Le nouveau gouvernement autrichien dope la droite «anti-Merkel»

L’extrême droite rentre en force… et obtient des ministères clefs.

19 DÉCEMBRE 2017 PAR THOMAS SCHNEE – MEDIAPART

L’avènement de Sebastian Kurz et ses ministres d’extrême droite gênent profondément Berlin. Il fait craindre un axe Autriche-Hongrie sur le dossier des migrants. Et il va renforcer la division entre une droite modérée pro-Merkel et une droite conservatrice de plus en plus dure, qui rêve d’en finir avec cette chancelière « de gauche ».

Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– Berlin qui pleurniche et la Bavière qui sourit. C’est la première impression que donne l’Allemagne après la prestation de serment, lundi à Vienne, du nouveau chancelier autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, conservateur) et de son vice-chancelier Hans-Christian Strache, président du parti de la Liberté (FPÖ, extrême droite).

Angela Merkel a beau être la cheffe du camp conservateur, et à ce titre « amie politique » de son homologue autrichien, elle s’est montrée aussi prudente que méfiante vis-à-vis de la nouvelle alliance viennoise. Le message de félicitations envoyé à Sebastian Kurz correspond aux six lignes protocolaires minimales pour ce genre d’événement. La chancelière allemande, qui a invité Kurz à Berlin, a par ailleurs déclaré qu’elle attendait avec impatience de connaître « l’orientation européenne » du nouveau gouvernement autrichien.

En réalité, Berlin n’est pas du tout ravi de la tournure des événements politiques en Autriche, autant pour des raisons européennes qu’intérieures. L’ascension politique de Sebastian Kurz a fait autant rêver, ces dernières années, l’extrême droite allemande (AfD) qu’une partie de l’aile droite du parti chrétien-démocrate de Merkel (CDU) et la majeure partie des conservateurs bavarois (CSU). Soit, en gros, le groupe de ceux que l’on pourrait appeler les « anti-Merkel de droite ». Ces derniers la considèrent depuis longtemps trop à gauche. Ils estiment aussi qu’elle n’a pas su avoir la poigne nécessaire pour enrayer l’arrivée des réfugiés.

Et c’est précisément ce qui fait de Sebastian Kurz un héros, ou au moins un allié, pour une partie de la droite allemande “dissidente”. Ce dernier n’a pas seulement bâti sa victoire en se servant autant dans le programme des socialistes que dans celui de l’extrême droite. Il a aussi choisi de faire campagne sous son nom et pas sous celui de son parti. Il a réussi le tour de force de se faire élire en attaquant l’action des gouvernements dont il faisait partie. Enfin, et c’est le principal, il s’est opposé frontalement à la politique migratoire d’Angela Merkel, en devenant l’alter égo ouest-européen du Hongrois Viktor Orbán. « Je souhaite une politique plus sincère pour toute l’Europe. Je souhaite que nous en Europe, et en premier lieu l’Allemagne, nommions enfin les choses par leur nom. Nous avons besoin de mettre un terme à cette politique de l’invitation. Nous sommes débordés. Il y a trop de gens qui viennent », déclare-t-il en octobre 2015.

Le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache et le chancelier Sebastian Kurz, le 19 décembre à Vienne © Reuters / Leonhard Foeger.

Ce basculement s’opère également en Allemagne. Le ministre-président de Bavière, Horst Seehofer, invite Viktor Orbán à Munich fin septembre 2015. Et pendant que le parti moribond qu’est l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) reprend rapidement des couleurs, la droite conservatrice allemande se divise profondément. « Les conservateurs bavarois comme Horst Seehofer et son successeur désigné Markus Söder sont absolument sur la ligne de Kurz. Autant sur la question des réfugiés que sur l’idée qu’en vue de récupérer les électeurs qui sont allés voter pour l’extrême droite, il ne faut pas hésiter à reprendre certains de leurs sujets et à durcir le ton », analyse Albrecht Meier, spécialiste des questions européennes pour le quotidien berlinois Der Tagesspiegel.

« Sebastian Kurz représente en Autriche la rupture avec un système politique égaré et névrosé. La politique autrichienne est paralysée depuis des années. Cela a dégoûté les gens. Mais lui a réussi à imposer un projet neuf et unitaire au parti populaire autrichien. Sebastian Kurz dit les choses clairement, que ce soit pour la politique migratoire, la politique européenne ou pour l’arrêt des négociations entre l’UE et la Turquie », réagissait avec enthousiasme l’eurodéputé conservateur bavarois Manfred Weber, à la tête du groupe du PPE (droite, dont LR) au Parlement européen, au lendemain de la victoire de l’ÖVP.

