Les primaires aggravent la maladie du système politique français

Eric Dupin — 07.09.2001 – slate.fr

Les primaires à la française se multiplient mais n’ont pas grand chose à voir avec celles des Etats-Unis. Elles ne permettent pas de simplifier l’offre électorale et ont l’inconvénient d’accentuer la personnalisation de la vie politique tout en recréant un suffrage objectivement censitaire.

Les journalistes politiques ont d’excellentes raisons d’être, en général, très favorables au système des primaires présidentielles. Ces premières manches du tournoi élyséen leur offrent des compétitions supplémentaires, une matière pour nourrir leurs chroniques. Plus on vote, plus on sonde, plus on commente…

Si l’on veut bien prendre un tout petit peu de distance par rapport à ce spectacle, pas toujours réjouissant et parfois même consternant, l’importation en France du système américain des primaires est redevable d’une analyse plus critique. Nos «primaires» n’ont finalement pas grand chose à voir avec celles qui régentent l’élection du président des Etats-Unis. Non seulement elles ne remplissent guère leur office théorique, mais elles aggravent plusieurs défauts du système politique français.

Pas de simplification de l’offre électorale

Les primaires présidentielles américaine fonctionnent à partir du moment où, aux Etats-Unis, l’électorat se décompose en deux camps bien distincts, les Démocrates et les Républicains. Rien de tel en France, où le clivage droite-gauche n’a jamais accouché du bipartisme. Droites et gauches ont toujours été plurielles et ce jeu multipolaire s’est encore complexifié avec le surgissement du Front national.

L’impossibilité d’organiser une primaire rassemblant toute la gauche, inévitable dès lors que celle-ci voit coexister en son sein des orientations politiques totalement contradictoires, est révélatrice d’un irréductible pluralisme. Aux Etats-Unis, Bernie Sanders s’est rallié à Hillary Clinton après l’avoir violemment combattue. En France, Jean-Luc Mélenchon est résolu à affronter jusqu’à l’élection présidentielle elle-même François Hollande.

L’incapacité du système des primaires à simplifier vraiment l’offre électorale se lit encore dans sa faible légitimité à l’intérieur même de la famille socialiste. Arnaud Montebourg, pourtant l’un des principaux artisans de l’instauration des primaires socialistes, laisse aujourd’hui planer le doute sur sa participation à cet exercice en 2017.

À droite, Alain Juppé s’est également réservé le droit de présenter sa propre candidature si la primaire de la droite et du centre ne devait pas se dérouler loyalement. En toutes hypothèses, la multiplication des primaires (de la droite, de la gauche, des écologistes) se conjuguera avec la multiplicité des candidatures.

Une plus grande personnalisation

Le plus grand inconvénient des primaires est d’accentuer encore la personnalisation de la vie politique française, déjà très forte depuis l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Ces compétitions internes à une famille politique opposent d’abord des personnalités différentes. On choisit parmi des hommes ou des femmes bien plus qu’on arbitre entre des idées ou des projets.

Les primaires attirent de nombreux dirigeants en quête de notoriété. Elle sont l’occasion de se faire découvrir du grand public. Manuel Valls a profité à plein, en 2011, de ce phénomène. Malgré la modestie de son résultat, il y a gagné une enviable identification politique qui l’a conduit place Beauvau avant de l’amener à l’hôtel Matignon. Arnaud Montebourg fut l’autre grand gagnant de la première primaire socialiste, le capital politique alors accumulé lui permettant, par la suite, de décrocher un beau portefeuille ministériel avant de poursuivre son aventure politique.

Ces exemples n’ont pas échappé aux jeunes ambitieux de la droite comme Geoffroy Didier. La tribune médiatique qu’offre les primaires, et les dividendes politiques qui en résultent ultérieurement, expliquent le nombre ahurissant de candidatures à la candidature à ce type d’élections.

Pas moins de treize personnalités ont fait connaître leur désir de participer à la primaire de la droite et du centre. Comme les conditions de participations sont assez draconiennes (2.500 adhérents et 250 élus dont 20 parlementaires), le nombre de candidats effectifs sera bien moindre. Aux quatre candidats principaux (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et François Fillon) s’ajouteront peut-être Jean-François Copé, Nathalie Kosciusco-Morizet, Hervé Mariton ou encore Geoffroy

On se bouscule également au portillon socialiste. En attendant la candidature de François Hollande, on compte déjà sept candidatures déclarées, même si toutes n’arriveront pas à terme : Jean-Luc Benhamias (écologiste centriste), Gérard Filoche (extrême gauche socialiste), Sidi Hama-Mamidou (Parti radical de gauche), Benoît Hamon (gauche socialiste),

Les primaires contribuent fortement à dévitaliser les partis politiques, privés de leur fonction de sélection des candidats à la principale élection. Ces partis deviennent de moins en moins le lieu de la définition d’une orientation politique dés lors que l’essentiel se jouer désormais sur l’identité de la personnalité qui remporte la primaire. C’est ainsi que la vie politique tourne toujours plus autour de la «course de chevaux» dénoncée, en son temps, par Michel Rocard.

Suffrage censitaire et gérontocratie

La primaire socialiste avait attiré, au premier tour, 2,7 millions d’électeurs alors que François Hollande avait recueilli 10,3 millions d’électeurs au premier tour de l’élection présidentielle. Une primaire est, par construction, assez élitiste dans la mesure où elle oblige à arbitrer entre des candidats appartenant à une même formation ou famille politiques.

