at the Elysée or building yourselves swimming pools?” she asks in the video, which has been viewed more than 6m times. Recommended Global Insight Anne-Sylvaine Chassany Emmanuel Macron’s fatigue gives his government the blues

The protests highlight the increasing discontent from rural and suburban voters who have to use their cars on a daily basis. Over the summer, a government measure to cut the speed limit from 90kph to 80kph on secondary roads had already enraged motorists. Politicians on the left and right have embraced the uprising. Last Wednesday the government unveiled a series of measures worth around €500m aimed at helping those hardest hit by the taxes.

That evening, the president appeared on television with a mea culpa. “I have failed to reconcile the French people with their leaders,” Mr Macron told TF1 in a rare moment of humility. “I hear the anger and I think it’s a fundamental right in our society to be allowed to express it.”

La grogne des gilets jaunes

Monique Cochinal

L’augmentation du prix des carburants à la pompe avec des taxes supplémentaires pour financer, soi-disant, la transition écologique, a été la petite goutte d’essence qui a enflammé les braises, et qui a mis « en marche » nos gilets jaunes : un mouvement spontané, sans appui syndicaliste ou politique. Le peuple de France, de simples citoyens qui se lèvent tôt pour aller travailler, et qui s’aperçoivent qu’ils n’arrivent plus à vivre du fruit de leur travail, leur pouvoir d’achat s’amenuisant de jour en jour. Pour les personnes habitant en ville, ils peuvent plus facilement laisser leur voiture, et profiter des transports en commun (de plus en plus chers, eux aussi), mais pour les personnes habitant la campagne ou en périphérie d’une grande ville, la voiture est indispensable pour aller travailler, et payer chaque plein d’essence, ne serait-ce que quelques Euros de plus, devient difficile, surtout sans savoir exactement si ces taxes supplémentaires serviront à la grande cause de la transition écologique. Le peuple, seul, avec les moyens qu’il a, crie son désarroi, sa colère au gouvernement inflexible. Depuis samedi dernier, il y a eu, malheureusement, des accidents graves à certains barrages (une personne morte et plusieurs blessés). Cependant, ils sont toujours aussi déterminés et ne lâcheront pas. Aujourd’hui, des routiers indépendants ont rejoint le mouvement, ainsi que des ambulanciers, des infirmières libérales, de petits commerçants, des cultivateurs, tous ces Français d’en bas de la cordée, soi-disant « riches », trop riches, certes, pour profiter des aides sociales, et constamment accablés d’impôts supplémentaires (les taxes encaissées par l’Etat sont des impôts) n’en peuvent plus. Ils ont surtout le sentiment d’être les éternels « casqueurs » et jusque là « silencieux » citoyens qui renflouent les caisses vides de l’Etat. Alors, les causes nobles, sans cesse évoquées pour justifier une mauvaise gérance du gouvernement actuel, ne sont plus tolérées.

La réaction du gouvernement reste la même et dénote une incompréhension complète et une mauvaise foi évidente : « on ne cédera pas, si vous voulez que vos enfants respirent mieux, il faut vous passer de vos voitures. Il faut acheter des véhicules non polluants, on va vous aider en vous versant des primes pour des voitures électriques, voitures hybrides, on ne peut pas plus. N’allez pas vous plaindre ensuite ». Le hic, est que sur le marché de l’automobile, les véhicules non polluants ne sont pas encore au point. Alors, il reste la marche à pied, la patinette ou le vélo….. Surtout quand on a supprimé les transports en commun, et les quelques lignes d’autocars qui desservaient les villages de nos provinces. Nos gilets jaunes et la majorité des autres Français en ont assez d’entendre les explications embrouillées du Président lui-même, pendant son petit tour de France, pour convaincre cette foule de mécontents, ces Français qui se plaignent tout le temps. Très ennuyé, il a reconnu lui-même qu’il avait échoué dans son attitude à convaincre, mais qu’il suivrait le même cap, pour le bien du pays. Aujourd’hui, à Bruxelles, il ne répondra pas à la question d’un journaliste sur les événements malheureux de ces derniers jours et ces mouvements aux quatre coins de la France. Pourtant, « son » peuple en pleine colère crie de plus en plus fort : « Macron, démission … Macron, démission ».

N’est’il pas temps d’éliminer le juge d’instuction?

Bernard Owen  Maria Rodriguez-McKey

Nous avons très brièvement évoqué des insuffisances du droit français. Il s’agissait d’une comparaison entre la France et les Etats-Unis d’Amérique. Venant de notre centre de recherche vous avez compris qu’il s’agit de questions électorales. Nous citerons Montesquieu et de Tocqueville et rôle des pouvoirs que l’on rencontre dans les démocraties. Il apparaît qu’il faut se rendre au delà de l’oc »Atlantique, à nouveau, pour observer une République plus ancienne  que la notre, qui en droit électoral nous  précède de loin. Les remarques de Tocqueville seraient elles aussi à développer mais une autre fois.

La première partie de notre texte portera sur une règle non écrite concernant les élections aux Etats-Unis et le rôle de la justice pour ne pas influencer le résultat de la même. Le deuxième texte nous ramènera chez nous face à l’attitude de la nouvelle république où de graves dysfonctionnements de la justice qui n’hésite en aucune façon d’intervenir et se substituer au citoyen électeur.

