Réflexions II

Bernard Owen

A mesure que l’on découvre le monde nous allons de surprise en surprise. L’être humain  n’est-il pas merveilleux? Il vote, il se tient dans le plus grand confort. Mais il sait toujours attaquer et sait se défendre de façon efficace.

Plusieurs constatations. La musique évolue. Au départ il existe l’air d’une chanson. Plusieurs personnes la connaissent mais s’agissant d’une femme et d’un homme la tonalité des voix n’est pas la même. Et progressivement l’on s’est aperçu que la voix  masculine était plus grave. La voix de femme et d’homme  ne pouvaient chanter exactement les mêmes airs. Progressivement l’on a découvert l’harmonie

Les voix seules puis les instruments. Il se posait un grave problème. Nous étions seuls ou avec la famille  et de la famille cela pouvait devenir un nombre considérable de groupements familiaux. L’un des ce groupes pouvait  devenir plus important.- Il se formait alors de ces groupes toujours plus importants. par le nombre et qui multipliaient les possibilités du savoir ou simplement introduisait la nécessité d’avoir divers degrés d’organisation.  La situation devenait délicate, les groupes n’étant pas d’égale force.. Ne pouvait -t-on   donc pas les rendre égaux en droit?

Le droit  introduit une notion d’égalité. Du point de vue juridique nous sommes égaux devant la loi. Alors se pose la question;  à savoir qui sera le chef. Y aura-t-il un seul chef ou un ensemble de dirigeants qui prendra en main le concert, le travail, les activités. La façon la plus simple serait d’avoir une monarchie, un dictateur et dans ces cas nous retrouvons la difficulté de savoir comment les désigner  car il faut bien un leader tenant  compte de la liberté ou la place de chacun.

A notre époque, l’hérédité du pouvoir  n’est pas de mise.  L’on se dirige vers l’élection. Rien n’est plus simple. Les gens vont se réunir et choisir une ou plusieurs personnes. Plusieurs personnes paraissent préférables ou souhaitables à mesure que la communauté grandit.

Un autre problème se pose, celui de la démocratie: le choix d’un votant sera égal à son vote? La ou les choix des dirigeants doit-il être connu ou serait-il secret?  L’antiquité a débattu cette question. Le « secret » l’a emporté.

Le votant devait être assuré que son choix ne serait pas connu. Sauf s’il le souhaitait et là encore faire connaitre son choix pouvait influencer certains autres.

Pendant un siècle la question a été débattu. Pas au niveau que nous avons envisagé mais sur la démocratie du vote. A savoir que la démocratie du vote soit égale pour tous.

L’on pourrait supposer que le choix collectif du chef ou des chefs aille de soi. Or, il n’en est rien. En un siècle les uns et les autres ont trouvé une multitude de formules permettant de désigner les chefs. Le plus simple étant le système majoritaire. Certains l’on trouvé  trop simple et pas démocratique alors l’on s’est mis au travail la proportionnelle et à la recherche de la formule parfaite. Les circonscriptions  étaient plus grandes et le rapport pourcentage suffrages était très proche du pourcentage de sièges obtenus.

Considéré de l’optique du mathématicien il n’avait que peut de chose à dire. Mais en cela le scrutin proportionnel difère entre la théorie et la pratique. Prenons quelques exemples:

  1. Allemagne d’après la défaite de Lundendorff en 1918 décida que la nouvelle république serait une merveille. On l’appela Weimar. Son système proportionnel est ce qu’on faisait de mieux. Le nombre de députés correspondrait à la population qu’il représenterait. Pour s’en bien assurer le transfert des suffrages se faisait à Berlin. Tout était parfait. La structure politique au niveau national serait en trois branches: Le président, le chancelier, l’assemblée législative.

La République de Weimar connu une inflation extraordinaire en 1923. Ce fut l’occasion pour trois partis d’extrême droit de se réunir et obtenir 6% des suffrages. Hitler en faisait partie. L’inflation terminé l’extrême droite se situa entre 2 et 3%.

Son niveau avant la crise de 1929 aux Etats Unis resta stable. D’une stabilité remarquable mais dès 1930 le Parti Nazi  atteint 18% des suffrages. Personne s’y attendait. Au début de la crise des Etats-Unis le gouvernement ne pouvait s’entendre car il était composé de cinq partis. L’année suivante l’Allemagne se trouva avec un gouvernement très minoritaire.

Les chercheurs qui se penchent sur les systèmes électoraux ont oublié et le font encore. Ils oublient encore que la politique ne consiste pas en une suite de chiffres. La politique se compose d’êtres humains qui sont certes des chiffres mais pas seulement. Ces chiffres sont animés par des pensées, des réactions, ce sont des chiffres intelligents qui ne restent nullement  oubliés.

L’Europe, qui a travers les siècles, a aidé à faire évoluer le monde.  Il faut  parfois se poser des questions. Quelle est la plus ancienne république?  Celle des Etats-Unis d’Amérique.  En somme, l’on élit le Président par le vote dit des « grands électeurs » qui correspondent en nombre selon la taille de l’Etat et le vote populaire qui élit les Chambres. Pour la Présidentielle, le vote des grands électeurs a été plus important que le vote populaire à cinq reprises et quand cela arrive c’est celui-ci qui l’emportent. Le système est curieux mais il fonctionne.

Mais encore plus important, surtout en ce qui concerne l’Europe, les contre pouvoirs. Les deux chambres du Congrès sont élues au scrutin majoritaire à un tour directement par le peuple.  Le résultat est évident: Le Congrès (premier des pouvoirs selon la Constitution) serve de contre-pouvoir à l’Exécutif et on le remarque notamment quand le Président ne donne pas satisfaction.

Au delà des effets des systèmes électoraux les complications apparaissent car ils viennent  s’imbriquer dans d’autres facteurs de façon différente. Par exemple:

– La structure d’accueil d’influence électorale.

– Le travail des ONG dans de grandes nations est une catastrophe. Par exemple: En Egypte.

Il ne faut  en aucune cas oublié la bêtise humaine qui pense tout savoir ou prévoir alors que l’histoire récente nous démontre le contraire.

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