Viaduc effondré de Gênes : les responsabilités


Viaduc effondré de Gênes : le Pont Morandi, un ouvrage des années 1960 truffé de problèmes
A LA UNESUD OUEST ÉCOTRANSPORTS

Il se trouve qu’après ma première année de droit ma curiosité s’est éveillé  sur l’époque romaine. Avoir l’étudié le droit romain m’a surtout fait découvrir  l’intérêt de pénétrer plus à fond dans la vie des anciens peuples. Pendant l’année suivante j’ai plongé dans les adductions d’eau de nos ancêtres romains. J’ai acquis, avec difficulté, « les rudiments d’archéologie de l’ère gallo romaine », auteur M. A. de Caumont – écrit en 1870.

Les adductions d’eau qu’elles soit au niveau du sol, souterraines ou sous forme de ponts m’ont  émerveillés mais, hélas, cet auteur se plaignait des destructions prévues par les municipalités au nom de l’urbanisme. De merveilleuses structures ont été ainsi massacrées.

Le viaduc de Gênes m’a fait penser à de Caumont. Erreur après erreur, d’élaboration des èrements puis  catastrophe et une trentaine de décès. Dans tous les domaines le monde nous est ouvert mais la sagesse et la responsabilité sont-elles présentes?  Bernard Owen

 Viaduc effondré de Gênes : le Pont Morandi, un ouvrage des années 1960 truffé de problèmes

A LA UNESUD OUEST ÉCOTRANSPORTS

Publié le 15/08/2018 à 10h03. Mis à jour à 10h40 par SudOuest.fr avec AFP.

Compte tenu des problèmes qu’il pose depuis sa construction et de l’importance du trafic routier qui passe dessus, une démolition avait été envisagée en 2009.

Le pont autoroutier de Gênes, dont une portion s’est écroulée mardi faisant une trentaine de morts, est un ouvrage en béton des années 1960, truffé de problèmes structurels depuis sa construction. Un objet d’un coûteux entretien selon des experts.

« Pont Morandi à Gênes, une tragédie annoncée », titrait mardi le site spécialisé « ingegneri.info », en soulignant que l’ouvrage avait toujours fait l’objet de « doutes structurels ». À l’appui, l’analyse très technique d’Antonio Brencichun ingénieur et professeur à l’Université de Gênes, spécialiste du béton.

Photo by PIERO CRUCIATTI / AFP)

Les aspects problématiques dès le départ

« Le viaduc Morandi a présenté dès le départ des aspects problématiques », commente-t-il, en évoquant une augmentation imprévue des coûts de construction, ainsi qu’une « évaluation erronée des effets différés (viscosité) du béton qui a produit un tablier non horizontal ». Une anomalie de la voie rendue plus acceptable après des corrections répétées, note-t-il.

La rédaction vous conseille

Le Pont Morandi a été construit entre 1963 et 1967. Ses mensurations sont impressionnantes : travée principale de 219 mètres, longueur totale de 1,18 km, piles de 90 mètres. La technologie du béton armé précontraint était la marque de fabrique de son concepteur, l’ingénieur italien Riccardo Morandi, célébré en son temps et aujourd’hui décédé. Fort du brevet « Morandi M5 », il avait utilisé cette technologie pour d’autres ouvrages, comme une aile d’un stade de Vérone en 1953.

Cette technique caractérise aussi un autre pont problématique de Morandi, complété en 1962 : le pont General Rafael Urdaneta qui enjambe la baie de Maracaibo, au Venezuela, d’une longueur de 8,7 km et doté de 135 travées. En 1964, un pétrolier avait heurté ce pont, dont deux piles s’étaient écroulées

Démolition envisagée en 2009

« L’Italie construite dans les années 1950 et 1960 a un besoin urgent de restructurations. Le risque d’écroulement est sous-estimé. Les ouvrages construits à cette époque sont en train d’arriver à un âge où ils deviennent à risque », prévient l’architecte.

La société autoroutière avait récemment lancé un appel d’offres de 20 millions d’euros pour des interventions sur le viaduc, rapporte l’agence de presse économique Radiocor. Cet appel d’offres prévoyait précisément un renforcement des câbles de certaines piles (structures verticales qui soutiennent les arches d’un pont), dont la pile numéro 9, celle qui s’est écroulée mardi.

Compte tenu de l’importance de cet axe routier qui voit passer chaque année 25 millions de véhicules, l’hypothèse d’une démolition de l’ouvrage avait même été étudiée en 2009. Au moment de l’accident, des travaux de maintenance étaient en cours.

(Photo by Valery HACHE / AFP)

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *