REMARQUES SUR LES CAUSES INSTITUTIONNELLES DE L’EVOLUTION ELECTORALE DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS DEPUIS 1978

Bernard OWEN

1) La gauche dans l’opposition (trois élections) L’élection législative d

ont le premier tour a eu lieu le 12 mars 1578 et qui s’est caractérisée par une campagne électorale qui a duré près d’un an alors que les sondages donnaient de façon systématique des intentions de vote en faveur de l’opposition de gauche. L’ élection cantonale (le 18 mars 1979) et l’ élection européenne (le 10 avril 1979) qui présentaient une participation plus faible et proche l’une ou l’autre (64% pour les cantonales et 60% pour les européennes). Il est bon de souligner ce dernier point car la participation n’est pas sans rapport avec l’intérêt manifesté par l’électorat et la similitude constatée forme un lien entre 2 élections a priori très différentes. un autre point de convergence, mais celui-là en quelque sorte négatif vient à ce qu’aucune de ces deux élections ne mettait en cause la situation politique de la nation. faut en revanche souligner une différence fondamentale entre elles i a savoir, que seule 1’élection européenne avant lieu a la représentation proportionnelle alors que l’ élection cantonale ainsi que l’ élection législative utilisaient le scrutin majoritaire uninominal a deux tours qui est celui de la France depuis 1958. Sous la Vène République, de 1945a 1556, alors que la France pratiquait le scrutin proportionnel pour les élections législatives, le vote socialiste a suivi la même évolution que celle des partis socialistes européens qui ne contrôlent pas le syndicalisme ouvrier dans les pays pratiquant ce mode de scrutin. Le Parti Socialiste Français (SFIO) est passé à 24,1% des voix exprimées en 1945 à 17,1,% en 1956 (ayant atteint 15% aux élections de 1951).

Le passage au scrutin majoritaire uninominal a deux tours en 1958 ainsi que le régime en partie présidentiel, a permis a la France d’avoir des gouvernements majoritaires à partir de 1962 et une opposition idéologique de gauche à partir de 1973. Le mouvement ascendant Du parti socialiste est devenu apparent en 1967 avec 19% des voix au premier tour des législatives (la baisse de 19 68 a été la conséquence de la réaction contre les mouvements quasi révolutionnaires de mai 68). A partir de la, le Par i socialiste a formé la composante variable des alliances bipartites qui résultent du mode de scrutin alors que le Parti Communiste, grâce à son contrôle depuis 1945 de la CGT, occupe la composante fixe de l’ opposition (moyenne de 20,8% des voix exprimées au premier tour des élections législatives de 1958 a 1978)

Plusieurs points d’intérêt sont à noter depuis 1977:

  1. A) Le vote socialiste aux élections législatives de 1975 a été plus bas que celui que laissaient prévoir les intentions de vote qui avaient précédé le scrutin.
  2. B) Le recentrage obtenu par les socialistes aux élections cantonales de 1979 était comparable a ceux des intentions de vote précédant les élections législatives de 1978 (donc, un an plus tôt). Ceci peut être considéré comme une indication qu’une alternance souhaitée mais non un changement radical de la structure politico-sociale du pays. Développons: Les personnes répondant aux sondages de 1977-78 ainsi que les électeurs cantonales de 1979 ont exprimés des intentions de vote et ont vote socialiste mais quand le vote socialiste risquait de le faire entrer des ministres communistes au gouvernement, le vote socialiste a baissé.

Le citoyen est tout a fait conscient qu’un sondage et une élection cantonale n’ont pas les mêmes conséquences qu’une élection législative. Maurice DUVERGER  dans Le Monde du 4 octobre 1978 tenait ce raisonnement  en parlant des législatives partielles, des sondages et des législatives. L’importance qui sera accentué du vote émis à l’occasion d’une élection ayant une portée nationale, l’évaluation par l’électeur des risques qu’entrainerait l’alternance du pouvoir gouvernemental sont clairement exprimées par les anglo-saxons dans l’énoncé suivant: L’alternance est autant plus difficile que l’opposition est considérée par l’électorat comme extrémiste .

Dans cette optique, la position du Parti Socialiste était tributaire des 20% des voix se portant sur le Parti Communiste (considéré par beaucoup comme un parti extrémiste), ce qui marginalisait une part de l’électorat du Parti Socialiste qui voulait bien se présenter comme des voix d’opposition lors des occasions non déterminantes mais se portait vers la droite pour les élections législatives. Ceci étant dit, il est intéressant de noter que le vote socialiste a chuté encore plus bas que celui des législatives de 78 aux élections européennes de mai 79 alors que la menace d’une alliance socialo-communiste n’existait pas et que le résultat de l’élection n’aurait aucune répercussion sur le plan interne.