En revanche, aux Etats-Unis, la règle des 60 jours n’est pas écrite, n’est donc pas loi mais un principe qui régie le comportement du Ministère de la Justice et ses avocats et procureurs.  La règle veut qu’il n’ait pas d’intervention d’un procureur dans des affaires politico-judiciaires soixante jours avant une élection, le but étant de ne pas influencer le vote du citoyen et même de donner l’apparence de vouloir l’influencer.

« This short section of the 500-plus-page report shows broad agreement among the current and former Justice Department officials interviewed that there is some kind of principle against taking action in such a way as to potentially influence an election, though the interviewees do not precisely agree on the contours of that principle. »

Le but est est que les fonctionnaires du Ministère ne doivent pas   favoriser un candidat ou un autre même  indirectement. Un procureur fédéral estime même qu’il devrait s’agir de 90 jours avant une élection et non pas 60.

« ..Former U.S. Attorney for the Southern District of New York PreetBharara stated, investigators write, that “there is generalized, unwritten guidance that prosecutors do not indict political candidates or use overt investigative methods in the weeks before an election.” Former Deputy Attorney General Sally Yates located the cutoff more precisely at the 90-day instead of the 60-day mark. (FEDERAL LAW ENFORCEMENT About That 60-Day Rule…bQuinta Jurecic)  Monday, September 3, 2018″)

Le manuel utilisé par le Ministère de Justice est pourtant explicite en ce qui concerne le devoir des fonctionnaires du ministère: il ne doivent pas utiliser leur pour pouvoir pour influence ou avoir un effet sur une élection.  (… the U.S. Attorney’s Manual says, « Employees in the Department of Justice may not . . . use their official authority or influence to interfere with or affect the result of an election. »°  Car il s’agit bel et bien du pouvoir que peut détenir un fonctionnaire.

Les directives du Ministre de la Justice du Président Obama, Erik Holder, étaient précises mais il ajoute que en cas de doute le fonctionnaire devra s’adresser au au Services en charge de l’intégrité du service public. (« In fact, what the Holder memo advises in the case of close calls is to undergo further consultation, with the public integrity section of the criminal division for further guidance ») (6 questions about the timing of the Mueller investigation, By Louis Jacobson on Friday, July 27th, 2018 at 10:57 a.m.)

Le procès Fillon

Voici un article du Figaro qui parle d’un livre qui explique le rôle des magistrats dans l’affaire Fillon.

«La rapidité avec laquelle l’affaire Fillon a été traitée au début est stupéfiante»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Dans un livre qui vise à faire toute la lumière sur «l’affaire Fillon», des révélations du Canard enchaîné à l’élimination de l’ex-candidat, Hervé Lehman dénonce la connivence entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif.

FIGAROVOX.- Un an après l’élimination de François Fillon au second tour de la présidentielle, l’affaire semble au point mort. Comment expliquez-vous cette lenteur après la rapidité de sa mise en examen?

Hervé LEHMAN.- Le rythme actuel de la procédure visant François Fillon est normal, c’est-à-dire conforme à la durée habituelle des procédures d’instruction. Ce qui est stupéfiant, c’est la rapidité avec laquelle l’affaire a été traitée au début, comme si on avait voulu éliminer le principal candidat de l’opposition. Comme il était procéduralement impossible de faire comparaitre François Fillon devant un tribunal dans les quelques mois de l’élection présidentielle, on a choisi d’ouvrir une instruction qui permettait sa mise en examen, cette pré-condamnation des présumés innocents.

À peine l’instruction ouverte, les juges d’instruction ont été désignés; à peine désignés ils ont convoqué, après avoir étudié le dossier pendant le week-end, François et Penelope Fillon pour les mettre en examen. Où était l’urgence? L’affaire remontait à plusieurs années… Certains disent: oui, mais si François Fillon avait été élu, il aurait bénéficié de l’immunité présidentielle pendant son quinquennat et l’affaire aurait été bloquée. Si c’est bien le raisonnement suivi par les juges, cela signifierait qu’ils avaient conscience que la mise en examen allait empêcher François Fillon d’être élu. C’est cette interférence du judiciaire dans le processus électoral qui pose un problème.

L’ancien directeur du FBI, James Comey, vient d’écrire dans son livre qu’il avait eu conscience de nuire à la campagne d’Hillary Clinton en relançant publiquement son enquête quelques jours avant l’élection. Les magistrats en charge de l’affaire Fillon ont-ils pu ne pas avoir conscience qu’ils interféraient dans le rendez-vous démocratique majeur qu’est l’élection présidentielle?

Le Parquet national financier était-il légitime dans cette affaire?

Le parquet national financier a été créé pour lutter contre «la grande délinquance financière». La loi lui donne compétence pour les affaires de détournement de fonds publics «d’une grande complexité». L’affaire de l’emploi de Penelope Fillon est d’une grande simplicité. On n’a pas créé un parquet national financier pour vérifier l’emploi du temps d’une assistante parlementaire de la Sarthe. Si le parquet national financier s’est saisi, précipitamment (le jour même de la sortie de l’article du Canard enchaîné), en raison de la dimension politique de l’affaire, alors ce n’est plus un parquet national financier, mais un parquet national politique.