C’est pourquoi Alexis Corbière, l’un des dirigeants du Parti de gauche, n’a pas tort de considérer que «la primaire a recréé une forme de suffrage censitaire». Ce sont effectivement les électeurs les plus intégrés au système politique, les mieux informés, qui sont les plus susceptibles de participer à cet exercice démocratique.

C’est ainsi qu’à droite comme à gauche, ce sont des électeurs nettement plus âgés et socialement intégrés que la moyenne des Français qui auront le privilège de choisir le représentant des deux plus grands partis à l’élection présidentielle. Ce filtre ne contribuera pas à ramener vers l’acte électoral toute la partie de la jeunesse et des classes populaire qui s’en sont éloignés.

Pourquoi les principaux partis français organisent-ils des primaires présidentielles?

STEPHANE DE SAKUTIN – AFP RTBF

…Depuis quand les primaires existent-elles en France?

« Elles ont été lancées officiellement pour la première fois en 2011, chez les socialistes et les radicaux de gauche. Des primaires ouvertes à tout le monde, mais les socialistes avaient déjà organisé par le passé ce qu’on appelait une élection interne pour désigner leur candidat à la présidentielle.

Rappelez-vous, en 1995, Jospin contre Emmanuelli… C’est Jospin qui gagne. Et en 2007, on l’oublie parfois, ils étaient trois en lice : il y avait Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius. Et c’était Ségolène Royal qui avait gagné, mais là – on le rappelle – ce n’était que des élections internes réservées aux affiliés du Parti ».

A quoi servent ces primaires en France ?

« C’est sans doute un bon moyen pour dynamiser une campagne, pour impliquer les affiliés, les militants traditionnels, mais aussi pour aller chercher des gens plutôt proches, peut-être en termes d’idées d’un Parti ou d’un candidat, mais qui étaient jusque-là moins impliqués. Les partis ratissent beaucoup plus large. Ça dynamise, ça permet aussi de créer des réseaux.

Vous allez voter, vous signez, on connaît votre nom, donc le parti peut vous récupérer après en demandant ‘Est-ce que vous ne voulez pas vous impliquer dans la campagne ?’. C’est un bon moyen de créer un véritable réseau pour les élections. Pour rappel, en 2011, pour les primaires des socialistes et des radicaux de gauche, près de trois millions de personnes étaient allées voter« .

On dit souvent de la présidentielle française que c’est le rendez-vous entre un homme et la France. Est-ce qu’on ne dénature pas l’esprit de la présidentielle avec ces primaires ?

« Oui et non, mais ne tournons pas autour du pot, si on recourt aux primaires en France, c’est parce que chaque camp n’a plus aujourd’hui un leader naturel qui se dégage pour son camp. Est-ce qu’on pourrait imaginer que De Gaulle ou Mitterrand aient dû passer par une Primaire pour être candidat, le candidat de leur camp ? Non. Donc, derrières ces élections avant l’Election, il y a une recherche de savoir qui est le leader naturel, à gauche comme à droite.

Le risque, bien sûr, c’est qu’il y ait de telles tensions durant ces primaires qu’il est difficile après pour un parti de vraiment se réunir, de se retrouver. C’est un peu le risque que des gens évoquent avec les primaires de la droite où on sent bien qu’entre le camp de Sarkozy, Juppé, Fillon, Lemaire et tout ça, il y a déjà qu’il y a de fortes tensions« .

Est-on obligé de passer par la primaire pour se présenter à la présidentielle ?

« Non. Pour Marine Le Pen il n’y a pas de doute, on sait que c’est le leader du Front National. Par contre, Mélenchon ne passe pas non par une primaire : il s’est directement déclaré candidat. Il ne sait pas vraiment de quoi parce que le Parti Communiste ne le soutient plus vraiment.

On a évoqué le cas d’Emmanuel Macron qui pourrait être candidat, mais sous quelle étiquette et sans passer par une primaire. Arnaud Montebourg, on ne sait toujours pas s’il va être candidat en passant par les Primaires de la gauche ou si ce sera un candidat qui va se lancer au-delà des Partis. 

Quand auront lieu ces primaires ?

« Il y en a du côté de la droite et du centre, donc en novembre, en deux tours comme toujours, 20 et 27 novembre.

Comment les primaires se sont installées dans la vie politique française

Evoquées depuis plus d’une décennie, les primaires se généralisent aujourd’hui en France, pour démocratiser la vie politique, mais pas seulement.LE MONDE | 14.04.2016 à 07h33 • Mis à jour le 14.04.2016 à 07h34 |Par Charlotte BelaichDébattue à gaucheaccueillie par un flot de candidatures à droite et proposée à de simples citoyens, les primaires se généralisent en France. Si le processus a été mis sur le devant de la scène politique par les socialistes en 2011, l’idée a émergé il y a plus de quinze ans.

  • Présidentielle 1995 : la tentative avortée de la primaire à droite

Juin 1991 : c’est à cette date que Pierre Monzani, directeur général chez Assemblée des départements de France, situe « la naissance officielle des primaires »« Une charte a été signée. Le RPR et l’UDF s’engageaient à faire des primaires en 1995 », explique le préfet, proche de l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua.

A quatre ans de l’élection présidentielle, la droite est alors persuadée de pouvoirbattre la gauche mais redoute une multiplication des candidatures qui éparpillerait les voix. En passant par une primaire, celui que Pierre Monzani appelle « Monsieur organisation » espère « éviter l’affrontement fratricide entre MM. Giscard et Chirac et sélectionner le meilleur des deux » pour être le candidat de la droite.