La comparaison du résultat des différentes élections ayant eu lieu depuis 1978 et des sondages qui lui ont précédé apporte de précieuses indications. A partir du mois d’octobre 1977 (c’est à dire depuis la fin du programme commun de gouvernement de la gauche), Les intentions de vote socialiste-MRG vont de 26% (novembre 77, SUER ES et IFOP) a 31% (6 3 78, lFOP), 28% (1 3 78, SOFRES) et Tien ne laissait prévoir rien considérant les seules intentions de vote )les 24,7% que le Parti Socialiste allait obtenir au premier tour des élections législatives au 12 3 78. il est important de noter que la fin au programme de la gauche n’a eu qu’une fa4  (la prise en compte des écologistes au même moment par la SOFRES fait apparaître une baisse de 4% qui ne doit pas être imputable à l’ abandon du Programme Commun.) Les sondages 1FOF, qui faisaient déjà figurer les écologistes en septembre 77,indiquent une baisse de 2% en novembre 77, vite compense par une poussée de 4% des janvier 78. De leur côté, les sondages HARRIS donnent 27% des voix de façon constante le 9 9 77, le 23 9 77 et la 22 II 77 (il s’agit, la aussi du PS-MRG). Les écologistes figuraient déjà en septembre 77. Il semblerait donné que les subtilités techniques d’un programme commun de gouvernement ont mains d’effet sur l’électorat qu’on pourrait le supposer et que l’élément déterminant dans le comportement électoral de 78 se situait bien à un niveau de la présence de ministres communistes dans le gouvernement. Tout se passait différemment pour l’élection européenne. Les intentions de vote indiquèrent graduellement et très clairement la chute du vote socialiste; 24% le 8 6 79, iF02 – 24,5% le 6 6 79, SO-e-td et 24% le 28 5 79, PUBLIC. Le vote étant Le 23,5%. Comment justifier une telle chute en comparaison aux 28,9% obtenues lors de l’élection cantonale trois mois plus tat (le i8 3 79) On peut difficilement soutenir que la désunion socialiste a fait baisser le vote socialiste. Le désaccord socialiste existait bien avant l’élection cantonale de mars 79 et Jérôme JAFFRE, dans Le MATIN du 24 3 79, parle an meilleur score jamais atteint par le socialisme français (27,8% au lieu de 26,9% aux cantonales de 1976-1 même si l’on doit tenir compte au plus grand nombre de candidats socialistes en 79 qu’en 76 ; 89,8% des sièges contestés par les socialistes en 79.)° Le MONDE a publié régulièrement à la fin 78 an début 79, différents articles sons la titre ‘Le de bat au sein de la gauche’. Les sous-titres sont révélateurs: faible et très brève incidence sur les intentions de vote  5 25 10 78 – Dans l’Essonne, la base socialiste ne comprend pas. 9 12 76 – Trois nouvelles tendances au sein du CERES.(groupe déjà bien minoritaire, 12%.) 6 OI 79 – François MITTERAND) invitait les socialistes sur la première page au MONDE a réorganiser l’avenir en lace et a oublier leurs querelles 10 2 79 – La prise en compte des écologistes au même moment par la SOFRES fait apparaître une baisse de 4% qui ne doit pas être imputable à l’abandon du Programme Commun.) Les sondages IFOF, qui faisaient déjà figurer les écologistes en septembre 77,indiquent une baisse de 2% en novembre 77, vite compense par une poussée de 4% des janvier 78. De leur côté, les sondages HARRIS donnent 27% des voix de façon constante le 9 9 77, le 23 9 77 et la 22 II 77 (il s’agit, la aussi du PS-MRG). Les écologistes figuraient déjà en septembre 77. Il semblerait donc que les subtilités techniques d’un programme commun de gouvernement ont mains d’effet sur l’électorat qu’on pourrait le supposer et que l’élément déterminant dans le comportement électoral de 78 se situait bien an niveau de la présence de ministres communistes dans le gouvernement. Tout se passait différemment pour l’élection européenne. Les intentions de vote indiquèrent graduellement et très clairement la chute du vote socialiste; 24% le 8 6 79, iF02 – 24,5% le 6 6 79, SO-e-td et 24% le 28 5 79, PUBLIC. Le vote étant Le 23,5%. Comment justifier une telle chute en comparaison aux 28,9% obtenues lors de l’élection cantonale trois mois plus tat (le i8 3 79). On peut difficilement soutenir que la désunion socialiste a fait baisser le voie socialiste. Le désaccord socialiste existait bien avant l’élection can-6onale de mars 79 et Jérôme JAFFRE, dans Le Matin du 24 3 79, parle an meilleur score jamais atteint par le socialisme français (27,8% au lieu de 26,9% aux cantonales de 1976-1 même si l’on doit tenir compte au plus grand nombre de candidats socialistes en 79 qu’en 76 ; 89,8% des sièges con testes par les socialistes en 79.)° Le MONDE a publié régulièrement de Ia fin 78 au début 79, différents articles sons le titre ‘Le de bat au sein de la gauche’. Les sous-titres sont très révélateurs:

