Les effets des modes de scrutin: Le cas de l’Ecosse

Bernard Owen, Maria Rodriguez-McKey

Avant que Tony Blair décide de la « devolution » (transfert de pouvoir), pour le Pays de Galles et à l’Ecosse, ceux-ci étaient des bastions du Labour. Mais le Parti Nationaliste Ecossé a pris les électeurs jadis Labour. Ce changement est du au fait qu’avec « devolution » on a mis en place des élections avec un  système mixte, une part de proportionnelle l et une autre part de scrutin majoritaire à un tour.

 Ecosse. Elections : la nuit d’horreur des travaillistes

Publié le 06/05/2016 , MEDIAPART

« La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon va pouvoir renouveler son mandat, mais il lui manque probablement deux sièges pour une majorité. Le grand perdant de ce scrutin régional : le Parti travailliste.

“Le Parti nationaliste écossais (le SNP) garde le pouvoir en Ecosse, mais perd la majorité”, annonce le Daily Record. Selon les premiers résultats des élections du Parlement écossais du 5 mai – l’Ecosse jouit d’un degré d’autonomie avancé au sein du Royaume-Uni –, le parti nationaliste de Nicola Sturgeon aurait gagné 63 sièges, une perte de 5 sièges. Or, il en faudrait 65 pour avoir la majorité.

Cela implique aussi qu’il n’y aura pas de nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse dans les cinq ans à venir, prévoit The Daily Telegraph. Car les élections montrent que le SNP est “suffisamment fort pour demander un nouveau référendum, mais pas assez pour le gagner”

“Nuit d’horreur pour le Parti travailliste”

Le grand perdant des élections écossaises, c’est le Parti travailliste, observe le Daily Record :  Le ‘Labour” perd 12 sièges et n’en conserve que 22. “Pour le Parti travailliste, ce fut une nuit d’horreur, car il a perdu ses bastions les uns après les autres, ce qui rappelle le tsunami du SNP lors des élections législatives l’année dernière.”

A quoi cette défaite du Parti travailliste est-elle due ? A Londres, The Daily Telegraph l’explique par la faible popularité de son dirigeant national, Jeremy Corbyn, par son programme électoral marqué par des impôts élevés, mais aussi par les soupçons d’antisémitisme qui pèsent sur le parti.

La situation de l’Allemagne (la suite après l’élection de 2017)

Bernard Owen

En résumé, il reste beaucoup à faire et je rejette les propos de Barbara Kuntz en 1916 qui se référait aux deux élections régionales du Mecklembourg Pomeranie et Berlin qui ont été catastrophiques pour la CDU. Elle pârle de la possibilité d’une Allemagne ingouvernable mais mise sur la culture du compromis.

Premièrement: Dans la formation d’un gouvernement parler d’une « culture de compromis » parait anormal et dangereux. Deuxièmement: un gouvernement de grande coalition comprenant deux ou trois principaux partis est un danger latent car dès qu’une crise politique ou économique se présentera vers qui se portera le vote des mécontents?  Vers de petites formations plus à droite ou à gauche et  les gouvernements qui comprendraient Die Linke ou l’AFD tirerait les gouvernements trop à gauche ou trop à droite.

En parlant de l’Allemagne j’ai proposé de rendre hommage à Ferdinand A. Hermens. C’était un ingénieur  prussien qui s’inquiéta de la montée surprenante du Nazisme et fut obligé de se réfugier aux Etats-Unis où il  consacrera sa vie à expliquer  que l’ascension électorale du Nazisme, d’Hitler au pouvoir avaient été provoqué principalement par les institutions et le système très proportionnel de la République de Weimar.

Après la guerre il enseigna dans  des universités américaines, Notre Dame et American University, et revint à la tête de l’Université de Cologne mais n’arriva pas à modifier le système électoral quand le Tribunal de Karlsruhe admis à la demande du Chancelier Kohl l’utilisation du 49.3 allemand dans l’esprit contraire des constituants ce qui se reproduira plus tard pour le Chancelier Schroder.

J’ai eu l’honneur de présenter Ferdinand A. Hermens à Maurice Duverger qui ne s’étaient jamais rencontrés. En France l’on ne cite guère Duverger mais il est sujet de controverse à travers le monde.

Tout récemment, lors d’un colloque en Italie, le représentant d’Australie avait sur son portable un chercheur anglophone qui critiquait la loi dite « Duverger ». Avec le temps et les exemples sur le terrain se sont multipliés et à force de travail l la loi  est devenue plus conséquente et apte à résoudre des problèmes jusqu’alors inconnus ou considérés insolubles.

Je suis reconnaissant à Maurice Duverger qui a habilité Jean-Luc Parodi pour diriger ma thèse de doctorat. Les années passées à la recherche et l’enseignement m’ont permis de découvrir la face discrète et les arcanes des universités.

Maurice DUVERGER qualifie les régimes politiques de l’Amérique Latine de « présidentialisme », en opposition au régime des Etats-Unis du Nord qu’il nomme « présidentiel ». La différence entre les deux se traduit essentiellement par les soubresauts qui secouent les Etats de l’Amérique Latine et la continuité démocratique qui caractérise l’Amérique du Nord.

1958 ……………… ALESSANDRI    –    31,6 % des voix

  1964 ………………FREI                      –    56,1 % des voix

 1970 ………………ALLENDE             –    36,3 % des voix