Angela Merkel se retrouve donc avec une partie de son camp alignée sur les positions de Kurz, en quelque sorte son concurrent. Par ailleurs, à droite, nombreux sont ceux qui pensent que l’élection de l’Autrichien et ses bons contacts avec les pays du groupe de Visegrad pourraient le conduire à assumer une médiation positive pour l’Europe : « Mais rien n’est moins sûr. Lors du dernier sommet européen, Merkel a précisé qu’elle tenait toujours au principe solidaire des quotas, même si ce n’est plus qu’une petite partie de son dispositif. Or Kurz y est opposé. Donc il reste à prouver que ce dernier sera un allié européen », estime Albrecht Meier.

Le fait que Sebastian Kurz ait choisi une « technicienne » aux Affaires étrangères (Karin Kneissl, proche du FPÖ) et placé la majeure partie des affaires européennes sous le contrôle de la Chancellerie fédérale n’est pas non plus une garantie de paix pour Berlin : « La défense, les Affaires étrangères et la police sont tenues par le FPÖ. Surtout, le ministre de l’intérieur Herbert Kickl est un idéologue historique du parti, et un provocateur connu. À ce poste, il peut tout à fait intervenir sur les questions migratoires et européennes », ajoute l’analyste berlinois. Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi l’avènement de la nouvelle alliance droite/extrême droite à Vienne ne réjouit pas l’exécutif à Berlin.

Ce n’est pas tout. L’arrivée du FPÖ au pouvoir à Vienne pourrait peser sur la trajectoire de l’AfD allemande, qui a réussi une entrée magistrale au Bundestag en septembre. Au siège du parti et sur les réseaux sociaux, les dirigeants de l’AfD applaudissent bien sûr l’arrivée au pouvoir de leurs « frères aînés » du FPÖ, car « le nouveau cours de la politique d’asile en Autriche marque un jalon dans l’histoire européenne », ainsi que l’expliquait lundi Alexander Gauland, coprésident du parti et du groupe parlementaire de l’AfD. Mais comme le déclarait le président du FPÖ Hans-Christian Strache en septembre, « l’AfD doit encore évoluer, tant pour sa recherche d’unité que pour son assainissement interne ». Le nouveau vice-chancelier avait alors renvoyé le parti frère allemand aux « douleurs de l’enfantement » de sa propre formation en… 1949 !

« Bien sûr, en Allemagne, nous sommes encore très loin de la situation autrichienne. Et les conservateurs, CDU et CSU, ont exclu toute alliance avec l’AfD au niveau national. Mais l’AfD va tout faire pour leur forcer la main. Dans le Land de Saxe, où l’extrême droite est devenue le premier parti devant la CDU, ils ont juré qu’aux prochaines élections, ils seraient dans le gouvernement régional. Et au Bundestag, ils vont s’efforcer de trouver des positions et des votes communs avec la droite », prédit Albrecht Meier.

Sans surprise, les craintes les plus fortes, à défaut de protestations virulentes, ont émané des rangs du SPD. « L’Autriche-Hongrie est de retour. Avec le chancelier Kurz, “l’étudiant nationaliste” Strache et le pyromane Orbán, on se dirige en trois temps vers la droite. Adieu, heureuse Autriche », a déclaré le vice-président du groupe parlementaire SPD Achim Post. Le social-démocrate fait référence à ce trio de dirigeants qui s’opposent à une politique d’accueil et de répartition des réfugiés dans l’Union européenne, et prônent une« politique de défense des frontières extérieures de l’UE ».

Pour le président du SPD, Martin Schulz, c’est en tout cas une raison supplémentaire pour faire « plus d’Europe » et négocier avec Angela Merkel un vrai projet de réforme européen, en réponse aux propositions d’Emmanuel Macron, dans le cadre du chantier d’une nouvelle « grande coalition ». Mais le vice-président du SPD, Ralf Stegner, estime quant à lui que l’exemple autrichien « nous apprend une fois de plus que l’accolade prolongée des grands partis entre eux ne fait que renforcer les extrêmes ». Pour lui, le scénario autrichien prouve à la perfection les dangers d’une grande coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs lorsqu’elle se prolonge de manière quasi permanente, comme ce fut le cas en Autriche.