10  2 79Première question posée a Michel ROCARD par le MONDE était « comment expliquer les divergences qui sont apparues chez les dirigeants socialistes depuis les élections législatives.

13 2 79 – Sous-titre du MONDE ; Effondrement de la majorité socialiste. Ceci pour illustrer le climat peu favorable aux socialistes avant les élections cantonales au ils ont obtenu cet excellent résultat.

En ce qui concerne 1’élection européenne, il est difficilement soutenable que la chute du Parti Socialistes SOT la conséquence d’erreurs commises.

Les premiers 21 noms de la liste socialiste (ceux qui pouvaient espérer être élus) ont été choisis afin de représenter tous les courants du Parti/

MITTERRAND 8
mAUROY 3
ROCARD 5
CERES 3
AUTRES 2

 

D’autre part, l’ on peut difficilement incriminer la faiblesse de 1’effort fourni. Un bureau a été loue Tour Montparnasse, la littérature était abondante, comprenant un guide électoral de 71 pages. La campagne socialiste a commence le 7 novembre 78 a LILE; et a converti l’ ensemble au pays) étant par moment en

Dans l’Essonne, la base socialiste ne comprend pas.

9 12 76 – Trois nouvelles tendances au sein du CERES.(groupe déjà bien minoritaire, 12%.)

6 OI 79 – François MITTMAND invitait les socialistes sur la première page au Monde à regarder l’avenir en place et a oublier leurs querelle

10 2 79 – La première question posée a Michel ROCARD par le MONDE était ‘comment expliquer les divergences qui sont apparues chez les dirigeants socialistes depuis les élections législatives.

15 2 79 – Sous-titre du MONDE ; Effondrement de la majorité socialiste.

Ceci pour illustrer le climat peu favorable aux socialistes avant les élections cantonales au ils ont obtenu cet excellent résultat. En ce qui concerne 1’élection européenne, lt est difficilement soutenable que la chute du Parti Socialistes t la conséquence d’erreurs commises. Les premiers 21 noms de la liste socialiste (ceux qui pouvaient espérer être « lus) ont été choisis afin de représenter tous les courants du Parti

Un réunion en .. janvier

Deux réunions en février

Une réunion en … mars

Quatre réunions en … avril

Cinq réunions en mai,  la dernière, celle de  Paris, étant une manifestation internationale en plein air?

D’autre part, l’on peut difficilement incriminer la faiblesse de 1′ effort fourni. Un bureau de vote loué Tour Montparnasse, la littérature était abondante, comprenant un guide électoral de 71 pages. La campagne socialiste a commencé le 7 novembre 78 à Lille et a couvrir ensemble du pays, étant par moment spectaculaire; une  réunion en en janvier, deux en février , une en mars,  quatre réunions en avril et huit en mai, la dernière, celle de Paris, étant une manifestation internationale en plein air. it est évident que l’excellente performance aux cantonales trois mois plus tôt ne pouvait qu’encourager les militants. La chute au vote socialiste entre mars 79 et juin 79 ainsi que la prédiction du mouvement par les sondages ne peut s’expliquer qu’en tenant compte de l’effet au moue de scrutin utilise. En effet, le Parti Socialiste perdait l’avantage d’-kre la composante variable de la branche a l’opposition propre a la quasi-bipolarisation du scrutin majoritaire a deux tours et se classait , tout comme sous la Quatrième République, parmi les autres Partis Socialistes Européens qui ne contrôlent pas le syndicalisme ouvrier dans les pays a représentation proportionnelle. Il est particulièrement intéressant de noter que ce infléchissement des intentions de vote socialiste correspondait a une montée importante des sondages portant sur la bonne opinion des interroges sur le Parti Socialiste ( .IFOP) et les prévisions de l’avenir politique de F. MITTERRAND (SOFRES) (Jean-Luc PARRODI dans A.F. de Science Politique) Ceci in clique clairement la dépendance au vote sur le mode de scrutin et faible concordance avec la sympathie que l’on éprouve pour une formation politique et les impressions que l’on peut avoir sur de ses effets.