Cette saisine est d’autant moins compréhensible que, pour les affaires apparues à la même époque, la soirée à Las Vegas d’Emmanuel Macron organisée par Business France qui était dirigée par Muriel Penicaud, l’affaire des assistants parlementaires du Modem de François Bayrou, l’affaire mettant en cause Richard Ferrand, le parquet national financier ne s’est pas saisi, alors même que les deux premières sont plus complexes que le cas de Penelope Fillon.

Ce n’est plus un parquet national financier, mais un parquet national politique.

Il n’y a pas d’explication officielle satisfaisante à ce mystère. Interrogé par La Voix du Nord, le procureur de la République financier a répondu: «je n’ai pas de sens politique».

François Fillon n’a-t-il pas lui-même commis un certain nombre d’erreurs? À commencer par se mettre entre les mains des juges…

Il est évidemment plus facile de commenter après coup, que d’agir dans la tourmente. Mais il est certain que François Fillon a sous-estimé la virulence de l’offensive judiciaire dont il faisait l’objet. Pour qui avait analysé les conditions de la création du parquet national financier et la fermeté de son action dans les affaires mettant en cause la droite, en particulier Nicolas Sarkozy et son entourage, il était évident que ce parquet créé par François Hollande ne se saisissait pas de cette affaire avec une extrême rapidité dans le but de blanchir François Fillon avant l’élection présidentielle. En proclamant dans un premier temps qu’il lui faisait confiance, François Fillon a fait preuve de naïveté.

Il en a été de même lorsqu’il a déclaré qu’il se retirerait de l’élection présidentielle s’il était mis en examen, parce qu’il était convaincu, à tort, que ce n’était techniquement pas possible. On pourrait dire qu’il a alors donné le mode d’emploi à ses adversaires judiciaires.

Après avoir sous-estimé l’offensive judiciaire, François Fillon a surjoué, tardivement, l’indignation en criant au complot et au cabinet noir. Ce n’était plus audible, après ce qu’il avait précédemment dit.

L’ancien Premier ministre a évoqué un cabinet noir. Croyez-vous à cette théorie du complot?

Il n’y a pas de cabinet noir, et pas de complot. Les choses sont plus subtiles que cela. Il y a une chaîne de magistrats, dont la plupart ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira, dont plusieurs ont été aux cabinets de Lionel Jospin ou de Ségolène Royal, dont certains ont été militants ou sont proches du Syndicat de la magistrature. Évidemment, ces magistrats n’ont pas une sensibilité proche de François Fillon ou de Sens commun. Ils ont agi selon leur conscience et leurs convictions.

Comment le juge d’instruction est-il nommé?

Lorsque le juge Tournaire a été désigné comme juge d’instruction principal, la presse a dit: c’est «le juge de fer, François Fillon va passer un sale moment». Mais personne ne s’est interrogé sur la raison pour laquelle c’est ce juge qui s’est trouvé en charge de l’affaire Fillon. Le juge d’instruction n’est pas tiré au sort, il est désigné par le président du tribunal de grande instance. Évidemment, la désignation ne se fait pas au hasard ; elle ne se fait pas non plus sur des critères objectifs et pré-établis. Elle résulte d’un choix non justifié et non motivé.

Il doit donc être constaté qu’a été choisi pour l’affaire mettant en cause le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle un juge qui est réputé pour traiter les politiques comme les délinquants de droit commun, qui était déjà en charge d’affaires mettant en cause Nicolas Sarkozy, qu’il a mis sur écoutes téléphoniques pendant huit mois et qu’il vient alors de renvoyer devant le tribunal correctionnel pour l’affaire Bygmalion contre l’avis de son collègue co-saisi. Le même juge qui mettra en garde à vue Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, en mars dernier, puis Vincent Bolloré en avril. Ici encore, faut-il croire que le choix a été fait en l’absence de tout «sens politique»?

Diriez-vous comme Napoléon Ier que «le juge d’instruction est l’homme le plus puissant de France»?

La procédure d’instruction est archaïque. Elle est très lourde, très lente, et dépend entièrement de la qualité du juge d’instruction saisi.

Le mis en examen est juridiquement présumé innocent, il est médiatiquement et socialement présumé coupable.

Nos grands voisins, l’Allemagne et l’Italie, y ont renoncé ; la plupart des pays démocratiques n’ont pas de juge d’instruction et ont un système clair dans lequel, entre le procureur qui enquête et accuse et la défense, il y a un juge qui ne fait que juger. Comme le dit Robert Badinter, le juge d’instruction est mi-Maigret mi-Salomon, mi-policier mi-juge. C’est une fonction schizophrénique.

La commission Delmas-Marty, mise en place par François Mitterrand et la commission Léger, désignée par Nicolas Sarkozy, de sensibilités différentes et à vingt ans d’écart, sont arrivées à la même conclusion: il faut abandonner la procédure d’instruction. Mais c’est un tabou: dès qu’un projet voit le jour, les conservatismes, notamment syndicaux, crient à la mort de la démocratie et le projet est enterré pour vingt ans. Le prétexte est que le parquet n’est pas indépendant et qu’il pourrait manipuler les affaires politiques. Pour 1 % des affaires, dites politiquement sensibles, on maintient un système qui marche mal pour les autres 99 %. Surtout, il est possible de mettre en place des garde-fous pour les affaires politiques. Et on voit avec l’affaire Fillon que l’existence du juge d’instruction n’est pas une garantie contre des dérives dans les affaires politiques.