Budapest bloquera toute sanction de l’UE contre Varsovie, dit Orban

La Hongrie considère la Pologne comme une composante essentielle du groupe centre-européen au sein de l’Union européenne, et s’opposera à toute sanction visant à priver Varsovie de ses droits de vote au sein de l’UE, a prévenu vendredi le Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

BUDAPEST (Reuters) – La Hongrie considère la Pologne comme une composante essentielle du groupe centre-européen au sein de l’Union européenne, et s’opposera à toute sanction visant à priver Varsovie de ses droits de vote au sein de l’UE, a prévenu vendredi le Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

La Pologne, dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme de la justice, est injustement critiquée, a ajouté Orban en soulignant que Budapest ne souscrirait pas à toute tentative d’appliquer l’article 7 du traité sur l’Union européenne, relatif à un processus de sanctions.

La Commission européenne a activé mercredi l’article 7, en estimant qu’il existait un « risque clair d’une violation grave de l’Etat de droit en Pologne ».

« Nous devons dire clairement à l’UE qu’il est vain d’engager des procédures contre la Pologne, car cela n’aura aucune chance d’aboutir – parce que la Hongrie sera là et fera barrage, de manière insurmontable », a dit le Premier ministre hongrois.

L’article 7 requiert à un certain point l’unanimité (excepté le pays visé). Il dispose notamment que : « Le Conseil européen, statuant à l’unanimité sur proposition d’un tiers des États membres ou de la Commission et après approbation du Parlement européen, peut constater l’existence d’une violation grave et persistante par un État membre des valeurs visées à l’article 2, après avoir invité cet État membre à présenter toute observation en la matière. »

Macron voudrait faire juger Bachar el-Assad par la CPI

 

Maria Rodriguez McKey

Parfois les hommes et femmes politiques profitent de l’ignorance des citoyens, ou de leur peu d’intérêt pour certains sujets, pour annoncer n’importe quoi? Et le domaine des relations internationales est propice à cela.

Dans un article du journal « Libération », Estelle Pattée explique la difficulté, voire  l’impossibilité, de faire juger Bachar el-Assad par la Cour Pénale Internationale.

L’article mentionne le fait que l’ambassadeur britannique a appelé à la saisine de la Cour Pénale Internationale (CPI) « pour juger les crimes de guerre en Syrie. Libération continue «  Une demande qui a peu de chances d’aboutir. Lors de la dernière tentative du Conseil de sécurité, en 2014, la Russie et la Chine avaient une nouvelle fois déposé leur veto. »

Bien que cela relève, en principe, du droit international, cela ressemble plutôt à la bonne vieille politique, comme avant l’existence des Nations Unies.

Mais le Président Macron envisagerait-il de positionner la France dans la négociation qui aura lieu à la fin de la guerre en vue du partage ?

Dans tout conflit, il faut attendre la défaite de l’ennemi, Hitler (lors de la deuxième guerre mondiale) et DAESH dans celle-ci, pour entamer toute négociation,  et il est clair qu’à cette table il y aura la Russie, l’Iran, la Turquie, et les Etats-Unis,  d’où la diplomatie déjà actuelle et très active de la France.

Néanmoins, ce n’est pas avec cette idée de faire juger  Assad par la CPI que la France arrivera à être à la table des négociations, vue la position des autres pays intervenants.

Mais la CPI est le bébé de la diplomatie française toujours dans son idée d’une gouvernance internationale qui lui offre un rôle dans les affaires du monde, (comme le siège au Conseil de Sécurité, qu’elle a obtenu grâce à Winston Churchill, qui a participé aux négociations d’après guerre et qui ne voulait pas un affrontement direct URSS – Etats-Unis). Les deux pays qui participent le plus au budget de la CPI sont la France et l’Allemagne, les Etats-Unis n’ayant pas ratifié le traité la créant. Vu que les Etats Unis ont des militaires postés un peu partout dans le monde, ils préfèrent des accords bilatéraux.

La France a ratifié le traité de Rome instituant la CPI mais en s’autorisant un délai de 7 ans pour son application.  Voici ce que dit le site http://www.cfcpi.fr/spip.php?rubrique6:

« La France a signé le Statut de Rome dès le 18 juillet 1998 et déposé son instrument de ratification du Statut de Rome le 9 juin 2000, après une autorisation votée à l’unanimité du Parlement. La ratification par la France du Traité de Rome a nécessité la révision de la Constitution suite de l’avis rendu le 22 janvier 1999 par le Conseil constitutionnel.