L’effondrement au Parti Socialiste peut se comparer a celui au RPR et trouve sa source uniquement dans le mode de scrutin utilise qui fait dépendre la tenue électorale d’un parti sur des éléments n’étant pas engages directement dans la campagne électorale. Par exemple; le syndicalisme ouvrier qui donne au parti qui le contrôle une stabilité remarquable. Le Parti Communiste français se trouve dans cette position privilégié depuis sa prise de contrôle de la CGT en 1945

La liste WELL, de son côté a eu le comportement fréquemment rencontré dans les pays d’Amérique Latine 6a l’ alliance la représentation proportionnelle aux législatives et un régime présidentielle donne une prime au parti pouvant s’appuyer sur le président en exercice. Le dernier phénomène  apparaît clairement dans l’ article de 5erome JAFFRE (Pouvoirs, II 79) qui montre plus de similitude g6ographique entre le vote pour la liste WEIL et le résultat du candidat GISCARD D’ESTAING aux présidentielles de 74 qu’avec le score des candidats UDF aux législatives pourtant plus proches1de 1978.

  1. II) La gauche au Pouvoir (5 élections) L’élection présidentielle de 1981 a permis a la gauche de prendre le pouvoir contrairement aux législatives de 1978. Il est intéressant de noter que le président sortant obtient, au premier tour un résultat comparable à celui e I’UDF aux européennes de 1979 oil l’effet présidentiel l’avait nettement détaché de la éliste PPR. Le sondage publie dans le PARIS MATCH du 17 avril 1981 indique que 25% des sympathisants PPR voteront des dès le premier tour pour GISCARD D’ESTAING. 11 s’agit là vraisemblablement de l’attrait de la légitimité du pouvoir pour certains sympathisants de l’autre parti d’une même tendance (les sympathisants UDF votant au premier tour pour Jacques CHIRAC ne sont que de 4%é. Ceci permet de contester l’un des titres du numéro spécial du MONDE consacre aux élections européennes de 1979 – ‘Le PPR a paye he prix de sa contradiction’. En effet, la contradiction PPé concernant la position de la France par rapport a l’Europe n’est plus d’actualité Tors d’une élection Présidentielle ou, pourtant, lion retrouve le même transfert de voix PPP vers l’UDF. La position du MONDE est ici conforme a la tradition des journaliste commentateurs politiques qui favorisent l’idéologie et les programmes au détriment des causes institutionnelles et sociologiques.

Au contraire, le candidat MITTERRAND aux présidentielles de 1981 obtient un bien meilleur résultat que la liste PS-MRG aux européennes de 1979: Présidentielles 81: F. MITTERRAND + M. CREPEAU = 25,9 + 2,2%. Européennes 79: (F. MITTERRAND) PS + MG = 23,5%. Rappelons qu’en 1979, le Parti Socialiste était dans l’opposition et, ne contrôlant pas la principale confédération syndicale, ne pouvait pas, dans ces conditions, obtenir un bon résultat a l’occasion d’une élection au scrutin de liste proportionnel. En revanche, les élections présidentielles de 1981 donnent, au premier tour, un pourcentage de voix se portant sur les candidats MITTERRAND et CREPEAU très proche de celui des cantonales de 1979 (élections non essentielles) et des sondages qui ont précédés les législatives de 1978. Cela peut laisser supposer que la peur de ministres communistes qui s’était manifestée aux législatives de 78, elles même si a disparu derrière la candidature MITTERRAND. La victoire de la gauche derrière la candidature MITTERRAND a été facilitée par une abstention plus importante en avril et mai 81 qu’      aux présidentielles des 5 et 19 mai 74:

 

1974

1981
Premier tour

 

16,5% 20,3%
Deuxième tour 13,8% 16,6%

Cette abstention a probablement été le fait d’une droite gênée par la faible expansion économique, le chômage et lassée par la continuité du pouvoir. Le trouble est aussi présent chez la droite qui vote: un sondage d’INDICE OPINION dans le quotidien du 24 février 1981 indique 10% des voix chiraquiennes, du premier tour comme allant vers François MITTERRAND au deuxième ainsi que 15% des voix de Michel DEERE; ceci accompagné de 31% d’électeurs de Jacques CHIRAC incertains quant au deuxième tour. Dans ce même esprit, Le Figaro du 27 mars 81 (SOFRES) donne 17% des voix de Jacques CHIRAC se dirigeant vers F. Mitterrand avec 26% d’incertains.