Deux ans plus tard, Edouard Balladur, alors installé à Matignon, propose à Charles Pasqua de remettre l’idée sur le devant de la scène en faisant une proposition de loi. Le ministre imagine alors un scrutin calqué sur celui de l’élection présidentielle, ouvert à tous les électeurs et organisé en partie par l’Etat, « comme à l’américaine ». Aux Etats-Unis, en effet, après la seconde guerre mondiale, ce système est peu à peu devenu la norme.

En France, c’est peine perdue. Le conflit Chirac – Balladur, déclenché par la candidature de ce dernier, « paralyse le système », raconte Pierre Monzani. « Les sondages annonçaient Balladur en tête des primaires. Si Chirac se laissait enfermer dans ce processus, il était mort. » Les proches du futur président de la République mettent en avant la difficulté d’organiser un tel scrutin et remettent en question sa constitutionnalité. Le projet de loi est finalement abandonné.

A l’approche de l’élection, c’est finalement le Parti socialiste qui décide d’organiser une primaire. A la différence près, mais conséquente, que celle-ci est fermée : seuls les électeurs inscrits au parti peuvent voter. 80 000 personnes participent au scrutin et placent Lionel Jospin en tête (65 % des voix) face à Henri Emmanuelli.

  • Présidentielle 2002 : au PS, « la première primaire moderne »

Peu à peu, les primaires internes sont instituées dans les partis politiques français. En 2002, Europe écologie-Les Verts (EELV) choisit ce processus pour désigner son candidat et renouvelle l’expérience en 2007. Le Parti communiste, le Parti socialiste et l’UMP font le même choix, avec quelques subtilités entre les partis. Du côté de l’UMPNicolas Sarkozy est seul candidat. Côté socialiste, des adhésions au parti à prix réduits sont lancées pour augmenter le nombre d’adhérents et donc de votants.

  • Les primaires, une réponse à des partis en crise ?

Il faut pourtant attendre 2009 et la convention nationale du PS sur la rénovation pour que le principe des primaires ouvertes soit institué dans les statuts du parti. En 2011, dans un entretien au Monde, Henri Weber, ancien député européen et partisan des primaires revenait sur le choix de son parti. Selon lui, il serait en partie inspiré de la gauche italienne qui, en 2005, avait organisé une primaire ouverte. Quatre millions d’électeurs avaient alors désigné Romano Prodi comme candidat. Un an plus tard, il accédait à la présidence du Conseil.

Le succès des primaires socialistes en 2011 aurait aussi accéléré la généralisation du processus. Près de trois millions de personnes participent au second tour du scrutin qui, fortement médiatisé, offre une rampe de lancement à François Hollande« Il y a un mimétisme entre les partis, explique Rémi Lefebvre. …

Organisées pour les élections municipales de 2014, à Paris et Lyon pour l’UMP, à Aix-en-ProvenceBéziers, Boulogne-Billancourt, Le Havre, Marseille et La Rochelle pour le PS, les primaires s’imposent peu à peu. Jusqu’à être organisées par la droite en vue de la présidentielle de 2017 et discutées à nouveau par la gauche.

« Dans un système politique affaibli, les primaires sont des vitamines, un dopage », affirme Pierre Monzani. Un moyen de redynamiser la vie politique donc. Mais aussi de s’adapter à ses évolutions, selon le chercheur Bernard Lamizet :

« Depuis l’instauration du suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, on va dans le sens d’une présidentialisation et d’une personnalisation de la politique. Les primaires ne sont que l’aboutissement de cette tendance puisqu’elles concentrent le débat autour des personnes et non des idées d’un parti. »

La multiplication des candidatures à la primaire de droite conforte cette hypothèse. Avec onze candidats déclarés, qui devraient être rejoints par Nicolas Sarkozy et possiblement par Michèle Alliot-Marie, ce scrutin s’apparente de plus en plus à une guerre des personnalités. L’expérience des primaires socialistes, qui ont propulsé des candidats tels que Manuel Valls et Arnaud Montebourg (respectivement 6 % et 17 % des voix environ) sur le devant de la scène politique, suscite en effet des vocations : un score non négligeable vaut faire-valoir par la suite pour se ménager un bon poste. En cela les primaires n’accentuent-elles pas les divisions au lieu de les éviter ?

Le souci de démocratisation de la vie politique arriverait donc bien loin sur la liste des raisons qui expliquent la généralisation des primaires au sein des partis. « C’est le facteur le plus faible, affirme M. Lefebvre. Les élites ont besoin des primaires et créent donc la demande sociale. »

Primaire: les raisons d’un succès

Par Henri Weber, député européen, secrétaire national adjoint à la mondialisation. — 17 octobre 2011

Henri Weber analyse le succès du scrutin qui a finalement désigné François Hollande comme candidat du PS à la présidentielle.

 Dans le dictionnaire des mots-valises, le terme «primaire» mérite une place de choix. Cette notion molle désigne en effet des pratiques radicalement distinctes. Les primaires françaises diffèrent des primaires italiennes ou américaines.

Leur succès repose sur six raisons :

  1. Contrairement à ce qui a été initialement annoncé, elles ont été des primaires socialistes, et non des primaires de toute la gauche. Elles visaient à désigner le candidat du PS à l’élection présidentielle, non le candidat unique de la gauche et des écologistes. En France, les primaires de toute la gauche existent: c’est le premier tour de l’élection présidentielle.