Lors de la ratification du Statut de la CPI, la France a fait jouer la « déclaration de l’article 124 ». Cette déclaration a pour effet de suspendre la compétence de la CPI en France pour les crimes de guerre pendant une période de sept ans à partir de l’entrée en vigueur, c’est-à-dire jusqu’au 1er juillet 2009. La CFCPI ne peut que regretter l’utilisation de l’article 124 que rien ne justifie. Il serait normal et souhaitable que la France y renonce au plus vite.

A ce jour, seules la France et la Colombie ont utilisé l’article 124. »

La guerre de Libye a été une catastrophe pour le pays lui même mais aussi pour l’Afrique car Khadafi a joué le rôle de policier dans la région. L’Union Africaine a plaidé avec le Président Sarkozy pour négocier avec Khadafi. L’Union a reçu une fin de non recevoir.

Le Président Sarkozy et le Premier Ministre Cameron ont créé un vide de pouvoir dans cette région. Le Président Obama n’est pas allé plus loin que l’installation de la « no fly zone », ce quia empêché les avions de Khadafi de bombarder les populations. Il faut dire que, contrairement à l’Assemblée Nationale (droite et gauche confondues), le Congrès n’a pas donné un sous au président (aux Etats Unis ont dit que le Congrès a « the power of the purse » ou le pouvoir du portefeuille).

L’état de la Libye, et les conséquences sur la région, y inclus les centaines de réfugiés noyés dans la Méditerranée, sont directement imputables à cette guerre.

La guerre de Libye ressemblait à la  guerre du Président Bush Jr. en ce que le but de l’un comme de l’autre était de se débarrasser du gouvernement en place. Mais le Président Sarkozy a pensé que s’ il n’y avait pas une occupation de troupes étrangères, il n’y aurait pas de résistance, de toute façon, il aurait été politiquement impossible d’envoyer l’armée française. J’ai encore cette image de Cameron et Sarkozy se faisant féliciter par la foule après la défaite.  La seule chose positive pour la France c’est que la présence du Qatar sur le sol libyen, a permis à ce dernier d’acheter des Rafales!

Il y aurait dû y avoir un seul ennemi : DAESH.  Le gouvernement Hollande avec son ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, n’aurait pas dû attendre les attentats de Paris pour le réaliser. Il ne faut jamais se tromper d’ennemi.

Après le 11 septembre, il ne fallait surtout pas se débarrasser des gouvernements dans les pays du monde arabe et créer des vides de pouvoir où DAESH pouvait pénétrer. D’ailleurs, DAESH est présent en Libye et en Irak.

Le Président Macron «certain que Trump va changer d’avis» sur le climat »

COP23 : le financement de l’accord de Paris en difficulté

Maria Rodriguez-McKey

Aux Etats-Unis, le réchauffement climatique est plutôt un thème d’une politique de gauche. Les premières lois fédérales sur l’environnement  datent du mandat de Richard  Nixon (Républicain), spécifiquement en 1970, mais parce que les Démocrates contrôlaient les deux Chambres du Congrès; ce qu’on appelle « divided government ».  Les lois votées par le Congrès doivent être signées par le Président. Il y a toujours une sorte de « dialogue » entre l’Exécutif et le Législatif dans ce cas, qui inclut le droit de veto du Président, lequel peut être annulé par un vote du Congrès. Nixon a préféré signer la loi.

Cette loi a, entre autre, créé le Ministère de l’environnement. Le but de la loi a été d’encadrer ce qui se passait jusqu’alors dans les Etats fédérés, notamment les problèmes de nuisances sonores, de pollution et autres, décidés au plan local par le législateur ou les tribunaux. Mais, comme m’avait dit mon professeur de droit environnemental, le but n’avait jamais été de changer le système de production.

En revanche, en ce qui concerne le droit international public, le Congrès, adopte rarement des traités et des conventions internationales. Le traité instituant la Cour Pénale Internationale n’a jamais été  adopté par le Congrès ainsi que la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. En ce qui concerne le Protocole de Kyoto, il a été signé par Al Gore, le Vice Président de Bill Clinton, mais en ce qui concerne la ratification par le Congrès, le Sénat a refusé de ratifier le traité à 95 voix contre 0. (Il faut que les deux Chambres du Congrès votent exactement le même projet pour qu’il devienne une loi). Mais pas un seul sénateur démocrate n’a voté en faveur du protocole. Bill Clinton a alors tenté en 2000 de négocier des avenants avec les Européens mais sans succès. Même si au Sénat la majorité est de gauche, les Sénateurs veillent chacun aux intérêts de leur Etat.

