Trump v. Macron: les rrapports de force que l’Américain impose

New York Times: Le langage du corps des deux présidents, c’était du jamais vu. Le journal se pose la question suivante « M. Trump voulait-il simplement faire plaisir ou dominer son invitée » ‘Le Bromance: Trump and Macron, Together Again – By Julie Hirschfeld Davis and Katie Rogers, April 24, 2018)

Maria Rodriguez McKey et Bernard Owen

Le Président Trump est un homme primaire mais la quête du pouvoir est essentiellement primaire, elle existe depuis que l’être humain est sur terre. Comme a dit  l’ex directeur du l’FBI James Comey, Trump ment et il est ‘morally unfit to be president’.  Mais il nest pas un idéologue et, dans le passé, il s’est opposé à la guerre d’Irak mené par -le Parti Républicain. Il n’avait pas tort car, surtout après le 11 septembre, il ne fallait surtout pas créer des vides de pouvoir dans les Etats musulmans en faisant la guerre pour installer des démocraties qui ne fonctionnent pas.

Néanmoins, revenons au Président Trump. Il s’intéresse à lui-même et à son pouvoir mais ceci n’est guère différent de ce que l’on trouve chez les autres présidents. Certes; le Président Trump se considère, avec raison, comme étant à la tête de la première puissance mondiale: lourde tâche car  la vie d’un Président élu le rend conscient de l’avenir de son pouvoir réel étant donnée qu’il dépend des élections intermédiaires au Congrès qui sont en Novembre. A travers les tweets et les réunions locales avec ses électeurs, il est en campagne permanente. Sa tâche en tant que Président des Etats-Unis est complexe et cela ne le gène nullement de l’accomplir.

Le Président Trump pense que quand on établit un rapport avec  un pays, il faut être en position la plus forte: monter au créneau, taper du poing sur la table, menacer et, s’il s’agit de plusieurs Etats, essayer de « diviser pour mieux régner ». Tout cela est une stratégie vieille comme le monde.

Le Président Trump essaye aussi de ‘déstabiliser « l’ennemi ». Et quoi de plus facile que de diviser l’Europe!  Les Etats Européens sont divisés par leurs élections internes grâce à la proportionnelle (que tous les Etats ont appart la France jusqu’aux prochaines législatives car le Président Macron nous a promis au moins 15%de ce mode de scrutin). La division commence donc au niveau de chaque Etat, y inclus l’Allemagne, l’Italie, la Belgique (qui en plein crise de l’Euro a été sans gouvernement pendant 18 mois, un peu plus long qu’il a fallu à l’Irak pour former un gouvernement), .  Et le Président Trump adore cela mais, encore plus important, il ne peut pas prendre au sérieux les Européens. En Amérique on dirait « Who’s the boss? ». Déjà à l’époque du Président Nixon on se posait la question « si on veut appeler l’Europe, à qui doit on téléphoner?

Aux yeux du Président Trump la réunion du G7 n’était pas importante par rapport à son meeting historique avec le dictateur Nord Coréen. Si le Premier Ministre Justin Trudeau n’avait pas dit que les Canadiens ne se laisseraient pas faire concernant les tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis au Canada, le Président Trump n’aurait pas réagit en refusant de signer l’accord final lu G-7?

Et l’Union Européenne?  Le Président Macron essaye d’en être le boss (voir articles dans les médias étrangers) mais ses rêves sont souvent bloqués par la chancelière Merkel.  Pendant la longue négociation en vue de former une grande coalition entre la CDU-CSU et le Parti Socialiste, le candidat malheureux de ce dernier  parti, Martin Schulz, à dit que l’Europe avait besoin d’une « Allemagne forte, économiquement, et politiquement » C’est la leçon que l’Allemagne a retenu de la crise de l’Euro. On disait d’elle, dans le passé, que l’Allemagne était un géant économique mais un nain politique.

En ce qui concerne la France, la stratégie de la séduction du Président Macron en visite à la capitale des Etats Unis était inutile. Le Président Trump ne s’intéresse qu’à lui même et donc à maintenir son pouvoir. En outre, il ne s’intéresse qu’aux Chefs d’Etat qui peuvent lui donner que du concret. Le Président Macron a pensé que le Président Trump se sentirait isolé parce qu’il n’était pas le bienvenu en Europe,  Mais le Président Trump s’en moque. Ce qui compte pour lui c’est son électorat et les chefs d’Etat avec un pouvoir véritable.

Le Président Trump, à l’image des autres Chefs d’Etat, ne peut s’empêcher d’être lui même. En campagne, ou en exercice, s’est le même homme. Nous savons que le Parti Républicain, fondé en 1854, survivra à Trump, et c’est cela qui compte, pour qu’une démocratie soit éternelle. Et pour cela il faut que toute notre attention et notre travail se portent sur les institutions politiques.

En ce qui concerne notre Président Macron, il est évident qu’il voudrait jouer dans la cour des grands mais son assurance folle et son ego démesuré ne suffisent pas.

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