PROCESSUS ELECTORAL : LA PRESELECTION DES CANDIDATS

Jeudi 16 février 2012
Salle CLEMENCEAU
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Présentation de la journée
Jean-Claude MASCLET
Professeur émérite de l’Université Paris 1
J’ai l’immense plaisir d’ouvrir ce colloque. Depuis longtemps passionné par le droit électoral, je puis vous affirmer qu’il a connu d’importantes évolutions. Voici dix ans, de mon point de vue, un tel colloque aurait été impossible. En effet, la place accordée naguère au droit électoral était mineure, reléguée à la dimension d’un cours de droit constitutionnel ou administratif et ignorée des privatistes. Or, l’unité du droit électoral a été restaurée progressivement, au fur et à mesure que nous avons pris conscience des problèmes suscités par la démocratie. Aujourd’hui, il est fort, cohérent, unifié et transdisciplinaire. C’est dans ce contexte que l’initiative de Bernard Owen est intervenue voici quelques années, et que le diplôme d’administrateur d’élections a été créé, avec le concours des Universités Paris I et Paris II.
Ce programme est plus proche de l’actualité qu’à l’accoutumée. Des élections se tiendront bientôt dans ce pays, posant la question des candidatures, des primaires et des parrainages. Période électorale oblige, je surveillerai l’horloge pour permettre à chacun de s’exprimer équitablement. (sourires dans la salle).

Bernard OWEN
Secrétaire général du Centre d’Etudes Comparatives des Elections (CECE)
Le Sénateur Jean-Pierre SUEUR, Président de la Commission des Lois, nous a fait l’honneur d’accepter de parrainer ce colloque, comme l’a fait son prédécesseur, M. Jean-Jacques HYEST, depuis notre première rencontre en 2005. J’adresse à tous les deux mes plus sincères remerciements.
Une importante manifestation s’est tenue à Budapest en 1991, à la veille d’élections. Une jeune Américaine, montée sur une estrade pour crier : « Des élections libres et équitables ! », fut acclamée par une salle de 100 à 200 personnes. En 1995, la Commission Electorale d’Afrique du Sud a prononcé une formule moins ouverte, invitant à des élections « quasiment justes et libres ». La Communauté Internationale ne cesse de s’interroger sur cette notion d’élections « libres et transparentes ».
A cet égard, Michel Rocard a prononcé une phrase primordiale : « La démocratie se décline de bien des façons ». L’Occident ne doit pas exporter ses propres erreurs. Nos amis Belges viennent de traverser de longs mois sans gouvernement, problème qu’ont également connu les Pays Bas ou la Finlande. Il n’existe pas de technique électorale unique, d’où notre enseignement, favorisé par les différents universitaires de Paris I et de Paris II. En ce moment, la démocratie mène aux élections, lesquelles peuvent générer l’alternance. Gardons en mémoire que l’Occident n’a admis ce cas de figure qu’après des siècles, où le pouvoir n’était jamais transmis aux adversaires. Au-delà des idéologies, le point clé est la bonne gouvernance. D’un côté, l’Etat doit être fort, de l’autre, la démocratie doit être exercée continûment. Or, certains évènements ont mené à la dictature. C’est pourquoi nous devons rester humbles. N’exportons pas nos erreurs.

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