En juillet 2005, quand Bush fils a été élu, il a déclaré que le Protocole de Kyoto était mauvais pour l’économie américaine. Il faut dire que les contraintes de Kyoto ne s’appliquaient pas à la Chine, ni à l’Inde, considérés à l’époque comme pays en voie de  développement. Entretemps, la Chine est devenue, comme le souligne un article écrit par| Simon Leplâtre, championne du solaire. pour Le Monde .. championne du solaire

Premier producteur de panneaux photovoltaïques, l’empire du Milieu a dépassé l’Allemagne comme premier pays producteur d’énergie solaire.  ECONOMIE | 30.01.2017) Cela a obligé le gouvernement du Président Barak Obama de taxer les panneaux solaires chinois  jusqu’à 100% de leur valeur.

Mais revenons au gouvernement précédent : le 28 juillet 2005, le gouvernement Bush a signé un accord avec cinq pays d’Asie-Pacifique Australie, Inde, Japon, Chine et Corée du Sud visant à développer de nouvelles technologies pour lutter contre l’émission des gaz à effet de serre, auquel s’est joint le Canada.

Aux Etats-Unis, avec un système fédéral créé par les  13 Etats issus de la colonisation britannique,  ce sont les Etats, régions et municipalités qui ont pleins pouvoirs pour faire évoluer leur situation. Les décisions pour réduire les émissions d’équivalents de CO2 sont prises au niveau régional et local : plus de 28 États américains ont ainsi développé des plans climats et se sont fixé des objectifs de réduction de leurs émissions. En particulier, la Californie et le Nouveau-Mexique

En France cela se passe différemment. Et je mentionnerai seulement le volet international. Sous le Président Chirac, la loi Barnier est votée, en 1995 , puis la Charte de l’Environnement adossée en 2004  à la Constitution, notamment son article 5 qui contient le principe de précaution, principe qui a servi de base pour que le Président Sarkozy interdise la fracturation hydraulique, la méthode la plus utilisée pour extraire le gaz de schiste. Plus tard, en se basant sur le principe de précaution, la  Cour Constitutionnelle a été saisie, les Sages ont confirmé  l’interdiction. (Voir deux articles de Bernard Owen, sur le site du Cercle des Echos, intitulés « Le principe de précaution » et plus tard Voir Bernard Owen; Le gaz de schiste : enfin une bonne nouvelle ! BERNARD OWEN | LE 08/06/2013)

La fracturation hydraulique, ou le fracking comme on l’appelle aux Etats-Unis, existe  depuis 1947  technique relativement ancienne puisqu’elle date de 1947 et son usage s’y est fortement développé depuis 2003 en Angleterre, en Pologne, aux Pays Bas et en Chine, où, selon les calculs,  serait extraite une quantité double de celle des Etats Unis.

Sur le site viepublique.fr le principe de précaution est ainsi expliqué:  _ Principe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’alimentation. 

Renaud DENOIX DE SAINT MARC dit dans sa « Communication à l’Académie nationale de médecine, Séance du 25 novembre 2014 dit   « En février 2005, le Parlement réuni en Congrès a inscrit dans la Constitution la Charte de l’environnement, installant par là même le principe de précaution (art. 5) au niveau le plus élevé de la hiérarchie des normes juridiques:

« …on peut sans doute tenir pour acquis, même si le Conseil constitutionnel n’a pas été amené à le juger, que le risque pour la santé humaine n’est pas, en tant que tel, pris en compte dans le principe de précaution. Le principe de précaution vise le risque environnemental. Il se peut, certes, que ce risque environnemental se traduise par des risques sanitaires ; dans ce cas, ces risques sanitaires sont pris en compte. Mais les risques sanitaires indépendants de facteurs environnementaux ne sont pas visés par l’article 5 de la Charte. Les risques inhérents à un traitement médical ou à l’administration d’un médicament nouveau ne relèvent pas de l’article 5.

Et quid des nouveaux médicaments OGM?  Selon .Renaud DENOIX DE SAINT MARC  qu’il n’y aurait pas de risque.

Si Monsieur DENOIX DE SAINT MARC, qui est membre due la Cour Constitutionnelle, a préparé cette communication pour les médecins car  le principe de précaution les inquiète, ainsi que les scientifiques et même les start-up françaises qui font des recherches pour créer de nouveaux médicaments.  Espérons que quand  un nouveaux médicament sera trouvé, les juges sauront « comment décider » (dixit le Président Sarkozy quand il a annoncé qu’il n’abrogeait pas le principe).