Le très bon résultat PS-MRG aux législatives qui ont suivi immédiatement les présidentielles de 81 font apparaître un très fort ‘effet présidentiel rendu possible par une forte abstention:

70,9% de votants aux législatives de 1981 (par rapport aux inscrits)
83,3%   de votants aux législatives de 1781 (par rapport aux inscrits)

 

81,1%  de votants aux législatives de 1773 (par rapport aux inscrits)

Le raisonnement de la droite qui s’est abstenue peut être qualifie, soit, de défaitiste (la gauche a conquis la pr2sidence, cela ne sert rien de voter contre elle aux législatives) ou de ‘bon joueur’ et légitimiste (le candidat socialiste a gagne, laissons lui les moyens de gouverner). Une partie de la droite s’est abstenue en 1981 tout comme une partie de la gauche en 1962. Les deux élections cantonales ont eu lieu après 1981 montrent une évolution différente par rapport aux .deux élections correspondantes d’avant 1981:

  1976 1982
Vote PS-MRG 28,7% 31,4%

 

vote PS-MRG

 

1979

 

1979

 

  28,9% 26,5%

 

La plus grande présence de candidats socialistes laisserait supposer un meilleur résultat aux dernières élections. Cela est, en effet, le cas de 1982 par rapport a 1976. Peut être le prolongement de l’état de grâce (effet présidentiel) y est pour quelque chose. En revanche, l’évolution 1979 – 1985 donne un résultat inverse.

Le nouveau découpage des circonscriptions peut être pris en compte au niveau du résultat en sièges mais pas au niveau du nombre de voix. L’effet présidentiel ne semblerait donc pas être un phénomène automatique mais dépendre d’une appréciation positive des activités d u Président par l’électorat. L’absence totale d’effet présidentiel apparaît aux élections européennes de 1984 (tenues a la proportionnelle) liste PS-MRG obtient le plus bas résultat depuis le dépassement du Parti Communiste aux législatives de 1978.

Il est intéressant de noter que le scrutin de liste proportionnel représente une chute de voix socialistes qu’il s’agisse de la IVeme ou de la Vène République et cela de façon graduelle … au fil des élections législatives pour la IVème République:

1945 1946 1946 1951 1956
24% 21% 18% 15% 17%

 

 

…ou par rapport a l’élection majoritaire précédente comme l’indique les sondages qui ont précédé l’élection européenne de 1979:

Cantonales (SOFRES)

18 3 79 2 4 79 18 4 30 4 15 5 29 5 6 6 10 6
28,9%  

27%

28% 28% 27% 26% 24,5% 23,5%

 

Le Parti Communiste agit différemment, son évolution se faisant par paliers selon les modifications institutionnelles; qu’elles soient légales ou concernent la situation gouvernement : opposition.

25% des voix de 1945 à 1956 -:scrutin de liste proportionnel.

20% des voix de 1958 à .1979 ; scrutin majoritaire avec effet présidentiel et l           ‘droite’ au pouvoir.

15% des voix de 19081 à 1982 – gauche prenant le pouvoir puis l’exerçant avec participation communiste.

10% des voix de 1984 … au pouvoir avec contestation puis non participation communiste.

CONCLUSION

Le scrutin de liste proportionnel fera perdre au Parti Socialiste l’avantage d’ titre devenu grâce au scrutin majoritaire la composante principale dune des branches de la bipolarisation et lui enlèvera la position privilégiée qu’il occupe au sein de la gauche qu’il soit dans l’opposition ou dans la majorité.

L’adoption du scrutin de liste proportionnel pourrait donc changer les rapports de force au sein de la gauche car le vote strictement idéologique, qu’il soit communiste ou socialiste, est certainement très faible; le Parti Socialiste ayant atteint selon les circonstances, sous la IVeme République, 15% des voix en 1951 et sous la IVène, 5,1% des voix aux présidentielles de 1969.

En revanche, ne contrôle de la CGT depuis 1945 rend le vote communiste beaucoup plus stable en cas de scrutin de liste proportionnel et explique l’effet de palier qui pourrait changer de sens en cas de perte du pouvoir par la gauche et modification de la loi électorale (N’oublions pas que les diverses interventions soviétiques en Europe et en Afghanistan n’ont pas eu d’effet sur les voix qui se portent sur le Parti Communiste Italien) L’affaiblissement du vote socialiste pourrait lui enlever l’avantage de présenter l’un des candidat électoralement crédibles aux présidentielles.