Certes, ces primaires étaient ouvertes à tous les électeurs de gauche, – ceux qui acceptaient de signer la «Charte des valeurs». Car le candidat socialiste a vocation à être le candidat de toutes les familles de la gauche au second tour de l’élection présidentielle. C’est pourquoi on les a qualifiées de «primaires citoyennes». Mais il s’agissait bien de primaires socialistes et heureusement.

Si Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Nathalie Arthaud, Jean-Pierre Chevènement avaient participé aux débats à côté de Jean-Michel Baylet et des cinq «impétrants» socialistes, la confrontation aurait tourné à la foire d’empoigne. Loin de donner «une belle image de la politique »…

 

;;;Les primaires ne sont pas une panacée. Elles sont la réponse qui convient particulièrement à un parti dont la base sociale est étroite et qui traverse une double crise de représentation et de leadership.

Le PS a conduit simultanément sa rénovation sur quatre fronts: les idées, le programme, l’organisation, – avec notamment l’intégration de l’outil Internet et intranet -, les pratiques militantes, sans en privilégier un au détriment des autres. C’est l’interaction de ces quatre chantiers qui explique aussi le succès des primaires.

  1. Une place prépondérante a été donnée audébat  Les primaires ont été précédées par une large confrontation entre les candidats afin que les électeurs puissent se prononcer en connaissance de cause. C’était le risque à prendre pour éviter que leur choix ne soit principalement dicté par le système médiatico-sondagier. En lui offrant un évènement éminemment médiatique, le PS a réussi pour une fois à retourner ce système à son profit.

 

 

Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews de Mars 2018

Par Antoni Minniti, Research Executive

SurMars 1, 2018, 10:45 a.m.

Après un coup d’arrêt en février, le couple exécutif dévisse ce mois-ci

Dans un début d’année marqué par un nombre important de réformes, dont la réforme de la SNCF, Emmanuel Macron mais également Edouard Philippe enregistrent une baisse importante d’opinions favorables ce mois-ci.

Crédité de 30% d’opinions favorables, le Président de la République perd 11 points et enregistre son plus mauvais score depuis le début de nos mesures (atteint également en septembre dernier). Malgré une hausse de 3 points auprès des sympathisants du Front National (19% d’opinions favorables, +3 points par rapport au mois dernier) le chef de l’Etat est fragilisé sur l’ensemble des autres franges de l’opinion. En effet, Emmanuel Macron perd 31 points auprès des sympathisants Les Républicains (24% d’opinions favorables), 13 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (33% d’opinions favorables), 5 points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables) et 3 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (13% d’opinions favorables).

Le Premier ministre connaît le même sort, crédité lui aussi de 30% d’opinions favorables (-6 points comparé au mois dernier). Tout comme le chef de l’Etat, Edouard Philippe enregistre une hausse auprès des sympathisants du Front National (21% d’opinions favorables, +7 points) mais est en retrait sur l’ensemble des autres franges de l’opinion. Ainsi, le chef du gouvernement perd 23 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (27% d’opinions favorables), 5 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (36% d’opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (9% d’opinions favorables) et également 3 points auprès de sa majorité (82% d’opinions favorables).

Inchangé, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français se resserre tout de même ce mois-ci. On retrouve toujours en tête le « chômage et l’emploi » (22%, -3 points) suivi de l’« immigration » (18%, +3 points) et de la « protection sociale » (17%, +2 points).

A l’instar du couple exécutif, le gouvernement enregistre une baisse importante de popularité ce mois-ci

Avec 28% d’opinions favorables, le gouvernement perd 8 points par rapport au mois dernier. Exceptée une hausse de deux points auprès des sympathisants du Front National (16% d’opinions favorables, +2 points) et auprès des sympathisants d’Extrême gauche (10% d’opinions, +2 points), le gouvernement perd du terrain sur l’ensemble des autres franges de l’opinion. En effet, les membres du gouvernement perdent 22 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (26% d’opinions favorables), 10 points auprès de leur majorité (79% d’opinions favorables), et 6 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (32% d’opinions favorables).

Ainsi, la popularité du gouvernement baisse sur la quasi-totalité des items testés. En déclin, on note toujours que plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (51%, -4 points). Derrière, moins d’un Français sur deux estime qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (44%, -4 points), qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (39%, -10 points) et qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (36%, -10 points). En baisse également, moins d’un tiers des Français estime qu’il est « composé de personnes compétentes » (32%, -3 points) et qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (31%, -5 points). Enfin, moins d’un quart des Français estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (24%, -5 points) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (17%, stable).

Le Front National, quant à lui, enregistre des résultats plus variés. En effet, toujours plus de 3 Français sur 10 estiment que le Front National a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (37%, stable) et qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (36%, stable). Derrière, moins d’un tiers des Français estime qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (32%, -2 points), qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (30%, +1 point), et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (28%, +1 point). Enfin, moins d’un Français sur quatre estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (22%, stable), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, stable) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (19%, -2 points).

 

A vouloir faire plaisir à tous…

Pouvoir d’achat, hausses des taxes… pourquoi la popularité d’Emmanuel Macron baisse

 16h48 , le 19 février 2018, modifié à 20h56 , le 19 février 2018

Emmanuel Macron n’est plus majoritaire dans l’opinion, selon le baromètre Ifop publié par le JDD dimanche. Pour la première fois, les critiques sont homogènes autour d’un facteur précis : le pouvoir d’achat.