En revanche, le premier médicament OGM a déjà été autorisé en Europe (voir l’article sur la question écrit par Yves MIserey pour Le Figaro). Il dit que « l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (Emea) s’est déclarée favorable à la commercialisation du premier médicament transgénique. Il s’agit de l’ATryn, qui contient une protéine humaine anticoagulante présente dans du lait de chèvre génétiquement modifiée. Le 2 août dernier, la Commission de Bruxelles a confirmé l’avis de l’Emea. L’ATryn devrait être disponible sur le marché européen au début 2018. » L’ATryn est produit par GTC Biotherapeutics, une firme américaine basée dans le Massachusetts.

Ni l Kyoto ni Paris ont interdit à l’Allemagne de produire des pommes de terre OGM par Bayer (qui vient d’acheter Monsanto) ni à l’Angleterre et à la Pologne de puiser du gaz de schiste,… tous signataires de ces deux traités en tant que membres de l’UE  Et de toute façon, La pollution de la France est de 1% de la pollution mondiale. Les deux champions dans ce domaine sont la Chine et les Etats-Unis.

 

Coup d’État de mai (Pologne)

Jōzef Pilsudski et d’autres responsables du coup d’Etat sur le pont Poniatowski à Varsovie.

Wikipedia

Le coup d’État de mai (en polonais : Przewrót majowy ou zamach majowy) est un coup d’État réalisé en Pologne par le maréchal Józef Piłsudski entre le 12 et le 14 mai 1926. Le coup d’État renversa le président Stanisław Wojciechowski et le gouvernement du premier ministre Wincenty Witos. Un nouveau gouvernement fut installé, dirigé par le professeur de l’université nationale polytechnique de LwówKazimierz Bartel.

Initialement Piłsudski devait être président, mais il se désista en faveur de Ignacy Mościcki. Piłsudski, cependant, resta le politicien le plus influent de Pologne, et devint l’inspirateur de la politique gouvernementale jusqu’à sa mort en 1935.

Genèse

En novembre 1925, le gouvernement de Władysław Grabski fut remplacé par celui de Aleksander Skrzyński, qui reçut le soutien de différentes formations opposées : la Narodowa Demokracja (démocratie nationale), le parti Piast et le parti socialiste polonais (PPS). Cependant, après que le PPS eut retiré son soutien, le gouvernement tomba et fut remplacé par celui du premier ministre Wincenty Witos, constitué du parti populaire polonais « Piast » et de l’Union chrétienne d’unité nationale(Chrześcijański Związek Jednosci Narodowej) formant la coalition Chjeno-Piast. Cependant, le nouveau gouvernement détenait encore moins de soutien populaire que les précédents.

Les gouvernements, qui se succédaient, cristallisaient sur eux tous les ressentiments nés d’une politique étrangère impuissante et d’une situation interne dégradée1. À l’extérieur, la signature du traité de Locarno ne résolvait en rien les problèmes territoriaux avec l’Allemagne. Les puissances alliées occidentales avaient sacrifié la garantie des frontières occidentales de la Pologne à l’établissement de bonnes relations avec la jeune république allemande. En outre, le chômage ne cessait de monter, et les restrictions des budgets militaires engagées par Sikorski, ministre du gouvernement Grabski, mécontentaient une part de l’armée et les nationalistes.

Des déclarations de Józef Piłsudski, héros de la Première Guerre mondiale et père de la Seconde République de Pologne, qui considérait les changements de majorité incessants à la Diète (parlement polonais) comme chaotiques et nuisibles, préparèrent le terrain pour le coup d’État.

Coup d’État

Le 10 mai 1926, une coalition gouvernementale réunissant des chrétiens-démocrates et des agrariens fut formée par Witos, ce qui déclencha la colère des partis de gauche2, dont Piłsudski était l’un des dirigeants. Le lendemain, celui-ci, dans une interview publié dans le Kurier Poranny (Le Courrier du matin), déclara qu’il était « prêt à combattre le mal » de la Sejmokracja3 et promit un « assainissement» (en polonais « sanacja ») de la vie politique. L’édition du journal fut censurée par les autorités.

La nuit du 11 mai au 12 mai, l’état d’alerte fut déclaré dans la garnison militaire de Varsovie, et certaines unités marchèrent sur Rembertów, où Piłsudski. détenait un commandement, et elles s’engagèrent à le soutenir. Le 12 mai, le maréchal et ses partisans marchèrent sur Varsovie et capturèrent les ponts sur la Vistule. Pendant ce temps, le gouvernement de Wincenty Witos déclara l’état d’urgence.