Si l’on maintient la procédure d’instruction, il faut à tout le moins supprimer la mise en examen qui est un fléau judiciaire. Le mis en examen est juridiquement présumé innocent, il est médiatiquement et socialement présumé coupable. Chaque année, environ dix mille personnes mises en examen sont finalement déclarées innocentes, mais restent aux yeux de tous suspectes parce que le sceau d’infamie de la mise en examen est indélébile. Techniquement, la mise en examen n’est pas nécessaire ; pour les mis en examen qui seront reconnus innocents des années plus tard, elle produit des effets catastrophiques.

Le réchauffement climatique: la nouvelle religion…

 

Quelques extraits de deux articles intéressants sur la question. 

 

Le réchauffement climatique est-il une nouvelle religion ?

Quand Al Gore convoque Dieu pour sa propagande mondialiste

  • https://www.egaliteetreconciliation.fr

Gore est comme le pape François : il en appelle à la religiosité pour inciter les croyants – au nombre desquels il affirme appartenir – à lutter contre le réchauffement climatique. Dieu le veut ! Cette nouvelle croisade d’ordre spirituel est à mettre sur le même plan que la lutte pour les droits des Noirs, celle pour le vote des femmes et encore celle pour l’abolition de l’esclavage au cours de la Guerre civile américaine, à en croire le réalisateur du film Une vérité qui dérange.

…   « Il y a un formidable business derrière la thèse du réchauffement climatique »

François Gervais est professeur et physicien, spécialiste de la science des matériaux. Il a à son actif 273 publications, dont 5 livres et 226 articles parus dans des revues à comité de lecture. Ses travaux sont connus pour s’opposer à la « conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux ».

·       Le « réchauffement climatique » : réalité ou phénomène médiatique ?

La cause du réchauffement climatique est-elle anthropique ? Et y a-t-il même un réchauffement climatique ? Pour un tour efficace de la question, ne cherchez pas à la télévision ou dans les journaux : l’avenir de l’information est sur Internet.

Le Réchauffement Climatique Est La Nouvelle Religion Des Elites Urbaines Des Pays Developpés

Vendredi 31 Juillet 2009

Ian Plimer est scandalisé par les Ayatollahs de l’environnementalisme puriste, les Torquemadas de la doctrine du réchauffement climatique mondial, et semble savourer l’accusation d’hérésie dont ils l’accablent.

Plimer est géologue, professeur de géologie à l’Université Adelaide, et il est probablement le plus connu et le plus célèbre universitaire d’Australie.

Plimer, voyez vous, est un invétéré critique du « réchauffement climatique anthropiques » – – de vous à moi, c’est à dire le changement climatique résultant de l’activité humaine – – et l’actuelle orthodoxie environnementale déclarant que si nous changeons nos manières de polluer, le réchauffement climatique peut être inversé.

Ce n’est bien sûr pas nouveau d’avoir un scientifique de haut niveau disant que le réchauffement mondial est un phénomène totalement naturel avec de nombreux précédents dans l’histoire. Un grand nombre ont également avancé un tel argumentaire, que c’est dire n’importe quoi que d’affirmer que le comportement humain provoque l’actuel changement climatique. Et souvent, les arguments démontrant que c’est totalement ridicule de supposer que des changements dans le comportement humain – nettoyer nos propres actes par le biais de taxes- arnaques – peut renverser la tendance.

Mais la plupart de ces voix scientifiques et universitaires se sont tuent face au Jacobisme environnemental. Purger l’humanité de ces supposées pêchés que sont les dégradations environnementales est devenu une nouvelle religion qui a ses fanatiques et souvent son clergé intolérant, spécialement parmi les élites urbaines des pays développés.

Mais Plimer ne montre aucun signe de vouloir se conformer à cette orthodoxie, et vient juste de publier le dernier de ses six livres et 60 articles académiques sur le sujet du réchauffement climatique. Ce livre : Heaven and Earth – Global Warming : The Missing Science, rassemble une grande partie de son travail antérieur. Il se réfère principalement à A Short Story of Plant Earth, basé sur une décénnie d’émissions radio qu’il a animé en Australie.

Ce livre, publié en 2001, a été un bestseller et remporté plusieurs prix. Mais Plimer a trouvé difficilement un éditeur pour son dernier livre, ce qui montre à quel point depuis le lobby environnementaliste pratique l’intimidation.

Plimer y fait une proposition comme quoi le réchauffement climatique anthropique n’est rien de plus qu’une arnaque du public par les fondamentalistes environnementalistes, adoptée cyniquement par les politiciens et les responsables gouvernementaux qui adorent vraiment toute question provoquant de l’anxiété dans l’opinion publique.

Tandis que les environnementalistes pour la plupart tirent leurs conclusions d’informations sur le climat rassemblées dans les dernières centaines d’années, les géologues, dit Plimer, travaillent dans un cadre temporel qui remonte à des mille millions d’années.

La dynamique et le changement de caractère du climat sur Terre a toujours été connu des géologues. Ces changements sont cycliques et ont un caractère hasardeux, dit-il. Ils ne sont pas provoqué ou significativement affecté par le comportement humain.