Pour deux Français sur trois, Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale

09h17, le 24 février 2018

Deux Français sur trois ne font pas non plus confiance au président et à son gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa.

Plus de deux Français sur trois considèrent qu’Emmanuel Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale et une même proportion ne lui fait pas confiance pour « mener une bonne politique agricole », selon un sondage Odoxa publié vendredi*. Alors que le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes samedi, 69% des personnes interrogées jugent le chef de l’État « plutôt éloigné » des préoccupations de la France rurale, contre 30% d’un avis contraire. Jean-Luc Mélenchon fait légèrement mieux en la matière avec 36% de réponses positives, mais 15% seulement des Français interrogés considèrent Laurent Wauquiez « plutôt proche » des préoccupations du monde rural, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.

La grande popularité du monde agricole. Par ailleurs, deux Français sur trois (65%) ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour « mener une bonne politique agricole », contre 34% d’un avis opposé. Et une proportion semblable (66%) ne leur fait pas confiance pour « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail », contre 33% d’un avis contraire. À l’opposé, les agriculteurs jouissent pour leur part d’une grande popularité auprès des Français : 88% des personnes interrogées ont une « bonne opinion » d’eux et seuls 12% sont d’un avis opposé.

Des pratiques critiquées. Une popularité qui n’exclut pas quelques réserves : si 95% des Français considèrent que les agriculteurs « sont utiles au pays », ils sont 79% à penser qu’ils « utilisent trop de pesticides ». Enfin, pour 41% les agriculteurs sont « trop subventionnés » et 17% seulement estiment qu’ils « sont justement rétribués par la grande distribution ».

*Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Début janvier déjà, Emmanuel Macron accusait déjà une légère baisse dans notre baromètre mensuel réalisé par l’Ifop. Dimanche, la cote de popularité du chef de l’Etat s’est fixée à 44% d’opinions favorables, soit 6 points de moins que le mois précédent. Une nouvelle chute en réalité après la sévère désillusion de l’été dernier, quand le Président a vu cette même cote de popularité passer de 64% à 40%. Une telle évolution est observée dans les études de tous les autres instituts de sondage (Elabe, Harris, Ipsos, BVA et Kantar-TNS).

« L’effet déceptif » de la politique du gouvernement

Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop qui décrit « un coup d’arrêt pour le couple exécutif », insiste auprès du JDD sur une forte chute dans la catégorie des classes moyennes (moins 17 points chez les professions intermédiaires), et relativement importante chez les retraités et ceux qui s’apprêtent à le devenir. Ces derniers sont directement impactés par l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG), qu’ils ont pu constater sur leurs revenus à la fin du mois de janvier.

En revanche, Emmanuel Macron ne voit pas sa cote de popularité augmenter chez les 25-65 ans, dont une grande partie, actifs, ont pu voir leur salaire net augmenter en janvier. « L’enjeu du pouvoir d’achat gagne en intensité, commente Frédéric Dabi. Il y a un effet déceptif de la politique menée, avec un décalage entre le discours de Macron et la promesse d’augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, et les effets réels de sa politique, d’autre part. »

C’est bien la question du pouvoir d’achat qui cristallise les déceptions, alors qu’au 1er janvier, les prix du gaz, diesel, du fioul domestique ou des timbres ont augmenté. En mars, c’est le prix du paquet de cigarettes qui augmentera d’un euro. Selon le baromètre annuel de l’Observatoire Cetelem, publié le 6 février dernier, 48% des consommateurs jugent même que leur pouvoir d’achat a baissé en 2017… alors que selon une étude de l’Insee, l’indice du pouvoir d’achat moyen des Français a augmenté d’1,6% l’an dernier.

Les Français ne font pas confiance à Macron pour « améliorer leur niveau de vie »

Frédéric Dabi explique cela par la théorie du « vase-communicant ». « C’est l’idée que ce que le gouvernement nous donne d’un côté, il nous le prend de l’autre ; que s’il augmente le pouvoir d’achat des salariés, il devra trouver des recettes complémentaires pour équilibrer les comptes », résumait le directeur général adjoint de l’Ifop dans une interview fin janvier dans L’Obs en marge d’une étude Ifop sur l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Cela réactive une préoccupation plus générale depuis le début du quinquennat, développait encore le politologue. Les Français se disent qu’Emmanuel Macron va transformer le pays, certes, et qu’il le fait en cohérence avec son programme présidentiel. Mais ils se demandent s’ils vont eux-mêmes bénéficier de cette transformation. S’agira-t-il d’un changement pour tous? » Résultat : 70% des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour « améliorer leur niveau de vie » selon le sondage Elabe du 1er février dernier pour Les Echos-Radio Classique.

A ce contexte, il faut ajouter quelques bourdes du gouvernement qui n’ont pas arrangé ce climat de défiance. Mi-janvier sur LCP, la ministre Jacqueline Gourault a ainsi laissé entendre – avant de revenir sur ses propos – que la suppression de la taxe d’habitation serait compensée par la création d’un nouvel impôt. L’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et plusieurs mouvements sociaux (ceux des personnels soignants, des surveillants de prison ou aujourd’hui des cheminots de la SNCF) ont également contribué à écorner l’image du couple exécutif. « Des premières critiques sur le réel changement du pays », résume Frédéric Dabi.