Vers 17h, le maréchal Pilsudski rencontra le président Stanisław Wojciechowski sur le pont Poniatowski. Piłsudski exigea la démission du cabinet Witos, alors que le président exigeait la capitulation de Piłsudski. Faute de résultat dans ces négociations, des combats éclatèrent vers 19h.

Le lendemain, les négociations reprirent, sous la médiation de MgrAleksander Kakowski et du maréchal de la Diète Maciej Rataj. Ces négociations, cependant, n’apportèrent aucune solution à l’impasse. Le 14 mai, le parti socialiste polonais déclara son soutien aux rebelles et appela à une grève générale, soutenue par l’Union des cheminots (Związek Zawodowy Kolejarzy). La grève des cheminots socialistes paralysa les communications et empêcha des renforts militaires pro-gouvernementaux d’atteindre Varsovie4.

Finalement, pour éviter que les combats dans Varsovie ne se transformassent en une guerre civile à l’échelle nationale, Wojciechowski et Witos se démirent de leurs fonctions.

Lors de ces évènements, les partisans de Piłsudski. rencontrèrent la résistance de troupes loyalistes. Les combats de rue dans Varsovie virent 215 soldats et 164 civils tués, et plus de 900 personnes blessées.

Un nouveau gouvernement fut formé par le premier ministre Kazimierz Bartel, avec Piłsudski comme ministre des Affaires militaires. Le 31 mai, l’Assemblée nationale (Zgromadzenie Narodowe) nomma Piłsudski président, mais il refusa la charge. Finalement, Ignacy Mościcki devint le nouveau président. Piłsudski, cependant, exerça, de facto, beaucoup plus de pouvoir que son ministère militaire ne lui en avait donné.

Facebook Sees Little Evidence of Russian Meddling in ‘Brexit’ Vote

Britain asks Facebook for information…

By DAVID D. KIRKPATRICK DEC. 13, 2017

LONDON — Facebook, confounding expectations, said on Wednesday that the company had found no evidence of a significant Russian effort to interfere in the British referendum last year on leaving the European Union.

In an emailed statement, Facebook said the Russian agency that had spent $100,000 advertising on its platform to influence the United States presidential election last year had spent only 97 cents on advertisements that were delivered to British users during the two months before the referendum, on June 23, 2016.

Those 97 cents bought three ads, all centered on immigration and aimed at American users, Facebook said. The ads were viewed just 200 times by British users over four days in May 2016, the company said.

Facebook made its statement in response to questions from a committee of the British Parliament, which has sought to expand on parallel American congressional investigations around the election of Donald J. Trump as president.

Damian Collins, the Conservative chairman of the committee, questioned Facebook’s findings, saying the company did not conduct a thorough search, something the company denied.

Facebook executives said a search for potential foreign interference in the two months before the British vote had not turned up any Russian advertising spending other than the three ads from the Russian entity. That company, known as the Internet Research Agency, has been identified by American intelligence agencies as the troll farm the Russian government used to influence the United States election.

Facebook did not disclose what steps it had taken in its internal review, and the British lawmaker who had requested the information accused the company of searching too narrowly. It remained possible that Russia found other ways to use Facebook or other social media to influence the referendum, known as Brexit.

Laura Cram, a political scientist at the University of Edinburgh who studies the internet, said the extent of Russian interference was impossible to assess without the public disclosure of a list of Kremlin-linked accounts active in Britain. “We don’t either have the evidence yet to say that there was no set of users that targeted Brexit or indeed the U.K. general election,” she said in an email.

Facebook, however, has been forthcoming about the extensive Russian use of its platform to try to influence elections in the United States and France, lending credibility to its assessment. Facebook’s statement also came days before the release of a separate study from the Oxford Internet Institute concluding that Russia made little effort to influence the Brexit votethrough other social media platforms, like Twitter and YouTube.

“Over all, I think the Russian activity during Brexit seems to have been minimal,” said an author of the study, Philip Howard, a professor of internet studies at Oxford University and director of the institute, which studies online propaganda. “The real source of misinformation about the Brexit debate was homegrown.

Judge drags Jean-Claude Juncker into scandal over wiretapping

EC president’s former staff face criminal inquiry

Bruno Waterfield, Brussels

December 13 2017, 12:01am, The Times

 

The president of the European Commission is embroiled in a new criminal investigation into claims that “tampered” evidence misled an inquiry into phone-tapping.