Par exemple, la glace polaire a été présente sur Terre durant moins de 20% du temps géologique, écrit Plimer. De plus, les extinctions animales font complètement partie de l’évolution de la Terre. (Au fait, Plimer s’oppose aussi avec véhémence aux créationnistes et a été traîné en justice pour avoir interrompu des réunions de dirigeants religieux et d’évangélistes qui affirmaient que la Bible était une vérité à prendre au sens littéral).

Plimer est particulièrement agacé par ce qui est dit sur le dioxyde de carbone, son rôle quotidien sur la vie sur Terre, et les effets supposés sur le climat de la production humaine de gaz. Il dit que le dioxyde de carbone atmosphèrique a actuellement atteint ses taux les plus bas de ces 500 dernières millions d’années, et que le dioxyde de carbone atmosphérique ne représente que 0.001 % du montant total des produits chimiques trouvés dans les océans, les rochers en surface, les sols, et différentes formes de vie. En fait dit Plimer, le dioxyde de carbone n’est pas un polluant mais constitue une nourriture pour les plantes. Les plantes se nourrissent de dioxyde de carbone et excrète de l’oxygène. L’activité humaine, dit -t-il, contribue pour une infime fraction même à la présence du dioxyde de carbone atmosphérique.

Il n’y a pas de problème de réchauffement climatique, a continuellement répété Plimer.

Il fait remarquer que les périodes humaines de réchauffement climatique ont été des époques d’abondance quand la civilisation faisait des bonds en avant. Les époques glacières, à l’opposé, ont été des époques pendant lesquelles le développement humain s’est ralenti voire même était sur le déclin.

Donc le réchauffement climatique dit Plimer est quelque chose que les humains devraient bien accueillir et adopter chaleureusement comme étant annonciateur de bons moments à venir.

Jonathan Manthrope 29/07/09 www.vancouversun.com Copyright The Vancou

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Emmanuel Macron et le richissime Georges Soros

Monique Cochinal

Qui n’a pas entendu parler de ce financier, né en 1930 à Budapest qui, de spéculations en spéculations, est devenu le plus puissant agitateur de la planète. Il est le créateur d’une quantité de fondations, universités, écoles, sociétés civiles. En 1992, il spécule sur une baisse de la Livre Sterling, et contraint la Banque d’Angleterre à sortir du système monétaire. En une nuit, il accroît considérablement sa fortune. Il se fait admirer pour ses causes humanitaires, mais aussi et surtout haïr par les nombreuses personnes qu’il a ruinées par ses spéculations malhonnêtes. Il va même jusqu’à prêter de l’argent aux Etats. Partout, il a des acolytes adhérant à son idéologie (grandes banques internationales, chefs d’Etat, Ministres, Députés de l’Union Européenne). A travers ses fondations lancées en 1984 et l’Open Soulty Distribute, il a distribué plus  de 8 milliards de Dollars à diverses causes humanitaires dans 70 pays différents. Il se dit un « chef d’Etat apatride ». Quelle est son idéologie ? Il avoue qu’à travers sa fondation : « open society foundation » il essaie de construire des sociétés vibrantes et tolérantes avec des gouvernements qui soient responsables et ouverts à la participation de tous les citoyens. Il définit comme « fermée » toute société qui adopte des politiques qui ne sont pas de son goût. Par sa fortune, bien mal acquise, il intervient partout : aux Etats Unis, au Moyen Orient, en Russie, en Europe. Plusieurs fois condamné à de très fortes amendes, il poursuit son travail de destruction, faisant et défaisant, selon son goût, les gouvernements du monde.

En France, nous avons assisté, impuissants, à la montée d’une idéologie semblable à celle de Georges Soros, en la personne de notre président actuel. Emmanuel Macron, jeune Français, financier aux brillants succès dans une banque internationale, très bien introduit auprès des plus puissants de la finance (G. Soros en tête), s’introduit dans le domaine de la politique et devient Ministre de l’Economie, dans le gouvernement de François Hollande. Très bon plan, il pourra s’initier aux méandres de la politique, car il est doué, et apprend vite. De plus, il est fort ambitieux. Au moment opportun, il quitte le gouvernement et se présente seul, sans l’appui d’un parti, candidat à la présidence de la République. Certes, il n’est pas présenté par un parti, mais il a le soutien de son ami Soros (on dit que sa campagne électorale a été subventionnée, en partie, par les dollars de G. Soros). Et encore lui et ses dollars ! On entend encore les slogans de sa campagne. Un gouvernement issu de la société civile, libéral, sans étiquette, bien déterminé à réformer cet ancien monde à la société fermée pour « construire une société vibrante et tolérante avec un gouvernement responsable et ouvert à la participation de tous les citoyens », et entrer dans le « nouveau monde ». Le Macron « apolitique » se voit dans l’obligation de fonder un nouveau parti : La République en Marche. Savez-vous le nom favori de Soros pour sa fondation ? « move on », en français « En marche ». Très curieux comme coïncidence !!

Dix huit mois de « macronisme » ont passé. Malgré un échec de sa politique, le Président persiste et poursuit son idéologie, d’une main de fer, toujours sans opposition, attaquant les Etats voisins et amis, tous ceux qui ne partagent pas sa politique. Par des allocutions de plus en plus sinistres, il a lancé la campagne électorale des élections européennes, de mai 2019, en  dénonçant les Etats européens qui n’adhèrent pas à son idéologie (Hongrie, Autriche, Italie, Pologne, la Grande Bretagne et le brexit), et en les traitant de « nationalistes », « populistes ». Lui et lui seul livrera un combat sans fin pour que vive l’Union Européenne. Voilà le roi parti en guerre !