Pour 56% des Français, l’islam est compatible avec les valeurs de la société française


La sénatrice du Val-de-Marne: « Personne n’osera jamais contrôler […] une Juive ultra-orthodoxe en robe longue, perruque et/ou foulard » Le Journal Musulman
Nous avons déjà écrit sur le sujet (« Extrémisme: La burqa et la barbe ne fort pas le terroriste  « ) un article qui est apparu d’abord sur le site du journal Les Echos puis sur ce site . Le sondage ci-dessous nous donne une nouvelle occasion car il montre qu’il y a encore une majorité des français qui pensent que  » l’islam est compatible avec les valeurs de la société française » mais le chiffre serait en recul.

L’amalgame fait par les représentants de l’Etat entre Islam et djihadistes a des conséquences.  Quelqu’un m’a dit, il y a peu de temps que l’Islam  n’était pas modéré.  Mais a-t-elle lu le Coran?;  Mais aux Etats-Unis où les protestants lissent directement la Bible, j’ai compris que l’on peut interpréter de mille façons un texte, d’où les nombreuses cultes protestants américaines.

Quand le Petit Journal était encore sur Canal Plus, un journaliste couvrir les élections américaines de 2017. Le journaliste avait été envoyé pour couvrir les élections américaines de 2017. Ce journaliste s’approche des personnes qui attendent à écouter Donald Trump.  Il leur lis deux passages violents.  Un des électeurs de Trump dit « C’est le Coran!’.  Le journaliste lui dit et lui répond que c’est un passage de la Bible.

Le rôle de l’Etat doit être neutre par rapport a toutes les religions.  Interdire la burqa?  et alors les femmes juives orthodoxes qui couvrent leurs corps et portent une perruque?  D’ailleurs, il y a plusieurs années, j’ai appris que quand la mairie de Lille avait, sous pression, dédier un jour de la semaine uniquement pour les femmes à la piscine municipale, les musulmanes se rencontraient à coté des juives orthodoxe.

Aux Etats-Unis, la jurisprudence du premier Amendement à la Constitution oblige le gouvernement fédéral et les gouvernements des Etats de l’union à exercer une neutralité absolue à l’égard des religions. Le citoyen, lui, peut afficher sa religion.

.Mais le terrorisme c’est tout une autre chose.  Depuis le 11 septembre il y a eu un seul attentat qui a été commis par un citoyen américain: l’attentat dans un discothèque en Floride. En revanche, en France, ne faudrait-il peut-être se poser la question de pourquoi tous les attentats sauf celui de Nice ont été commis par des citoyens français tout droit sortit de l’école de la République.  Il y a eu des belges aussi, qui ont aussi l’interdiction de la burqa.  D’ailleurs, on avait laissé circuler au moment des réjouissances le camion utilisé dans l’attentat de Nice malgré le fait qu’il avait été repéré par les cameras installées dans le cartier.

Justement parce qu’il y a ces attentats et que les citoyens ont peur. l’Etat ne doit pas se tromper ennemi. Maria Rodriguez-McKey

Pour 56% des Français, l’islam est compatible avec les valeurs de la société française

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 11/02/2018 à 08:23,  Publié le 11/02/2018 à 08:17

56% des Français considèrent que l’islam est compatible avec les valeurs de la société française, un chiffre en net recul comparé à 2016, selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche .

La tendance s’est inversée en deux ans. Lors d’une étude sur le même sujet réalisée par le même institut en septembre 2016, ils étaient 56% de la population à juger l’islam incompatible avec les valeurs de la société française, contre 44% opposés à cette opinion. En 2018, ils ne sont plus que 43% à considérer que cette religion ne correspond pas aux valeurs de la France (1% ne se prononce pas).

» LIRE AUSSI – L’immigration et l’islam crispent de plus en plus les Français

Cette opposition entre islam et société française est majoritaire chez les sympathisants des Républicains (63%) et du FN (62%). 41% des sympathisants de la République en marche et de La France insoumise (39%) partagent cette opinion, alors qu’ils ne sont que 27% parmi ceux qui se déclarent proches du Parti socialiste.

Une très large majorité de Français (70%), tous courants politiques confondus, est en revanche opposée à l’instauration d’une taxe sur les produits halal pour financer le culte musulman.

Enquête réalisée par téléphone les 2 et 3 février auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1.

Le Figaro.fr avec AFP

It doesn’t look good: Germany ridiculed over botched coalition

Having squeezed top posts out of Merkel, her government partners are now at each other’s throats

Bojan Pancevski, EU Correspondent

February 11 2018, 12:01am, The Sunday Times

Britain’s political class has been pushed into second place by Germany’s on the European scale of ridicule as the ruling parties in Berlin tear themselves apart over the spoils of power.

Angela Merkel, the caretaker chancellor, extended her political life by giving away the store to the Social Democrats last week but, instead of celebrating, the top Social Democrats promptly went for each other’s throats.

Merkel herself did not come out of it well. After 12 years in power, she is facing open calls to quit from top figures in her Christian Democrat Union (CDU) after capitulating to the demands of the Social Democratic Party (SPD) for powerful ministerial posts in the agreement to form a new coalition government.

The antics of SPD leaders, however, have provided a figleaf for her failure and ensured that Germany’s vaunted reputation for political stability has, like Britain’s, become a joke.

The central figure in this burlesque is Martin Schulz, the verbose former president of the European parliament, who was seen as the unlikely saviour of the SPD when he returned with great fanfare from a 23-year stint in Brussels to take over the party leadership last year.

A self-confessed former alcoholic, school dropout and failed professional footballer, Schulz at first seemed a refreshing alternative to the cerebral but dull Merkel.

