Qu’est-il arrivé en France?

A Bernard Maligner

Par Bernard Owen, Maria Rodriguez-MCkey

D’abord les primaires: Il s’agit d’élections où les électeurs sont un petit group pas représentatif. A  propos des élections, Alexis de Tocqueville dit que le trop d’élections (« De la démocratie en Amérique », Chapitre II, page 264).  Les primaires creusent et portent en avant les tendances déjà présentes dans n’importe quel grand parti encore plus si celui-ci se trouve en position de faiblesse tel que le PS après le mandat de Hollande. Et si à cela on ajoute le fait qu’il ne se soit pas représenté, le PS était mal parti et les primaires allaient être le reflet de cela.

Après les primaires à deux tours, il y a eu, en plus, les deux tours des élections présidentielles et législatives. Le scrutin majoritaire à deux tours donne l’illusion à l’électeur que son vote au premier tour n’aura forcement pas de conséquence sur le deuxième et ceci est renforcé par le fait qu’excepte 2002 cela n’avait jamais eu lieu dans le passé.

Il est utile de faire une comparaison. A deux occasions Le Pen et sa fille se sont présentés à un deuxième tour. En 2002 contre Jacques Chirac. Celui-ci a obtenu 80% des suffrages contre le père et en 2017 Marine Le Pen accorde 66% à Emmanuel Macron.

La nature trop à droite de la candidature de Le Pen veut que le candidat contre elle sera élu.

En outre, le temps semble éternel entre l’élection présidentielle et la législative, a chaque fois à deux tours, créant ainsi un décalage entre les deux élections nationales, et donc entre le fait que le président mais qui ne peut pas gouverner sans l’Assemblée Nationale. De surcroît, celui qui gagne la présidentielle a une avantage psychologique.

En revanche, en république il lui faut une majorité et la certitude que  quand il y aura l’alternance, le parti aura aussi une majorité. Il faudrait donc conserver le scrutin majoritaire mais à un seul tour.

Les avantages du scrutin majoritaire à un tour pour les élections nationales sont essentiels pour la bonne gouvernance.  Les tendances propres à une idéologie, qu’elle soit de droite ou de gauche, auront tendance à se joindre aux deux grands partis le PS et Les Républicains. Car si non politiquement. ils n’existèrent pas.

A niveau des circonscriptions, lors de cette législative, il y a eu  trop de candidats, provocant la confusion chez l’électeur.  Au niveau de la présidentielle aussi seul le scrutin majoritaire à un tour éviterai la multiplicité des candidatures.

Les hommes politiques français parlent beaucoup de pédagogie. La meilleur pédagogie c’est  le mode de scrutin, et le majoritaire à un tour est simple comme bonjour.

S’il est solide il peut durer plus que les 14O ans de la République des Etats Unis, jeune pays mais ancienne république.

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