Sombres jours à venir du parti « La République en Marche ». Et décadence du chef Macron

Monique Cochinal

On apprend, ce matin, que le Procureur de la République de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour faire toute la lumière sur l’origine des comptes de campagne électorale du Président Macron et son parti, suite à un signal

ement de la Commission Nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) portant sur l’origine de certains dons par chèques, virements et paiements électroniques à l’adresse de l’association de financements du mouvement présidentiel pour l’année 2017. (Voir sur ce site l’article du 20 novembre 2018 de « Médiapart » par Antton Rouget). Un nouveau gros nuage à l’horizon pour le parti La République en Marche et son chef : le Président Macron. En réaction, notre bouillant Mélanchon s’est écrié : « Alors, on va voir si la justice est la même pour tous, on va voir si on fera subir au parti LReM et son grand chef tout ce que je viens de subir : fouilles, perquisitions, confiscations de documents importants ». Depuis le début de cette malheureuse campagne électorale des présidentielles, qui nous a privés du meilleur candidat de l’opposition : François Fillon, de nombreux citoyens avaient déjà des doutes sur l’origine de fonds considérables récoltés si rapidement. On évoquait déjà le soutien de plusieurs grands spéculateurs mondiaux (le plus influent étant Georges Soros) (voir sur ce site les articles concernant Georges Soros, Georges Soros et Macron).

Un autre gros nuage noir pour notre Président et son gouvernement : le mouvement spontané des gilets jaunes et leur colère justifiée qui crient de plus en plus fort « Macron démission, Macron démission ». Inlassablement, depuis samedi dernier, ils viennent, reviennent quand ils sont chassés par la police, et se déplacent ailleurs, jouant au chat et à la souris avec les forces de l’ordre. Ils veulent rencontrer le Président en personne, et sont sourds aux belles paroles et belles promesses qu’on essaie de leur imposer. Tous les Ministres, les uns après les autres viennent devant les médias et on entend la même rengaine : en gros : «  De quoi vous plaignez vous, on vous aide, on baisse les impôts, plus de taxe d’habitation pour 80 % de la population, si vous ne voulez pas que vos enfants soient malades complètement asphyxiés par la pollution atmosphérique, il faut changer de véhicule, il faut accepter de payer des taxes et des surtaxes, il faut rapidement faire la transition écologique ».

Comme le Président ne daigne pas les rencontrer, ils ont décidé de monter à la « capitale » et d’exiger une audience de l’Elysée. Seront-ils reçus ? Ou arrosés de gaz lacrymogène ? Il faut craindre le pire, samedi prochain.

Troisième gros nuage : la colère des maires de France, qui se sentent lâchés par le gouvernement, tellement découragés et décontenancés par ces multiples réformes, et ces lenteurs administratives (en particulier, les maires des plus petites communes). Ils n’en peuvent plus et deux maires sur quatre démissionnent ou ne se représenteront pas. Et pourtant, celui qui est le plus proche des citoyens est bien le maire de la commune. Ils se sont réunis, aujourd’hui, à cette grande assemblée des maires de France, et avaient espéré la présence du chef de l’Etat, le seul à qui ils voulaient faire part de leurs soucis. Lui-même avait promis, l’an passé, qu’il viendrait chaque année pour échanger avec eux. Alors, grosse déception ce matin, quand on leur a annoncé que le Président avait changé d’idée et qu’il en inviterait quelques uns (probablement triés sur le volet) à l’Elysée. Ils pourraient ainsi s’exprimer. Alors, ce soir, grand rassemblement à l’Elysée, grande retransmission à la télévision, grand discours du Président, petites questions de quelques-uns, et réponses plus ou moins convaincantes. A nouveau, on assiste à une belle scène de théâtre, rien de plus.