He predicted that the SPD, which had been in a cross-party grand coalition with the CDU since 2013, would reverse its ­fortunes and sweep to power. The party last occupied the huge white chancellery in Berlin in 2002, only a year after it was built.

Schulz’s polling soared for a short while — fans depicted him online as ­Che Guevara and even Jesus — only to ­plummet to the depths after the German public saw him more intimately in a series of bumbling interviews and public appearances.

The SDP slumped to a historic low of 20% in the September general election, when voters alienated by Merkel’s former open-arms policy to migrants — which was fully supported by Schulz and his SPD — turned to the far-right Alternative for Germany party.

After that fiasco, Schulz pledged “never” to accept a role in any government led by Merkel, who was trying to build a new coalition and save her own skin after the CDU’s own poor showing at the polls.

So it was with incredulity that Germany heard Schulz announce on Wednesday that not only had he formed a grand coalition with Merkel but also that he would serve in it as her foreign­ ­minister, a coveted and prestigious job. “How could we have been so mistaken about this man?” mused the Tagesspiegel newspaper.

That was not all. Germany’s current foreign minister is Sigmar Gabriel, who gave up the leadership of the SPD last year so that Schulz — whom he thought of as a friend — could give the party a fresh start. It had been rumoured that Schulz had privately assured him he would keep his job.

On hearing that he was being stabbed in the back, Gabriel predictably un­sheathed his own stiletto.

He publicly accused Schulz of a breach of faith, saying that while the German public had approved of his performance as foreign minister the SPD leadership “clearly didn’t give a hoot”.

“The only thing left, really, is remorse over how disrespectful we’ve become with one another in our dealings and how little someone’s word still counts,” he added. “I am too much from a world in which you do not just look sideways but straight in the eyes and tell the truth. That evidently has fallen out of fashion.”

Gabriel, 58, then attempted a coup de grace by invoking his five-year-old daughter. She was relieved that he would spend more time with her, he said, than with “the man with the hairy face” — a reference to the bearded Schulz.

That, however, was too much for ­Bild, Germany’s biggest-selling newspaper, which complained: “Men who use their daughters for their personal power ­struggles — this is the state of our political elite in Germany. Pitiful.”

Die Zeit, the SPD-leaning newspaper, ran a front-page headline, “A republic on the verge of a nervous breakdown”, and a cartoon of the heraldic German eagle crash landing on its head.

The goings-on at the top of the SPD did not soften the criticism of Merkel for clinging to power by handing over key ministries including the Treasury to the SPD, the junior partner in the new ­government. Under the title “The Price of Power”, a cartoon in Der Spiegel magazine showed Merkel naked while SPD ­politicians run away with her clothes.

“Angela Merkel must read the writing on the wall and effectuate a handover of power in this legislative period,” said Peter Hauk, the CDU agriculture minister for the state of Baden-Württemberg.

Polls show that 63% of Germans see the chancellor as weakened by the arrangement, but the SPD is faring even worse: a new poll found their popularity had dropped to an incredible 17%.

This is why the whole coalition ­agreement could be scuppered by a 28-year-old parliamentary assistant, Kevin Kühnert, who is campaigning for SPD members to reject it in a party ballot on March 4.

Kühnert, head of the Young Socialists, the youth wing of the SPD, wants the party to rejuvenate itself in opposition and return to its ideological roots. His campaign includes a social media onslaught on the “political carnival in Berlin” and a speaking tour of SPD strongholds.

The SPD’s new parliamentary leader, Andrea Nahles, 47, is also on the left and led the Young Socialists in the 1990s. As social affairs minister in the last coalition, she forced through a minimum wage and an early retirement law.

Her influence will be balanced by another key SPD figure in Merkel’s government, Olaf Scholz, 59, the popular mayor of Hamburg and finance minister designate. Scholz, who is business-friendly, has moved quickly to reassure CDU partners in government that he would pursue a policy of fiscal rigour and preserve the balanced budget that has a near-religious connotation in Germany.

“In all extra demands we must look closely to see what we can and what we cannot afford,” Scholz told Der Spiegel, in what sounded like a warning to his more profligate-minded party colleagues.

However, to the rest of Europe and France, where President Emmanuel Macron longs to hear news of a change of heart in ­Germany over its willingness to invest more in a common budget, Scholz sent a more emollient message.

He appeared to do away with the orthodoxy of his predecessor Wolfgang Schäuble, who was seen as a grim en­forcer of austerity in the EU’s southern rim. “We don’t want to prescribe to European countries how they should develop. In the past, mistakes were definitely made in that regard,” Scholz said.

He also promised to increase ­Germany’s participation in the budget to fill the gap that will be created by Brexit, which is estimated at being in the region of €15bn (£13bn) a year.

Washington Post: French environment chief denies sexual misconduct claims

By Associated Press February 8

PARIS — President Emmanuel Macron’s environment minister on Thursday vigorously denied a report of alleged sexual misconduct that occurred earlier in his career.

Nicolas Hulot, a popular former TV star, came close to tears as he told BFM television how the allegations are devastating his family and putting him in a “crazy rage.” Macron and his prime minister offered Hulot their support.

French magazine Ebdo is publishing a report Friday saying that two women had accused Hulot of misconduct early in his career. The report, obtained Thursday by The Associated Press, claims that Hulot abandoned two potential presidential bids out of fear that the accusations would become public.

Hulot acknowledged on BFM that a woman had filed a legal complaint against him in 2008 for alleged sexual misconduct in 1997. Hulot said the case was dropped for lack of evidence, and gave no details.