«Gilets jaunes» : 2 000 rassemblements, une manifestante tuée et 47 blessés

(EN CONTINU) rt.com 17 nov. 2018, 07:21  

La mobilisation des «gilets jaunes» contre les hausses du prix du carburant se déroule ce 17 novembre. Vers 13h, le ministre de l’Intérieur dénombrait 124 000 manifestants. Une manifestante est morte en Savoie, renversée par une voiture.

  • Samedi 17 novembre – 14h33 CET

Sur les Champs-Elysées à Paris, la police fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants.

DIRECT Paris : La situation dégénère sur les Champs-Elysées, les forces de l’ordre utilisent des moyens lacrymogènes pour repousser les #GiletsJaunes. (images @RemyBuisine) https://wp.me/p7GDoh-d7p 

14:25 – 17 nov. 2018

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Lire aussi : Tensions sur les Champs-Elysées : des Gilets jaunes repoussés par du gaz lacrymogène (VIDEOS)

  • 14h28 CET

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali était invitée à commenter les revendications du mouvement des Gilets jaunes, qui manifestent dans toute la France le 17 novembre. «Les gens n’ont plus rien pour vivre […] Il leur manque de l’argent pour finir leur fin de mois ; finir de manger, finir de s’habiller, finir de se chauffer […] C’est une réalité», a-t-elle notamment estimé.

Auteur: RT France

  • 14h08 CET

A Paris, un groupe de «gilets jaunes» qui tentait de s’approcher de l’Élysée a été repoussé par la police.

14:07 – 17 nov. 2018

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  • 14h06 CET

«

Paris : Des #GiletsJaunes ont bloqué les Champs-Elysées et réclament le soutien des policiers sur le dispositif de sécurité. (images @RemyBuisine) https://wp.me/p7GDoh-d7p 

Emmanuel Macron et Donald Trump ou le dialogue de sourds

Monique Cochinal 

Emmanuel Macron et Donald Trump s’affrontent, deux personnages bien différents, mais tous deux dévorés d’une même ambition. Deux Présidents élus la même année. L’un, victime d’une impopularité grandissante, due à l’échec de sa politique du « et en même temps », l’autre incarnant la toute puissance des Etats Unis d’Amérique, le premier pays en tête du monde. L’un, en grande difficulté devant les prochaines élections, et l’autre, vainqueur des dernières élections de mi mandat du 6 novembre dernier. En façade, soi disant des amis, mais en réalité, le plus jeune donnant des leçons au plus âgé, qui réplique vertement par des messages enflammés, bien décidé à montrer sa toute puissance.

Lors des somptueuses commémorations du centenaire de l’armistice de la guerre mondiale 1914 – 1918, nous avons assisté à une démonstration de force de la part du Président Trump. Nous l’avons vu arriver en grande pompe, sortir de sa « super puissante voiture blindée » crachant une fumée hyper polluante devant notre Président et tous les chefs d’Etat invités l’attendant sous des parapluies, depuis plus d’une heure. Il semblait très contrarié, et a fait bande à part à deux reprises. Il faut dire que notre jeune Président Macron et son projet de former une armée européenne pour se « défendre des attaques de la Chine, de la Russie, de l’Inde et même des Etats Unis d’Amérique » lui a fort déplu. Et tous ces forums pour lutter contre le réchauffement climatique, toutes ces organisations pour la paix, contre la pauvreté, qui demandent toujours plus de capitaux. Cela suffit. Il a une autre politique pour son pays, et veut le protéger. Il se dit même « nationaliste ». Il sait qu’il a des ennemis, mais il est le plus fort. Du reste, il a été réélu, à mi mandat, démocratiquement, car la majorité de ses concitoyens ont reconnu le succès de sa politique. Il reste le Président de la première puissance mondiale.

Revenons à ces « midterm elections » spéciales aux Etats Unis d’Amérique, d’une grande sagesse, n’entravant en rien le candidat soupçonné d’une affaire judiciaire ou politique, puisque le Procureur ne devra entamer une procédure active que 60 jours avant la mise en place de la procédure électorale.

En France, nous sommes loin d’un tel esprit de tolérance au niveau de la justice et de la politique. Il est certain que le cas Fillon représente une honte pour notre pays (lire le texte de Maître Lehman intitulé « le cas Fillon- édition Le Cerf).

Pourquoi tarder d’avantage à revoir entièrement les attributions et les démarches mal définies des uns et des autres (procureurs, juges d’instruction) ? Sachons nous inspirer de la sagesse qui nous vient d’ailleurs, et arrêtons de donner des leçons aux pays voisins.

 

 

The US Department of Justice’s Sixty-day Rule

« August was riddled with speculation whether and when Special Counsel Robert Mueller might issue a report or take further major action in his investigation into Russian interference in the 2016 election. The clock was ticking toward a 60-day window before the Nov. 6 midterm elections, a period when the Justice Department traditionally avoids significant public steps that might influence – or give the appearance of trying to influence – the vote. » (What Might Force Mueller ‘s Hand Before the Midterms? Exceptions to the DOJ 60-day « Rule » by Viola GiengerOctober 9, 2018)

ww.politico.com

Anticipation builds around Mueller as 60-day election window nears

By JOSH MEYER

The window closes next week for special counsel Robert Mueller to take any more bombshell actions before midterm season officially kicks off, and people in the president’s orbit and across Washington are watching with heightened anticipation that a final pre-election surprise could come soon.