Jean-Claude Juncker faces accusations that his officials presented inaccurate information under oath in a case involving an alleged illegal wiretap more than ten years ago when he was prime minister of Luxembourg.

The Times has learnt that last week, as Mr Juncker met Theresa May for Brexit talks in Brussels, a Luxembourg judge opened a criminal inquiry into whether officials working for Mr Juncker were responsible for an incomplete transcript of a covertly recorded conversation, which may have disguised his alleged role in phone-tapping.

The inquiry means that Mr Juncker, 63, risks being caught up in a scandal that threatens his reputation at a critical time for the EU. Marco Mille, former director of the Luxembourg intelligence service, who is on trial for illegal phone-tapping, said: “The falsification of evidence and the deliberate deception of parliament, the judiciary and, ultimately, the public are an unbearable attack on the rule of law.”

Last Monday Eric Schammo, an investigating judge, began an inquiry into whether officials working for Mr Juncker falsified key evidence for a parliamentary and then judicial investigation in 2012 and 2013. At the time Mr Juncker was fighting for his political future over a wider scandal including the activities of his country’s spies. He had vociferously denied involvement in their activities, especially wiretapping.

At the centre of the allegations is the transcript of a conversation, taped on a recorder disguised as a wristwatch, between Mr Mille and Mr Juncker in January 2007. It is a central piece of evidence in the criminal case brought against three former intelligence officials, including Mr Mille, over telephone eavesdropping on Loris Mariotto, who was making bizarre claims linking the family of Luxembourg’s Grand Duke to terrorist attacks in the 1980s.

The version of the transcript used in the parliamentary investigation, resulting in criminal charges against the three men, omits words that might indicate that Mr Juncker had authorised the wiretap on Mr Mariotto.

In one version, presented to a parliamentary scrutiny meeting in 2012, elements of the conversation were omitted. In another version, now accepted as complete, Mr Juncker replied on two occasions with “yes” or the affirmative “mhm” — interpreted by investigators as meaning that he understood and agreed with what Mr Mille was saying — when the former spy chief reported to him on a lack of progress after two days of phone- tapping and his potential problem explaining the interceptions to judges.

At one point, in words that were omitted from evidence to the 2012 and 2013 investigations, Mr Juncker says “we were listening”, indicating that he knew about the phone-tapping. As prime minister, Mr Juncker could have given permission for the phone taps but denied doing so. The changes to the transcript used as evidence in the investigation leading to criminal charges against the three men were discovered when thousands of files of prosecution documents were given to the defence last month.

Mr Mille, former director of the Service de Renseignement de l’État Luxembourgeois (SREL) , and now head of security at the German electrical giant Siemens, described the omissions as a “scandalous manipulation”. His complaint of “falsification” by persons unknown in the government led to a criminal investigation being opened on December 4. “It is not known to us who arranged for the ‘falsification’. It is not insignificant answering this question to ask who benefited from it,” he said.

His trial was suspended on November 21 after Mr Juncker told the Luxembourg court he would be unable to face cross-examination as a witness. The trial was postponed on same day that Mr Mille lodged a criminal complaint over omissions in the transcript.

Mr Juncker, under oath as a witness in the now postponed trial, told Ernest Nilles, the investigating magistrate, in May 2015 that “there was definitely no permission for a full phone-tapping operation”. The judge confronted Mr Juncker with the unaltered transcript, which no one had noticed was different from the one used in the 2012-13 inquiry, and said: “The conversation is clearly about a phone-tapping operation over a period of two days.” Mr Juncker denied it and said he had “the impression of a great deal of confusion” from the words used.

According to the judicial witness examination report, Mr Juncker said he could not recall phone conversations with his intelligence chief during which Mr Mille says he authorised an “urgent procedure” wiretap. The European Commission would not discuss “alleged comments or alleged documents”.

Frank Schneider, the former head of SREL operations and a defendant in the trial, expressed anger over Mr Juncker’s absence from a hearing scheduled for Tuesday last week, leading to the suspension of proceedings. “One would think that Juncker would take this seriously. It is, after all, something that caused him to resign his government in 2013 requiring early elections,” he said. “I am certain that if Juncker can come to Luxembourg to speak to students . . . about the future of Europe as he did in October this year, he could have found two hours during one of the eight proposed dates . . . to attend court.”

A commission spokesman said: “He is very willing to testify as a witness but it happens that he is also president of the EC, so we have to find a date that matches his institutional obligations.”