According to Ebdo, the woman said Hulot forced her to have sex in one of his homes when she was 20 and he was 42 but she initially feared reporting it to police.

Hulot denied any wrongdoing. “Do you think that I benefit from immunity thanks to my fame, and that if there had been a rape case with an underage girl they (the police) would have let me go and said ‘Thank you Mr. Hulot for coming and have a good weekend’? No,” Hulot said on BFM.

Ebdo says another woman, a former employee of his environmental foundation, accused him of sexual wrongdoing and was allegedly paid to keep silent. Hulot said nothing happened and he paid no one off.

“It’s a nightmare,” Hulot said of the accusations. “It touches my family, my children and here I want to set things straight: I say stop.”

He said he hasn’t thought of resigning but said “my family comes first … That’s what will guide my decision.”

Macron offered his support during a Cabinet meeting Thursday, according to the government spokesman. Prime Minister Edouard Philippe said in a statement that “we have no reason to doubt” Hulot’s word.

YouGov: Le couple exécutif marque un coup d’arrêt ce mois-ci

Résultats du Baromètre YouGov France / Le HuffPost / CNews de Février 2018

Par Antoni Minni,  ti, Research Executive

Février 5, 2018, 3:10 pm

Après un début d’année très positif et des rendez-vous politiques importants, le couple exécutif marque un léger coup d’arrêt ce mois-ci avant son déplacement très attendu sur l’Île de Beauté début Février.

Avec 41% d’opinions favorables, le Président de la République parvient à conserver son pic de début d’année. Malgré une légère baisse auprès de sa majorité (90% d’opinions favorables, -1 point), c’est auprès des extrêmes que s’explique l’arrêt de la tendance positive observée en fin d’année dernière : en effet, Emmanuel Macron perd 12 points auprès des sympathisants de l’Extrême gauche (16% d’opinions favorables) et 6 points auprès des sympathisants du Front National (16% d’opinions favorables). A contrario, c’est grâce aux sympathisants PS, EE-LV (46% d’opinions favorables, +5 points) et aux sympathisants du parti Les Républicains (55% d’opinions favorables, +14 points) que le chef de l’Etat parvient à maintenir ses scores de popularité ce mois-ci.

Le Premier ministre, quant à lui, ne parvient pas à éviter une baisse de popularité. Malgré une tendance similaire, Edouard Philippe perd 2 points et se voit crédité de 36% d’opinions favorables. Tout comme le Président, Edouard Philippe perd des points auprès de sa majorité (85% d’opinions favorables, -2 points) et auprès des extrêmes : -10 points auprès des sympathisants d’Extrêmes gauche (12% d’opinions favorables) et -6 points auprès des sympathisants du Front National (14% d’opinions favorables). Enfin, le chef du gouvernement parvient à gagner 1 point auprès des sympathisants PS, EE-LV (41% d’opinions favorables) et 8 points auprès des sympathisants du parti Les Républicains (50% d’opinions favorables).


Pourcentage d’opinions favorables à l’égard du couple exécutif

Inchangé, le podium des sujets de préoccupation en politique des Français voit le « chômage et l’emploi » toujours en tête (25%, +3 points). Derrière, l’« immigration » (15%, stable) et la « protection sociale » (15%, stable) complètent le podium.

A l’instar d’Edouard Philippe, le gouvernement ne parvient pas à éviter une baisse de popularité ce mois-ci

Avec 36% d’opinions favorables, le gouvernement perd 1 point par rapport au mois dernier. Malgré une hausse auprès de sa majorité (89% d’opinions favorables, +1 point) et une hausse auprès des sympathisants du parti Les Républicains (48% d’opinions favorables, +7 points), le gouvernement baisse sur toutes les autres franges de l’opinion. Dans le détail, les membres du gouvernement perdent un point auprès des Frontistes (14% d’opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants PS, EE-LV (38% d’opinions favorables) et de 15 points auprès des sympathisants d’Extrême gauche (8% d’opinions favorables).

Plus disputé que le mois dernier, le gouvernement se voit sanctionné ce mois-ci sur une partie des items testés. En baisse, toujours plus d’un Français sur deux estime que le gouvernement est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (55%, -2 points). En retrait, près d’un Français sur deux estime qu’il « a de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (49%, +2 points), qu’il a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (48%, -2 points) et qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (46%, +4 points). En baisse également, un peu plus d’un Français sur trois estime qu’il « s’adresse à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (36%, -1 point) et qu’il est « composé de personnes compétentes » (35%, -1 point). Enfin, moins d’un Français sur trois estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (29%, +1 point) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (17%, -2 points).

A l’inverse du gouvernement et du mois dernier, le Front National enregistre des résultats stables. En effet, en hausse, toujours plus de 3 Français sur 10 estiment que le Front National a « une ligne claire, dont il ne bouge pas » (37%, +4 points), qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (36%, stable) et qu’il a « de bonnes intentions, même s’[ils] ne [sont] pas toujours d’accord avec ses positions » (34%, +2 points). Derrière, un peu plus d’un quart des Français estime qu’il s’adresse « à toute la population, pas seulement à ses électeurs » (29%, +1 point) et qu’il « protège les intérêts des personnes comme [eux] » (27%, +1 point). Enfin, moins d’un Français sur quatre estime que « la société qu’[il] prône est globalement celle dans laquelle [ils] souhaitent vivre » (22%, -1 point), qu’il « va de l’avant, et propose des mesures modernes » (21%, stable) et qu’il « est composé de personnes compétentes » (21%, +3 points).