Longtime Donald Trump confidant Roger Stone emailed supporters Monday and asked for donations to his legal defense fund, saying he believes his indictment is imminent.

The president’s personal lawyer, Rudy Giuliani, has publicly called on Mueller to wrap up his investigation into Trump by the end of next week, when the midterms will be two months away.

“Just a few days before 60 day run-up to 2018 elections,” Giuliani tweeted Saturday from his golfing vacation in Scotland. “If Mueller wants to show he’s not partisan, then issue a report on collusion and obstruction.”

The increased attention stems from Justice Department guidelines that recommend against law enforcement taking major investigative or prosecutorial actions close to an election, so as not to unduly influence voters. Although primaries have been underway for months, Giuliani and others have said the 60-day period before the election should be free of any big activity by Mueller’s team.

But a close read of Justice Department policy shows that the cutoff is not a hard and fast rule, according to more than a dozen current and former Justice Department officials and other legal experts.

Nonetheless, some former prosecutors said they expect Mueller — long known as a by-the-book federal lawman — to bend over backward to avoid doing anything that might be construed as improper right before the Nov. 6 midterms, which will determine who controls Congress for the next two years.

“I know of no Justice Department rule or regulation that limits the timing of an announcement related to an election,” said former Assistant U.S. Attorney Renato Mariotti. “That said … I can’t imagine him taking any action that could be seen as influencing an election.”

Mueller’s grand jury meets on Fridays, and Stone, at least, appears to be on edge about possible action, though he told POLITICO on Thursday his concerns were not tied to the 60-day window, which he thought applied more to elected officials.

Stone, an informal Trump campaign adviser, has long been suspected of acting as an intermediary in the Russian conspiracy to hack and disseminate Democratic campaign-related emails. Although Stone has vehemently denied wrongdoing, Mueller has brought in several of the veteran operative’s associates and friends for questioning in the investigation.

Stone said this week that he believes Mueller is “coming for” him in an effort to silence him and pressure the longtime Republican operative “to testify against my good friend President Donald J. Trump.”

The anticipation of charges this week might be overhyped. One of Stone’s associates, Randy Credico, is not scheduled to appear before the grand jury until next Friday. And Mueller and his team have managed, so far, to keep their plans about the timing — and the targets — of indictments almost entirely under wraps.

“There is no rule. It is something that Giuliani has invented,” said Peter Zeidenberg, a former federal prosecutor who served as deputy to special counsel Patrick Fitzgerald during the George Bush-era CIA leak investigation. “In my opinion, absolutely nothing in this would prohibit or constrain Mueller from charging Roger Stone or anyone else connected to the Trump campaign in the next six weeks.”

La descente aux enfers de Jupiter

Monique Cochinal

L’itinérance mémorielle », tellement bien préparée par l’Elysée, se transforme en chemin de croix pour notre Président, qui gesticule en tous sens, parle beaucoup, explique et explique encore, essaie de convaincre, se débat, se justifie toujours, mais ….. En vain. On dit bien que « trop parler nuit » !

De cette « itinérance mémorielle » un nom bien prétentieux pour une telle opération, il ne va rester que ce sentiment d’un Président très chahuté par ses concitoyens pour la plupart insatisfaits, en colère, qui n’ont plus confiance, n’écoutent plus, sont déçus et se rebellent.

De ces bains de foule à répétitions, il se dégage un sentiment général d’antipathie et, au milieu, un Président revanchard, qui se dit très heureux de se faire malmener, car il est sûr d’avoir le dernier mot. Tout cela largement diffusé par les médias dans le monde entier. Que c’est triste !! Que pensent nos voisins étrangers en voyant ces scènes de « grand guignol » ?

A chaque étape, le spectacle se reproduit. Nous voyons notre Président Macron embrasser l’une et l’autre, donner des grandes tapes dans le dos d’un troisième, et d’un quatrième, et se laisser essuyer le visage par une autre encore pour effacer les traces de rouge à lèvres déposées sur ses joues. Il va, il vient en courant vers un autre groupe de sympathisants qui l’appellent pour une photo, qui l’encouragent. Comme il est heureux parmi eux, il aime cela. Il se sent pousser des ailes ! Et va à nouveau au combat affronter tous ces citoyens qui grognent.

Un autre jour, il est au programme de visiter une usine Renault, qui a réussi, elle, un exemple à suivre. Entouré de son Ministre de l’économie et de sa troupe habituelle, Notre Président s’avance et prend le micro. Impossible de se faire entendre, car au fond de la salle on entend un grand chahut, des syndicalistes ouvriers qui hurlent des slogans peu élogieux. Il n’est vraiment pas le bienvenu. Une voix s’élève plus puissante, pour exprimer toute la colère des ouvriers : «  On ne vous a pas attendu, Monsieur le Président, pour redresser cette usine. Et maintenant, vous nous privez d’une partie de notre faible salaire pour payer les taxes supplémentaires sur le prix de l’essence à la pompe, le chômage qui a augmenté, comment vivre de notre travail, on en a marre ». A nouveau, hurlements et slogans furieux lancés couvrant les paroles du Président, qui invite ce vilain grognard à venir devant lui pour discuter d’homme à homme de tous ces problèmes, un léger sourire conciliant aux lèvres. La réponse de cet ouvrier syndicaliste ne se fait pas attendre : « Je voudrais bien, mais comment je fais. Il y a une barrière de policiers devant nous ».

