Réflexion

Bernard Owen

J’étais tout jeune quand mes parents m’ont emmené voir les grottes de Lascaux. Elles sont en Périgord. Elles étaient en c    et l’on y pénétrait par un trou mis à jour par un chien.  L’on avait une lanterne et admirait les animaux gravés dans les parois rugueuses de la grotte. L’on pénétrait dans la préhistoire pour contempler le travail de nos très anciens ancêtres. Mais qui étaient-ils?  Un chose est certaine, l’homme a toujours voulu s’exprimer. C’était merveilleux.

Plus tard, ayant grandi j’ai fait du droit romain et cela m’a permis de découvrir Rome  bien mieux qu’à travers l’histoire que l’on m’avait enseigné.

Donc l’être humain avait l’âme d’un artiste, savait  s’organiser. Et pourtant ces femmes et ces hommes qui savent tout faire ont des lacunes. Certes, on sait voler facilement, l’électronique facilite nos tâches.

En fait, l’on pourrait écrire des pages et des pages sur l’évolution de l’humanité. Mais il existe une faille. Il s’agit de l’imprévu car il faut garder en tête que tout est possible.

Or, l’humanité peut prévoir encore faut-il être un penseur averti (ce qui est rare) pour qu’un événement sans conséquence se produise et puisse réapparaître sous une forme terrible.

Nos juristes sont instruit dans les possibilités  du droit. Mais peut-on vraiment envisager toute ces possibilités?

A première vue, l’on  pourrait penser que « certains pays » sont plus ou moins organisés et certaines erreurs sont « impossibles. » L’Allemagne, pays riche, organisé est certainement à l’abri de toutes ces « erreurs possibles »?

Réfléchissons  un instant à ce merveilleux pays. Certes, il avait perdu une guerre. L’on connait  au moins l’une des raisons. Le général Erich Ludendorff bien qu’organisé n’avait pas tenu compte d’une règle qui est enseigné à l’Ecole de guerre: En attaquant soyons assuré de son approvisionnement. Que le ravitaillement  des troupes soit continu et les armes ne manquent jamais de munitions. La  résistance française et la mort de son beau-fils l’avait secoué ce qui  l’affaiblissait clairement  aux yeux de son Etat Major.

En ce grand pays  ayant perdu la guerre ce qui bouleversa la structure juridique du pays. L’Empereur abdiqua et quitta ce beau pays. Il fallait donc prévoir des nouvelles institutions.

Les vainqueurs, parmi lesquels la France, décidèrent de recomposer les frontières. Elle récupère l’Alsace et la Lorraine perdus en 1870 et décomposa l’Empire d’Autriche-Hongrie. La zone strictement allemande devint l’Autriche, à ses cotés la Hongrie  mais faisant parti d’un Empire. Il y a de tout mais l’on n’était pas certain des frontières et l’armée de l’Empire était décomposé: 7% des nouveau pays, la Roumanie était peuplée d’hongrois, une autre partie était  en Slovaquie, une partie dans la Voivodine, et une zone à grande majorité allemande en République Tchèque, les Soudetes.

L’Allemagne et l’Empire Austro-Hongrois perdaient du territoire dont les limites étaient mal connues, sans armée qui se trouvait tout aussi décomposé.

L’Allemagne avait, elle, conservé son armée et ,en ce qui concerne la politique, se voulait des plus démocratique. Le Président et l’Assemblée étaient élus  et aucun extrémisme de droite ou de gauche n’était toléré.

L’Assemblée était élue à la proportionnelle mais pour qu’elle soit vraiment démocratique on choisi que le transfert des suffrages en sièges se fasse au niveau national et non des régions. La nouvelle République allemande de Weimar se voulait irréprochable.

Pour la première élection (1919) deux partis dominaient les autres. Le Parti Socialiste et le Parti du Centre dont l’électorat se situait surtout au sud. C’était un parti entièrement Catholique.

La première élection se déroula bien  seulement la seconde (920) eut lieu après une crise monétaire propre à l’Allemagne où le Deutsch Mark a perdu toute sa valeur.

Devant le mécontentement compréhensible et la proportionnelle, les partis commencèrent à se diviser. Le Parti Socialiste perd des voix au Parti Communiste. Le Parti Catholique fait de même en perdant des voix à un Parti Bavarois. Le Parti Libéral perd des voix qu’il continua de perdre jusqu’à la fin de Weimar. C’était un parti d’intellectuels.

Pour celle de 1920 une coalition, qui inclut le Parti Nazi, obtiennent 6%. L’élection de 1928 le score du Parti Nazi descendit à 2.6% des suffrages. Notaient bien les suffrages car en temps dit « normal » le nazisme n’était pas populaire.

Malgré les erreurs de Ludedorff l’Allemagne était un pays industrialisé. L’assurance  chômage existait depuis 1927 et les capitaux américains se déversèrent en Allemagne. Bien qu’ayant perdu la guerre, l’Allemagne était un pays riche avec des infrastructures nécessaires au développement  industriel. Malheureusement, la crise de 1929 aux Etats-Unis frappa l’Allemagne étant donné l’énormité des capitaux provenant de ce pays. Aux élections de 1928 le Parti Nazi n’obtenait que 2.6% des suffrages qui grâce à la proportionnelle menait à un gouvernement de cinq partis et un indépendant. Cela peut fonctionner en temps normal   mais en temps de crise, celle de 1929, fut suivi d’une élection générale (1932) ou le vote Nazi passa de 2.6% à 32% des suffrages car quand vous avez les principaux partis en temps de crise dans l’impossibilité de se mettre d’accord, cela mène à un gouvernement minoritaire dirigé par Brunig, à la tête du Parti du Centre , qui proposait au Président  Hindenbourg  qui acceptait des projets qui devenaient loi. Cette situation dura deux ans.

L’économie allemande s’effondra. Il n’ya pas de gouvernement hormis celui de Brunig qui avait bonne réputation  et le Président Hindenbrg .

L’Allemagne de Weimar était brusquement devenu une dictature avec une assemblée  incapable  de prendre une décision.

En 1930 Hitler se présenta à l’élection présidentielle mais l’ancien président remporta l’élection.

Hindenburg meurt et Hitler le remplaça et sa  première tâche fut de faire jurer à l’armée  réunie de façon solennelle  non seulement

allégeance à la patrie mais à Hitler lui-même.

Je ne vais pas plus loin car l’on pourrait considérer qu’il s’agissait d’une farce si l’aventure n’avait pas pris fin qu’avec 50.000.00 millions de morts.

Les Etats-Unis avec de solides institutions politiques dont le scrutin majoritaire à un tour,  sortent de la guerre terrible la première puissance mondiale.

Que de puissance! Même l’élection d’un candidat quelque peu fantaisiste à la présidence (Trump) ne peut pas aller au delà de ce que son parti est prêt à accepter, un et le parti en opposition, moins fort mais  quand l’occasion viendra, lui aussi sera prêt à gouverner.

En ce qui concerne les modes de scrutin, je n’ai rien inventé, l’on en parle depuis des siècles et probablement même avant.

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