Chaque jour, à chaque étape, quelques scènes burlesques du même genre nous sont retransmises. Hier, nous voyons le Président et sa cour arriver dans un bar à l’improviste. Il a décidé de revenir dans ce bar, où il avait rencontré des sympathisants, lorsqu’il était en campagne. Il entre, tout joyeux : « Bonjour les amis, Alors comment ça va, dites-moi tout. Je vous écoute ». Poignées de main, accolades, sourires radieux ». Un petit signe discret au patron : « servez une tournée générale, c’est ma tournée. On va trinquer ». Et les propos de comptoir de bar continuent.

Que va-t-il advenir de tout cela ? Je suis pessimiste, et je ne comprends pas cette nouvelle attitude de notre Président, qui ne fait que le désavouer chaque jour davantage aux yeux du monde, particulièrement troublé en ce moment.

 

Memorial tour turns into PR setback for Emmanuel Macron

FT Harriet Agnew in Paris 7 HOURS AGO

It was supposed to be an opportunity for President Emmanuel Macron to play the role of statesman, to rise above the cut and thrust of politics, and win back the respect of an increasingly sceptical French population: a week-long tour to mark 100 years since the end of the first world war.

Starting with a concert of Beethoven and Debussy at Strasbourg cathedral, and ending on Sunday with an armistice day commemoration at the Arc de Triomphe in Paris, the programme took in visits to the battlefields of Verdun, Morhange and the Somme, the Notre-Dame-de-Lorette national cemetery and local factories.

But for all the attempted solemnity and martial tone, Mr Macron’s memorial tour has turned into a public relations debacle, confirming his propensity for making gaffes while drawing the scorn of ordinary French voters over his perceived metropolitan disregard for their pocketbook concerns.

Rather than dissipate public anger in his visits to areas of France where far-right support is strongest, the events of the past few days appear to have concentrated it. Mr Macron’s government is now braced for a day of national protests next Saturday ostensibly over fuel price rises but potentially about the litany of other grievances held against the president, whose approval rating has fallen below 30 per cent.

Fresh from a few days off amid rumours of burnout and exhaustion, the political storm began on Wednesday when Mr Macron paid tribute to Marshal Philippe Pétain, who won glory leading French troops in the defence of Verdun in 1916 but ignominy as head of France’s Vichy government that collaborated with Nazi occupiers during the second world war.

“It is legitimate that we honour the marshals who led France to victory” in 1918, Mr Macron said. He described Pétain as “a great soldier”, while conceding that he made “disastrous choices” during the Nazi occupation when he helped send tens of thousands of Jews to their deaths in extermination camps.

The resulting outrage, particularly from the left, included a rebuke from the socialist former president François Hollande. “History does not single out one stage, however glorious a military career. It judges the immense and contemptible responsibility of the Marshal who deliberately used his name and prestige as cover for treason, collaboration and the deportation of thousands of Jews from France.” Francis Kalifat, president of Crif, the body that represents France’s 400,000 Jews, described the tribute as “shocking”, while Jean-Luc Mélenchon, leader of the far-left France Unbowed party, called Pétain “a traitor and an anti-Semite”, adding: “Macron, this time you’ve gone too far!” The Elysée Palace later backpedalled and insisted there had never been any plans to honour Petain at any ceremony.

The controversies did not stop there. Wherever he went on his tour, Mr Macron met angry members of the public disgruntled by a lack of improvement in their daily lives.

On Thursday, as the Elysée struggled with the fallout from the Pétain comments, the president was given a hostile reception at a Renault factory near Maubeuge in northern France as he attempted to outline his economic policies.

Defending his choices to help “those who invest”, Mr Macron was booed by a trade unionist who called out “you’re not welcome here”.

“With the increase in petrol you take back with one hand what you give the other,” he shouted. The tussle overshadowed the announcement of a €400m investment in the plant and the creation of 200 jobs.

Mr Macron defended his government’s record on fuel prices, which have largely gone up because of rising oil prices rather than increased taxation.

“I prefer the taxation of fuel to the taxation of labour,” he said in an interview with the Dernières Nouvelles d’Alsace newspaper, adding that his policies reflected environmental considerations: “The same people who are complaining about the rise in fuel prices are also demanding that we fight air pollution because their children are suffering from diseases.”

But his green concerns have found little support, particularly in rural areas where dependence on the car is so extensive. Many drivers are still angry at a cut in the speed limit on secondary roads this year from 90kph to 80kph. Some motorists are planning blockades and go-slows next weekend to bring the country to a halt.

Yet as the week-long tour drew to a close and Mr Macron prepared to welcome dignitaries including Donald Trump and Vladimir Putin to the Arc de Triomphe on Sunday, he ploughed on single-mindedly.

Speaking on Thursday at the Renault factory, he said: “I know some people are angry, I know some people will always seek division, but I am responsible for one thing.

“I will keep going — on and on and on.”